L'affaire Lepaon et ses suites

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Duzgun le Mar 23 Déc - 18:17

C'est également ce que défend la P2 :
P2 a écrit:Le contexte politique, la crise et les débats qui traversent, les syndicats, en particulier la CGT mais aussi Solidaires, posent en des termes nouveaux l'activité de nos militant-e-s dans le mouvement syndical et le lien entre syndicats et partis. Il s’agit de reconstruire une conscience de classe politique. Il faut partir des réalités concrètes de notre intervention pour élaborer une politique qui aide les mobilisations, les prises de conscience combinant processus de regroupement des anticapitalistes et révolutionnaires et rassemblement dans sa diversité du monde du travail contre le patronat et son État. En particulier, il est possible de faire un saut dans la construction d'oppositions syndicales dans la CGT : nous encourageons les débats, les regroupements face à la direction confédérale pour contribuer à la construction d'un pôle clairement opposé à la collaboration de classe incarnée dans le dialogue social, au gouvernement et à sa politique. Il ne s’agit pas de casser l’unité mais de déborder les directions bureaucratisées en entraînant les militants qui commencent à rompre avec elles, y compris au sein des appareils.

Même s'il faut aussi discuter sur la manière de faire (il ne faudrait pas faire dans la dénonciation abstraite des directions syndicales comme ça a pu être défendu par le passé), il faut surtout se réjouir qu'une majorité se dégage en ce sens.
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Roseau le Mar 23 Déc - 18:34

Bonne nouvelle, cela fait donc une majorité écrasante qui mérite adoption d'une motion.
Par ailleurs, ce serait effectivement grotesque de faire des dénonciations abstraites
quand les comportements et orientations concrètes donnent tant de raisons
d'offir des retraites, sans chapeau, mais anticipées au besoin... et de changer de cap.
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Copas le Mer 24 Déc - 8:40

Sur la question des types de regroupements à opérer, il s'agit bien d'aller vers des formes d'organisation de résistance de masse dans la classe ouvrière.
Le travail d'aider des regroupements de militants lutte de classe vise à cela, les tourner vers des formes d'organisation de masse, unitaires pour la bataille contre les patrons et leur gouvernement (c'est à dire unifiant les travailleurs et pas seulement les factions syndicales).

Faire une "tendance syndicale" n'a de sens qu'au travers de la volonté de construire un regroupement dans chaque conf', mais dans le cadre d'un regroupement inter-conf et extra-syndical, tourné vers la mobilisation des plus larges masses (et leur organisation appropriée).

L'axe central n'est pas l'expulsion des bureaucrates mais l'orientation menée, et cette orientation implique de se débarasser de la bureaucratie. La crise de la bureaucratie provoquée par la bureaucratie doit permettre de travailler à lier cela aux défaites successives des batailles syndicales menées par les directions.
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Babel le Jeu 25 Déc - 10:55

CGT : Thierry Lepaon, l’arbre qui cache la forêt ?
Jean-Pierre Mercier, délégué CGT du groupe PSA Peugeot Citroën, interviewé sur Europe 1, le 10/12.

http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/la-question-qui-fache/videos/cgt-thierry-lepaon-l-arbre-qui-cache-la-foret-2313503

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Invité le Jeu 25 Déc - 17:20

En même temps la cgt ne demande pas a c'est dirigeant de faire vœux de pauvretés, les militant devrait plutôt se demandé si le fonctionnement verticale qu'ils cautionne depuis des années a fait c'est preuves, pourquoi la base est elle aussi peut informé alors qu'elle paye c'est cotisations? Pour moi c'est un débat inutile et une perte de temps, je m'en fou et je trouvent que c'est règlement de compte nous empêche de nous concentré sur des stratégie intelligente, comme a chaque fois qu'ils y a des enjeux de pouvoir.

Ils a dépensé l'argents des cotisants pour faire des travaux, la belles affaires.

Chantier syndical au 33 rue des vignoles: http://www.cnt-f.org/subrp/spip.php?article435

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Giaches_de_Wert le Jeu 25 Déc - 18:43

Jesuisfred a écrit:
Il a dépensé l'argent des cotisants pour faire des travaux, la belle affaire.

Bel exemple de mépris des militants du mouvement ouvrier.


Dernière édition par Giaches_de_Wert le Jeu 25 Déc - 22:18, édité 1 fois

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Invité le Jeu 25 Déc - 19:57

Giaches_de_Wert a écrit:
Jesuisfred a écrit:
Il a dépensé l'argent des cotisants pour faire des travaux, la belles affaire.

Bel exemple de mépris des militants du mouvement ouvrier.

Faut que l'argents des militant serve a quelque chose, désolé pour les radins...

Cela dit dans un système horizontale les radins aurait leurs chance, qu'es que tu conseille comme placement en se moment? bounce

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Eugene Duhring le Ven 26 Déc - 0:31

Copas a écrit:
Faire une "tendance syndicale" n'a de sens qu'au travers de la volonté de construire un regroupement dans chaque conf', mais dans le cadre d'un regroupement inter-conf et extra-syndical, tourné vers la mobilisation des plus larges masses (et leur organisation appropriée).
Un vrai régal de gauchiste que cette volonté de construire un regroupement dans chaque conf. Et cette construction inter-confédérale, avec quel matériau : CFTC, CFDT, CGC, UNSA ? Car une fois enlevé ces 4 jaunes, il reste finalement peu de monde avec qui construire un regroupement dans chaque confédération : FO, Solidaires et CGT. Je passe sur la CNT tant elle est peu représentée dans les boites.

