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Belgique

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Message  Gauvain le Mer 23 Juin - 15:22

Après les législatives en Belgique, déclaration post-électorale du Front des Gauches (incluant notamment les camarades de la LCR belge) :


Bilan positif et appel à la mobilisation sociale

lundi 14 juin 2010

Le Front des Gauches remercie les élec­trices et élec­teurs qui lui ont apporté leur suf­frage et tire un bilan positif de sa cam­pagne. En moins d’un mois, le Front des Gauches, réunissant six orga­ni­sa­tions (Parti Com­mu­niste, Parti Socia­liste de Lutte/​Linkse Socia­lis­tische Partij, Ligue Com­mu­niste Révo­lu­tion­naire, Parti Huma­niste, Comité pour une Autre Poli­tique et Vélo­rution) et des mili­tants d’ouverture, a réussi à élaborer une pre­mière pla­te­forme commune face aux crises sociale, écolo­gique, écono­mique et poli­tique, à déposer des listes com­plètes et à se faire connaître comme une force de gauche active, plu­rielle et radicale. Quoique son score soit encore modeste, le Front des Gauches a reçu de nom­breux encou­ra­ge­ments de la popu­lation, a été bien accueilli dans les mou­ve­ments sociaux, notamment syn­dicaux, et a été soutenu par des per­son­na­lités connues pour leur enga­gement dans les luttes en faveur d’une autre société. Ce succès est un point de départ pour la construction d’une alter­native de gauche face au PS et à Ecolo.

Avec l’aide des gou­ver­ne­ments et de l’Union euro­péenne, les marchés finan­ciers ont lancé une gigan­tesque offensive inter­na­tionale. Leur but est de balayer ce qui reste de « l’Etat pro­vi­dence » pour accroître dras­ti­quement l’exploitation des tra­vailleurs et sou­mettre tota­lement à la logique du profit la gestion des res­sources, humaines et natu­relles. La sécurité sociale, la santé, les pen­sions, les condi­tions de travail et les ser­vices publics sont plus que jamais dans le col­li­mateur. Le chantage à l’emploi et la chasse aux chô­meurs risquent de redoubler d’intensité. Les femmes, les jeunes et les immigrés sont spé­cia­lement menacés. Dans le domaine envi­ron­ne­mental, rien de sérieux n’est fait pour enrayer le chan­gement cli­ma­tique dont les pauvres sont les prin­ci­pales vic­times. Au lieu de com­battre cette poli­tique, tous les poli­ti­ciens tra­di­tionnels de droite comme de la soi-​​disant gauche l’embrassent. Le PS et Ecolo se pré­parent à la gérer, faisant ainsi le jeu de l’extrême droite, des popu­listes et de tous ceux qui veulent encore plus "diviser pour régner" dans l’espoir de faire passer sur le plan régional les mesures d’austérité qu’ils ne réus­sissent pas à faire passer sur le plan fédéral.

Les milieux patronaux ont déjà adressé leurs exi­gences au pro­chain gou­ver­nement : un nouveau plan d’austérité de 22 mil­liards, la sup­pression de 70.000 emplois dans la fonction publique, une attaque contre les pen­sions. Le Front des Gauches appelle à la mobi­li­sation sociale la plus large, la plus uni­taire et la plus déter­minée, par-​​delà les fron­tières lin­guis­tiques et natio­nales, pour empêcher que la popu­lation labo­rieuse, qui a déjà payé pour sauver les banques, ne doive payer une seconde fois.

Le nombre croissant d’électeurs/trices qui ont boudé les urnes ou ont exprimé un vote blanc témoigne de l’impopularité de la poli­tique néo­li­bérale menée par les quatre partis tra­di­tionnels. Cependant, dans le méca­nisme élec­toral actuel, ces refus de vote ne sanc­tionnent pas les partis tra­di­tionnels mais au contraire les confortent. Le Front des Gauches s’adresse à ces électeurs/​trices mécon­tents en les invitant à rejoindre notre combat pour une alter­native de gauche aux partis tra­di­tionnels qui gèrent la crise sans remettre en cause le système.

Pour le Front des Gauches, la construction d’une alter­native à gauche du PS et d’Ecolo n’a jamais été aussi néces­saire et urgente. Dans les semaines et les mois qui viennent, les com­po­santes du Front des Gauches s’efforceront de relever le défi en conso­lidant et en élar­gissant leur alliance. Dès à présent, le Front des Gauches lance un appel à toutes les forces luttant de façon décidée contre la dic­tature de la finance, l’injustice sociale, la guerre, le racisme, le sexisme et le pro­duc­ti­visme capi­ta­liste qui détruit l’environnement : par nos actions com­munes, avançons vers la consti­tution de la force poli­tique nou­velle dont les exploité-​​e-​​s et les opprimé-​​e-​​s ont besoin. Tous ensemble contre leurs crises, tous ensemble dans la résis­tance, tous ensemble pour une alter­native au capitalisme !

Contacts

- Pierre Eyben, Parti Communiste, 0477/202.953

- Céline Caudron, Ligue Communiste Révolutionnaire, 0474/916.459

- Anja Deschoemacker, Parti Socialiste de Lutte, 0473/922.833

- Gilles Smedts, Parti Humaniste, 0497/542.741

- Frans Leens, Comité pour une Autre Politique, 0497/592.210

- Reginald de Potesta de Waleffe, Vélorution, 0472/500.190

http://frontdesgauches.be/communiques/bilan-positif-et-appel-a-la.html
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Message  sylvestre le Mer 17 Nov - 13:23

http://www.actuchomage.org/2010111613092/La-revue-de-presse/inondations-en-belgique-les-chomeurs-au-service-des-sinistres.html

Inondations en Belgique : les chômeurs réquisitionnés

En Grande-Bretagne, on veut les faire travailler à l'œil. En Allemagne, il y a les jobs à 1 €. En Belgique, pour réparer les dégâts causés par les pluies, on peut les employer pour 4 € de l'heure.

La vice-première ministre et ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, a pris des dispositions exceptionnelles afin de permettre aux agences locales pour l'emploi (ALE) de venir en aide aux communes ainsi qu'aux personnes victimes des dégâts causés par les pluies intenses et les inondations qui ont touché toutes les régions du pays ces derniers jours.

Ces dispositions sont applicables à toutes les communes du pays touchées et donc à toutes les ALE, pour les mois de novembre et décembre 2010, annonce la ministre dans un communiqué. L'aide des travailleurs ALE [comprenez : les chômeurs — ndlr] pourra viser toutes les activités nécessaires à la remise en ordre des lieux sinistrés et elle peut être demandée par la commune sinistrée mais aussi par les particuliers, les établissements d'enseignement, les ASBL et autres associations non commerciales.

Les communes qui le souhaitent pourront, dans les conditions qu'elles déterminent, payer l'entièreté ou une partie des frais liés à l'intervention des travailleurs ALE, afin d'indemniser les personnes sinistrées. Concrètement, une commune peut intervenir directement comme utilisateur en mettant les travailleurs ALE à disposition des sinistrés et en payant les chèques ALE. Si le sinistré fait appel directement à l'ALE, la commune ou le CPAS peut également subventionner en tout ou en partie le paiement des chèques ALE non nominatifs. Cette subvention peut également être prise en charge par l'ALE elle-même.

Conformément à la réglementation des ALE, les chômeurs qui effectueront des prestations de travail dans ce cadre conserveront leurs allocations de chômage et percevront un complément d'allocation de 4,10 euros par heure prestée [soit un prix défiant toute concurrence — ndlr].

Ces dispositions sont applicables immédiatement. Joëlle Milquet en a informé par courrier l'administrateur général de l'Onem (Office national de l'Emploi), qui communiquera ces informations aux ALE dès mardi.

Les personnes qui souhaitent faire appel à cette mesure doivent prendre contact avec l'ALE de leur commune et peuvent contacter dès demain le coordinateur ALE du bureau de chômage de leur région.

(Source : RTLinfo.be)
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Message  Invité le Mer 17 Nov - 17:28

C'est tellement dégueulasse que je sais pas trop quoi en dire. Shocked

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Message  Vals le Mer 17 Nov - 18:17

J'espère que les travailleurs seront bientôt en capacité de leur faire payer toutes ces saloperies avec les intérêts.
Les gouvernements bourgeois sont à l'offensive partout pour matraquer la classe ouvrière et faire reculer ses droits mais à force tirer sur la corde.....
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Message  Invité le Ven 7 Jan - 20:43

La FGTB veut sauver le capitalisme!

Mercredi 29 septembre 2010

http://leblog-jsk.over-blog.com/article-la-fgtb-veut-sauve-le-capitalisme-57947306.html

En ce mercredi 29/09/2010 est organisé par la Confédération Européenne des Syndicats (CES), une euro-manifestation contre l'austérité, suite à cet appel la FGTB(syndicat socialiste belge) fait partie des organisateurs d'une manifestation à Bruxelles.

