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L'énergie nucléaire

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Message  nico37 le Sam 7 Juil - 14:46

Entre 150 000 et 200 000 japonais (selon les organisateurs) se sont massés devant le résidence du premier ministre Yoshihiko Noda pour dénoncer le redémarrage du nucléaire. La compagnie d’électricité japonaise Kansai Electric Power a relancé ce dimanche le réacteur numéro 3 de sa centrale d’Ohi (ouest). D’importantes manifestations se poursuivent actuellement dans plusieurs villes du pays.

Les photos des rassemblements : http://actualutte.com/japon-150-000-personnes-bloquent-la-residence-du-1er-ministre-contre-le-redemarrage-du-nucleaire

nico37

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Message  Roseau le Mer 1 Aoû - 20:00


Ce documentaire est extraordinaire. Diffusé en 2006 soit 20 ans après la cata, ce qu'il révèle est encore très largement méconnu : nous risquons encore une seconde explosion à Tchernobyl qui rendrait l'europe inhabitable.

Voir le topo de Jean-Pierre Petit : http://www.jp-petit.org/Presse/tchernobyl_mon_amour.htm

Voici les extraits critiques de la lettre de V. Nesterenko, membre-correspondant de l'Académie des sciences du Belarus, professeur, docteur ès sciences techniques, liquidateur des conséquences de l'accident survenu à la centrale atomique de Tchernobyl en 1986 :

"Si la masse en fusion perçait la dalle de béton sous le réacteur et pénétrait dans ces chambres de béton, il pouvait se créer des conditions favorables à une explosion atomique. Les 28-29 avril 1986 les collaborateurs du département de la physique des réacteurs de l'Institut de l'énergie atomique de l'Académie des sciences de Biélorussie ont fait des calculs qui montrèrent que 1300-1400 kg du mélange uranium+graphite+eau constituaient une masse critique et une explosion atomique d'une puissance de 3 à 5 Mégatonnes pouvait se produire (c'est une puissance 50 à 80 fois supérieure à la puissance de l'explosion d'Hiroshima). Une explosion d'une telle puissance pouvait provoquer des radiolésions massives des habitants dans un espace de 300-320 km de rayon (englobant la ville de Minsk) et toute l'Europe pouvait se trouver victime d'une forte contamination radioactive rendant la vie normale impossible."
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Message  Roseau le Jeu 9 Aoû - 0:13

Belgique. Une fissure a été découverte dans la cuve du réacteur n°3 de Doel, ainsi que de nombreuses autres anomalies. Il n’est pas exclu que la centrale ne soit pas redémarrée. La société néerlandaise qui a construit la cuve n’existe plus. Elle a fabriqué également celle de Tihange 2 et celles de 21 autres centrales dans le monde.
http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-08-08/fissure-a-doel-le-reacteur-n3-definitivement-arrete-931119.php
Rappel : il existe 2 centrales en Belgique, avec un total de 7 réacteurs actifs, produisant 55% de l’électricité.

Des dysfonctionnements ont aussi été constatés à Tihange 1. Dont une fuite depuis une dizaine d’années dans la piscine de refroidissement du combustible usagé, incident qui ne fait l’objet d’aucune publicité ni de classement sur l’échelle Ines (parce que cela ne concerne pas le réacteur…)

Rappel : Tihange 1 est un des plus anciens réacteurs mis en service en Belgique (1975), il a une durée de vie théorique de 30 ans, il a été prolongé de 10 ans, et puis encore de 10 ans récemment, soit 50 ans prévus, jusqu’en 2025… Aucun réacteur de ce genre n’a été exploité jusqu’ici pour une durée supérieure à 43 ans.
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Message  nico37 le Mer 15 Aoû - 1:32

Importante manifestation antinucléaire à Tokyo, 16 mois après Fukushima

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées, lundi 16 juillet en milieu de journée à Tokyo, pour exiger l'arrêt de l'exploitation nucléaire au Japon, seize mois après la catastrophe de Fukushima. Les organisateurs ont affirmé que 170 000 personnes avaient convergé à proximité du parc de Yoyogi (sud-ouest du centre de Tokyo), bien au-delà des 100 000 participants qu'ils espéraient rassembler.
Les protestataires étaient venus de toutes les régions du Japon : de la région du Tohoku (nord-est) où se trouve Fukushima, mais aussi de l'île de Kyushu (sud), de Shikoku (sud-est), de Hokkaido (bord) ou de la région du Kansai (centre-ouest de l'île principale de Honshu).

L'énergie nucléaire - Page 17 1734112_3_c51a_manifestation-contre-le-nucleaire-a-tokyo-le_12bc17430c3ceb4ec31dd7ac2562d592

UN CARACTÈRE FESTIF

"Pas besoin d'énergie nucléaire ! Rendez-nous la région de Fukushima !", hurlaient les manifestants, munis de drapeaux colorés indiquant leur ville d'origine et leur revendication. "Je veux rendre un Japon propre à mes enfants et à mes petits-enfants", a expliqué Akiko Ichikawa, une retraitée venue de la préfecture de Shiga (centre).

Stands régionaux, chants, prises de paroles simultanées en plusieurs points de l'esplanade accueillant le rassemblement : les organisateurs ont voulu donner un caractère résolument festif à leur action, alors que les manifestations antinucléaires organisées depuis des mois semblent prendre de l'ampleur.

Un seul des 50 réacteurs du Japon est actuellement en service, mais les compagnies d'électricité du pays voudraient en relancer davantage, malgré l'inquiétude des populations riveraines.

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Message  nico37 le Mer 15 Aoû - 14:35

Japon : la révolte gronde contre le gouvernement Nolwenn Weiler (17 juillet 2012)

Dans la région de Fukushima, des enfants « présentent toujours une contamination de leurs urines, plus d’un an après les rejets massifs dans l’environnement », avertit l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest (Acro), qui vient de publier les derniers résultats d’analyses réalisées dans son laboratoire. Dans la province de Miyagi, voisine de celle de Fukushima, tous les enfants examinés ont des parents agriculteurs, et se nourrissent notamment des produits de la ferme. Or, l’alimentation est actuellement au Japon la première source de contamination interne à la radioactivité.

Présente au Japon depuis le début de la catastrophe de Fukushima, l’Acro apporte aux populations locales des informations que le gouvernement et Tepco devraient normalement leur fournir. Le tout récent rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’accident de Fukushima confirme un scandaleux abandon des populations pendant la catastrophe. Il met aussi en avant un manque de suivi sanitaire post-catastrophe. Pour évaluer la contamination externe des citoyens (liée notamment à l’environnement), le gouvernement se fonde sur... des questionnaires auxquels une partie des personnes évacuées ont répondu. Quant aux contaminations internes (par l’alimentation par exemple), elles ne sont simplement plus contrôlées. Les résultats pourraient peut-être effrayer les Japonais, au moment où le gouvernement a décidé de redémarrer certaines centrales nucléaires, stoppées pour contrôle à la suite de la catastrophe de Fukushima.

Le 16 juillet, 170 000 personnes (selon les organisateurs) se sont rassemblées à Tokyo pour protester contre la reprise du nucléaire dans le pays. Une des plus gigantesques manifestations depuis les années 1960. « Depuis le début de l’année, nous avons récolté plus de 7 millions de signatures contre la reprise des centrales. Fin juin, je suis allé la porter chez le Premier ministre. Pourtant, dès le lendemain, il a décidé le redémarrage de [la centrale d’]Ohi. Il n’écoute pas le peuple. Il l’insulte », a déclaré à la tribune le prix Nobel de littérature Kenzaburo Oe [1]. « Certains de mes amis espèrent qu’il y aura une révolte non-violente comme en Tunisie, un renversement pacifique du gouvernement », expliquait le 16 juillet un militant antinucléaire. La catastrophe de Fukushima débouchera-t-elle sur un printemps citoyen ?

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Message  nico37 le Jeu 16 Aoû - 22:49

Fukushima : des ouvriers contraints de mentir sur la radioactivité

Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, vraisemblablement pour ne pas perdre son contrat, ont rapporté samedi plusieurs médias japonais.
Selon le quotidien Asahi Shimbun (http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201207210069) et d'autres médias japonais, un responsable de la société de construction Build-Up aurait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres qu'ils portaient pour évaluer le cumul de radiations auxquelles ils étaient exposés, lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée.

Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, rapportent ces médias. Ces ouvriers ont été engagés pendant environ quatre mois, entre décembre 2011 et mars 2012, pour isoler les tuyaux d'une installation de traitement des eaux, a précisé de son côté l'agence Kyodo News. L'agence de presse Jiji et d'autres quotidiens indiquent que le ministère de la santé, du travail et des affaires sociales a commencé à enquêter à ce sujet.

UN BOÎTIER EN PLOMB

Plusieurs ouvriers de Build-Up ont confié à l'Asahi Shimbun qu'en décembre, un haut responsable de la société, leur superviseur sur place, leur avait expliqué qu'il portait un boîtier en plomb et leur avait demandé d'en faire de même. Ce responsable leur aurait expliqué que s'ils ne truquaient pas leur niveau d'exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts, selon le quotidien, qui précise que les ouvriers sont en possession d'un enregistrement du briefing. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l'Asahi Shimbun. Ni le ministère, ni la société Build-Up n'ont pu être joints samedi matin.

L'accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi, exploitée par la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (Tepco), le plus grave depuis la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, est survenu après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est) qui a déclenché un tsunami sur tout le littoral.

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Message  nico37 le Ven 17 Aoû - 22:02



Des manifestants anti-nucléaire encerclent le Parlement japonais

A Tokyo, quelque 10.000 manifestants se sont rassemblés devant le parlement japonais, avant de former une chaîne humaine autour du bâtiment. Les manifestations contre le nucléaire sont de plus en plus nombreuses au Japon depuis la catastrophe de Fukushima.

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A l'approche du parlement japonais, les manifestants ont formé une chaîne humaine © Reuters Yuriko Nakao

Une dizaine de milliers de personnes ont manifesté, dimanche, à Tokyo. Ils protestent contre le nucléaire, et en particulier contre la remise en service, récemment, de deux réacteurs de la centrale d'Ohi, dans l'ouest du pays.

Ces manifestants ont fini par former une chaîne humaine encerclant le parlement japonais. "Non au nucléaire, non au redémarrage" pouvait-on lire sur les pancartes.

Plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011, on assiste à de plus en plus de manifestations anti-nucléaire au Japon. La plus importante remonte au 16 juillet dernier : 200.000 personnes s'étaient alors réunies dans un parc de Tokyo.