Copas a écrit:
L'axe central n'est pas l'expulsion des bureaucrates mais l'orientation menée, et cette orientation implique de se débarasser de la bureaucratie. La crise de la bureaucratie provoquée par la bureaucratie doit permettre de travailler à lier cela aux défaites successives des batailles syndicales menées par les directions.
Cela vaut aussi son pesant de cacahuètes. Se débarrasser de la bureaucratie ? Pourtant l'expérience du NPA devrait t'avoir éduqué dans une certaine mesure. En régime bourgeois, la bureaucratie se recrée sans arrêt. Avant de parler de bureaucratie faut-il faire vivre la démocratie à tous les niveaux de son organisation : syndicat, UL, UD, fédération. Pour avoir participé à des congrès fédéraux, je peux te certifier que la bureaucratie se perpétue déjà par l'indifférence des camarades à faire vivre la démocratie malgré un filtrage beaucoup moins important qu'avant des délégués. Idem pour les structures UL, UD où les camarades font bien souvent plus acte de présence que de partager une quelconque démocratie.
La bureaucratie ne s'est jamais aussi bien portée que depuis que les liens avec le PCF se sont distendus et que le contrôle par les appareils vis à vis de sa base s'est relativement relâchée. Un comble !

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Le Paon dort

Message  Roseau le Ven 26 Déc - 1:34


PS.
On comprend aisément que la décision qui sera majoritaire lors du prochain congrès du NPA
de travailler au regroupement des militants lutte de classe dans les syndicats
paraisse "gauchiste" à Duhring, membre du PC...
Tout comme la lutte pour déplacer à terme les bureaucrates acquis à l'ordre bourgeois...
Beau cadeau de Noel que le rappel savoureux de la veille rengaine sur les "gauchisses"
comme disait dans les belles heures le regrété Georges Marchais...
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Copas le Ven 26 Déc - 11:08

Eugene Duhring a écrit:
Copas a écrit:
Faire une "tendance syndicale" n'a de sens qu'au travers de la volonté de construire un regroupement dans chaque conf', mais dans le cadre d'un regroupement inter-conf et extra-syndical, tourné vers la mobilisation des plus larges masses (et leur organisation appropriée).
Un vrai régal de gauchiste que cette volonté de construire un regroupement dans chaque conf. Et cette construction inter-confédérale, avec quel matériau : CFTC, CFDT, CGC, UNSA ?  Car une fois enlevé ces 4 jaunes, il reste finalement peu de monde avec qui construire un regroupement dans chaque confédération : FO, Solidaires et CGT. Je passe sur la CNT tant elle est peu représentée dans les boites.


Un vrai régal de crétinisme et d'esprit franchouillard. Comment se sont mobilisées les masses dans les pays entourant la France ??? Purement au travers des grandes organisations syndicales historiques ????

Oui ? Non ??? Non, pas purement et plutôt moins souvent, des marées blanches mobilisant des AG dans la santé de la région de Madrid, à de multiples batailles sociales... On peut parler de l'Italie, et d'autres états , montrant que non, les mobilisations ouvrières et sociales passent en partie en dehors des syndicats historiques... Mais pour ça faut sortir les yeux du pré-carré français (quoiqu'en France, une des plus grosses mobilisations ouvrière fut celle des bonnets rouges).
Ce raisonnement est idiot et frelaté ....
Alors je répète tant la déformation des propos est insondable de la part de notre ami, si il lit (mais lire hein, c'est fatigant, il a raison...) :
Copas a écrit:
Faire une "tendance syndicale" n'a de sens qu'au travers de la volonté de construire un regroupement dans chaque conf'
(je mets bien les termes de l'équation pour notre lamberto )
>>>>> mais dans le cadre d'un regroupement inter-conf et extra-syndical,
>>>>> tourné vers la mobilisation des plus larges masses (et leur organisation appropriée).

La construction d'un tendance lutte de classe ne respecte pas les frontières des claques bureaucratiques et elle n'a de sens qu'ainsi. Cela est très important et il faudra des cadres organisationnels qui ne restent pas paralysés dans chaque claque bureaucratique.

La CFDT ?  Quand en pleine bataille dans la santé tu as un syndicat CFDT qui bascule en AG, c'est qu'ils étaient arrivés dans une logique de lutte qui les a mit en contradiction avec leur direction... Ils font alors partie de la tendance à construire qui doit rappelons-le, être tournée vers la mobilisation et la construction de cadres unitaires de masse .

During a écrit:
Copas a écrit:
L'axe central n'est pas l'expulsion des bureaucrates mais l'orientation menée, et cette orientation implique de se débarasser de la bureaucratie. La crise de la bureaucratie provoquée par la bureaucratie doit permettre de travailler à lier cela aux défaites successives des batailles syndicales menées par les directions.

