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Venezuela - Page 10 Empty Entretien avec Franck Gaudichaud

Message  Antonio Valledor le Lun 24 Mar - 21:21

Le Venezuela se débat aujourd’hui entre ingérences impériales, tentatives de déstabilisation de la part de certains secteurs de l’opposition de droite et les limites propres au processus bolivarien. Reste à envisager la possibilité que ce soit le mouvement populaire qui fasse avancer et approfondisse un projet de transformation politique non exempt de tensions et contradictions. Le politologue Franck Gaudichaud, spécialiste de l’Amérique Latine et membre des rédactions du site www.rebelion.org et de la revue ContreTemps répond aux questions de l’historienne argentine Valeria Ianni.

http://www.avanti4.be/analyses/article/venezuela-la-question-aujourd-hui-est-de-savoir

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Message  topaze le Ven 18 Avr - 6:26

L'évolution de la situation au Venezuela après un mois d'affrontements et de manifestations de rues sporadiques n'a malheureusement pas confirmé les potentialités contenues à l'origine de ce soulèvement des jeunes, excédés et révoltés par la misère, la hausse du coût de la vie (avec un taux d'inflation atteignant officiellement 56%), la précarité, l'insécurité, la terreur permanente et l'avenir bouché en contradiction totale avec la propagande du régime post-chaviste. Si le bilan de la répression s'est depuis considérablement alourdi (18 morts et 260 blessés à la date du 5 mars) depuis les textes traduits ci-après, la bourgeoisie a opéré une véritable mise sous contrôle du mouvement, notamment au moyen de ses fractions d'opposition au régime, de gauche comme de droite. La classe dominante s'est employé a dénaturer ce mouvement sur le terrain du démocratisme et du nationalisme, ce dont témoignent les immenses drapeaux nationaux déployés dans les cortèges des manifestants. Les manipulations et les grandes manœuvres des intérêts impérialistes concurrents ont pris le pas sur la colère de la rue et le mouvement étudiant vénézuélien a démontré qu'il n'avait pas surmonté ses faiblesses de 2007 et s'est fait prendre une fois encore aux pièges qui lui étaient tendus et aux discours mensongers de l'opposition démocratique pour désamorcer son caractère explosif en le coupant de ses racines prolétariennes et en se livrant aux politiciens et à d'autres exploiteurs.

Nous publions ci-dessous la traduction de deux prises de position déjà publiées sur notre site en espagnol1 : il s'agit d'une part de la contribution d'un sympathisant proche du CCI qui a rédigé et distribué un tract "à chaud" dans les jours qui ont suivi la répression des jeunes le 12 janvier par le gouvernement Madero et ses sbires, l'autre un texte de présentation de ce tract écrit par notre section au Venezuela.

voir la suite : http://fr.internationalism.org/icconline/201404/9021/lindignation-jeunesse-du-venezuela-detournee-terrain-du-democratisme

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Message  Estirio Dogante le Ven 18 Avr - 8:16

Mais Topaze, il faudrait se renseigner un peu...
Tous les latinos de gauche sont contre les tentatives organisées par la réaction et l'impérialisme contre Chavez et ses continuateurs.
Que c'est une bande des pourris et  des bourgeois? C'est sur, mais ils sont contre l'impérialisme US, ce qui en Amérique Latine est la marque de la gauche (ou de ce que cela puisse signifier).
L'utilisation des problèmes économiques, créés de toutes pièces par la réaction et l'impérialisme, comme au Chili en 70-73, a toujours été le déclencheur des "révolutions" (en fait des contre révolutions) contre des gouvernements bourgeois nationalistes opposés à la terrible exploitation des compagnies US. Au Chili c'était le "desabastecimiento" (la pénurie, le manque des produits essentiels pour la vie, cachés par la droite et l'impérialisme).
Au Venezuela, où , comme au Chili, toute la petite bourgeoisie est en rang de bataille, manipulée par la CIA et la réaction locale,  la même tactique est utilisée et même des "maoïstes" (et les vôtres) se laissent prendre au jeu.
Tu comprends bien que les facteurs économiques d'un pays sous-développé sont très liés à l'économie mondiale et si à cela on ajoute le boycott sournois ou ouvert de l'impérialisme plus l'activité contra révolutionnaire de la classe capitaliste, le tableau ne peut être que très mauvais.
En fait la faute de Chavez, comme de tous ces pareil, est de faire quelque chose à moitié, rêvant d'un compromis avec l'impérialisme. Non, il faut pousser jusqu'au but. Une fois le vin tiré, eh ben, tu connais la suite.
Pour s'orienter au Venezuela, comme ailleurs, d’ailleurs, il faut prendre la question principale et se déterminer en conséquence, autrement on se fait les jouets de l'impérialisme qui a tout intérêt à mater la moindre velléité d'indépendance en Amérique Latine.