Il est important de faire remarquer que la FGTB n'a plus appelé à la grève depuis... tellement longtemps que je ne m'en rappel même plus! En faite, il s'agit de plusieurs mois, autant dire qu'ils sont au combat... l'on notera donc le suivisme de la FGTB, qui, en faite, n'avait pas trop le choix. Lors des récentes casses sociales et autres joyeusetés qu'a subi la Grèce, la FGTB a t'elle appelé à des manifestations de soutiens? Non, pas du tout, juste quelques grèves spectaculaires, mais rien d'offensif, pourtant les grecques en avaient bien besoin! Cette grève arrive des mois en retard en faite... et encore, là je suis gentil car je sous-entend qu'elle est réellement contre l'austérité, et, en faite, il n'en est rien. Elle essaye juste de limiter la casse, mais il y aura tout de même de la casse!

Venons en aux slogans de l'affiche qui a servi à la propagande de cette manifestation et qui était présente dans mon usine : "priorité à l'emploi et à la croissance durable! priorité à la fiscalité équitable!",ainsi donc, il serait possible d'avoir une croissance durable... en réalité un enfant de 10ans[1] est sans doute capable de comprendre qu'une planète ayant une capacité limitée en matière première, ne peut pas offrir une croissance continue (durable) au capitalisme, et ne peut finalement n'aboutir qu'au pillage des ressources de la planète avec les conséquences écologiques que l'on connais; et, disons le, elles sont désastreuses!

Puisque c'est si bien dit par le "Comité Invisible" pourquoi s'en privé : "A force, on a compris ceci : ce n'est pas l'économie qui est en crise, c'est l'économie qui est la crise; ce n'est pas le travail qui manque, c'est le travail qui est en trop ; tout bien pesé, ce n'est pas la crise, mais la croissance qui nous déprime.[2]"

Revenons en à notre affiche, tout en bas l'on peut y lire le slogan suivant : "Contre l'Europe de l'austéristé et de la précarité! pour l'Europe de l'emploi, de la justice sociale et de la solidarité."

Contrairement aux illusions que ce slogan opportuniste distille, la dictature technocratique européenne n'a aucune vocation à devenir sociale, elle n'a jamais eu d'autre vocation que de détruire les acquis sociaux, lesquels qui d'ailleurs n'ont été obtenus qu'au prix de hautes luttes menées par nos ancêtres prolétaires.

La FGTB depuis le début de la "crise[3]", s'est lancé dans une campagne dite "anti-capitaliste" mais en réalité "anti-libéraliste", pour ce faire, elle s'est même doté d'un slogan en apparence radical : "le capitalisme nuit gravement à la santé", bizarrement avant la "crise" pas un mot, ou si peu... pourtant qu'est-ce qui a changé? En faite rien du tout, si ce n'est l'aggravement de la crise, dont la folie spéculative n'est qu'un symptôme et pas la cause comme l'on voudrait nous faire croire; en faite, c'est juste le sommet de l'iceberg! La seule réponse qu'a eu la bourgeoisie face à la crise c'est l'endettement, ce qui ne saurait débouché que sur une autre crise encore plus insurmontable.

Le capitalisme est aujourd'hui en phase terminale et traverse une crise insurmontable du fait de ses contradictions, et en faite, conduit l'humanité toute entière vers le désastre. Par désastre j'entends la destruction de l'espèce humaine à plus ou moins long termes. L'on t'a fait croire que la chute du mur de Berlin était la fin du communisme, et bien on t'a menti, en réalité il s'agissait déjà là de l'aggravation de la crise du capitalisme. Il ne s'agissait en réalité que de la chute d'une forme particulière du capitalisme : le capitalisme d'état.

Aujourd'hui les syndicats appels à une gestion d'état prétendument "anti-capitaliste", et oublient au passage de nous rappelé que les états "socialistes" ont toujours été férocement opposé aux intérêts du prolétariat. Prenons un exemple : en 1919 à la sortie de la première boucherie mondiale, c'est bien la sociale-démocratie allemande qui s'est faite le bourreau du prolétariat allemand en écrasant dans le sang sa révolution. Et ceci afin de sauvé le capitalisme du périle que le menaçait : la victoire des conseils ouvriers.

Ce que la FGTB organise c'est le spectacle de notre propre défaite!

Seule l'action autonome peut menée une lutte ayant une chance de victoire, face au plan d'austérité que nous prépares les exécutants de la finance mondiale. Mais attention si tu t'organise de manière autonome, tu sera dans le collimateur des hiérarchies syndicales.

Oui je le redis la FGTB veut sauver le capitalisme et d'ailleurs elle le dit elle même : "Par ailleurs, la FGTB met en garde les représentants des employeurs contre les dangers d'une concurrence fiscale internationale entre Etats membres et contre toute politique d'austérité qui gagnerait les pays de l'Union. Celle-ci ne ferait qu'étouffer le timide redressement économique, qui, d'ailleurs, est loin d'être acquis.[4]".

Ce que ne veut pas voir la FGTB(ou plutôt fait semblant de ne pas voir), c'est que le plan d'austérité est une condition sine-qua-non à la survie du capitalisme. Par conséquent ils ne reculeront pas, seule une grève générale autonome peut les faire reculer.

Oui les dirigeants syndicaux sont du coté du patronat!


Edit --->A voir sur ce lien : http://fr.euronews.net/2010/09/29/la-menace-terroriste-persiste-en-europe/

Comme on le voit Al Qaïda est aussi au service du patronat! En effet la menace terroriste étant le meilleur moyen d'effrayer la population et de légitimer son flicage! Que rêver de mieux en temps d'austérité? Si j'étais au pouvoir c'est aussi ce que je ferais...


---

[1] Le fait qu'une croissance illimité est impossible, est une telle évidence que tout le monde l'oublie... ou plutôt préfère ne pas y penser. C'est d'une telle évidence que chaque fois que tu le dis, c'est comme-ci c'était la première.

[2] L'insurrection qui vient – Comité invisible

[3] La crise dans la crise en réalité.

[4] Communiqué de presse intitulé « La FGTB appel à la raison les employeurs » dont voici l'adresse pour le lire : http://www.abvv.be/code/fr/fram004.htm

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Message  nico37 le Dim 20 Fév - 18:54

En direct du Centre de Steenokkerzee :
Une centaine d'activistes seulement ont répondu à l'appel mais, preuve s'ils en est de la nécessaire solidarité, un incendie crame le CRA en ce moment et les détenus ont déclenché une émeute et tentent de s'évader en franchissant les grilles. Les heurts sont violents et on compte déjà beaucoup de blessés. Les pompiers viennent juste d'arriver (17h).
J'apprends à l'instant qu'un des détenus vient, avec l'aide des activistes, de franchir la 2ème barrière de sécurité malgré les forces de l'ordre. Il a été mis immédiatement à l'abri!
Ce n'est pas la 1ère évasion de ce genre d'établissement en Europe mais c'est bien la 1ère fois que l'aide extérieure et musclée est déterminante.
Le CRA de Steenokkerzeel en Belgique restera t'il dans l'histoire comme le lieu où une poignée d'activistes européens auront enfin assumer pour la 1ère fois l'internationalisme dont pourtant beaucoup de discoureurs sur beaucoup de listes se revendiquent!

URGENT Manifestation de solidarité Dimanche 20 févier 16h30
TRAIN gare du Nord 15h 40 vers Leuven/arrêt Nossegem

La violence des gardiens du centre 127bis déclenche une grève de la faim des détenus et une manifestation de solidarité
Ce dimanche 20 février à 16 h30 Devant le centre à Steenokkerzeel.


Les violences croissantes perpétrées sur les détenus des centres fermés, et plus particulièrement le passage à tabac d’un jeune Egyptien de 18 ans par quatre gardiens du centre 127bis cette semaine, déclenchent une grève de la faim dans le centre et une manifestation en solidarité aux détenus dimanche prochain.

La nuit du mardi 15 au mercredi 16 février, un jeune détenu Egyptien de 18 ans (alors pacifique) est emmené par quatre gardiens du centre fermé 127bis dans une cellule d’isolement avant d’y être insulté, menacé, menotté puis passé à tabac1. Il en ressort traumatisé, le corps tuméfié2.

Il s’agirait d’une «mise en condition » avant son expulsion vers l’Italie3 prévue pour la semaine prochaine4. Tout en le battant, les gardiens lui ont ainsi signifié que résister à son expulsion serait inutile, qu’il serait alors à nouveau battu, et qu’il ne devait pas tenter de revenir en Belgique par la suite.

