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Belgique - Page 2 Empty L'ère des ruptures de classe

Message  Copas le Lun 5 Mar - 21:36

L'heure des ruptures sociales et recompositions politiques a-t-elle sonné en Europe ?

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La FGTB carolo dit non à l'austérité "aménagée" et réfléchit à une alternative politique


Les assemblées générales interprofessionnelles de délégué(e)s sont devenues une tradition à la FGTB de Charleroi. Ces derniers temps, elles ne sont pas rares, et très intéressantes politiquement.

Lors de l'assemblée préparatoire à la grève du 30 janvier, on avait déjà entendu plusieurs interventions musclées contre la social-démocratie. Un délégué de la sidérurgie avait même plaidé pour la rupture de tous les liens avec le PS, qualifié "d'ennemi de la FGTB". Embrayant dans le même sens, notre camarade André Henry avait proposé que le mouvement syndical œuvre activement à l'émergence d'une nouvelle force politique, sur base d'une programme anticapitaliste.

Jeudi 16 février, une nouvelle assemblée était convoquée pour faire le bilan de la grève du 30 janvier, évaluer son impact et préparer la journée d'action européenne du 29 février. Le moins qu'on puisse dire est que les troupes carolo ne voient pas dans les mini-concessions gouvernementales les "avancées" saluées par Anne Demelenne. Les délégué-e-s dénoncent plutôt une manœuvre visant à diviser et à désamorcer la riposte syndicale, en vue des nouvelles attaques qui ne manqueront pas lors du contrôle budgétaire.

Mais c'est surtout la radicalisation politique qui mérite d'être épinglée. Des militant-e-s qui ne sont pas précisément étiqueté-e-s d'extrême-gauche n'ont pas craint d'affirmer avec force que le PS a "trahi les travailleurs" et "planté un poignard dans le dos" du monde du travail. Toutes les interventions étaient du même tonneau, et certaines émanaient de militants connus jadis pour leur appartenance de longue date au PS.

Vraiment, la coupe est pleine. Non seulement les secrétaires l'ont compris, mais en plus ils ouvrent carrément le débat sur l'alternative. Dans une intervention remarquée, au cours de laquelle il a tiré la sonnette d'alarme sur le précédent grec, le président des métallos Hainaut-Namur, Antonio Cocciolo, a déclaré que le Comité Permanent prendrait ses responsabilités afin que le mouvement syndical dispose à l'avenir d'un relais politique digne de ce nom.

Dans cet esprit, il a annoncé que la direction interprofessionnelle régionale envisageait de rédiger un programme et d'interpeller toutes les forces à gauche du PS afin qu'elles s'unissent sur cette base. Le secrétaire régional, Daniel Piron, est intervenu avec force dans le même sens.

Cela fait plusieurs années que la FGTB Charleroi-Sud Hainaut (102.000 affilié-e-s) prend ses distances avec le Parti Socialiste.

L'époque des Premier Mai de l'Action Commune est enterrée depuis belle lurette. Plus récemment, lors de son dernier congrès statutaire, la régionale avait annoncé qu'elle serait dorénavant ouverte à des relations avec tous les partis démocratiques de gauche. C'est d'ailleurs dans le cadre de cette ouverture qu'une délégation de la LCR Hainaut a eu l'occasion de débattre avec les membres du Comité Permanent l'analyse exposée dans notre "Lettre ouverte aux syndicalistes", qui porte précisément sur les conclusions à tirer du fait que le mouvement syndical n'a plus d'amis politiques au parlement...

La radicalisation à gauche du syndicat socialiste carolo ne tombe donc pas du ciel, mais il est indiscutable qu'elle s'est considérablement approfondie, étendue et accélérée depuis que les militant-e-s sont confronté-e-s à la brutale offensive d'austérité menée sous la houlette d'Elio Di Rupo.

A cet égard, un fait qui ne trompe pas est que la radicalisation touche notamment les syndicalistes du secteur Admi de la CGSP (les administrations locales et régionales).

Il va sans dire que les syndicalistes de ce secteur sont traditionnellement, disons, assez proches des majorités PS dans les communes hennuyères. Or, ce sont précisément des responsables et militant-e-s de la CGSP Admi qui ont chahuté les réceptions de Nouvel An de Rudy Demotte à Tournai, et d'Elio Di Rupo à Mons.

Une rupture analogue se prépare-t-elle au Pays Noir? Il est trop tôt pour le dire, mais une centaine de syndicalistes, inquiets des nouveaux assainissements qui se préparent au niveau de la commune, se sont rassemblés le 17 février devant l'hôtel de ville afin d'interpeller le pouvoir échevinal...
Nul doute que le débat qui s'ouvre sera passionnant. La question posée est en effet fondamentale: l'indépendance syndicale, a laquelle toutes et tous sont attaché-e-s à juste titre, implique-t-elle que le syndicat ne peut rien être d'autre qu'un "contre-pouvoir", absent du terrain politique et laissant la politique aux partis?

Cette conception "purement syndicale" ne laisse-t-elle pas le champ libre à un PS qui trompe cyniquement sa base sociale dans le monde du travail? Dès lors que la solution de la crise dépend de décisions politiques, le syndicat ne doit-il pas œuvrer activement à l'émergence d'une alternative politique conforme aux intérêts de ses deux millions et demi d'affilié-e-s et appuyée sur leur mobilisation?

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Belgique - Page 2 Empty Ruptures

Message  Copas le Lun 5 Mar - 21:56


Belgique - Page 2 Voormi10
Des délégations flamandes écrivent à Rudy De Leeuw et "aux camarades de la FGTB"

Nous publions ci-dessous, une lettre ouverte lancée par des délégations de la FGTB en Flandre. C’est une initiative importante qui doit être diffusée plus largement et particulièrement du côté francophone.