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Message  topaze le Mar 22 Avr - 13:31

Estirio Dogante je ne pense pas qu’il n’y a qu’en Amérique Latine comme tu le dis que :

Tous les latinos de gauche sont contre les tentatives organisées par la réaction et l'impérialisme contre Chavez et ses continuateurs. Que c'est une bande des pourris et des bourgeois? C'est sur, mais ils sont contre l'impérialisme US, ce qui en Amérique Latine est la marque de la gauche
.


Cette position elle est général à l'extrême gauche. Rien qu’un exemple, le conflit israelo-palestinien. Je pense que derrière cela, il y a une incompréhension de ce qu’est l’impérialisme. Cette incompréhension conduit toujours à soutenir un Etat. A mon avis c’est ce que démontre ta position.

Topaze. Lecteur de Revolution Internationale. http://fr.internationalism.org/

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Message  Roseau le Ven 25 Avr - 16:06

Courrier au médiateur du Monde concernant le Venezuela, par Maurice Lemoine
http://www.les-crises.fr/mediateur-du-monde-venezuela/
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Message  Roseau le Ven 23 Mai - 22:14

« Il est encore temps de changer le cap de la conciliation avec la bourgeoisie »
par Gonzalo Gómez
http://cadtm.org/Venezuela-Il-est-encore-temps-de
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Venezuela - Page 10 Empty Les héritiers de Chavez se divisent

Message  Roseau le Ven 27 Juin - 10:44

Source: Le Monde
Un ministre limogé dénonce le manque de leadership du président Nicolas Maduro

Le congrès du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), fondé par l'ancien président Hugo Chavez, s'annonce agité. Un mois avant les dates prévues, du 26 au 28 juillet, les chavistes tirent à hue et à dia après une lettre diffusée le 18 juin par Jorge Giordani, le ministre du plan, la veille de son limogeage par le président Nicolas Maduro. Pour la première fois depuis la mort de son dirigeant charismatique, en 2013, le chavisme subit une fracture au sommet, amplifiée à la base.

La lettre de M. Giordani est un plaidoyer pro domo, agrémenté de considérations jusqu'alors réservées aux opposants : le président Maduro « n'a pas de leadership » . Au sommet, le « vide de pouvoir » renforce l'autonomie de l'entreprise pétrolière nationale PDVSA et le court-circuitage du ministère des finances et de la banque centrale.

L'ancien ministre du plan admet que la réélection de Hugo Chavez en 2012 et l'élection de son successeur, Nicolas Maduro, en 2013, ont été remportées moyennant le recours à des fonds publics hors budget de l'Etat qui ont mis en danger les équilibres économiques. Il dénonce l' « octroi de ressources massives à tous ceux qui les sollicitent » , ainsi que l' « improvisation de cadres sans expérience et les nominations inadéquates pour la gestion des grands fonds de l'Etat » .

Selon lui, « gâchis et malversations » règnent au pays du « socialisme bolivarien » . Le système de contrôle des changes est pointé du doigt comme « un foyer de corruption » . M. Giordani relève les soupçons pesant sur les cagnottes opaques mises en place par Chavez, à commencer par le Fonds pour le développement national (Fonden), opéré par la présidence de la République de manière discrétionnaire.

