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Grèce

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Grèce - Page 2 Empty « Ouvrez les livres de compte de la dette publique » !

Message  Invité le Mer 9 Fév - 10:03


« Ouvrez les livres de compte de la dette publique » !

"Interview d’Eric Toussaint par Leonidas Vatikiotis pour la revue grecque « Epikaira », 10/12/2010

Eric Toussaint, le distingué scientifique et militant, interviewé par la revue « Epikaira » appelle à la formation d’une Commission d’Audit qui offrira les arguments légaux et éthiques pour la cessation des paiements de la dette publique. Eric Toussaint n’en parle pas sur la base des simples hypothèses. Ayant participé activement a la Commission d’Audit constituée, il y a trois ans, par le président de l’Equateur Rafael Correa, il apporte sa précieuse expérience concernant les méthodes utilisées par le président de l’Equateur afin de se libérer d’une grande partie de la dette publique. Correa a utilisé même le marché secondaire pour diminuer la dette publique. Mais, dans son cas, il y avait de la volonté politique, et non pas la soumission sans condition aux créanciers étrangers, comme en Grèce !

Eric Toussaint est historien et politologue, fondateur et président de la Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM, www.cadtm.org). Il a écrit plusieurs livres sur des sujets semblables (Your money or your life ! The tyranny of global finance; The World Bank : a never ending coup d’état, et d’autres). Son livre le plus récent, qu’il a écrit avec Damien Millet, est paru en septembre 2010 et traite la question de la dette globale et des responsabilités du FMI et de la Banque Mondiale. Son titre: The debt, the IMF and the World Bank, sixty questions sixty answers (ed. Monthly Review).

- Quels sont les caractéristiques spécifiques de la crise de la dette publique qui a éclaté depuis un an dans la zone euro ? Qu’est-ce qui la différencie des autres crises de la dette apparues dans le passé dans les pays du Tiers Monde ?

La caractéristique fondamentale de cette crise qui frappe les pays périphériques (Grèce, Espagne, Portugal, etc.) et ceux de l’ex-bloc soviétique qui ont adhéré à l’UE durant la décennie précédente, est qu’elle est la création des banques privées, surtout de celles d’Allemagne et de France.

Cette crise constitue également un résultat, et ceci est sa deuxième caractéristique, des politiques néolibérales appliquées pendant les années 1980-90, et qui avaient comme caractéristique essentielle la diminution des impôts des riches et des entreprises. Le résultat en était la soudaine diminution des recettes de l’Etat et la préparation du terrain pour la crise actuelle des finances publiques. En somme, indépendamment des autres causes conjoncturelles supplémentaires, la crise a été préparée par les politiques en faveur des entreprises menées pendant les deux précédentes décennies.

La troisième cause qui a été la goutte qui a fait déborder le vase, a été le coût du sauvetage des banques privées dans des pays comme l’Espagne, l’Irlande, le Portugal.

- Comme cela a été le cas en Grèce aussi. Les gouvernements de la Nouvelle Démocratie et du PASOK ont mis à la disposition des banquiers, ces trois dernières années et sous forme des liquidités et des garanties, 78 milliards d’euros !

Mon pays, la Belgique, va intégrer dans quelques mois, cette catégorie des pays comme l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et la Grèce. Et elle le fera en raison du sauvetage en octobre 2008 par l’Etat des trois grandes banques privées Fortis, Dexia et KBC qui ont pris des risques très élevés aux Etats-Unis, en Europe de l’Est ainsi qu’en Irlande.

- Et la douloureuse est-elle adressée maintenant aux citoyens ?

Exactement! Les dettes privées sont transférées aux autorités publiques et c’est pour cela qu’on assiste au décollage de la dette publique. L’explosion de la dette publique qui en résulte devient un très bon prétexte pour une nouvelle vague de politiques néolibérales, d’une sauvagerie sans précédent. Et je me réfère à ce qui est en train de se passer dans votre pays, et qui peut se comparer aisément à ce qui s’est passé dans les pays du Tiers Monde à partir des années 1980 avec la participation du FMI lequel a une énorme expérience en ce domaine. Les mêmes politiques désastreuses et criminelles sont appliquées aujourd’hui en Grèce, où est appliquée intégralement toute cette expérience négative.


- Cependant, le cauchemar du FMI et de la dette publique ne constitue pas un sens unique et des pays tels que l’Equateur se sont libérés de leurs chaînes. Comment cela s’est-il fait ?

A la fin de 2006, Rafael Correa a gagné les élections présidentielles en promettant de mettre fin à la situation inacceptable concernant la dette externe qui saignait à blanc la plupart des ressources de l’économie. En juillet 2007, il a institué par décret présidentiel une Commission d’Audit de la dette publique –interne et internationale-. L’audit couvrait 30 années de 1976 à 2006. L’audit s’est fait avec la participation active de 12 personnes provenant de la société civile, de la communauté des indigènes qui représente 50% de la population, et d’autres. Il y avait aussi 6 personnes, des spécialistes, qui venaient de l’étranger.

