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Grèce

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Grèce - Page 39 Empty Re: Grèce

Message  Roseau le Dim 21 Sep - 20:19

Quand le chef de SYRIZA Alexis Tsipras rencontre le pape François : « on s'est retrouvés sur l'humain d'abord »
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-quand-le-chef-de-syriza-alexis-tsipras-rencontre-le-pape-fran-ois-on-s-est-retrouves-sur-l-humai-124616492.html
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Grèce - Page 39 Empty Encore une démonstration très absurde

Message  Roseau le Mar 30 Sep - 12:37

par F. Leclerc
http://www.pauljorion.com/blog/2014/09/29/grece-encore-une-demonstration-tres-absurde-par-francois-leclerc/
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Message  Copas le Sam 4 Oct - 14:08

La fin annoncée du gouvernement Samaras

http://balkans.courriers.info/article25693.html

Sur un siège éjectable depuis l’automne 2013, fragilisé après sa défaite aux européennes, le Premier ministre Antonis Samras semble condamné à tomber dans les semaines qui viennent. À l’approche de l’élection présidentielle au Parlement, sa coalition semble résignée à convoquer des législatives anticipées.

« Tout le monde a en tête les élections anticipées (…) Il n’y a pas les voix requises [au Parlement] pour élire un nouveau Président de la République ». La déclaration ne vient pas d’un cador de l’opposition grecque, mais du Ministre de la Santé du gouvernement Samaras, Makis Voridis, qui était jusqu’au dernier remaniement gouvernemental de juin le porte-parole parlementaire du parti.

À quatre mois de l’élection du prochain Président de la République par le Parlement grec, qui doit avoir lieu en février 2014, la chute du gouvernement semble aujourd’hui inéluctable. En effet, il faudrait 180 votes sur 300 pour élire le Président, sachant que l’actuel gouvernement de coalition dispose du soutien de 151 députés. Selon la constitution, si le Parlement ne parvient pas à élire de Président de la République, des législatives anticipées doivent être organisées. Reste à savoir si Nouvelle Démocratie recueillerait suffisamment de voix.

Justement, pour l’anniversaire des 40 ans de Nouvelle Démocratie, le Premier Ministre a prédit le 27 septembre, comme pour conjurer le mauvais sort, que « le Syriza ne gouvernera jamais ». Pourtant, chaque semaine qui passe semble cependant nettement porter préjudice à la popularité du parti d’Antonis Samaras.

Après être arrivé deuxième aux européennes fin mai, avec un peu moins de 4 points de retard sur le Syriza, parti de la Gauche radicale, Nouvelle Démocratie peut désormais regarder ce résultat avec nostalgie. Les sondages donnent aujourd’hui le Syriza vainqueur, avec une avance qui oscille entre 5 et 11%.

Preuve que la coalition gouvernementale touche à sa fin, le gouverneur de la région de Macédoine et de Thrace fraichement élu sous l’étiquette Nouvelle Démocratie, Apostolos Tzitzikostas, vient ni plus ni moins de demander la démission pure et simple du Premier Ministre...


Après les gages de bienséance gestionnaire donnés par SYRIZA et Tsipras, la route s’entrouvre pour la coalition de gauche .
Sondage fin septembre :
SYRIZA : 36%
Nouvelle démocratie : 25 %
Aube dorée : 7.5 %
KKE: 6.5 %
PASOK : 5.5 %
Grecs indépendants : 4%


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Message  Roseau le Ven 24 Oct - 15:02

Éric Toussaint : « L’appel d’Alexis Tsipras pour une Conférence internationale sur la dette est légitime »
http://cadtm.org/Eric-Toussaint-L-appel-d-Alexis
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Grèce - Page 39 Empty Réussite de la grève du 27 novembre

Message  Roseau le Jeu 4 Déc - 12:04

http://www.npa2009.org/actualite/grece-reussite-de-la-greve-nationale-du-27-novembre
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Grèce - Page 39 Empty Grèce : que fera Syriza une fois au pouvoir ?

