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Colère en Bretagne

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Message  verié2 le Jeu 14 Nov - 10:57

Lutte ouvrière
Parmi les organisateurs de la manifestation de Quimper, il y avait le président du Medef de Bretagne
Cet article de LO est nettement en retrait sur ceux de la semaine précédente, en mettant essentiellement l'accent sur les aspects négatifs de la manif de Quimper.
Le mouvement et la manifestation de Quimper ont illustré la prétention des patrons d'entreprises du transport, des licencieurs de l'agroalimentaire et ceu
Cette manif puissante a tout de même aussi et surtout illustré la colère des ouvriers, des artisans, pêcheurs, petits commerçants !

Pourtant LO écrit dans un autre article du même numéro :
Qu'ils aient manifesté à Quimper ou à Carhaix, la détermination des salariés de Marine Harvest, entreprise de conditionnement de saumon, ne faiblit pas.
(…)
Depuis le début du blocus, la solidarité avec les salariés en grève s'exprime à travers le comité de soutien, constitué autour de Christian Troadec, le maire de Carhaix.
Troadec, que LO semble ici bien apprécier (bien qu'elle l'ait critiqué dans le numéro précédent) était tout de même... l'un des principaux organisateurs de la manif de Quimper. Et Troadec fait partie de ceux qui tiennent un langage du genre "Bretons tous unis, patrons et salariés" (Je l'ai entendu tenir ce discours sur France Inter.)

Bref, LO n'est pas très claire et devrait accorder ses violons. En l'occurrence, les positions, articles du NPA, comme les diverses interventions de Poutou me semblent beaucoup plus justes.


Dernière édition par verié2 le Jeu 14 Nov - 11:28, édité 1 fois

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Message  verié2 le Jeu 14 Nov - 11:24

Extrait d'un interview de Troadec dans Libération


Le mouvement des bonnets rouges bretons est très disparate. Comment le définir ? Où le situer politiquement ?

Ce mouvement représente les différents visages de la Bretagne, il rassemble des paysans, marins, petits commerçants, chefs d’entreprise, employés, simples citoyens. On parle à la société dans son ensemble. Et on regroupe différentes sensibilités politiques, à condition qu’elles ne soient pas d’extrême droite. On peut ne pas être d’accord par ailleurs mais sur certaines actions comme la défense de l’emploi, on peut se retrouver. Par contre, encore une fois, l’extrême droite n’y a pas sa place.
Troadec, maire de Carhaix, qui parade avec un bonnet rouge et une écharpe/drapeau breton, est donc le type même de ces notables qui prêchent l'union entre salariés et patrons bretons.

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Message  Copas le Jeu 14 Nov - 11:26

Trouver du chauvinisme dans les propos de Yanalan dans le sujet considéré est un peu surprenant... Un délire qui va bien avec le discours sur une manif de droite, etc, pour justifier désertion et division au service du gouvernement de la bourgeoisie...

Poutou s'exprime toujours avec modestie et avec toute la trop gentille douceur du NPA depuis sa création, unitaire pour 1000, ayant lui aussi participé à une bataille d'importance contre les licenciements et ayant réussi à contraindre, au passage, des élus de droite et de gauche, des forces hétéroclites à soutenir le combat des Fords, sachant ce que c'est que de ramer et de porter le fer là où c'est pas facile.

Moi j'aurai tendance à être plus expéditif avec les tartarins qui ont une boite de vitesse inversée qui permet une marche arrière à une vitesse prodigieuse tout en balançant des âneries . Je parle de la direction CGT qui d'un coup s'est mise à parler d'indépendance de classe alors qu'elle fait tout le temps de la collaboration de classe, avant, pendant et après.
Il faut s'interroger un petit peu sur les motivations de cette direction qui a mon sens a été de plusieurs facteurs donc aucun ne relève d'une question d’indépendance de classe.