Cela vaut aussi son pesant de cacahuètes. Se débarrasser de la bureaucratie ? Pourtant l'expérience du NPA devrait t'avoir éduqué dans une certaine mesure. En régime bourgeois, la bureaucratie se recrée sans arrêt. Avant de parler de bureaucratie faut-il faire vivre la démocratie à tous les niveaux de son organisation : syndicat, UL, UD, fédération.
Pour avoir participé à des congrès fédéraux, je peux te certifier que la bureaucratie se perpétue déjà par l'indifférence des camarades à faire vivre la démocratie malgré un filtrage beaucoup moins important qu'avant des délégués.
Idem pour les structures UL, UD où les camarades font bien souvent plus acte de présence que de partager une quelconque démocratie.
La bureaucratie ne s'est jamais aussi bien portée que depuis que les liens avec le PCF se sont distendus et que le contrôle par les appareils vis à vis de sa base s'est relativement relâchée. Un comble !
[/quote]

Le Dupont Dupont du raisonnement nous indique que la bureaucratie se recrée sans cesse... Grande nouvelle mon prince .... Tu nous apprend quelque chose là... Non , il faudrait faire vivre la démocratie en "bas" ??? Quelle créativité !!!  Heureusement que tu es là....
La bureaucratie a augmenté depuis que le PCF n'existe plus dans les entreprises ??? Tu appelles cela liens distendus, mais dans la réalité ce sont les liens distendus du PCF avec les travailleurs dans les entreprises qui ont amenés cette distanciation entre la  CGT et la direction du PCF. Mais non la bureaucratisation n'a pas augmenté parce que le PCF  a distendu ses liens avec la CGT...
Enfin, ce n'est pas parce qu'on mène une bataille pour la démocratie qu'il faut s'abstraire de toute analyse sur ce qu'est la bureaucratie (une couche sociale qui s'autonomise de la classe ouvrière et qui vit pour ce qu'elle croit être ce qui la perpétue et la prolonge).
Enfin tout autant que ce n'est pas la queue du chien qui lui fait prendre des virages, non la bureaucratie n'a pas cru en taille grâce à la distanciation des liens entre le PCF et la CGT. Si c'est ça le propos, c'est navrant de nullité.

Maintenant je comprends bien que ce qui donne un coup de fourche dans les miches de notre ami soit :

L'axe central n'est pas l'expulsion des bureaucrates mais l'orientation menée, et cette orientation implique de se débarasser de la bureaucratie. La crise de la bureaucratie provoquée par la bureaucratie doit permettre de travailler à lier cela aux défaites successives des batailles syndicales menées par les directions

Donc un débat sur l'orientation permettant de lier la dérive bureaucratique au chapelet de défaites subies par les travailleurs sous la direction des bandes bureaucratiques.
Le phénomène est lié, malgré un niveau de luttes des travailleurs demeurant important, même si moins important qu'à une époque. Améliorer le rapport de force nécessite, dans le cadre des batailles sociales actuelles,  de se coordonner en dehors du contrôle de la bureaucratie.

Au total Duhring s'invente un ennemi et nous fait perdre du temps... C'est habituel chez lui mais pénible à supporter.
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  gérard menvussa le Ven 26 Déc - 11:41

Mais il ressort aussi des arguments qui nous sont souvent retourné, surtout dans le "milieu syndical".

Se débarrasser de la bureaucratie ? Pourtant l'expérience du NPA devrait t'avoir éduqué dans une certaine mesure. En régime bourgeois, la bureaucratie se recrée sans arrêt. Avant de parler de bureaucratie faut-il faire vivre la démocratie à tous les niveaux de son organisation : syndicat, UL, UD, fédération. Pour avoir participé à des congrès fédéraux, je peux te certifier que la bureaucratie se perpétue déjà par l'indifférence des camarades à faire vivre la démocratie malgré un filtrage beaucoup moins important qu'avant des délégués. Idem pour les structures UL, UD où les camarades font bien souvent plus acte de présence que de partager une quelconque démocratie.

Il est vrai que la disparition de la bureaucratie est un objectif pas tout a fait immédiat. Et dont aucune organisation du mouvement ouvrier n'est épargnée : syndicats, partis (même le npa ou LO, sans oublier "la riposte") Pour autant, ce n'est pas parce que ce n'est pas pour tout de suite qu'il ne faut pas mener le combat. Personnellement, j'ai du mal à comprendre comment faire vivre la démocratie sans combattre la bureaucratie (puisqu'en général la bureaucratie repose justement sur l'absence de démocratie et sur le "professionnalisme" des fonctions.)

Quand à la participation des adhérents à la vie de l'organisation elle dépend de la façon dont l'organisation la conçoit mais aussi à une "ambiance de lutte" qu'il nous faut aussi recréer. Personnelllement je crois que c'est parce que les gens ont envie de lutter qu'ils se syndiquent. Or le moins qu'on puisse dire, c'est que les syndicats ne donnent en général pas vraiment envie de se battre : langue de bois, coopération à tous niveaux avec nos ennemis de classe.

