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Réforme des retraites

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Réforme des retraites Empty Réforme des retraites

Message  sylvestre le Mer 30 Juin - 11:10

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gc46eE0A1ILw0jTqoS5vrhW2n9fw

Retraite: appel de 7 syndicats à une nouvelle mobilisation le 7 septembre

(AFP) – Il y a 13 heures

PARIS — Tous les syndicats français, sauf la CFE-CGC, ont appelé mardi à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 7 septembre, jour où le Parlement commencera l'examen du projet de réforme des retraites reculant de 60 à 62 ans l'âge de départ légal.

Pour la première fois cette année, FO s'est associée à cette initiative après avoir fait cavalier seul pendant des mois, de sorte que le gouvernement a face à lui un front syndical presque unanime. "Nous sommes très contents que l'intersyndicale s'élargisse encore", a commenté Jean Grosset (Unsa).

Cette décision a été prise lors d'une réunion de l'intersyndicale au siège de la CFDT à Paris à laquelle participaient également les syndicats CGT, FO, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa.

L'intersyndicale prévoit aussi des initiatives "au niveau local et national" (délégations en préfecture, etc.) pour interpeller le gouvernement et ses représentants le 13 juillet, jour du passage du projet de loi en Conseil des ministres.

Durant l?été, ils interpelleront aussi les parlementaires, notamment dans leur circonscription, avant de "poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites".

Les syndicats ne demandent pas "le retrait" du projet gouvernemental, même si plusieurs d'entre eux - FO, la FSU et Solidaires - se sont prononcés dans ce sens lors d'un point de presse. Selon FO et la FSU, la réforme est en effet "inamendable", même si, pour René Valladon (FO), "le rejet n'est pas suffisant".

Mais, selon Nadine Prigent (CGT), "demander le retrait ne suffit pas". "On ne répond pas aux vrais enjeux de l'avenir des retraites seulement par un refus", a-t-elle ajouté.

Pour Marcel Grignard, secrétaire général adjoint de la CFDT, "l'objectif (des syndicats) est de gagner", ce qui signifie "d'aller le plus loin possible par rapport à ce que la CFDT revendique comme réforme des retraites".

Mme Prigent a d'autre part souligné qu'il n'était "pas banal que (les syndicats) parviennent à arrêter très tôt avant la rentrée une journée d'action commune". Il s'agit de "donner de la lisibilité aux salariés", a-t-elle expliqué.

Le communiqué relève que "ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d?emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin", lors de la journée d'action de jeudi dernier.

Le 24 juin, la dernière journée intersyndicale de mobilisation sur les retraites, sans Force ouvrière, a réuni 797.000 personnes selon la police et 1,92 million selon les syndicats.

La mobilisation est restée en deçà du pic des manifestations de 2009 contre la crise (entre 1,2 et 3 millions), et s'est approchée de celle observée en 2003 lors de la réforme Fillon des retraites (un à deux millions).

Le 24 juin, les manifestants ont marqué leur refus du "report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes".

En outre, estiment les sept syndicats, la réforme "n?apporte pas de réponse sur la pénibilité" et "aggrave les inégalités" hommes-femmes.

Ils dénoncent aussi "la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet".


Dernière édition par sylvestre le Ven 17 Sep - 10:27, édité 3 fois
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Message  Gauvain le Ven 2 Juil - 13:44

Baffes qui se perdent.

"Il va falloir travailler plus longtemps", redit Martine Aubry

Mardi 29 juin, 22h21
Reuters

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Le Parti socialiste ne défend pas le retour à l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans pour tout le monde, a fait valoir Martine Aubry mardi soir. Lire la suite l'article
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Discussion: Retraites

Lors d'un meeting à Roubaix pour défendre la réforme des retraites proposée par le PS, l'ancienne ministre des Affaires sociales a accusé la droite de caricature.

Le gouvernement a décidé de reporter de 60 à 62 ans l'âge légal de la retraite mais le PS ne veut conserver le départ à 60 ans que pour ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui ont eu des emplois pénibles, a-t-elle fait valoir.

"Nous allons vivre de plus en plus longtemps et donc il va falloir travailler plus longtemps: nous en sommes tous d'accord", a dit la maire de Lille aux journalistes, avant de le répéter à plusieurs reprises sur la scène du théâtre Pierre de Roubaix.

En janvier, Martine Aubry avait déclenché une polémique au sein du Parti socialiste en parlant de travailler plus longtemps. La droite avait salué une avancée estimant que la dirigeante socialiste reconnaissait la nécessité de repousser l'âge légal de départ à la retraite.

"Il va falloir travailler plus longtemps mais pas n'importe comment", a-t-elle insisté face à 200 personnes, salariés, retraités, fonctionnaires et syndicalistes.

Elle a fait valoir que l'âge moyen de liquidation des droits à la retraite était aujourd'hui de plus de 61 ans.

"Nous ne demandons pas le retour à 60 ans pour tout le monde: nous ne l'avons jamais demandé. Nous savons qu'il va falloir travailler plus longtemps mais nous voulons que ceux qui ont commencé à travailler tôt puissent partir à 60 ans", a défendu Martine Aubry qui se pose en championne de la "gauche crédible".

Elle a défendu une réforme "équilibrée" entre mesures d'âge et mesures financières, via une lourde taxation des revenus du capital.

Face à la réforme du gouvernement, "il y a d'autres solutions et c'est ça que le président de la République ne supporte pas aujourd'hui", a estimé la dirigeante du PS.

"Il voudrait une opposition qui dit n'importe quoi, qui soit irréaliste mais les Français savent que nous savons gérer", a assuré Martine Aubry. "C'est ça la crédibilité".

Laure Bretton

http://fr.news.yahoo.com/4/20100629/tts-france-retraites-aubry-ca02f96.html
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Message  Gaston Lefranc le Dim 4 Juil - 22:14

Mobilisation contre la réforme des retraites : que faire ?
http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=192

(extrait du dernier numéro d'Au CLAIR de la lutte)

Gaston Lefranc

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Réforme des retraites Empty Grèves à la rentrée !!!

Message  Karima le Sam 10 Juil - 12:00

Extrait du bulletin de SUD Education 92
:




http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article269








Appel fédéral à la grève de la
fédération SUD Education le 6 et 7 septembre et ... à sa
reconduction :




http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.hp?article274








Spécial premier degré :


http://sudeducation92.ouvaton.org/spip.php?article258

Karima

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Message  topaze le Sam 10 Juil - 21:16

Gauvain je ne sais pas pour toi, mais ce que dit le PS pour moi ce n’est pas une surprise. Et quand Aubry dit

"Il voudrait une opposition qui dit n'importe quoi, qui soit irréaliste mais les Français savent que nous savons gérer", a assuré Martine Aubry. "C'est ça la crédibilité".



Pour une fois je ne suis pas en désaccord avec le PS . C'est vrai, le PS a toujours était un bon gestionnaire du capital français et ça depuis plusieurs années.



A mon avis en sachant ça, il ne faudra pas que les ouvriers comptent sur le PS pour les défendre dans les prochaines luttes et notamment concernant l’attaque sur les retraites



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Message  BouffonVert72 le Dim 11 Juil - 4:13

De toutes façons déjà le Nous allons vivre de plus en plus longtemps est faux à mon humble avis....
L'industrie pharmaceutique produit des saloperies pour faire illusion dans les statistiques...
Je vais même jusqu'à oser penser que nous allons vivre de moins en moins longtemps... Notemment à cause de nos pollutions...

Je ne parle même pas des différences de durées de vie entre exploités et exploiteurs...

Le débat est donc déjà largement biaisé...

De toutes façons, on sait ce que les exploiteurs veulent : faire travailler les exploités jusqu'à ce que mort s'en suive.... Donc c'est bel-et-bien la question de l'existence même du concept de retraite qui est en jeu...


BV72 ki/ La retraite à l'âge de 38 ans, c'est ce que je tente actuellement... Eh oui, on est décroissant ou pas... Réforme des retraites Icon_cool
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Message  topaze le Dim 11 Juil - 23:41

BV72 je suis ok avec toi. Après ces comment lutter pour faire reculer le gouvernement. Les journées d’action que propose les syndicats peuvent elles être efficace ? Personnellement j’en doute ! Comme je doute de l'alliance de gauche pour être une force d'appoint à la lutte. Et pour cause, quand on voit les déclarations du PS et quand on sait que ce même PS a voter l'aide de l'union Européenne a la Gréce, aide qui implique des mesures d'austérité draconiennes à la classe ouvriére



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Message  BouffonVert72 le Lun 12 Juil - 0:39

Il faut gauchir le PS... Encore et toujours... Si, c'est possible... Même de l'extérieur... Mais ça prend du temps...
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Message  topaze le Lun 12 Juil - 23:42

BV72 tu dis :

Il faut gauchir le PS... Encore et toujours... Si, c'est possible... Même de l'extérieur... Mais ça prend du temps...



A mon avis ce n’est pas possible et ces perdre son temps que de vouloir changer le PS. Pour dire cela je me base sur l’histoire de ce Parti. Parti (la social démocratie) qui a été un Parti ouvrier jusqu'au vote des crédits de guerre en 14. Ce fait montrait que la social démocratie avait changé de camp et qu’elle était contre la révolution. D’ailleurs la révolution en Allemagne en 19 allait le confirmé. C’est ainsi que Ebert dirigeant de la social démocratie déclarait:



‘si l’empereur n’abdique pas, la révolution sociale est inévitable .Moi, je ne veux pas de cette révolution : je la hais comme je hais le péché’.