- Vous étiez un de ceux la…

Oui. La caractéristique commune de nous tous était la grande expérience que nous avions en matière de dette internationale. D’une grande importance était aussi la décision de Rafael Correa que plusieurs organes de l’Etat, c.à.d. le ministère des Finances, la commission anti-corruption, la Cour des Comptes, le ministre de la Justice, etc., appuient le travail de la Commission. Tous ceux-là participaient à nos réunions. Nous avons travaillé intensément pendant 14 mois, de juillet 2007 à septembre 2008. Nous avons analysé des contrats et des conventions de toute nature concernant les secteurs de la sécurité, des crédits commerciaux, entre banques –même du secteur privé, avec le FMI, la Banque Mondiale et d’autres organismes multilatéraux. Nous avons également mis sous la loupe tous les prêts bilatéraux signés par l’Equateur avec des pays comme l’Espagne, le Japon, l’Italie, la France et l’Allemagne. Nous avons également analysé les contrats régissant la dette interne. Pour ce travail, nous avons eu le concours de 15 juristes, des auditeurs, des juristes, des comptables, spécialisés en finances publiques et privées. Nous avons examiné non seulement tous les documents mais aussi tout ce qui concernait les prêts. Nous posions par exemple la question pourquoi avoir conclu cet emprunt avec tel taux d’intérêt et non pas avec un autre, quelle partie du prêt a été remboursée. Nous avions aussi demandé aux banques la documentation concernant les prêts déjà attribués ou supposés remboursés parce qu’on devait confirmer dans quelle mesure étaient vraiment remboursés même les prêts supposés déjà remboursés.

- Quelle a été la contribution des juristes ?

Elle a été irremplaçable car c’est avec leur assistance que nous avons examiné la légalité de chaque contrat ainsi que les conditionnalités les unes après les autres, leur compatibilité envers la Constitution du pays, le droit international et aussi les intérêts de la nation. On a prêté une attention particulière à certains contrats financiers concernant des travaux des dimensions exceptionnellement importantes pour un pays comme l’Equateur, comme p.ex. des grands barrages. Nous avons aussi examiné les conditions du financement de leur construction et si tout ça (coût, financement) était comparable aux prix internationaux courants pour des travaux analogues.

Nous avons également examiné les conditionnalités des crédits commerciaux attribués à l’Equateur par des pays comme l’Allemagne, avec l’objectif ultérieur de faire acheter des produits allemands afin de soutenir les exportations allemandes. Il s’agit des prêts concédés afin de favoriser l’achat des produits de pointe, comme p.ex. ceux de Siemens. Notre tâche était de contrôler les prix d’achat des équipements de Siemens, c.à.d. dans quelle mesure ce prix correspondait à la qualité. Et cela parce que nous avons découvert des phénomènes d’extrême corruption dans de très nombreuses affaires concernant des entreprises multinationales. Je fais allusion p.ex. à des marchés publics n’ayant aucun rapport avec les besoins du pays, mais offrant des prétextes pour payer des commissions.

- Avez-vous découvert des cas où des multinationales avaient payé des commissions ?

Naturellement. Les cas les plus emblématiques ont été ceux des banques américaines Citibank et JPMorgan. Ces banques versaient systématiquement des pots de vin à des fonctionnaires à l’échelle de tout le secteur public –même au ministre des Finances- pour qu’ils acceptent de signer des contrats manifestement préjudiciables à l’intérêt public et favorisaient scandaleusement les intérêts des banques.

- C’est pour ça que Correa voulait aussi la participation active des autorités publiques à votre Commission…

En effet. Par ailleurs, je souligne le fait que nous avons audité non seulement les conditions de financement mais aussi la finalité des projets qui faisaient l’objet d’emprunt.

A la suite de tout cela, le président Correa lui-même, seulement deux mois après l’achèvement de nos travaux, le 14 novembre 2008, a annoncé officiellement que sur la base de nos découvertes il était obligé de déclarer la cessation des paiements d’une partie de la dette publique d’un montant de 3 milliards de dollars US, ce qui représentait 70% de la dette sous forme des bons. Il a justifié sa décision en disant que la dette n’était pas légitime, qu’elle était le fruit de la corruption et des pots de vin. En conséquence, son gouvernement n’était pas tenu de respecter les conventions internationales. Durant les cinq mois suivants, le gouvernement a gardé le silence et n’a fait aucune déclaration publique sur ce sujet, malgré l’intérêt qu’il suscitait…

- Et on peut supposer que ce silence n’était pas dû à un surcharge de travail…

Exactement ! C’était un choix tactique. Les créanciers étaient particulièrement inquiets puisqu’ils ne savaient pas ce qu’il arriverait dorénavant. Leur réaction était de commencer à vendre frénétiquement au marché secondaire les bons de l’Equateur. Et savez-vous à quel prix ? A 20% de leur valeur nominale ! C’est exactement à ce moment, en avril 2009, que le gouvernement de l’Equateur s’est adressé aux créanciers avec la proposition suivante : « Nous sommes disposés d’acheter tous les bons avec une remise de 65%. C'est-à-dire, nous payons 35 cents le dollar. Etes-vous d’accord ou non ? ». Les détenteurs de 91% des bons ont accepte l’échange. Il s’agissait d’un énorme succès du gouvernement puisqu’il avait imposé une « coupe » de l’ordre de 65%.