Camarade Rudy, Camarades de la FGTB,

Nous n’irons pas par quatre chemins : nous en avons soupé de notre soi-disant relais politique.


Le président du SPa qui se distancie des grèves et est fier de ne pas être syndiqué.
Une ministre de l’emploi qui, du haut de la théorie, prend des mesures absurdes qui ne résisteront jamais à la pratique.
Le ministre de l’économie qui verrait bien une adaptation de l’index.

Ce n’est pas un relais politique, camarade Rudy, c’est une résistance politique.

Il faut tourner la page, c’en est assez du statu quo. En tant que FGTB nous avons assez de propositions pour le monde du travail, pour une société plus sociale, pour un autre monde. Des propositions normales, grâce auxquelles les gens qui travaillent se porteront mieux, la pratique le montre tous les jours ! Ces propositions auraient pu aider des dizaines de milliers de gens ces dernières semaines, ces derniers mois.

Un petit aperçu :
En 2011, 67.169 Flamands ont frappé à la porte d’Eandis
(ndlr. : distributeur de gaz et d’électricité en Flandre) parce qu’ils ne pouvaient pas payer leurs factures d’électricité et de gaz. Nous avons déjà dans le passé payé notre TVA en amortissant les centrales nucléaires et nos prix sont, de même que le taux de cette TVA, plus élevés que dans les pays voisins. Qu’en est-il de notre position de consommateurs, pour ne pas parler toujours de notre position concurrentielle ?
· Diminuer la TVA de 21 à 6%!
· Prix maxima pour l’énergie!

En 2011, Fortis a fait 6 milliards d’Euros de profits nets, impose une austérité de 3% à son personnel, distribue 10.000 voitures que la population devra payer et distribue en plus de cela encore un dividende de 1,2 Euros par action. Toute honte bue !
· Il faut une banque publique où l’argent épargné est de l’argent t épargné !
· L’Etat ne peut être garant que pour l’épargne, pas pour les spéculations.
· Régulation du secteur financier!
· Qu’ils spéculent s’ils le veulent, mais, s’ils se cassent la figure, nous ne voulons pas continuer à essuyer les plâtres!

Nokia, Bekaert, Crown Cork. Des milliers de gens sans emploi ! Des entreprise qui font des profits mais licencient quand même du personnel, comment peut-on trouver ça normal ?

Ce ne sont pas des cas exceptionnels : des milliards de chèques en blanc sont distribués à des entreprises qui n’offrent pas un seul emploi en contrepartie. Plus grave encore, ils emploient notre argent pour licencier des gens !

Des entrepreneurs ont fondé plus de 45.000 fausses entreprises pour ne pas devoir payer d’impôts.
Le paysan De Clerck peut frauder 400 millions d’euros et l’Etat doit encore lui dire merci, nous lui devons 22.500 euros alors que c’est lui qui nous est redevable de 400 millions. Le monde à l’envers !

Le secrétaire d ’Etat progressiste à la lutte contre la fraude fiscale crie fièrement du haut de sa tour Saint Pierre à Ostende : 700 millions d’Euros, voilà ce qu’il va tenter de récupérer sur la fraude. 700 millions sur un total calculé de 40 milliards annuellement. Le filet qui devrait ramener un gros poisson ne ramène que des goujons. Celui qui dit qu’il n’y a pas d’argent est un menteur. La lutte contre la fraude fiscale, à elle seule, devrait rapporter 40 milliards !

· Plus de chèques en blanc aux entreprises, notre argent doit être investi dans des emplois, et de la recherche et du développement !
· Les entreprises qui font des bénéfices ne peuvent plus continuer à licencier dans le seul but de maximiser leurs profits!
· Une lutte sérieuse contre la fraude fiscale et sociale!

Les services publics ne sont plus des services au public, tout tourne pour l’argent et le profit. Un train sur sept est en retard, plus de soixante trains sont supprimés tous les jours. Quand les médias en parlent, cela devient une bonne nouvelle : six trains sur sept sont à l’heure. Les gens qui sont quotidiennement les dupes de ces soixante trains supprimés, la télé ne les filme jamais ! On économise quatre milliards dans la sécurité sociale, on veut gagner de l’argent sur la santé des gens.

On ne veut plus garantir que les frais des soins de santé de base, pour le reste nous devrons prendre des assurances. C’est ce qu’on lit aujourd’hui dans les médias !

Le riche aura ainsi droit à une meilleure santé.
Ce n’est pas un progrès, c’est un recul camarade! Pour nous, c’est clair : les services publics ne peuvent servir qu’à rendre des services, et pour cela ce sont les services rendus qui doivent être au centre, et plus le profit. Les services publics et tout ce qui a trait à la Sécurité Sociale doivent donc être socialisés. Qu’il y ait des gens qui n’en ont jamais assez, nous en sommes bien conscients. Le privé peut donc rester libéralisé, mais il doit être soumis à une réglementation stricte. Il faut en finir avec les excès des bonus, des parachutes dorés et des traitements exubérants. Le sens des réalités, ce n’est pas seulement pour Monsieur Toulmonde, c’est pour chacune et chacun!

Ce ne sont que quelques propositions, camarade Rudy. Des propositions qui n’ont pas d’écho chez notre résistance politique, mais qui ont de l’écho auprès de beaucoup de travailleurs ordinaires. Tu sais camarade : ceux qui sont les citrons des partis néolibéraux et de l’Europe asociale de Merkozy.

Nous sommes certains que beaucoup de travailleurs peuvent se retrouver dans ces propositions.

Pour pouvoir les réaliser, il faut que ces propositions deviennent des objectifs de combat. Pour cela, nous avons besoin d’un vrai relais politique.