« Ce qu'a révélé la sortie de Jorge Giordani du ministère du plan est le niveau de corruption au sein du gouvernement, écrit sur son blog l'opposant Henrique Capriles Radonski, ex-candidat à l'élection présidentielle. Admettre qu'en 2012 l'accès et l'utilisation des ressources ont été "portés à des niveaux extrêmes" pour remporter une réélection montre la grande décomposition morale de ceux qui gouvernent. » M. Maduro, lui, a traité l'ex-ministre de « traître » .

Depuis l'arrivée au pouvoir de Chavez en 1999, M. Giordani avait occupé le ministère du plan presque sans discontinuer, à l'exception de deux interruptions d'un an. Ce doctrinaire a été le principal architecte de l'emprise croissante de l'Etat, qui a débouché sur le démantèlement de la production nationale, une dépendance accrue à l'égard du pétrole, la récession, l'hyperinflation, un endettement record, la dévaluation de la monnaie et les pénuries.

« Bombe atomique »

Sur les réseaux sociaux et les forums sur Internet, le débat fait rage. Le coordinateur des cercles bolivariens (chavistes) a qualifié la lettre de M. Giordani de « bombe atomique » . Le site Web Aporrea (chaviste), qui véhiculait des critiques croissantes contre M. Maduro, est partagé entre détracteurs et partisans. Le politologue Nicmar Evans regrette que ceux qui ont dénoncé un « siphonnage » de 22 milliards de dollars (16 milliards d'euros), somme qui aurait disparu des comptes de l'organisme chargé du contrôle des devises, aient dû quitter le gouvernement, alors que les auteurs du détournement sont restés.

Les pourfendeurs du « Judas » abondent, mais il se trouve tout de même des audacieux pour pousser le bouchon plus loin. Ainsi, le militant chaviste Claudio Dominguez estime que « tout est en train de devenir une immense farce » , à commencer par le PSUV, « un parti où il y a beaucoup de gens uniquement parce que c'est un parti de gouvernement » .

Ancien conseiller du président Chavez, le théoricien d'extrême gauche Heinz Dieterich estime qu'il s'agit « d'un des gouvernements les plus ineptes de l'histoire d'Amérique latine, car il avait tout - les forces armées, une majorité aux élections, le Parlement, les médias et de l'argent en abondance -, mais il n'a rien fait » .

A en croire les sondages, à peine un Vénézuélien sur trois soutient le chef de l'Etat. Au congrès du PSUV, seule la confirmation de sa présidence devrait être votée par les délégués, privés d'élection d'une nouvelle direction pour ne pas raviver les disputes internes.
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Message  Roseau le Lun 4 Aoû - 13:10

Le secrétaire-général du Parti communiste, Oscar Figuera,
considère qu'il existe de « nouveaux riches parasitaires » qui cherchent à imposer une vision réformiste.
Pour le Parti communiste du Venezuela (PCV),
le pays est en plein débat entre réforme et approfondissement de la révolution.

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-au-venezuela-le-debat-au-sein-des-forces-revolutionnaires-c-est-approfondir-la-revolution-ou-r-124259362.html
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Venezuela - Page 10 Empty Le congrès du PSUV et le Venezuela de demain

Message  Antonio Valledor le Dim 17 Aoû - 9:48

Le jeudi 31 juillet, le président Maduro a clôturé le IIIe congrès du PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela). Parmi les résolutions les plus significatives figurent la « fin de la cooptation » et l’annonce de l’augmentation du prix de l’essence. L’ambiance ronronnante fut brièvement perturbée par la lettre que l’ex-ministre sanctionné et membre de la direction national du Parti, Héctor Navarro, a publiquement adressé aux délégués...

http://www.avanti4.be/analyses/article/le-congres-du-psuv-et-le-venezuela-de-demain