Il témoigne5 : « On m’a attrapé et les quatre personnes m’ont tabassé (…), on m’a dit pour que tu ne viennes plus ici en Belgique. Moi je suis ici en Belgique depuis 2010, on m’a attrapé et mis par terre, on m’a mis les menottes, et les 4 agents m’ont blessé aux mains et aux pieds et j’ai des blessures à la tête ».

Choqués par ces violences, ses co-détenus partent en grève de la faim (détenus d’une aile du centre 127bis)6.

Si les responsables politiques sont été prompts à condamner les violences commises à l’encontre des Egyptiens contestant le régime de Hosni Mubarak, ils restent jusqu’à présent muets quant aux exactions de leurs agents sur un jeune innocent de 18 ans, qui, rappelons le, n’a commis pour seul délit que de tenter d’améliorer son existence par l’exil. Les violences racistes perpétrées régulièrement par certains agents semblent les laisser de marbre.

En réaction à cette situation intolérable, au climat de plus en plus violent et à l’impunité dont bénéficient les coupables, diverses associations et groupes d’individus ont lancé un appel à manifester devant le centre 127 bis à Steenokkerzeel ce dimanche 20 février à 16h30.

Voix sans frontières – gettingthevoiceout@vluchteling.be – http://gettingthevoiceout.wordpress.com

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Message  alexi le Dim 20 Mar - 20:11

Le Min de la Défense belge De Crem a prévenu qu'il fallait s'attendre à une campagne qui dure "au-delà de plusieurs semaines", et n'a pas écarté l'hypothèse de l'envoi à terme en Libye de "troupes au sol" que la résolution 1973, selon lui, "n'exclut pas", même si elle interdit "des forces d'occupation".

Ce gouvernement démissionnaire ne devrait gérer que les affaires courantes mais il se lance dans une guerre What a Face

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Message  nico37 le Lun 25 Avr - 15:00

Un membre du sp.a claque la porte pour créer un nouveau parti 24 Avril 2011 19h43
L'Anversois Erik De Bruyn, qui incarnait depuis 2005 la ligne rouge du sp.a, renonce à sa carte de membre du parti. Il mise sur la création d'un grand parti de gauche en Flandre d'ici 2014.

L'Anversois Erik De Bruyn, qui incarnait depuis 2005 la ligne rouge du sp.a, renonce à sa carte de membre du parti, selon l'édition dominicale du Nieuwsblad. Il souhaite donner une nouvelle orientation à son mouvement de gauche "Rood", qu'il avait créé au sein du parti socialiste flamand. Erik De Bruyn mise sur la création d'un grand parti de gauche en Flandre d'ici 2014.
Erik De Bruyn militait au parti socialiste flamand depuis trente ans. Ses diverses tentatives pour donner au sp.a un ancrage plus à gauche sont restées vaines. "La présidente du parti Caroline Gennez avait promis de présenter le sp.a sous un profil plus à gauche et d'organiser plus de débats et permettre une plus grande démocratie en interne. Rien de tout cela n'est arrivé. Au contraire, tout qui ose adopter un point de vue critique est écarté", a commenté le sécessionniste dans le quotidien du dimanche.

33,6% aux élections présidentielles en 2007

Erik De Bruyn avait obtenu 33,6% aux élections présidentielles du sp.a en 2007. En dépit de ce résultat, il dit n'avoir jamais été écouté. Après toutes ces tentatives, Erik De Brun profite de l'imminence du 1er mai pour lancer un nouveau projet. "Avec Rood! , nous entendons regrouper toutes les forces de gauche en Flandre. Ce processus doit aboutir à la création d'un nouveau grand parti de gauche en 2014", a-t-il dit.
Erik De Bruyn part à la recherche de figures charismatiques et crédibles susceptibles de porter un tel programme. "Nous rencontrons des gens de chez Groen! , du PVDA (PTB), de la FGTB et d'autres encore. La voix des syndicats doit pouvoir être entendue au sein du monde politique", a-t-il précisé. Dans un communiqué, le PVDA a proposé à Erik De Bruyn la constitution d'un cartel PVDA-Rood.

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Message  sylvestre le Mer 4 Mai - 14:24

http://www.acrimed.org/article3586.html

La crise belge vue par les médias

Publié le 4 mai 2011 par Daniel Zamora

Pour le lecteur Français, la « crise » belge est un casse-tête dont le sens dépasse largement les infos que l’on peut glaner dans la presse. Cependant, est-ce bien la complexité de la crise qui rend sa compréhension impossible ? Ou plutôt la manière dont en parlent les médias ?

Cet article ne visera pas à revenir sur les raisons de cette crise. Après plus de 300 jours sans gouvernement, et une crise qui dépasse largement ce cadre (on pourrait remonter facilement à 2007), il serait difficile d’en expliquer clairement les fondements en quelques lignes. Cependant, son traitement médiatique nous offre l’occasion de revenir sur certaines de ses caractéristiques fondamentales souvent mises de côté par les éditorialistes et les « experts ».

Une crise ? Quelle crise ?

Aujourd’hui, la grande majorité des médias et des analyses sur la situation belge parlent d’une « crise institutionnelle  », d’une « crise communautaire », d’un « conflit entre Flamands et francophones  ». On peut ainsi lire ces termes dans l’ensemble de la presse Belge, mais également française et internationale. L’immense majorité des médias traduisent cette crise comme un conflit linguistique et institutionnel (autour d’une réforme de l’Etat) entre flamands et francophones.

A la lecture de la presse, il existerait deux « Belgiques » : celle du Nord et celle du Sud. Ces deux « Belgiques », n’ayant rien en commun, c’est dans leur différences qu’il convient de chercher l’origine du conflit. [1] Cette vision renforce ainsi l’interprétation communautarisée du problème au détriment de ses aspects sociaux et économiques largement occultés dans l’ensemble du débat public.

En ce sens, si cette dénomination pour la situation belge n’est pas totalement fausse, elle est cependant largement incomplète car elle masque les conflits sociaux sous-jacents et notamment une opposition entre le patronat et l’ensemble du monde du travail belge. En effet, bien qu’en apparence bloquée dans une crise d’une « réforme institutionnelle », la Belgique est loin d’être un îlot isolé des plans d’austérité et de la crise économique qui touche aujourd’hui toute l’Europe. Si l’on aime présenter une Belgique « divisée » et se questionner sur ses identités régionales, aucun média n’a pourtant relevé que les organisations syndicales, elles, sont bel et bien unitaires, et se sont largement mobilisées contre le nationalisme.

Cependant, loin d’expliquer aux citoyens les enjeux énormes d’une telle scission, la réforme institutionnelle proposée est toujours présentée comme un dossier assez technique, ou les intérêts opposent « flamands et francophones ». Le Nouvel Observateur (29 mars 2011) parle de « discussions byzantines entre Flamands et francophones », Libération (25 février 2011) de «  fracture entre Francophones et Néerlandophones », recopiant ainsi pieusement ce que disent les quotidiens belges. Les journaux belges parlent ainsi d’un accord qui devrait être « acceptable pour les francophones » [Le soir, La libre Belgique, La dernière heure,…], ne franchissant pas la « ligne rouge pour les francophones » (Le soir, 10 janvier 2011), ou « équilibré pour les flamands » [De morgen, De standaart, Het Nieuwsblad,…]… Nous pourrions ainsi établir une liste sans fin du vocabulaire utilisé afin de réduire cette crise au conflit de communautés ayant des intérêts divergents.

Cette façon de transcrire ce qui se passe en Belgique est presque sans exception, aucun article dans la presse dominante n’a trouvé pertinent d’expliquer que la réforme discutée allait à l’encontre des travailleurs de l’ensemble du pays comme l’ont fait remarquer les syndicats. Très rares ont été les articles où l’on a pu lire les paroles du président du syndicat FGTB [Fédération générale du travail de Belgique] : «  On nous chante sur tous les tons qu’une sixième réforme de l’État est absolument nécessaire. Que les régions ont besoin d’autonomie fiscale. Mais quel est le véritable agenda de Bart De Wever et consorts ? C’est le démantèlement de notre modèle social. (…) Et cela, la FGTB ne peut l’accepter  ».

Or, en reproduisant constamment une vision « communautarisée » du conflit, les médias participent activement à l’occultation de son aspect social et du mouvement qui se construit.

Flamands nationalistes contre Wallons socialistes ?

