Les syndicats à l'heure de l'austérité

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Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Roseau le Sam 22 Déc - 19:35

Un dossier réalisé par la commission Intervention sur les Lieux de Travail du NPA
http://www.npa2009.org/content/les-syndicats-%C3%A0-lheure-de-laust%C3%A9rit%C3%A9
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NEGOCIATIONS POURRIES AVEC LE PATRONNAT

Message  Vals le Mer 9 Jan - 13:30

URGENT- Communiqué du SAF - Le MEDEF revendique l’immunité judiciaire..." de : Syndicat des Avocats de France
mercredi 9 janvier 2013 - 12h05

Position critique du SAF sur le projet d’accord présenté par le MEDEF aux syndicats dans le cadre des négociations sur la sécurisation de l’emploi qui doivent reprendre demain.

Communiqué du Syndicat des Avocats de France -
"Le MEDEF revendique l’immunité judiciaire pour les entreprises !" :

"Ce n’est pas de sécurisation de l’emploi dont il est question à chaque ligne du projet d’accord national interprofessionnel élaboré par le MEDEF.

La sécurisation n’y est conçue qu’au profit des entreprises, pour se prémunir de toute obligation de transparence et de justification, et se constituer une véritable immunité judiciaire.

La revendication n’est pas neuve ; elle a déjà servi de fil rouge à l’ensemble des positions patronales des 15 dernières années et a connu déjà plusieurs succès, avec le mécanisme de la rupture conventionnelle obtenue des partenaires sociaux puis du législateur en 2008, ou la pratique des plans de départs volontaires qui se répand elle aussi sans aucun contrôle judiciaire possible.

Mais le MEDEF n’entend pas s’en contenter, et réclame désormais le droit :

de museler les représentants du personnel en leur imposant la confidentialité sur les informations qu’ils reçoivent, et des délais préfix pour entendre leur expert et rendre leur avis ;

de subordonner le maintien du CDI à la réalisation d’un projet, transformant ainsi le CDI en CDD ;

de licencier sans avoir à justifier d’un motif économique le salarié qui aura refusé une modification de son poste ou de son lieu de travail dans le cadre d’une réorganisation, et de s’exonérer par là même de toute mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi et des règles encadrant le licenciement économique ;

de licencier sans contrôle les salariés refusant les modifications de leur rémunération ou de leur temps de travail issues des accords dits « de maintien dans l’emploi », en se libérant là aussi de toutes les règles propres au licenciement pour motif économique ;

lorsque l’obligation de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l’emploi n’aura pu être contournée, de s’affranchir par accord collectif de toutes les règles encadrant sa présentation, ou de se prémunir de tout contrôle judiciaire sur ce plan par le jeu d’une homologation de l’administration du travail pouvant être simplement implicite ;

de se prémunir de toute contestation quant à la validité ou la justification de leurs décisions, en tous domaines, en cas de violation des règles de procédure et de formalisme édictées par le code du travail pour encadrer le pouvoir de décision des employeurs (Exit la requalification de nombre de CDD pour absence de motif, exit la requalification des temps partiels pour absence de fixation de l’horaire, exit la nullité des licenciements économiques pour défaut de plan social, exit les garanties procédurales conventionnelles spécifiques, etc…) ;

de compenser a posteriori l’indigence de la motivation des lettres de licenciement ;- de plafonner le risque financier des litiges par une barémisation des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

d’échapper encore et enfin à tout contrôle judiciaire et risque de sanction par des délais de prescription exceptionnellement brefs.

Il ne s’agit là que d’une brève synthèse des réformes réclamées par le MEDEF pour aboutir à une destruction majeure du droit des salariés au respect de leur contrat de travail et de leur droit à l’emploi, quitte à bafouer ouvertement les principes fondamentaux de la réparation intégrale des préjudices et de l’obligation de motivation des licenciements… Rien n’arrête le MEDEF dans ses prétentions à remettre en cause 40 ans d’évolutions législatives et surtout jurisprudentielles, résultat de combats judiciaires auxquels les avocats du SAF ont largement contribué, en s’assurant qu’à l’avenir les Juges seront bien empêchés de venir rétablir les droits des salariés.

En guise de contreparties, le MEDEF ne propose aux syndicats que des mesures qui ont en réalité l’objectif de créer un véritable statut de la précarité, pour mieux développer ce marché du travail précaire qui désespère tant les salariés.

La véritable sécurité pour le salarié, c’est celle de conserver son emploi, ou d’en retrouver un, pérenne et digne, dans des délais très brefs, et non celle consistant à obtenir des droits sociaux maintenus en cas de perte d’emploi en contrepartie de la possibilité de perdre plus facilement celui-ci. Il paraît illusoire d’obtenir des droits nouveaux potentiels pour les salariés les plus précaires si cela se fait en contrepartie d’une précarisation générale de l’ensemble des salariés.