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Venezuela - Page 10 Empty Les successeurs de Chavez contre les travailleurs

Message  Roseau le Dim 26 Oct - 14:01

http://www.npa2009.org/idees/venezuela-les-successeurs-de-chavez-contre-les-travailleurs
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Venezuela - Page 10 Empty Rappel sur l'impasse bolibourgeoise

Message  Roseau le Dim 7 Déc - 17:57

http://www.journaldumauss.net/?Melenchon-Chavez-et-le-Venezuela
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Message  Roseau le Ven 19 Déc - 0:36

Maduro: devoir imiter Chavez, «sans le savoir» et répondre au malaise social, «sans le pouvoir»…
http://alencontre.org/ameriques/amelat/venezuela/venezuela-maduro-devoir-miter-chavez-sans-le-savoir-et-repondre-au-malaise-social-sans-le-pouvoir.html
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Venezuela - Page 10 Empty Nicolas Maduro ou la fin de l'ère chaviste

Message  Roseau le Sam 27 Déc - 21:16

http://www.mediapart.fr/article/offert/478975695bfe0a3928bede109cfa4d7d
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Venezuela - Page 10 Empty Vu par "The Economist Intelligence Unit"

Message  Roseau le Ven 2 Jan - 23:11

Source: The Economist Intelligence Unit

Venezuela economy: 2014 in review: from crisis to crisis
December 29th 2014

The first full year in power of the president, Nicolás Maduro, was one of the most volatile in the 15 years since Venezuela embarked on the socialist revolution led by his predecessor, Hugo Chávez (1999-2013). In 2014 Mr Maduro faced the biggest anti-government protests in more than a decade, major divisions within the ruling party, a severe drop in international oil prices and further international isolation, as its main ally, Cuba, pledged to normalise relations with Venezuela's sworn enemy, the US.

Managing exchange-rate pressures was a major challenge throughout the year. At the start of the year, Mr Maduro proclaimed that the exchange rate would remain fixed at BsF6.3: US$1. Exchange-rate controls were imposed by Mr. Chavez in 2003 as a means by which to stem capital flight and control inflation, but have led to shortages and the growth of a black market to satiate demand. The black-market rate stood at BsF64: US$1 in January 2014. That figure is perhaps the best indicator of the economy's decline over the course of the year; the currency ended the year at a black-market rate of around BsF175: US$1, an effective depreciation of 63% against the dollar in 12 months.
By insisting that the official strongest rate would remain at BsF6.3: US$1, Mr Maduro stemmed fears of a devaluation. However, additional exchange mechanisms were announced during the year—and more goods shifted to them—meaning that the currency was effectively devalued anyway. The Sicad I mechanism was introduced towards the end of 2013, valuing the local currency at a fluctuating rate of around BsF11:US$1; it was fixed at BsF12:US$1 in September 2014. An effective devaluation from the strongest rate of nearly 90% came in March, with the launch of the Sicad II mechanism, which offered dollars at around BsF50: US$1. Importers complained that they had to move up the scale from the official strongest rate through Sicad I, Sicad II and sometimes onto the black market. This resulted in skyrocketing rates of consumer price inflation and widespread, worsening shortages.

International airlines, which, for years, had fought with the government over revenue that they could not repatriate in hard currency, began to pull out and cut routes in 2014. They are owed nearly US$4bn. American Airlines (US), the largest international airline operating in Venezuela, slashed 80% of its flights to the country in June. Foreign airlines began charging for flights in hard currency, with big premiums, making air travel too expensive for the majority of Venezuelans.

Anger spills into the streets

Economic difficulties, a rise in violent crime and general fatigue with the state of the nation resulted in nationwide protests in February. Protests by university students coincided with a call by two hardline opposition leaders, Leopoldo López and Maria Corina Machado, to take to the streets in a movement they named La Salida ("the Exit"). On February 12th the capital, Caracas, was the epicentre of violent clashes that continued across the country for around two months, resulting in more than 40 deaths. Mr López was detained and charged with inciting the protests and held responsible for the deaths. He has remained behind bars ever since, prompting international criticism. Ms Corina Machado was charged with involvement in a plot to murder Mr Maduro in late 2014.