A quelques mètres de la manifestation anti-nucléaire à Tokyo, les précisions de notre correspondant Frédéric Charles

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Message  nico37 le Dim 19 Aoû - 12:53

Juin 2012

1er juin

Japon : un millier de manifestants sont présents devant les bureaux du premier ministre pour demander de respecter le souhait de la grande majorité des Japonais : ne pas redémarrer de réacteurs nucléaires.
Japon : le maire d'Osaka, jusque là opposé au redémarrage des réacteurs d'Ohi qui alimentent sa région, change de discours : "si la population n'est pas capable d'économiser au moins 15 % de son électricité, je devrais donner mon aval pour le redémarrage des deux réacteurs d'Ohi au moins pendant l'été".
France : Areva arrête son usine Eurodif/Georges-Besse 1 à Tricastin, usine qui produit du combustible pour environ le quart des 400 réacteurs au niveau mondial. Cette fermeture arrive plusieurs mois en avance et alors que l'usine Georges-Besse 2 n'est pas encore en pleine production. Ce décalage est dû, selon Areva, à la baisse de commandes qui a suivi l'accident de Fukushima. Cette baisse d'activité au niveau mondial avait déjà conduit Areva à annuler son projet d'usine similaire aux Etats-Unis, en décembre 2011. Il y a aujourd'hui clairement surproduction du fait de l'espoir d'un nouvel essor du nucléaire… alors que l'on a au contraire un vaste repli. La nouvelle usine n'emploie plus que 400 personnes contre 1200 pour l'ancienne… et consomme près de 50 fois moins, la première consommait à elle seule la production de deux réacteurs nucléaires.


2 juin

Chine : le gouvernement annonce la mise en place de nouvelles normes de sûreté pour ses futurs réacteurs nucléaires et la fin de l'inspection des réacteurs existants… sans toutefois préciser de date pour une fin du moratoire observé sur les chantiers depuis l'accident de Fukushima.


3 juin

Japon : selon la télévision Asahi, trois experts chargés de valider ou non le redémarrage du surgénérateur de Monju, réacteur chroniquement en panne depuis ses origines, sont corrompus. Ils ont en effet touché plus de 150 000 euros de la part de l'industrie nucléaire entre 2006 et 2010.


4 juin

Japon : selon les conclusions d'un rapport de l'Unscear, organisation des Nations unies sur les effets des radiations atomiques, service de l'OMS, dans un article paru dans Nature, "peu de personnes développeront un cancer à la suite de l'accident nucléaire de Fukushima". Pas plus qu'à Tchernobyl sans doute… puisque ce service lié à l'OMS y annonce seulement 4000 morts alors que les autorités ukrainiennes parlent de plus d'un million déjà morts et de 10 millions de morts à terme.


5 juin

Japon : selon Japon Times, neuf gouvernements locaux de la région de Kansai, les villes de Osaka et de Sakaï, ont réaffirmé conjointement leur opposition actuelle au redémarrage de deux réacteurs d'Ohi. Ils dénoncent les pressions qu'ils subissent de la part du gouvernement japonais et des compagnies électriques. Ils dénoncent les simulations effectuées sur les réacteurs estimant qu'une simulation n'est absolument pas une garantie de sûreté. Ils demandent que des travaux soient réellement faits pour protéger les réacteurs d'un tsunami ou un séisme important avant d'avoir à se prononcer sur un redémarrage des réacteurs.
Espagne : des militants de Greenpeace survolent la centrale nucléaire de Garoña, plus vieux réacteur en activité en Espagne. Ils dénoncent une nouvelle fois l'impossibilité de protéger un réacteur contre un attentat aérien.
Europe : le ministre de l'économie allemand, dans Le Monde lance un appel à une coordination européenne pour la sortie du nucléaire. Il plaide pour que notamment la France et la Pologne avancent de pair avec l'Allemagne car la gestion des réseaux et l'efficacité énergétique dépendent en partie de l'interconnexion entre les pays. Les réseaux doivent également être modifiés pour tenir compte de l'intermittence de la production à partir des énergies renouvelables.


6 juin

Japon : environ un tiers des parlementaires du parti au pouvoir, dont plusieurs ministres en exercice, déposent une pétition au premier ministre pour lui demander de ne pas précipiter un redémarrage des réacteurs nucléaires.
Japon : Michel Fernex, en voyage au Japon, pour les Enfants de Tchernobyl, s'étonne de ne trouver aucun suivi des rejets de strontium 90 dans les mesures officielles. Selon les spécialistes, il doit pourtant y en avoir des quantités importantes dans les eaux qui ont été rejetées en mer.
Japon : une marche contre le redémarrage des réacteurs nucléaires réunit environ 3000 personnes dans les rues de Tokyo. Kenzaburo Oe, prix Nobel de littérature, a pris la parole devant le siège du gouvernement pour relancer la pétition "10 millions de Japonais pour l'abandon du nucléaire". Cette pétition lancée un an auparavant a déjà récolté 7,22 millions de signatures. Dans un pays où la contestation sociale est très discrète, c'est déjà l'une des plus grosses collectes de signatures jamais réalisée.
Japon : selon le quotidien Asahi, les autorités religieuses bouddhistes, chrétiennes et autres ont signé un texte commun pour demander l'abandon du nucléaire.
Japon : Tepco publie un rapport sur les doses reçues par les travailleurs du site de mars 2011 à mars 2012. Selon ces données, 21 634 personnes ont été contaminées, mais pour 14 214 à des doses peu importantes. 167 seulement auraient été fortement irradiées (plus de 250 millisieverts en un an), les autres étant entre les deux. Il n'y a malheureusement aucun suivi extérieur à Tepco pour valider ou non ces données, ce que demandent en vain les médias japonais.


7 juin

Japon : 10 femmes de la région de Fukushima obtiennent un rendez-vous au siège du premier ministre. Elles demandent à ce que ne redémarrent pas les réacteurs d'Ohi, dont les conditions de sûreté sont pires que celles de Fukushima avant l'accident. Elles demandent que soit d'abord mis fin aux émissions de radioactivité dans les réacteurs accidentés. Elles rejoignent ensuite une centaine d'autres femmes à l'extérieur et font un sit-in devant le siège du gouvernement. Film en anglais : https://youtu.be/zYQNd2ybiDg


8 juin

Japon : selon Associated Press, les responsables de la compagnie Kansai Electric Power reconnaissent dans une conférence de presse que les travaux demandés pour protéger la centrale d'Ohi contre un séisme et un tsunami de type de Fukushima n'ont pas pu être réalisés dans un délai aussi court et que si le feu vert est donné pour le redémarrage des réacteurs, cela se fera avec les mêmes risques qu'avant.
Japon : Masataka Shimizu, dirigeant de Tepco au moment de l'accident est mis en examen. Il est notamment accusé d'avoir mystérieusement disparu pendant les jours qui ont suivi l'accident en mars 2011.
Japon : selon un rapport de l'ASN, Autorité de sûreté nucléaire, Tepco espère pouvoir rénover les thermomètres défaillants du réacteur n°2 d'ici le mois de juillet 2012. Tepco essaie de programmer le déchargement des piscines de stockage du réacteur n°3, mais se heurte à de nombreuses difficultés du fait de la présence de nombreux débris dans les piscines. Tepco construit actuellement une enceinte pour limiter les émissions radioactives en provenance des piscines du réacteur n°4. Ces piscines ont été consolidées sommairement. Tepco cherche comment intervenir pour récupérer les débris tombés dans les piscines, condition préalable avant de pouvoir sortir les barres de combustibles. Reprenant des données de l'IRSN, le rapport précise que la surface où le césium est à plus de 10 000 bq/m² fait 24 000 km² (deux fois la surface de l'Ile-de-France). Il n'est pas indiqué combien de personnes vivent dans cette zone. Ni combien la centrale continue d'émettre de radioactivité jour après jour.


9 juin

Japon : le site Fukushima Over Blog traduit l'essentiel d'une émission passée sur la télévision Asahi le 25 mai dernier, avec une enquête sur les risques d'effondrement des piscines du réacteur n°4 de Fukushima. Un ingénieur de Toshiba explique "il y a des murs, mais rien ne permet de savoir s'ils sont encore stables"… et de regretter que seul Tepco ait pu faire des mesures, sans aucune contre-expertise. Un directeur d'une entreprise sous-traitante informe que ces piscines sont refroidies avec une installation de fortune qui ne résistera pas à un fort tremblement de terre et interroge le gouvernement pour savoir si un plan a été prévu au cas où les piscines se videraient brutalement. Pour Hiroaki Koide, professeur à l’Institut de Recherche Nucléaire Universitaire de Kyoto, si les piscines s'effondrent, la radioactivité relâchée serait de l'ordre de 5000 fois la bombe sur Hiroshima.
Japon : selon l'enquête parlementaire en cours, rapporte Associated press, le manque de connaissances des conseillers du gouvernement a entraîné quantité de réunions d'informations qui ont eu comme conséquences de faire perdre un temps précieux aux experts du nucléaire. Cela a aussi provoqué une très mauvaise diffusion des informations, notamment sur la diffusion de la radioactivité et les processus d'évacuation des populations provoquant une irradiation inutile de ces dernières.
Japon : selon le gouvernement, 18 % des évacués ne devraient pas pouvoir retourner chez eux dans les dix prochaines années. Cette information reprise par les principaux médias du pays masque qu'en fait ce sont des millions de personnes qui devraient être évacués… Nouvel exemple de déni du danger des radiations.


11 juin

Japon : selon le quotidien Mainichi Japan, une commission locale de sûreté nucléaire s'est réunie près d'Ohi pour étudier les propositions de redémarrage proposées par le gouvernement. Environ 70 personnes manifestent à l'extérieur avec des pancartes "Ne prenez pas de décisions contraires à l'opinion de la population" "Ne pas respecter le peuple est une violence". La commission conclut que tout est parfait.
Japon : selon le quotidien Mainichi Japan, 1300 personnes évacuées de la région de Fukushima ont porté plainte contre Tepco et les autorités de sûreté nucléaire pour actes délictueux : sous-estimation sur les conséquences d'un séisme, d'un tsunami, retard dans l'annonce de la contamination radioactive…


12 juin

Suisse : les compagnies électriques présentent trois scénarios possibles de sortie du nucléaire d'ici 2035. Ces scénarios prévoient un mixte entre un renforcement des barrages hydrauliques et des retenues d'eau pour suivre les variations de production et de consommation, la construction de centrales thermiques gaz et le développement des énergies renouvelables. Les scénarios diffèrent au niveau de la consommation électrique : selon les hypothèses, on va, pour 2050, d'une augmentation de 25 % à une baisse de 7 %. Le scénario qui laisse croître la consommation coûterait 100 milliards d'euros, celui de descente énergétique 125 milliards d'euros.


13 juin

Allemagne : les compagnies électriques réclament 15 milliards d'euros de dédommagement pour fermer leurs réacteurs nucléaires.
Japon : le gouvernement a lancé une campagne "Cool biz" pour inciter les entreprises à stopper leur climatisation… ce qui éviterait les pointes de consommation électrique en été.
France : Thierry Charles, directeur de la sûreté des installations nucléaires, et porte-parole de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire reconnaît dans un entretien au site Environnement 2 B qu'à Fukushima "la situation demeure précaire". Les moyens de contrôle se dégradent avec le temps rendant la stabilisation des cœurs plus difficile. "Une grande partie du cœur du réacteur n°1 a fondu et a traversé la cuve. C’est la même chose pour les réacteurs 2 et 3 dont une partie a également traversé la cuve".
Japon : les quotidiens japonais révèlent que le gouvernement est en train de réserver des chambres d'hôtel et des salles de conférences sur la commune d'Ohi, en vue d'annoncer le redémarrage des deux réacteurs présents sur la commune.
Inde : 22 militants antinucléaires ont été arrêtés suite aux occupations permanentes pour empêcher l'ouverture du chantier de six réacteurs EPR à Jaitapur.