Quant au prétendu contrôle par la négociation collective dans les entreprises, il se limite, en l’état actuel de la représentation des salariés et du rapport de force dans la majorité des entreprises, à un vœu que l’on peut partager mais qui ne sera d’aucune efficacité immédiate et ne bénéficiera pas d’une contribution loyale des entreprises au dialogue social dès lors que les employeurs se sauront à l’abri de tout contrôle effectif de leurs agissements.Le MEDEF qui pourfendait l’autorisation administrative de licenciement, dont il a obtenu la suppression en 1986, préconise désormais l’homologation des PSE par l’administration du travail, pour mieux mépriser les intérêts des salariés et le rôle des représentants du personnel, ce qui ne peut qu’alarmer lorsque l’on sait le peu de moyens dont dispose l’administration du travail, et les statistiques relatives à l’homologation des ruptures conventionnelles. C’est dire s’il est temps de s’indigner et de résister. Les avocats du SAF ne peuvent que dénoncer avec force les desseins d’un patronat qui se revendique tout-puissant et seul Juge dans son Etat.

De telles perspectives de réforme doivent être très fermement bannies. Les entreprises sont des sujets de droit qui ne peuvent prétendre échapper à la démocratie du contrôle judiciaire et à l’exigence de la transparence."


Paris, le 9 janvier 2013
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Droits des salariéEs : ouverture des soldes !

Message  Roseau le Sam 12 Jan - 22:48

NPA
samedi 12 janvier 2013
L’accord signé par la CGC-CFE, la CFTC et la CFDT et le MEDEF entérine des reculs fondamentaux contre le droit du travail. Il institutionnalise la précarité par la généralisation des contrats à durée indéterminée intermittents et des contrats de projets, instaure la flexibilité en généralisant la mobilité, la flexibilité des horaires et des salaires.

Les droits des salariéEs sont taillés en pièces : reculs des droits collectifs et des institutions représentatives du personnel en cas de licenciements économiques, plus grandes difficultés pour les recours des salariéEs contestant licenciement ou modification du contrat de travail. Les prétendues contreparties ne sauraient en aucun cas légitimer de tels reculs. Le MEDEF a bien toutes les raisons de se féliciter d’un accord « historique »qui est aussi un succès pour le gouvernement qui en avait fait le pendant obligé du cadeau de 20 milliards faits au patronat.

Pour le NPA, cet accord ne répondra en rien au problème du chômage bien au contraire. Une véritable politique pour l’emploi serait d’interdire les licenciements, réduire le temps de travail pour permettre à toutes et tous de travailler, renforcer les droits des salariéEs.L’urgence est la construction unitaire d’une mobilisation interdisant la validation de tels reculs sociaux.

Montreuil, le 12 janvier 2013
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Roseau le Mar 22 Jan - 18:33

23 janvier : Bruxelles : Non au dumping social : manifestation syndicale européenne
http://www.avanti4.be/action-agenda/article/bruxelles-non-au
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A quoi joue la direction de la CGT ?

Message  Roseau le Mer 30 Jan - 13:07

Par AC, sur Bella Ciao

Passé la colère et nos poings serrés devant la façon dont l’UD PARIS,la Confédé et certaines Fédérations ont tout fait par contacts ciblés(mal, la preuve !) pour non seulement ne pas appeler à un temps fort de convergences avec par exemple des délégs de boites pour muscler les cortèges, mais pour carrement donner des consignes pour éviter ce rassemblement suspact de"gauchisme ", il faut lucidement voir la COHERENCE de NOTRE Orga
Passons rapidement sur ce qui est le FOND : depuis X années, la CGT "parie" sur une impossibilité de rapports de force capable d’ébranler sur ses bases le Capital
Comme la CGT nationale et sa fraction dite"réaliste" rejette un court terme d’affrontement de classe en terme de "processus" de déglinguage du Capitalisme , pour pouvoir EXISTER et compter dans tous les dispositifs"institutionnels", la CGT pratique le syndicalisme chauve-souris.

-"Je suis oiseau, voyez mes ailes" :

C’est toute la mobilisation en terme d’ ORGANISATION pour que la forêt de drapeaux et sonos démontrent une réalité :OUI, la CGT est de loin, le syndicat qui continue d’être un repère majoritairement perçu comme moins "vérolé que les autres compagnons d’interconfédérations Zunitaires , rassemblés pour nous organiser des promenade bi- mestrielles contre les projets de "casse" des statuts, des régimes de retraite, des luttes..etc etc.

Cela marche ! Les militants sont fiers de leur appartenance .à leur ORGA qui démontre sa puissance

Au moins, pour certains, six ou huit fois dans l’année et dans la rue..

Fiers aussi que massivement quand elle est dans la rue, la JEUNESSE soit derirèère les banderoles CGT.. _ :
Pas de la CFDT....