Reste l’idée bien implantée selon laquelle le nord est « de droite » et « nationaliste », et le sud est plutôt « de gauche » et « social »… Les demandes séparatistes ne seraient que « flamandes ». On pouvait ainsi lire dans Le Nouvel Observateur que « cette dérive nationaliste et extrémiste de la Flandre affole et hérisse Bruxelles et la Wallonie, les deux régions francophones où la gauche est majoritaire et l’extrême droite inexistante » (25 février 2011). Dans le Monde du 27 janvier 2011, on parle de « radicalisation de l’opinion flamande » et du « succès du courant nationaliste ou indépendantiste. » Parallèlement au refus de «  la plupart des francophones  » concernant les grandes réformes de l’Etat. Libération (10 février 2011) écrit qu’« aucun accord de majorité n’a été trouvé entre les Néerlandophones (entre 55% et 60% de la population), travaillés par des velléités indépendantistes, et la minorité francophone, attachée à l’unité belge. » Idem pour le Figaro (23 janvier 2011) qui fait dans l’originalité : « Les Flamands (60% des quelque 11 millions de Belges) réclament une autonomie nettement renforcée pour leur région septentrionale, notamment dans le domaine fiscal et social. Les francophones cherchent à limiter cette décentralisation de crainte de perdre les transferts financiers qu’ils perçoivent de la Flandre et parce qu’ils y voient le début de l’éclatement du pays. » Cette manière de dépeindre les communautés repose essentiellement sur des stéréotypes et ne correspond pas vraiment à la réalité.

Ainsi, la presse, est souvent dans un discours qui semble réduire la crise Belge à une crise communautaire et linguistique sans parler des conflits sociaux sortant totalement du cadre linguistique.. Jean Quatremer de Libération (29 mars 2011) s’aventure ainsi à poser une question sortant totalement des sentiers battus : «  Reste une question que personne n’ose poser : est-ce l’intérêt des Francophones d’assister à cette lente agonie de la Belgique ? »

Ainsi, aucun média n’ose poser cette autre question : La logique de division n’est-elle pas contre l’intérêt de l’ensemble les travailleurs belges ? Contre l’intérêt des travailleurs francophones, néerlandophones, germanophones,… Cette question, est totalement absente du traitement médiatique de la question communautaire en Belgique.

Le politologue Dave Sinardet de l’Université d’Anvers avait ainsi répété de nombreuses fois que « toutes les études sur le comportement électoral des Flamands montrent que le communautaire est au bas de leurs priorités. Et que les séparatistes ne représentent que 10 % de la population flamande.  » Ainsi, ni en Wallonie, ni en Flandre, la majorité de la population ne veut du scénario séparatiste. Mais les éditorialistes aiment enfermer le débat dans un cadre communautaire évacuant tout autre clivage permettant de poser d’autres questions, des questions qui fâchent. « L’opinion publique » flamande ou francophone est de ce point de vue une construction médiatique permettant plus que jamais de problématiser et de définir les termes du débat.


Des mouvements « belgicains » ?

Le traitement médiatique et politique des nombreuses manifestations citoyennes unitaires contre le séparatisme est également à souligner. Ainsi, la grande manifestation « SHAME » du 23 janvier à Bruxelles ayant mobilisé entre 30 000 et 45 000 personnes (évènement assez rare en Belgique) est révélateur d’un certain déni du versant social et progressiste du mouvement. Le principal quotidien francophone (Le Soir) s’empressa de réaliser une enquête pour connaître la composition linguistique de la manifestation. Ainsi, on y apprenait assez naturellement qu’il y avait plus de francophones que de néerlandophones (résultat logique puisque Bruxelles est une ville majoritairement francophone). Cependant, ce type de « résultats » ne sert évidemment que les partis nationalistes du Nord du pays s’offrant une occasion unique de discréditer une forte mobilisation car étant «  essentiellement francophone  ».

Cette manifestation, comme tous les autres mouvements depuis le début de l’année (notamment étudiants), sont également présentés comme apolitiques, « pour » la Belgique, c’est-à-dire « belgicains ». Ainsi, le mouvement lancé par les étudiants de tout le pays est présenté très platement par les médias français. Le Nouvel Observateur (29 mars 2011) - comme la plupart des autres médias - s’extasie sur le surréalisme et les « frites » : « En Belgique, où le surréalisme fait toujours florès, certains avaient "célébré" dès le 17 février le franchissement de la barre symbolique des 249 jours en organisant une "révolution de la frite" au cours de laquelle des dégustations du célèbre plat national avaient rassemblé plus de 5 000 personnes aux quatre coins du pays. »

Or loin de « célébrer » le record, des étudiants de tout le pays se sont mobilisés pour protester contre la situation actuelle et pour mettre en avant des revendications bien peu relayées par les médias. Loin d’avoir fidèlement expliqué le pourquoi des mobilisations, les médias ont avant tout photographié les drapeaux belges et des étudiants mangeant des frites.

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TF1 brille particulièrement en la matière puisque son reportage diffusé dans le JT du 17 février 2011, reproduit tous les lieux communs éculés sur les belges sans même dire un mot du fond politique des mouvements étudiants : « Surréalisme », « Frites », « Humour »,… Mais où sont passées les revendications ? Disparues évidemment…. « Aucun vrai mouvement de fond » déclare la « reporter » de TF1 très sûre d’elle. Peut-être aurait-elle du écouter le discours des organisateurs, ou lire les grandes banderoles affichant clairement les revendications politiques… Mais il est évidemment plus simple de conserver l’image du belge bon vivant dévorant ses frites plutôt que mobilisé et surtout politisé.

Pourtant, le mouvement était loin de se résumer à un cornet de frites. Les étudiants flamands et francophones réclamaient le maintien d’une sécurité sociale fédérale, le refinancement de l’enseignement à 7% du PIB, l’investissement sérieux dans le bilinguisme,… Cette « voix », s’est faite entendre autant en Flandre qu’en Wallonie et à Bruxelles, par des appels et actions du monde artistique, scientifique et syndical. Une « voix » manifestant une volonté de défendre les grands acquis sociaux du mouvement ouvrier Belge… et peu relayée par les médias.

Le mouvement « s’effrite »…

Depuis la deuxième grande mobilisation, un nouveau mot d’ordre sévit : le mouvement perd du terrain ! On peut ainsi lire dans Le Nouvel Observateur [29 mars 2011] : « De nouvelles distributions de frites et des concerts sont au programme, mais le cœur ne semble plus y être, l’appel à manifester ayant cette fois été peu relayé par la presse et sur les réseaux sociaux. (…) Dans un climat morose que tenteront d’égayer des distributions gratuites de frites dans les villes universitaires  » Ou dans Libération [17 février 2011] : « Le pari a largement échoué : seuls quelques centaines de jeunes se sont déplacés pour dénoncer le nationalisme flamingant... » Le correspondant de Libération, Jean Quatremer écrivait déjà lors de la première mobilisation «  Une révolution de la frite qui fait pschiiiiiiiiittttttttt  ». La presse Belge ne fait évidemment pas exception à la règle. Le Soir titrant « les frites font moins recette » expliquant la perte de vitesse par rapport au début du mouvement. Le journal télévisé belge de la RTBF [29 mars 2011] était également très doué en la matière puisqu’il parle de « succès mitigé », « le mouvement à l’air de s’effriter » « il y a moins de monde qu’attendu  » « résultat moyen » « plutôt clairsemé ». Le reporter se permet ainsi de conclure ainsi : « les étudiants ont promis de continuer le combat après les vacances de pâques. Avec quel succès ? Ça, on verra ! ». Pourtant le mouvement est assez exceptionnel et plutôt étonnant dans les universités Belges. Loin de tout pessimisme, du côté de la plate-forme étudiante le mouvement est plutôt vu comme une réussite.

Cependant, un rapide passage en revue des journaux précédents nous indique que ce pessimisme médiatique n’est pas vraiment nouveau. Ainsi, début janvier au début de la constitution de la plate-forme étudiante, des « spécialistes » analysaient qu’ils « ne croyaient pas à la naissance d’un mouvement social durable  », que « personnellement j’ai des doutes sur leurs succès car je ne vois pas en quoi ces mouvements parviendraient à capter l’attention de la population  ». Ou encore « ce n’est pas encore suffisamment dramatique pour descendre dans la rue  » [Le soir, 12 janvier 2011]. Dix jours après, plus de 40 000 personnes, y étaient, dans la rue !

Outre ces commentaires défaitistes, on n’oubliera pas les nombreux qualificatifs pour caractériser les citoyens mobilisés de « simplistes », ou de « récupération populiste », … Bref, les experts belges font aussi bien que leurs confrères français pour délégitimer toute implication de la « plèbe » dans la politique.

Daniel Zamora

Notes

[1] A ce sujet, même le supplément au Monde Diplomatique de décembre 2010 dépeint l’image d’une Flandre à l’identité « flamingante » et plutôt nationaliste et une Wallonie plutôt « socialiste » laissant transparaître l’idée d’un conflit de communautés, d’identités.



