Bas les masques !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Bas les masques !

Message  Eninel le Ven 15 Sep - 17:58

Quarante ans, quarante années que les responsables politiques des partis et syndicats ouvriers trahissent ouvertement et promènent le prolétariat travaillant en France.

De manière non exhaustive souvenons-nous de cette rupture du programme commun entre les directions PS et PCF en 1977:


"...La naissance de l'Union de la gauche, le 27 juin 1972, est un épisode important de l'histoire des gauches et de la vie politique. Le parti socialiste et le parti communiste adoptent alors un "programme commun de gouvernement". Les radicaux de gauche (MRG à partir de 1973) contresignent le 12 juillet. Ce programme est le premier du genre depuis la scission du congrès de Tours (1921). PS, PC et MRG forment dès lors un front uni qui leur permet d'améliorer très sensiblement leurs résultats électoraux. Lors des présidentielles 1974, François Mitterrand échoue de peu face à Valéry Giscard d'Estaing.

En mars 1977, dans la perspective de nouveaux rendez-vous électoraux (municipales le mois même, législatives en 1978, puis présidentielles en 1981) le PC juge nécessaire de remettre à jour le Programme Commun. Cette stratégie est en partie dictée par le déclin du PC : lors des cantonales de 1976 le PS est en effet devenu le premier parti de gauche en France, position historiquement dévolue au PC. Georges Marchais et le PC entament alors une vaste campagne de surenchères sur le SMIC, les nationalisations..., dénigrant de plus en plus le PS et le MRG. Bien que les élections municipales de mars 1977 soient un raz-de-marée pour la gauche (155 des 221 villes de plus de 30 000 habitants lui reviennent contre 98 auparavant), les communistes réitèrent leurs exigences.

En mai 1977, des négociations en vue d'une refonte du Programme commun s'ouvrent. À l'issue de la réunion des 14-15 septembre, Robert Fabre, dirigeant du MRG, critique la rigidité communiste. La suspension de la réunion PC-PS du 21 septembre 1977 marque un deuxième coup d'arrêt. Enfin, dans la nuit du 22 au 23 septembre 1977, un ultime essai de replâtrage échoue. Il sonne le glas du Programme Commun.

Son abandon très médiatisé pèsera lourd dans l'échec de la gauche lors des législatives de mars 1978..."

Philippe Tétart pour "site Jalons").



Depuis ce moment, à l'exception d'une très courte période suite à la victoire de Mitterrand en 1981, ces responsables n'ont cessé de jouer au chat et à la souris avec ceux qu'ils disent vouloir défendre. Autant le dire nettement, si ils ont pu se placer en opposition de sa majesté vis à vis des pouvoirs en place, c'est qu'ils ont été couvert par une extrême gauche suiviste et vindicative.

Il y eut 1886, un mouvement étudiant générationnel, une puissante grève des cheminots contre Chirac et à la finale déjà une capitulation en rase campagne.

1995 ensuite, ce mouvement que les directions syndicales continuent de présenter comme une victoire, alors même que ces derniers abandonnaient la lutte, alors même que le plan Juppé était intégralement appliqué.

2003, ce printemps 2003 contre la Loi Fillon cassant de fait la retraite à 60 ans. Une longue et puissante grève à l'éducation nationale et dans les transports. Un appel massif de la rue à la grève générale, et pour toute réponse de la part de la direction de la CGT: une pétition à l'adresse des députés UMP les suppliant de ne pas voter la loi.

2007, 2010 et 2016 encore avec son "Bastille-Bastille", toujours le même cinéma, toujours la même tactique scandaleuse, consistant à cautionner, par leurs présences aux concertations, la préparation des lois anti-sociales, et ensuite à organiser la bousille en grand.

Croyez-vous qu'une seule fois cette tactique ait été dénoncé par des Arlette Laguiller, des Olivier Besancenot, voir même par un insoumis comme JL Mélenchon ?

Jamais ! De mémoire de vieux trotskyste, jamais je n'ai entendu de la bouche de l'un de ces porte-parole de la gauche radicale, la moindre critique vis à vis de l'orientation "collaboration de classe" des directions syndicales.