- Puis-je supposer que c’est en raison de cette expérience si importante et utile que vous soutenez que la seule solution pour la Grèce serait de déclarer la cessation des paiements de la dette publique et de constituer une Commission d’audit qui déterminerait les responsabilités des créanciers pour son explosion et permettrait son importante diminution ?

Exactement ! Ce choix constitue désormais une occasion unique pour la Grèce !

- Dans quelle mesure la Grèce, tenant compte de ses particularités, peut-elle suivre cet exemple ?

Les différences existantes avec l’Equateur montrent que les choses sont plus faciles pour la Grèce. A condition évidement qu’il y ait la volonté politique. Par exemple, tenez compte du fait que l’Equateur est un petit pays, qui n’a même pas sa propre monnaie. Il utilise le dollar est sa monnaie officielle. Par conséquent, il est beaucoup plus exposé aux pressions financières internationales (note de la rédaction : le PNB de l’Equateur correspond a 12% du grec et le PNB par tête a 10% du grec). Pourtant, sa demande a été acceptée parce qu’elle avait des fondements légaux et éthiques très forts ce qui explique pourquoi elle n’a pas été suivie d’actions en justice des créanciers contre le gouvernement.

- Cependant, on persiste à dire que les marchés puniraient les pays qui ne respecteraient leurs obligations…

En effet, c’est ce que l’on entend dire mais cette menace n’a été confirmée nulle part en pratique. L’économiste Kostas Lapavitsas, dans la dernière étude de l’Institut britannique Research on Money and Finance, montre que ni la Russie en 1998, ni l’Argentine en 2001 n’ont été punies par les marchés. Au contraire, la marche ultérieure de leurs économies a montré combien réussi et profitable a été leur choix de se déclarer en default de paiement.

- Qu’est ce que la Grèce doit faire, selon vous, pour sortir de ce cercle vicieux ?

On devrait constituer très vite une Commission d’Audit avec des personnalités prestigieuses et expérimentées. Mon conseil est catégorique : Ouvrez les livres de compte ! Examinez dans la transparence et en présence de la société tous les contrats de l’Etat –des plus grands comme par exemple ceux des récents Jeux Olympiques jusqu’aux plus petits- et découvrez quelle partie de la dette est le fruit de la corruption, et par conséquent est illégale et odieuse selon le jargon international, et dénoncez la !

Traduit du grec par Giorgos Mitralias

Eric Toussaint
www.cadtm.org
345 Avenue de l'Observatoire
4000 Liège
Belgique

Mercredi 26 Janvier 2011"


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Message  BouffonVert72 le Dim 13 Fév - 3:18



Reuters
Lefteris Papadimas et Ingrid Melander

La Grèce dénonce une ingérence de l'UE et du FMI



La Grèce a accusé samedi l'Union européenne et le Fonds monétaire international d'ingérence dans ses affaires intérieures après avoir été invitée par ses créanciers à accélérer ses réformes et à procéder à davantage de privatisations.


Vendredi, des inspecteurs de l'UE et du FMI sont venus en Grèce examiner la mise en oeuvre du plan de sauvetage qui a permis à Athènes d'échapper à la faillite. Ils ont donné leur feu vert au déblocage d'une tranche d'aide de 15 milliards d'euros, mais ils ont été plus critiques que lors de leurs précédentes visites.

Après s'être vu reprocher par des médias locaux de n'avoir pas réagi à ces critiques, le gouvernement grec a déclaré que l'approche des inspecteurs était inacceptable.

Le Premier ministre George Papandréou s'est entretenu avec le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et avec le commissaire européen aux Affaires monétaires, Olli Rehn, a rapporté son secrétariat.

Dans sa conversation téléphonique avec Dominique Strauss-Kahn, George Papandréou a "transmis le message du gouvernement grec concernant le comportement inacceptable des représentants de la Commission européenne, de la BCE (Banque centrale européenne) et du FMI lors de la conférence de presse d'hier", dit un communiqué du secrétariat de Papandréou.

Georges Petalotis, porte-parole du gouvernement grec, avait quelques heures auparavant déclaré: "Nous ne demandons à personne de s'ingérer dans les affaires intérieures (...) Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec."
Les inspecteurs étaient venus à Athènes évaluer les progrès réalisés au quatrième trimestre sur le plan de consolidation budgétaire de 110 milliards d'euros.