Cette fierté est légitime, elle est le reflet d’une réalité qui dérange certains :

Quelques généraux félons ne font pas de NOUS des harkis du Capital.
La CGT ce n’est pas que THIBAULT-Le DUIGOU and C0..
Ce sont des milliers de ’hommes et de femmes qui sont au "charbon" et aux côtés, en permanence de ceux qui souffrent...


"Je suis souris , vive les rats :

En même temps, l’analyse a-marxiste, un soi disant "réalisme" face aux apparences des expressions de colère, a conduit à l’alignement sur ce qui a été mis en place depuis des années, la CES et autres CISL débaptisé pour absorber le courant de classe, qui ont une mission simple :

Gagner le combat contre la RESISTANCE , aligner le syndicalisme d’"accompagnement" sur les positions MONKS-Chérèque et autres formes de cette représentation du monde du Travail qu’on vante dans les soirées téloches ou par exemple CALVI et les "politologues", "économistes" et autres rédacteurs de"Valeurs actuelles" ou du Figaro, martèlent que"" l’heure est au courage d’accepter le RECUL en terme de "DROITS" acquis par le lutte", de se rallier au dogme de nécessaire accélération de casse industrielle

Bref, rompre avec ridicule maladie française du refus de"Consensus social"..

-En même temps, la CGT est restée courroie de transmission.
Pour parler direct :

Krasu , au BP , participait à la concordance stratégique du syndicalimse de masse et de classe...d’avec la politique du Parti Communiste.
Cela n’a pas eu que des effets négatifs, ni en 36, ni en 68..(Ce qui n’exclut pas des aspects moins "glorieux" quand à la non prise en compte de ce qu’était , en mai 68 , un mouvement de fons objectivement porteur de"communisme"...)

La CGT est toujours courroie de transmission !

Avec une colonne vertébrale essentiellement, toujours, de mouvance influencée par le "pécéisme"...mais.sur les bases de ce qu’est la prétention Frontiste deGôche : freiner ce qui perturbe le plan de marche citoyen et républicain...

Cela ne peut conduire qu’à voir des méchants gauchistes" derrière tout syndicat qui "pousse trop loin le bouchon"...selon Thibault !

"Aventurisme "selon le même leader,risquant..isoler la Cégèt, et la priver..de cette "amnistie" prononcée par les milieux patronaux, gouvernementaux et politiques, quand l’adversaire de classe a cru que c’était"gagné"..,que le secrétaire général était ovationné dans un Congrès P.S, en même temps qu’un SOUBIE ’éminence grise de Sarko, trouvait ce cheminot des plus "ouverts" et fin connaisseur des Whiskys pur malt des cabinets ministériels..

Et quand je dis risque de "déplaire" et décevoir Socs-dems, Capitalistes..et CES...j’évoque à demi mot ,des petites questions des chèques de solidarité consensuelle (pardon , je voulais écrire d’échec......)

Le seul problème pour THIBAULT, Hollande, Parisot..et autres stratèges bruxellois... ?

LES MASSES !!

Putain, qu’on ne peut les DISSOUDRE, comme le rappelait B.BRECHT

Ces masses parfois déroutantes quand elles nous désespérent le jour ou on apprend qu’ici ou là , on signe de la baisse de salaires pour espérer sauver son Job
Qui nous inquiètent quand tel sondage fait référence à la montée des "divisions" " des égoïsmes style" fonctionnaires trop nombreux, chômeurs fainéants, voire..pôle-emploi squatté par des immigrés trop nombreux...etc)

Des Masses que l’on aimerait tellement aussi nombreuses pour défendre le droit AU TRAVAIL et au SALAIRE décent POUR TOUS....que pour l’égalité d’accès au DROIT..du divorce ...entre conjoints de tous les sexes...

Mais "masses" certes anesthésiéss par les salauds qui ont planifié la non instillation de repères de classe"..mais qui , hier, vérifient que "rien n’est joué", que tout est "fragile" mais pas enterré.. !!

Que si les Révolutionnaires ne prennent pas quelques hirondelles du 29 pour le film d’Hitchcock "LES OISEAUX"en confondant "vitesse et précipitation" , ..nous pouvons, y compris avec des bases CGT désespérant Montreuil...préparer un beau Printemps de RESISTANCE et d’espoir..

Les bureaucraties , ce ne sont pas les kremlinologues qui me contrediront, n’ont aucun avenir quand, au21° siècle, l’Homme entend maitriser sa VIE et décider des chemins vers sa libération...

Tel est ce matin du moins, mon sentiment dans la situation complexe des luttes d’Aulnay, de Virgin, des Gooyear, des Fralib etc etc !
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Roseau le Jeu 7 Fév - 1:07

Suite à la prestation scandaleuse de la direction CGT devant Calvi
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/38204
Une joli petit conte marrant sur BC

La scène:Calvi dans son bureau, mardi 12H..