Et les mêmes, exactement les mêmes, aujourd'hui contre la politique de Macron, qui nous resservent et resservent encore le même plat épicé ... jusqu'à l'écoeurement.

Et si définitivement les Martinez, Mailly, Hamon, Mélenchon, Poutous, Arthaud et autres Laurent se foutaient franchement de la gueule du monde !

Bas les masques, avant toute mobilisation, avant toute prétention, bas les masques vis à vis des grands organisateurs de quarante années de défaites successives.

Il faut se séparer de ces losers, et avec des femmes et des hommes neufs, uni(e)s, orienter nos organisations vers ce combat, que eux n'ont jamais voulu engager, celui du socialisme et de la révolution.

A bas les grèves et les journées d'actions à la sauce Martinez !
A bas la concertation et le syndicalisme à la sauce Mailly !
A bas les faux combats à la sauce Mélenchon !

Le combat a mener doit se faire dans nos organisations, tout simple, il faut exiger des congrès extraordinaires et faire le procès des responsables des défaites de ces quarante dernières années.

Toujours une aveugle obéissance suppose une ignorance extrême ! (Jean Paul Marat)

avatar
Eninel

Messages : 440
Date d'inscription : 31/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Bas les masques !

Message  Eninel le Dim 17 Sep - 14:28

A bas les ordonnances anti-ouvrières !
En finir avec la concertation co-élaboration !
Mailly, Martinez rompez avec le gouvernement Macron-Philippe ! Exigez le retrait des ordonnances !
Front unique CGT-FO-FSU-UNEF pour affronter le gouvernement Macron-Philippe, gouvernement du capital financier !


Une attaque majeure : liquidation totale du code du travail

Le 31 août, le gouvernement a rendu public le texte des cinq ordonnances. C’est la liquidation totale du code du travail, code qui cristallise en partie les acquis des luttes de plusieurs décennies de la classe ouvrière pour résister à l’exploitation. Les ordonnances c’est :

• la prévalence sur les accords de branche donnée aux accords d’entreprises (primes, ancienneté, salaires, heures
sup’, travail de nuit, etc.) et, de ce fait, l’inversion parachevée de la hiérarchie des normes telle qu’engagée avec la loi El Khomri ;

• la généralisation des référendums d'entreprise où s'exerce le chantage à l'emploi ;

• la liquidation des CHSCT et des délégués du personnel dans une instance unique le Comité social et économique
dont l’objectif est d’associer les syndicats à la cogestion des entreprises ;

• le transfert aux branches de ce qui relevait de la loi applicable à tous (libéralisation du recours aux CDD et à l’intérim, extension des contrats de projet et de mission préparant la fin des CDI) ;

• le plafonnement des indemnités prud’homales pour les licenciements frauduleux ;

• l’instauration de la possibilité de « rupture conventionnelle collective » afin d’échapper à la législation d’un plan social d’entreprise.

Le MEDEF, la CGPME, les organisations patronales d’artisans exultent. S’ouvrent pour eux la possibilité d’échapper à toute contrainte limitant l’exploitation des travailleurs et des jeunes.

Plus de trois mois de concertation co-élaboration


Dès début juin, le gouvernement a engagé un vaste processus de concertation : plus de 48 réunions au programme. Les dirigeants des confédérations CGT et FO ont accepté et s’en sont même félicités. En juillet, l’Assemblée nationale a adopté la loi d’habilitation autorisant le gouvernement à procéder par ordonnances. La concertation n’a pas cessé jusqu’à fin août. De fait, accepter la collaboration avec le gouvernement dans le cadre de la loi d’habilitation, c’était accepter le principe des ordonnances. Mailly a déclaré qu’il n’était pas opposé au principe et que tout dépendait du contenu. Martinez a justifié la participation des dirigeants de la CGT pour faire valoir des contre-propositions pour un code du travail modernisé. La concertation a pris une autre dimension : la collaboration à l’élaboration des ordonnances. Pendant plus de trois mois, les dirigeants des deux confédérations ont tout fait pour désorienter les travailleurs et la jeunesse. Ils ont expliqué que le gouvernement ne mettait pas vraiment cartes sur table. Mais c’est un fait : dès début juin, la presse a  dévoilé ce que serait le contenu des ordonnances. L’ex-DRH de Danone, la ministre du travail Pénicaud, avait même menacé de porter plainte contre les journalistes. Au soir du 31 août, on ne peut que constater que ni les dirigeants de la CGT ni ceux de FO n’exigent le retrait des ordonnances. Rompre avec le gouvernement !