Nous savons les partis de gauche et les groupes de pression comme le PTB, Rood !, PSL, LCR et Vonk sont favorables à ces propositions et qu’ils peuvent les défendre s’ils arrivent à surmonter leurs divergences. Nous sommes certains aussi que des gens dans le SPa et dans d’autres partis peuvent accepter ces propositions. De même que les milliers de militants qui se retrouvent sans domicile fixe au sein de la gauche.
C’est à la FGTB de rassembler tous ces gens de sorte que nous ayons de nouveau un vrai parti pour le monde du travail.

Il est temps que nous à la FGTB on laisse tomber les politiciens centristes du SPa s’ils ne veulent pas défendre nos valeurs et nos propositions et que nous tendions la main à ceux qui veulent s’embarquer dans un vrai projet social et politique de gauche !
Camarade Rudy, nous annonçons la couleur et nous le ferons aussi en direction du sommet du SPa, vers les partis de gauche ainsi que vers nos propres militants, et les autres.

Nous diffuserons cet appel parmi eux de même que nous le diffuserons au sein de la FGTB, en espérant que nombreux seront ceux qui se rangeront derrière cette requête.

Salutations combatives,

Le délégations syndicales :
SETCa /CENTRALE GENERALE RAFFINERIE TOTAL ANVERS – FGTB CHIMIE BAYER ANVERS – TRAVAILLEURS D’AGFA GEVAERT – SETCa CENTRALE GENERALE BRC ANVERS – FGTB EVONIK ANVERS - DAF FGTB
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Belgique - Page 2 Empty Le syndicalisme belge recompose la gauche

Message  Copas le Mar 22 Mai - 22:09

La peur doit changer de camp !

Une partie du syndicalisme belge a décidé de recomposer le champ politique belge et pèse de plus en plus durement sur la scène politique.

Cette situation d'un mouvement syndical qui bouscule le champ politique renvoie à la diversité des processus de recomposition des organisations du camp de l'émancipation dans beaucoup de pays. Même avec beaucoup d'illusions, et des illusions qui paraissent comparables au FdG.
Toutefois, une organisation totalement ouvrière n'est pas de même nature qu'un front largement excentré de la classe ouvrière et pas organisé dans les entreprises, dirigé par des claques nomenclaturistes.

Les relations se tendent à grande vitesse depuis 1 an avec le PS belge.

On est très loin du polochon Thibault en matière d'orientation.

Il existe une fermentation indéniable en Belgique (qui ne se voit d'ailleurs pas que là mais dans les grèves, les mouvements d'indignés qui ont été plus massifs, etc).

Bien écouter le discours du 1er mai prononcé par Daniel Piron, secrétaire régional, au nom du comité permanent de la FGTB de Charleroi-Thuin.

Vidéo là
http://telesambre.rtc.be/content/view/14396/166/


et là aussi :


Le texte de Freddy Mathieu, ex-secrétaire régional de la FGTB de Mons-Borinage :


A gauche, le débat enfin ouvert ?

Le 1er mai 2012 fera date pour la gauche en Belgique. Dans des échos publiés la veille et dans son discours le 1er mai face aux militants rassemblés devant la FGTB carolo, le Secrétaire Régional, Daniel Piron, a exprimé avec force et clarté ce que des centaines de militants syndicaux ne cessent de se répéter depuis des années : le syndicalisme est orphelin, ses « relais politiques naturels » le Parti Socialiste et (dans une moindre mesure) Ecolo, ont achevé leur conversion au libéralisme économique et se contentent dès lors « d’accompagner » le capitalisme et de soigner ses crises à répétition avec de la poudre de perlimpinpin.

Ce que vivent chaque jour les travailleur(se)s et leurs déléguéEs, c’est l’extrême sauvagerie de ce système inhumain : restructurations, licenciements, durcissement des conditions de travail, exclusion, racisme et précarité à tous les étages, mise en concurrence des travailleurs, chômage massif, politiques d’austérité, attaques contre les conquêtes sociales, contre les services publics, etc.… ne sont que le résultat de la course au profit qui est le fondement même du système. Daniel Piron le proclame « Il nous faut, et je sais, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous, convaincus, mettre ce système capitaliste aux oubliettes de l’histoire. Ce système ne peut être réformé. Il doit disparaître. »

C’est au nom de toutes les composantes de la FGTB de Charleroi (la 2ème régionale de la FGTB wallonne en nombre d’affiliés) qu’il ajoute : « Combien de temps allons-nous encore, Camarades, nous laisser tondre la laine sur le dos ? Quel est le déclic dont nous avons besoin pour que la peur change de camp ? »
Après avoir passé en revue les dérobades, reculs (sinon trahisons) des sociaux-démocrates, estimant « qu’à force de composer, on se décompose, on se dilue. Et pour l’instant, c’est la gauche qui se dilue dans la droite » le responsable de la FGTB a lancé un appel sans ambigüité : « Aujourd’hui, camarades du PS, la politique du moindre mal ne passe plus chez nos militants. La phrase magique « ce serait pire sans nous » fait offense à leur intelligence. (…) Ce que nous lançons comme appel, c’est un appel à rassembler à gauche du PS et d’ECOLO.

Il y a là des forces vives, actives, militantes et anticapitalistes porteuses d’espoir pour le monde du travail. Je sais que cela ne sera pas chose facile, mais si chacun peut faire un pas vers l’autre, PTB, LCR, PSL, PC, gauche chrétienne peut-être, gauche du PS et d’ECOLO s’il en reste, sûrement, nous pourrons certainement , nous l’appelons de toutes nos forces, renouer avec l’espoir pour le monde du travail. (…) Et ce, en toute indépendance syndicale s’entend. »

Un simple discours de 1er mai ? Non, car Daniel Piron précise immédiatement : « Mais se contenter de l’affirmer du haut de cette tribune ne suffit pas. Faut-il encore nous en donner les moyens et le relais politique pour concrétiser notre objectif. »
Et d’insister sur la méthode : « Mais l’indépendance syndicale n’est pas synonyme d’apolitisme. Et chacun sait l’importance d’un relais politique. Nous n’agirons toutefois nullement dans la précipitation.