A l’époque certain révolutionnaire était conscient de ça et avertissait la classe ouvrière qui avait des illusions sur la social démocratie. Voici l’intervention de Karl Liebknecht à l’AG des représentants des conseils berlinois.



‘ Je suis contraint de verser de l’eau dans le vin de votre enthousiasme.La contre révolution est déjà en marche, elle est déjà en action, elle est déjà ici, parmis nous ! Ceux qui vous ont parlé, sont ils des amis de la révolution ? Lisez donc ce qu’a écrit le Vorwats, selon la volonté du chancelier du Reich Ebert. C’était calomnier la révolution et la journée d’hier a balayé ces calomnies. La révolution est menacée de plusieurs cotés .Les périls qui la menacent ne viennent pas seulement des milieux qui ont jusqu’ici eu le pouvoir en mains , les jusqu’auboutistes , agrariens , junkers , capitalistes , impérialistes , monarchistes, princes ou généraux , ils viennent aussi de ceux qui marchent aujourd’hui avec la révolution et qui avant –hier étaient ses ennemis’



C’est pas changé ou gauchir le PS qu’il faut faire. Il faut le dénoncer comme Liebknecht le faisait et faire valoir l’importance de la lutte massive qui peut permettre de faire reculer le gouvernement comme la lutte en Pologne l’a montré il y a maintenant 30 ans



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Message  velpot le Mar 13 Juil - 1:27

La question est d'avantage de l'ordre de ce que l'on porte et de ce que l'on veut construire. Au moment où la plupart des syndicats ne parlent plus de retrait du projet mais parlent de dialogue social et de négociation dans un contexte où les jours de mobilisation morcelés s'enchainent sans volonté tangible d'organiser un véritable rapport de force, qu'une partie des organisations politiques ne sont que dans une logique de préparation aux éléctions de 2012 et pas dans un cadre de mobilisation réel, il y a des débats à mener au sein du mouvement anticapitaliste et révolutionnaire. Car il ne s'agit pas pour moi de servir la soupe au PS et à ses partis mais de construire un mouvement social digne de ce nom. Un mouvement social qui soit en capacité de se défendre et de gagner, et un mouvement social qui puisse aussi aller un peu plus loin que la seule défense des acquis sans cesse rognés.
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Message  Invité le Mar 13 Juil - 10:54

velpot a écrit:La question est d'avantage de l'ordre de ce que l'on porte et de ce que l'on veut construire. Au moment où la plupart des syndicats ne parlent plus de retrait du projet mais parlent de dialogue social et de négociation dans un contexte où les jours de mobilisation morcelés s'enchainent sans volonté tangible d'organiser un véritable rapport de force, qu'une partie des organisations politiques ne sont que dans une logique de préparation aux éléctions de 2012 et pas dans un cadre de mobilisation réel, il y a des débats à mener au sein du mouvement anticapitaliste et révolutionnaire. Car il ne s'agit pas pour moi de servir la soupe au PS et à ses partis mais de construire un mouvement social digne de ce nom. Un mouvement social qui soit en capacité de se défendre et de gagner, et un mouvement social qui puisse aussi aller un peu plus loin que la seule défense des acquis sans cesse rognés.

Ça veu dire s'opposer aux partie de gauche, c'est dangereux parce que le FN est en embuscade et a fait plus de 20%, l'attention plus de 50% ne se retrouve pas dans les partie de gauche, bien au contraire en 2007 il se retrouve a droite, voir extrême droite.
Une partie du NPA a choisi d'accompagner comme le PCF le statuquo, alors que en 2007 cette position a fait explosé les JB, MGB, OB en trois ou quatre partie, s'en compté LO qui fait tout le contraire a chaque foi. Réforme des retraites Icon_pale

Donc des acquit traditionnel de base syndical qui explose, et quant ont croie a la construction unitaire des lutes, le sans unitaire est carrément nier par des attaque politique de la direction des grande central syndicale (c'est se qui c'est passer pour le NPA accusé par la CGT d'opportunisme).

Bon voila je pense que les élément si dessus sont intégrée dans le logiciel, rien se passe jamais comme ont l'imagine, parce que il y a toujours l'élément incontrôlables des ambitions individuel qui finisse par trouvé une cause commune dans les élection.

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Message  topaze le Mer 14 Juil - 21:56

Je partage ton souci Velpot qui est, comme je le comprends, qu’il ne faut pas faire confiance dans ceux qui disent vouloir nous défendre (syndicats, Parti de Gauche) et qu’il faut faire et réfléchir a autre chose. Mon souci est aussi celui-ci ! A mon avis pour réfléchir dans se sens, il faut nous servir du passé. C’est pour ça que je parlais de la lutte de la Pologne en août 80. Dans le dernier Révolution Internationale, il y a un article qui est consacré a cette lutte dont voici le lien. http://fr.internationalism.org/ri414/pologne_aout_1980_il_y_a_trente_ans_le_proletariat_mondial_refaisait_l_experience_de_la_greve_de_masse.html



A mon avis ça montre, contrairement a tout ce que l’on peut entendre (soit de la part de la bourgeoisie qui ne veut surtout pas que la classe ouvriére prenne confiance en elle, ou soit de la part d'ouvrier qui manque de confiance et qui ne connaise pas l'histoire de leur classe ) que de la classe ouvrière est capable de lutter de façon autonome



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Message  velpot le Mer 14 Juil - 22:13

Je n'ai pas parlé des syndicats en général, et n'aime pas trop que l'on me fasse dire ce qui arrange, mais n'est pas vraiment ce que je dis ni ne pense, topaze. Et je parle en dynamique de mouvement mouvement social, en agir, en pratiques, ce qui semble complètement absent de ta démarche.
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Message  topaze le Mer 14 Juil - 22:46

Excuse moi Velpot si j’ai mal compris le sens de ton intervention, ceci dit tu semble dire que ce que j’ai dit n’est pas tout a fait a coté de la plaque .



Contrairement a ce que tu dis ma démarche et de m’inscrire dans une dynamique de mouvement social, aujourd’hui bien contrôlé par les syndicats et comme tu le dis dans une intervention précédente ou l’alliance de Gauche veut emmener ce mouvement dans la perpective des élections de 2012. Donc tout faire pour que la lutte, ou le mouvement social ne se développe pas. Pour que ce mouvement social se développe, comme tu le souhaite, encore faut il que la classe ouvrière est confiance en elle et il me semble que ce n’est pas le cas aujourd’hui. C’est pour ça que je rappel la lutte en Pologne. D’ailleurs qu’en pense tu ?



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Message  velpot le Jeu 15 Juil - 0:46

Je pense que si tu pratiquais tu n'aurais pas besoin d'aller chercher si loin, ni t'écarter du sujet de ce topic. Il y aurait matière par contre à lancer un débat généraliste sur ces questions, et je pense que tu peux le faire, d'autant qu'il est plus difficile pour nos camarades du CCI, dont tu te fais le VRP sur de nombreux forums, de parler en concret et en pratiques.
Sur la question des collectifs retraites, je pense que l'enjeu, au delà de l'importance des revendications qui sont portées, avec des approches différentes d'ailleurs selon les collectifs rencontrés et leur composition, réside dans ce qu'on veut en faire, seulement des collectifs unitaires d'appareils ou aussi des espaces ouverts qui pourraient être aussi des espaces d'auto-organisation, d'unité à la base, dans la lutte.
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Message  topaze le Ven 16 Juil - 0:12

A mon avis Velpot quand on parle de lutte comme il me semble que c’est le cas sur ce sujet il n’est pas inutile de rappeler les expériences faites par la classe ouvrière. Donc à mon avis, contrairement a ce que tu dis, quand je parle de la lutte des ouvriers en Pologne je ne m’éloigne pas du sujet. Il est vrai que j’aurais pu prendre des luttes plus récentes comme le CPE en 2006 ou d’autres luttes à travers le monde, là aussi plus récente, qui ont montré que la classe pouvait prendre en main sa lutte. Mais j’ai pris comme exemple la Pologne car c'est une lutte qui ces étendu dans tout le pays, face à une attaque (augmentation des prix) qui concernait l’ensemble de la classe ouvrière. Comme aujourd’hui, ou c’est l’ensemble de la classe ouvrière qui est touché par les mesures d’austérité dans tous les pays et notamment en France. Donc à mon avis une expérience intéressante a ce réapproprier pour notre lutte et notamment puisque tu en parles sur la question de l’auto organisation, de l’unité à la base, dans la lutte et donc de la prise en charge de la classe de sa lutte



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Message  fée clochette le Ven 16 Juil - 7:31

Femmes
et retraites






I/
Les inégalités dans les retraites sont le reflet amplifié des inégalités
existant dans le travail. De ce point de vue les retraites font un effet de
loupe. Montre aussi tout ce qui risque d’arriver à ceux (hommes ou femmes) qui
ont subi des périodes de précarité, n’ont pas des carrières complètes, et
l’effet des bas salaires.





A/ Parce que les femmes ont des salaires
en moyenne inférieurs à ceux des hommes et sont surreprésentées dans les
faibles salaires.


les salaires
féminins à temps complet sont 20% inférieurs à ceux des hommes


20% de différence
de salaire entraîne 72% de différence de retraite les femmes représentent 54%
des chômeurs et 57% des chômeurs non indemnisés, 85% des salariés à temps partiel
et 80% des salariés payés en dessous du smic





B/
Parce qu’elles sont plus souvent à temps partiel et occupent plus souvent des emplois
précaires.