Retrait des ordonnances !

Le 20 septembre, le conseil des ministres approuvera les ordonnances. Elles seront immédiatement applicables en tant que règlements. En octobre, l’Assemblée nationale, à la botte du gouvernement, doit adopter leur transposition dans la loi. D’ores et déjà, le gouvernement a annoncé son intention d’associer les dirigeants syndicaux à l’élaboration des décrets d’application. Les ordonnances sont la première étape décisive de l’offensive générale du gouvernement Macron-Philippe contre le prolétariat et la jeunesse : contre-réforme de l’assurance-chômage, liquidation du statut des fonctionnaires, instauration de la sélection à l’université, poursuite de la marche à l’état policier, démembrement de la Sécurité sociale, liquidation du statut des cheminots et privatisation de la SNCF, etc. Faire face à cette offensive, c’est dans l’immédiat combattre pour s’organiser à tous les niveaux pour imposer aux dirigeants des confédérations CGT et FO, de la FSU et de l’UNEF :

• Rupture de la collaboration avec le gouvernement, un seul mot d’ordre « A bas les ordonnances ! Retrait ! »

• Front unique pour se préparer à affronter le gouvernement Macron-Philippe.
Défaire ce gouvernement impliquerait d’appeler dans l’unité à une puissante manifestation au siège du pouvoir sur le seul mot d’ordre : à bas les ordonnances !

Le 10 septembre 2017

GROUPE pour la construction du Parti et de l'Internationale ouvriers révolutionnaires.
Bulletin: combattre pour le socialisme.
avatar
Eninel

Messages : 440
Date d'inscription : 31/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Bas les masques !

Message  Eninel Hier à 11:38

A la CFDT et à FO, des réfractaires entendent défiler avec la CGT Les syndicats opposés à la réforme du droit du travail.

(LE MONDE | 21.09.2017, Extraits d'un article de Raphaëlle Besse Desmoulières)

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, les a surnommés les « grognons râleurs ». Laurent Berger, son homologue de la CFDT, s’est, lui, gardé de tout qualificatif désagréable pour désigner ceux parmi ses militants qui passent outre les consignes nationales pour défiler aux côtés de la CGT contre les ordonnances réformant le code du travail.

Dans les rangs des syndicats dits réformistes, ils sont minoritaires mais certains commencent à s’agacer de l’attitude jugée trop timorée de leurs dirigeants face à ce qu’ils considèrent comme un texte « pire que la loi El Khomri ». Et le font savoir. (...)

Dans une tribune publiée mardi par Les Echos, les numéros un de la CFDT, CFTC et UNSA, Laurent Berger, Philippe Louis et Luc Bérille, ont fini par hausser le ton. Les trois dirigeants de centrales réformistes, qui entendent peser sur le contenu des décrets d’application, dénoncent la limitation des indemnités prud’homales et l’instance unique de représentation du personnel. Ils jugent que « les projets d’ordonnances déséquilibrent le texte au détriment des salariés. (…)

« Divergence tactique »

Cela suffira-t-il à calmer les esprits ? Combien de leurs militants battront le pavé jeudi ? Le 12 septembre, les cédétistes, même s’ils n’étaient qu’une poignée, étaient bien visibles autour de leur ballon orange. Parmi eux, Gérard Chameau, ex-délégué syndical d’IBM, aujourd’hui à la retraite. « C’est important de montrer que la CFDT est un syndicat réformiste mais réformer ne veut pas dire accepter n’importe quoi », s’emportait-il. Certes, Laurent Berger a fait part de son « mécontentement » mais d’une « manière trop molle ». « On veut une consultation de la base », réclamait-il. (...)