Loin de nous cette idée de construire cette force à gauche du PS et d’ECOLO dans les prochains jours ou prochaines semaines. Un travail en profondeur reste à mener d’abord avec nos militants même si nous sommes convaincus qu’ils partagent notre vision. C’est eux qui l’ont générée. Après les élections communales, sur base du programme de la FGTB, nous interpellerons les forces de gauche (…) et nous mesurerons à quel niveau elles partagent nos valeurs et nos objectifs. »

Chacun doit prendre ses responsabilités

Si ces déclarations ont été chaleureusement applaudies par les centaines de militant(e)s syndicaux(ales) présent(e)s à Charleroi, il faut bien constater que cet appel n’a pas encore reçu l’accueil qu’il est en droit d’attendre au sein des différentes composantes de la gauche. Le PS minimise : « on est habitué à ces crises cycliques ».

Du côté de certains pontes syndicaux, coincés dans leurs vieilles habitudes aux accents « sous-régionalistes », on n’hésite pas à ressortir les vieilles rengaines sur le thème « l’important c’est de rassembler »... Critiquer le PS un matin et se « rassembler » avec lui dans l’Action Commune Socialiste le lendemain ? De faux arguments d’unité pour éviter de répondre aux questions clés. « Le Soir » du vendredi 4 mai donnait le ton de ces pseudo-arguments et tirait déjà une conclusion provisoire « Retour au début : en définitive, il ne se passera peut-être pas grand-chose de neuf à la gauche de la gauche, même s’il se passe indéniablement quelque chose à Charleroi… »[1]

Peu d’échos aussi du côté des petites organisations de la gauche pourtant si promptes à s’autoproclamer « incontournables ». A titre d’exemple, du côté du PTB, la page Facebook du parti à Charleroi est restée muette et le site national se limitait jusqu’au 4 mai à dire quelques mots, assez flous, sur la prise de position de la FGTB-Charleroi « (qui) nourri de grands doutes quant à la volonté du PS », escamotant la proposition pourtant adressée clairement au PTB dans le discours de Daniel Piron.

D’une semaine à l’autre, la différence est troublante : les dirigeants du PTB qui avaient si bien courtisé Bernard Wesphael ont fait bien peu de cas de la proposition d’une organisation comptant plus de 100.000 affiliés…

D’autres, trop occupés à la préparation des listes pour les élections communales, semblent empressés de tourner cette page du 1er mai 2012 : n’est-il pas plus simple de se cantonner à une intervention propagandiste abstraite sur la nécessité de « construire un parti des travailleurs » que de mettre la main à la pâte ?

Au boulot !

Le discours de 1er mai de la FGTB Charleroi a un immense mérite : il ouvre, enfin, le débat à gauche
autrement que par le petit bout de la lorgnette.
Ce que propose la FGTB Charleroi est d’une autre nature que les habituels « cours sur l’unité » qui s’ouvrent avant chaque scrutin et se referment aussitôt après… A Charleroi, mais aussi dans les autres régions, ce n’est pas tous les jours que, des rangs syndicaux, monte une analyse et surtout des propositions pour sortir de l’impasse dans laquelle la social-démocratie a conduit les travailleurs. Je ne doute pas que des responsables syndicaux sincères mettront de côté leurs particularismes et leurs (petites) divergences, pour enrichir ce débat crucial pour le mouvement ouvrier. Si c’est le cas les « petits réflexes des petits appareils » apparaîtront pour ce qu’ils sont : anecdotiques…

Personnellement je pense que les militantEs (et les organisations, bien entendu) doivent sortir de leur torpeur et saisir cette main tendue par l’organisation syndicale. Dans le texte qu’il a publié, Freddy Bouchez a totalement raison d’écrire « Celles et ceux qui aujourd’hui, dans ou à l’extérieur du mouvement syndical, prennent des initiatives pour concrétiser cette recomposition à gauche sont à soutenir. Nous devons nous engager avec eux pour que ce nouveau parti anticapitaliste devienne réalité. »[2]

J’espère que dans d’autres régions, au sein des organisations syndicales, dans les milieux associatifs et chez tous les « indignés », des militants vont s’approprier ce chantier et se (re)mobiliser.

Je pense à tous ceux qui en décembre 2011 ont râlé comme pas possible quand le PS les a ignorés en faisant passer en trombe les mesures sur les fins de carrière. Je pense aux militants que Rudy Demotte a traités « d’intempérants » et à ceux que Di Rupo a accusé de « conduire le peuple vers l’abîme » (lors de la présentation de leurs « bons » vœux…). Je pense aux travailleurs sans emploi et particulièrement aux jeunes qui vont se faire jeter par dizaines de milliers d’ici quelques mois. Je pense à tous ces militants qui ont contribué au succès de la grève du 30 janvier et aux actions du 29 février et qui savent que, comme en Grèce, en Espagne et au Portugal, les politiques d’austérité drastique sont passées grâce aux « socialistes ». Qui savent que sans se dégager de cette impasse politique, le mouvement syndical est condamné à subir de lourdes attaques ou devenir, au mieux, un rouage du système.