Quand les travailleurs se mobilisent sur de justes revendications tu es avec eux ; Si ils ont des positions qui ne te conviennent pas tu te bas avec eux pour essayer de les modifier , tu ne laisses pas le terrain libre à des forces qui ne sont pas fameuses et qui défendent des intérêts qui ne sont pas toujours ceux des travailleurs.
On ne laisse pas une grande manif ouvrière et populaire contre des licenciements sous pretexte qu'il y a quelques centaines de paysans et petits patrons qui viennent contre l'écotaxe dont tout le monde sait ce qu'elle est, avec un danger faf dont on a vu l'extrème faiblesse, quelques personnes n'osant pas s'afficher car ne souhaitant pas se prendre une avoine .

Beaucoup de combats seront à l'avenir entre chiens et loups, il est hors de question de ne pas se battre et reculer dedans, laisser la place à ce qui là deviendra effectivement et réellement au bout d'un moment le lit du fascisme. La position pourrie de la direction de la CGT, contre beaucoup de ses militants a affaibli notre camp;

La présence du NPA, de milliers de travailleurs venus se battre contre les licenciements, de cortèges d'entreprise, de syndicats entiers, de militants du FdG en nombre ont montré une réalité occultée par les médias aisément grâce au détalage des directions CGT, SUD et FSU.

Une possibilité d'affrontement social important a été cassée, avec des comités de mobilisation considérables en nombre de travailleurs. Le beau résultat des deserteurs et diviseurs c'est que mainteant il faut ramer pour remonter la pente et la bataille est revenue dans chaque usine et il faudra repartir de là.

Ces évenements nous portent des enseignements précieux sur les problèmes actuels du mouvement ouvrier, problèmes qui nécessitent urgemennt de se poser la question organisationnelle de celui-ci.
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Message  Achille le Jeu 14 Nov - 12:06

Copas a écrit:
Une possibilité d'affrontement social important a été cassée, avec des comités de mobilisation considérables en nombre de travailleurs.
Copas nous dit qu'une situation insurrectionnelle est présente en Bretagne, il voit des soviets hallucinatoires en création...etc. puis nous dit que cette situtations quasiment pré-révolutionnaire a été cassé par une manifestation de "700" personnes à Carhaix...
Quel charabia...
La mobilisation a été cassé par ceux qui l'ont orientée vers la collaboration de classe avec les syndicat patronaux, paysans et nationalistes bretons. Les contorsions révolutionnaristes ne changeront rien à cette réalité et il est à craindre que les grands bénéficiaires des luttes en cours en Bretagne sont le repli nationaliste voire FN. Ce qui va se vérifier aux prochaines municipales.

Achille

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Message  verié2 le Jeu 14 Nov - 12:53

Achille
La mobilisation a été cassé par ceux qui l'ont orientée vers la collaboration de classe avec les syndicat patronaux, paysans et nationalistes bretons. Les contorsions révolutionnaristes ne changeront rien à cette réalité et il est à craindre que les grands bénéficiaires des luttes en cours en Bretagne sont le repli nationaliste voire FN. Ce qui va se vérifier aux prochaines municipales.
D'une part la mobilisation n'est pas cassée pour le moment. On verra ce qu'il en adviendra, mais il faut tout faire pour favoriser une convergence des luttes des travailleurs bretons et des autres travailleurs.

D'autre part, si quelqu'un a tenté de casser la mobilisation, c'est bien Mélenchon avec ses insultes contre les travailleurs qui ont manifesté à Quimper. C'est aussi la direction de la CGT qui a organisé une contre-manifestation à Carhaix sans consulter qui que ce soit.

Quant au FN, c'est pour le moment un épouvantail brandi par le gouvernement et ceux qui le soutiennent à des degrés divers, car on ne l'a pas vu à Quimper. Sinon 10 ou 15 gugusses qui n'ont pas pu déplier une banderole. Et ce qui pourrait favoriser son succès, ce serait que les directions syndicales et une partie du PCF continuent à émietter les luttes, comme ils le font d'ailleurs partout, à démoraliser les travailleurs par des actions sans lendemain. Et accessoirement que l'extrême-gauche se montre incapable d'offrir une alternative. Mais ses responsabilités ne sont évidemment pas celles des directions syndicales.