La construction d'un tendance lutte de classe ne respecte pas les frontières des claques bureaucratiques et elle n'a de sens qu'ainsi. Cela est très important et il faudra des cadres organisationnels qui ne restent pas paralysés dans chaque claque bureaucratique.
!e probléme, c'est que "etre paralysé par les claques bureaucratiques" peut se faire de deux façon : soit "respecter" le cadre qu'elles ont elles même fixé (et partir donc avec un gros obstacle stratégique) soit éviter le combat (par exemple en envisageant cette lutte comme "éxtérieures" aux organisations syndicales. C'est bien pour ça qu'il faut mener la discussion à l'intérieur du cadre syndical. Ce qui n'empéche pas d'ailleurs de construire des cadres de mobilisations extérieurs aux OS (type comité de gréve, etc)
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Copas le Ven 26 Déc - 12:10

gérard menvussa a écrit:

La construction d'un tendance lutte de classe ne respecte pas les frontières des claques bureaucratiques et elle n'a de sens qu'ainsi. Cela est très important et il faudra des cadres organisationnels qui ne restent pas paralysés dans chaque claque bureaucratique.
!e probléme, c'est que "etre paralysé par les claques bureaucratiques" peut se faire de deux façon : soit "respecter" le cadre qu'elles ont elles même fixé (et partir donc avec un gros obstacle stratégique)  soit éviter le combat (par exemple en envisageant cette lutte comme "extérieures" aux organisations syndicales. C'est bien pour ça qu'il  faut mener la discussion à l'intérieur du cadre syndical. Ce qui n’empêche pas d'ailleurs de construire des cadres de mobilisations extérieurs aux OS (type comité de gréve, etc)

La convergence des hôpitaux montre qu'une structure intermédiaire peut exister. Les choses ne sont donc pas aussi simplistes que cela.
Dans un éclair de lucidité Duhring remarquait que les bureaucraties syndicales ne controlaient plus autant les choses qu'avant. Ca me fait plaisir car c'est un thème que nous sommes quelques uns à avoir porter depuis des années maintenant (sous de nombreuses attaques et agressions personnelles de certains ici et ailleurs)... Cela résulte d'une dégradation globale mais cela n'a pas que des inconvénients, la convergence des hôpitaux qui réunit pour l'essentiel des mini-intersyndicales (60 à 70 établissements représentés), et des fois des équipes de lutte et des AG, montre qu'il y a une place pour beaucoup de cas de figure, et des cas de structuration incomplets mais démontrant une volonté de lutte dans de nombreux endroits.

On a eu la question des coordinations d’intermittents qui sont quand même de masse au regard de leur milieu, dans une profession qui combine des aspects assez modernes sur ce qu'est le jeune prolétariat maintenant, montre que oui, il existe des percées utiles et intéressantes.

Il y a eu d'autres exemples de moindre niveau mais montrant qu'il existe des possibilités réelles qu'il faut analyser. Dans leur part de succès comme d'échec.

C'est au nom de ce travail unitaire du réel, celui des travailleurs en lutte, qu'une tendance lutte de classe ne peut restée emprisonnée dans une seule centrale syndicale, ni limitée à l'ensemble des confs...
Elle doit regarder vers la construction d'outils unitaires de bataille.

Si on regarde la santé, il existe des centaines de luttes qui se mènent localement, mais la bonne carburation pour que cela s'exprime globalement, c'est à dire organisationnellement, n'a pas encore été trouvée. La convergence des hôpitaux n'a pas réussi à peser à échelle de masse et nationalement, pendant que des diversions étaient organisées par les directions des centrales (d'ailleurs diversions groupusculaires souvent).
C'est souvent de masse en bas, mais pas en haut, avec des mobilisations qui deviennent considérables localement.
La convergence des hôpitaux est insuffisante de ce point de vue et peut-être est-ce son cadre essentiellement syndical qui la limité... A réfléchir et à voir.

Toujours est-il que dans la crise amenée par la bureaucratie dirigeant la CGT dans la bureaucratie dirigeant la CGT, en rendant publiques les turpitudes, l'opposition sur la stratégie commence à se cristalliser au delà de virer un dirigeant indélicat.
Ce qui remonte à la surface, et c'est probablement la 1ere fois de ce niveau depuis plus de 60 ans, c'est aussi la colère contre l’orientation menée qui surgit.
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  A.C33 le Ven 26 Déc - 12:43

Copas a écrit:

La bureaucratie a augmenté depuis que le PCF n'existe plus dans les entreprises ??? Tu appelles cela liens distendus, mais dans la réalité ce sont les liens distendus du PCF avec les travailleurs dans les entreprises qui ont amenés cette distanciation entre la  CGT et la direction du PCF. Mais non la bureaucratisation n'a pas augmenté parce que le PCF  a distendu ses liens avec la CGT...
Enfin, ce n'est pas parce qu'on mène une bataille pour la démocratie qu'il faut s'abstraire de toute analyse sur ce qu'est la bureaucratie (une couche sociale qui s'autonomise de la classe ouvrière et qui vit pour ce qu'elle croit être ce qui la perpétue et la prolonge).
Enfin tout autant que ce n'est pas la queue du chien qui lui fait prendre des virages, non la bureaucratie n'a pas cru en taille grâce à la distanciation des liens entre le PCF et la CGT. Si c'est ça le propos, c'est navrant de nullité.