Freddy Mathieu,

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Message  ulrik le Mar 5 Juin - 21:38

Au cours du week-end de la Pentecôte, les 26, 27 et 28 mai, s'est tenue, à Wépion, l'école anticapitaliste de printemps de la Formaton Léon Lesoil dans son édition 2012. Une rencontre entre des militants et des militantes internationalistes, politiques et syndicalistes, jeunes et moins jeunes, venuEs de différents pays et de divers horizons pour nous faire partager leurs expériences et leurs visions. Nous publierons les comptes-rendus de différents moments sur ce site...
Ecole anticapitaliste de printemps 2012 de la LCR



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Message  ulrik le Mar 5 Juin - 21:44

La lettre aux syndicalistes

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Message  sylvestre le Sam 8 Sep - 15:37

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Message  Copas le Sam 15 Sep - 12:45

10 000 travailleurs belges sont venus défilé dans les quartiers chics d'Ixelles (l'équivalent du 16 eme arrondissement et de Neuilly) à l'appel de la FGTB pour protester contre les mesures fiscales du gouvernement (et parce qu'ils ont été très énervés par le milliardaire français qui voulait la nationalité belge).



Voir aussi : http://www.ptb.be/nieuws/artikel/10-000-manifestants-de-la-fgtb-sifflent-le-coup-denvoi-dun-automne-chaud.html

Voir aussi : http://videos.lesoir.be/video/801276e33e4s.html

Par ailleurs :
Les tensions dans la FGTB, et la critique de Francis Gomez de la FGTB Métallos, sur les manifs bidons sans précision sur les revendications :



Les tensions qui habitent le mouvement ouvrier belge sont de plus en plus vives, avec des oppositions de plus en plus marquées au PS et à la direction de sa centrale syndicale.

Pour rappel en Avril :

La FGTB de Charleroi prône la création d'un parti à la gauche du PS et d'Ecolo
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Message  Roseau le Lun 1 Oct - 18:17


Le gouvernement entend faire baisser les allocations de chômage
par phases, en moyenne de 25% à partir de novembre.
Ces mesures toucheraient environ 130.000 des 300.000 personnes qui perçoivent une allocation.
Les chefs de ménage verront une diminution de 12%,
les isolés une baisse de 17,5%.
Les cohabitants seront les plus touchés : leurs allocations diminueront de 41,5%, à 484 euros par mois.


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Message  yannalan le Mar 16 Oct - 13:15

Le PTB/PvDA (ex-maos) fait plus de voix que d'hab et arrive à faire élire des conseillers.Le reste de l'extrême-gauche a l'air aux abonnés absents.

http://ptbplus.be/communiques/percee-du-ptb-comme-force-emergente-gauche-dans-toute-la-belgique

yannalan

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Belgique - Page 2 Empty "Nous ne devons rien ! Nous ne paierons rien !

Message  Roseau le Jeu 25 Oct - 0:00

FGTB (Jeunes), MWB

20 octobre
Communiqué de presse des Jeunes FGTB et des Métallos wallons et bruxellois (MWB).

Les Jeunes FGTB et les Métallos Wallonie-Bruxelles appellent les organisations syndicales et mouvements sociaux belges à se mobiliser en masse, pour rejoindre le mouvement de solidarité européen, en organisant une grève générale le 14 novembre.

Le Comité exécutif de la Confédération Européenne des Syndicats, réuni le 17 octobre 2012, a appelé à une j...

ournée d’actions et de solidarité le 14 novembre prochain. Cette journée prendra plusieurs formes : grèves, manifestations, rassemblements et actions diverses.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’actionnettes contre l’austérité ! Les jeunes syndicalistes et leurs camarades métallurgistes veulent montrer avec fermeté qu’en Belgique, nous sommes solidaires et nous ne voulons pas de l’austérité ni en Grèce, ni en Espagne, … ni chez nous !

Nous devons nous mobiliser fortement pour montrer, lors de l’Accord Interprofessionnel et à tous les niveaux Européens, que les travailleurs n’acceptent plus de subir la dictature des marchés financiers !

En Europe :

Derrière les appels à plus de compétitivité, de flexibilité et de stabilité, se cache un plan qui vise à faire payer la crise, encore et encore, aux travailleurs européens, avec ou sans emploi, alors que les profiteurs de la crise - acteurs financiers et grosses fortunes - seront non seulement dispensés de toute responsabilité mais seront également les bénéficiaires directs de ces mesures.

Les éléments qui composent le Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) sont déjà appliqués en Grèce, en Irlande, en Espagne et au Portugal et les populations de ces pays sont en train de payer « cash » l’addition d’un repas qu’ils n’ont pas consommé !

En Belgique :

Des budgets viennent d’être gelés pour terminer l’année 2012 et en cette veille de constitution du budget 2013, l’état doit trouver 4,5 milliards d’euros… Accepterons-nous encore une fois de nous serrer la ceinture ?

Les Jeunes FGTB et les Métallos veulent rappeler que d’autres solutions que l’austérité existent, ce n’est pas une fatalité !

La Belgique doit revenir sur sa position et s’opposer au Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance.

Ce traité condamnera les pays d’Europe à une austérité permanente et à une dégradation sans fin de leur état d’endettement.

Nos dirigeants politiques doivent avoir le courage de dire non aux décisions européennes qui sont appliquées en Grèce et qui ne fonctionnent pas !

Le Gouvernement ne prend pas ses responsabilités et se cache une fois encore, derrière les politiques antisociales prônées par la Commission européenne en annonçant des taxes injustes supplémentaires, des coupes sombres dans les budgets publics, des sauts d’indexation….

Une mobilisation historique !

Le 14 novembre doit être un tournant pour le mouvement syndical et social européen pour stopper la régression sociale. Ces mesures sont indécentes et font reculer la civilisation !

Organisons-nous ! Prenons contact avec nos délégués, nos permanents, revendiquons clairement à nos organisations syndicales que nous voulons faire de la journée du 14 novembre une journée de grève générale européenne !

Le 14 novembre, tous les travailleurs européens seront solidaires contre l’austérité !