30% des femmes
travaillent temps partiels contre 5% des hommes


la majorité des
temps partiels ont une durée comprise entre 15 et 29 heures par semaine


Le temps partiels même s'il ne dure pas
longtemps à un impact négatif sur les retraites, car même si on ne fait que 15h
par semaine pendant seulement un an cela comptera comme des trimestres complets
mais où on aura gagné peu. Or le calcul du salaire moyen sur les 25 meilleures
années aboutit dès lors qu'il y a interruptions d'activités (chômage,
maternité...) à intégrer toutes ou presque toutes les années cotisées y compris
celles du début de carrière, qui sont les plus pénalisantes étant les plus
faiblement rémunérées, et y compris celles à temps partiels choisies ou non.
Car bien sûre c'est aux femmes de concilier vie professionnelle et vie personnelle,
et donc de « choisir » de travailler à temps partiels même quelques années. Et
de se retrouver à toucher le minimum vieillesse même avec une retraite
complète, pour celles qui y arrivent.





C/
Parce qu’étant en charge des enfants elles ont parfois des interruptions de carrière
et des périodes d’inactivité donc valident encore moins facilement une carrière
complètes. Le congé maternité donne droit à une validation de trimestres mais
les indemnités journalières perçues ne sont pas considérées comme des salaires
et donc ne sont pas pris en compte dans le salaire moyen annuel servant au
calcul de la retraite. Donc la majoration « consentie » quand on a des enfants
n'est qu'une compensation. Mais si on doit s'arrêter de travailler pour prendre
un congé parental pour les enfants de moins de 3 ans (ce qui va concerner de
plus en plus de monde avec la casse du service public à la petite enfance), on
a droit à une compensation mais on perd la précédente. Toutes ces compensations
ne donnent pas une retraite complète au final, et moins de la moitié des femmes
sont concernés par ces majorations. Les périodes de non-activité "chômage,
éducation des enfants, prise en charge de personnes dépendantes, provoquent des
carrières discontinues et à temps partiel ce qui aura pour conséquence pour les
femmes à un nouvelle décote qui pourra aller jusqu'à une perte de 25% de
pension. Effet négatif de l'APE , en 94, l'APE qui existait pour les parents de
3 enfants a été étendue aux parents de 2 enfants. Ceptte mesure a incité les
femmes à se retirer de l'emploi pour s'occuper de leurs enfants. En 4 ans, le
taux d'activité des mères de 2 enfants au moins a chuté de 18 points..A noter
Le cor que lorsqu'il fait ses projections, retient une hypothèse concernant
l'activité ds femmes qui signifie qu'il renonce à remédier aux inégalités existantes.






II/
Les contre-réformes antérieures ont encore aggravé ces inégalités





A/
Allongement de la durée de cotisation dans le privé en 1993 puis dans le public
en 2003. Au régime général, la décote s'applique aux femmes moins qualifiées,
en moins bonne santé et souvent au chômage. Comme les femmes, les décotants
hommes sont plus souvent au chômage ou en moins bonne santé.





B/
Référence aux 25 au lieu des 10 meilleures années dans le public : les femmes
ont plus de «mauvaises années».





C/
Remise en cause partielle des dispositifs familiaux compensant incomplètement
la pénalisation qu’elles subissent du fait de leur charge familiale. Les femmes
fonctionnaires bénéficiaient d’un an par enfant, avant la loi de 2003. Depuis,
elles ne bénéficient plus que de six mois, et éventuellement plus, mais sous condition
de retrait de l’emploi… en 2004 le montant moyen des retraites des femmes de 60
ans était de 1020 euros par mois, soit 62% de celles des hommes(1636 euros)
donc cela signifie 38% inférieur à celui des hommes entre 65 et 69 ans la
retraite globale des femmes en 2008 s'élevait en moyenne à 961€ contre 1 674€
pour les hommes, et hors reversion ou /et avantages familiaux elles ont une
pension en moyenne de 650 euros en 2007 63% des retraités recevant le minimum
retraites étaient des femmes. Seulement 45% des femmes ont suffisamment cotisé
pour une retraite complète Aujourd'hui 39% des femmes ont validé une carrière
complète, contre 85% des hommes





III/
Le résultat actuel et les conséquences prévisibles du projet de loi.





A/
Les retraites des femmes sont inférieures de 48 % à celles des hommes en droits
propres et de 38 % avec dispositifs compensatoires (pension de réversion,
dispositifs familiaux.)


en 2004 le montant
moyen des retraites des femmes de 60 ans était de 1020 euros par mois, soit 62%
de celles des hommes(1636 euros) donc cela signifie 38% inférieur à celui des
hommes


entre 65 et 69 ans
la retraite globale des femmes en 2008 s'élevait en moyenne à 961€ contre 1
674€ pour les hommes, et hors reversion ou /et avantages familiaux elles ont
une pension en moyenne de 650 euros


en 2007 63% des
retraités recevant le minimum retraites étaient des femmes


-
Seulement 45% des femmes ont suffisamment cotisé pour une retraite complète


Aujourd'hui 39% des
femmes ont validé une carrière complète, contre 85% des hommes





B/
Les femmes représentent les ¾ des bénéficiaires du minimum contributif et de
l’ASPAS ‘ex minimum vieillesse).





C/
Les femmes sont plus nombreuses à
être en inactivité ou au chômage au moment de liquidité leur droit à la
retraite, et à devoir attendre 65 ans pour toucher pension sans décote.





D/
Or le projet actuel va allonger encore la durée de cotisation et faire reculer
de deux ans (67 ans) l’âge sans décote.





Retraites
: un projet non seulement injuste mais insultant pour les femmes






Le
projet de réforme des retraites du gouvernement n’apporte pas de surprise :
l’addition doit être payée par les salariés, les catégories modestes, les
fonctionnaires. La soi-disant « mise à contribution » des revenus financiers
fait figuration à dose homéopathique, personne ne s’y trompe. Le recul à 62 ans
de l’âge d’ouverture des droits à la retraite, applicable dès 2018 ce qui est
beaucoup plus rapide qu’envisagé, et l’allongement confirmé de la durée de
cotisation feront que plus de salariés partiront avec un nombre d’annuités
insuffisant, et donc une pension amputée, ou bien, pour éviter la décote,
seront obligés d’attendre le nouvel âge de 67 ans dans une situation hors
emploi, précaire.





L’augmentation
du taux de cotisation des fonctionnaires n’est qu’une baisse déguisée de leur
salaire. Le double objectif de cette «réforme » semble atteint : les marchés
financiers devraient être rassurés par le recul social programmé, et la logique
libérale poursuit sa démarche de sape de la retraite par répartition (tout en
prétendant la sauver) pour faire la place à la capitalisation, du moins pour
les catégories sociales qui en auront les moyens. A l’opposé de ce qui était
annoncé, il s’agit d’un projet profondément injuste. Sans passer en revue
l’ensemble du projet, ce qui a été fait par ailleurs, on peut commenter plus particulièrement
deux points, l’un sur la pénibilité, l’autre sur la situation des femmes vue par
le gouvernement.





Pénibilité
: «Les salariés doivent être physiquement usés au moment de leur départ en
retraite» La reconnaissance de la pénibilité n’est prévue qu’à titre
strictement individuel, sur constat de l’usure du ou de la salarié-e. Le
dossier de presse1 du gouvernement détaillant la réforme contient une perle, au
fond très significative de sa conception du droit à partir en retraite (fiche
5) : « les salariés doivent être physiquement usés au moment de leur départ en
retraite ». Tout est dit ! Les salariés devront avoir un taux d’incapacité égal
ou supérieur à 20% pour prétendre à un départ anticipé. Ainsi la notion de
pénibilité est réduite à celle de handicap physique. De plus, rien ne prévoit
concrètement d’agir pour améliorer les conditions de travail pendant la vie
active afin d’éviter d’« user les salariés ». Il est simplement précisé que les
«expositions aux risques professionnels seront désormais obligatoirement
enregistrés». Muni de son carnet de santé, le salarié n’aura qu’à se
débrouiller individuellement pour tenter de faire valoir son droit à partir en
retraite…





La
situation des femmes vue par le gouvernement





Dans
la fiche 10, qui présente la seule petite mesure pour les femmes, on peut lire
: « Rappel de la situation actuelle. Les femmes bénéficient de nombreux
dispositifs de solidarité au sein de nos régimes de retraite, qui leur
permettent notamment de compenser les aléas de carrière, soit au moyen de la
validation gratuite des périodes d’interruption professionnelle, soit au moyen
de la prise en charge des cotisations par des tiers »…/…





L’ensemble
de ces dispositifs compensent efficacement l’impact des enfants sur la durée d’assurance
des femmes. » Comment le gouvernement ose-t-il présenter les choses de cette
manière ! Comment peut-il faire semblant d’ignorer les fortes inégalités sur
les retraites des femmes ? On dit que ce qui n’est pas nommé n’existe pas.
Comment cette question qui touche la moitié de la population, mais relève aussi
d’un choix de société, peut-elle être expédiée en quelques lignes lénifiantes
et mensongères? Il suffit d’examiner la situation pour mesurer à quel point
elle s’éloigne de ce qui ressort de ces lignes. Les dispositifs de solidarité
existants sont tout à fait insuffisants. Et surtout ils ne dispensent pas
d’examiner l’impact principal des mesures contenues dans le projet : le recul
de deux ans des bornes d’âges de 60 et 65 ans, tout comme l’allongement de la
durée de cotisation ne pourrait que pénaliser à nouveau plus fortement les
femmes. Les montants témoignent donc que les dispositifs de solidarité ne
compensent que très partiellement ce qui est appelé par le gouvernement « aléas
de carrière », puisqu’ils ne haussent le ratio de la pension moyenne des femmes
sur celle des hommes que de 53% à 62%. Ce n’est pas simplement le montant de
pension qui témoigne de la situation inégalitaire, mais aussi notamment l’âge
plus tardif auquel les femmes accèdent en moyenne à la retraite. Trois femmes
sur dix doivent attendre, souvent dans une situation précaire, l’âge de 65 ans
pour partir en retraite de manière à ne pas subir la décote qui amputerait leur
pension déjà incomplète. Le recul de cet âge programmé à 67 ans les touche donc
particulièrement.