PROGRAMME DE PRIVATISATIONS "IRRÉALISABLE"

Ils ont reconnu que le programme était "sur les rails" et ils ont débloqué une nouvelle tranche de 15 milliards d'euros, mais ils ont estimé que le gouvernement devait procéder à beaucoup plus de privatisations.

Les prêteurs ont fixé un ambitieux programme, estimant que les privatisations devraient permettre de recueillir 50 milliards d'euros en 2011-2015. Le précédent objectif du gouvernement était de sept milliards d'euros en 2011-2013.

Lors de la conférence de presse, Poul Thomsen, chef de la délégation du FMI, a invité les Grecs à ne pas laisser "ceux qui ont des intérêts" personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations.

Evoquant des groupes opposés à l'ouverture de professions strictement règlementées, il a dit: "Certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens (...) se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au reste de la société".

Le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas, a jugé que le nouvel objectif pour les privatisations n'était pas réaliste.

"Recueillir 50 milliards d'euros d'ici 2015 grâce à la privatisation de biens de l'Etat n'est pas possible", a-t-il affirmé samedi à la télévision publique TV Net.

Un responsable du ministère des Finances avait néanmoins assuré vendredi que la Grèce avait accepté le nouvel objectif de 50 milliards d'euros.

Un porte-parole du FMI a déclaré que lors de sa conversation avec Papandréou, Strauss-Kahn avait dit que le programme budgétaire était sur les rails et avait "réaffirmé son respect le plus profond pour le gouvernement et le peuple grecs dans leurs efforts pour relever les défis économiques auxquels leur pays est confronté".

Nicole Dupont pour le service français

ne pas laisser "ceux qui ont des intérêts" personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations.

"Certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens (...) se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au reste de la société".

Alors là, comme hyper-cynisme, elle n'est pas mal celle-là ! Evil or Very Mad
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Message  sylvestre le Mer 23 Fév - 17:55

http://www.liberation.fr/depeches/01012321711-la-grece-en-greve-contre-la-rigueur-deploiement-policier-a-athenes

Dépêches 23/02/2011 à 16h20

Grèce: la grève contre l'austérité émaillée d'incidents

La très forte mobilisation des Grecs en grève générale contre l'austérité mercredi, à l'appel

La très forte mobilisation des Grecs en grève générale contre l'austérité mercredi, à l'appel des principaux syndicats du pays, a donné lieu à des affrontements dans les rues d'Athènes entre jeunes et forces de l'ordre. (© AFP Aris Messinis)

ATHENES (AFP) - La très forte mobilisation des Grecs en grève générale contre l'austérité mercredi, à l'appel des principaux syndicats du pays, a donné lieu à des affrontements dans les rues d'Athènes entre jeunes et forces de l'ordre.

La police a chiffré à quelque 20.000 personnes le nombre de manifestants à Athènes et au Pirée, et à quelque 16.000 ceux de Salonique, dans le nord. Des sources syndicales se sont félicitées d'une forte mobilisation qu'ils évaluaient à 60.000 personnes dans la capitale.

La grève, la première de l'année après sept journées d'actions en 2010 affectait les administrations, hôpitaux, services publics et établissements scolaires.

D'autres catégories se sont jointes à la grogne, notamment le mouvement citoyen "je ne paie pas" qui proteste contre les hausses des tarifs et taxes en encourage les consommateurs à ne plus payer les péages d'autoroutes. Ainsi que des pharmaciens et avocats parmi les dizaines de professions dites "fermées", qui ont été ouvertes à la concurrence pour relancer l'économie, en récession pour la troisième année consécutive.

Ayant échoué jusque là à faire reculer le gouvernement socialiste sur la cure d'austérité prescrite par l'Union Européenne et le Fonds monétaire international, en échange du sauvetage financier du pays via un prêt de 110 milliards d'euros, les syndicats veulent prévenir de nouveaux tours de vis et la libéralisation tous azimuts de l'économie.

"Nous n'en pouvons plus", proclamait à Athènes la banderole de tête du cortège des deux grandes centrales syndicales, GSEE (privé) et Adedy (fonction publique).

"Le +remède+ infligé au pays est pire que le mal, les riches deviennent plus riches, les pauvres plus pauvres" a déclaré le président de la GSEE, Giannis Panagopoulos, réclamant notamment "des mesures immédiates" contre le chômage, qui frôle les 14%.

"Tout le monde pense que c'est l'impasse complète financière, politique, morale et culturelle, la société grecque est sans espoir", a lancé à l'AFP Iannis Albanis, salarié dans l'informatique, qui se désole de ne pas sentir la "puissance formidable qu'on a sentie en Egypte".

"Nous demandons que le gouvernement renonce à toutes ses mesures, qu'il renonce aux privatisations, qu'il interdise les licenciements et qu'il arrête de la paiement de la dette du pays" a déclaré Tania Vrizaki, militante du Sek (gauche anticapitaliste).