Il téléphone"

Allo, je suis bien à la CGT, c’estYves Clavi de la 5...
.
Z’auriez pas quelqu’un de libre ce soir ?OK ok.. Je comprends..je comprends..Tout le monde est parti soutenir les GOOD YEAR, PSA, les FRALIB..

Il vous reste qui ? Passez la moi...
Bonjour Madame, vous êtes à la CGT ?

Heu..oui..enfin, je suis femme de ménage à Montreuil..

Mais vous avez votre carte ?

OUI...
Alors ça marche..Venez vite, je vous explique

C’est pour la "Camera invisible" On fera comme si vous étiez dirigeante ..Vous n’aurez rien d’autre à faire que d’opiner de temps en temps quand l’acteur qui tient le rôle d’un ancien conseiller de SARKOSY parlera des évolutions du Syndicat.. Je vous passerai des fiches pour que vous ayez l’air responsable..ok ?

Heu. MonsieurLE PAON est au courant au moins , je voudrais pas être virée..

Surtout que , mais gardez ça pour vous, M’sieur Calvi, mais si on a des licenciements deprévus à Montreuil et que c’est la Confédération qui discute avec le racheteur-la CFDT par exemple-on n’est pas surs de notre"futur".

.
Et ici on n’a pas de Xavier Mathieu pour foutre les archives parla fenêtre..
Ah ah..Vous êtes drôle ;

Allez, dépêchez vous, je vous attend au maquillage,

A la fin il y a un cocktail..mais non,hi hi h..
Pas molotov, M’dame . !.

on n’est pas chez les terroristes d’AULNAY..
@ plus
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Pour vos illustrations...

Message  Roseau le Lun 6 Mai - 21:06

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Après le 1er Mai, où va le mouvement syndical?

Message  Roseau le Jeu 9 Mai - 20:11

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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Copas le Jeu 9 Mai - 20:40

Roseau a écrit:TEAN
http://npa2009.org/node/37084

Je pense qu'on peut répercuter le texte, ça permettra d'en discuter le contenu :

Les résultats des manifestations en France, sans doute plombés par les vacances scolaires, sont malgré tout l’expression des rapports du monde du travail aux organisations syndicales : 160 000 manifestantEs selon la CGT, Solidaires et la FSU qui appelaient ensemble et 300 personnes pour le rassemblement national CFDT-CFTC-UNSA à Reims. FO organisant dans son isolement habituel un rassemblement au Mur des Fédérés.Divisions et stratégie des directions syndicales

« Les salariés ne comprendraient pas que nous défilions bras dessus, bras dessous », car la CGT « tire à boulets rouges sur l'accord du 11 janvier sur la "sécurisation" de l'emploi », déclarait Laurent Berger, nouveau secrétaire général de la CFDT. La signature avec le Medef dégrade un peu plus le rapport de forces entre le monde du travail et le patronat mais cet ANI est l’aboutissement de la politique de « dialogue social » dans laquelle toutes les directions syndicales étaient engagées depuis 10 ans.

Si la CGT a tapé dur contre la CFDT, c’était avant tout pour faire oublier qu’elle n’a rien fait pour tenter de construire une véritable opposition, à l’ANI d’abord, à la loi ensuite. Ces oppositions verbales n’ont pas aidé au rapprochement avec les structures syndicales de la CFDT qui s’opposaient à l’ANI (à Sanofi par exemple), ni à surmonter des tensions locales qui ont été des freins pour lutter contre des menaces de fermeture (à ArcelorMittal).

Pour s’opposer à l’ANI, il n’y a plus d’échéances, hormis un rassemblement de pure forme le 14 mai, jour du vote définitif de la loi. Sur la loi d’amnistie, on ne peut pas dire que les directions syndicales avaient beaucoup fait pour la défendre. Pourtant, une véritable loi d’amnistie qui libérerait celles et ceux qui tentent de résister aux violences patronales serait bien un minimum.
Cette politique des directions syndicales a été un des éléments qui a renforcé la démoralisation et le sentiment d’impuissance du monde du travail, de doute sur ses capacités à résister aux attaques.

Quelles perspectives ?

La CFDT a appelé à « travailler ensemble pour lutter contre le chômage et préparer la future conférence sociale » (20 et 21 juin) et la CGT a affirmé que « l'unité syndicale est déterminante ». D’après le journal les Échos du 2 mai, « Le Paon et Berger ont prévu de se voir prochainement et leurs confédérations travaillent déjà en très bonne entente dans les négociations en cours sur la qualité de vie au travail. » Une autre manière de remettre cent balles dans la machine à perdre.

Une unité nécessaire mais pour quoi faire ? Alors que la loi dite de sécurisation commence à s’appliquer, il y aurait urgence à ce que les organisations syndicales envisagent les mobilisations pour la combattre. Comment s’opposer aux nouvelles privatisations annoncées par Ayrault, et défendre la perspective de réquisition des entreprises qui veulent fermer et licencier ?