Des
inégalités qui diminuent, mais plus pour longtemps






Il
faut bien sûr noter que les inégalités de pension entre hommes et femmes
diminuent au fil des générations : parmi les plus jeunes retraités, ceux de 60
à 64 ans (c’est à dire les dernières générations parties en retraite), les
femmes ont des pensions qui représentent 67% des celles des hommes, ce qui
montre une progression par rapport au ratio moyen calculé sur l’ensemble des retraités
qui n’est que de 62%.





Mais
l’évolution est bien lente… Et surtout, rien ne dit qu’elle se poursuive, et
même tout porte à croire qu’elle va s’interrompre et s’inverser. En effet, le
taux d’emploi en équivalent temps plein des femmes n’augmente plus, du fait de
la montée du travail à temps partiel – et celui-ci est mal pris en compte au
niveau de la validation pour la retraite -, et du fait que les écarts de salaire
entre hommes et femmes ont cessé de diminuer depuis le milieu des années 1990.





Des
dispositifs de majorations de durée d’assurance rabotés par les « réformes » Les
dispositifs de majorations de durée d’assurance (MDA), qui attribuent aux
femmes des trimestres validés au titre des enfants), s’ajoutent aux durées
validées. Ils représentent l’essentiel des dispositifs familiaux dont
bénéficient les femmes. Ils ont été durcis par la loi de 2003 pour les femmes
de la fonction publique : le résultat se traduit déjà par une baisse du nombre
moyen de trimestres validés par ces femmes, qui est passé de 8,7 trimestres à
7,9 en trois ans. De même, la MDA a été remise en cause à l’automne 2009 pour
les femmes du régime général : elles ne bénéficient plus que d’une année
assurée de majoration par enfant au lieu de deux précédemment, l’attribution de
la seconde année pouvant aller au choix au père ou à la mère (de nouvelles
difficultés en prévision).





Les
MDA sont donc à la fois diminuées et en diminution, ce qui justifie de
s’inquiéter pour l’évolution des écarts de pension entre les sexes. Cette
première mise au point a pour objet de démentir l’affirmation selon laquelle
les nombreux dispositifs de solidarité permettent de compenser efficacement les
aléas de carrière des femmes. On voit qu’il n’en est rien, et que ces
dispositifs, tout en étant indispensables, ne compensent que très
insuffisamment les inégalités de retraite (pension, âge de départ) entre les
hommes et les femmes. En outre, il y a fort à craindre que la réduction des
inégalités qui était en cours ne s’inverse dans un proche avenir. Les affirmations
gouvernementales n’en sont que plus choquantes ! La « déformation » des données
existantes La suite de la partie « rappel de la situation actuelle » du dossier
fournit des chiffres sur l’écart entre hommes et femmes de durées d’assurance
(c’est à dire le nombre de trimestres validés). L’écart à 30 ans pour la
génération de 1970 est de moins d’un trimestre : les femmes sont en effet plus
diplômées que les hommes, ce qui favorise normalement leur accès à un emploi,
et l’impact des enfants ne se fait pas sentir à 30 ans (il faut d’ailleurs se
demander pourquoi il existe à cet âge un écart en faveur des hommes). Mais cet
écart, qui est relevé à 30 ans pour la génération 1970, ne peut absolument pas être
projeté tel quel plus tard, comme semble le faire le gouvernement. En effet,par
enfant au lieu de deux précédemment, l’attribution de la seconde année pouvant aller
au choix au père ou à la mère (de nouvelles difficultés en prévision).





Les
MDA sont donc à la fois diminuées et en diminution, ce qui justifie de
s’inquiéter pour l’évolution des écarts de pension entre les sexes. Cette
première mise au point a pour objet de démentir l’affirmation selon laquelle
les nombreux dispositifs de solidarité permettent de compenser efficacement les
aléas de carrière des femmes. On voit qu’il n’en est rien, et que ces
dispositifs, tout en étant indispensables, ne compensent que très
insuffisamment les inégalités de retraite (pension, âge de départ) entre les
hommes et les femmes. En outre, il y a fort à craindre que la réduction des
inégalités qui était en cours ne s’inverse dans un proche avenir. Les affirmations
gouvernementales n’en sont que plus choquantes ! La « déformation » des données
existantes La suite de la partie « rappel de la situation actuelle » du dossier
fournit des chiffres sur l’écart entre hommes et femmes de durées d’assurance
(c’est à dire le nombre de trimestres validés). L’écart à 30 ans pour la
génération de 1970 est de moins d’un trimestre : les femmes sont en effet plus
diplômées que les hommes, ce qui favorise normalement leur accès à un emploi,
et l’impact des enfants ne se fait pas sentir à 30 ans (il faut d’ailleurs se
demander pourquoi il existe à cet âge un écart en faveur des hommes).





Mais
cet écart, qui est relevé à 30 ans pour la génération 1970, ne peut absolument
pas être projeté tel quel plus tard, comme semble le faire le gouvernement. En
effet, c’est après 30 ans que l’impact des enfants se fait sentir pour les
femmes : les interruptions de carrière et/ou le travail à temps partiel
augmentent l’écart sur les durées validées. Pour chaque génération, l’écart
entre hommes et femmes constaté de durées de cotisation augmente régulièrement
de 30 ans jusqu’à 60 ans. C’est ce que montrent les études basées sur les
données statistiques observées. Le COR donne aussi les projections pour la
génération née en 1980 (qui a 30 ans aujourd’hui) : à l’âge de 60 ans, les
hommes auraient encore 10 trimestres de plus que les femmes. Un écart inférieur
à un trimestre est donc contradictoire avec toutes ces données. Majorations de
durée d’assurance (MDA) Par ailleurs, il faut noter un fait important qui vide
encore plus, si besoin était, ces affirmations de toute réalité. Les
projections de la CNAV, celles qui mentionnent prudemment que l’écart pourrait
se faire dans un futur lointain en faveur des femmes, ont été réalisées… avant
la remise en cause des MDA pour les femmes du régime général qui a eu lieu en
2009. Les estimations des futures durées moyennes de MDA ne sont donc plus
valables. Enfin, où est-il fait état des résultats, publiés par le COR dans ces
mêmes documents, qui montrent la pénalisation particulière des femmes en cas de
report de l’âge de 60 ans ? Il y est pourtant dit en toutes lettres que les
décalages de la date de départ en retraite seraient plus importants chez les
femmes que chez les hommes. Le comble de l’hypocrisie





On
trouve mentionnée dans la synthèse de la réforme projetée, la prévision d’une sanction
pour « les entreprises qui ne font pas diagnostic en matière d’inégalités salariales
». C’est un comble. On en est depuis près de 30 ans toujours au même point : plus
d’une dizaine de lois et décrets existent pour atteindre l’égalité salariale,
qui ne progresse plus. Les diagnostics sont obligatoires depuis 1983, de même
que des plans d’actions dans les entreprises. Et le projet va prévoir une
sanction… non pas pour absence de résultats sur l’égalité, non pas pour absence
de plans d’actions, mais simplement pour absence de diagnostic ! Non seulement
les inégalités de retraite entre hommes et femmes n’ont, une nouvelle fois, pas
été prises en compte, mais elles sont niées. A la place, on a droit à une
présentation mensongère et lénifiante de la situation actuelle. Ce n’est pas la
mesurette qui consiste à prendre en compte les indemnités de maternité dans le calcul
de la pension, qui changera quoi que ce soit à la situation. Le projet de réforme
des retraites est injuste sur toute la ligne, et en plus, insultant envers les femmes.






IV/
Les revendications : deux niveaux





A/
Revendications immédiates : 60 ans à taux plein, retour aux 10 ans de
référence, défense des dispositifs familiaux





B/
Pour une véritable égalité professionnelle et un véritable plein-emploi des
femmes, lutte contre la précarité et le temps partiel





Nos
revendications spécifiques


rattrapage immédiat
des salaires et égalité salariale


transformation des
emplois précaires en CDI et transformation des temps partiel en temps complet
pour celles qui le souhaitent


Le droit à une
évolution de carrière et à une formation professionnelle continue rémunérée et
qualifiante sur le temps de travail


Une réelle
reconnaissance des qualifi cations, des certifications et des diplômes obtenus
tout au long de la vie


Une réelle
réduction du temps de travail pour toutes et tous sans flexibilité avec les embauches
correspondantes


Un véritable
service public de la petite enfance mixte, gratuit et de qualité et un service
collectif public de prise en charge des personnes âgées ou dépendantes


Une retraite par
répartition à 60 ans et à taux plein et au moins égale au SMIC


La suppression du
système de décote


Le rétablissement
des cotisations patronales





C/
Un véritable plein-emploi des femmes fait partie des solutions alternatives
occultées :





Le
COR anticipe un taux d’activité des femmes durablement inférieur à celui des
hommes donc le maintien des inégalités (alors qu’il table sur une augmentation
de l’activité aux deux bouts de la vie active); A l’opposé, une politique
volontariste d’égalité des taux d’emploi (à temps plein) résoudrait quasiment
la question du ratio de dépendance et pourrait permettre à l’horizon un surcroit
de PIB (+ 20%°) par rapport auquel un taux de cotisation de 13 % assurerait le financement.
(sans préjuger par ailleurs de la nécessaire augmentation du taux de cotisation….)
fée clochette
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Réforme des retraites Empty Re: Réforme des retraites

Message  chejuanito le Ven 16 Juil - 20:17

Pompiers en force pour les retraites!
chejuanito
chejuanito

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Réforme des retraites Empty Re: Réforme des retraites

Message  ulm le Lun 19 Juil - 12:25

Voila la position de LO dans le LDC de juillet 2010. Cela vaut le coup d' en discuter et connaitre les points de vue des autres orgas!