14 juin

Suisse : le débat sur la sortie du nucléaire permet d'obtenir un chiffre intéressant : la seule consommation d'internet dans le pays représente 4640 gigawatts-heure par an soit plus que la production d'un réacteur nucléaire. En extrapolant à la France, cela ferait donc de l'ordre de sept à huit réacteurs !


15 juin

France : Christian Holbé (délégué syndical central et délégué du personnel CGT), analyste en sûreté au sein de l'IRSN, dénonce le fait que les stress-tests sur les réacteurs sont censés être faits en six mois, alors qu'il faudrait au moins deux ans et avec des moyens financiers supplémentaires. Il s'étonne aussi de l'absence de contrôle du côté du nucléaire militaire alors que cela relève aussi de l'IRSN.
Europe : Greenpeace publie une contre-expertise sur l'état des réacteurs nucléaires. Les experts mandatés concluent que les stress-tests demandés par l'Union européenne sous-estiment les risques mêmes qui ont permis la catastrophe de Fukushima. Plusieurs réacteurs en bord de mer ne résisterait pas à une inondation, nombreux sont ceux qui ne résisteraient pas à un séisme majeur, les chutes d'avion intentionnelles ou non sont ignorées. (en anglais : http://www.greenpeace.org/eu-unit/Global/eu-unit/reports-briefings/2012 pubs/Pubs 2 Apr-Jun/Critical Review of the EU Stress Test.pdf)


16 juin

Japon : en dépit de l'opposition de 80 % des Japonais, le premier ministre ordonne le redémarrage de deux réacteurs nucléaires à Ohi, réacteur situé sur la côte ouest du Japon, à hauteur d'Osaka (de l'autre côté par rapport à Fukushima). Les réacteurs 3 et 4 d'Ohi pourraient être remis en route d'ici le 21 juin selon la compagnie d'électricité. Ce viol de la démocratie a été obtenu en mettant la pression (notamment économique) sur les élus locaux qui ont progressivement changé d'avis et signé les autorisations nécessaires. Le premier ministre a précisé que d'ici août le gouvernement présenterait un plan énergétique qui prévoirait un recours minimal au nucléaire. Environ 11000 personnes ont manifesté pendant 48 heures devant le siège du gouvernement à Tokyo. Kenzaburo Oe, prix Nobel de littérature et plusieurs autres personnalités ont été reçus par le gouvernement à qui a été remis une pétition signée par plus de sept millions de personnes demandant l'arrêt définitif du nucléaire. Les opposants rappellent que les réacteurs d'Ohi sont tout autant vulnérables à un tsunami ou à un séisme qu'avant le 11 mars 2011 puisque aucune modification n'a été faite. Ils rappellent aussi que ces réacteurs ont été fortement critiqués car ils sont situés sur une faille sismique qui passe entre les réacteurs 2 et 3 ! Satoshi Kamata, journaliste célèbre au Japon, écrit au gouvernement un texte intitulé : "le Japon attend Nagasaki après Hiroshima" sous-entendant que l'on est en train de prendre le risque d'avoir un nouvel accident. Il clame ainsi "Que cesse un pouvoir qui privilégie l'économie au détriment de la sécurité de ses citoyens".
Japon : selon la chaîne de télévision NHK, un très haut niveau de radioactivité a été détecté par Tepco sur le réacteur n°2 de Fukushima. Un robot introduit au 5e étage, à environ 4,5 mètres au-dessus du cœur du réacteur a en effet mesuré un taux de 880 millisieverts par heure. Tepco estime que c'est provoqué par des écoulements de matières radioactives en dehors de l'enceinte de confinement.
Monde : une pétition internationale de soutien est lancée pour protester contre le redémarrage des réacteurs au Japon alors que ceux de Fukushima ne sont toujours pas arrêtés. (http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=880)
Japon : alors que la communauté bouddhiste ne s'était jamais prononcée sur la question du nucléaire, ses prêtres prennent publiquement position contre le recours à cette énergie.


17 juin

Allemagne : selon le Süddeutsche Zeitung, RWE, deuxième électricien du pays, envisage d'arrêter ses activités nucléaires non seulement dans le pays, mais également à l'étranger (elle est présente notamment en Grande-Bretagne), estimant que cette technologie n'a plus d'avenir.
Japon : l'éditorial du Japon Times titre "Le regrettable forcing pour redémarrer les réacteurs" et rappelle une nouvelle fois que les réacteurs n'ont fait l'objet d'aucune mise aux nouvelles normes de l'après-Fukushima.
Japon : à 22h32 (heure française), fort séisme de magnitude 6,4 sur la côte est du pays, au niveau de Sendai, donc légèrement au nord de Fukushima.
Japon : 73 maires envoient une lettre ouverte au premier ministre pour protester contre le redémarrage de réacteurs alors que la situation n'est toujours pas stabilisée à Fukushima et que l'urgence est de reloger les personnes évacuées. Plusieurs préfets (équivalent de nos présidents de région) protestent également.
Japon : 1300 personnes évacuées de la zone interdite de Fukushima portent plainte contre Tepco et les autorités de sûreté pour "crime". 33 personnes sont nommément impliquées par la plainte.


18 juin

Japon : la société Japan Nuclear Fuel annonce la reprise des tests de vitrification des déchets sur le site de Rokkasho. Cette usine fournie par Areva devait initialement fonctionner… en 2007 ! Malheureusement, les essais de fonctionnement ont toujours jusqu'à maintenant donné de mauvais résultats. Le lobby essaie donc de relancer la machine.
Japon : selon la chaîne de télévision TVNZ plus de 70 % des Japonais pensent qu'il est possible de passer l'été sans redémarrer de réacteurs, uniquement en étant économe sur ses consommation d'énergie et en limitant la climatisation.
Japon : alerte météo : un typhon arrive sur la côte est par le sud. Les vents sont prévus à 260 km/h.
Japon : contre-feu du gouvernement qui annonce un ambitieux programme en faveur des énergies renouvelables, avec des prix d'achat subventionnés généreux pour l'électricité en provenance du solaire et de l'éolien (le double de ce qui se pratique en Allemagne). Le gouvernement espère ainsi provoquer une montée en puissance des renouvelables de 2000 MW en un an.


19 juin

Japon : plusieurs ministres ont présenté leurs excuses publiquement après que le gouvernement des Etats-Unis ait annoncé qu'il ne comprenait pas pourquoi les cartes fournies par leurs scientifiques portant sur le nuage radioactif de Fukushima n'ont pas été rendues publiques au moment de l'accident. Le ministère des sciences a expliqué le blocage en affirmant qu'il n'était pas possible de s'assurer de la fiabilité des données. C'est sans doute pour la même raison que le gouvernement japonais ne transmet pas les études américaines qui estiment qu'il faut augmenter la zone d'évacuation ou qu'il faut considérer Tokyo comme une zone contaminée.
Grande-Bretagne : L'Autorité de démantèlement nucléaire britannique annonce l'arrêt de l'usine de retraitement Thorp à Sellafield en 2018, l'équivalent de l'usine Areva de La Hague. Cela confirme l'abandon de la possibilité d'y extraire du plutonium pour fabriquer du combustible Mox (mélange uranium-plutonium). La France reste donc le seul pays au monde à miser sur cette technologie très polluante.
Japon : Le typhon Guchol – le 5e de l'année – a touché le sud du Japon avec des vents à 240km/h remontant ensuite le long des côtes en s'affaiblissant : seulement 120 km/h au niveau de Fukushima. Record de précipitations dans le sud du pays.




20 juin

Japon : Toshiba veut utiliser les zones contaminées autour de Fukushima pour y installer une centrale solaire de 100 MW. Le site choisi est sur la commune évacuée de Minami Soma, à 25 km du réacteur. Le coût du projet est de 300 millions d'euros et la production électrique pourrait commencer en 2014.
Allemagne : malgré l'arrêt de la moitié de ses réacteurs nucléaires, le pays reste largement exportateur : 8,2 milliards de kWh pour le premier trimestre 2012. Cela signifie que sur la production des 9 réacteurs encore en activité, 4 n'ont servi qu'à l'exportation.


21 juin

Suède : un chien découvre des explosifs placés sous un camion qui circulait à l'intérieur du site de la centrale de Ringhals. Les autorités ont signalé que ce n'est pas la première fois qu'une telle tentative a lieu : depuis 2005, plusieurs fois des explosifs ont ainsi été trouvés.
Normandie : tourisme antinucléaire. Un paquebot de l'association Peace Boat — 900 voyageurs — est arrivé au port du Havre. Un bus de militants écologistes japonais a ensuite été en visite sur les sites de Penly et Paluel pour y rencontrer les antinucléaires locaux.


22 juin

Japon : mobilisation antinucléaire à Tokyo : plus de 30 000 personnes essaient de manifester devant la résidence du Premier ministre. Des personnalités présentes dans la foule expliquent notamment que l'Agence de sûreté nucléaire qui a donné son feu vert à la compagnie d'électricité Kansai Electric, gérante des réacteurs de Ohi, va être dissoute dans les semaines à venir à la suite de révélations sur sa corruption par le lobby nucléaire… ce qui laisse planer le doute sur la validité des rapports faits sur la sûreté à Ohi. Comme à chaque manifestation la police gêne au maximum les manifestants : ceux-ci n'ont le droit d'occuper que la moitié de la largeur du trottoir et n'ont pas le droit de bloquer la chaussée… donc cela fait une file interminable de manifestants, certains fort loin du lieu de manifestation. Face à cela des groupes proches de l'extrême-droite ont appelé à une manifestation pro-nucléaire. Là, pas de difficulté pour compter le nombre de manifestants : 12 selon les médias.


23 juin

Japon : The Japon Times annonce que 8 des 20 principaux dirigeants de TEPCO qui ont été "démissionnés" après l'accident de Fukushima, se sont trouvé des situations enviables dans d'autres compagnies. Ceci ne devrait pas les exempter de passer en procès un jour. Dans son éditorial, il dénonce la collusion entre les dirigeants des compagnies électriques et les autorités "indépendantes" chargées de les surveiller.


25 juin

Japon : selon l'agence de presse Chine nouvelle, pour la première fois depuis l'accident de Fukushima des fruits de mer pêchés dans la région ont été commercialisés par une coopérative de pêcheurs. Les fruits de mer ont été ébouillantés (ce qui ne change strictement rien à la radioactivité !) et ont trouvé preneurs en étant vendus 40 % moins cher que le prix du marché.
Etats-Unis : L'autorité de sûreté nucléaire vient d'autoriser l'augmentation de puissance de deux réacteurs de Turkey Point de 15 %… alors que les cuves de ces réacteurs prévues pour résister 30 ans ont déjà 39 et 40 ans !