« Il faut sans attendre activer les leviers indispensables à la croissance en relançant les investissements des entreprises et des collectivités publiques et la consommation des ménages par l’amélioration du pouvoir d’achat des salaires et pensions et l’emploi… » déclare la CGT après le 1er Mai.

Comment ? « En France, en Europe et dans le monde, il est urgent de faire entendre encore plus fort la voix des salariés, nous unir, nous rassembler pour "changer de cap contre les politiques d’austérité", comme l’a décidé la Confédération européenne des syndicats en appelant à une semaine d’action dans tous les pays du 7 au 14 juin 2013 ».

Pour construire une mobilisation européenne, il y a besoin de clarifications.

D’abord, discuter dans les structures syndicales comment on s’y prend pour atteindre ces objectifs ? Il ne s’agit pas là d’un « changement de cap », mais d’une rupture radicale avec toutes les règles de l’économie de marché.

Pour embaucher dans les services publics, il faudra commencer par refuser l’austérité budgétaire en annulant la dette.

Pour interdire les licenciements il faudra contester le droit de propriété qui fonde le pouvoir des patrons et des actionnaires à fermer leur entreprise, délocaliser, décider de ce qui y est produit.

Pour augmenter les salaires et les retraites, il faudra que l’ensemble des patrons aient tellement peur de tout perdre qu’ils soient obligés de prendre sur leurs profits.

En d’autre termes refonder un syndicalisme lutte de classe en rupture avec le « syndicalisme dialogue social », sans préjuger de celles et ceux qui seront dans ces nouveaux combats.

Cathy Billard
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  mykha le Mar 19 Nov - 2:26

Pour la relaxe des Cinq de Roanne : succès du rassemblement CGT

Environ 10 000 participants se sont retrouvés, sous la pluie, mardi 5 novembre à Roanne, pour accompagner leurs cinq camarades convoqués devant le tribunal de grande instance de cette ville. À l'appel de la CGT, ils sont venus de tout le pays, et en nombre de la région.
La saga judiciaire a commencé en septembre 2010. Dans le cadre d'une manifestation contre le projet Sarkozy sur les retraites, un tag « Casse-toi, pov'con » avait alors été peint sur le mur de la sous-préfecture. Cinq militants CGT interpellés ont été condamnés, en première instance, à 2 000 euros d'amende et inscription au casier judiciaire. La mobilisation aboutit à une manifestation de plus d'un millier de personnes, le 15 octobre 2012, devant la cour d'appel de Lyon qui les reconnut coupables de dégradation légère d'un bien public, mais les dispensa de peine. Le 22 mai 2013, les cinq étaient convoqués au commissariat de police de Roanne pour relevé d'ADN. Ils refusèrent d'être traités comme des criminels et furent interpellés à leur domicile le lendemain matin. Suivra leur convocation pour ce 5 novembre.

Après diverses interventions dénonçant de multiples atteintes aux droits des travailleurs de se défendre, Thierry Lepaon, secrétaire de la CGT, prit la parole pour conclure et affirmer sa solidarité. Rappelant que « la répression à l'entreprise prend de multiples facettes », il insista pour réclamer du gouvernement Hollande-Ayrault une loi d'amnistie sociale : « Refuser une loi d'amnistie sociale, c'est donc accepter la politique précédente, renier les thèmes de campagne et alimenter l'idée "ça ne valait pas la peine de voter". »

La plupart des présents, le plus souvent des militants, étaient contents qu'il y ait eu du monde pour soutenir leurs camarades roannais. Car il est scandaleux de traiter des militants syndicaux comme des délinquants sexuels. S'en prendre ainsi aux syndicalistes, c'est s'en prendre aux droits de tous les salariés. Le procureur a réclamé une peine d'un an de prison avec sursis. Le jugement sera rendu le 17 décembre. Affaire à suivre

Correspondant LO
(LO 15 novembre 2013)
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  mykha le Ven 22 Nov - 2:07

Malgré la démission des centrales syndicales : Il faut que les travailleurs prennent l'offensive

Alors que de nombreuses catégories n'hésitent pas à descendre dans la rue contre la politique du gouvernement, les travailleurs, pourtant les plus touchés par la crise et les attaques patronales, apparaissent comme les grands absents des mobilisations actuelles. Mais il faut dire que les organisations se réclamant de la classe ouvrière refusent de préparer une réelle mobilisation.