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Message  yannalan le Sam 7 Mai - 12:38

Le problème est simple, en général, les infos en France viennent de la presse francophone belge, à part Stroobants du Monde qui est parfaitement bilingue.
On a des caricatures, comme lors de l'accident d"e train il y a quelques années sur la ligne linguistique.Les tires des journaux français accablaiant le cheminot flamand "qui ne comprenait pas bien le français". L'idée que son collègue ne comprenait pas bien le flamand ne les a même pas effleuré...
Les francophones des deux pays ont souvent beaucoup de mal à se faire à l'idée que des gens qui parlent une autre langue puissent être normaux... Voir situation du néerlandais en France par exemple...

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Message  Invité le Mar 7 Juin - 18:19

Quelques bonnes idées de résistance

(extrait de Hors Service N° 18, 17 mai 2011)

En Flandre, chaque jour, une soixantaine de familles sont expulsées de leur maison parce qu'ils ne peuvent plus payer le loyer. De 2008 à 2009, ce chiffre a doublé.

Deux hommes, de 67 et 75 ans, attaquent un huissier de justice qui voulait leur remettre une pièce judiciaire à Lingewaarde. Ils l’ont d’abord insulté et lui ont ensuite donné des coups de pied et de poing. L’huissier a dû être examiné par un médecin. Une fois à la police, les deux ont déclaré ne pas avoir su qu'il s'agissait d'un huissier. La Justice ne sait pas trop quoi faire avec eux.

A Saint-Job, un huissier de justice a du mal à expulser une maison, il a essayé plusieurs fois, à chaque fois il est attaqué d'une manière ou d'une autre. Ses papiers sont arrachés et jetés dans le tas, il reçoit des gifles par ci, par là. Ce sera finalement les flics qui feront le sale boulot.

A Maasmechelen, un homme sort son chien pour attaquer l’huissier de justice et les flics qui viennent voler et vider sa maison. Un flic blesse le chien, il sera tué un peu plus tard.

Neuf hypermarchés de Carrefour sont occupés. Un huissier de justice impose 1000 euros par heure et par jaune et client qui est empêché d'entrer le magasin à Berchem-ste-agathe. Des échauffourées ont lieu avec la police, un ouvrier est arrêté. À Ninove, les ouvriers qui bloquent l'entrée du magasin refusent de montrer leur carte d'identité quand l’huissier joue au contrôleur. 30 ouvriers sont arrêtés.

À Marche-en-Famenne, un homme entre dans la cave d'un huissier de justice, et met le feu aux dossiers et aux archives. Le feu prend trop vite et il perd conscience. Il sera arrêté peu après.

Une personne ayant été expulsée de chez elle retourne au palais de justice pour y tuer le juge de paix Brandon en pleine audience. Elle déclare avoir agi par vengeance à l'égard de la justice en général, mais plus spécifiquement celle qui avait ordonné son expulsion de chez elle après un litige entre elle et le propriétaire. Elle est incarcérée à la prison de Forest et très vite internée. Cela équivaut à une peine de prison à vie, prolongée tous les 6 mois. La justice veut le faire passer pour un fou qui aurait commis un acte incompréhensible. Pourtant, il y en a beaucoup qui comprennent ce geste.

Une personne, expulsée de chez elle par des huissiers de justice de Saint-Josse, ne baisse pas les bras: elle harcèle les huissiers et leurs collaborateurs par téléphone afin de leur rappeler leur sale boulot. Après que la juge Brandon se soit fait flinguer, il se sent en confiance et durcit le ton: “Je vais tous vous tuer, vous qui travaillez avec lui et surtout lui, comme ce qui est arrivé à la juge Brandon.” Ensuite, il se rend à son bureau, le personnel refuse de lui ouvrir la porte. Il sera brièvement arrêté par la police.

A Zaventem, une personne qui refuse de payer une facture d’ambulance est condamnée par un juge de paix doit payer une facture supplémentaire. Selon leurs propres mots, il serait “connu pour son irritation vis-à-vis de la magistrature”. Après ces événements, il envoie un courrier au juge de paix. Dans l’enveloppe se trouve l'article de presse de la mort de Brandon accompagné de la phrase suivante : “Cela vous étonne?” Il est brièvement arrêté.

Dans les Ardennes, une personne reçoit la visite d'un huissier de justice, elle est expulsée. Elle prend sa voiture et se barre en France avec l'intention d'y acheter une arme. Sa famille la balance et les flics commencent à la chasser. S'en suit alors une course-poursuite. Elle est arrêtée sur l'autoroute par un barrage d’une vingtaine de flics. Dans sa voiture se trouve une arme factice gagnée à la foire, objet devenu pièce à conviction. Il écope d’une amende de 825€ et de 7 mois avec sursis pour avoir... eu une mauvaise intention?

Un jeune garçon de Tournai est arrêté pour de nombreux faits de vol. Au tribunal de la jeunesse, en attendant d'être entendu par le juge, il ne sait pas rester en place et entre dans une pièce inoccupée où se trouve un veston qu'il emporte. La veste appartenait à un huissier, qui n'a pas aimé perdre le contenu de son gros portefeuille.

Un huissier passe à la maison d'une personne à Genk et n'arrive pas à convenir d’un accord à l'amiable. Quand l’huissier se pointe à son boulot, avec la police, ceux-ci sont attaqués. L’huissier reçoit alors un coup de boule et un policier est attaqué au niveau du cou et des côtes.

Un homme barricade sa maison contre la venue des flics et d'un huissier à Louvain. Il menace de faire exploser sa maison s'ils ne le laissent pas tranquille.

Les flics se rendent dans une maison de repos de Tertre où réside une octogénaire afin de lui remettre les clés de sa maison. Pour une facture de 778€ non-payée aux contributions et qui était arrivée où elle n'habite plus, l’huissier M. Simonet de Mons a fait vider sa maison pour une valeur de 40.00 €. Afin de récupérer les meubles, il faut payer les honoraires de l’huissier, c'est-à-dire 2219 €.

Mais, laissons la parole aux bâtards eux-mêmes:

“Il est très rare que je termine ma journée de la manière dont je l’avais prévue, l’urgence est la règle, et le stress, inhérent au métier. Même s’il est très clair que de plus en plus de gens sont en difficulté, le stress a toujours été là même lorsque j’ai commencé il y a vingt ans. Il y a deux semaines, j’ai encore appris que l’un de mes confrères s’était suicidé ”, confie l’huissier Philippe Bourdeaud’huy. “Des saisies qui, par ailleurs, ne se passent généralement pas toujours très bien. Certains de mes confrères se sont déjà fait tirer dessus; les agressions physiques, cela peut toujours arriver. D’autres confrères se sont fait attaquer, il est pratiquement devenu obligatoire de se protéger. J’ai des caméras de surveillance, un système de protection pour les vitres du guichet.”

La liste des 5 professions les plus détestées:
1. les huissiers de justice
2. les contrôleurs des contributions
3. la police
4. les agents de stationnement
5. les avocats

http://journalhorsservice.blogspot.com/2011/05/quelques-bonnes-idees-de-resistance.html

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Message  yannalan le Mar 7 Juin - 18:29

En Flandre, chaque jour, une soixantaine de familles sont expulsées de leur maison parce qu'ils ne peuvent plus payer le loyer.
Il semble à la lecture de l'article que ça se passe aussi en région de Bruxelles-capitale(St Josse, Berchem ste Agathe, Bruxelles pour le juge tué) ou en Wallonie (Marche en Famennes, Tournai, Ardennes...)
C'est juste pour préciser. Je pense qu'en France c'est pas mieux.

yannalan

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Message  Invité le Lun 20 Juin - 11:16

[Liège] Réappropriation dans un supermarché GB

Saturday 18 June 2011

http://bxl.indymedia.org/articles/2065

Sur le coup de 14h30, une vingtaine d'activistes se faisant appelé les "robins des bois du supermarché" ont débarqué dans le gb Blonden, quartier des guillemins, pour un "free pic-nic". Ils et elles entendaient protester "contre la vie chère", contre la politique de l'enseigne carrefour, et des supermarchés en général . Tout le monde (ou presque) a été arrêté.

(...)

La gérante est arrivé et à déclarer que c'était un peu exagéré. "même les clochards ne font pas ça". Elle a appelé les flics et quelques agents sont arrivés, pas sympa, mais pas trop agressif non plus.

(...)

Le Peloton Anti-banditisme a débarqué et évidemment, eux ils rigolaient beaucoup moins. Après les usages sur le caractère pénal de l'action (c'est du vol), le chef de peloton s'est mis à faire de la politique "déja que vous accepter les toxs et les clodos dans votre camp, vous venez ici empêcher les gens de travailler. Dire que je donne 1/3 de mon salaire à des chomeurs de votre espèce".