Message  Roseau le Ven 12 Déc - 17:51

http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20141212tribbbbf0fd89/grece-que-fera-syriza-une-fois-au-pouvoir.html#xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20141212
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Grèce - Page 39 Empty LE FOND DE L’AIR EST GREC ! par François Leclerc

Message  Roseau le Mer 24 Déc - 16:06

http://www.pauljorion.com/blog/2014/12/24/le-fond-de-lair-est-grec-par-francois-leclerc/
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Grèce - Page 39 Empty "Les marchés ne sont pas omnipotents"

Message  Roseau le Lun 29 Déc - 4:48

Entretien avec Panagiotis Lafazanis
http://alencontre.org/europe/grece/grece-les-marches-ne-sont-pas-omnipotents.html
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Grèce - Page 39 Empty Grèce Samaras à la ramasse  ?

Message  Roseau le Lun 29 Déc - 22:22

http://www.npa2009.org/actualite/grece-samaras-la-ramasse

Voir aussi:
Déjà les tractations...

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=11141
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Grèce - Page 39 Empty Re: Grèce

Message  Dinky le Mer 31 Déc - 18:16

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2422&id=29

Grèce : crise politique, chantage du FMI et intérêts des travailleurs


Antonis Samaras, le chef du gouvernement grec, a été contraint d'annoncer lundi 29 décembre la tenue d'élections législatives anticipées pour le 25 janvier 2015. Cette crise institutionnelle est le reflet de la colère et de la pression populaires croissantes contre l'actuel gouvernement qui applique le doigt sur la couture du pantalon toutes les mesures de rigueur budgétaire voulues par les créanciers internationaux du pays.

En effet, ce dernier a tenté de se maintenir au pouvoir en organisant une élection présidentielle anticipée. Seuls les 300 députés du Parlement étaient appelés à voter. Mais si aucune majorité ne sort, après trois tours de scrutin, alors l'Assemblée est dissoute. Samaras espérait que la perspective de retourner devant les électeurs pousserait suffisamment de députés à se rallier à sa politique et à le soutenir encore pour un temps. Mais son discrédit est tel que sa manœuvre n'a pas marché.

Depuis 2010 et le début de la crise de la dette, tous les gouvernements grecs ont fait payer très cher à la population le prétendu redressement des finances publiques. En moyenne, les salaires ont baissé de près d'un quart. Le chômage touche désormais 27 % de la population et plus de 50 % des jeunes de 15 à 24 ans. D'après les statistiques officielles, plus du tiers de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et le salaire minimum, quand il est respecté, est gelé jusqu'en 2016 à 580 euros brut par mois.

Depuis février 2012, le gouvernement grec est sous la tutelle directe de ses usuriers représentés par la « Troïka » du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne. Sous prétexte d'aider la Grèce à rembourser sa dette, la Troïka a imposé une aggravation des politiques d'austérité. Les fonctionnaires partant en retraite ne sont plus remplacés et les coupes dans les budgets des services publics sont catastrophiques. Dans l'Éducation, la situation est telle que le ministre a proposé en novembre dernier que 1 100 postes soient occupés par des enseignants bénévoles avec la promesse que leurs noms seraient peut-être retenus lors de futurs réels recrutements. Le système de santé a, lui, été rejeté des années en arrière. De nombreux hôpitaux ont fermé (13 en 2013), 10 000 lits ont été supprimés dans tout le pays et près de trois millions de personnes sont exclues du système de santé public.

Les classes populaires grecques sont de moins en moins prêtes à accepter tout cela sans broncher. Elles l'ont montré lors des journées de grèves et de manifestations nationales organisées par les syndicats des salariés du public et du privé, notamment celle du 27 novembre dernier. Et le mécontentement s'est aussi exprimé lors des élections européennes du printemps 2014. L'alliance électorale Syriza devenue un parti, qui se situe à gauche du parti socialiste (PASOK, actuellement dans le gouvernement de coalition de Samaras) et qui est dirigé par Alexis Tsipras, est arrivée en tête pour la première fois à un scrutin national.

L'actuel gouvernement aurait pu espérer rester en place quatre ans, jusqu'en juin 2016. Mais la contestation croissante a fait s'effriter sa coalition gouvernementale. D'autant plus que la fin de la tutelle de la Troïka, initialement promise pour fin décembre 2014 et présentée par le gouvernement comme la compensation à tous les sacrifices imposés, n'était plus acquise. Celle-ci, sous prétexte que le budget 2015 ne la satisfaisait pas, a parlé de prolonger sa tutelle en redemandant une nouvelle série de mesures impopulaires.