26 juin

Japon : deux séismologues de renom, Katsuhiko Ishibashi, sismologue à l'université de Kobé et Mitsuhisa Watanabe, professeur de géomorphologie à l'université de Tokyo donnent une conférence de presse commune : ils dénoncent les modes de calcul des autorités de sûreté nucléaire, ironisent sur leur indépendance… et prédisent qu'un prochain tremblement de terre peut toujours mettre à mal la centrale d'Ohi. Rappelons que ces mêmes sismologues avaient donné une conférence de presse en 2007, après un tremblement de terre qui avait provoqué l'arrêt définitif de plusieurs réacteurs nucléaires… et qu'ils avaient annoncé alors un scénario très proche de ce qui s'est passé à Fukushima.

27 juin

Japon : TEPCO annonce des niveaux records de radiation dans le réacteur n°1. Jusqu'à 10 SV/h mesuré par un robot : dix fois plus que ce qui a été mesuré dans les réacteurs 2 et 3. Un humain y recevrait sa dose annuelle en 20 secondes ! Ce niveau record indique que le cœur du réacteur est de plus en plus à l'air libre. Il indique également qu'il sera extrêmement difficile de stopper la réaction nucléaire, car seuls des robots peuvent approcher le lieu.
Japon : l'Etat investit 10 milliards d'euros dans le capital de TEPCO et devient ainsi le principal actionnaire de l'entreprise (50,11 %) en sérieuse difficulté.
Inde : vive polémique dans le pays après que le gouvernement ait annoncé le recours à des psychiatres pour faire changer d'avis une population pour le moment très largement antinucléaire. L'ancien chef d'Etat-major de la marine, l’amiral L. Ramdas, n'a pu s'empêcher d'ironiser dans la presse en se demandant si les psychiatres ne devraient pas plutôt aider les membres du gouvernement qui ne semblent pas comprendre pourquoi on peut être contre le nucléaire.


28 juin

France : le Réseau Sortir du nucléaire rend publics des documents confidentiels de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, transmis à l'association de manière anonyme, qui font état de défauts génériques sur les centrales de Paluel (Seine-Maritime), Flamanville (Manche) et Saint-Alban (Isère). Les piscines des huit réacteurs concernés ne sont pas aux normes pour résister à un séisme. Cette anomalie avait été au départ trouvée sur les piscines de la centrale de Cattenom (Nord).
France : l'ASN, autorité de sûreté nucléaire, publie la liste de mise aux normes des réacteurs français après Fukushima. Les travaux exigés sont estimés à 10 milliards d'euros. L'ASN précise que ces mesures sont provisoires, Fukushima n'ayant pas encore donné tous les "enseignements" que l'on peut en tirer.
Japon : un groupe de parlementaires opposés au nucléaire publie un classement des centrales nucléaires du pays en fonction des risques d'accident. Ce groupe estime que 24 réacteurs doivent être définitivement fermés du fait de leur proximité avec des failles. Les réacteurs 1 et 2 de la centrale d'Ohi arrivent en tête du fait de son emplacement sur une faille séismique très active. Ils sont suivis par les réacteurs 3 et 4 de la même centrale. Ce sont les réacteurs 1 et 2 qui sont pourtant en voie d'être redémarrés.
Japon : la préfecture de Fukushima indique que 9779 personnes ont quitté la région pour les mois d'avril et mai 2012. Depuis l'accident, on approcherait les 200 000 départs volontaires soit environ 10 % de la population.


29 juin

Japon : dès le matin, plusieurs dizaines de milliers de manifestants antinucléaires (entre 15 000 selon la police et 60 000 selon les organisateurs) manifestent autour de la résidence du premier Ministre. Alors que jusqu'à maintenant les manifestations se tenaient sagement sur les trottoirs, cette fois, les manifestants ont désobéi aux policiers pour envahir les rues. La manifestation grossit alors toute la journée et le soir, ce sont entre 150 000 et 200 000 personnes qui bloquent le quartier. C'est la plus grosse manifestation antinucléaire jamais organisée au Japon.


30 juin

Japon : Le journal de Tokyo rapporte une étude médicale portant sur 2022 enfants de 0 à 7 ans vivant dans la préfecture de Fukushima. Sur cet échantillon, 141 présentent une contamination au césium dans leur urine. Trois enfants dépassent 10 bq/kg : les trois ont des parents qui ont continué à consommer des produits de leur potager après l'accident.
Japon : TEPCO annonce que le système de refroidissement de la piscine de combustible du réacteur n°1 de Fukushima est tombé en panne. C'est la deuxième panne de ce genre. Ces pannes nécessitent des réparations d'urgence car la température dans les piscines peut augmenter très rapidement.
France : le CEA et Bouygues annonce un accord pour la construction d'un nouveau réacteur Astrid à Marcoule (Gard). Il s'agit d'un surgénérateur expérimental de 600 MW fonctionnant au plutonium et au sodium. Le groupe parlementaire EELV dénonce une provocation et annonce qu'il ne votera pas la confiance au gouvernement si ce projet est maintenu. Il demande que les 650 millions du contrat soient réinvestis dans la maîtrise de l'énergie et les énergies renouvelables.

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Message  nico37 le Mar 21 Aoû - 22:47

Juillet 2012

1er juillet

Japon : la compagnie Kansai Electric Power annonce le redémarrage du réacteur n°3 de la centrale d'Ohi. La réaction en chaîne a été réactivée. Au même moment, plusieurs centaines de personnes campent toujours devant la résidence du premier ministre.

3 juillet

France : le groupe EELV est reçu par la ministre de l'Ecologie. A la sortie, il se dit de nouveau confiant… sans précision.
Espagne : la centrale de Garoña, mise en route en 1971, voit son activité prolongée jusqu'en 2019 ! Vives réactions des opposants.

4 juillet

Japon : le réacteur n°3 de la centrale d'Ohi est rebranché au secteur et recommence à produire de l'électricité. A l'extérieur de la centrale, des centaines d'opposants manifestent depuis le 29 juin. Elle fonctionne dans les mêmes conditions qu'avant l'accident de Fukushima. Comme si rien ne s'était passé…
Japon : selon le groupe d'information économique Nikkei, il y aurait actuellement plus de 100 parcs photovoltaïques (entre 1 et 100 MW) en construction dans le pays.

5 juillet

Japon : la commission parlementaire chargée d'étudier la part du séisme et du tsunami dans la catastrophe de Fukushima a remis un rapport de 620 pages. Elle conclut intelligemment en rappelant que c'est d'abord une catastrophe créée par l'homme… "L'accident (..) est le résultat d'une collusion entre le gouvernement, les agences de régulation et l'opérateur Tepco, et d'un manque de gouvernance de ces mêmes instances". Il y a bien eu un séisme et un tsunami… mais leurs effets ont été terribles car les travaux prévus de longue date pour s'en protéger n'ont pas été effectués pour des raisons purement financières. Cette enquête donne des informations fort différentes des rapports lénifiants de TEPCO, jusqu'alors les seuls disponibles. Le rapport remet en cause la version selon laquelle c'est le tsunami qui a provoqué l'accident. Les témoignages recueillis montrent au contraire que le séisme a sûrement largement contribué à entamer le processus de la catastrophe. Ce dernier point est important : cela signifie qu'un réacteur, même éloigné des côtes (comme c'est le cas en France, mais pas au Japon) peut subir un accident similaire avec seulement un fort séisme.

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Message  nico37 le Ven 24 Aoû - 0:55

A Fukushima, les habitants vivent à l’heure de la séparation 13.08 Brigitte Bègue

Le 7 août dernier, en pleine commémoration de l’explosion des bombes sur Hiroshima et sur Nagasaki, les 6 et 9 août 1945, trois citoyens japonnais en provenance de Fukushima sont venus rendre compte à Paris de leur quotidien. Une rencontre à l’initiative des journalistes de l’environnement (Aje). Ils sont tous membre du CRMS (Citizen’s radioactivity measuring station), un réseau que les habitants de Fuskushima ont mis en place avec l’aide de la Criirad (organisme indépendant de mesure de la radio-activité qui s’est crée au moment de Tchernobyl) pour faire face à la désinformation du gouvernement japonais sur l’ampleur de la catastrophe.

« Comme on ne nous donnait pas de chiffres sur la radioactivité, les habitants de FuKushima se méfaient de plus en plus, raconte la présidente du CRMS, Aya Marumori. Les autorités nous disaient que si nous étions malades plus tard, ce serait à cause de notre stress et non de la radioactivité. Dans ce contexte, la population a commencé à se taire. Et aujourd’hui, c’est encore ça qui prédomine. Nous n’avons pas le droit de dire notre inquiétude. Du coup, les gens s’autocensurent, les jeunes mamans et les femmes enceintes se sentent pourtant insécurisées. Mais on nous répond toujours qu’il n’y a aucun problème ». En juillet 2011, les habitants se prennent par la main pour créer le CMRS. Objectif : réaliser des mesures indépendantes de la radioactivté dans l’air, sur les aliments, dans les écoles, les habitations, les crèches, les sols, etc. L’association a également acheté un appareil qui puisse mesurer directement sur le corps les doses reçues par les citoyens. « Des médecins et des pédiatres nous soutiennent, souligne Aya Marumori. Nous avons déjà organisé des visites médicales gratuites huit fois et mille personnes sont venues consulter ». Pour chaque famille, « un carnet de vie », sorte de carnet de santé est établi afin de suivre leur état dans les années qui viennent. Neuf stations de mesures ont déjà été installées dans la préfecture de Fukushima et une antenne a été mise en place à Tokyo.

Des conséquences sur la santé encore inconnues

« On ne peut pas encore savoir l’impact de Fukushima sur notre santé, les gens ont beaucoup de symptômes, surtout chez les enfants, mais on ne sait pas si c’est lié à l’explosion de la centrale. Les parents nous disent par exemple, qu’avant, quand leurs enfants étaient enrhumés, ils guérissaient plus vite que maintenant. Est-ce lié à une baisse du système immunitaire ? Des enfants ont eu des examens de leur thyroïde à l’hôpital mais nous n’avons pas encore les résultats », déclare Wataru Iwata, directeur du laboratoire CMRS. Kodai Tanji, lui, vivait chez ses parents avec sa femme et ses deux enfants, dans le quartier de Watari, à l’est de Fukushima quand la catastrophe a eu lieu : « J’avais entendu parler des pastilles d’iode mais je n’ai pas pu m’en procurer. Avec ma famille, on a vécu enfermé trois jours, j’avais interdit à mes enfants de sortir de la maison. Ma mère était tellement angoissée qu’elle a encouragé ma femme et les enfants à partir. Le 14 mars, alors qu’on préparait le dîner, j’ai appelé un taxi pour les envoyer à Tokyo. Il n’y avait plus d’essence ni de train à Fukushima, tout était bloqué, c’était cher mais la seule solution. Le 15 mars, j’avais tellement peur moi aussi que je suis parti les rejoindre ». La famille de Tanji est partie ensuite se réfugier dans un village entre Osaka et Tokyo, « C’est comme si on faisait une course poursuite avec le nuage radioactif », dit-il.