While headline-grabbing and widespread, the protests were relatively small in terms of the number of participants. The protesters were mainly from the wealthier classes; although they demanded sweeping change, they had few proposals as to how to achieve it. The protests fizzled out after a government crackdown resulted in the jailing of key opposition figures. The US Congress passed a bill in late 2014 that imposed targeted sanctions against top Venezuelan officials for alleged human-rights abuses that took place during the protests.

Like Mr Chávez, Mr Maduro has never enjoyed the support of the wealthy in Venezuela. However, his support among his base—the poor—also declined steadily over the course of 2014. By the end of the year, just 24.5% approved of his performance as president. That said, the opposition has failed to appeal to poor voters, buttressing Mr Maduro's political position.

An economy in freefall

Although political strife was widespread in 2014, it was overshadowed by Venezuela's terrible economic performance, even before a massive drop in international oil prices late in the year. Annual inflation soared past 60% and shortages of goods were widespread. The government's decision early in the year to stop publishing key economic data—including monthly inflation, scarcity and GDP data—made the real magnitude of the crisis unclear.

When oil prices slumped in the final quarter of 2014, Venezuela—which has the world's largest oil reserves and is heavily dependent on oil revenue—was hit badly. Around 95% of foreign income comes from oil sales. Each US$1/barrel decline in price translates roughly to a US$700m loss in fiscal revenue over the year. Mr Maduro insists that the country can cope with oil prices as low as US$40 per barrel, but this is not realistic. The country's foreign reserves, composed mainly of gold, continue to hover near their lowest level in more than a decade, at around US$20bn (around three months of import cover), a decline of nearly 30% since January 2013. Furthermore, while export earnings are down owing to the low oil price, the government's inability to provide foreign exchange has dampened import spending even further.

Policy dominated by politics

The government's policy response to the economic deterioration in 2014 was piecemeal and largely ineffective as the more pragmatic, moderate voices within the government were sidelined or demoted. Rafael Ramírez—who had called for a unification of the three-tiered exchange-rate regime and the raising of oil prices (the world's lowest)—began the year as oil minister, head of the state oil company, Petróleos de Venezuela (PDVSA), and economy vice-minister. However, by the end of the year, Mr Ramírez had been demoted twice, first to the position of foreign minister and then to a post at the UN, where Venezuela won a rotating Security Council seat in 2014.

Although pragmatic economic reforms are now desperately needed, Mr Maduro is in a precarious position. He is already unpopular, and any measures that would result in higher inflation or a reduction in generous social programmes would jeopardise his support among his base. Furthermore, the hardline Chavista elements within the ruling party, who are steadfastly opposed to any "neoliberal" economic reforms, strengthened their position in 2014, and Mr Maduro will be unwilling to defy them.

The coup de grâce for Mr Maduro came in December, when the US president, Barack Obama, and his Cuban counterpart, Raúl Castro, announced a normalisation of diplomatic relations between the two long-time adversaries. Just days earlier, Mr Maduro had rallied against the "insolent imperialists" in Washington. Cuba, which has benefited from billions of dollars in Venezuelan subsidies—including cheap oil under the PetroCaribe oil-financing initiative—is clearly worried that the Maduro government will be unable to resist mounting pressure to reduce foreign aid.

Cuba has, for decades, played a useful role for Latin American governments of both left and right leanings. "Solidarity" with Cuba has been a convenient, mainly risk-free way to stand up to the US government and beat the nationalist drum. Now Venezuela faces the prospect of replacing Cuba as the US's main adversary in the region—just as its economy is imploding and the administration's ability to govern is threatened by internal dissent—or capitulating and losing the support of the already restive domestic left. The timing could hardly be worse for Mr Maduro.
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Message  Roseau le Mer 7 Jan - 1:53

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