...

mise à jour

http://bxl.indymedia.org/articles/2066

Les derniers activistes viennent de sortir de l'hotel de police. Une personne légèrement blessée suite à l'arrestation (contusion et saignement dû aux colsons trop serrés)
Le GB a porté plainte pour 85 euros de nourriture volée

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Message  Invité le Jeu 23 Juin - 16:33

Greve de la faim à la section de haute sécurité de Bruges et lettre de Nordin Benallal

mercredi 22 juin 2011

http://www.non-fides.fr/?Greve-de-la-faim-a-la-section-de

Dans le module d’isolement à la prison de Bruges, qui a été ouvert il n’y a pas trop longtemps pour isoler et tenter de briser les "prisonniers récalcitrants, dangereux et avec une volonté de s’évader", deux prisonniers, Farid Bamouhammad et Nordin Benallal, ont entamé une grève de la faim. Ces deux sont actifs depuis des années, en mots et en actes, dans la lutte contre les conditions de détention dans les prisons belges et dans le monde carcéral en général. Les conditions dans le module d’isolement à Bruges, cette prison à l’intérieur de la prison, ont été dénoncées à plusieurs reprises par ceux qui y sont passés, comme par exemple Ashraf Sekkaki, qui a écrit plusieurs lettres sur le sujet. Aussi Nordin a récemment encore publié un récit dont il dénonce les conditions là-bas. Leur grève de la faim est menée contre les conditions de détention dans ce module d’isolement. Que la solidarité fasse en sorte que cette action ne reste pas isolée entre les quatre murs de l’oppression. Voici une lettre de Nordin.

C’est bien possible qu’il y a juste un truc qui cloche avec moi, mais je me suis toujours senti comme un étranger. Dans n’importe quel environnement où je me trouve, je suis étranger. Rien d’autre qu’un allochtone dans ma ville. Depuis la naissance, ils m’ont mis un tampon ’allochtone’. Ils ont changé le système maintenant, « modernisé » si tu veux, mais le principe reste le même. Je dis allochtone, parce que j’ai passé trop de temps en Flandres, et plus haut encore, chez leurs amis hollandais, ceux qui ont colonisé la Belgique avant que ce ne soit la Belgique. Le pays qui donne l’eau à la bouche encore à ces petits ministres flamands, le pays qui leur sert de grand exemple. Je pourrai aussi dire délinquant. Petit marocain ici, berbère là-bas - sale et pauvre - rien de plus qu’un touriste perdu au Maroc.

Je suis resté sourd à la langue de camp de concentration moderne qu’est cette taule de Vught, en Hollande, où j’ai été enterré vivant pendant quelques années. De là, j’ai ensuite bougé à quelques kilomètres, mais le décor a peu changé. C’est d’ailleurs le grand exemple de l’EBI à Vught que la Belgique a emprunté pour construire son bloc d’isolement. Enfermé dans un cachot institutionnalisé et permanent dans la prison-usine de Bruges, la différence est dans la couleur des murs. Avec les matons, on n’a pas à se comprendre, je n’ai rien à voir avec eux, je n’ai pas à être ici.

Étranger aux miens aussi. Coup après coup, c’est moi qui me retrouve dans le banc des accusés, je regarde autour de moi, y a personne, étrange. Accusé et condamné en premier lieu par les médias, avec les juges en croupe, et les honnêtes citoyens. Et comble de tout, par de soi-disant complices : c’est devenu tellement de bon ton et si facile de marcher avec la police pour sauver son propre cul. Et ceux qui n’ont jamais rien su, ni vu, ni entendu, ramassent bien, évidemment. Pourtant, je ne penserai même pas une seconde à changer quoi que ce soit. Comme on dit, la mauvaise herbe repousse toujours. Et j’entends bien être une mauvaise herbe dans leur prairie de bonnes intentions. Face à un monde aussi exécrable, que ce soit ici ou dehors, la seule chose que t’as, c’est ta dignité. Quand tu la vends, peu importe si t’as bien encaissé, tu l’a vendue, ta dignité. A l’intérieur de toi, t’es déjà mort.

Comme c’est l’argent qui fait tourner le monde, la prison n’échappe pas non plus à cette logique. Faire travailler les prisonniers, c’est un vrai business. Toutes sortes d’entreprises ont des contrats ici. Les camions vont et viennent toute la journée. De toutes les prisons que j’ai connues, faut dire que Bruges vole haut. Un peu comme aux États-Unis où règne le monde du fric. Sur les 800 prisonniers qu’il y a ici, une grande partie travaille. Pour une rémunération minable, dans des conditions indignes, mais pas de soucis avec la législation : profit garanti ! Comme pour les sans papiers dehors, l’exploitation n’a plus de limites. La directrice m’a aussi demandé de travailler. Ça, c’était une bonne blague. Moi, j’irais chipoter avec de petits pots en plastique à longueur de journée pour remplir leurs poches ? Je ne pense pas.

Ici, un homme est maintenant attaché à une chaise, mains et pieds liés, c’est comme ça qu’ils le trimballent à la douche à 10 mètres de la cellule. Ses hurlements des dernières semaines ont cessé, il ne fait plus que pleurer, jour et nuit. Ils bourrent tout le monde de médicaments. Ils disent que ce sont des vitamines, je leur réponds que s’ils en ont quelque chose à foutre de notre santé, qu’ils nous donnent des fruits. Ou qu’ils nous libèrent tout court. Les infirmières passent trois fois par jour. Parfois plus, quand nécessaire, comme cette fois où ils avaient besoin de vraiment droguer les gens au point qu’ils ne pouvaient plus parler, ni bouger ; c’était quand la télé est passée il y a deux semaines, avec le souci de bien montrer comme tout va bien ici, bien selon les règles. Quand, évidemment, ils ne pouvaient pas parler avec ceux qui auraient peut-être eus quelque chose à dire. Mais on a largement dépassé le stade où il suffirait de dénoncer ce qui se passe. De toute façon, ça ne choque pas. Beaucoup plus qu’exercer la répression physique contre les gens, ils ont réussi à rentrer dans leur tête. À partir de ce moment-là, c’est perdu : les gens ne voient plus que le monstre que les médias ont créé, l’étranger. Ce genre de régimes ultra-répressifs tombent pas du ciel, il y a des personnes qui lui donnent forme, qui le perpétuent jour après jour. Ce sont eux les responsables. Comme monsieur Meurisse et sa bande de laquais, ce monsieur qui a dû se cacher dans un bunker avec sa famille quand un prisonnier a réussi à s’évader d’ici. Pendant que des flics armés jusqu’aux dents protégeaient la prison de Gand, sa résidence officielle. Tous les autres, tous ceux qui exécutent ses ordres, se cachent derrière lui, pour se déresponsabiliser, comme des lâches.

La question de la prison, c’est vraiment très simple. Dans cet environnement, il n’y a pas dix mille options. Pour être franc, il y en a trois. Soit tu deviens fou, soit tu te suicides, soit tu t’évades. Vraiment très simple. Tout ce que ces hypocrites font, c’est caqueter réinsertion ici, resocialisation là. Et entre-temps t’es enfermé ici, et c’est une vraie lutte de ne pas perdre tes sens, aussi bien la raison que les choses qui paraissent les plus simples. Toucher, voir, sentir, entendre. Penser la liberté, de presser pour l’atteindre, c’est ce qui te garde en vie.

Kiket

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- Nordin parle ici du compagnon de lutte Ashraf Sekkaki. Ils n’ont pas seulement le même âge, mais partagent surtout la même rage contre ce système, et ont un parcours parallèle : en taule depuis des lustres, à l’exception de plusieurs évasions réussites, braqueurs de riches, combattants à l’intérieur des murs. Ashraf a été enfermé pendant plusieurs mois dans ce même bloc d’isolement, où il faisait tout pour en décrire l’atrocité et l’envoyer aux gens dehors. Sa lutte a payé ; il s’est finalement fait transférer vers la section normale de la prison de Bruges. Dans le bel été de 2009, il avait réussi à s’évader en hélicoptère (un peu comme Nordin l’avait fait quelques années auparavant depuis la prison d’Ittre). Sérieusement blessé, il a été brutalement arrêté au Maroc deux semaines plus tard. Après un an et demi en détention dans la prison corrompue d’Oujda, il réussit à s’évader dans un coffre fin novembre 2010, malheureusement pendant quelques heures seulement. Le directeur de la prison a ramassé plein de thunes en échange de sa collaboration, avant de le dénoncer lâchement. Au Maroc il vient d’être condamné à 18 mois pour cette évasion et pour l’évasion de Bruges à 12 années. Ashraf est depuis plus de 4 mois enfermé dans la prison ultra-sécurisée de Rabat, la prison où sont enfermés tous les opposants du roi. Il est gardé en isolement total, il n’a droit ni aux coups de téléphone, ni au courrier, ni à la visite. Mais comme on le connaît, il ne baissera pas la tête et tiendra le coup jusqu’à ce qu’on reçoive à nouveau des nouvelles de lui.