Lors du mouvement contre l'écotaxe qui, pour bien des travailleurs, a été l'occasion d'exprimer leur colère, les dirigeants de la CGT, Thierry Lepaon et Éric Aubin, ont dénoncé à juste titre le fait que la manifestation du 2 novembre à Quimper était en partie organisée par le Medef. Mais en refusant d'y être présents pour y défendre les revendications ouvrières, ils ont de fait laissé les travailleurs sans perspective. Ceux-ci n'avaient plus le choix qu'entre aller à cette manifestation pleine d'ambiguïtés ou à celle de Carhaix, organisée le même jour par la CGT, la CFDT, la FSU et le Front de gauche, mais qui apparaissait comme une diversion et était tout aussi pleine d'ambiguïtés, en particulier par son soutien de fait au gouvernement et à son écotaxe.

Les militants ouvriers, qui s'inquiètent de voir le patronat et la droite donner le ton, ont bien raison. Mais la seule façon d'éviter cela serait que les travailleurs prennent la tête de la contestation de la politique du gouvernement et la placent sur leur propre terrain, celui de la lutte contre le grand patronat responsable de la crise, du chômage et de la pauvreté qui monte. C'est en apparaissant comme le fer de lance de la lutte contre le grand capital que la classe ouvrière pourra entraîner derrière elle l'ensemble des catégories sociales touchées par la crise. Si la CGT en avait eu la volonté politique, elle aurait certainement eu la force de donner à une manifestation comme celle de Quimper un autre ton, axé sur les revendications ouvrières.
Mais les directions syndicales sont avant tout préoccupées de ne pas gêner ce gouvernement, ce qui laisse le terrain libre à d'autres forces, ennemies du monde du travail.
Aucune des centrales syndicales n'a comme politique de dénoncer le gouvernement Hollande pour ce qu'il est, un adversaire du monde du travail et de l'ensemble des catégories populaires, et surtout pas de prendre l'initiative des mobilisations qui en découlent. Et les critiques faites au gouvernement restent pour le moins mesurées que ce soit sur l'écotaxe, les retraites ou les licenciements. Éric Aubin, n°2 de la CGT, plus responsable vis-à-vis du gouvernement que des travailleurs, a même reproché à Hollande de céder sur l'écotaxe à des manifestations violentes, s'inquiétant du « risque de débordement ».

Depuis qu'Hollande a été élu, la seule manifestation sérieuse a été celle contre la réforme des retraites du 10 septembre dernier, restée pourtant sans suite. La CGT appelle le 26 novembre à une journée sur la question des retraites en se limitant à demander des amendements à la réforme Hollande. Au lieu de préparer une lutte sérieuse, la direction de la CGT recourt à des diversions.
Dans le même temps, elle refuse d'appeler à la manifestation du 1er décembre contre la hausse de la TVA, sous prétexte de ne pas se rallier à des décisions politiques, tout en réclamant au gouvernement une « réforme fiscale juste », ce qui ne signifie rien.
Au lieu de pleurer sur le fait que le patronat se permet de prendre la tête de certaines manifestations, pourquoi les directions syndicales n'ont-elles pas appelé, ces derniers mois, les travailleurs à se mobiliser contre l'ensemble des plans de licenciements décidés par ce même patronat ? Dernièrement la CGT s'est montrée capable de mobiliser 10 000 personnes à Roanne pour protester, à juste titre, contre le fichage ADN de ses militants. Pourquoi n'est-il pas possible de le faire contre toutes les mesures gouvernementales qui frappent les travailleurs et à partir de là, de chercher à préparer une mobilisation croissante redonnant aux travailleurs la conscience de leur force ?
La CGT, pas plus que les autres centrales, n'offre à la classe ouvrière une politique à même de la mobiliser.

Mais les militants fidèles à leur classe peuvent agir en commençant par se faire entendre des directions syndicales pleutres pour leur imposer, par en bas, la politique nécessaire afin de faire reculer le grand patronat. Ils doivent pour cela mettre en avant leurs revendications de classe : l'interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous sans perte de salaire et le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises.

LO 23 NOV 2013
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  verié2 le Ven 22 Nov - 10:26

LO
Mais les militants fidèles à leur classe peuvent agir en commençant par se faire entendre des directions syndicales pleutres pour leur imposer, par en bas, la politique nécessaire afin de faire reculer le grand patronat. Ils doivent pour cela mettre en avant leurs revendications de classe : l'interdiction des licenciements, le partage du travail entre tous sans perte de salaire et le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises.
Imposer une autre ligne aux directions syndicales... c'est l'objectif qu'ont mis en avant l'OCI lambertiste puis le PT et aussi la LCR pendant des décennies, ce qui faisait l'objet de sévères critiques de LO. A l'époque LO mettait en avant la prise en mains de leurs luttes par les travailleurs eux-mêmes... Pour le reste de l'article, je suis d'accord.

Alors participer aux journées d'actions sans illusion, d'accord, mais en gardant comme objectif des comités de grève susceptibles de se fédérer pour éviter justement que les directions syndicales ne conduisent les luttes dans des impasses.

verié2

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Syndicats : le dialogue social comme seul avenir ?