Contact Jeunes FGTB : Moreau Céline 0498 / 31 42 35

Contact MWB : Jean-Michel Hutsebaut 0475 / 46 50 61
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Message  ulrik le Jeu 17 Jan - 0:32

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Ecole anticapitaliste de printemps 2013 : le programme complet

ulrik

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Message  ulrik le Jeu 17 Jan - 0:40

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Message  Roseau le Jeu 17 Jan - 0:53

Ecole anticapitaliste de printemps 2013 : le programme complet[/quote]
Un beau programme, cette école!
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Belgique - Page 2 Empty Que la rage soit avec vous !

Message  ulrik le Ven 25 Jan - 0:36

Nous reproduisons ci-dessous le dernier éditorial de Nico Cue, secrétaire général des Métallurgistes FGTB Wallonie-Bruxelles, dans le périodique de son organisation. Un texte remarquable, qui pose les bons diagnostics. Oui, l'offensive capitaliste en cours est sans précédent. Oui, elle vise à détruire le mouvement syndical en tant qu'organe de défense collective des travailleurs et travailleuses. Oui, l'opposition frontale entre les intérêts du travail et ceux du capital a rarement été aussi limpide. Oui, patrons, banquiers, roi, partis traditionnels et nationalistes sont tous d'accord pour détruire les acquis sociaux. Et oui, le PS est entièrement de leur côté, de sorte que ce qui est en jeu, ce n'est pas seulement l'existence de l'organisation syndicale mais aussi la simple possibilité d'une expression politique des travailleurs ! Nous allons même plus loin: il n'y a plus aujourd'hui d'expression politique des travailleurs au sein des assemblées élues. Il est décisif d'en reconstruire une, la plus large possible, à partir des luttes. Car le déblocage de la situation n'est possible qu'en agissant à la fois sur les deux terrains: la résistance sociale et l'alternative politique. Puissent les Métallos FGTB-WB s'y engager avec toute la fermeté nécessaire (LCR-web). :

Que la rage soit avec vous !

ulrik

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Message  Vals le Ven 25 Jan - 0:47

Belgique : Ford Genk

Les travailleurs de la sous-traitance refusent le honteux accord de reprise


Ford Genk, c'est 4 300 salariés et au moins autant de sous-traitants. La production n'a pas redémarré après le référendum du 7 janvier sur la reprise du travail, qui a obtenu une très petite majorité de 53 % des quelque 5 000 bulletins valides.

Depuis l'annonce en octobre 2012 de la fermeture de l'usine programmée pour 2014, des travailleurs ont en effet bloqué les entrées et sorties de l'entreprise, notamment pour empêcher le départ des voitures finies et des pièces détachées.

L'accord négocié entre la direction de Ford et les dirigeants syndicaux prévoit une production de 123 000 voitures en 2013. Au premier trimestre, quarante jours de travail sont prévus, avec mille voitures par jour, contre 900 à 950 en temps normal. Après, rien n'est dévoilé. La direction exige surtout la libération des voitures ! En contrepartie, Ford paierait une prime de « motivation » de 40 % par jour. Les dirigeants syndicaux ont organisé le référendum, alors que les négociations sur l'avenir des travailleurs n'ont même pas commencé.

Les pressions des dirigeants syndicaux sur les travailleurs n'ont pas manqué : voter contre la reprise, c'était mettre en péril les prépensions et compromettre les négociations ultérieures... Malgré tout, 47 % ont voté contre, et sans doute plus : ainsi, des dizaines de bulletins ont été annulés car les travailleurs y avaient écrit leur sentiment. Les tensions ont été vives avec les responsables syndicaux, accusés d'avoir falsifié le résultat, d'imposer des choix honteux et de diviser les travailleurs.

Le jour prévu de la reprise, mercredi 9 janvier, la direction a prétendu que 95 % des travailleurs étaient à leur poste. La direction de Ford avait écrit au domicile de tous, menaçant à mots couverts de licenciement ceux qui ne se présenteraient pas. Quant à ceux restés au piquet de grève, ils étaient traités de casseurs et d'irresponsables dans tous les médias.

Le refus des travailleurs de la sous-traitance

Ce sont les travailleurs -- et surtout les travailleuses -- de la sous-traitance qui ont fait échouer la reprise. Il n'était pas question pour eux de reprendre à ces conditions. Le pourcentage de ceux qui peuvent prétendre à une prépension est bien moindre qu'à Ford. Ils étaient choqués aussi que les dirigeants syndicaux aient négocié dans leur dos cette prime de 40 % pour produire encore plus vite. Non seulement rien ne garantit qu'elle leur sera appliquée, mais ils s'imaginent difficilement travailler encore plus vite ! Et puis, courir pour quoi ? Pour être plus vite au chômage ? Comme l'a exprimé un gréviste : « Quand on leur aura produit leurs voitures, ils vont nous dire simplement : « Merci, maintenant on n'a plus besoin de vous. » Et on n'aura rien. »

Côté arrière de l'usine, le blocage a donc continué et la production s'est limitée à quelques dizaines de voitures, jusqu'à ce que les stocks des pièces (câbles, portes, plafonds, pédales, etc.) soient épuisés.

Un comité d'action s'est formé, composé de délégués syndicaux de la sous-traitance, outrés du déni de démocratie des dirigeants syndicaux et de la façon dont les travailleurs qui veulent se battre sont traités.

Les syndicats n'ont en effet pas reconnu la grève des sous-traitants, qu'ils jugent irresponsable et contraire à l'accord signé... Les syndicats ne payent donc aucune indemnité de grève (de 30 euros par jour la première semaine jusqu'à 45,50 euros par jour la neuvième semaine de grève). Les travailleurs au piquet de grève n'ont pas droit non plus au chômage partiel, accordé aux travailleurs de Ford « empêchés » de travailler, ce que les dirigeants syndicaux ont bien souligné. Cela leur fait déjà presque deux semaines sans aucun revenu.