À peine les nouvelles élections législatives annoncées, le FMI a déclaré qu'il suspendait son aide financière à la Grèce jusqu'à la constitution du prochain gouvernement. Les déclarations des hauts responsables européens, dont le socialiste français Moscovici, sont allées dans le même sens : menaçantes à l'égard de la population grecque si elle « votait mal ». Car pour tous ces valets des puissances financières européennes et mondiales, la population doit accepter de se laisser dépouiller et se taire.

Dans les sondages, Syriza est en tête, et nombre de ses électeurs espèrent que Tsipras, s'il arrive au pouvoir, prendra des mesures radicales pour redresser le niveau de vie des couches populaires. Mais rien n'est moins sûr. À l'approche du pouvoir, Tsipras cherche à montrer son sens des responsabilités envers la bourgeoisie. Il ne parle plus de ne pas payer la dette mais de la renégocier. Il cherche à élargir sa coalition, y compris en se tournant vers certains politiciens qui soutenaient Samaras, comme ceux du parti de la Gauche démocrate (DIMAR).

Alors, pour les classes populaires grecques, la seule garantie qu'un changement de politique s'opère dans le sens de leurs intérêts est qu'elles exercent elles-mêmes directement une pression sur le pouvoir, quel qu'il soit, par leurs mobilisations et derrière leurs propres revendications vitales.

Pierre Royan

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Grèce - Page 39 Empty Maintenant, chassons la troïka intérieure !

Message  Roseau le Mer 31 Déc - 19:47

http://www.npa2009.org/actualite/grece-et-maintenant-chassons-la-troika-interieure
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Message  Roseau le Ven 2 Jan - 23:03

Communiqué de presse commun de SYRIZA, «Initiative des 1000 militants», Organisation Communiste «Anasyntaxis»
http://syriza-fr.org/2015/01/01/communique-de-presse-commun-de-syriza-initiative-des-1000-militants-organisation-communiste-anasyntaxis/
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Message  Roseau le Ven 2 Jan - 23:41

Un moment critique pour Syriza et la gauche. Pas un seul pas en arrière
http://www.npa2009.org/idees/grece-un-moment-critique-pour-syriza-et-la-gauche-pas-un-seul-pas-en-arriere
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Message  Gaston Lefranc le Sam 3 Jan - 0:53

Interview de Kouvelakis :
http://www.lesinrocks.com/2014/12/31/actualite/un-succes-de-syriza-en-grece-servirait-de-locomotive-la-gauche-radicale-en-europe-11543322/

Il est censé être à la gauche de Syriza, vraiment très triste de voir à quel point ses positions s'édulcorent à l'approche du pouvoir...

Gaston Lefranc

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Message  alexi le Sam 3 Jan - 13:29

LO :
Dans les sondages, Syriza est en tête, et nombre de ses électeurs espèrent que Tsipras, s'il arrive au pouvoir, prendra des mesures radicales pour redresser le niveau de vie des couches populaires. Mais rien n'est moins sûr. À l'approche du pouvoir, Tsipras cherche à montrer son sens des responsabilités envers la bourgeoisie. Il ne parle plus de ne pas payer la dette mais de la renégocier.
Si les bolcheviks ont annulés les dettes de l'Etat russe, ils ont ensuite acceptés (le principe mais pas seulement) d'en négocier le remboursement sous différentes formes.
Qu'en conclure ?

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Message  verié2 le Sam 3 Jan - 13:32

alexi a écrit:
LO :
Dans les sondages, Syriza est en tête, et nombre de ses électeurs espèrent que Tsipras, s'il arrive au pouvoir, prendra des mesures radicales pour redresser le niveau de vie des couches populaires. Mais rien n'est moins sûr. À l'approche du pouvoir, Tsipras cherche à montrer son sens des responsabilités envers la bourgeoisie. Il ne parle plus de ne pas payer la dette mais de la renégocier.
Si les bolcheviks ont annulés les dettes de l'Etat russe, ils ont ensuite acceptés (le principe mais pas seulement) d'en négocier le remboursement sous différentes formes.
Qu'en conclure ?
Question de rapports de force, certes. Mais les bolcheviks sont arrivés au pouvoir par une révolution et non par des élections qui les auraient mis à la tête de l'Etat tsariste...

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Message  Babel le Sam 3 Jan - 13:49

Discours tenu par Tsipras, lors de l'Exposition Internationale de Thessalonique, le 13 septembre dernier :
Les premières mesures d'un gouvernement mené par Syriza...