- La moitié des détenus travaillent, soit environ 5000. Dans certaines prisons, ce sont 98% des détenus qui travaillent, dans d’autres même pas 30%. Les prisonniers touchent entre 60 cent et 2€ de l’heure. Dans le « masterplan prison », le projet de construction de 10 nouvelles taules, l’augmentation de la capacité de travail est également incluse. Ils veulent mettre tout le monde au boulot. Voir le site de la régie du travail pénitentiaire pour découvrir leurs « atouts » : ’tarifs concurrentiels’ = faites les bosser pour que dalle, ’grande quantité de main d’œuvre disponible’ = ce sont des taulards ! Où est-ce qu’ils vont aller ?, ’flexibilité et possibilité de répondre à des demandes urgentes dans des délais courts’ = faites ce que vous voulez, ils n’ont aucun droit, ils vont aller faire grève ou quoi ? Ha ha ha . Contrôle et caméras partout ? Ben oui, faut plus aménager l’espace, on est déjà dans une prison ! d’après http://www.rtp-rga.be/

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Un mot sur la section de haute sécurité à Bruges

Depuis quelque temps, des voix un peu trop critiques se sont élevées contre l’infâme bloc d’isolement de la prison de Bruges. L’Etat a alors fait appel à ses journaflics de confiance, toujours prêts à leur lécher le derrière, pour faire un véritable spot promo. Une équipe de Koppen (pour la télévision nationale) y a donc été envoyée pour demeurer 48 heures sur place. Comment ils ont réussi à fermer les yeux et les oreilles à tel point reste un mystère. Pour eux, il n’y a strictement aucun souci avec ces cages à enterrer des humains vivant, les gardiens sont contents, avec un peu de chance les prisonniers aussi. Tout va bien. Tout ce petit monde complice (allant des gardiens à la direction, en passant par les assistants sociaux, infirmières et psychiatres) apparaît avec son nom devant la caméra, fier de son boulot de bourreaux.

Les infirmières avaient soigneusement administré une double dose de calmants (en plus de la dose normale qui leur est donnée trois fois par jour) afin que les détenus ne soient vraiment plus capables de bouger, ni de parler. Meurisse, le directeur, avait donné l’ordre de ne certainement pas parler avec les détenus qui crachent sur leur détention, et évidemment, les journaflics n’ont fait qu’obéir aux ordres. Tout le monde savait que ce devaient être 10 minutes de spot promo et rien d’autre. On voit ainsi comment un psychiatre entre dans une cellule, accompagné par 6 matons, pour “parler” avec le détenu. Cela revient surtout à répéter le mot d’ordre de Meurisse et de la direction : sans “attitude positive”, sans collaboration, sans résignation, pas de salut. Ceux qui refusent doivent le payer cher.

D’autres choses sont par contre plus difficiles à camoufler : ils montrent la cage à lions (’préau’ de quelques mètres carrés, entouré de grilles partout), le cachot dans l’aile (un lit au milieu d’une minuscule pièce, et c’est tout). C’est une bande de bourreaux en costume cravate à Bruxelles (le Directorat général des prisons) qui décide de ce régime, individuel pour chaque personne. Tous les quelques mois, le régime passe en révision, et c’est alors que le vrai foutage de gueule apparaît. Après 5 mois d’enfermement, un détenu peut par exemple accéder à un couvert en inox (sinon c’est en plastique ou en playmobil). Les visites derrière les carreaux demeurent, tout comme les refus de demandeurs de visites, le refus de livres, de courrier. Sur les 8 détenus qui y sont actuellement enfermés, certains y sont depuis plus d’un an déjà ! Pour ceux qui y passent quelques mois, c’est un régime ultra-dur qui doit serrer la vis, et domestiquer le détenu. Et pour tous les autres, c’est surtout une arme de dissuasion pour mater l’esprit de révolte préventivement.

Ce que nous relevons de l’attitude positive à adopter, c’est la révolte des détenus qui ont détruit le bloc d’isolement en avril 2009, en la mettant hors service pendant quelques mois, ceux qui se sont évadés après un placement dans cette geôle, et ceux qui continuent à se révolter malgré tout. Vive la bonne tenue.

Repris de Hors Service N°16.

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Message  Roseau le Mar 22 Nov - 2:41

Belgique : la FGTB doit rompre avec le PS et œuvrer à une alternative politique
par Daniel Tanuro
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article23508
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Message  Prado le Ven 25 Nov - 23:39

Roseau a écrit:Belgique : la FGTB doit rompre avec le PS et œuvrer à une alternative politique
par Daniel Tanuro
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article23508

Le titre de l'article reflète mal le caractère osé de ce que propose Daniel Tanuro. Quelques extraits :
"Or, il ne suffit pas de lutter : il faut un programme de revendications, une stratégie et une perspective politique. Le mouvement syndical doit élaborer son propre plan d’urgence et susciter la création d’un nouveau parti politique qui se battra pour l’imposer. La gauche syndicale doit prendre la tête de ce combat".
"La FGTB est la mieux placée pour prendre l’initiative, parce qu’elle compte encore des milliers de militant-e-s et de délégué-e-s qui ont des repères de gauche – ceux de sa Déclaration de principes – et une conscience de classe. Ils et elles constituent l’avant-garde de notre mouvement ouvrier."
"Il ne s’agit pas de créer un parti au sens traditionnel - un instrument aux mains de politiciens professionnels - mais de permettre à la base sociale d’intervenir dans l’arène politique pour défendre ses intérêts de classe. Cela requiert une formation d’un nouveau type : un parti d’Indigné-e-s ; un parti-mouvement contrôlé démocratiquement ; un parti de la solidarité, refuge contre l’individualisme et l’arrivisme ; un parti de l’émancipation, digne de deux siècles de luttes sociales ; un parti de l’égalité, refusant le sexisme et le racisme ; un parti qui refusera toute cogestion du système et mettra à son drapeau la rupture avec le capitalisme, dans le cadre d’une autre Europe."

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Message  Roseau le Lun 28 Nov - 5:22

http://www.lameuse.be/mediastore/synthinformelle_1.pdf
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Message  Copas le Ven 2 Déc - 18:21

Bruxelles, par dizaines de milliers contre les attaques du gouvernement nouveau trouvé (dirigé par un socialiste) et contre le capitalisme

Un nouveau moment important, juste quelques jours après que 2 millions de britanniques aient manifesté contre les agressions du gouvernement de la bourgeoisie.

Un grand potentiel d'indignation (pour le moins) existe en Europe.

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Message  Copas le Lun 26 Déc - 14:41

Lors de la journée du 22 décembre les travailleurs du CNE ont voulut bâcher de bleu le siège du PS pour montrer que ce parti applique une politique ultra-libérale et anti-sociale.

A ces caractérisations les travailleurs peuvent indiquer également que le PS est violemment anti-travailleurs en déchainant sa police contre les travailleurs :

Répression devant le siège du PS from socialisme.be on Vimeo.



Le Parti Socialiste a été pris pour cible massivement par les travailleurs lors de cette journée

Action à Bruxelles devant les locaux du PS from socialisme.be on Vimeo.



La maturation en Belgique se poursuit face au déchainement anti-social et pro-bourgeois du parti socialiste aux affaires
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Message  Copas le Ven 27 Jan - 20:14

La préparation de la grève générale et le divorce consommé avec le parti socialiste et son agressivité anti-sociale, divorce qui pousse à des contradictions importantes des bureaucraties syndicales.

Il n'est pas anodin que certains secteurs du syndicalisme pensent à faire un parti politique.
Meeting de préparation à la grève générale


les dirigeants des syndicats dans toutes leurs contradictions



La camarade Céline Caudron (LCR) chez les métallos Hainaut-Namur de la FGTB qui parle aussi de cette grève et ce qu'on peut en penser
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Belgique Empty CES GENS, TOUT DE MÊME, CES GENS D’EN HAUT

Message  Roseau le Dim 29 Jan - 22:25

Source: http://www.pauljorion.com/blog/?p=33286#comments
par Jean-Pierre L. Collignon (*)

Ces gens, tout de même, ces gens d’en haut, sont d’une outrecuidance et d’un culot tout bonnement stupéfiants. Après avoir décidé des mesures les plus infamantes à l’endroit des gueux, à les entendre bien trop gâtés jusqu’ici, les voici qu’ils les mettent en garde, les admonestent et leur font la leçon dès lors qu’ils font mine de répondre et vouloir riposter à ce qui est, proprement, une attaque sans précédent contre ce que des années de lutte avaient arraché à la logique de l’exploitation sous toutes ses formes.