Plus loin, le président du principal syndicat de l'entreprise publique d'électricité DEI, Nikos Fotopoulos se déclarait "spécialement inquiet" pour l'avenir de l'entreprise que le gouvernement "veut faire entrer en bourse".

Quelque 5.000 policiers avaient été déployés à Athènes où les débordements ont été quasi-sytématiques lors des manifestations, notamment lors de la dernière grève générale datant du 14 décembre.

A peine le principal cortège syndical arrivé sur la place centrale de la capitale Syntagma, des affrontements ont éclaté entre des dizaines de jeunes et les forces anti-émeute, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les forces de l'ordre ont tiré des gaz irritants et lacrymogènes pour repousser les jeunes, qui les visaient de divers projectiles.

Les échaufourrées se sont poursuivies en contrebas du parlement avec des tirs de coktails molotov de la part de jeunes fauteurs de trouble et sur d'autres artères centrales.

Après avoir reçu un coktail molotov directement sur lui, un policier dont l'uniforme anti-émeute s'est enflammé, a dû être secouru par ses collègues pour éviter un embrasement, a témoigné un photographe de l'AFP.

La police qui comptait trois blessés légers dans ses rangs, a procédé à cinq arrestations.

La grève intervient au lendemain d'entretiens à Berlin entre Angela Merkel et son homologue M. Papandreou, en tournée européenne pour tenter de convaincre ses partenaires de desserrer l'étau sur le pays, dans le cadre de la mise en place d'un mécanisme permanent de résolution des crises budgétaires en zone euro.

© 2011 AFP



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Grèce - Page 2 Empty Le vice-président du gouvernement grec chassé de la fondation hellénique à Paris

Message  Aura le Lun 28 Fév - 2:47

Hier des Grecs qui habitent à Paris on avait programmé une intervention concernant 300 sans-papiers grevistes de la faim en Grèce (34e jour de grève aujourd'hui) à l'hommage à Costa Gavras à la Fondation Héllenique à la Cité Universitaire. Quelques instants avant le début de l'hommage, le vice-président du gouvernement grec est entré dans la salle. Les militants ont exigé son départ, ce qui a finalement eu lieu 45 minutes plus tard.

En Grèce tous les medias parlent depuis ce matin de ça, bien-sûr en mentant sur ce qui s'est passé.



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Grèce - Page 2 Empty tract

Message  Aura le Lun 28 Fév - 2:48

T. Pagkalos chassé de la Fondation hellénique de Paris

Au 33e jour de la grève de la faim des 300 immigrés en Grèce, l’initiative de solidarité a décidé d’assister à la soirée organisée par la Fondation Hellénique en hommage à l’œuvre du metteur en scène Costa Gavras . Au programme figuraient l’intervention du metteur en scène, ainsi que la projection de son film, « Eden a l’Ouest », portant sur l’immigration « illégale ».
Nous avons considéré qu’il était de notre devoir de participer à cet événement afin d’informer les Français et Grecs présents sur la situation des grévistes de la faim et sur la position ferme et intransigeante du gouvernement grec. Une heure avant l’événement, nous nous sommes rassemblés, nous avons hissé une banderole à l’entrée de la Fondation et nous avons distribué des tracts de solidarité. Sur autorisation des organisateurs, nous sommes ensuite entrés dans la salle afin de suivre l’intervention du metteur en scène, ainsi que la projection du film.

A notre grande surprise, est entré dans la salle le vice-président du Gouvernement grec, Theodoros Pagkalos. Spontanément, nous avons pris la parole en demandant son départ. A l’heure où plusieurs des 300 grévistes de la faim ont déjà subi des séquelles irréversibles sur leur santé et deux jours après la grande grève générale en Grèce, la présence de T. Pagkalos constitue une provocation.

Nous avons essayé d’informer le public sur les raisons de notre indignation alors que la direction de la Fondation tentait d’empêcher notre intervention. Nous avons scandé des slogans manifestant notre solidarité au combat des immigrés en Grèce ainsi que des slogans contre la politique du gouvernement grec et du FMI. En réponse, T. Pagkalos nous a invité à un rendez-vous le lendemain. A l’heure où le gouvernement refuse d’écouter la société grecque (et donc les immigrés), nous considérons toute invitation à une discussion amicale – « dialogue » comme un stratège, un artifice, une moquerie.

Après avoir refusé de répondre à toute question concernant la position du gouvernement sur la légalisation des grévistes de la faim, le vice-president du gouvernement a quitté les lieux avant de lancer un « annulez » et en insultant tous ceux qui l’interpellaient. Les personnes présentes sur les lieux se sont montrées solidaires et sont restées dans la salle en demandant que la projection ait lieu. Cependant, la direction a décidé de façon autoritaire d’exécuter fidèlement la volonté de T.Pagkalos.

Le fait que Theodore Pagkalos ait été chassé ce jour de la Fondation Hellénique à Paris revêt une importance politique particulière. Au moment où des migrants se noient dans la mer Egée, où des murs sont construits le long de l’Evros (fleuve séparant la Grèce et la Turquie), où 300 hommes risquent de perdre leur vie, et alors que le gouvernement grec poursuit son attaque anti-travailleurs contre la société grecque, les membres du gouvernement ne sont légitimes ni politiquement, ni physiquement.