Bonjour Amigo et..tant que je suis à jeun,..a toi, tes proches, tes camarades de Parti et de syndicat, le marchaiso-stalinien des bords de Garonne, profite de la période pour déposer ses voeux de"BONHEUR et RIEN d'autre" selon la formule d'ELUARD que j"aime à répéter tous les ans
Concernant ta réaction
   
Ce lien PCF/CGT ,perso, (et certainement au vu de mon parcours militant et ma connaissance des  "coulisses") 


..............ce n'est pas tant dans l'aspect des"buros" (un thème cher à mes amis "gauchistes-Marcelin" ), voire de certaines cooptations rigolotes que je l'analyse(par exemple le recyclage à Montreuil, chez Viannet -thibault  de trois charlots huistes après que le barbu aie servi de fusible à MGB).
Mais à partir d'une réalité simple, simpliste ,voire.


Avec un PCF -qu'on le vllipende depuis sa création ,ou que, comme moi, qui  l'ai quitté quand il a fait "rire" aulieu de faire "peur" ,un PC qui globalement était un repère d"avocat des petits" , d'outil de légitime défense dans la LDC, (et même quand sa stratégie-par exemple le pCG -était objectivement CONTRE-REVOLUTIONNAIRE d'un point de vue marxiste
..quand ce PARTI "fournissait" de la courroie de transmission en "peau de couilles" (féministes, antisexistes, désolé.Wink , la CGT tenait  la route!


Son fonctionnement interne, qui fut et reste malgré tous les  statuts de "centralisme" sous contrôle de deux à deux cent cinquante"dirigeants" (??) , quelques révisons de situations persos en vue de retraite à venir, etc etc..., même pour des mecs dans mon genre, lucides -pardon de l'immodestie- c'était pas "un" probléme".


Attention, je ne dis pas que c'était"excusable" et à perenniser

Grosso modo, il n'y a que depuis  que , dans le sillage de la mutation huiste , la conversion à l'européisme CES (  questions de largages de fondamentaux et..de pognon !!),   


   a été prise  la décision en petit comité de tenter d'offrir à la social démocrtie française un POLE SYNDICAL crédible( qui existe partout ou le socs dems ont pu , pour des raisons historiques, enterrer Marx avant que le PS ne le fasse) -donc la rupture d'avec le syndicalisme de lutte pour offir l'eau tiède du "syndicalisme rassemblé, jumeau dela CFDT)


...................il n'y  a qu' . ,à partir delà, que chez les militants de "boites", voire de certaines UD UL, la réflexion pouvait déboucher sur ce qui estpassé de "l'affaire LE paon " à aujourd'hui"QUELLE CGT"
 Car c'est la réalité , sur leterrain, des "incompréhensions" des masses qui ont rendu inaudibles le numéro "il fautsauver le soldatlePaon" qui a duré une semaine et demi.....
Paniquant ceux qui ont alimenté le Canard en pensant poussrr dehorsun calife pour prendre sa place..avec les m^mes ORIENTATIONS capitulardes!

Quand ceux qui se dépensent au service de leur Classe avec dévouement et intégrité...ont les"boules" ..la COLERE devient terrain à REFLEXION et elle fait "boule"..de neige


Re  du fameux texte qui circule 


http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme/111214/cgt-la-base-prend-la-parole




IL est relayé dans un moment INEDIT :!


desMILITANTS d'une ORGA brisent l'omerta de boutique!!

Voilà un truc qui , moi, me ravit!

 Mi janvier, un coup de tonnerre à plusieurs détonations, se prépare,


(si mes infos sont à jour)


Conclusion de lapalissade marxisante, que LENINE n'aurait pas contesté:




Pour faire court" tu n'as pas de syndicat de CLASSE sans Organisation Revolutionnaire




Cette affirmation -contestable chez des tenants de l'anarcho syndicalisme ou "situationnistes parfois confus) rend selon moi, pure gesticulation TOUT ce qui se veut encore de réflexion "saucissonnant" le"social" et le processus communiste.

Vu que la pub est gratos, lol! je signale aux rares militants qui chaque matin ne se précipiteraient pas, comme toi , sur mon comptoir de Bistro -Faux FORUM, pour démarrer la journée avec des neurones rouges sang,.... que je prétends avoir mis en ligne-y compris des textes dont je ne partage pas TOUTE l'analyse, durant le feuilleton commencé publiquement le 3 ou 4 décembre
C'Est ici:

"LE PAON "Au- delà de ce monsieur:QUEL TYPE DE SYNDICALISME?








ref:
http://nepasbaisserlesbras.forumactif.com/t952-le-paon-au-dela-de-ce-monsieurquel-type-de-syndicalisme


Bien à toi


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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  verié2 le Ven 26 Déc - 13:21

Duhring
La bureaucratie ne s'est jamais aussi bien portée que depuis que les liens avec le PCF se sont distendus et que le contrôle par les appareils vis à vis de sa base s'est relativement relâchée.
Y-a-t-il plus ou moins de bureaucrates aujourd'hui qu'en 1950, 1960, 1968 ? C'est possible qu'il y en ait plus, en raison notamment de la multiplication des organismes paritaires. Il faudrait faire le compte...