Message  Roseau le Ven 29 Nov - 5:34

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Où en est la CGT ?

Message  Roseau le Jeu 2 Jan - 23:57

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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Roseau le Mer 22 Jan - 18:19

Pour la CGT recentrée, le capital est facteur de production !

La CGT vient de franchir une nouvelle étape dans son adaptation et adoption du capitalisme.

Dans un article de NVO (Nouvellle Vie Ouvrière),
on peut lire d’entrée cette monstruosité, partagée avec les politiciens du FdG :
« Deux éléments, deux facteurs de production sont nécessaires à la création de richesse : le travail et le capital. Tous deux sont rémunérés et représentent donc un « coût » pour
l’entreprise ».

La direction de la CGT rejette ainsi le cœur même de l'analyse scientifique de Marx
qui tient dans ces mots :
toute la valeur créée a pour origine le travail,
le capital est un rapport de production,
pas un facteur de production.

L’article est ici page 10 :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/4/02/11/89/tracts/2014-01-14-HS-capital-.pdf
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Roseau

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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Roseau le Mar 28 Jan - 14:34

Les bureaucrates négocient avec Ayrault les modalités du pacte de responsabilité

Source: Le Monde
(en intégral car payant)

Jean-Marc Ayrault et ses ministres entrent, lundi 27 janvier, dans le vif du pacte de responsabilité proposé par François Hollande, en recevant les partenaires sociaux, pour négocier notamment les contreparties à la baisse annoncée du coût du travail. Les syndicats et organisations patronales défileront toute la journée à Matignon, avec dans un premier temps la CGT et son secrétaire général, Thierry Le Paon, puis FO, la CFTC, le Medef, la CFE-CGC, l'UPA et la CFDT – avant la CGPME jeudi.

Ce pacte, annoncé le 31 décembre par le chef de l'Etat, prévoit la suppression des cotisations familiales patronales, soit environ 30 milliards d'euros d'ici à 2017. Cette somme comprend les montants consacrés au crédit d'impôts pour la compétitivité et l'emploi, qui doit dès l'an prochain représenter 20 milliards d'euros. Cette suppression des cotisations ne sera pas compensée par un transfert sur les ménages, a promis M. Hollande, mais par des économies, qui doivent atteindre au moins 50 milliards d'euros d'ici à la fin du quinquennat.

L'Elysée a aussi annoncé que les charges sociales ou fiscales des entreprisespourraient être réduites dès 2015, une mesure qui s'accompagnerait alors d'un « geste » fiscal en faveur des ménages. Le gouvernement, M. Ayrault en tête, a depuis tempéré cette promesse, tenable uniquement si les économies sont bel et bien au rendez-vous.

LES CONTREPARTIES EN QUESTION

Le gouvernement aura fort à faire pour convaincre des organisations syndicales, réticentes à signer un chèque en blanc aux entreprises, auxquelles elles veulentdemander des « contreparties » chiffrées en termes d'embauches. « Notrepolitique ne consiste pas à faire des “cadeaux” aux patrons mais à soutenir les entreprises, c'est-à-dire les entrepreneurs et les salariés », s'est défendu M. Ayrault dans Le Monde.

Comme M. Hollande, le chef du gouvernement ne fixe cependant pas de contreparties chiffrées aux entreprises, attendant plutôt des engagements sur des« thèmes précis », comme l'embauche de jeunes et de seniors ou la relocalisation en France d'entreprises.

Cette première série d'auditions interviendra d'ailleurs juste avant la publication, lundi en fin de journée, des chiffres du chômage pour décembre. Le premier ministre aura l'occasion de préciser les intentions du gouvernement en lançant mercredi et vendredi les assises de la fiscalité des entreprises et celles de la fiscalité des ménages. Vendredi, l'agence Moody's s'est montrée sceptique sur le succès de cette réforme, même si elle a décidé de ne rien changer à la notation de la France, qui reste fixée à « AA1 ».
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Deux ans de « dialogue social »

Message  mykha le Mar 25 Fév - 0:42

Dans le dernier numéro de Lutte de Classe :



Une des conséquences dramatiques de l’orientation de la CGT est la démoralisation croissante des travailleurs qui, à force de fausses mobilisations, ont l’impression de ne pouvoir rien faire. À cela s’ajoute le recul de la conscience politique et sociale des militants syndicaux, qui sont emmenés sur le terrain de la négociation et du compromis avec le patronat.

Cette politique hypothèque aussi l’avenir car, même si la CGT changeait de politique, en faisant le choix, comme elle l’a fait en 1995, en 2003 et en 2010, d’essayer de mobiliser les travailleurs à un moment où le pouvoir voulait contourner les organisations syndicales, il n’est même pas certain qu’elle y réussirait. Car il lui faudrait aller d’abord contre les idées et les pratiques qu’elle implante elle-même au jour le jour dans le monde du travail. En ce sens, en abandonnant ouvertement le terrain de la lutte de classe pour celui du compromis social et du tapis vert, la CGT hypothèque aussi son propre avenir, en ressemblant de plus en plus à une CFDT avec laquelle elle est de plus en plus en concurrence frontale, comme deux boutiquiers vendant la même camelote sur la même place.