VICTOIRE AU COMBAT DES IMMIGRES – EXPULSION DU FMI ET DU GOUVERNEMENT

Initiative de solidarité aux 300 immigres grévistes de la faim

Initiative des travailleurs et étudiants grecs de Paris

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Message  irneh09218 le Ven 6 Mai - 19:26

Réunion d'urgence au Luxembourg cette nuit, pour convaincre la Grèce de ne pas abandonner l'Euro d'après le journal allemand Spiegel

http://www.eleconomista.es/flash/noticias/3045874/05/11/Grecia-quiere-abandonar-el-euro-segun-el-diario-aleman-Spiegel-.html

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Message  Roseau le Sam 7 Mai - 18:45

Ces fumiers demandent de privatiser tout ce qui reste et frapper encore plus les salaires.
La seule solution:
- la répudiation de la dette (voir doc remarquable que je viens de mettre sur fil "Où va la crise")
- et le contrôle de grands secteurs de l'économie par un gouvernement des travailleurs

Mais préparons-nous, le Papandréou local, le capital le cajole pour l'amener ici bientôt en 2012
soutenu par les GPPR et le PS (grands et petits partis réformistes)
car avec Sarko, ils n'arriveraient pas à contenir une grève générale jusqu'à affrontement.
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Message  fée clochette le Mer 11 Mai - 11:00

Grève générale en Grèce, le 11 mai 2011
Message de solidarité de Bernard Thibault aux organisation syndicales grecques


Cher Collègue,
Au nom de la CGT de France, je tiens à vous exprimer toute notre solidarité pour la nouvelle journée d’action nationale que vous organisez demain, 11 mai.
La situation en Grèce prend des proportions inadmissibles. Le dernier train de mesures du gouvernement Papandréou, présenté comme seule « issue » possible à la crise, ne fait au contraire qu’accroître la récession, augmenter le chômage et installer la population dans une précarité à long terme. Les salariés ont déjà vécu une diminution de leurs revenus de 25% – par la suppression des 13e et 14e mois – tandis que les retraités subissaient des coupes massives de leurs pensions. La population désespère.
En ces temps très difficiles, sachez que les salariés français sont à vos côtés. Le congrès de la CES, qui se déroulera dans votre capitale la semaine prochaine, sera une nouvelle fois l’occasion d’exprimer notre solidarité envers toutes celles et tous ceux qui font les frais des politiques économiques mises en œuvre par leurs gouvernements. Ce congrès sera également une tribune pour exprimer ce que veulent les salariés, et leur rejet de ces politiques. La résolution, « Solidarité dans la crise », adoptée par le Comité exécutif du 28 avril 2011, ne restera pas lettre morte.
Je vous prie de bien vouloir transmettre à tous les salariés de Grèce nos meilleurs vœux de réussite pour cette nouvelle journée d’action.
Meilleures salutations fraternelles
BT
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Message  sylvestre le Mer 11 Mai - 11:37

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/05/11/greve-generale-en-grece-contre-la-rigueur_1520055_3214.html

Grève générale en Grèce contre la rigueur

Les ferries assurant les dessertes des îles sont restés à quai, et les trains en gare, en raison de la grève générale, mercredi.

Les ferries assurant les dessertes des îles sont restés à quai, et les trains en gare, en raison de la grève générale, mercredi.REUTERS/JOHN KOLESIDIS

La Grèce tournait au ralenti, mercredi 11 mai, avec des transports perturbés, des administrations fermées et privée d'information, pour cause de grève générale contre un nouveau tour de vis attendu de la politique de rigueur appliquée par le gouvernement socialiste. A l'appel des centrales syndicales, GSEE du privé et Adedy du secteur public, ainsi que du front syndical communiste Pame, des milliers de manifestants doivent aussi défiler à la mi-journée contre cette austérité.

D'importantes forces de police commençaient d'être déployées dans la matinée sur le parcours prévu des cortèges, traditionnellement émaillés de violences imputées à des groupes autonomes. Trois employés de banque étaient morts le 5 mai 2010 en marge d'une telle manifestation, asphyxiés dans l'incendie de leur agence provoqué par un jet de cocktail Molotov.

INTERRUPTION DU TRAFIC AÉRIEN

La grève, la deuxième depuis le début de l'année, et la neuvième depuis le début de la crise grecque l'hiver dernier, va entraîner l'interruption du trafic aérien durant un arrêt de travail des contrôleurs de 12 heures à 16 heures, heure locale (11 heures-15 heures, heure de Paris). Les deux compagnies grecques, Olympic Air et Aegean, ont annoncé l'annulation respectivement de 33 vols intérieurs et un vol sur l'étranger et de 13 dessertes intérieures et deux sur l'étranger.