Mais le problème est mal posé. En fait, nous avons affaire à une bureaucratie sensiblement différente. Du temps où le PCF contrôlait étroitement la CGT, nous avions affaire à une bureaucratie qu'on peut qualifier de "stalinienne", bien qu'elle eut aussi des caractéristiques social-démocrates. Chaque bureaucrate devait suivre, au moins en apparence, la ligne du parti, les écarts étaient limités. De plus, le parti entretenait tout de même certaines traditions : un élu ou un permanent était censé percevoir le salaire d'un ouvrier qualifié de la région parisienne. Au delà (pour un élu), il reversait la différence dans les caisses du parti. La Vie ouvrière comprenait un certain nombre de journalistes militants issus du monde du travail, qui passaient quelques années au journal puis repartaient travailler - j'en ai connu. Pour certains, c'était davantage un sacrifice qu'une promo.

Sans doute la corruption, matérielle comme idéologique, n'était pas absente de cette bureaucratie stalinienne, néanmoins elle était limitée par le contrôle de l'appareil, et même par un certain contrôle des militants. Ceux-ci n'auraient pas admis qu'un de leurs dirigeants se comporte comme Le Paon - bien qu'il y ait eu des exceptions, genre Thorez qui vivait sur un grand train. Une bonne partie des cadres staliniens croyaient à leurs idées... à leur manière, comme Krasucki par exemple.

Aujourd'hui, on a une multitude de petites bureaucraties en roue libre, sans contrôle ni de la base ni du parti. Comme dans les municipalités, on a des maires devenus des notables avec tout ce que cela implique. Dans ce contexte, pourquoi se priver... à tous les niveaux ? Le Paon est le produit de cette évolution. D'ailleurs il semble ne même pas comprendre ce qu'on lui reproche, tellement il est éloigné, non seulement des travailleurs de base, mais des traditions militantes même "staliniennes".

Le problème qu'on doit se poser, c'est : est-ce plus facile pour les révolutionnaires de combattre ces bureaucrates que les précédents ? Notre tactique doit-elle être différente ? etc

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  gérard menvussa le Ven 26 Déc - 14:45

bien qu'il y ait eu des exceptions
Puisque tu le rappelle : il se trouve que pour "analyser" un polar récemment paru, j'ai revu ma documentation sur les années 50/60 en france vu du mouvement ouvrier En particulier un ouvrage particuliérement intéressant Frédéric Chapier "les valets de la guerre froide" qui traite entre autre d'un personnage peu connu mais qui a eu une certaine importance comme "homme de l'ombre" : Georges Albertini (ça devrait te dire quelque chose) Et la dedans il est raconté un des "scandales" des années 50, celui des "Delahaye" blindées commandées par le pcf aux camarades Thorez et Duclos. C'est vrai qu'elles faisaient assez peu voiture de prolo !



C'est avec cette voiture que Duclos se fera piquer à un barrage lors de la manif contre "Rigway la peste" lors de la célébre "Affaire des pigeons" (Duclos a été arrété par la police quelque peu sur les nerfs suite a deux jours d'émeutes et accusé d'espionnage au bénéfice de l'urss en raison de la présence de deux pigeons qu'il destinait à son repas accompagné de quelques petits pois) Bref, les scandales n'ont pas tout a fait commencé aujourd'hui...
Cela a d'ailleurs entrainé une violente campagne de presse du coté de la presse bourgeoise !

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gérard menvussa

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  A.C33 le Ven 26 Déc - 15:09

verié2 a écrit:
Le problème qu'on doit se poser, c'est : est-ce plus facile pour les révolutionnaires de combattre ces bureaucrates que les précédents ? Notre tactique doit-elle être différente ? etc
 

Plutôt que de se poser la question dont se CONTREFOUTENT les travailleurs, c'est à dire de savoir "comment on combat plus facilement une bureaucratie qu'uneautre," n'est il pas plus "REVOLUTIONNAIRE" de se poser la seulequestion selon moi, qui correspondea ux enjeux de la LDC de2014?

Comment un militant , dans chacun de ses ACTES transparents de combattantde CLASSE, se positionne til pourquedans son SYNDICAT-on parle ici de la CGT, mais  c'est valable partout, à SUD y compris- , les IDEES de nécessaire affrontement sans concession contre le K , progressent, s'enracinement , ce qui suppose de savoir se saisir de TOUT ce qui  permet l'auto-organisation , le"tous ensemble" etc 

Le reste, y compris telle ou telle conception non dite de"fraction en lutte contre la "bureaucratie"," qui s'organiserait pour que des "révolutionaires"(qui?, quel brevet stp?) aient plus de"facilité"(??) pour que la CGGT ne devienne pas un simple clone de la CFDT.. pardon de mon propos: c'est de la Lutte de classes de cour de récré, pour quelques initiés..


Ce jugement qui peut irriter repose sur un principe que j'ai du perdre de vue durant quelques années d'investsisement tant à laCégèt qu'au P.C à asvoir: la confiance dans LES MASSES pour qu'elles"fassent l'Histoire"


Plutôt que de se raconter des"histoires" , en pensant que le syndicat devient OUTIL EFFICACE en passant parla case" chasse aux buros ", "staliniens"(??)  hier et "sociaux-traitres"aujourd'hui.


la CGTsera ce qu'en feront les adhérents de la CGT.
 
ET dans sa stratégie,, et dans ses formes de fonctionnement, et dans ce que seront, du coup, ses dirigeants.!






Que cela corresponde ou pas à ce que souhaiteraient des encartés LO, NPA, POI, P."C", j'aurais tendance à penser que l'histoire nous le dira un jour..