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Message  Invité le Jeu 14 Nov - 14:14

Copas a écrit:Trouver du chauvinisme dans les propos de Yanalan dans le sujet considéré est un peu surprenant... Un délire qui va bien avec le discours sur une manif de droite, etc, pour justifier désertion et division au service du gouvernement de la bourgeoisie...

C'est pas bien de déformé mets propos

C'est efficace de joué sur le chauvinisme a des fin commercial (a mon avis).

Bas j'ai une fin un peut mordantes, c'est mon coté petit con qui s'exprime. scratch
Ou ta vue que je dit que Yanalan es chauvin?
Je sais qu'il es pas chauvin il es juste Breton je croie?Arrow 

De toute façon ont verra se que récoltera le NPA de cette stratégie, manifesté avec la droite et critiqué "la gauche" avec l'ump et d'autre force politique anticommunisme.

verié2 a écrit:Et accessoirement que l'extrême-gauche se montre incapable d'offrir une alternative.
Bien change de camps!affraid affraid 

Comment ça il sont incapable d'offrir une alternative? Les proposition sont sur les table depuis 2007, c'est le ferroutage, les éolienne, le solaire, les bio technologie qui pourrait crée des emploi si les industrie joué le jeux, sauf que ça contredit des lubie puissent qui arrive a bloqué les projet dédié. Ainsi les idée bio sont mis en oeuvre et profite au industriel qui se sont délocalisé. Se que font aussi les fournisseur Breton en envoyant les porc a l’abattoir en Allemagne et ailleurs. Du coups la filière courte  ont peut aussi se mette cette proposition ou je pense!

Les proposition se n'est pas se qui manque, mais les autres organisation politique préfère détournée l'intention sur l’immigration et autre argument qui servent a trouver des bouc émissaire  (comme l'écco taxe).

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Message  verié2 le Jeu 14 Nov - 15:06

Les proposition se n'est pas se qui manque
Il ne suffit pas d'avoir un bon programme, de bonnes idées, de bonnes propositions, il faut se donner les moyens de les faire entendre et prendre en mains par les travailleurs.
Cela suppose de faire l'effort nécessaire pour s'adresser à eux, de faire preuve de responsabilité en unissant nos forces, ce que, pour l'instant, l'extrême-gauche n'a pas réussi à faire.


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Message  yannalan le Jeu 14 Nov - 15:32

Ou ta vue que je dit que Yanalan es chauvin?
Je sais qu'il es pas chauvin il es juste Breton je croie?
Disons qu'après 25 ans je me sens naturalisé, mais par ici on se focalise pas sur les origines ethniques...
Les proposition sont sur les table depuis 2007, c'est le ferroutage, les éolienne, le solaire, les bio technologie qui pourrait crée des emploi si les industrie joué le jeux, sauf que ça contredit des lubie puissent qui arrive a bloqué les projet dédié. Ainsi les idée bio sont mis en oeuvre et profite au industriel qui se sont délocalisé.
Ca, c'est bien le problème du capitalisme, toute proposition intelligente trouvera le moyen d'être détournée vers le profit et la concentration.Les éoliennes, ça marche déjà un peu quand il n'y pas de lobbies anti. Le solaire, on n'est pas trop gâtés...Le ferroutage, la SNCF s'en fout, comme je t'ai dit avant, les légumiers ont dû créer leur propre boîte.
Transformer le modèle agricole, ça prend du temps et de l'argent. Si tu vas dire à un gars qui a encore 150 000 euros de dettes de procéder à de nouvelles dépenses, il n'est pas prêt à t'entendre. Ca demande un changement dans l'enseignement agricole, les politiques bancaires, etc...

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Message  Copas le Jeu 14 Nov - 16:38

Jesuisfred est sur une drole de trajectoire et confirme...