France - la « réforme » des retraites : l’hypocrisie de la droite... et celle de la gauche réformiste


Le projet de loi portant sur la « réforme » des retraites que Woerth a présenté le 16 juin inaugure une nouvelle offensive du gouvernement pour réduire le niveau de vie des travailleurs et lui donner les moyens de faire toujours plus de cadeaux au grand patronat. Car derrière les bonnes paroles du genre « sauver notre système de retraite est un impératif », l’essentiel des mesures annoncées est clairement dirigé contre le monde du travail.
En effet, si on fait abstraction de cette volonté, cette prétendue réforme apparaît comme une absurdité. À quoi rimerait cette volonté de reculer l’âge du départ en retraite dans un pays qui compte au bas mot quatre millions de chômeurs, des millions de salariés réduits à vivre de temps partiel imposé ? Le 1er juin 2010, le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, reconnaissait dans une interview donnée au Parisien-Aujourd’hui que le taux d’emploi des 55-59 ans n’était que de 58,5 %, c’est-à-dire que plus de 40 % d’entre eux sont sans emploi. Les plus chanceux ont été poussés vers une préretraite par des employeurs désireux de se débarrasser de salariés usés par l’exploitation. Les autres sont chômeurs, et c’est parmi ceux que les statistiques appellent les « seniors » que l’on trouve le plus de chômeurs de longue durée.
À quoi riment aussi ces prévisions à dix, vingt ou quarante ans, de la part de gens qui avaient été bien incapables de prévoir ne serait-ce que quelques mois à l’avance la crise des subprimes de 2007 et la crise financière qui a suivi ? Si les hommes politiques et les économistes de 1928 avaient fait des prévisions pour les quarante années suivantes, c’est-à-dire jusqu’en 1968, ce serait aujourd’hui une source de plaisanteries inépuisable.
Qu’il y ait un problème de financement des caisses de retraite pour l’avenir, c’est une évidence, mais la raison essentielle en est dans l’insuffisance des rentrées, du fait du chômage, de la diminution de la part des salaires dans le revenu national, et du fait que le patronat malgré les énormes profits qu’il continue d’engranger continue de bénéficier d’exonérations de cotisations que l’État est loin de compenser entièrement.
Mais en réalité, le but que poursuit le gouvernement, tout en jurant le contraire, c’est de réduire par la bande le montant global des pensions versées par les caisses de retraite, en transformant en chômeurs, et rapidement en chômeurs en fin de droits, des retraités en puissance qui ne percevront leurs allocations que deux ans plus tard, souvent amputées de surcroît du fait d’un nombre de trimestres de cotisations insuffisant. Tout cela pour complaire à un patronat résolument opposé à toute augmentation des cotisations patronales.
Les mesures annoncées le 16 juin n’entreront en vigueur que progressivement. « Pour ne pas bouleverser les projets de vie des Français proches de la retraite », a eu le culot de prétendre Woerth. Mais en réalité, il s’agit de ne pas provoquer trop brutalement la classe ouvrière, car le gouvernement a beau proclamer que sa réforme est comprise et approuvée par « les Français », il craint les réactions possibles du monde du travail. Et puis, procéder par petites étapes est un moyen de diviser les travailleurs, de faire croire que le problème de ceux qui partiront bientôt à la retraite n’est pas le même que celui de ceux qui ne partiront que plus tard.
C’est une hypocrisie de prétendre que ce projet de loi contient des « droits nouveaux » pour les salariés, comme la reconnaissance de la pénibilité, quand cela se ramène à maintenir l’âge du départ à la retraite à soixante ans pour les travailleurs auxquels la médecine du travail voudra bien reconnaître une incapacité d’au moins 20 %. Surtout quand on précise que ce droit concernera 10 000 personnes par an, chiffre ridicule par rapport au nombre de travailleurs usés par le travail bien avant soixante ans.
C’est une autre hypocrisie que de prétendre qu’il sera demandé un effort à tout le monde, alors que « l’effort » des plus aisés sera limité à une taxe de 1 % sur la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu (la fraction des revenus imposables qui dépasse aujourd’hui 69 783 euros par an, correspondant à un revenu réel de plus de 76 000 euros), alors que l’augmentation du taux de cotisation des travailleurs de la fonction publique représentera, lorsqu’elle sera pleinement appliquée, une ponction de 2,7 % sur des salaires le plus souvent des plus modestes.
Mais l’hypocrisie n’est pas seulement du côté de la droite. Elle est aussi le fait de la gauche réformiste. Car si toutes les confédérations syndicales, tous les partis politiques de cette gauche se déclarent opposés au projet de loi du gouvernement, il ne faut pas gratter beaucoup pour voir qu’ils partagent en fait, plus ou moins ouvertement, la même manière de poser les problèmes.
Les confédérations syndicales pour une « réforme » des retraites...


Côté confédérations syndicales, l’opposition verbale à ce projet est d’autant plus vive qu’elles ont été traitées sans aucune considération par un gouvernement qui ne les a consultées que pour la forme. C’est ainsi que Jacques Voisin, le président de la CFTC, s’est plaint le 16 juin d’avoir « reçu ce matin à 8h30, en même temps que les médias, les éléments de communication du gouvernement concernant le projet de réforme de notre système de retraites » et du fait que « aucune information spécifique n’a été adressée aux partenaires sociaux ». Mais le même texte précise : « Sauver notre système de retraites est un impératif, voici un objectif que la CFTC partage avec le gouvernement. »
La CFTC n’a certes pas une réputation de confédération combative. Mais c’est le même point de vue qu’expriment plus ou moins ou­ver­tement les autres confédérations.
Lors du congrès de la CFDT, début juin, son secrétaire général, François Chérèque, a adopté un ton combatif, destiné à faire oublier l’appui qu’il avait apporté à Raffarin en 2003, lorsque celui-ci s’était attaqué aux retraites des fonctionnaires, un appui qui avait provoqué une véritable hémorragie de militants. Mais s’il s’est fermement prononcé contre le report de l’âge de la retraite au-delà de soixante ans, il s’est déclaré favorable à une hausse de la durée de cotisation, position qui a été approuvée par 59 % des mandats.
La CGT reconnaît elle aussi que des raisons démographiques imposent une réforme des retraites : « La hausse du nombre de retraités, l’augmentation de l’espérance de vie posent de façon cruciale la question du financement de notre système par répartition », peut-on lire sur son site Internet. Et les solutions qu’elle avance pour résoudre ce supposé problème sont d’un flou artistique : « Pour consolider ce système de retraite solidaire, la CGT demande un élargissement de l’assiette des cotisations et une autre politique d’emploi et de salaires. » Et surtout elle s’aligne, au nom de l’unité d’action, sur la CFDT, comme l’a montré symboliquement la présence de son secrétaire général, Bernard Thibault, au congrès de cette confédération, où il a été ovationné.
Quant à Force Ouvrière, qui a tenté de se donner une allure plus radicale que les autres confédérations avec sa « journée de grève interprofessionnelle » du 15 juin, son secrétaire général Jean-Claude Mailly s’est déclaré favorable à une augmentation de la CSG pour financer les retraites, « à condition – a-t-il précisé – que celle-ci pèse plus sur les revenus du capital et les revenus financiers », ce qui est tout de même une manière d’accepter que les travailleurs paient un peu plus.
Aucune confédération ne conteste la nécessité d’une « réforme » du système des retraites. Aucune n’explique que si le nombre de retraités augmente à cause de l’allongement de l’espérance de vie, la productivité du travail a augmenté au fil des années dans une proportion bien plus grande, et que les richesses ainsi produites permettraient largement d’assurer le financement de retraites décentes pour tous les travailleurs... si elles n’étaient pas confisquées par un patronat et une bourgeoisie rapaces.
... la gauche réformiste aussi