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Message  alexi le Sam 3 Jan - 14:18

Vérié :
Question de rapports de force, certes. Mais les bolcheviks sont arrivés au pouvoir par une révolution et non par des élections qui les auraient mis à la tête de l'Etat tsariste...
Le reproche de LO ne porte pas sur la forme de la prise du pouvoir.

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Message  Duzgun le Sam 3 Jan - 15:43

alexi a écrit:
LO :
Dans les sondages, Syriza est en tête, et nombre de ses électeurs espèrent que Tsipras, s'il arrive au pouvoir, prendra des mesures radicales pour redresser le niveau de vie des couches populaires. Mais rien n'est moins sûr. À l'approche du pouvoir, Tsipras cherche à montrer son sens des responsabilités envers la bourgeoisie. Il ne parle plus de ne pas payer la dette mais de la renégocier.
Si les bolcheviks ont annulés les dettes de l'Etat russe, ils ont ensuite acceptés (le principe mais pas seulement) d'en négocier le remboursement sous différentes formes.
Qu'en conclure ?
Ce n'est pas une raison pour accepter de rembourser la dette grecque aux capitalistes français et allemands (pour une bonne partie). Ni encore moins de l'annoncer comme tel par avance.

Mais l'auteur de l'article est mal renseigné : Syriza n'a jamais parlé de "ne pas payé la dette". Il a toujours défendu des renégociations et garanti qu'il ne prendrait jamais aucune mesure unilatérale. Autant dire que Syriza au pouvoir risque d'être une grosse déception pour toutes celles et ceux qui auront cru que ça allait changer les choses.

La vraie question est de savoir si ces élections seront un encouragement pour les luttes, et quel sera l'attitude d'un éventuel gouvernement Syriza vis-à-vis de celles-ci (les contenir ou les soutenir?). Dans tous les cas, heureusement qu'il reste Antarsya.
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Message  Roseau le Sam 3 Jan - 15:53

Duzgun a écrit: Dans tous les cas, heureusement qu'il reste Antarsya.
Je ne connais pas à fond, mais il existe aussi une gauche dans Syriza,
qui n'est pas mue par les places,
et surtout un mouvement social.
Quant au KKE, je ne sais qu'en penser...
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Message  Duzgun le Sam 3 Jan - 17:35

Roseau a écrit:Je ne connais pas à fond, mais il existe aussi une gauche dans Syriza,
qui n'est pas mue par les places,
La gauche de Syriza n'est pas à idéaliser non plus. La plateforme de gauche est dans sa majorité composée d'ex-Synaspismos (les orgas révolutionnaires qui y participent y sont largement minoritaires) et sa base politique au congrès de Syriza était sur le contour du gouvernement en perspective : uniquement avec les orgas de de gauche (Syriza-Antarsya-KKE) pour la plateforme de gauche, là où la majo défendait un gouvernement d'union nationale des partis anti-mémorandums avec l'équivalent grec de Debout la république.

Roseau a écrit:et surtout un mouvement social.
Le problème, c'est qu'il semblerait que plus Syriza monte dans les sondages, plus le mouvement social est atone. La perspective d'une possible issue électorale à leurs problèmes semble décourager de lutter.

Roseau a écrit:Quant au KKE, je ne sais qu'en penser...
C'est un des derniers partis stals orthodoxes et de masse qui existent. Avec le bon côté (il est encore anticapitaliste) et les mauvais (sectaire, nationaliste, etc).
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Message  Roseau le Sam 3 Jan - 18:49

Roseau a écrit:Quant au KKE, je ne sais qu'en penser...
C'est un des derniers partis stals orthodoxes et de masse qui existent. Avec le bon côté (il est encore anticapitaliste) et les mauvais (sectaire, nationaliste, etc).[/quote]
Ca, je savais. Par contre, deux questions:
- est-il prêt à faire bloc pour une victoire électorale de Syriza telle qu'elle puisse former un gouvernement?
- et surtout, appuira-t-il un mouvement social auto-organisé vers l'affrontement avec la bourgeoisie et son appareil d'Etat ,
Les staliniens sont "anticapitalistes" jusqu'au moment où ils se coulent dans le moule bourgeois...
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Message  Duzgun le Sam 3 Jan - 18:55