La colère des grévistes

La colère des grévistes s'est retournée aussi contre les appareils syndicaux. Le 17 janvier, les négociateurs syndicaux ont été « séquestrés » quelques heures à l'hôtel de ville de Genk, suite à leur refus de tenir compte des revendications de la sous-traitance et d'admettre le comité d'action aux négociations.

Du côté de la direction, c'est la manière forte. Lundi 13 janvier, le blocage devant l'usine Ford a été dégagé par la police. Puis Ford a obtenu un jugement en référé condamnant à une astreinte de 1 000 euros par jour toute personne entravant les entrées de l'usine et des sous-traitants. Lundi 21 janvier, les huissiers ont donc pu pénétrer librement, qui plus est escortés par 200 grévistes.

Dans la matinée même, les chefs commençaient à appeler des travailleurs pour leur demander de venir travailler le lendemain. Les grévistes espèrent être assez nombreux pour que la production reste bloquée, mais discutent aussi de la possibilité de rentrer pour préparer la suite. En tout cas, ils ont gagné la fierté de refuser cette reprise conclue aux conditions de la direction.

Correspondant LO

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Message  Copas le Ven 25 Jan - 8:35

Vals a écrit:
Belgique : Ford Genk

Les travailleurs de la sous-traitance refusent le honteux accord de reprise


Ford Genk, c'est 4 300 salariés et au moins autant de sous-traitants. La production n'a pas redémarré après le référendum du 7 janvier sur la reprise du travail, qui a obtenu une très petite majorité de 53 % des quelque 5 000 bulletins valides.

Depuis l'annonce en octobre 2012 de la fermeture de l'usine programmée pour 2014, des travailleurs ont en effet bloqué les entrées et sorties de l'entreprise, notamment pour empêcher le départ des voitures finies et des pièces détachées.

L'accord négocié entre la direction de Ford et les dirigeants syndicaux prévoit une production de 123 000 voitures en 2013. Au premier trimestre, quarante jours de travail sont prévus, avec mille voitures par jour, contre 900 à 950 en temps normal. Après, rien n'est dévoilé. La direction exige surtout la libération des voitures ! En contrepartie, Ford paierait une prime de « motivation » de 40 % par jour. Les dirigeants syndicaux ont organisé le référendum, alors que les négociations sur l'avenir des travailleurs n'ont même pas commencé.

Les pressions des dirigeants syndicaux sur les travailleurs n'ont pas manqué : voter contre la reprise, c'était mettre en péril les prépensions et compromettre les négociations ultérieures... Malgré tout, 47 % ont voté contre, et sans doute plus : ainsi, des dizaines de bulletins ont été annulés car les travailleurs y avaient écrit leur sentiment. Les tensions ont été vives avec les responsables syndicaux, accusés d'avoir falsifié le résultat, d'imposer des choix honteux et de diviser les travailleurs.

Le jour prévu de la reprise, mercredi 9 janvier, la direction a prétendu que 95 % des travailleurs étaient à leur poste. La direction de Ford avait écrit au domicile de tous, menaçant à mots couverts de licenciement ceux qui ne se présenteraient pas. Quant à ceux restés au piquet de grève, ils étaient traités de casseurs et d'irresponsables dans tous les médias.

Le refus des travailleurs de la sous-traitance

Ce sont les travailleurs -- et surtout les travailleuses -- de la sous-traitance qui ont fait échouer la reprise. Il n'était pas question pour eux de reprendre à ces conditions. Le pourcentage de ceux qui peuvent prétendre à une prépension est bien moindre qu'à Ford. Ils étaient choqués aussi que les dirigeants syndicaux aient négocié dans leur dos cette prime de 40 % pour produire encore plus vite. Non seulement rien ne garantit qu'elle leur sera appliquée, mais ils s'imaginent difficilement travailler encore plus vite ! Et puis, courir pour quoi ? Pour être plus vite au chômage ? Comme l'a exprimé un gréviste : « Quand on leur aura produit leurs voitures, ils vont nous dire simplement : « Merci, maintenant on n'a plus besoin de vous. » Et on n'aura rien. »

Côté arrière de l'usine, le blocage a donc continué et la production s'est limitée à quelques dizaines de voitures, jusqu'à ce que les stocks des pièces (câbles, portes, plafonds, pédales, etc.) soient épuisés.

Un comité d'action s'est formé, composé de délégués syndicaux de la sous-traitance, outrés du déni de démocratie des dirigeants syndicaux et de la façon dont les travailleurs qui veulent se battre sont traités.

Les syndicats n'ont en effet pas reconnu la grève des sous-traitants, qu'ils jugent irresponsable et contraire à l'accord signé... Les syndicats ne payent donc aucune indemnité de grève (de 30 euros par jour la première semaine jusqu'à 45,50 euros par jour la neuvième semaine de grève). Les travailleurs au piquet de grève n'ont pas droit non plus au chômage partiel, accordé aux travailleurs de Ford « empêchés » de travailler, ce que les dirigeants syndicaux ont bien souligné. Cela leur fait déjà presque deux semaines sans aucun revenu.

La colère des grévistes

La colère des grévistes s'est retournée aussi contre les appareils syndicaux. Le 17 janvier, les négociateurs syndicaux ont été « séquestrés » quelques heures à l'hôtel de ville de Genk, suite à leur refus de tenir compte des revendications de la sous-traitance et d'admettre le comité d'action aux négociations.

Du côté de la direction, c'est la manière forte. Lundi 13 janvier, le blocage devant l'usine Ford a été dégagé par la police. Puis Ford a obtenu un jugement en référé condamnant à une astreinte de 1 000 euros par jour toute personne entravant les entrées de l'usine et des sous-traitants. Lundi 21 janvier, les huissiers ont donc pu pénétrer librement, qui plus est escortés par 200 grévistes.