Du côté des partis politiques de la gauche réformiste, le spectacle n’est pas plus réjouissant, parce que les dirigeants de ces partis aspirent à remplacer les hommes de droite actuellement au gouvernement, pour gérer à leur place les affaires de la bourgeoisie, et qu’ils tiennent à apparaître comme des gens responsables à ses yeux, capables de mener la même politique de sacrifices imposés au monde du travail.
On se souvient d’ailleurs que Martine Aubry, la première secrétaire du Parti socialiste, avait déclaré en janvier 2010 à propos de l’âge de départ en retraite : « Je pense qu’on doit aller, qu’on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans », avant de s’apercevoir que ce n’était pas de bonne politique, et de se déclarer contre la remise en cause de la retraite à soixante ans.
Martine Aubry n’est pas la seule dirigeante socialiste à avoir des opinions à géométrie variable. Ainsi Manuel Valls, qui défend aujourd’hui la retraite à soixante ans, estimait en juin 2009 que « la gauche pourra défendre le principe d’un allongement du nombre d’annuités. »
Par ailleurs, le Parti socialiste a décidé de s’abriter derrière les organisations syndicales, en rappelant, dès janvier 2010, que celles-ci « doivent être, au premier rang, les interlocuteurs privilégiés du gouvernement en ce qui concerne les retraites ». Autrement dit, si certaines confédérations syndicales considèrent, comme la CFDT en 2003, que le projet gouvernemental est « un compromis acceptable », le Parti socialiste ne pourra que s’incliner.
Le Parti socialiste dit, à propos de la « réforme » Raffarin de 2003, que celle-ci n’a rien réglé. Mais il ne s’engage pas pour autant à revenir dessus s’il accède de nouveau au gouvernement, pas plus que le gouvernement Jospin, au pouvoir de 1997 à 2002, n’était revenu sur la loi Balladur de 1993 qui avait porté de 37,5 années à 40 la durée de cotisation nécessaire dans le secteur privé pour obtenir une retraite à taux plein.
Bien sûr, opposition de sa majesté oblige, le Parti socialiste critique la politique du gouvernement et annonce que s’il revient au pouvoir, c’est par des mesures fiscales qu’il alimentera les caisses de retraite. Mais dans son projet il envisage aussi une augmentation des cotisations sociales des salariés de 0,1 % par an pendant dix ans, ce qui au bout du compte représentera tout de même un prélèvement de plus de 1 % sur les salaires des travailleurs.
Si la plupart des dirigeants socialistes se montrent adversaires des mesures présentées par le gouvernement – parce qu’il ne faut pas désespérer leurs électeurs –, certains ne se réfugient même pas dans cette hypocrisie. C’est ainsi que le maire de Lyon, Gérard Collomb, fervent supporter de Dominique Strauss-Kahn, a affirmé le 26 mai que « repousser l’âge légal à 61 ans dès cette année (ne serait) pas insupportable », et qu’il était convaincu que si le Parti socialiste revenait au gouvernement il ne remettrait pas en cause ce qui aurait été fait en ce sens par la droite.
Quant au Parti de gauche et au Parti communiste français, plus libres de leurs déclarations que le Parti socialiste, parce qu’ils n’auront jamais la responsabilité de diriger un gouvernement de gauche (même s’ils rêvent d’y entrer), ni l’un ni l’autre ne vont jusqu’à dire que ce problème de la « réforme des retraites » est un faux problème, parce que, dans une société débarrassée du parasitisme de la bourgeoisie, la fabuleuse extension de la productivité du travail permettrait d’assurer à tous un niveau de vie décent, non seulement sans repousser l’âge de la retraite, mais encore en diminuant la durée hebdomadaire du travail.
Il n’y a pas que l’âge du départ en retraite qui compte !


Mais la quasi-unanimité des confédérations syndicales et de la gauche réformiste contre ce report de l’âge du départ en retraite, qui est à juste titre très impopulaire, surtout auprès de ceux qui approchent des soixante ans, est aussi une manière d’éviter de prendre position sur les autres aspects de cette prétendue réforme. Le gouvernement aurait même pu se passer de cette mesure, en jouant sur l’allongement de la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein, qu’acceptent à l’avance la plupart de ceux qui se disent opposés au projet de loi de Fillon-Sarkozy.
En effet, compte tenu de l’âge d’arrivée de plus en plus tardif de la plupart des jeunes sur le marché du travail, du nombre d’années qui s’écoulent pour la plupart d’entre eux avant qu’ils trouvent un premier emploi, du nombre d’années où ils risquent de se retrouver, à l’approche de la retraite, chômeurs en fin de droits, bien peu auraient eu la possibilité de prendre leur retraite à taux plein à 65 ans.
Mais la CFDT comme le Parti socialiste, pour ne citer qu’eux, sont favorables à cette augmentation du nombre d’annuités nécessaires, et leurs alliés de la CGT et du Parti communiste sont d’une remarquable discrétion sur ce sujet.
Le mythe de la retraite par répartition


Gouvernement et opposition sont d’accord sur un point : il s’agirait de sauver « notre » système de retraite, la retraite par répartition, position d’autant plus hypocrite de la part du gouvernement qu’il a multiplié les incitations fiscales en faveur de compléments de retraite par capitalisation. Il suffit de regarder le nombre de publicités télévisées proposant de telles solutions à ceux qui en ont les moyens pour voir à quel point l’argent des épargnants intéresse des fonds de pensions... dont rien ne dit qu’ils n’engloutiront pas les sommes versées par les futurs retraités dans des spéculations hasardeuses.
Mais de toute manière le système des retraites par capitalisation ne concerne pas ceux qui vivent de petits salaires, qui ont déjà bien du mal à joindre les deux bouts, et qui sont donc bien incapables d’épargner suffisamment pour s’offrir un complément de retraite substantiel.
Il faut toute l’arrogance d’économistes bien payés pour défendre le système capitaliste, comme ceux qui ont signé un article sur la réforme des retraites dans le journal patronal Les Échos du 23 juin, pour oser écrire « que ce soit par myopie, par ignorance, par incurie ou par avidité, beaucoup d’individus n’épargnent pas suffisamment » et pour suggérer « un système par capitalisation où (...) chaque salarié devrait participer, qu’il le veuille ou non ».
Mais si, en janvier 2010, le Bureau national du Parti socialiste a pu déclarer : « La retraite par répartition, c’est-à-dire la solidarité entre les générations, est au cœur du modèle social de notre pays et constitue le socle fondamental de notre système de retraites. Nous devons le défendre et le sauvegarder », ce système n’a jamais été une revendication du mouvement ouvrier, quand le problème des retraites s’est posé au début du 20e siècle.
Comme nous l’écrivions dans la Lutte de Classe de mai 2010 : « Au début du vingtième siècle, en 1910, quand fut adoptée la première loi instaurant un régime public de retraite obligatoire pour l’ensemble des travailleurs – la Retraite ouvrière et paysanne – les ouvriers conscients, les militants syndicaux, soutenus par les meilleurs militants socialistes de l’époque, s’y sont opposés. Pas seulement parce que ce régime de retraite serait géré en capitalisation, mais d’abord parce qu’il serait financé par des cotisations, c’est-à-dire par un prélèvement sur les salaires. Pour les militants de cette époque, c’était aux patrons et à tous ceux qui s’étaient enrichis pendant des années grâce à leur travail, de financer sur leurs fortunes accumulées les années de retraite des ouvriers. Pour eux, ces cotisations, c’était du vol : un vol de plus. Il fallait faire payer les riches. De ce point de vue, un régime de retraite par répartition n’aurait pas non plus trouvé grâce aux yeux des opposants ouvriers à la loi : parce que c’est un régime qui fonctionne en circuit fermé, les retraites des travailleurs étant financées par les travailleurs, et que cela revient à faire payer les pauvres. Enfin, les syndicalistes et les socialistes révolutionnaires du début du vingtième siècle n’avaient pas confiance dans l’avenir que la société capitaliste leur préparait. Ils avaient raison. Moins de quatre ans après l’adoption de la loi, la guerre de 1914 éclatait et la société capitaliste entrait en crise, pour longtemps. »
C’est le système capitaliste qu’il faut abattre


Ce qu’il y a de commun dans les positions de tous ceux, partis de gauche ou confédérations syndicales, qui disent s’opposer au projet de loi sur les retraites du gouvernement, c’est de ne pas mettre en cause le système capitaliste, en allant jusqu’au bout, c’est-à-dire en affirmant qu’il faut détruire celui-ci, lui substituer une économie collectivisée, qui se donnera pour but de satisfaire les besoins de tous les hommes et non la recherche du profit pour une petite minorité. Or c’est pourtant cela le vrai problème, car le projet de loi du gouvernement sur les retraites s’inscrit dans la politique visant à faire supporter aux travailleurs les frais de la crise du système capitaliste, qui a commencé à se manifester au milieu des années soixante-dix, et qui s’est brutalement aggravée depuis 2007.
Le réformisme qui a peu à peu gangrené l’ensemble du mouvement ouvrier se refuse évidemment à tirer cette conclusion. Pourtant la crise est en même temps la condamnation du capitalisme et du réformisme, et la preuve qu’il est urgent de renverser ce système économique aberrant.
L’idéologie réformiste repose sur le postulat que la société capitaliste peut évoluer, à travers la seule lutte parlementaire, vers plus de démocratie et plus de justice sociale. L’ironie de l’histoire a fait qu’elle a triomphé au sein de la social-démocratie au moment où le monde capitaliste sombrait dans cette barbarie que fut la Première Guerre mondiale, qu’elle est devenue de fait l’idéologie des partis communistes dans les années qui ont précédé la Seconde Guerre mondiale, et que le mélange de pratiques réformistes recouvertes de propos en apparence révolutionnaires de la période stalinienne a cédé la place à des discours platement réformistes, encensant l’économie de marché, avec l’abandon par le PCF de toute référence à la dictature du prolétariat, en 1976, alors que le monde capitaliste commençait à s’enfoncer dans une crise interminable.
Les révolutionnaires restés fidèles aux idées qui étaient celles du mouvement socialiste puis du mouvement communiste dans leurs premières années ne sont aujourd’hui qu’une petite minorité. Mais cela ne doit pas les empêcher de proclamer que, face à la faillite du système capitaliste, la révolution prolétarienne reste la seule perspective qui vaille pour la classe ouvrière.
Ce n’est pas seulement le projet de loi du gouvernement, ni la réforme des retraites en général, qu’il faut combattre. C’est la perspective communiste qu’il faut leur opposer.
23 juin 2010


ulm

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Réforme des retraites Empty Re: Réforme des retraites

Message  rougeole le Lun 19 Juil - 18:21

Cet article a l'avantage de rappeler nos divergences (très fortes) avec la gauche réformiste et de critiquer la stratégie syndicale. De plus, il permet d'avoir une base argumentative contre ce projet, maintenant je trouve qu'il ne donne aucune perspective de court terme pour enclencher une mobilisation sur certains thèmes comme la défense d'un salaire socialisé, qui est déjà une forme de rupture ou de moins en contradiction avec la logique capitaliste, ce qui permettrait d'enclencher une réelle grève reconductible... bref de donner des bases d'auto-organisation d'un mouvement ouvrier pour l'instant plus sur la défensive et défait qu'autre chose.
cf: un article de TEAN la revue.
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Retraites : défendre le salaire socialisé







lundi 24 mai 2010


1993, 2003, 2007, 2010 le rythme des attaques s’accélère.
Tout en prétendant « sauver les retraites », patronat et pouvoir
politique poursuivent avec constance leur objectif : liquider le système
par répartition, « prolongation du salaire », et le faire basculer vers
un système libéral : assistance pour les plus pauvres et fonds de
pension par capitalisation pour les plus aisés.