Autrement dit, pour ceux du gouvernement qui se sont exprimés à ce sujet, la grève de demain est une hérésie, une vilaine action ou une erreur de jugement due à une mauvaise interprétation de ce qui a été décidé. A les entendre, les Van Quickmachin et les autres, en ce compris l’Homme de l’année, nous autres, les gens d’en bas, n’aurions rien saisi ni rien compris aux historiques et grandioses perspectives qui s’ouvrent désormais sous nos pas.

L’appauvrissement des déjà mal lotis va en réalité les enrichir, la misère ne peut qu’engendrer l’opulence, avoir moins c’est avoir plus. Tant qu’on y est, se serrer la ceinture va avoir pour conséquence que le marché des bretelles extensibles va exploser et que, conséquemment, cela va, comme ils disent, créer de l’emploi.

On est là, n’est-ce pas dans la pure Novlangue imaginée par Orwell dans son fameux 1984. La meilleure, dans tout cela, c’est l’entretien que Laurette Onkelinx a accordé à une feuille bien connue, il y a quelques jours. Dans lequel la camarade – esbaudissons-nous sans vergogne – exprime soudainement le doute qui l’habite quant aux mesures qui vont toucher de plein fouet celles et ceux qu’il serait tout de même plus opportun, dit-elle, de remettre au boulot plutôt que de les mettre à la rue. Et de déclarer qu’elle « comprend la colère des syndicats » en feignant de ne pas voir que cette colère est la traduction de la colère des gens qui s’apprêtent à faire de la journée de demain celle du refus de la misère. Et la pauvre – si j’ose dire – de s’en prendre aux vilains capitalistes et aux sombres machinations de la finance, responsables de tous nos malheurs. Et tout cela sans être le moins du monde désavouée – en tout cas publiquement – ni par l’Homme de l’année ni par aucun membre du gouvernement dont elle fait partie.

Donc, on y est, en 1984 ; avec un léger retard, mais on y est. Tout est en place : Le mensonge érigé en vérité, la surveillance de nos moindres faits et gestes par le truchement de la technique la plus pointue, le pouvoir absolu détenu par une poignée de larbins qui mangent dans la main des détenteurs de toute la richesse du monde, des millions de gens plongés dans la mouise la plus crasse, et des millions d’autres qui se gavent de gadgets et s’abrutissent à la lecture des journaux et continuent de croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et puis, chez nous, ces 20% de suicides en plus sur les voies de chemin de fer, les suicidés de Flandre, ces irresponsables desquels Lievens Annemas, économiste de son état, dit ceci, qui vaut son pesant d’or et que je cite : « Il y a tant de personnes en Flandre qui veulent s’ôter la vie que cela risque de devenir un problème pour l’économie ». On savait déjà que les économistes ne racontaient que des conneries, mais là, c’est le pompon ! Et, dans la foulée, la limite de l’indécence et de l’imbécilité a été largement franchie, en début de semaine, par Monica De Koninck ministre, socialiste – ricanons de concert – de l’esclavage le plus moderne. Je vous passe les détails, vous êtes au courant.

On n’est même pas du bétail. On est des choses parmi les choses, que l’on déplace et que l’on parque. Et que l’on va peut-être bientôt marquer au fer rouge. Ou bien auxquelles on va coudre un symbole au travers de la veste. Une étoile, un cercle, un triangle, un chiffre.

Les malades, les pas beaux, les déprimés, les mal avec leur monde, les poètes et les rêveurs, on va s’occuper de vous.

Puisse cette grève de demain n’être qu’un début ! Et que le printemps qui vient soit celui de la fureur, de l’émeute, d’une marche sur Bruxelles, de je ne sais quoi, enfin ; quelque chose de surprenant et de jamais vu, comme un orage, un nouveau soleil, un raz-de-marée, une tempête. Il est grand temps que nous relevions la tête !

==================================

(*) « L’indispensable Monsieur Jean-Pierre, chroniqueur mondain » occupe les ondes, chaque dimanche soir, depuis près de 22 ans, sur les ondes de la radio belge. (En toute impunité…)
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Belgique Empty L'offensive anti-syndicale bat son plein!

Message  Roseau le Dim 29 Jan - 22:45

Par Alain Van Praet

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2367:loffensive-anti-syndicale-bat-son-plein-&option=com_content&Itemid=53
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Message  sylvestre le Lun 30 Jan - 10:53

http://www.francetv.fr/info/la-belgique-paralysee-par-une-greve-generale_56183.html

La Belgique paralysée par une grève générale
Publié le 30/01/2012 | 09:23 , mis à jour le 30/01/2012 | 09:23


Les cheminots belges ont été les premiers à lancer le mouvement, bientôt suivis par de nombreux corps de métier. Tous ont décidé lundi 30 janvier de protester contre l'austérité, un mouvement de grève générale exceptionnel dans ce pays. Il a lieu le jour d'un sommet des dirigeants européens sur la situation économique du continent.

Les transports particulièrement touchés

Le mouvement a été lancé à l'appel des trois principaux syndicats. Ils dénoncent des économies budgétaires de plusieurs milliards d'euros décidées par le gouvernement du socialiste Elio Di Rupo, visant à réduire le déficit public et à se conformer aux objectifs européens.

La circulation ferroviaire, y compris celle des trains internationaux à grande vitesse est très affectée lundi matin. Les Thalys et Eurostar qui relient Bruxelles à Paris, Amsterdam, Cologne et Londres, sont à l'arrêt et devraient le rester toute la journée de lundi. Aucun tramway, bus ou métro ne circule à Bruxelles. Ailleurs dans le pays, les transports en commun sont également très perturbés.

Quelques vols ont été annulés à l'aéroport de Bruxelles et des retards sont enregistrés mais le trafic reste globalement assez proche de la normale. L'aéroport de Charleroi (Sud) est fermé en revanche.

Un mouvement inédit depuis 2005

Les postiers eux aussi sont en grève, les salariés du port d'Anvers, l'un des plus importants d'Europe, ont décidé de se croiser les bras et des grévistes organisaient plusieurs blocages de routes et autoroutes dans le pays en signe de protestation.

La dernière grève générale en Belgique date de 2005. Elle était le fait du seul syndicat socialiste FGTB. Pour une grève lancée par un "front commun" , comme c'est le cas de celle organisée lundi, il faut remonter à 1993.

FTVi avec AFP
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Belgique Empty Belgique : Lettre ouverte aux syndicalistes

Message  Roseau le Mar 31 Jan - 16:33

Par LCR
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article24101
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Belgique Empty A la FGTB Charleroi...

Message  ulrik le Dim 4 Mar - 0:41

Ce mercredi matin, une délégation de la LCR Hainaut a été reçue par le Comité Permanent Interprofessionnel de la FGTB Charleroi Sud-Hainaut.
Une très bonne rencontre autour de la « lettre aux syndicalistes » que la LCR fait circuler depuis deux semaines dans les milieux syndicaux.
Un débat sans tabous qui a permis de dégager de réelles convergences dans l’analyse de la situation socio-économique actuelle et des défis qui en découlent pour les organisations syndicales. L’exemple de la Grèce a été plusieurs fois évoqué au cours de cette réunion car c’est un véritable laboratoire qui nous éclaire sur le rouleau compresseur de l’austérité et sur les stratégies du néo-libéralisme.
Les syndicalistes carolos sont bien conscients qu’en Belgique comme dans toute l’Europe, l’offensive patronale, relayée par les gouvernements ne va pas s’arrêter là. Comment inverser la vapeur ? Comment modifier le rapport de forces ? Quelles alternatives et alliances ? Quels relais politiques pour les organisations syndicales ?
La collaboration franche, partout en Europe, des partis sociaux-démocrates aux politiques de remise en cause du pouvoir d’achat, des droits sociaux, des services publics, des libertés syndicales, nous conduit vers une dictature du capital sans entrave, un « paradis pour les riches, un enfer pour les pauvres ». Cette politique a pourtant conduit à des débâcles électorales (Espagne, Portugal, Angleterre et en Grèce où le PASOK, n’obtiendrait plus les 10%). Elle ouvre les portes à la droite extrême, nationaliste et raciste : la NVA en Flandre, le FN en France, le LAOS en Grèce.
Face au constat de l’impasse dans laquelle la « gauche de pouvoir » a conduit les travailleurs, et les multiples questions qu’elle soulève, les participants envisagent de poursuivre et d’élargir le débat dans l’organisation syndicale.

La délégation de la LCR Hainaut tient à remercier la FGTB Charleroi et ses responsables pour la qualité des débats et la fraternité de l’accueil.

http://debat-syndicats.blogspot.com/

ulrik

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