Sur le fond, la collaboration des confédérations syndicales avec le gouvernement et avec le patronat n’est que la manifestation de leur intégration croissante au capitalisme. Les confédérations syndicales ont, et en fait depuis longtemps, renoncé à défendre les intérêts politiques et matériels des travailleurs, à organiser leurs luttes, à leur expliquer qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Mille liens humains, financiers, politiques rattachent les confédérations syndicales à la société bourgeoise et aux multiples institutions que la bourgeoisie a construites pour les y associer.
En renonçant à combattre le capitalisme, les confédérations syndicales n’ont finalement pas d’autre choix que d’accompagner la politique antiouvrière des gouvernements, de droite ou de gauche. Elles le font soit ouvertement comme la CFDT, soit honteusement, mais de moins en moins honteusement, comme la CGT. Mais elles le font.
Aussi les militants ouvriers, s’ils doivent militer syndicalement pour avoir le contact avec les travailleurs les plus conscients, à la base, ne peuvent pas se contenter de militer syndicalement. Aujourd’hui, les confédérations syndicales ne font qu’accompagner les politiques antiouvrières, mais demain, si la bourgeoisie l’exige, elles lui fourniront, comme par le passé, des ministres s’il le faut pour endiguer la montée ouvrière.
C’est précisément pour cela que l’existence d’un parti révolutionnaire est vitale. Les travailleurs se heurteront inéluctablement aux bureaucraties syndicales avant de se heurter à la bourgeoisie elle-même et à son appareil répressif. Le rôle d’un parti révolutionnaire est d’offrir une politique aux plus conscients des travailleurs pour déjouer ces pièges, démasquer les faux amis, affronter les vrais ennemis. Construire ce parti, former des militants ayant la confiance du plus grand nombre de travailleurs à travers la lutte quotidienne contre l’exploitation, à l’intérieur des syndicats ou en dehors quand les tempêtes sociales les dépassent, voilà le programme des révolutionnaires.

11 février 2014
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Félicien le Mar 25 Fév - 19:57

"Aussi les militants ouvriers, s’ils doivent militer syndicalement pour avoir le contact avec les travailleurs les plus conscients, à la base, ne peuvent pas se contenter de militer syndicalement. Aujourd’hui, les confédérations syndicales ne font qu’accompagner les politiques anti ouvrières, mais demain, si la bourgeoisie l’exige, elles lui fourniront, comme par le passé, des ministres s’il le faut pour endiguer la montée ouvrière.
C’est précisément pour cela que l’existence d’un parti révolutionnaire est vitale. Les travailleurs se heurteront inéluctablement aux bureaucraties syndicales avant de se heurter à la bourgeoisie elle-même et à son appareil répressif. Le rôle d’un parti révolutionnaire est d’offrir une politique aux plus conscients des travailleurs pour déjouer ces pièges, démasquer les faux amis, affronter les vrais ennemis. Construire ce parti, former des militants ayant la confiance du plus grand nombre de travailleurs à travers la lutte quotidienne contre l’exploitation, à l’intérieur des syndicats ou en dehors quand les tempêtes sociales les dépassent, voilà le programme des révolutionnaires".


Mais peut-on le faire en appelant à participer aux journées d'action bidon organisées par les appareils justement pour démoraliser les travailleurs et protéger la bourgeoisie et son gouvernement ?

Félicien

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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  Copas le Mer 19 Mar - 20:37

Pas un mot sur l'échec du 18 Mars 2014 ?

Allez, il faut analyser !
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

Message  mykha le Jeu 20 Mar - 11:48

Le rôle des syndicats selon Thierry Lepaon

« Il n'existe à la CGT aucune opposition de principe face au patronat », a expliqué son secrétaire général Thierry Lepaon au journal patronal Le Nouvel Économiste le 19 février. « L'entreprise est une communauté composée de dirigeants et de salariés, a-t-il ajouté, et ces deux populations doivent pouvoir réfléchir et agir ensemble dans l'intérêt de leur communauté. »
Il a ensuite conclu : « C'est pourquoi je considère que la vocation d'un syndicat ne se résume plus aujourd'hui à protéger les salariés, mais consiste à agir pour faire évoluer non seulement le monde du travail, mais aussi la perception qu'on en a ; à incarner une forme de régulation sociale. »
À la base des syndicats, des militants luttent contre les patrons. Au sommet, c'est une autre histoire...

P.R.

LO 21 Mars
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Re: Les syndicats à l'heure de l'austérité

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