Dans le domaine des retraites, comme dans bien d’autres, la force du
patronat et du pouvoir politique est pour beaucoup constituée de la
faiblesse de leurs adversaires (ou de ceux qui se prétendent tels). Non
seulement les dirigeants des confédérations syndicales ne proposent pas
autre chose que des journées d’action, sans efficacité, mais ils
contribuent au brouillage de la compréhension de l’enjeu des retraites
par répartition comme salaire socialisé.
Acceptant l’idée qu’il y a un « problème » des retraites et qu’il
faut trouver « d’autres solutions de financement », ils n’ont d’autre
horizon que la négociation sur le terrain voulu par le gouvernement,
alors qu’il faudrait offrir une alternative en développant toutes les
potentialités ouvertes par un salaire socialisé et autogéré.
Il est vrai qu’une telle dynamique s’inscrit dans la perspective de
rupture avec la société capitaliste qui n’est ni celle de la gauche
réformiste ni celle des responsables des confédérations.
Le salaire socialisé : un enjeu de classe
Pour que le système capitaliste fonctionne, il doit s’approprier
gratuitement une partie du temps de travail du salarié. Le salaire ne
rémunère en conséquence qu’une partie de ce temps, celle qui est
nécessaire à entretenir la force de travail. Cet « entretien » (ce qui
permet au salarié de vivre et de faire vivre sa famille) n’est pas une
réalité physiologique a-historique mais évolue selon les sociétés et en
fonction des rapports de forces sociaux. La répartition de la richesse
produite entre salaire et profit est l’enjeu permanent de la lutte de
classes.
Au cours des 50 dernières années (voir p.16) les salariés ont conquis
de haute lutte mais pragmatiquement un acquis exception­nel :
contraindre le patronat non seulement à accroître la reconnaissance de
la part du temps qu’ils passent au travail (augmen­tations de salaire,
conventions collectives…), mais aussi à faire financer par du salaire
(coti­sations sociales), les situations où ils ne travaillent pas :
maladie, maternité, retraite, chômage. C’est un salaire collectif,
mutualisé, socialisé. Il n’est pas distribué individuel­lement aux
salariés mais versé dans un pot commun pour le financement de la
protection sociale. Pour le patronat (et les gouvernements qui le
représentent), payer les salariés à ne pas produire, c’est les payer à
ne « rien faire ». Ils ont dû le tolérer, ils ne l’ont jamais accepté.
C’est pourquoi les contre-réformes libérales appliquées par les
gouvernements de droite comme de gauche depuis la fin des années 1970
ont fait du salaire socialisé une de leurs principales cibles :
développement de la fiscalisation (la CSG…), choix de presta­tions
étatiques d’assistance (CMU, RMI puis RSA), explosion des exonérations
de coti­sa­tions, depuis une vingtaine d’années (voir p.21).
Salaire socialisé : le financement de besoins sociaux sans
accumulation financière.

La particularité du salaire socialisé est de répondre directement aux
besoins sans accumulation financière préalable. Ce sont les
cotisations sociales d’aujourd’hui, prélevées sur la richesse produite
aujourd’hui, qui financent les retraites et l’ensemble des prestations
sociales d’aujourd’hui. Les cotisations sont versées à l’Urssaf et à
Pôle emploi et redistribuées immédiatement aux chômeurs, aux familles,
aux malades, aux retraités. Il n’y a pas d’épargne ni de placement
comme dans les retraites par capitalisation. De même, ce seront les
cotisations sociales de 2050 prélevées sur la richesse produite en 2050
qui financeront les retraites par répartition de 2050.
L’argument selon lequel en n’acceptant pas les réformes les salariés
« laisseraient des dettes à leurs enfants » est dépourvu de toute base
réelle. La seule question qui se posera en 2050, comme aujourd’hui,
est : quelle part de cette richesse ira aux salariés sous forme de
salaire et de salaire socialisé et quelle part ira aux profits ? Cela
relève du débat politique, appuyé sur le rapport de forces social…
Le but des réformes libérales n’est pas seulement d’aménager
le système par répartition, il est de le détruire.

Pour les retraites, comme pour l’assurance maladie, la démarche des
« réformateurs » est la même : discréditer le salaire socialisé en le
rendant inefficace pour justifier le basculement vers le couple
libéral : assistance et recours au système financier. Concernant les
retraites, les différentes réformes depuis Balladur – notamment
l’indexation sur les prix et non plus sur les salaires – ont
considérablement réduit le niveau des pensions. En 2008, le montant de
la retraite moyenne était de 1 212 euros par mois. Sur les 14 millions
de retraités, 4millions perçoivent le « minimum contributif » (579, 85
euros par mois en 2008) et plus de 5 millions perçoivent entre 800 et
1 100 euros. Les femmes retraitées sont encore plus défavorisées : une
retraitée sur deux perçoit moins de 900 euros, une sur trois moins de
700 euros.
Conséquence : plus le niveau des pensions par répartition sera bas,
plus nombreux seront les salariés qui, lorsqu’ils en ont la possibilité
financière, chercheront à « se prémunir pour l’avenir » en contractant
des « compléments retraites » individuels ou proposés dans les
entreprises : la capitalisation. Au-delà de l’objectif de réduire le
salaire pour permettre l’accroissement des profits, le second but du
patronat est en effet d’ouvrir un champ de développement considérable au
capital financier, de transformer les cotisations sociales
« improductives » en capital financier rapportant des profits juteux. En
ces temps de crise, les défenseurs de la capitalisation avancent
cependant masqués. Le « miracle » des fonds de pension agité pendant des
années par les libéraux n’est guère attractif pour des salariés qui
ont vu les images des retraités ruinés pour avoir laissé « jouer leur
retraite en Bourse » !
Le salaire socialisé : outil de la cohésion et de la
solidarité de classe

L’assistance financée par l’impôt et la capitalisation ne ferait que
creuser les inégalités et attiser les oppositions entre les salariés.
Côté « assistance », le financement des re­trai­tes, de la maladie et
du chômage par l’impôt – c’est-à-dire, essentiellement, par les
salariés les mieux rémunérés – débouche inévi­tablement sur une
contradiction sociale­ment explosive. Soit les prestations sont d’un
niveau très bas – pour rester acceptables par les « classes moyennes » –
et elles réduisent à la misère les salariés les plus pauvres, les
retraités, les malades et les chômeurs. Soit, pour répondre un tant soit
peu aux besoins, elles aboutissent à une pression fiscale jugée à
juste titre insupportable par le reste du salariat. Cela donne une base
matérielle à l’opposition orchestrée entre « assistés » qui
« profitent » du système et travailleurs « qui se lèvent tôt » et
travaillent dur, pour payer avec leurs impôts « l’oisiveté des autres ».
Côté « capitalisation », les retraites financées par les « fonds de
pension » font des retraités les bénéficiaires éventuels de la
spéculation boursière et de ses conséquences : blocage des salaires des
actifs, aggravation de leurs conditions de travail, plans de
licenciements « boursiers » y compris dans les entreprises qui font des
profits, sont la condition d’un taux de rentabilité élevé des actions,
nécessaire au versement des pensions des retraités « en
capitalisation ».
La logique du salaire socialisé est inverse : elle restitue la
cohérence des intérêts de classe de l’ensemble des salariés qu’ils
soient au travail, en formation, au chômage, en retraite ou malades.
Leur intérêt commun est l’extension du salaire direct et socialisé, au
détriment de la part des profits. L’augmentation des salaires directs va
de pair avec l’extension des cotisations sociales qui permettent de
financer la protection sociale, sans ponctionner sur les revenus des
salariés au travail. Le plein emploi permet l’accroissement du nombre de
cotisants et, en conséquence, de la masse du salaire socialisé.
Travailler moins pour travailler tous !
La limitation de la durée du travail contraint – qui sert de base au
calcul du nombre d’années de cotisation – correspond à l’intérêt commun
des salariés au travail et des retraités. C’est une autre forme du mot
d’ordre « travailler moins pour travailler tous ». Permettre aux
salariés de partir avec une retraite complète après 37, 5 années de
travail (donc de cotisations) – et, pourquoi pas, demain 30 ou 32
années ? – c’est aussi assurer du travail à ceux qui sont en âge de
travailler.
Dans une société débarrassée du travail salarié contraint, la
distinction entre études, travail, loisirs s’estompera. Mais dans la
société capitaliste, la limitation de la durée du travail que le salarié
est obligé de fournir est essentielle. C’est une limite à
l’exploi­tation. Dans cet esprit, l’extension du salaire socialisé
permettrait de financer par des cotisations sociales (allocations
familiales, présalaire étudiant, salaire de salarié en formation) les
années d’étude et de formation. La contrainte d’un travail salarié
obligatoire serait bornée à la fois par un âge légal de la retraite et
une durée de cotisation réduite pour bénéficier d’une retraite complète.
Cela ouvrirait la possibilité d’une dernière partie de la vie
consacrée à la retraite – non pas l’inactivité, mais l’activité
librement choisie – financée elle aussi par le salaire socialisé. Poser
de tels choix devant les salariés permettrait également de démontrer
que l’accroissement de la productivité du travail n’est pas
nécessairement synonyme d’accroissement indéfini de la production de
marchandises, mais peut être aussi accroissement du temps de loisir, de
participation à la vie de la société…
Pour l’autogestion du salaire socialisé
De tels choix dans l’utilisation du salaire socialisé posent non
seulement la question de la part des richesses attribuées à celui-ci
mais aussi de qui décide de son utilisation. Le salaire socialisé
représente aujourd’hui plus que le budget de l’État ( en milliards
d’euros) budget 2008 de l’État : recettes  : 383, 1 / dé­pen­ses : 453,
1 ; budget 2008 de la Sécu : recettes : 414 / dépenses : 424. Il
devrait être géré par les salariés eux-mêmes. Pas plus que le patronat
ou l’État n’ont à décider de l’utilisation par le salarié de son salaire
direct, ils n’ont à décider de l’utilisation des cotisations sociales.
Cela nécessite, bien sûr, que la gestion de la Sécurité sociale
(institution du salariat qui gère le salaire socialisé) soit assurée par
des représentants élus des salariés et par eux seuls.
Mais cela suppose aussi que ces représentants soient sous le contrôle
permanent des salariés qu’ils représentent et que toutes les grandes
décisions soient prises, après débat contradictoire, par ces salariés.
Cette autogestion du salaire socialisé jetterait dans la société
d’aujourd’hui les bases de la démocratie socialiste de demain.
Salaire socialisé et transformation révolutionnaire de la
société