Bien...
Oui le capitalisme est capable de prendre un virage écolo, mais à sa façon, comme il sait le faire à chaque très grande crise : par la saloperie, la violence sociale, et l'apocalypse si nous n'y mettons pas bon ordre.

Pour ce qui est de pondre des beaux plans sur ce qu'on ferait si on était "riches" en prenant des postures de propriétaires d'un monde, il faut commencer par se confronter aux réalités et pas détaler comme des lapins face à des petites minorités de petits patrons et de petits paysans, très minoritaires en Bretagne.

Ce qui nous renvoie à la question de qui fait, au travers de quels processus, qui décide. Je suis de ceux qui pensent que c'est dans la bataille sociale, l'organisation, la conviction politique que les choses changent réellement. Des partis ayant fait des plans d'une belle société il y en a eu, mais en ne traitant pas sérieusement de savoir au travers de quels processus et en travaillant à cela.

La nous avons été confrontés dans l'histoire bretonne à un problème caractéristique de l'état vérolé des directions des orgas de masse du mvt ouvrier français, leur délabrement. Personne ne peut songer sérieusement que ce soit pour une question d'indépendance de classe que la direction de la CGT ne soit pas allé à Quimper, ça fait hurler de rire de le prétendre.

Ces questions sont toujours soigneusement contournées par les jesuisfred de la terre.

On était 30 000 et il y a 200 paysans et petits patrons contre l'écotaxe qui nous ont encerclés M'ssieur, on a dû s'enfuir M'ssieur, enfin on a laissé les troupes sur place et on s'est fait héliporter ailleurs...

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Message  Eugene Duhring le Jeu 14 Nov - 20:31

Copas a écrit:Jesuisfred est sur une drole de trajectoire et confirme...

On était 30 000 et il y a 200 paysans et petits patrons contre l'écotaxe qui nous ont encerclés M'ssieur, on a dû s'enfuir M'ssieur, enfin on a laissé les troupes sur place et on s'est fait héliporter ailleurs...  

Résumons la situation que tu nous décrits : 30 000 dont 200 paysans et petits patrons (source des chiffres ?), aucune organisation syndicale ou politique pour organiser la manifestation. Et face à cette situation d'une certaine manière idéale, comment s'est organisé le NPA pour disputer la direction du mouvement, tout du moins la partie majoritairement ouvrière ? Face à ces 200 petits bourgeois, le NPA a courageusement aligné une ou deux sections locales appuyées sur un Poutou soit au bas mot une petite trentaine de militants probablement. Ah ben ça c'est prendre ses responsabilités pour disputer la direction d'un mouvement à la petite bourgeoisie en l'absence totale, complète de toute autre organisation ; le NPA serait donc incapable de faire mieux sur la base d'une certaine sympathie dans les médias et surtout sur une base militante bien supérieure à ces 200 petits bourgeois. On peut craindre le pire sur la capacité du NPA avec des manifestations de centaines de milliers étroitement encadrées par des organisations syndicales au mieux réformistes. Il y a trois possibilités : soit on pense pouvoir agir efficacement et on s'en donne les moyens, soit on on ne pense pas pouvoir peser et on y va en dilettante, soit on reste chez soi. Dans ces trois cas, cela nécessite une évaluation sérieuse de la situation. A posteriori, on peut estimer que le NPA n'a pas apprécié la situation et les possibilités qu'elle ouvrait.

Plus je te lis plus je te trouve phraseur du genre à s'épancher sur les tares des autres en éludant soigneusement les tares de ta propre organisation. Un peu comme Vérié jouant les ingénus sur les déclarations de soutien aux travailleurs de LO alors que LO de son côté ne s'est en rien engagée dans la manifestation de Quimper ; mais au moins elle est cohérente puisqu'elle n'a pas lancé d'appel dans ce sens. LO s'est fendu d'un soutien aux travailleurs en lutte et en manifestation ? Ah la belle affaire, ça mange pas de pain. Vérié tente de s'accrocher à la moindre branche et pour cela il nous fait passer des vessies pour des lanternes.
D'où votre petit côté exhortation stérile !