Les mères et les enfants partent

Aujourd’hui, sa femme, Yayoi et leurs enfants de 11 et 9 ans, vivent au sud du Japon, à 600 kms de lui, chez les parents de Yayoi. « Au début, on se téléphonait tous les jours, mais ça finit par coûter cher, raconte-t-elle. Mon mari vient nous voir une fois tous les deux mois en TGV ou en voiture. Jusqu’à mars 2012, les réfugiés pouvaient utiliser l’autoroute gratuitement mais aujourd’hui, il faut payer 120 euros un aller simple, les autoroutes sont très chères au Japon, et il doit faire huit heures de route ». Quand pense-t-elle rentrer ? « Je ne sais pas, cela peut encore exploser à Fukushima, j’ai peur ». « Watari était un beau quartier avec ses cerisiers qui donnaient 40 000 cerises au printemps mais il est aujourd’hui très contaminé », déplore Kodai. Pourtant, les autorités n’ont pas cru bon d’évacuer les habitants. La zone d’évacuation obligatoire a été délimitée à 20 kms autour de la centrale, au-delà, c’est parfois recommandé quand on est à 30 kms, par exemple, ou qu’on habite un « spot » de haute contamination comme c’est le cas pour Watari mais, sans obligation de partir, la population doit se débrouiller seule.

Deux foyers évacués

Sur 300 000 habitants à Fukushima, environ 161 000 ont quitté leur habitation : 100 000 sont, néanmoins, restés à l’intérieur de la préfecture, les autres sont partis beaucoup plus loin. Comme Yayoi, la plupart des réfugiés volontaires sont des mères et des enfants, les pères sont restés à Fukushima pour travailler. A Watari, les autorités ont conclu que deux foyers seulement devaient être évacués. Pourtant, selon le CMRS, 309 sont contaminés au-delà du seuil. « Pourquoi tous les habitants ne sont-ils pas traités de la même manière, pourquoi devons-nous attendre la décontamination par l’Etat, pourquoi ne sommes-nous pas évacués et indemnisés », interroge Kodai Tanji. Seuls ceux qui ont de l’argent peuvent quitter Fukushima Aujourd’hui, le CMRS se bat, entre autres, pour que les réfugiés volontaires puissent être aidés financièrement : ceux qui été évacués par le gouvernement perçoivent mille euros d’indemnités par mois auxquels s’ajoutent un dédommagement pour les frais médicaux, de déplacement et de première nécessité (électricité, gaz, etc.). Les réfugiés volontaires n’ont eu droit qu’à 6000 euros par enfant et 800 euros par adulte. Du coup, seules les familles qui ont un peu d’argent, comme celle de Tanji, peuvent fuir FuKushima, les autres sont condamnés à subir la pollution radioactive. Une loi votée par le parlement japonnais le 21 juin dernier devrait bientôt permettre aux habitants de Fukushima qui veulent quitter la zone de réclamer des indemnités. « Encore faut-il qu’elle soit appliquée et que le seuil de radioactivité au-delà duquel on estime qu’il y a danger pour leur santé soit correctement défini par les autorités », insiste Wataru Iwata. Ce qui semble loin d’être le cas. D’autant que comme il le souligne « la radioactivité n’est pas là même partout : elle est plus importante près du toit qu’au rez-de-chaussée des maisons ».

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Message  nico37 le Sam 25 Aoû - 0:54

Japon : Je suis en colère Michel Bernard Journaliste à la revue Silence

Je suis en colère parce que l'accident de Tchernobyl n'a pas servi de leçon. Et que l'on continue à entendre et lire les mêmes mensonges sur le nucléaire dans les médias.

Je suis en colère quand j'entend à la radio, un haut responsable du nucléaire français nous dire qu'on ne peut remettre en cause le nucléaire : "personne n'a envie de revenir à la bougie". Que je sache, dans les pays européens qui n'ont pas de centrales nucléaires (Autriche, Danemark, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal…), y-en-t-il où l'on s'éclaire à la bougie ? Il n'y a que 441 réacteurs nucléaires dans le monde (dont 58 en France, 55 au Japon)… dans seulement 31 pays, tous les autres pays s'en passent.

Je suis en colère quand en 1979, après l'accident nucléaire de Three-Mile Island, on nous a dit que c'était parce que les Américains étaient moins forts que nous ; quand en 1986, après l'accident de Tchernobyl, on nous a dit que les Russes étaient moins foirt que nous… et que je lis aujourd'hui que les Japonais sont moins forts que nous… De qui se moque-t-on ?

Je suis en colère quand on me dit que l'on peut continuer à exploiter encore des vieux réacteurs comme Fessenheim en Alsace (qui a trente ans) parce que "plus il est vieux, mieux on connait un réacteur". Ce n'est pas parce que vous connaissez bien les défauts de votre vieille voiture qu'elle tombe moins souvent en panne et moins gravement. (Le réacteur Fukushima-Daiichi 1, qui vient d'exploser avait 40 ans et a été autorisé à continuer de fonctionner pour dix ans en février 2011 !).

Je suis en colère quand on nous dit que l'on ne peut se passer du nucléaire en France, parce que cette énergie fournit près de 80 % de notre électricité. C'est oublier que l'électricité n'est pas la principale source d'énergie (c'est le pétrole) et que le nucléaire ne représente que 17 % de notre énergie. Si l'on voulait s'arrêter, on pourrait s'appuyer sur une solidarité au niveau de l'Europe : là, le nucléaire ne représente que 35 % de l'électricité et seulement 9 % de l'énergie ! Il suffirait donc d'économiser 9 % pour s'en passer !

Je suis en colère parce qu'au nom de la défense de la croissance économique, les programmes énergétiques français ou européens, négligent toujours plus ou moins le potentiel des économies d'énergies, préférant la surconsommation, éventuellement alimentée par le recours aux énergies renouvelables. Or l'énergie la plus propre reste celle que l'on ne consomme pas. En adoptant les meilleures techniques disponibles et en évitant les comportements énergivores, nous pourrions diviser par 4 notre consommation en une vingtaine d'années.

Je suis en colère parce que les discours économiques nous polluent : on nous dit qu'arrêter un réacteur nucléaire, ce serait de l'argent gaspillé… mais les 1000 milliards d'euros déjà dépensé en 25 ans pour la gestion de la catastrophe de Tchernobyl (et c'est loin d'être terminé), ce n'est pas un gaspillage encore plus grand ? Mille milliards d'euros, c'est sensiblement le coût qu'il a fallut dépenser pour construire l'ensemble des 441 réacteurs actuellement en fonctionnement.

Je suis en colère parce que je sais que l'on peut arrêter relativement rapidement le programme nucléaire français, qu'il existe de multiples scénarios de sortie sur le sujet (de 2 à 30 ans selon les efforts qu'on veut bien consentir).

Je suis en colère quand j'entends mon gendre, 25 ans, ingénieur dans le photovoltaïque, me dire qu'il cherche un nouveau travail car la profession est sinistrée suite aux récentes décisions du gouvernement.

Je suis en colère quand mon fils, 20 ans, me dit : "à quoi ça sert de faire des études si dans cinq ans on a tous un cancer" (et il ne pense pas qu'au nucléaire, mais aussi à la pollution atmosphérique, aux pesticides…).

Alors j'agis, je me suis investi depuis une trentaine d'années dans les médias écologistes pour faire circuler une information moins déloyale et j'incite les journalistes et les lecteurs à prendre le temps d'eux aussi chercher où est la vérité. Comment peut-on encore minorer l'importance de la pollution radioactive au Japon alors que les images sur internet nous montrent les réacteurs en flamme ?

Alors j'agis et je m'engage dans l'une des 875 associations qui animent le Réseau Sortir du nucléaire pour demander à nos élus de faire pression pour un changement de politique dans le domaine de l'énergie. (www.sortirdunucleaire.org)

Alors j'agis au niveau local en rejoignant les nombreux groupes locaux qui travaillent à des plans de descente énergétique qui nous permettront de diminuer la menace nucléaire, mais aussi notre dépendance à un pétrole qui va être de plus en plus rare. (www.transitionfrance.fr)

Alors j'agis car aujourd'hui si le lobby nucléaire arrive à manipuler élus et médias, c'est parce que nous ne nous indignons pas assez !

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Message  nico37 le Dim 26 Aoû - 15:22

http://webdoc.france24.com/fukushima/index.html

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Message  nico37 le Mar 28 Aoû - 22:18

Les papillons mutants de Fukushima France 2 (vidéo) Gaëlle LE ROUX (texte)

Un an et demi après la catastrophe de Fukushima, des biologistes japonais ont mis en évidence une mutation génétique chez des papillons exposés aux radiations. L’étude ravive les inquiétudes sur les conséquences humaines de l’accident nucléaire.

Les zizeeria maha, des petits papillons bleus, étaient jusqu’alors considérés comme particulièrement résistants aux effets de la radioactivité. Mais un an et demi après l’accident nucléaire de Fukushima, des scientifiques japonais ont révélé des mutations génétiques chez ces insectes, capturés à proximité de la centrale et particulièrement exposés aux radiations. L’étude a été rendue publique mardi 14 août dans la revue "Scientific Reports".

Six mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima, plus de la moitié des papillons capturés dans la zone contaminée présentaient des malformations, notamment au niveau des ailes.
Les biologistes ont d’abord capturé un groupe de 144 papillons dans dix endroits différents du Japon, dont la région de Fukushima, deux mois après l’accident nucléaire de mars 2011. Ils étaient à l’état de larve au moment de la catastrophe. Les spécimens collectés près de la centrale endommagée ne présentent pas, selon l’étude, un taux de malformation différent des autres. En revanche, 18 % des papillons de la génération suivante, nés du croisement d’insectes sains et d’insectes exposés aux radiations, sont anormaux. Ils ont notamment des antennes atrophiées, des malformations des pattes, des lésions au niveau des yeux et des ailes…Ce chiffre passe à 34 % pour la génération d’après. Six mois après la catastrophe, plus de la moitié des papillons capturés lors d’une seconde opération près de la centrale de Fukushima présentent des anomalies morphologiques.

Les papillons, de l'espèce zizeeria maha, présentaient aussi des lésions au niveau des yeux, des pattes et des antennes.
En exposant à des radiations des papillons non affectés préalablement, les scientifiques sont parvenus à prouver que les malformations constatées chez les papillons de Fukushima étaient bel et bien dues aux émanations radioactives provoquées par l’accident nucléaire. "Nous en avons tiré la conclusion claire que les radiations dégagées par la centrale de Fukushima Daiichi avaient endommagé les gênes des papillons, assure Joji Otaki, professeur à l’université Ryukyu d’Okinawa, dans le sud du Japon. Nos résultats étaient inattendus : nous avons toujours cru que ces insectes étaient très résistants aux radiations."

Quid des effets chez l'être humain ?