Dans la matinée même, les chefs commençaient à appeler des travailleurs pour leur demander de venir travailler le lendemain. Les grévistes espèrent être assez nombreux pour que la production reste bloquée, mais discutent aussi de la possibilité de rentrer pour préparer la suite. En tout cas, ils ont gagné la fierté de refuser cette reprise conclue aux conditions de la direction.

Correspondant LO


C'était aussi là :

https://forummarxiste.forum-actif.net/t1874p405-automobile-luttes-des-travailleurs#56775
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Message  Copas le Sam 9 Fév - 23:19

Manif des fonctionnaires à Bruxelles
Contre les agressions du gouvernement


- Les départs à la retraite ne seront pas remplacés
- Les bonus et primes vont baisser de 2 à 3000 euros par an

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Message  Copas le Dim 24 Fév - 7:54

Communiqué de presse

Le 1er Mai 2012, la FGTB de Charleroi Sud Hainaut dénonçait l’austérité et l’absence de relais politique aux revendications du monde du travail. Dans son discours, le secrétaire régional interprofessionnel Daniel Piron appelait à un rassemblement politique à gauche du PS et d’ECOLO pour rendre espoir et dignité aux travailleurs et travailleuses.

Quelques semaines plus tard, le secrétaire général de la CNE, Felipe Van Keirsbilck, s’exprimait dans le même sens. Plusieurs responsables syndicaux faisaient de même.

Réunis ce 20/2 à l’initiative de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut, et en présence d’une représentante de la CNE, des responsables du PTB, de la LCT, du MG, du PH, du Front de Gauche de Charleroi, du PSL, du PC et de la LCR décident de prendre leurs responsabilités et de répondre « présent » à ces différents appels.

Espérant que de plus en plus de forces syndicales, sociales et associatives les appuieront et les guideront dans cette voie, ces responsables décident de fonder un comité de soutien afin de commencer à concrétiser ces attentes. Ils veulent le faire avec toutes celles et ceux qui le souhaiteront, sans exclusives, dans le pluralisme et la démocratie la plus large.

Comme première étape, et en concertation avec les forces syndicales qui les ont interpellés, ils appellent à une journée de débat et de lutte fin avril. Au cours de celle-ci, ils proposeront à discussion et adopteront une déclaration commune.

Tous ensemble, contre l’austérité, la misère et l’injustice

Pour une alternative de gauche à la crise capitaliste.
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Belgique - Page 2 Empty Stop Tihange

Message  ulrik le Lun 11 Mar - 15:40


Vidéo Manif No Tihange

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Message  ulrik le Lun 11 Mar - 15:53

Copas a écrit:
Communiqué de presse

Le 1er Mai 2012, la FGTB de Charleroi Sud Hainaut dénonçait l’austérité et l’absence de relais politique aux revendications du monde du travail. Dans son discours, le secrétaire régional interprofessionnel Daniel Piron appelait à un rassemblement politique à gauche du PS et d’ECOLO pour rendre espoir et dignité aux travailleurs et travailleuses.

Quelques semaines plus tard, le secrétaire général de la CNE, Felipe Van Keirsbilck, s’exprimait dans le même sens. Plusieurs responsables syndicaux faisaient de même.

Réunis ce 20/2 à l’initiative de la FGTB de Charleroi Sud Hainaut, et en présence d’une représentante de la CNE, des responsables du PTB, de la LCT, du MG, du PH, du Front de Gauche de Charleroi, du PSL, du PC et de la LCR décident de prendre leurs responsabilités et de répondre « présent » à ces différents appels.

Espérant que de plus en plus de forces syndicales, sociales et associatives les appuieront et les guideront dans cette voie, ces responsables décident de fonder un comité de soutien afin de commencer à concrétiser ces attentes. Ils veulent le faire avec toutes celles et ceux qui le souhaiteront, sans exclusives, dans le pluralisme et la démocratie la plus large.

Comme première étape, et en concertation avec les forces syndicales qui les ont interpellés, ils appellent à une journée de débat et de lutte fin avril. Au cours de celle-ci, ils proposeront à discussion et adopteront une déclaration commune.

Tous ensemble, contre l’austérité, la misère et l’injustice

Pour une alternative de gauche à la crise capitaliste.

Salut Copas , j'y étais , Très chouette réunion , à suivre !

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Belgique - Page 2 Empty Syndicats belges: Des discours aux actes: un abîme

Message  Antonio Valledor le Mar 26 Mar - 0:22

Meister-Sprimont : Des astreintes pour casser un piquet de grève : jusqu’à quand nos syndicats laisseront-ils faire ?

http://www.avanti4.be/analyses/article/meister-sprimont

Manifestation syndicale du 14 mars : une procession de plus, et après ?

http://www.avanti4.be/analyses/article/manifestation

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Message  Roseau le Ven 19 Avr - 15:32

27 avril : Construisons ensemble une alternative de gauche à la crise capitaliste
http://www.avanti4.be/action-agenda/article/construisons
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Belgique - Page 2 Empty Un rassemblement politique à la gauche du PS ?

Message  Antonio Valledor le Lun 22 Avr - 20:56

http://www.avanti4.be/analyses/article/vers-un

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Message  Roseau le Ven 17 Mai - 21:51

On nous endort, on nous balade. La grève générale doit être notre réponse !
par Nico Cué
http://www.metallos.be/pages/boite-a-outils/editos/16/05/2013/on-nous-endort-on-nous-balade-la-greve-generale-doit-etre-notre-reponse
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Message  alexi le Ven 17 Mai - 23:02

A la fête de LO :
lundi 20 mai
11h00 : Belgique : La classe ouvrière belge entre crises communautaires et crise capitaliste (La Voix des Travailleurs )

Quelqu'un connait ce groupe ? Il est lié à l'UCI ?

alexi

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