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Message  gérard menvussa le Jeu 14 Nov - 21:11

Cher camarade Durhing, je te trouve de plus en plus stupide dans tes raisonnements. En bref, tu te "achilise", et c'est tout sauf une bonne nouvelle ! Prendre au sérieux une réponse ironique, c'est la nouvelle façon de "débattre" des camarades de la riposte ? Tout ça n'est pas sérieux et montre bien l'impasse stratégique dans laquelle se trouve ton groupe. Avec lesquels on pourrrait utilliser les mêmes procédés rhétoriques : quoi, pas capable de prendre la direction du pcf ? Bandes de rigolos..

Revenons au sérieux du débat : la dynamique de lutte est là, tout le monde sent plus ou moins confusément que cela sent la poudre, qu'une bataille est engagée sur l'issue des profondes fractures sociales qui déchirent notre société. Il n'y a pas de temps a perdre. Mais pas de temps à perdre non plus dans des impasses, a discuter de la pluie et du beau temps avec des bureaucrate usés, et des militants blanchis sous le harnais des défaites successives. Bref, il n'y a pas d'échappatoire. Mais pas non plus de raccourcis

Le npa n'était pas seul ; les travailleurs des boites en luttes dans la régions, avec leurs syndicats fo, cgt, cfdt, sud ont défilés avec nous ! les copains d'attac ont défilés avec nous, les camarades de l'udb ont défilés avec nous. Evidemment, il faut retenir la lecon de LO d'autrefois et ne pas se payer de mots, mais pas non plus regarder ses godasses en attendant que ça se passe...

Il nous faut maintenant etre extrémement attentifs aux signes de révolte ou aux craquements et donner des perspectives a un mouvement qui se cherche confusément. Ce sera toujours plus efficace que de voir les militants de "la riposte" jouer aux clampins avec les zélotes du communisme municipal.
Cordialement.
gérard menvussa
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Message  Eugene Duhring le Ven 15 Nov - 0:32

gérard menvussa a écrit:Cher camarade Durhing, je te trouve de plus en plus stupide  dans tes raisonnements. En bref, tu te "achilise", et c'est tout sauf une bonne nouvelle ! Prendre au sérieux une réponse ironique, c'est la nouvelle façon de "débattre" des camarades de la riposte ? Tout ça n'est pas sérieux et montre bien l'impasse stratégique dans laquelle se trouve ton groupe. Avec lesquels on pourrrait utilliser les mêmes procédés rhétoriques : quoi, pas capable de prendre la direction du pcf ? Bandes de rigolos..

Revenons au sérieux du débat : la dynamique de lutte est là, tout le monde sent plus ou moins confusément que cela sent la poudre, qu'une bataille est engagée sur l'issue des profondes fractures sociales qui déchirent notre société. Il n'y a pas de temps a perdre. Mais pas de temps à perdre non plus dans des impasses, a discuter de la pluie et du beau temps avec des bureaucrate usés, et des militants blanchis sous le harnais des défaites successives. Bref, il n'y a pas d'échappatoire. Mais pas non plus de raccourcis

Le npa n'était pas seul ; les travailleurs des boites en luttes dans la régions, avec leurs syndicats fo, cgt,  cfdt, sud ont défilés avec nous ! les copains d'attac ont défilés avec nous, les camarades de l'udb ont défilés avec nous. Evidemment, il faut retenir la lecon de LO d'autrefois et ne pas se payer de mots, mais pas non plus regarder ses godasses en attendant que ça se passe...