Les ferries assurant les dessertes des îles sont aussi restés à quai, et les trains en gare, y compris celui desservant l'aéroport d'Athènes, tandis que les transports urbains seront perturbés par des arrêts de travail. Le mouvement doit aussi affecter administrations, écoles et hôpitaux, tandis qu'aucun bulletin d'information n'était diffusé du fait d'une grève de vingt-quatre heures dans tous les médias.

Les syndicats protestent contre un durcissement de la cure d'austérité, assorti d'une intensification des privatisations, annoncés mi-avril par le gouvernement, un plan qui est actuellement évalué et discuté avec les représentants des bailleurs de fond du pays, Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne.

PRÊTS SUPPLÉMENTAIRES

La Grèce est proche d'un accord pour des prêts supplémentaires de l'Union européenne et du Fonds monétaire international qui atteindraient 50 à 60 milliards d'euros en échange de privatisations importantes, rapporte la presse grecque de mercredi. A Londres, le coût d'assurance de la dette grecque contre un défaut de paiement était en baisse, mercredi, après ces informations.

"La Grèce devrait signer un nouveau mémorandum avec la troïka (UE-FMI-BCE) pour assurer la poursuite de son financement avec environ 60 milliards d'euros, en plus du plan de 110 milliards d'euros en cours", rapporte le quotidien Ta Nea. "Le nouveau prêt, s'il est approuvé, couvrira les besoins de 2012, soit environ 27 milliards d'euros, et ceux de 2013, qui sont estimés à environ 32 milliards d'euros", écrit Ta Nea.

En contrepartie, la Grèce devrait organiser un très important programme de privatisations, précise le journal, qui cite des sources de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. Il ne donne pas plus de détails. Selon le quotidien financier Imerisia, la Grèce est proche d'un accord sur un nouveau prêt de 50 milliards d'euros qui sera garanti par divers actifs, dont des biens immobiliers.



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Grèce - Page 2 Empty 3 morts

Message  irneh09218 le Jeu 12 Mai - 9:16

3 morts lors des dernières manifestations...

http://www.elmundo.es/mundodinero/2010/05/05/economia/1273057700.html?a=af606548c599014a9970829e4bc92632&t=1273061756&numero=
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Message  yannalan le Jeu 12 Mai - 10:59

Tu sais en quelle année on est, irneh ?

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Message  irneh09218 le Ven 13 Mai - 9:00

par yannalan le Jeu 12 Mai - 10:59
Tu sais en quelle année on est, irneh ?

Excuses, ce doit être le tremblement de terre... Arrow
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Message  sylvestre le Ven 13 Mai - 11:46

http://nouvelleshorslesmurs.wordpress.com/2011/05/12/greve-du-11-mai-en-grece-violement-attaque-par-la-police/#more-516

Grève du 11 mai en Grèce: violement attaqué par la police.

Un manifestant gravement blessé et toujours en état critique.

La grève du 11 mai a commencé comme d’habitude. On pourra même dire que la participation n’était pas aussi grande comparativement aux dernières grèves générales (entre 40.000 et 50.000 personnes). L’ambiance était également plus calme et les incidents violents (de la part des manifestants) moins nombreux que d’autres fois.

Malgré ça la police a attaqué avec une violence sans précédent et sans provocation apparente la fin du cortège de la manifestation (blocs d’extrême gauche, anti-autoritaires, anarchistes, assemblées de quartiers, syndicats de base, trotskystes, …)

Les policiers de MAT (CRS) ont utilisé tous ce qu’ils pouvaient : des matraques, des boucliers, des extincteurs, des coups de bottes et bien sur des gazs lacrymogènes et des grenades de bruit et de lumière…Et tout ça en visant les têtes et les poitrines des manifestants…







Athènes



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Message  Copas le Jeu 26 Mai - 0:10

et là un site avec des photos :

http://prezatv.blogspot.com/
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Grèce - Page 2 Empty Manifs et occupations

Message  Roseau le Jeu 26 Mai - 19:45

http://oclibertaire.free.fr/spip.php?article1008
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Message  Roseau le Sam 28 Mai - 20:55

Video rassemblement des indignés
https://www.youtube.com/watch?v=VGeCc0JbHD8&feature=player_embedded
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Message  Copas le Sam 28 Mai - 21:43

et toujours le formidable live ne permanence à Athènes http://www.zougla.gr/page.ashx?pid=85&playerType=flash

c'est en haut à droite, on agrandit la fenêtre, ça bouge surtout les fins de journées jusqu'à tard dans la nuit avec des animateurs du live...

Le NPA peut faire, le NPA doit faire (et pour les animateurs, on a des retraités).

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Grèce - Page 2 Empty Belle video d'Athènes

Message  Roseau le Dim 29 Mai - 2:45

https://www.youtube.com/watch?v=E4sc67pfFhw&feature=player_embedded#at=86
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Message  Oudiste le Lun 30 Mai - 16:28

Les privatisations menacent la Grèce d'explosion sociale

Par Alexia Kefalas
29/05/2011 |

Face à la pression de la zone euro et du FMI, le premier ministre grec assure que le pays va enfin engager son programme de privatisations, représentant 50 milliards d'euros. Les syndicats sont vent debout.