Ceux de FO étaient plus nombreux à manifester. Pour beaucoup, le choix de leur syndicat passe d’autant plus mal qu’il y a un an, ils étaient en première ligne avec la CGT pour contester la loi El Khomri. « On a une divergence tactique avec Mailly : il peut y avoir de la concertation mais ça n’empêche pas le rapport de force », expliquait Jean Hédou, secrétaire général de la fédération Equipement, environnement, transport et service (Feets-FO). « On n’est pas des moutons, s’emportait de son côté une militante de FO Transports et logistique, qui préférait rester anonyme. Je ne suis pas d’accord avec Mailly et je suis là pour le signifier ! »

« C’est le début de quelque chose »

« On a envie de montrer qu’on a besoin de se retrouver, y compris dans la rue », ajoutait Emmanuel Guimaraes, de FO-Pénitentiaire. Ce dernier était là pour protester contre le gel du point d’indice, la hausse de la CSG, les 120 000 suppressions de poste annoncées pendant la campagne présidentielle. Il appelait à la « convergence des luttes ». « C’est le début de quelque chose », voulait-il croire. (...)"


Nous sommes peut-être au début de quelque chose, mais il y a loin de la coupe au lèvre. La petite bureaucratie syndicale, très menacée dans son existence par les ordonnances Macron, vent debout face à l'orientation capitularde et suicidaire imposée par les directions confédérales, doivent aller jusqu'à une conclusion naturelle de leur raisonnement. Qui tire l'épée contre son prince doit jeter le fourreau !

Comme l'affirme l'un d'eux: " ...  On veut une consultation de la base ... », et le meilleur moyen de consulter la base, n'est ce pas encore d'exiger l'organisation de Congrès extraordinaires ?

Cette journée est un véritable camouflet pour les directions confédérales, que se soit celles qui restent l'arme au pied, que celles appelant à une énième journée d'action sans perspective, et surtout sans même mettre en avant la raison d'être du mouvement, à savoir le retrait pur et simple des ordonnances.

Dans ces conditions,vouloir être au début de quelque chose, refuser d'être un mouton, marquer nettement une divergence tactique, cela ne peut pas consister à faire pression sur les directions de FO et de la CFDT, pour qu'elles rejoignent la direction de la CGT dans la bousille, histoire de prendre leur part de responsabilité dans une défaite, une de plus, quasi inéluctable si nous nous alignons une fois de plus derrière ces pères la défaite.

Vouloir être au début de quelque chose de nouveau et de constructif, c'est assumer ses divergences tactiques et politiques d'avec les directions confédérales, c'est faire tomber les masques et appeler un chat un chat, un cabot un cabot, un traître un traître;  c'est assumer ses responsabilités, à savoir se proposer comme directions confédérales alternatives, et appeler les travailleurs à se syndiquer et à se mutiner immédiatement dans les centrales ouvrières.

Sans l'appui du prolétariat, la bureaucratie syndicale fédérale n'arrivera pas à bouger les confédéraux.

L'angle d'attaque est simple:

Dans toute la sphère d'activité de la société, il est parfaitement admis qu'il n'y a plus de place pour l'incompétence et la défaite. Lorsqu'un gérant de fond de pension n’atteint pas les objectifs financiers recherchés, il est débarqué, gentiment mais sûrement; lorsqu'un entraîneur d'un club de football aligne trois défaites successives, il est débarqué, gentiment mais de manière absolument naturelle, sans que l'on crie à l'injustice, à la dictature, ou au procès d'intention. Il faut faire pareil dans les syndicats

Il faut débarquer les responsables confédéraux de la défaite de 2016. Il faut les débarquer d'autant plus vite, que ces messieurs se complaisent dans leurs erreurs passées, et ne semblent pas vouloir épouser une autre tactique de lutte, une autre politique, que celle d'aider implicitement le gouvernement Macron- Philippe à avancer sur les crânes des jeunes et des prolétaires.

Autant fait celui qui tient le pied que celui qui écorche ! Etre au début de quelque chose, c'est assimiler cette vérité !
avatar
Eninel

Messages : 440
Date d'inscription : 31/07/2010

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Bas les masques !

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum