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Cuba

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Cuba - Page 3 Empty Re: Cuba

Message  ernesto le Jeu 22 Déc - 1:15

ATTENTION ! il faut bien faire attention vis à vis des déclarations de la presse francaise surtout venant du journal " le monde", ces faux journalistes ne font que critiquer tout ce qui est hostile à l'occident et cela ne m'étonnerait pas que cette réforme à été déformé, remodelé plus ou moins volontairement. La diaspora cubaine est essentiellement composé de traitre, de capitaliste, de mafieux et de pro-batista, le monde n'est absolument pas fiable et obgectif, son soutient aux cubains de miami en est la preuve.

ernesto

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Cuba - Page 3 Empty Re: Cuba

Message  ernesto le Jeu 22 Déc - 1:18

en fait mon commentaire n'a aucune importance, j'ai lu l'article trop vite

ernesto

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Cuba - Page 3 Empty Re: Cuba

Message  BouffonVert72 le Mer 28 Déc - 22:26


http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/cuba-pres-de-3000-prisonniers-amnisties-par-raul-castro_1066211.html

Cuba: près de 3000 prisonniers amnistiés par Raul Castro

Par LEXPRESS.fr, publié le 28/12/2011 à 20:27, mis à jour à 20:29

Un total de 2991 détenus, dont des prisonniers politiques de l'opposition, ont été libérés ce mercredi à Cuba. L'ampleur de cette amnistie de fin d'année est sans précédent.

Un total de 2991 prisonniers ont été libérés à Cuba dans le cadre d'une amnistie sans précédent annoncée vendredi par le président cubain Raul Castro, selon une liste publiée mercredi par le Journal officiel de l'Etat.

L'amnistie est "totale et définitive", selon le décret publié par le Journal officiel, signé par Raul Castro et daté de vendredi, qui donne "48 heures" aux autorités compétentes pour libérer les condamnés concernés dont les noms sont publiés.

Lors de l'annonce de l'amnistie, Raul Castro avait ajouté que "parallèlement" 86 prisonniers étrangers, de 25 pays différents, feraient l'objet de libérations anticipées, mais aucune information n'a été apportée sur ce processus distinct.

Dans la liste des personnes libérées, figurent notamment cinq prisonniers considérés comme "politiques" par l'opposition : Carlos Martinez Ballester, Walfrido Rodriguez Piloto, Yordani Martinez Carvajal, Yran Gonzalez Torna et Augusto Guerra Marquez.

Washington déçu pour Alan Gross

En se réjouissant de ces libérations, le président de la Commission cubaine des Droits de l'Homme et de la Réconciliation nationale (CCDHRN) Elizardo Sanchez avait regretté mardi son caractère "limité" à l'égard de la population carcérale estimée à "70 000 à 80 000" personnes par la CCDHRN, organisation illégale, mais tolérée par les autorités.

Les autorités américaines avaient de leur côté exprimé leur "profonde déception" à l'annonce que l'Américain Alan Gross, un sous-traitant du département d'Etat américain condamné au printemps à quinze ans de prison pour atteinte à la sécurité de l'Etat cubain, ne faisait pas partie de la liste des libérés.
Avec Cuba - Page 3 Fpa
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Cuba - Page 3 Empty Patrie, foi et post-communisme...

Message  Roseau le Lun 2 Avr - 4:08

Accrochez vos ceintures...
http://alencontre.org/ameriques/amelat/cuba/cuba-patrie-foi-et-post-communisme.html
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Cuba - Page 3 Empty Re: Cuba

Message  Babalu le Lun 2 Avr - 11:27

La Iglesia Católica: restauración sin los gusanos… y con la burocracia

La síntesis más acabada de la estrategia de restauración del capitalismo por una vía “pacífica”, no traumática, que excluya las inevitables convulsiones políticas y sociales de una intervención abierta de EEUU y que a la vez se apoye sobre tendencias operantes hoy en la isla, incluida la política de la burocracia, es la formulada por la Iglesia. Un dirigente católico cubano Arturo Pérez Levy, la expone en el principal artículo de la revista “Espacio Laical”[1] de La Habana. Lleva el revelador título de “La Casa Cuba; reconciliación, reforma económica y República”.



¿Cuál es el objetivo declarado? “Reconciliar” a los cubanos enfrentados, esto es, a la burocracia por un lado y a los “enemigos del comunismo”, de dentro de la isla y de fuera de ella (la “diáspora cubana”) del otro. ¿En qué consiste la “novedad”. En que excluye a la gusanería de Miami más enfeudada a la política exterior de EEUU y busca un camino a la restauración que no excluya a la burocracia castrista. Es una especie de “contrarrevolución reformista” mucho más inteligente y sutil (y por eso, con más posibilidad de éxito) que los aullidos anticastristas de Miami.
http://www.socialismo-o-barbarie.org/centroamerica_y_caribe/120330_a_la_burocracia_va_al_paraiso.htm
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Cuba - Page 3 Empty viaje del papa a Cuba

Message  Babalu le Lun 2 Avr - 15:40

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Cuba - Page 3 Empty Une symphonie en hommage à Che Guevara

Message  Roseau le Lun 23 Avr - 5:08

http://www.francetv.fr/culturebox/une-symphonie-revolutionnaire-en-hommage-a-che-guevara-au-cirque-damiens-92299
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Cuba - Page 3 Empty un peu d'histoire

Message  panchoa le Ven 27 Juil - 10:19

un peu d'histoire et de la facilité de donner des étiquettes. panchoa

Cuba, 26 Juillet 1953 – 26 Juillet 2012 : « L’Histoire m’acquittera ! »
26 juillet 2012 - 20h35 - Posté par A.C - 86.**.1.***

Cher monsieur,

Trois choses

Un : évitez moi les expressions "zinc douteux" SVP

DEUX

Ne faites pas comme les rigolos-staliniens de toutes sortes(il l yen a encore plus hors des restes du PCF que chez les "Ex" de mon style !) qui tronquent les phrases pour volontairement faire dire à leur contradicteur le contraire ce que qu’il affirme

Vous prétendez que j’ai dit :


"la population urbaine , notamment à Santiago, n’était pas énamouré de ces"barbus" atypiques"

alors que la phrase c’est ;


le PCC -pourtant actif parmi la population urbaine , notamment à Santiago, n’était pas énamouré de ces"barbus" atypiques.

C’est une appréciation concernant le PCC que je donne.

Votre façon de tronquer est inadmissible.

Je reconnais que je n’aurais pas du parler d’un Parti Communiste Cubain ..en 53-56

Le PCC n’est réellement né qu’en né qu’en 1965

Ce dont je parle c’est l’ancien Parti "communiste" de type comparable aux autres partis de la 3°Internationale, qui s’appelait le PSP


TROIS
Nous parlons de JUILLET 53

Vous évoquez Gramma.., de l’épopée de la SIerra

Le débarquement date de..1956

Relisez au lieu de me traiter de plaisantin ce que dit le CHE


Che Guevara : « Nous accostâmes à Cuba. Un caboteur nous vit ; il télégraphia sa trouvaille à l’armée batistaine. On mit pied en toute hâte ; on se chargea du strict nécessaire ; c’est à peine si on eut le temps de pénétrer dans les marécages. Il nous fallut plusieurs heures pour quitter le bourbier. Nous étions là, sur la terre, glissant et trébuchant, à la dérive, armée d’ombres et de fantômes qui avançaient comme mus par un obscur mécanisme psychique. Sept jours durant, nous avions souffert de la faim et du mal de mer ; à cela venaient s’ajouter trois jours épouvantables, passés sur terre. Dix jours exactement après avoir quitté le Mexique, le 5 décembre à l’aube, après une marche nocturne interrompue par les évanouissements, les nausées, et les temps de repos, notre troupe atteignit un point connu sous le nom de Alegria de Pio. C’est là que nous fûmes surpris par les troupes dictatoriales. »

Alegria de Pio fut la première bataile héroïque ; ce fut le baptême du feu : « Alegria de Pio est un endroit de la province d’Oriente, dans la commune de Niquero. Nous étions exténués à la suite d’une marche, moins longue que pénible. Nous avions débarqué, le 2 décembre, nous avions perdu presque tout notre paquetage et marché pendant des heures interminables dans une mangrove d’eau de mer, avec des bottes neuves ; presque tous les hommes avaient des plaies aux pieds. Mais les chaussures ou les infections dues aux champignons n’étaient pas nos seuls ennemis. Nous étions arrivés à Cuba au terme de sept jours de navigation dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes, sans rien à manger, avec un bateau en mauvais état, nous avions presque tous le mal de mer, par manque d’habitude ; nous étions partis un jour de fort vent du nord et de vagues, où la navigation était interdite. Tout cela avait laissé des traces dans notre troupe qui était formée de novices qui n’avaient jamais combattu. Il ne nous restait de notre équipement de combat que le fusil, la cartouchière et quelques balles mouillées. Nos provisions de médicaments avaient disparu, nos sacs à dos étaient pour la plupart restés dans les mangroves. Compte tenu de notre inexpérience, nous calmions notre faim et nous étanchions notre soif en mangeant de la canne sur le bord du chemin et nous laissions là la bagasse ; mais de plus, notre guide, comme nous l’avons appris des années après, nous a trahis » (Che Guevara).

Alegria de Pio fut une défaite pour les troupes révolutionnaires. 22 survivants réussirent à se regrouper dans les maquis de la Sierra Maestra autour de F. Castro. A propos de ce premier échec, Che Guevara a dit : « Nous avons eu la chance d’encaisser des coups qui auraient pu nous détruire, des surprises comme celle d’Alegria de Pio. Nous n’avions aucune expérience, nous manquions des connaissances les plus élémentaires et pourtant, nous avons survécu. »

La troupe révolutionnaire prend le nom d’Armée rebelle. L’armée réorganisée attaque des casernes et des édifices militaires ; elle réussit peu à peu à coordonner son action avec celle d’une résistance urbaine qui multiplie les attentats ; des paysans de plus en plus nombreux se joignent aux combattants. Abandonné par la plus grande partie de son armée, Batista s’enfuit aux Etats-Unis, le 1er janvier 1959, et son régime s’effondre

Ce n’est qu’en 1958..(trois ans après le débarquement de Gramma) que la direction du PSP...envoya Carlos Rafael Rodriguez rejoindre FIDEL dans la Sierra Maestra. !

(La plupart des dirigeants de la période précédant l’entrée de Fidel à la Havane début janvier 59..furent plus ou moins exclus du Parti quant le groupe ESCALANTE, en 68, tenta de s’opposer à la ligne du PCC...)

J’ai un léger avantage sur vous.

Cette question du lien "MASSES " et"avant garde castriste", le ralliement négocié et tardif de la direction du P.S.P au M26, j’en ai discuté toute une nuit...(exactement car c’est inoubliable vous en conviendrez de 2h du mat’ à7h ou on eut droit à un super petit dej’.)

L’échange ne se fit pas avec n’importe qui : c’est FIDEL qui accepta très simplement de rencontrer le petit groupe de militants du PCF dans lequel je me trouvais, en 1976 !

Vous n’ignorez pas l’amitié qui liait Marchais et Fidel.., la curiosité et l’admiration des frères Castro pour notre Histoire..

Cela facilitait l’échange avec un hispanisant ,un brin taxé encore aujourd’hui de"marchaisien"..

Smile

Je vous renvoie à d’autres sources , et tout "cubanophile" que vous êtes, je vous demanderais un peu moins de suffisance et un peu plus de respect dans les échanges .

Merci

Salutations communistes

A.C

Je ne pensais pas que fêter l’anniversaire du 26 Juillet m’obligerait à répondre à un commentaire que je trouve curieux.....

panchoa

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Cuba - Page 3 Empty Un transfert laborieux d'emplois

Message  Roseau le Sam 28 Juil - 10:05

http://alencontre.org/ameriques/amelat/cuba/cuba-un-transfert-laborieux-demplois.html
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Cuba - Page 3 Empty Re: Cuba

Message  A.C le Mer 15 Aoû - 10:44

panchoa a écrit:un peu d'histoire et de la facilité de donner des étiquettes. panchoa

Cuba, 26 Juillet 1953 – 26 Juillet 2012 : « L’Histoire m’acquittera ! »
26 juillet 2012 - 20h35 - Posté par A.C - 86.**.1.***



Je ne pensais pas que fêter l’anniversaire du 26 Juillet m’obligerait à répondre à un commentaire que je trouve curieux.....

Cher Camarade,
Me citer sans les références de l'article que j'avais publié sur B.C n'est pas une des meilleures façons de débattre.de faits historiques
Vous m'obligez à me citer .
Je"commettais" donc l'article suivant:


Cuba, 26 Juillet 1953 – 26 Juillet 2012 : « L’Histoire m’acquittera ! »
de : Boubacar Sankaré via A.C
jeudi 26 juillet 2012 - 16h48




Il y a 59 ans que Fidel Castro, alors commandant des troupes rebelles de Cuba et ses compagnons guérilleros, attaquaient le plus célèbre camp militaire de Cuba, Moncada, situé dans la partie orientale du pays, à Santiago. Objectif de l’opération : anéantir le pouvoir dictatorial et sanguinaire qui régnait à l’époque, sur l’île. L’assaut qui s’était soldé par un échec aura tout de même marqué le début de la fin d’une des dictatures les plus sanguinaires en Amérique.

Rétrospective sur un événement majeur dans l’histoire de Cuba.

Dans la nuit d’un certain 12 Mars 1952, Filgencio Batista appuyé par les USA réalisait un coup d’Eta à Cuba. Quelques heures après les faits, Fidel Castro jeune avocat, dénonçait le chaos qui devrait en suivre. Par conséquent, il invitait le peuple cubain à la lutte contre le nouveau régime.

Fidel a ainsi, réuni autour de lui, un groupe de jeunes avec lesquels, il est resté plusieurs mois dans l’expectative, prêt à collaborer avec toute organisation décidée à lutter pour le renversement du laquais américain, Batista.

La tactique du jeune avocat consistait à utiliser les formes les plus diverses de la lutte tout en donnant le rôle fondamental à l’insurrection populaire. Mais, il fallait donner l’exemple de l’audace, de la témérité et surtout de patriotisme. C’est ainsi que, le 26 Juillet 1953, El « commandante en jefe » en compagnie de ses camarades de lutte décidait d’attaquer l’une des plus célèbres casernes militaires de Cuba, « El Cuartel Moncada ».

Avant l’assaut, il s’adressa à ses « companeros », en ces termes : « Camarades : dans quelques heures, vous pourriez être vainqueurs ou vaincus, mais de toute façon, écoutez-moi bien camarades, le mouvement triomphera… Dans le cas contraire, notre geste servira d’exemple au peuple de Cuba pour reprendre le flambeau et aller de l’avant ».

Ainsi, dans la nuit du 26 juillet 1953, l’attaque du camp militaire est effectuée avec une poignée d’hommes qui accompagnaient le commandant Castro.

La bataille a été meurtrière et la tentative de prise du camp militaire, fut un échec. Fidel et ses hommes, ou plutôt ceux qui en restaient, replièrent alors vers les montagnes.

Quelques jours après, le commandant Fidel Castro et plusieurs camarades étaient arrêtés et faits prisonniers par le régime de Fulgencio Batista, le dictateur au service du puissant voisin, les Etats-Unis et qui bradait toutes les industries à leur profit. Au détriment de son peuple, en proie à la misère, au chômage, à l’esclavage et au racisme.

Quelques mois plus tard, le régime tyran de Batista faisait comparaître Fidèl Castro à la barre pour « complot contre la nation ».

Avocat de profession, le commandant Fidel Castro assure sa propre défense dans une célèbre et émouvante plaidoirie connue universellement sous le titre de « l’Histoire m’acquittera ». Fidel Castro accusé, est devenu l’accusateur.

Le problème de la terre, comme la santé, l’éducation, l’habitat, l’emploi, était entre autres les maux qui rongeaient la société cubaine de l’époque et auxquels Castro et ses guérilleros espéraient apporter des solutions en renversant le régime du dictateur au service de l’étranger.

Fidel termina se plaidoirie en plaidant coupable car, disait-il : « Je ne veux pas être libre pendant que mes compagnons croupissent en prison… Je ne veux pas être libre dans un pays où il y a comme dirigeants des voleurs et des assassins. Condamnez-moi ! Peu importe ! L’Histoire m’acquittera ».

--------------

Ainsi fut-il. Le tribunal cyniquement fantaisiste, condamna Fidel Castro à 26 ans de prison… pour avoir attaqué l’armée un 26 du mois de juillet 1953.

Trois ans après, Fidel Castro sortit de prison, à la faveur de la pression des rebelles et du peuple cubain. Il s’exila alors au Mexique où il rencontra le célèbre Ernesto Che Guevara, un médecin d’origine argentine.

Les deux hommes devinrent amis, liés par le même idéal de combattre l’impérialisme américain « donde quiera que séa » (où qu’il soit).

La résistance cubaine est de nouveau réorganisée.

En 1956, c’est l’embarquement des guérilleros (Fidel, Che Guevara, Raoul et bien d’autres) à bord d’un bateau dénommé Granma (c’est le nom que porte actuellement le quotidien national cubain) à destination de Cuba.

Ils étaient au nombre de 82 hommes pour lutter contre toute une armée.

Avant d’atteindre les côtes cubaines, ils furent mitraillés.

Seuls 12, parmi lesquels Fidel, son frère Raoul Castro et Ernesto Che Guevara ont survécu.

Le petit groupe d’installa dans les montagnes de la Sierra Maestra avant d’engager la bataille finale, victorieuse, contre les supports de l’impérialisme USA.

Une nouvelle page de l’histoire de Cuba et du Tiers Monde commençait à s’écrire…

Boubacar Sankaré

— (fin de citation A.C)

---------------------

Pour tous ceux qui , ici , sont à jamais frères de combat de FIDEL etdes Cubains, au delà d’analyses divergentes, de critiques souvent justifiées sur des dérives bureaucratiques, avec notre Salut REVOLUTIONNAIRE



CUBA SI !

FIDEL AMIGO,
B.C .esta contigo !


Cordialement


A.C


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Cuba - Page 3 Empty Cuba, Socialism and Democracy

Message  Roseau le Mar 18 Sep - 12:27

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26369
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Message  Roseau le Lun 29 Oct - 13:47

SSAI : La Havane dans les rues et dans le temps
http://www.npa2009.org/content/essai-la-havane-dans-les-rues-et-dans-le-temps
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Message  Roseau le Jeu 31 Jan - 13:39

«Eppur si muove en Cuba»
Par Leonardo Padura Fuentes
http://alencontre.org/ameriques/amelat/cuba/eppur-si-muove-en-cuba.html
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Message  Roseau le Lun 17 Juin - 3:22

Les dangers du ghetto politique
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Message  Roseau le Dim 23 Juin - 16:59

Dossier : La révolution cubaine à la croisée des chemins
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Cuba - Page 3 Empty Perte des repères…

Message  Resistance-politique le Lun 1 Juil - 21:36

Cuba - Page 3 Cuba-flippinyank


« Si nous avions su ce qui nous attendait, nous serions restés à Cuba », déclare Idalmis Zayas au monde.fr. Idalmis Zayas fait partie des 115 « dissidents » cubains arrivés en Espagne en 2011 après un accord entre le régime cubain et l’Église. Elle n’est pas la seule à considérer qu’elle a été dupée. Gilberto Martinez lui aussi voudrait rentrer à Cuba. Le 7 mai dernier, la police espagnole l’a expulsé de son logement de Valence, avec sa famille, pour cause de non-respect du droit de propriété : il ne payait plus son loyer. Les militants anti-expulsion venus protester ont été réprimés démocratiquement par la police.

À leur arrivée, les Cubains s’étaient vu promettre cinq ans d’aides par le gouvernement Zapatero. Fin 2012, le nouveau premier ministre Rajoy, pourtant aussi à droite que les Cubains émigrés, estime manifestement que cette promesse vaut moins que celle qu’il avait faite aux banques et à la Commission européenne : il leur coupe les vivres. Comme les Cubains n’ont pas trouvé de travail dans ce pays où le chômage bat des records, ils se retrouvent vite sans rien : plus d’électricité, puis plus d’eau, et les voilà maintenant à la rue, comme des dizaines de milliers d’Espagnols victimes de la crise et des plans d’austérité.

En Espagne, des dizaines de milliers de logements sont vides. Si on les remplissait, cela ferait chuter les loyers. Gilberto se consolera donc en pensant que son sacrifice en tant que nouveau SDF permet de préserver la bonne santé du libre marché de l’immobilier espagnol, et de garantir le train de vie des propriétaires, ce qui est essentiel dans une démocratie libérale.

La première mesure de l’horrible dictature castriste, le 26 janvier 1959, avait été d’annuler toutes les expulsions, et peu après, les loyers baissèrent de 30 % à 50 %. Aujourd’hui, à Cuba, les locataires deviennent automatiquement propriétaires de leur logement après 25 ans. Quelle grossière violation des Droits de l’Homme ! Gilberto et Idalmis ont subi un tel choc en se retrouvant à la rue qu’ils en perdent le sens des valeurs : comme chacun sait, mieux vaut être libre de mendier en Espagne que d’être astreint à la santé et à l’éducation gratuites à Cuba, avec des produits alimentaires de base garantis à tous par l’État !

Didas Kalos

http://www.resistance-politique.fr/article-perte-des-reperes-118831417.html


PS : ce texte est extrait de Solidarité de Classe numéro 82 (juin 2013).
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Cuba - Page 3 Empty Propagande télévisée contre Cuba : les États-Unis

Message  Resistance-politique le Ven 2 Aoû - 0:32

Propagande télévisée contre Cuba : les États-Unis dépensent chaque année 24 millions de dollars


Cuba - Page 3 18777345-santa-clara-cuba--22-fevrier-fresque-murale-avec-p

Il est difficile de trouver un plan gouvernemental plus dilapidateur de fonds publics. Durant les six dernières années, le gouvernement étasunien a dépensé plus de 24 millions de dollars pour faire voler un avion autour de Cuba en vue de diffuser un programme télévisé à destination des habitants de l’île dans l’espoir de déstabiliser le gouvernement. Mais le signal d’émission est régulièrement bloqué par les autorités cubaines, si bien qu’à peine un pour cent des Cubains ont accès à la propagande de l’Oncle Sam.

Selon le magazine Foreign Policy, les mauvais résultats du programme ont incité l’US Broadcasting Board of Governors, qui en est le bailleur de fonds, à demander au Congrès d’arrêter les frais devant les coûts exorbitants dépensés pour des résultats quasi nuls.

Mais chaque année, les membres de la ligne dure du Congrès, fortement anticastristes, ont renouvelé le financement du programme, appelé AeroMarti. Ce dernier pourrait bien être remisé au placard dans la mesure où l’ensemble du gouvernement étasunien entame une cure de rigueur, mais son sort est encore loin d’être scellé puisque le dernier mot revient à la commission des finances du Sénat qui décidera de l’opportunité de continuer cette propagande anticommuniste. Entre 2006 et 2010, AeroMarti a coûté annuellement cinq millions de dollars aux contribuables étasuniens. Washington n’a réduit la voilure de son programme qu’en 2010 ; ce sont tout de même deux millions de dollars dilapidés depuis tous les ans.

Les campagnes de déstabilisation des États-Unis contre Cuba sont inutiles, c’est désormais un fait. Elles coûtent cher : depuis 1996, le Congrès a affecté 205 millions de dollars à l’USAID (agence pour le développement international) pour soutenir la « démocratie » à Cuba. Et qu’importe si l’Oncle Sam viole délibérément le droit international… La liberté étasunienne a un prix.

On connaissait l’attachement des Républicains aux valeurs qui ont fondé l’Empire. Mais les Démocrates ne sont pas en reste. Robert Menendez, sénateur du New-Jersey et actuel président des affaires étrangères du Sénat, déclare ainsi qu’il « allait soutenir le programme jusqu’à ce que le gouvernement cubain cesse de priver ses concitoyens de sources objectives et non censurées ». Ce fringant sénateur, accusé de corruption pour des affaires remontant à l’époque où il était à la chambre des représentants mais néanmoins épris de vérité, nous révèlera probablement dans les jours qui viennent que la campagne de mensonges sur les armes de destruction massive était nécessaire pour surmonter l’impact qu’avait sur l’opinion étasunienne l’opposition mondiale à la guerre… ou que l’administration a bloqué toute enquête sérieuse sur les événements du 11 septembre malgré les preuves que les agences de renseignement ont tiré la sonnette d’alarme bien avant les attaques terroristes…. ou que le déploiement de troupes étasuniennes dans trente-cinq pays africains n’a pratiquement rien à voir avec l’islamisme, et presque tout à voir avec la mainmise sur les ressources et une rivalité croissante avec la Chine.

Les Cubains échappent donc, encore et toujours, à ces « sources objectives et non censurées ». Et honnêtement, on ne va pas les plaindre.
Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-propagande-televisee-contre-cuba-les-etats-unis-depensent-chaque-annee-24-millions-de-dollars-119352821.html
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Cuba - Page 3 Empty Mort d'Idalbero Ferrera Acosta

Message  Prado le Dim 18 Aoû - 13:59

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2977:idalberto-ferrera-acosta-1918-2013-militant-cubain-&option=com_content&Itemid=53


Idalberto Ferrera Acosta (1918-2013), militant cubain

Par Eric Toussaint* le Jeudi, 15 Août 2013

Idalberto Ferrera Acosta vient de mourir à l'âge de 95 ans à La Havane, le 2 juillet 2013. Idalberto a consacré toute sa vie à la révolution. Dès 1933-1934 il a rejoint le Parti Bolchévique Léniniste, l’organisation trotskiste cubaine. Il a milité dans le mouvement syndical et politique de Guantanamo et de Santiago de Cuba jusqu’au triomphe de la révolution.
L’activité des trotskistes cubains a été fort importante au cours des années 1930 car ils avaient une influence significative dans le mouvement ouvrier dans plusieurs régions de Cuba, en particulier à l’est (Guantanamo, où se trouve la base navale de l’armée US, et à Santiago de Cuba) et à la Havane[1], Idalberto Ferrara y a apporté une contribution active. A Guantanamo, au cours des années 1950, avec sa compagne Guarina Ramirez et ses trois fils (Juan Leon, Ricardo et Idalberto), il s’est incorporé à la lutte politique et armée dirigée par le Mouvement du 26 Juillet (M26J)[2]. Dans sa maison, située 1453 Calle de Manuel de Cespedes à Guantanamo, se déroulaient régulièrement des réunions du mouvement clandestin M-26. Idalberto, sa famille et leurs camarades ont participé avec enthousiasme aux premières années de la Révolution tout en défendant ouvertement leurs positions trotskistes. La question de l’auto-organisation du peuple, de la liberté d’organisation et de l’approfondissement des changements structurels révolutionnaires étaient au centre de leur combat.

En 1960 ou 1961, il s’est installé avec sa famille dans le quartier populaire de la Vieille Havane, dans un appartement modeste de la calle Monte où il a vécu jusqu’à la fin de ses jours. Idalberto Ferrera et un groupe de trotskistes cubains reconstituèrent une organisation trotskiste sous le nom de Parti Ouvrier Révolutionnaire (Trotskiste). L’activité de ce parti était légale au début. Ses militants se sont engagés dans des tâches de production (dans l’agriculture et l’industrie) et de défense de la révolution cubaine. Le POR(T) a reçu le concours de militants latino-américains venus apporter leur soutien à la révolution cubaine. A cette époque, Idalberto Ferrera était le secrétaire général du POR(T) qui éditait le journal Voix prolétarienne. Le POR(T) est affilié à une organisation trotskiste internationale : la Quatrième internationale posadiste. Cette organisation avait rompu auparavant avec le Secrétariat international de la IV° internationale dirigée à l’époque notamment par Michel Pablo, Ernest Mandel, Pierre Frank et Livio Maitan.

En 1962, la Quatrième internationale posadiste et le POR(T) ont pris une position extrême à l’occasion de la crise des missiles en demandant à la direction cubaine et à l’URSS de lancer une attaque nucléaire contre les USA afin de détruire l’impérialisme. Cet appel fut diffusé dans toute la presse de l’internationale posadiste ainsi que dans un numéro spécial de l’organe trotskiste cubain Voz Proletaria[3] (titre : « Que el ejercito sovietico aseste el primer golpe », La Havane, 23 octobre 1962).

En 1962-1963, Idalberto Ferrera et plusieurs de ses camarades à La Havane et à Santiago ont été victimes d’intimidations de manière répétée de la part de la police à l’instigation du PSP, le parti stalinien, qui avait gagné en influence dans l’appareil d’Etat et qui attaquait les trotskystes dénoncés comme des ennemis de la révolution. Jose Lungarzo (ouvrier métallurgiste et trotskiste argentin) fut arrêté le 30 octobre 1962 et expulsé vers l’Argentine le 21 décembre 1962. Finalement le POR(T) fut interdit en 1965.

En 1965, condamné à plusieurs années de prison, plusieurs camarades d’Idalberto Ferrera Acosta et un de ses trois fils, Idalberto Ferrera Ramirez, furent libérés après quelques mois de détention[4]. Parmi les causes concrètes de l’emprisonnement : la publication de l’édition cubaine de la Révolution trahie de Trotsky et l’activité du POR(T). Che Guevara, de retour d’Afrique, est intervenu en leur faveur et a obtenu leur libération. Le Che posa une condition : la dissolution du POR(T).

La même année, la presse de l’internationale posadiste affirme que le Che a été tué à Cuba[5]. Juan Posadas persiste avec cette accusation en 1967 en affirmant « Guevara n’est pas mort en Bolivie »[6]. Evidemment ces accusations très graves et sans fondement ne pouvaient que compliquer la situation des trotskystes posadistes à Cuba.

Durant les années 1970, les pressions de la part de l’URSS et de leurs partisans à Cuba sont très fortes dans de nombreux domaines. En 1973, Idalberto et ses camarades sont de nouveau condamnés.

Voici un extrait de l’acte d’accusation du Ministère public au Tribunal Révolutionnaire n°1 de La Havane contre Idalberto Ferrera Acosta, Juan Leon Ferrera (un de ses trois fils) et Jesus Andres Vazquez : « Les inculpés font partie du bureau politique dudit ‘Parti Ouvrier Révolutionnaire trotskiste’. Leur tâche principale est l’élaboration et la reproduction de propagande de caractère diversionniste et diffamatoire contre le Parti Communiste de Cuba et le Commandant Fidel Castro Ruz, la création de cellules trotskistes à l’intérieur de la république, des activités de prosélytisme pour recruter de nouveaux militants et sympathisants, en lien étroit avec la Quatrième Internationale trotskiste posadiste à l’extérieur, de laquelle ils reçoivent des directives. Ils reçoivent de l’extérieur toute sorte de propagande trotskiste en même temps qu’ils envoient aux sections de la Quatrième Internationale trotskiste posadiste de l’information politique et économique du pays. L’objectif : l’affaiblissement idéologique pour créer la confusion dans la ligne marxiste-léniniste du Parti Communiste de Cuba comme organe dirigeant de la Révolution cubaine. En créant par exemple des conflits et des divergences entre Cuba et les pays socialistes menés par l’Union soviétique, contre lesquels ils dirigent toute sorte de mensonges et de calomnies, taxant les partis communistes tant de Cuba que d’autres pays, de castes bureaucratiques qui gouvernent en fonction de leurs intérêts, exploitant la classe ouvrière.»[7]

C'est en 1993 que j’ai rencontré pour la première fois Idalberto Ferrera, sa compagne Guarina, ses fils Juan Leon et Ricardo, ainsi que ses petits-enfants. Ils habitaient toujours Calle Monte à un jet de pierre de la gare de l’Est qui relie La Havane à Santiago. Il était âgé de 75 ans et n’avait rien perdu sa conviction révolutionnaire. Il était en contact régulier avec des camarades trotskystes de longue date en particulier dans l’Est de l’île (Santiago et Guantanamo) et écrivait tout comme son fils Juan Léon des textes d’analyse. La direction castriste avait lancé dès avant la chute du mur de Berlin un mouvement de rectification. Idalberto et Juan Léon adressaient régulièrement des propositions au Comité central du Parti Communiste Cubain afin de faire face à la crise. Ils m’ont montré les accusés de réception qu’ils recevaient de la part du secrétariat du Comité central.

J’ai revu Idalberto, Guarina, Juan Léon et d’autres membres de leur famille presque chaque année jusqu'en 2011. A chacune de nos rencontres, Idalberto commentait la situation politique internationale, il cherchait à y déceler tout ce qui pouvait renforcer de possibles victoires révolutionnaires. Régulièrement, nous n’étions pas d’accord sur l’appréciation de luttes car j’estimais qu’il avait tendance à les embellir. Il était avide de recevoir des informations sur l’évolution des organisations trotskistes dans le monde. Il recevait très régulièrement des camarades de différentes parties du monde. Il était infatigable : en 2000, âgé de 82 ans, je me souviens qu'il travaillait cinq après-midi par semaine comme téléphoniste. Lui et sa famille ont toujours vécu modestement. Ils vivaient et agissaient pour l’action politique et pour l’émancipation sociale. Ils étaient très préoccupés par le poids de la bureaucratie à Cuba et les obstacles qui empêchaient la réalisation d’une authentique expérience socialiste dans l’île. En 2008, si ma mémoire est bonne, il a pu sortir pour la première fois de l’île (il avait 90 ans) afin de se rendre au mois d’août à Caracas pour participer à un hommage à Léon Trotsky, organisé avec le soutien du gouvernement de Hugo Chavez.

Parmi les éléments biographiques qu’il m’a racontés, un m’a paru particulièrement refléter à la fois son engagement politique et les spécificités du processus cubain. Il m’a expliqué que ses années de prison dans les années 1960 figuraient parmi ses expériences les plus exaltantes. Il avait été emprisonné à La Cabaña (forteresse de La Havane datant du 18e s.) avec plusieurs de ses camarades et, disait-il, des centaines de prisonniers de droite. En tant que militant injustement emprisonné, Idalberto luttait dans la prison pour défendre et renforcer la révolution en cours. C’est ainsi qu’indépendamment des autorités de la prison, il réalisait, avec ses quelques camarades, des conférences de formation et de débat en défense de la révolution. Il est arrivé, disait-il, que plus de cent prisonniers y participent. Il poussait également à ce que les prisonniers puissent travailler pour la révolution, dans les champs ou partout où ils pourraient être utiles.

Par leur action, Idalberto et ses camarades cherchaient à convaincre les condamnés indécis par rapport aux idées révolutionnaires. Et selon Idalberto, c’était une action couronnée de succès. Il soulignait que dans le même temps les cours de rééducation organisés par les autorités de la prison étaient un fiasco. L’écho de l’action d’Idalberto et de ses camarades était tel que les prisonniers de droite et contre-révolutionnaires ont commencé à menacer physiquement les trotskistes accusés d’être des castristes infiltrés. Un jour, le directeur de la prison a réuni tous les prisonniers dans la cour, a fait monter Idalberto à côté de lui à la tribune et s’est adressé aux prisonniers de droite en les menaçant de représailles s’ils touchaient à un cheveu du camarade trotskiste Idalberto Ferrera dont il reconnaissait la valeur de militant face aux “vrais” traîtres à la patrie. Idalberto a terminé de me raconter cette anecdote en me disant : « C’est la différence entre le goulag stalinien et la prison castriste ». L’histoire que m’a racontée Idalberto à la fin des années 1990 est peut-être un peu enjolivée, mais Juan Léon m’a confirmé les dires de son père.

A la fin de sa vie, Idalberto n'a pas abandonné son esprit critique à l’égard du régime cubain ni son combat pour l’émancipation des peuples. Il était convaincu qu’il fallait défendre les acquis de la révolution cubaine tout en les approfondissant, ce qui implique de lutter contre la bureaucratie. Il a fait des erreurs d’appréciation, la position au moment de la crise des missiles d’octobre 1962 et les accusations lancées par son mouvement international en ce qui concerne la disparition du Che en sont des exemples. Injustement, il s’est retrouvé en prison à différents moment des années 1960 et 1970. Depuis les années 1930 jusqu’à la fin de sa vie, il fut sans cesse un militant révolutionnaire convaincu. Il fait partie de cette catégorie de militants et de militantes qui tout au long de leur vie restent fidèles à la lutte.



*Eric Toussaint est historien et docteur en sciences politiques, auteur de différents livres.




[1] Voir Eric Toussaint, « Retour sur des révolutionnaires “ oubliés ” de l’histoire, Les trotskistes cubains des années 1930 à 1959 », http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2957:retour-sur-des-revolutionnaires-oublies-de-lhistoire-les-trotskistes-cubains-des-annees-1930-a-19591-&option=com_content&Itemid=53 publié à l’origine dans le livre de Yannick Bovy et Eric Toussaint réalisé pour Socialisme Sans Frontières, Le pas suspendu de la révolution, Approche critique de la réalité cubaine, Edition du Cerisier, Cuesmes, Belgique, 2001, 387 pp. Préfacé par Manuel Vázquez Montalbán, le livre contient des contributions de Fernando Martinez Heredia, Abel Prieto, Mayra Espina Prieto, Julio Fernandez Bulté, Yannick Bovy, Janette Habel, Frangois Houtart, Jean Lazard, Maria Lopez Vigil, Osvaldo Martinez, Julio Carranza Valdes, Haroldo Dilla Alfonso, Silvio Rodriguez, Maya Roy, Eric Toussaint, Laurence Weerts. Voir http://risal.collectifs.net/spip.php?mot742 et http://archive.indymedia.be/news/2001/12/14996.html

[2] Le Mouvement du 26-Juillet (M-26-7, M-26) a été créé à l'été 1953 par Fidel Castro pour organiser la lutte armée et l’action de masse révolutionnaire après l'attaque de la caserne Moncada à Santiago de Cuba le 26 juillet 1953, qui marque l’accélération de la lutte contre la dictature de Fulgencio Batista. La lutte dirigée par le M-26 aboutira au renversement de Batista en janvier 1959 et à la victoire de la révolution cubaine.

[3] in Tennant Gary, The Hidden Pearl of the Caribbean. Trotskyism in Cuba, Socialist Platform, London, 2000, p 202

[4] A noter qu’à la même époque, plusieurs membres de la fraction stalinienne (appelée la micro fraction animée par le communiste stalinien Anibal Escalante) ont été condamnés à plusieurs années de prison. Voir l’interview du dirigeant trotskyste Roberto Acosta Hechavarria qui déclare que la direction castriste s’en prenait à la gauche trotskyste et à la droite stalinienne (in Tennant, p. 250).

[5] « La liquidation de Guevara : Un coup à la Révolution cubaine » in Lutte communiste 10 novembre 1965

[6] Lutte communiste, 25 octobre 1967, pp 2-3.

[7] Causa n°270 de 1973 de la radicación del Tribunal n°1 de La Habana, 12/12/1973

Prado

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Cuba - Page 3 Empty Existe-t-il une nouvelle gauche à Cuba?

Message  Roseau le Jeu 29 Aoû - 22:04

http://www.contretemps.eu/interventions/existe-t-il-%C2%AB-nouvelle-gauche-%C2%BB-cuba
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Message  Roseau le Ven 30 Aoû - 20:22

Abel Prieto : "Le concept politique de privatisation est absolument exclu à Cuba" (CubaDebate)

Prieto, actuellement député et ex-ministre de la culture de Cuba
est venu à Buenos Aires en Juillet dernier pour participer à des activités académiques.
http://www.legrandsoir.info/abel-prieto-le-concept-politique-de-privatisation-est-absolument-exclu-a-cuba-cubadebate.html
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Message  verié2 le Sam 31 Aoû - 10:33

Roseau a écrit:Abel Prieto : "Le concept politique de privatisation est absolument exclu à Cuba" (CubaDebate)

Prieto, actuellement député et ex-ministre de la culture de Cuba
est venu à Buenos Aires en Juillet dernier pour participer à des activités académiques.
http://www.legrandsoir.info/abel-prieto-le-concept-politique-de-privatisation-est-absolument-exclu-a-cuba-cubadebate.html
Prieto, que j'ai eu l'occasion de rencontrer voici une dizaine d'années, tenait alors le langage d'un militant et m'avait semblé sincère et modeste. Cela-dit, en dix ans, les situations et les individus évoluent...

verié2

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Message  Roseau le Ven 6 Sep - 23:40

L’incapacité du « socialisme d’Etat » à se rénover et les tâches de la gauche à Cuba

Dans cet article initialement publié le 22 avril 2013 sur le site de l’Observatoire Critique, Pedro Campos et Armando Chaguaceda montrent que l’incapacité du « socialisme d’Etat » à se rénover oblige la gauche socialiste à mettre au premier plan la lutte pour la démocratisation du système politique, pour pouvoir défendre librement ses idéaux.