Soyons clairs : le salaire socialisé, même dans les formes partielles
et empiriques qu’il a prises au cours des 50 dernières années, a
toujours été combattu avec achar­nement par la classe dominante. Au-delà
de certaines limites, sa généralisation devient incom­patible avec le
fonction­ne­ment même du système fondé sur le profit. C’est pourquoi il
doit être placé dans une perspective anticapitaliste.
C’est précisément cet aspect « transitoire », partant d’objectifs
concrets – la garantie de pensions permettant de vivre, d’un départ à la
retraite suffisamment précoce, de l’accès de tous à tous les soins,
etc. – et débouchant sur la remise en cause du système qui lui donne sa
dimension subversive : la généralisation du salaire socialisé mène à la
remise en cause d’un système fondé sur le profit, la propriété privée
des moyens de production… et du salariat.
Stéphane Bernard et Jean Claude Laumonier
Bibliographie
Sur la question du salaire socialisé nous recommandons fortement la
lecture des ouvrages de Bernard Friot
Puissances du salariat, éditions La Dispute, 1998
Et la cotisation sociale créera l’emploi, éditions La
Dispute, 1999
L’enjeu des retraites, éditions La Dispute, 2010
Ainsi que celui de Nicolas Castel : La retraite des syndicats,
éditions La Dispute, 2009
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Message  ulm le Mar 20 Juil - 12:58

L'article sur les retraites ne l'aborde pas mais les revendications que popularisent LO sont l' interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des benefices. Revendication largement reprises.

Mais aussi l' ouverture des livres de compte, ce qui obligerait les capitalistes à justifier devant la population la circulation d' argent

- et dans cette periode de crise ou le travail est devenu rare, le partage du travail entre tous!

Il est evident que le salaire socialisé ne s'oppose pas à ces revendications!

A nous de les populariser!

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Message  sylvestre le Mer 21 Juil - 11:41

http://www.lepoint.fr/societe/retraites-la-cfe-cgc-se-joint-a-l-action-du-7-septembre-unite-syndicale-totale-20-07-2010-1216814_23.php

Publié le 20/07/2010 à 18:29 AFP

Retraites: la CFE-CGC se joint à l'action du 7 septembre, unité syndicale totale

Retraites: la CFE-CGC se joint à l'action du 7 septembre, unité syndicale totale

La CFE-CGC se joint à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre pour la défense des retraites, qui réunira donc pour la première fois l'ensemble des syndicats français, a-t-on appris mardi sur son site internet.


La CFE-CGC se joint à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre pour la défense des retraites, qui réunira donc pour la première fois l'ensemble des syndicats français, a-t-on appris mardi sur son site internet.

La décision a été prise le 12 juillet par le bureau national de la centrale de l'encadrement, selon le service de communication de la CFE-CGC. Elle est connue alors que la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale a entamé mardi l'examen du projet de loi gouvernemental sur les retraites.

La confédération de l'encadrement, seul syndicat qui n'est pas hostile au recul de l'âge légal, n'avait participé ni à la journée d'action du 27 mai ni à celle du 24 juin, toutes deux organisées par l'intersyndicale (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa).

Entretemps, FO a aussi appelé à la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre.

"Conformément aux décisions prises par le comité directeur du 23 juin et le bureau national du 12 juillet, la CFE-CGC participera, partout en France, à la mobilisation nationale du 7 septembre 2010 en faveur des retraites", écrit la CFE-CGC.

Cette décision répond à "une demande des militants", selon un de ses cadres.

En outre, ce jour-là, "la confédération organisera une action propre à la CFE-CGC à Paris", avant de "rejoindre la manifestation intersyndicale parisienne, avec ses propres mots d'ordre", selon le site internet.

sylvestre
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Message  velpot le Jeu 22 Juil - 0:44

qui "nous" et comment ?
Parce que par exemple des collectifs locaux divers et variés se sont crées, mais LO en est absent. Et en général çà veut dire que LO peut se permettre de tenir, comme ici, des discours super radicaux et faire la leçon d'anticapitalisme à peu de frais (et je ne dis pas que ce n'est pas interéssant parce qu'il y a là dans ces textes des éléments qui justement m'intéressent). Ensuite sortent du chapeau des revendications plutôt très consensuelles même dans la social-démocratie. Alors voilà, c'est pas nouveau non plus, mais du coup c'est le "nous" qui m'interpelle, et évidemment le comment, puisque ce n'est pas dans un cadre unitaire, cadre qui peut évidemment se discuter voire être rejeté, mais j'aime bien comprendre....
velpot
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Message  nico37 le Jeu 22 Juil - 0:48

LETTRE OUVERTE DU NPA-37 A L'ENSEMBLE DES ORGANISATION DU MOUVEMENT SOCIAL TOURANGEAU:
RETRAITES : IL N’EST PLUS TEMPS DE TERGIVERSER !

Après avoir préparé l’opinion en diffusant le mensonge de la responsabilité de l’évolution démographique sur les difficultés du régime de retraites,
Après avoir fait croire qu’il était prêt à des concessions substantielles aux syndicats, le gouvernement a dévoilé son plan «retraites» : une déclaration de guerre aux salarié(e)s .
+Les travailleurs seront taxés davantage, ils partiront plus tard en retraite, et leurs pensions seront diminuées.
+Les revenus du capital et les riches seront, eux, à peine mis à contribution !
A cette agression, les salarié(e)s doivent opposer un front uni pour sauver le régime de retraite par répartition sans allongement de la durée de cotisation avec un départ à 60 ans pour tous et toutes. Le succès de la journée du 24 juin montre que tous ensemble, on peut faire reculer le gouvernement, à condition que l'unité se fasse vraiment.
La concurrence entre organisations (syndicales entre elles, politiques entre elles) n’est plus de mise.
En Touraine existe un collectif unitaire de défense des retraites, identique à celui qui existe au plan national à la suite de l’appel ATTAC/Copernic (qui rassemble l‘essentiel de la gauche syndicale, associative, et politique, et décliné dans de nombreux départements).
Les directions et les militants du PS, du PCF et du PG doivent y prendre leur place: ils démontreront ainsi que leur discours unitaire va au-delà des élections ; et surtout ils donneront au mouvement de défense des retraites une chance supplémentaire d’aboutir en construisant un rapport de force à la hauteur de l’attaque faite à notre camps social.

nico37

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Message  Marie-Georges le Jeu 22 Juil - 11:37

LE SNES APPELLE A LA GRÈVE LES 6 ET 7 SEPTEMBRE

La gravité des attaques contre le second degré, avec les difficultés déjà perçues par beaucoup de personnels pour la rentrée, et la volonté de continuer à construire un rapport de force contre la politique économique, sociale du gouvernement conduisent le SNES à appeler les personnels du second degré à la grève pour les 6 et 7 septembre.

La grève du lundi 6 septembre, premier jour de fonctionnement normal des établissement et jour de la rentrée de tous les élèves, répond à une situation exceptionnelle de crise où le système éducatif, et notamment le second degré, est attaqué comme jamais (budget, réformes, gestion des personnels...).

Elle s’articule pleinement avec la journée de grèves et de manifestations du 7 septembre (à l’appel de la CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, UNSA, Solidaires) et permet de faire le lien entre le sens global des réformes, le sacrifice de l’intérêt général - notamment dans l’Éducation où la réussite de tous n’est plus un objectif -, la remise en cause des droits et salaires des fonctionnaires et la brutalité et le cynisme dans les choix faits par le gouvernement en matière d’emplois, de salaires, de retraites.
Marie-Georges
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