Si les résultats de cette étude sont préoccupants, aucune conclusion générale sur l’impact de l’accident ne doit pour l’heure être tirée, précise le chercheur. L’effet observé n’est aujourd’hui avéré que sur les papillons, pas sur les autres espèces animales ou sur l’homme. Pourtant, nombre de scientifiques tirent la sonnette d’alarme quant aux effets probables de la catastrophe sur la santé humaine. Tim Mousseau, biologiste spécialiste de l’impact des radiations sur les animaux et les plantes à l’université américaine de Caroline du Sud, est l’un d’entre eux. "Cette étude est importante et bouleversante dans ses implications pour les communautés humaines et biologiques vivant à Fukushima", a-t-il déclaré sur la BBC.

Un papillon n'ayant subi aucune malformation.

Michel Fernex, médecin suisse, professeur de médecine à l’université de Bâle et ancien président de l’organisation Les enfants de Tchernobyl Belarus, s’en inquiète également. À son retour d’un récent séjour au Japon, où il a été invité par des associations de victimes de Fukushima, le professeur a témoigné d’impacts d’ores et déjà visibles sur les hommes, notamment sur les enfants. "J’ai pu rencontrer quatre professeurs [de l’université de médecine de Fukushima], raconte-t-il dans un entretien publié dans le quotidien "l’Alsace" fin juillet. Ils étaient très surpris de voir apparaître chez des sujets jeunes des infarctus du myocarde, du diabète, des maladies des yeux. […]. [Les études de l’institut indépendant Belrad auprès des populations touchées par Tchernobyl] ont mis en évidence les liens entre contamination, notamment par le Césium 137, et ces pathologies."

Il relate également l’apparition de maladies de la thyroïde. "Mais les cancers ont un temps de latence qui fait qu’ils ne séviront que dans quatre ans, tout comme les cancers du cerveau chez les enfants et plus tard chez les adultes", assure-t-il. Puis il poursuit : "Le nombre de bébés de faible poids à la naissance augmente. Le nombre de naissance de filles baisse de 5 % parce que l’embryon féminin est plus vulnérable". L’évolution des maladies du nouveau-né et du mongolisme reste en revanche inconnue. "Ces données sont gardées secrètes", affirme Michel Fernex. Comme pour Tchernobyl*, les chercheurs japonais subissent l’intimidation des autorités pour qu’ils ne poussent pas leurs études trop loin, selon le médecin. "Directive a été donnée à l’université de Fukushima de ne pas parler de nucléaire. Seul un jeune professeur d’écologie tente des études sur les conséquences de la catastrophe sur les enfants. Il subit des menaces", rapporte-t-il.

Bataille de chiffres

Plus de 26 ans après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, en avril 1986 en Ukraine, une bataille des chiffres est toujours en cours autour des conséquences sanitaires de l’accident. Les experts de l’ONU, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sont régulièrement accusés de fournir des bilans tronqués et des chiffres extraordinairement bas concernant le nombre de décès et maladies directement imputables à l’exposition des populations aux radiations, après l’accident.

"L'AIEA a deux missions: contrôler le nucléaire militaire et promouvoir le nucléaire civil, une entreprise qui commence par la négation des conséquences d'une catastrophe comme Tchernobyl", accusait ainsi Roland Desbordes, président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad) en 2005, au lendemain de la publication d’un rapport de 600 pages validé par huit agences de l’ONU, dont l’AIEA et l’OMS, qui n’imputait "que" 4 000 morts à l’accident de Tchernobyl.

Au Japon, aucune personne n’est décédée directement du fait des radiations provoquées par l’accident de Fukushima. Mais les habitants de la région et les travailleurs qui interviennent dans la centrale endommagée craignent des effets à long terme. Quatre études épidémiologiques ont été lancées dans le pays après la catastrophe. Elles devraient durer 30 ans. Aucune donnée médicale notable n’a, pour l’heure, été rendue publique. Parallèlement, l’équipe de biologistes auteure des études sur les papillons bleus s’attèle désormais à faire des recherches sur l’impact des radiations sur des animaux. Les résultats ne devraient pas être connus avant plusieurs années.

*Youri Bandajevskaïa, un médecin biélorusse travaillant sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, a été arrêté en 1999 puis condamné deux ans plus tard à huit ans de prison. Il avait démontré l’effet toxique du Césium 137, même à faible dose, sur les enfants et les adultes, et n’avait de cesse d’appeler son gouvernement à prendre des mesures pour protéger les populations.

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Message  nico37 le Dim 2 Sep - 12:02

http://www.itele.fr/video/inquietudes-a-fukushima

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Message  Vals le Jeu 6 Sep - 16:05

ALLEMAGNE L’adieu au nucléaire ressuscite le charbon

5 septembre 2012 - WPROST VARSOVIE - Łukasz Wójcik

Au lieu de provoquer une explosion des “énergies vertes”, la sortie du nucléaire annoncée par Angela Merkel en 2011 va entraîner la construction de nouvelles — et très polluantes — centrales au charbon. Une option qui ne déplaît pourtant pas aux écologistes.

Quand l’un des nos voisins allemands commence une déclaration par : "Les Allemands ont le droit de ...", cela paraît toujours inquiétant. De quel droit s'agit-il donc ? Et bien de celui d'empoisonner l'environnement ! – soutiennent les experts de la Fondation Heinrich Böll dans un récent rapport. L'Allemagne, ayant suffisamment réduit ses émissions de dioxyde de carbone durant les années passées, devrait pouvoir désormais les augmenter. Et pourquoi ne pas tirer son énergie du charbon, quitte à produire une énergie presque aussi polluante que celle produite par la combustion de pneus ? L'Allemagne est en droit de le faire.

De telles déclarations de la part d'un pays considéré comme le chef de file de la révolution de l'énergie renouvelable, devraient susciter l’émoi des écologistes. Mais les écologistes allemands ne se trouvent pas mal, car ils ont eux-mêmes rédigé ce rapport. La Fondation Heinrich Böll est en effet un think-tank du parti Vert allemand. C'est la fin de tout. Les écologistes sont secondés par le ministre de l'Environnement Peter Altmaier, qui a déclaré récemment dans Die Zeit que d’ici 2020, le pays allait assurer 35% de son électricité à partir de sources renouvelables. Mais encore faut-il penser aux 65% restant.

Le début de la révolution verte

Peter Altmaier a beaucoup fait pour le retour allemand au charbon. Aucun autre pays ne construit actuellement autant de centrales alimentées par le coke que l'Allemagne, avec 23 installations. La plupart d'entre elles vont brûler le lignite, le combustible le plus sale des énergies fossiles, avec un impact atmosphérique de 150 millions de tonnes de CO2 de rejets, et tout cela en accord avec les Verts.

Les écologistes allemands sont ils devenus fous ? Oui, en quelque sorte. Depuis l’annonce, faite par Angela Merkel en mars 2011, quelques jours après l'accident survenu à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, de l'extinction de sept réacteurs nucléaires sur les dix-sept que comptait l’Allemagne, ils n’ont yeux que pour la chancelière. Quant à la décision du gouvernement allemand, officialisée le 30 mai 2011, concernant l’arrêt définitif de toutes les centrales en activité [d’ici 2022], elle a fini de transformer en réalité les rêves des écologistes et a sonné le début de la révolution verte.

La décision de la chancelière d'abandonner l'atome ne relevait pas d’un héroïsme politique particulier, étant donné qu’après la catastrophe de Fukushima, 70% des Allemands étaient opposés à l'énergie nucléaire. Cependant il aurait fallu la faire précéder de prévisions précises, ce qui n’a pas été le cas. Initialement, l'Allemagne devait renoncer à l’atome progressivement, en le replaçant au fur et à mesure par les énergies renouvelables. Au lieu de cela, l’Allemagne va perdre en une seule décennie 20 % de sa production d'électricité.

Pourtant, au départ, tout le monde s’attendait à ce que le gaz devienne le substitut naturel de l’atome. Ces prévisions ont été toutefois déçues en raison d’un système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE ou Emission Trading System – ETS) qui n’a pas tenu ses promesses. Ce mécanisme met en place des plafonds des quotas de gaz à effets de serre qu’une entreprise peut émettre et distribue à chaque entreprise, y compris aux producteurs d'énergie, un permis d’émettre du CO2. Les entreprises ayant réduit la quantité de leurs émissions peuvent vendre les quotas inutilisés à des entreprises qui ont dépassé leurs limites.

Quotas de CO2 non utilisés

Avec un ETS opérationnel, le charbon n’aurait eu aucune chance de subsister en tant que source d'énergie, face au gaz naturel, trois fois moins polluant en termes de CO2. Sauf que les créateurs d’ETS n’avaient pas prévu que l’Europe allait sombrer dans une crise économique qui a considérablement réduit la demande en électricité. Ainsi, les producteurs d'énergie électrique se sont retrouvés avec des quotas d'émission de CO2 non utilisés et dont les prix avaient chuté. Actuellement, le prix du permis d'émettre une tonne de CO2 coûte environ 7 euros, alors que, selon l’Institut de Technologie de Karlsruhe, pour que l’électricité issue du gaz naturel soit moins chère que celle tirée du charbon, ce prix devrait se situer autour de 35 euros.

Alors que certaines voix se sont élevées au Parlement pour réclamer le maintien partiel du secteur nucléaire, les Verts se disent favorables au charbon, chose jamais vue dans l'histoire pour un parti écologiste. "Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. Après tout, ce qui nous importe à tous c'est la protection de l'environnement", a expliqué le chef du groupe des Verts au Bundestag, Jürgen Trittin.

S'agit-il bien de l'intérêt de la planète, ou d'une convergence exceptionnelle entre les intérêts des poids lourds de l'industrie d'énergie et le soi-disant bien-être de notre planète Terre ? Quoi qu'il en soit, ce n'est assurément pas les intérêts environnementaux qui priment, comme en témoigne le triste cas de l'industrie solaire allemande.

Culture de l’ananas

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Allemands adorent l'énergie solaire. Le territoire de notre voisin occidental est chauffé par les rayons de soleil à peu près autant que l'Alaska, et pourtant l'Allemagne dispose à elle seule des installations de cellules photovoltaïques d'une capacité totale quasiment équivalant à la puissance de toutes les autres installations à travers le monde. "C'est comme si les habitants de l'Alaska se mettaient subitement à la culture d'ananas", a fustigé récemment le député de la CDU [conservateurs] Michael Fuchs.

Ces ananas sont extrêmement coûteux pour les Allemands. L'absurdité d'investir dans le secteur de l'énergie solaire a été très clairement décrit dans les publications de l'économiste Joachim Weimann. De son point de vue, si les 9 milliards d'euros, consacrés cette année au secteur de l'énergie solaire, étaient investis dans l'énergie éolienne, on produirait cinq fois plus d'électricité, et jusqu'à six fois plus si les investissements portaient sur l'énergie hydraulique. De même, pour réduire les émissions de CO2 d'une tonne, il suffit investir 5 euros dans l'isolation d'un bâtiment, 20 euros dans une nouvelle centrale au gaz, ou 500 euros dans l'énergie solaire.