Je crois que le mieux serait que ceux qui veulent flinguer les"buros" commencent par réfléchir au fait qu'eux mm^me ne sont pas en mesure de peser dans le rapport de forcesK/travail aujourd'hui .Malgré tout leur investissement que je ne suis pas de ceux qui le contestent..






Ce n'est pas QUE la faute de la bande à le Paon, des  locataires actuels de la place du Cl Fabien, des anciens compagnons delutte de Krasu..ni des ainés décédés aujourd'hui , compagnons d'un Thorez qui aurait vécu, me dis tu sur "un grand train"....
Pas un de la Bataille du rail..Non,  comme un Pinault ou un ..Ceaucescu.. Mad Very Happy Very Happy, c'est ça?


Ceci dit sans agressivité post stalinienne, crois moi...




En militant du Communisme, tout simplement, comme beaucoup en recherche., en tâtonnements, en doutes etc etc..




Cordialement


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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  verié2 le Ven 26 Déc - 15:14

L'affaire de la Delahaye blindée de Thorez a été instrumentalisée par les médias dans le cadre de la guerre froide. En elle-même, elle ne prouvait pas grand chose. Ce n'est pas choquant qu'un parti se donne les moyens de protéger les déplacements de ses dirigeants. Surtout dans une période comme celle-là.

Je ne sais pas comment vivait Duclos. Pour ce qui est de Thorez, outre les éléments contenus dans le livre de Robrieux, j'ai assez bien connu un militant qui a fait partie des équipes de protection de la villa des Thorez-Wermersh dans le midi. Ce qu'il racontait était édifiant bien qu'il soir resté toute sa vie fidèle au parti, avant de le quitter pour la LCR au moment de son départ en retraite. (Il travaillait pour une boîte du parti et ne pouvait pas le faire avant.)

Tout cela est vrai, mais ce n'était absolument pas la norme. La plus grande partie des dirigeants et des maires vivaient modestement, et c'était encore le cas récemment pour certains d'entre eux.

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  verié2 le Ven 26 Déc - 15:19


A.C33
Plutôt que de se poser la question dont se CONTREFOUTENT les travailleurs, c'est à dire de savoir "comment on combat plus facilement une bureaucratie qu'uneautre," n'est il pas plus "REVOLUTIONNAIRE" de se poser la seulequestion selon moi, qui correspondea ux enjeux de la LDC de2014?
(...)
la CGTsera ce qu'en feront les adhérents de la CGT.
Certes, ce n'est pas le problème que se posent les travailleurs en ce moment. D'ailleurs la lutte contre la bureaucratie n'est en effet pas une fin en soi. En revanche, il est important de comprendre à qui nous avons affaire pour adopter une politique, une tactique etc.

Un exemple, pendant longtemps, certains courants d'extrême-gauche considéraient plus ou moins les dirigeants syndicaux, non comme des gens défendant des intérêts spécifiques distincts de ceux des travailleurs, mais comme "des camarades qui se trompent". Crois-tu qu'on puisse considérer Le Paon comme "un camarade qui se trompe" ?

Pour combattre efficacèment la société capitaliste, il faut comprendre son fonctionnement, y compris celle des bureaucraties syndicales.

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Dinky le Ven 26 Déc - 15:29

L'affaire de la Delahaye blindée de Thorez a été instrumentalisée par les médias dans le cadre de la guerre froide. En elle-même, elle ne prouvait pas grand chose. Ce n'est pas choquant qu'un parti se donne les moyens de protéger les déplacements de ses dirigeants. Surtout dans une période comme celle-là.

Entièrement d'accord, et il faut savoir que pour les dirigeants ou porte-paroles exposés, ces précautions sont plus une contrainte qu'un plaisir.

La plus grande partie des dirigeants et des maires vivaient modestement, et c'était encore le cas récemment pour certains d'entre eux.

Vrai aussi et s'il pouvait y avoir des exceptions, les "dignitaires" et notables du PC, même de haut niveau, avaient plus un niveau de vie proches de travailleurs qualifiés que de bourgeois.
D'ailleurs, surtout à l'époque où le PC était très fort, la presse bourgeoise a souvent cherché des "scandales" et des privilèges et n'a jamais trouvé grand chose de sérieux.

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Dinky le Ven 26 Déc - 15:40

On comprend aisément que la décision qui sera majoritaire lors du prochain congrès du NPA
de travailler au regroupement des militants lutte de classe dans les syndicats
paraisse "gauchiste" à Duhring, membre du PC...
Tout comme la lutte pour déplacer à terme les bureaucrates acquis à l'ordre bourgeois...
Beau cadeau de Noel que le rappel savoureux de la veille rengaine sur les "gauchisses"
comme disait dans les belles heures le regrété Georges Marchais...

Marchais et les staliniens n'ont pas inventé la caractérisation de "gauchisme" et même s'il l'ont utilisée de façon malhonnête, on n'est pas obligé d'être aussi malhonnête en comparant ceux qui l'utilisent à des stals.

Tout comme la lutte pour déplacer à terme les bureaucrates acquis à l'ordre bourgeois...

C'est comme si on disait que cette phrase idiote indiquait une volonté, chez son auteur de déporter les bureaucrates au goulag.