Roseau a écrit:Par contre, deux questions:
- est-il prêt à faire bloc pour une victoire électorale de Syriza telle qu'elle puisse former un gouvernement?
- et surtout, appuira-t-il un mouvement social auto-organisé vers l'affrontement avec la bourgeoisie et son appareil d'Etat ,
Les staliniens sont "anticapitalistes" jusqu'au moment où ils se coulent dans le moule bourgeois...
A ma connaissance :
- non, il présente ses propres listes et aura vraisemblablement des députés. Par ailleurs, il refuse de former un gouvernement avec Syriza.
- il n'appuiera de mouvement social que celui qui est sous son contrôle...
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Grèce - Page 39 Empty « Syriza va tester la flexibilité de l'Europe »

Message  Roseau le Sam 3 Jan - 19:03


02 janvier 2015 | Par Amélie Poinssot, MDP


Les Grecs voteront le 25 janvier pour élire un nouveau parlement. Syriza part favori du scrutin. Quelle politique le parti pourrait-il mettre en place ? Entretien avec Gerassimos Moschonas, de l'université Panteion à Athènes.

Après son échec à élire un nouveau président de la République, le parlement grec a été dissous mardi 30 décembre. Des élections législatives anticipées ont été convoquées pour le 25 janvier. La gauche radicale de Syriza, dont la popularité n'a fait que se consolider depuis les européennes de mai dernier, se prépare à gouverner le pays. Au risque d'un recentrage important. Entretien avec Gerassimos Moschonas, spécialiste de la politique grecque et de la social-démocratie européenne.

Le discours de Syriza et de son chef Alexis Tsipras semble s'être infléchi ces derniers temps. Est-ce que la gauche radicale grecque est en train de devenir un parti de centre-gauche ?

Gerassimos Moschonas : Dans son programme et dans son discours, Syriza est sans aucun doute plus modéré qu'en 2012 [lorsqu'ont eu lieu les précédentes législatives, qui ont sorti Syriza de la marginalité et l'ont fait apparaître comme le deuxième parti du pays, ndlr]. En 2012, Syriza était un parti spécialiste de la protestation, il était naïf dans ses critiques comme dans ses certitudes. Aujourd'hui ce n'est plus un parti naïf, c'est un parti qui a mûri, qui a approfondi sa réflexion. Ce changement s'explique aussi par le fait que la situation a changé : lorsque Syriza parle de restructuration de la dette là où il parlait auparavant d'effacement unilatéral, il faut noter que la structure de la dette elle-même a changé. La dette publique de la Grèce aujourd'hui est essentiellement détenue par les États européens, et non par des institutions privées comme c'était le cas avant 2012. Enfin, l'approche de la possibilité d'accéder au pouvoir a conduit Syriza à modérer son discours. On a vu ainsi deux processus parallèles se développer au sein du parti : la modération d'une part, qui est la stratégie principale de Syriza. Mais il y a également une forme de radicalisation : Syriza se prépare au pire, à un conflit grave avec l'Union européenne. Toutefois le courant le plus radical au sein de Syriza, la « Plateforme de gauche » qui prône la sortie de la zone euro, est resté plutôt discret ces derniers mois : il est très loyal vis-à-vis de la ligne majoritaire de Syriza et il met moins en avant ses positions anti-UE.

Syriza parlait en 2012 d'invalider l'intégralité des mémorandums d'austérité, autrement dit de revenir sur toutes les mesures mises en place depuis 2010. Est-ce toujours son objectif ?

Non, de la même façon que Syriza parle aujourd'hui de restructuration négociée de la dette, il entend aussi renégocier les mémorandums d'austérité : il ne s'agit pas d'une annulation unilatérale mais d'une renégociation d'ensemble qu'il veut engager avec les partenaires européens. L'idée est de trouver un nouveau paradigme économique pour la Grèce et pour l'Union européenne elle-même, qui soit différent de l'austérité actuelle. Sur certaines mesures, le parti s'est montré très clair : il veut par exemple rétablir le salaire minimum d'avant la crise [dans le mémorandum de 2012, il est passé de 740 à 580 euros brut par mois, ndlr]. Mais il n'est pas arc-bouté sur un retour en arrière intégral. En fait, son programme s'articule autour de trois axes : il y a tout d'abord la restructuration de la dette, qui a pour but de parvenir à un effacement de la moitié de celle-ci – c'est la partie la plus difficile à faire avancer étant donné l'attitude de l'Union européenne. Il y a ensuite, indépendamment de ce premier point, une politique macroéconomique expansionniste : une politique de croissance, qui s'appuie notamment sur l'argent public et les fonds européens. Enfin, Syriza n'abandonne pas les objectifs d'assainissement des finances publiques mis en œuvre par les gouvernements précédents : il ne s'agit pas de recréer des déficits budgétaires. L'amélioration des recettes fiscales, via la lutte contre les niches et l'évasion fiscales, doit contrebalancer l'accroissement des dépenses publiques.
Ce programme ne remet donc pas en cause la politique européenne dans son ensemble ; c'est en réalité un programme social-démocrate… Un programme social-démocrate de gauche, car il s'appuie sur la renégociation de la dette, et radical, dans le sens où il ne sera pas facilement accepté par les instances européennes. Syriza joue aux limites de l'UE, c'est en ce sens-là qu'il est radical : il va tester la flexibilité – ou l'inflexibilité de l'Europe.