Pedro Campos est fondateur et militant de Socialisme Démocratique et Participatif – SDP. Armando Chaguaceda est politiste et historien, enseignant à l’Université de Veracruz au Mexique, ancien militant de l’Observatoire Critique.

http://www.contretemps.eu/interventions/incapacit%C3%A9-%C2%AB-socialisme-etat-%C2%BB-se-r%C3%A9nover-t%C3%A2ches-gauche-cuba
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Cuba - Page 3 Empty Futur imparfait, par Léonardo Padura

Message  Roseau le Mer 18 Sep - 13:58

http://alencontre.org/ameriques/amelat/cuba/cuba-futur-imparfait.html
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Cuba - Page 3 Empty Le Parti a-t-il tranché pour le modèle chinois ?

Message  Roseau le Ven 20 Sep - 18:50

Le Conseil d'Etat a approuvé un décret-loi, qui serait rendu public le 1er Novembre,
pour la création d'une Zone Spéciale de Développement dans le port de Mariel.

La "Zona Especial de Desarrollo Mariel" est un projet pour le «présent et l'avenir de Cuba",
a déclaré Raul Castro lors d'une réunion du Conseil de l'Etat hier, selon Granma.

La zone vise à attirer des fabricants étrangers
qui profiteraient d’une main d’œuvre formée et mal bon marché…
Deux fabricants brésiliens auraient exprimé leur intérêt :
- Fanavid SA, qui va ouvrir une usine de fabrication de verre
pour fournir Cuba, le Brésil et la région des Caraïbes
- le fabricant de bus brésilien Marcopolo..
Mariel est à la fois un projet pilote et de loin le plus important
d'une série de zones spéciales de développement, y compris un golf de luxe.  

Selon une directive du parti adoptée il y a deux ans, les zones sont conçues
pour «accroître les exportations, la substitution efficace des importations,
des projets de développement de haute technologie et local,
ainsi que de contribuer à la création de nouveaux emplois."
Le gouvernement semble copier les modèles des zones économiques spéciales de Chine et du Vietnam.

Un terminal à conteneurs de 900 millions de dollars est en cours de construction
dans le port de Mariel par Grupo Odebrecht SA du Brésil, avec un financement principalement brésilien.
La première phase du terminal à conteneurs est prévue pour débuter en Janvier 2014.
Une fois terminé, le terminal à conteneurs de Mariel remplacera le port de La Havane
comme principale porte d'entrée des marchandises à Cuba,
en plaçant l'île à la pointe de plates-formes logistiques
qui tentent de profiter de l'élargissement du canal de Panama,
prévue pour s'achever en 2015.
Un chemin de fer reliant Mariel à La Havane est actuellement en construction.
La zone, couvre 180 miles carrés dans les limites de plusieurs municipalités
dans la province de Artemisa à l'ouest de La Havane.
Elle incluera terminaux portuaires, zone logistique de distribution et entreposage,
ainsi que des parcs industriels et des services, selon Granma.
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Message  Roseau le Dim 29 Sep - 0:00

J’avais annoncé que je suivrai l’info sur la Zone de développement de Mariel.
Le texte du décret-loi du 19 septembre n’est pas encore public…
mais voici des détails, livrés notamment mercredi à Pékin
par le ministre du commerce extérieur, Rodrigo Malmierca,
lors d’un séminaire pour les hommes d'affaires chinois.
"La zone vise à créer un climat particulier où les capitaux étrangers
auront de meilleures conditions que dans le reste du pays», a déclaré le ministre.

Le décret-loi accorde exonération de la taxe sur l'utilisation de main-d'œuvre
(fixée ailleurs à 11 % pour les entreprises à capitaux étrangers)
et de l'impôt sur le revenu pour dix ans.
Il exonère les droits d’importation pour les biens d’investissement et intrants,
ainsi que de taxe sur les ventes de biens et services dans la première année d'exploitation.
En outre, les investisseurs étrangers établis dans le ZEDM
peuvent transférer librement à l'étranger le capital investi et les bénéfices sans payer aucune taxe.

Par contre, le marché du travail ne sera toujours pas libre,
ce qui a toujours "chagriné" les capitalistes.
Les investisseurs continueront à passer
pour le recrutement et la rémunération des salariés
par les agences de l’emploi.

Cuba avait déjà tenté dans les années 90 d’attirer des investisseurs
dans de petites zones offrant déjà des avantages fiscaux, mais sans beaucoup de résultats.

Avec la Zone de Mariel, Cuba s’aligne sur le « zero tax » des principales zones
qui jouent le dumping fiscal face à des multinationales toujours plus puissantes.

Il s’agit aussi d’une grande zone, avec les équipement logistiques requis.
Les deux tiers de la construction ont été financés par le Brésil.
Dilma Rousseff est d’ailleurs attendue pour l’inauguration en Janvier
de 770 mètres de quais et le terminal conteneur.

Raul Castro a annoncé par ailleurs que le gouvernement travaillait
sur la modification de la loi sur l'investissement étranger,
afin de "mettre à jour" le modèle économique « socialiste » du pays.
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