La notion même de "regroupement des militants lutte de classe dans les syndicats", est évidemment une des pires âneries qu'on peut proférer dans la période et en plus d'être "gauchiste", c'est complètement infantile.

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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  gérard menvussa le Ven 26 Déc - 17:19

La notion même de "regroupement des militants lutte de classe dans les syndicats", est évidemment une des pires âneries qu'on peut proférer dans la période
Ah bon ! Et pourquoi donc "dans la période", cela serait "infantile" ?
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  Roseau le Ven 26 Déc - 17:34

Dinky a écrit:
Marchais et les staliniens n'ont pas inventé la caractérisation de "gauchisme"
Dinky doit apprendre à lire: je n'ai pas écrit "gauchiste",
mais "gauchisse", à propos de Marchais.
C'est dans la prononciation et le prolongement avec "gauchisse-Marcelin"
qu'est tout le sel de l'humour marchaisien.
Il nous manque beacoup.
Dinky a écrit:phrase idiote...une des pires âneries... complètement infantile.
Vals banni pour attaques personnelles,
et revenu honteusement planqué sous "Dinky",
doit cesser ses attaques personnelles et argumenter.
Ce forum n'est pas le mur des ressentiments.


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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  gérard menvussa le Ven 26 Déc - 17:38

Dinky a écrit:
L'affaire de la Delahaye blindée de Thorez a été instrumentalisée par les médias dans le cadre de la guerre froide. En elle-même, elle ne prouvait pas grand chose. Ce n'est pas choquant qu'un parti se donne les moyens de protéger les déplacements de ses dirigeants. Surtout dans une période comme celle-là.

Entièrement d'accord, et il faut savoir que pour les dirigeants ou porte-paroles exposés, ces précautions sont plus une contrainte qu'un plaisir.

La plus grande partie des dirigeants et des maires vivaient modestement, et c'était encore le cas récemment pour certains d'entre eux.

Vrai aussi et s'il pouvait y avoir des exceptions, les "dignitaires" et notables du PC, même de haut niveau, avaient plus un niveau de vie proches de travailleurs qualifiés que de bourgeois.
D'ailleurs, surtout à l'époque où le PC était très fort, la presse bourgeoise a souvent cherché des "scandales" et des privilèges et n'a jamais trouvé grand chose de sérieux.
Des fois si...
La nécessité d'avoir une voiture blindée pendant la "guerre froide" me semble peu discutable, en tout cas défendable. Comme d'ailleurs celle pour Lepaon d'avoir un appartement de fonction, eu égard aux conditions dans laquelle il a été élu (militant dans une lointaine région, ou sa famille n'a pas forcément envie de déménager) Aprés, pourquoi avoir une Delahaye qu'une Aronde (qui coutait 20 fois moins) ou loger à vincennes ou a aubervilliers (les logements ne sont pas tous au même prix !)
La question bien plus décisive que les avantages matériels "immédiats" me semblent être que depuis 40 ans, les effectifs et la combativité de la cgr ont été divisé par 10, et le nombre de permanents a lui été mulitiplié par le même chiffre. Je vais essayer de retrouver les chiffres, mais c'est tout a fait intéressant (et ça montre une déconnexion entre les militants d'entreprise, et les bureaucrates qui dépendent tout autant de ces premiers que de l'appareil d'état pour leur status professionnels)
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Re: L'affaire Lepaon et ses suites

Message  verié2 le Ven 26 Déc - 18:16

pourquoi avoir une Delahaye qu'une Aronde
Une des raisons pourrait être que la Delahaye de Thorez a été mise en service en 1947-1948, alors que l'Aronde a été produite à partir de 1951-52... Very Happy
Les petites voitures des années quarante et même cinquante, genre Juvaquatre ou 4 CV, ne se prêtaient guère au blindage. Pas plus que l'Aronde d'ailleurs. Pour avoir une voiture avec des blindages de tôle d'acier de 4/5 millimètres d'épaisseur comme celle de Thorez, qui l'alourdissent considérablement, il faut un moteur puissant. Qui est aussi un facteur de sécurité comme l'a montré l'attentat du Petit Clamart contre de Gaulle. Une Aronde se serait traînée à 60/70 à l'heure...

Mais ce sont évidemment des détails. Différents de l'appartement de fonction de Le Paon qui aurait pu être loué à La Courneuve pour un loyer trois fois moins cher qu'à Vincennes. En revanche, le niveau de vie de Thorez, y compris quand il a perdu son poste de Ministre d'Etat, qu'il appréciait bien, était certainement plus élevé que celui de Le Paon. Mais Thorez était un cas. Dans le cadre du culte de la personnalité qui sévissait alors et faisait de Maurice un demi Dieu, le "premier stalinien de France" devait continuer à vivre comme un ministre. Ce qui, répétons-le, n'était pas le cas de l'immense majorité des cadres, permanents, élus, maires etc du parti.
__
Sinon, les chiffres, si tu les trouve, seraient intéressants. Car, si la CGT a "gagné" (?) de nouveaux postes de bureaucrates, elle en a aussi perdu en raison de son affaiblissement, de la disparition d'innombrables associations para-syndicales ou de leur autonomisation, comme celle de la FSCGT par exemple, que je connais un peu et qui a perdu presque tout caractère syndical et politique...

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