Syriza, en définitive, est un cas représentatif des contradictions de la gauche radicale européenne, qui cherche à faire avancer une politique de gauche sans être suivie par la majorité des pays membres, à fonctionner comme une force de transformation de la société à l'intérieur de ce système très rigide qu'est le système européen.

Dans l'hypothèse où Syriza parvient à former un gouvernement, ne risque-t-il pas de se retrouver coincé à Bruxelles, dans la mesure où il sera isolé à la table des négociations ? Quelle sera sa marge de manœuvre ?

Tout dépendra de son score électoral et de sa capacité à former des alliances au sein des institutions européennes. Si sa victoire est écrasante et qu'il parvient à former un gouvernement majoritaire en se passant d'alliances au niveau national, sa capacité de négociation sera plus forte. À l'inverse, si son résultat est mitigé, il aura peu de marge de manœuvre : il ne trouvera pas d'accueil favorable auprès de l'opinion publique européenne, la commission aura face à elle un gouvernement faible, et Syriza, obligé de s'allier avec des formations plus modérées, ne pourra faire avancer ses propositions les plus radicales.

À mon sens toutefois, il y a une possibilité de compromis entre Bruxelles et Syriza. Dans la mesure où le parti distingue les deux aspects de son programme – renégociation de la dette ; politique de relance –, la commission européenne peut toujours accepter le changement de politique macro-économique tout en remettant à plus tard la question de la dette. Si l'Union européenne refuse tout compromis, ce qui est probable, deux possibilités : soit Tsipras accepte l'humiliation, soit il refuse et entre en conflit ouvert avec l'UE, en menant une politique sans se soucier de l'accord des Européens. C'est là que la situation deviendra incontrôlable, et que le scénario de la sortie de la Grèce de la zone euro pourra devenir une réalité.

Ce sera de toute façon une négociation difficile en raison de l'arrogance des dirigeants européens à l'égard de la Grèce, mais aussi en raison de l'inexpérience de Syriza pour ce genre de discussion, dans la mesure où il n'a jamais fait partie d'un gouvernement. Cela dit, le parti aujourd'hui est préparé : en deux ans, il a construit son équipe de conseillers économiques, notamment autour du député Yannis Dragassakis. Il est moins solide en revanche sur les questions de politique étrangère ou de réforme de l’État. Des compétences recrutées à l'extérieur du parti devraient en outre venir étoffer un gouvernement Syriza ; le parti a noué des contacts avec des personnalités comme Louka Katséli, ancienne ministre socialiste qui a très tôt pris ses distances avec le PASOK après le vote du premier mémorandum. Alexis Tsipras a par ailleurs déjà annoncé qu'une cinquantaine de candidats non issus des rangs de Syriza seraient présents sur les listes des législatives, ce qui n'était pas du tout le cas en 2012. La direction fait donc le pari d'un grand parti majoritaire et joue l'ouverture – même si cela ne fait pas l'unanimité en interne, loin de là.

Pourtant, il faut bien admettre que la qualité des cadres du parti reste très inégale, une partie du personnel de Syriza est médiocre, rappelons-nous qu'il y a trois ans c'était encore un petit parti qui tournait autour de 4 % ! Or, il devra tout de suite s'attabler à une négociation cruciale : il n'aura pas le luxe de l'apprentissage... Cela peut s'avérer très dangereux pour le parti lui-même et, bien évidemment, pour le pays.

Le premier ministre Antonis Samaras n'a pas dit son dernier mot… La campagne électorale, qui va durer moins de quatre semaines, s'annonce très tendue. Faut-il s'attendre à des surprises le jour du scrutin ?