En dépit de ces coûts exorbitants, le gouvernement allemand a soutenu pendant des années le secteur, en espérant, comme le soutient Weimann, que les fabricants allemands de cellules photovoltaïques, fortement subventionnés, arrivent à dominer les marchés mondiaux. Mais il y a deux ans, quand il s'est avéré que les Chinois étaient capables de produire des cellules moitié moins chères que les Allemands, Berlin a coupé son aide, entraînant une vague de faillites en Allemagne.

Si les dépenses en faveur des énergies renouvelables étaient engagées dans une logique de protéger l'environnement, l'énergie solaire n'aurait jamais vu le jour en Allemagne. Mais en réalité, la révolution verte allemande ne relève pas tant de l'environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises allemandes pourraient devenir imbattables.

Puisque la chancelière Angela Merkel a réussi à convaincre les écologistes en faveur du charbon, elle pourrait probablement tout aussi bien les convertir à l'atome. Mais cela n'aurait aucun intérêt pour l'économie allemande, puisque l'énergie nucléaire est un pré-carré français. La protection de l'environnement doit être avant tout rentable.

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Message  nico37 le Sam 8 Sep - 15:53

La dangereuse imposture nucléaire Jean-Jacques Delfour, professeur de philosophie en CPGE, ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud

L'information commence à émerger : dans la centrale nucléaire de Fukushima, la piscine du réacteur 4, remplie de centaines de tonnes de combustible très radioactif, perchée à 30 mètres, au-dessus d'un bâtiment en ruine, munie d'un circuit de refroidissement de fortune, menace l'humanité d'une catastrophe pire encore que celle de Tchernobyl. Une catastrophe qui s'ajoute à celle de mars 2011 à Fukushima : 3 réacteurs percés qui déversent leur contenu mortel dans l'air, dans l'océan et dans la terre.
Les ingénieurs du nucléaire ne savent pas quoi faire face à tous ces problèmes. Ils ont déclamé que la sécurité, dans le nucléaire, était, est et sera totale, que, lorsqu'une catastrophe majeure a lieu, personne n'a de solution à proposer. Telle est l'effroyable vérité que révèle Fukushima. Tchernobyl avait été mis au compte de l'incompétence technique des Soviétiques. Impossible de resservir la même fable politique.

Si l'on fait usage de sa raison, il ne reste qu'une seule conclusion : l'incompétence des ingénieurs du nucléaire. En cas de panne du circuit de refroidissement, si l'échauffement du réacteur atteint un seuil de non-retour, il échappe au contrôle et devient un magma en fusion de radionucléides, de métal fondu et de béton désagrégé, très toxique et incontrôlable (le corium).

La vérité, posée par Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima, est que, une fois ce seuil franchi, les ingénieurs sont impuissants : ils n'ont pas de solution. Ils ont conçu et fabriqué une machine nucléaire mais ils ignorent quoi faire en cas d'accident grave, c'est-à-dire "hors limite". Ce sont des prétentieux ignorants : ils prétendent savoir alors qu'ils ne savent pas. Les pétroliers savent éteindre un puits de pétrole en feu, les mineurs savent chercher leurs collègues coincés dans un tunnel à des centaines de mètres sous terre, etc. Eux non, parce qu'ils ont décrété qu'il n'y aurait jamais d'accidents très graves.

Dans leur domaine, ils sont plus incompétents que les ouvriers d'un garage dans le leur. S'il faut changer le cylindre d'un moteur, les garagistes savent comment faire : la technologie existe. Si la cuve d'un réacteur nucléaire est percée et si le combustible déborde à l'extérieur, les "nucléaristes" ne savent pas ce qu'il faut faire. On objectera qu'une centrale nucléaire est plus complexe qu'une voiture. Certes, mais c'est aussi plus dangereux. Les ingénieurs du nucléaire devraient être au moins aussi compétents dans leur propre domaine que ceux qui s'occupent de la réparation des moteurs de voiture en panne : ce n'est pas le cas.

Le fait fondamental est là, affolant et incontestable : les radionucléides dépassent les capacités technoscientifiques des meilleurs ingénieurs du monde. Leur maîtrise est partielle et elle devient nulle en cas d'accident hors limite, là où on attendrait un surcroît de compétence : telle est la vérité, l'incontestable vérité. D'où l' aspect de devin à la boule de cristal des ingénieurs et des "spécialistes" du nucléaire. La contamination nucléaire ? Sans danger, affirment-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état du réacteur détruit sous le sarcophage de Tchernobyl ? Stabilisé, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. La pollution nucléaire dans l'océan Pacifique ? Diluée, soutiennent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Les réacteurs en ruine, percés, détruits, dégueulant le combustible dans le sous-sol de Fukushima ? Arrêtés à froid et sous contrôle, assurent-ils, alors qu'ils n'en savent rien.

Les effets des radionucléides disséminés dans l'environnement sur les générations humaines à venir ? Nuls, clament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. L'état des régions interdites autour de Tchernobyl et Fukushima ? Sans nocivité pour la santé, aujourd'hui, comme pour des décennies, proclament-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Pour qui les radiations sont-elles nocives ? Seulement pour les gens tristes, avancent-ils, alors qu'ils n'en savent rien. Ce sont des devins. L'art nucléaire est un art divinatoire. C'est-à-dire une tromperie.

Le nucléaire, qui s'annonçait comme la pointe avancée du savoir technoscientifique au point de se présenter comme une sorte de religion du savoir absolu, se révèle d'une faiblesse extrême non pas par la défaillance humaine mais par manque de savoir technoscientifique. Quelle que soit la cause contingente du dépassement du seuil de non-retour (attentat terroriste, inondation, séisme), l'incapacité de réparer et de contrôler la dissémination des radionucléides manifeste un trou dans le savoir qui menace la certitude de soi de la modernité. Les modernes prétendaient avoir rompu avec les conduites magiques. Le nucléaire est l'expérience d'une brutale blessure narcissique dans l'armature de savoir dont s'entoure l'homme moderne ; une souffrance d'autant plus grande que c'est sa propre invention qui le place en situation de vulnérabilité maximale.

En effet, le refus de considérer la possibilité réelle d'un accident hors limite a pour conséquence la négligence pratique et l'indisponibilité de fait des moyens techniques appropriés à ces situations hors limite. Ces moyens n'existent pas ; et personne ne sait si l'on peut les fabriquer. Peut-être qu'un réacteur en "excursion" est incontrôlable ou irrécupérable.

Je ne le sais pas et aucun "nucléariste" ne le sait; mais il est sûr que personne ne le saura jamais si l'on n'essaye pas de fabriquer ces outils techniques. Or l'affirmation d'infaillibilité empêche leur conception. Sans doute, ouvrir ce chantier impliquerait d'avouer une dangerosité jusqu'ici tue et de programmer des surcoûts jusque-là évités. Ainsi, l'infaillibilité des papes du nucléaire a plusieurs avantages : endormir les consciences et accroître les profits, du moins tant que tout va bien ; l'inconvénient majeur est de nous exposer sans aucun recours à des risques extrêmes.

Tout savoir scientifique ou technique est, par définition, incomplet et susceptible de modification. Affirmer l'infaillibilité d'un savoir technoscientifique ou se comporter comme si cette infaillibilité était acquise, c'est ignorer la nature du savoir et confondre celui-ci avec une religion séculière qui bannit le doute et nie l'échec. D'où l'effet psychotique de leurs discours (infaillibles et certains) et de leurs pratiques (rafistolages et mensonges). Tout observateur est frappé par cette contradiction et plus encore par son déni. Chacun est sommé d'un côté de leur reconnaître une science et une technique consommées et de l'autre côté de se taire malgré le constat de leur échec. Bref, le nucléaire rend fou. Mais ce n'est qu'un aspect de notre condition nucléaire. Contaminés de tous les pays, unissez-vous !

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Message  Rougevert le Mar 11 Sep - 20:52

Vals a écrit:
ALLEMAGNE L’adieu au nucléaire ressuscite le charbon

5 septembre 2012 - WPROST VARSOVIE - Łukasz Wójcik

Au lieu de provoquer une explosion des “énergies vertes”, la sortie du nucléaire annoncée par Angela Merkel en 2011 va entraîner la construction de nouvelles — et très polluantes — centrales au charbon. Une option qui ne déplaît pourtant pas aux écologistes.

Quand l’un des nos voisins allemands commence une déclaration par : "Les Allemands ont le droit de ...", cela paraît toujours inquiétant. De quel droit s'agit-il donc ? Et bien de celui d'empoisonner l'environnement ! – soutiennent les experts de la Fondation Heinrich Böll dans un récent rapport. L'Allemagne, ayant suffisamment réduit ses émissions de dioxyde de carbone durant les années passées, devrait pouvoir désormais les augmenter. Et pourquoi ne pas tirer son énergie du charbon, quitte à produire une énergie presque aussi polluante que celle produite par la combustion de pneus ? L'Allemagne est en droit de le faire.

De telles déclarations de la part d'un pays considéré comme le chef de file de la révolution de l'énergie renouvelable, devraient susciter l’émoi des écologistes. Mais les écologistes allemands ne se trouvent pas mal, car ils ont eux-mêmes rédigé ce rapport. La Fondation Heinrich Böll est en effet un think-tank du parti Vert allemand. C'est la fin de tout. Les écologistes sont secondés par le ministre de l'Environnement Peter Altmaier, qui a déclaré récemment dans Die Zeit que d’ici 2020, le pays allait assurer 35% de son électricité à partir de sources renouvelables. Mais encore faut-il penser aux 65% restant.

Le début de la révolution verte

Peter Altmaier a beaucoup fait pour le retour allemand au charbon. Aucun autre pays ne construit actuellement autant de centrales alimentées par le coke que l'Allemagne, avec 23 installations. La plupart d'entre elles vont brûler le lignite, le combustible le plus sale des énergies fossiles, avec un impact atmosphérique de 150 millions de tonnes de CO2 de rejets, et tout cela en accord avec les Verts.

Les écologistes allemands sont ils devenus fous ? Oui, en quelque sorte. Depuis l’annonce, faite par Angela Merkel en mars 2011, quelques jours après l'accident survenu à la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, de l'extinction de sept réacteurs nucléaires sur les dix-sept que comptait l’Allemagne, ils n’ont yeux que pour la chancelière. Quant à la décision du gouvernement allemand, officialisée le 30 mai 2011, concernant l’arrêt définitif de toutes les centrales en activité [d’ici 2022], elle a fini de transformer en réalité les rêves des écologistes et a sonné le début de la révolution verte.

La décision de la chancelière d'abandonner l'atome ne relevait pas d’un héroïsme politique particulier, étant donné qu’après la catastrophe de Fukushima, 70% des Allemands étaient opposés à l'énergie nucléaire. Cependant il aurait fallu la faire précéder de prévisions précises, ce qui n’a pas été le cas. Initialement, l'Allemagne devait renoncer à l’atome progressivement, en le replaçant au fur et à mesure par les énergies renouvelables. Au lieu de cela, l’Allemagne va perdre en une seule décennie 20 % de sa production d'électricité.