À Athènes

Les ports, les aéroports, les chemins de fer, l'eau de Thessalonique et d'Athènes, les hippodromes, les télécoms et la Banque postale constituent la première vague d'entreprises grecques à vendre. Athènes compte récupérer ainsi 50 milliards d'actifs publics d'ici à 2015, au grand dam des Grecs.

Tous les partis politiques, autres que le parti au gouvernement, désapprouvent les initiatives du premier ministre socialiste Georges Papandréou qui est au pied du mur. Athènes négocie actuellement le déblocage crucial, prévu en juin, de la cinquième tranche de 12 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par la zone euro et le Fonds monétaire international pour la sauver de la banqueroute. Or, le FMI et Bruxelles lui reprochent des retards dans les privatisations et des économies insuffisantes.


Le ton ne cesse de monter. Dimanche, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a laissé entendre au magazine allemand Spiegel que l'aide pourrait être bloquée. De son côté, le premier ministre grec n'a d'autre choix que de répéter qu'il tiendra cette fois ses engagements. La Grèce lancera dans les «toutes prochaines semaines» le vaste programme de privatisations, a encore déclaré samedi Georges Papandréou, après un entretien avec son homologue canadien, Stephen Harper.
Économie paralysée

Reste à savoir si le gouvernement réussira cette opération de désendettement dans un pays où l'économie est paralysée et la grogne sociale ne cesse de monter. Nombre d'experts parient sur l'échec de ce programme de privatisations, devenu de facto l'une des pierres d'achoppement entre le gouvernement et les syndicats. Ces derniers ont un statut à part en Grèce, comme l'explique Giorgos Delastik, analyste politique: «Jusqu'à présent, les syndicats étaient dirigés par des proches du Parti socialiste. Certains membres dirigeants se sont même lancés en politique dans ce parti. Mais, aujourd'hui, même les syndicats s'indignent de la politique de Georges Papandréou, qui vend des sociétés nationales, pourtant en bonne santé financière, à moitié prix. Même ses ministres ne veulent pas signer ces ventes par peur de passer pour des traîtres. Le climat est donc tendu», souligne-t-il.

Pour Ilias Iliopoulos, le secrétaire général du syndicat du public, il n'est pas question de laisser plus d'étrangers s'installer et diriger la Grèce. «Depuis un an, toute la politique gouvernementale est aux ordres d'instances étrangères. C'est donc une occupation, une dictature, une colonisation. Georges Papandréou n'a plus de crédit, ni de légitimité» affirme-t-il.

Depuis quelque temps, le gouvernement pointe du doigt dans certaines sociétés publiques des abus qui devraient disparaître en cas de privatisation. «Il y a trop d'employés, certains ne font rien de la journée, d'autres, qui ne sont même pas cadres, gagnent 4000 euros par mois avec les primes alors que d'au­tres peinent à obtenir 800 euros», confie un conseiller du gou­vernement sous couvert d'anonymat.

Il n'empêche, les syndicats sont prêts à tout pour mettre des obstacles à la réalisation de toute privatisation. «Les sociétés étrangères se leurrent , reprend Ilias Iliopoulos. Elles croient, à tort, que nous avons accepté de détruire nos acquis sociaux avec le plan de rigueur que nous subissons depuis un an. C'est rêver que de croire qu'ils vont pouvoir s'installer tranquillement et envoyer des milliers de Grecs au chômage dans des conditions sociales dégradantes» .


Le dos au mur

Cette méfiance est exacerbée par un climat social dégradé. La récession continue de sévir. Le chômage bat un nouveau record, à 16%, et plus d'un jeune Grec sur trois affirme vouloir quitter le pays pour trouver un avenir meilleur ailleurs. Des députés allemands, récemment de retour d'une visite en Grèce, ont reconnu que le pays était sinistré et que l'Union européenne ne pouvait plus imposer de nouvelles mesures aux Grecs. Pourtant le pays, dont la dette représente 150% du PIB n'a d'autre choix que d'assainir ses comptes face à la pression grandissante de la zone euro et du FMI.

Le gouvernement grec a longtemps joué la montre pour tenter d'endiguer la dégradation du climat social. Au­jourd'hui, il ne peut plus reculer alors même que les deux grandes centrales syndicales espèrent profiter du mouvement des indignés grecs pour mobiliser un maximum de personnes sur la place centrale d'Athènes le 4 juin et pour la grève générale du 21 juin. La tension est extrême.
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Message  Roseau le Lun 30 Mai - 20:38

D'après AP, 30 000 personnes rassemblées hier soir dans le coeur d'Athènes.
En fait beaucoup, beaucoup plus. Et pas seulement à Athènes.
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