Oui, les derniers moments électoraux en Grèce ont montré qu'il n'y a plus rien de prévisible dans ce pays. D'autant que cette fois-ci, nous ne sommes pas dans une élection ordinaire, ce n'est pas une alternance normale… Les élections sont convoquées officiellement en moins de quatre semaines, mais en réalité, cela fait des mois que le pays est en campagne électorale.

De nombreuses inconnues subsistent en outre, car l'on n'a pas encore tous les acteurs en jeu. Ainsi l'ancien premier ministre socialiste George Papandréou, rival d'Evanghélos Vénizélos au sein du PASOK, semble-t-il vouloir créer une nouvelle formation en vue des élections. S'il le faisait, ce serait suicidaire pour un parti déjà extrêmement affaibli, sachant qu'il faut un minimum de 3 % pour pouvoir entrer à l'assemblée. De la décision de Papandréou dépendra également le score de la Rivière – une formation née l'an dernier qui a rassemblé dans un premier temps de nombreux électeurs socialistes déçus. De son côté, le petit parti Dimar (gauche modérée) est en nette perte de vitesse. Il était en discussion pour un rapprochement avec Syriza, mais les deux partis n'ont finalement pas trouvé d'accord. Quant aux Grecs indépendants (droite nationaliste), ils se sont déclarés prêts à soutenir Syriza pour une politique économique anti-austérité – même s'il ne partagent pas du tout les mêmes idées en termes de politique étrangère et de valeurs culturelles, comme la question des droits des immigrés. Cela pourrait aller jusqu'à une participation dans le futur gouvernement… Mais pour l'heure, ils apparaissent eux aussi très affaiblis dans les intentions de vote.

Les électeurs de Syriza eux-mêmes ont des doutes. Ceux qui voient dans le parti de la gauche radicale la perspective d'une autre politique ont peur en même temps de ses faiblesses. J'observe finalement trois types de sentiments dans l'opinion publique : un sentiment d'espoir tourné vers Syriza ; un sentiment de protestation et de rage dont Syriza va profiter – mais qui va profiter également à l'extrême droite néo-nazie d'Aube dorée ; enfin, un sentiment de peur face au saut dans l'inconnu que représente Syriza, dont va bénéficier la droite de Nouvelle Démocratie. La politique de l'état-major de Nouvelle Démocratie est précisément de cultiver cette peur-là. Le sentiment de fragilité du pays, la peur de la réaction des Européens, la peur de la réaction des marchés : les craintes des Grecs ont aussi à voir avec le capitalisme globalisé… et Syriza, comme la gauche radicale européenne, est pris dans cette équation extrêmement complexe : comment transformer le système conservateur européen, comment faire bouger un système qui manque cruellement de flexibilité ? Et comment faire face aux forces des marchés qui exacerbent le sentiment de fragilité des gens et des nations ? La peur des Grecs à cet égard est révélatrice du pouvoir de l'incertitude.

Face à la crise des années 1930, la gauche avait répondu de manière pluraliste selon les pays, avec des politiques très diverses entre le Front populaire en France et en Espagne, le planisme du parti socialiste belge, les grandes réussites économiques scandinaves, mais aussi deux insurrections sociales-démocrates armées en Autriche et en Espagne… Aujourd'hui, la réponse à la crise est unicolore – en raison, pour partie, des contraintes de la mondialisation et de l'Union européenne. Syriza, s'il arrive au pouvoir, sera le premier à essayer d'apporter une autre réponse à la crise.
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Message  verié2 le Sam 3 Jan - 19:59

Duzgun
Syriza au pouvoir risque d'être une grosse déception pour toutes celles et ceux qui auront cru que ça allait changer les choses.
C'est bien cela le problème. Le programme de Syriza est typiquement un problème de gestion réformiste du système qui compte sur la compréhension des banquiers européens. Ce programme comporte néanmoins quelques points concrets positifs (hausse des retraites etc). Mais comment Syriza pourrait-il faire face à la crise et tenir ses promesses sans s'attaquer au système capitaliste ? Ce qui demanderait certes de l'audace dans un petit pays vite isolé, mais pourrait faire boule de neige. Ca suppose évidemment de prendre des risques et de gagner l'appui de la population, ce ne serait pas gagné d'avance. Mais la gestion réformiste, elle, est perdue d'avance...

verié2

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