Pourtant, au départ, tout le monde s’attendait à ce que le gaz devienne le substitut naturel de l’atome. Ces prévisions ont été toutefois déçues en raison d’un système communautaire d’échange de quotas d’émission (SCEQE ou Emission Trading System – ETS) qui n’a pas tenu ses promesses. Ce mécanisme met en place des plafonds des quotas de gaz à effets de serre qu’une entreprise peut émettre et distribue à chaque entreprise, y compris aux producteurs d'énergie, un permis d’émettre du CO2. Les entreprises ayant réduit la quantité de leurs émissions peuvent vendre les quotas inutilisés à des entreprises qui ont dépassé leurs limites.

Quotas de CO2 non utilisés

Avec un ETS opérationnel, le charbon n’aurait eu aucune chance de subsister en tant que source d'énergie, face au gaz naturel, trois fois moins polluant en termes de CO2. Sauf que les créateurs d’ETS n’avaient pas prévu que l’Europe allait sombrer dans une crise économique qui a considérablement réduit la demande en électricité. Ainsi, les producteurs d'énergie électrique se sont retrouvés avec des quotas d'émission de CO2 non utilisés et dont les prix avaient chuté. Actuellement, le prix du permis d'émettre une tonne de CO2 coûte environ 7 euros, alors que, selon l’Institut de Technologie de Karlsruhe, pour que l’électricité issue du gaz naturel soit moins chère que celle tirée du charbon, ce prix devrait se situer autour de 35 euros.

Alors que certaines voix se sont élevées au Parlement pour réclamer le maintien partiel du secteur nucléaire, les Verts se disent favorables au charbon, chose jamais vue dans l'histoire pour un parti écologiste. "Nous sommes prêts à accepter un retour temporaire au charbon comme source d'énergie afin d'épargner à l'Allemagne les effets destructeurs de l’atome. Après tout, ce qui nous importe à tous c'est la protection de l'environnement", a expliqué le chef du groupe des Verts au Bundestag, Jürgen Trittin.

S'agit-il bien de l'intérêt de la planète, ou d'une convergence exceptionnelle entre les intérêts des poids lourds de l'industrie d'énergie et le soi-disant bien-être de notre planète Terre ? Quoi qu'il en soit, ce n'est assurément pas les intérêts environnementaux qui priment, comme en témoigne le triste cas de l'industrie solaire allemande.

Culture de l’ananas

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les Allemands adorent l'énergie solaire. Le territoire de notre voisin occidental est chauffé par les rayons de soleil à peu près autant que l'Alaska, et pourtant l'Allemagne dispose à elle seule des installations de cellules photovoltaïques d'une capacité totale quasiment équivalant à la puissance de toutes les autres installations à travers le monde. "C'est comme si les habitants de l'Alaska se mettaient subitement à la culture d'ananas", a fustigé récemment le député de la CDU [conservateurs] Michael Fuchs.

Ces ananas sont extrêmement coûteux pour les Allemands. L'absurdité d'investir dans le secteur de l'énergie solaire a été très clairement décrit dans les publications de l'économiste Joachim Weimann. De son point de vue, si les 9 milliards d'euros, consacrés cette année au secteur de l'énergie solaire, étaient investis dans l'énergie éolienne, on produirait cinq fois plus d'électricité, et jusqu'à six fois plus si les investissements portaient sur l'énergie hydraulique. De même, pour réduire les émissions de CO2 d'une tonne, il suffit investir 5 euros dans l'isolation d'un bâtiment, 20 euros dans une nouvelle centrale au gaz, ou 500 euros dans l'énergie solaire.

En dépit de ces coûts exorbitants, le gouvernement allemand a soutenu pendant des années le secteur, en espérant, comme le soutient Weimann, que les fabricants allemands de cellules photovoltaïques, fortement subventionnés, arrivent à dominer les marchés mondiaux. Mais il y a deux ans, quand il s'est avéré que les Chinois étaient capables de produire des cellules moitié moins chères que les Allemands, Berlin a coupé son aide, entraînant une vague de faillites en Allemagne.

Si les dépenses en faveur des énergies renouvelables étaient engagées dans une logique de protéger l'environnement, l'énergie solaire n'aurait jamais vu le jour en Allemagne. Mais en réalité, la révolution verte allemande ne relève pas tant de l'environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises allemandes pourraient devenir imbattables.

Puisque la chancelière Angela Merkel a réussi à convaincre les écologistes en faveur du charbon, elle pourrait probablement tout aussi bien les convertir à l'atome. Mais cela n'aurait aucun intérêt pour l'économie allemande, puisque l'énergie nucléaire est un pré-carré français. La protection de l'environnement doit être avant tout rentable.

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Et donc?
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Message  Rougevert le Mar 11 Sep - 20:56

Intéressant ?
Même si nous ne sommes pas des mulots et des campagnols.
Un aspect du problème dont parlent peu les partisans de l'écosocialisme.
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Message  dug et klin le Mar 11 Sep - 23:15

Rougevert a écrit:Intéressant ?
Même si nous ne sommes pas des mulots et des campagnols.
Un aspect du problème dont parlent peu les partisans de l'écosocialisme.

Et donc?

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Message  Rougevert le Mer 12 Sep - 0:10

Et donc, j'attends D'ABORD (sans trop me faire d'illusion) un commentaire et une analyse pertinents de Vals (ou de toi?) sur les décisions du gouvernement bourgeois allemand (et non "des écologistes").
Je répondrai à ta question ENSUITE. Very Happy
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Message  gérard menvussa le Mer 12 Sep - 8:02

en tout cas la conclusion

Si les dépenses en faveur des énergies renouvelables étaient engagées dans une logique de protéger l'environnement, l'énergie solaire n'aurait jamais vu le jour en Allemagne. Mais en réalité, la révolution verte allemande ne relève pas tant de l'environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises allemandes pourraient devenir imbattables.
si elle est parfaitement exacte est totalement applicable au nucléaire en france :
Si les dépenses en faveur du nucléaire étaient engagées dans une logique de protéger l'environnement,le nucléaire n'aurait jamais vu le jour en France. Mais en réalité, la révolution de l'atome en France ne relève pas tant de l'environnement que du profit et de la volonté de créer des créneaux spécialisés où les entreprises française pourraient devenir imbattables.

D'ailleurs on le voit bien dans le débat sur "pour ou contre" le nucléaire. On essaye (tant bien que mal) de trouver des arguments susceptibles de convaincre "le grand public" mais en fait ce qui compte c'est les intérets bien compris d'Areva et d'Asthom....

On croit se battre pour le Progrés et pour la Science et on meurt pour de grands groupes industriels aurait pu dire Anatole France...
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L'énergie nucléaire - Page 17 Empty Le double jeu du nucléaire

Message  Roseau le Mer 12 Sep - 16:30


Comment l’énergie nucléaire favorise la prolifération de l’arme atomique


Tant qu’il y aura des centrales, il y aura des bombes... Ce journal fait le lien entre le nucléaire civil et militaire et démontre que le nucléaire pacifique n’existe pas. Il passe en revue les conséquences de l’arme atomique, le "carburant" des centrales qui est le même pour les bombes, les contradictions de la non-prolifération dont la France se montre championne. Il revient sur la manière dont les différents pays ont chacun acquis la bombe atomique, puis conclue sur les alternatives nécessaires.

http://groupes.sortirdunucleaire.org/Le-double-jeu-du-nucleaire
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L'énergie nucléaire - Page 17 Empty Journée d'actions 13 octobre pour en sortir !

Message  Roseau le Sam 22 Sep - 22:37

http://groupes.sortirdunucleaire.org/13octobre2012
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Message  nico37 le Lun 1 Oct - 20:36

Nucléaire : les 19 centrales françaises seraient épinglées par Bruxelles 01/10

Les résultats des stress-tests européens post-Fukushima du parc nucléaire français ne sont pas bons, selon Le Figaro qui affirme que le bilan note des "défaillances" pour toutes les centrales françaises mais n'exige aucune fermeture.

SURETE NUCLEAIRE - Il y a en France 54 réacteurs dans un total de 19 centrales. Elles sont toutes visées par les conclusion d'un test européen de sécurité des installations tenant compte de la catastrophe de Fukushima.

Des défaillances dans chaque centrale, mais aucune fermeture imposée. Ce serait le résultat du bilan par l'Union européenne des stress-tests post-Fukushima des 19 centrales nucléaires françaises, dont Le Figaro affirme avoir obtenu une copie.

D'après le journal, les centrales tricolores manquent d'instruments de mesure sismique répondant aux exigences de l'après-Fukushima et leurs équipements de secours ne sont pas protégés comme ceux des réacteurs des pays voisins. Des défauts qui ont cependant déjà été relevés par l'Autorité de sûreté nucléaire dans un rapport, et pour lesquels EDF a assuré que des solutions seront trouvées.

La plupart des critiques concernent les centrales françaises

Fessenheim, souvent pointée du doigt pour son statut de doyenne du parc, n'est pas la plus mal notée par le rapport. Le quotidien écrit que "les procédures prévues en cas d'accident grave sont jugées insuffisantes à Chooz et Cattenom mais adéquates à Fessenheim".

Ces tests de résistance et de sécurité sont menés depuis un ans sur ses 147 réacteurs répartis dans 14 pays, dont 58 en France dans 19 centrales.

Le cas d'un crash d'avion sur une centrale

"Nos contrôles de sécurité ont été stricts, sérieux et menés en toute transparence", a déclaré le commissaire à l'Energie Gunther Oettinger, en amont de cette information, ce lundi. " Ils ont permis de révéler ce qui allait bien et là où il fallait apporter des améliorations", a-t-il ajouté.

Avant de mettre en garde: la commission européenne ne montrera "aucune complaisance" sur la sécurité du parc nucléaire européen.

Selon le journal allemand Die Welt, qui dit avoir consulté ce rapport, le commissaire Oettinger chiffre à 25 milliards d'euros les travaux de mise en conformité rendus nécessaires par les contrôles qui ont fait apparaître des "centaines d'insuffisances". Die Welt précise d'ailleurs que la plupart des critiques concernent les centrales françaises.

La Commission européenne a réclamé des contrôles sur tous les types de réacteurs installés dans l'UE et a demandé une analyse des conséquences d'un accident d'avion sur une installation.

L'objectif était de vérifier la sécurité des installations en cas de rupture des approvisionnements en électricité, comme cela s'est produit sur le site de la centrale de Fukushima au Japon après le séisme suivi d'un gigantesque tsunami qui a inondé les installations.

Gunther Oettinger espère que la commission sera en mesure de soumettre ce rapport et ses recommandations aux dirigeants de l'UE lors du sommet des 18 et 19 octobre à Bruxelles.

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Message  vilenne le Mar 2 Oct - 11:08

a demandé une analyse des conséquences d'un accident d'avion sur une installation.
Il s'agit d'un avion capitaliste ou d'un avion soviétique ?

vilenne

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