Il nous faut maintenant etre extrémement attentifs aux signes de révolte ou aux craquements et donner  des perspectives a un mouvement qui se cherche confusément. Ce sera toujours plus efficace que de voir les militants de "la riposte" jouer aux clampins avec les zélotes du communisme municipal.
Cordialement.  
J'en suis encore à me demander si tu joues l'andouille ou si tu l'es réellement.
Je parle d'obligation de moyens et non d'obligation de résultats. Il y avait une manifestation désertée par les directions du mouvement ouvrier, où aux dires de Copas, de l'autre côté de la barrière de classe se dressaient 300 petits bourgeois face aux près de 30 000 prolétaires. Le NPA conscient de ses tâches, pour une fois qu'il avait la possibilité de tenter de prendre une direction ouvrière sans être gêné par les directions du FdG, du PCF, de la CGT et autres creusets réformistes, qu'a t'il fait ? Au lieu d'envoyer du lourd, il a dépêché un Poutou et une armée de militants ... au bas mot une petite trentaine probablement. ça pour sur c'est du lourd, avec ça la classe ouvrière est bien défendue. Et demain, face à des bataillons de bureaucrates encadrant des manifestations de masse, que pourra escompter la classe ouvrière d'une organisation aussi clairvoyante sinon consciente ?
Ben pas grand chose malheureusement? Pour sur encore une fois, il est bien plus difficile de débattre dans des émissions à la con, de sortir deux trois bouquins révolutionnaires du genre "ça te passera avec l'âge" au rythme imposé par la bourgeoisie ... pour sur.
Etre attentif aux craquements pour donner des perspectives à un mouvement qui se cherche confusément ? C'est beau comme du Copas mais bon les craquements de Quimper par temps sec n'ont pas précisément attiré l'attention du NPA, comme d'autres moments ! Alors par gros temps, j'imagine les possibilités !!!
Quand à concentrer la Riposte dans mes interventions, la ficelle est aussi grosse maintenant qu'elle le fût à l'époque du stalinisme resplendissant.

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Message  gérard menvussa le Ven 15 Nov - 3:49

J'en suis encore à me demander si tu joues l'andouille ou si tu l'es réellement.
Je me pose également la question à ton égard. Pourquoi prend tu la boutade de Copas pour argent comptant ? Il y avait un peu plus de 200 petits paysans (200 millions de chinois au fnsea, et moi et moi et moi) , et il y avait un peu moins de 30000 personnes à cette manif. Quand à la question d'en prendre la téte, c'est une question de moyens et d'opportunité. Par contre c'est tout simplement une contre vérité qui ne repose sur rien d'objectif que de dire "il y avait 30 personnes et poutou. Par contre il y avait une véritable volonté des soc dem et de leurs média aux ordres de passer le npa sous silence (ou de l'enfoncer) et de valoriser le front de gauche. Tout simplement parce que JLM les fait surement chier, mais bien moins qu'une palanquées de prolo révoltés sur lequel ils n'auraient aucune prise : avec jlm ils sont du même monde, on le même type de préoccupation, de culture, etc...
Voila le bilan que fait poutou de la manif : il ne cache pas les difficultés, ne tente pas de se payer de mot :
Bonjour
Quelques remarques en plus du très bon compte-rendu des camarades de Quimper
- On s’est tous fait plus ou moins intoxiqués par le traitement médiatique de cette manif et par le positionnement agressif, insultant du FdG (notamment PG) et de la CGT. On a tous douté jusqu’au dernier moment si c’était une bonne chose d’y aller. La pression mise par les média et par le FdG étaient énormes pour nous, petit parti fragilisé et qui reprend à peine quelques forces et ses esprits. Il ne faudrait pas que nous nous esquintions sur ce sujet comme sur d’autres.
Mais on aura d’autres problèmes comme celui de la manif de Quimper (faut l’espérer) car les choix tactiques, politiques dans les luttes sociales vont se multiplier. On pourrait croire que nos problèmes se résoudront avec l’arrivée des lutte, quand les gens sortirons de la résignation. Et bien non, dès qu’il y a des mouvements de colères, ce sont d’autres problèmes qui apparaissent et on rentre dans le cœur de la bataille politique.
- C’est dit dans le compte-rendu mais encore une fois, la manif du 2 était à l’origine une manif pour l’emploi, en soutien aux salariés de Marine Harvest, pour la convergence des luttes des Doux, Gad … à l’appel d’un collectif de Carhaix lors d’un meeting le 18 octobre. C’est d’ailleurs le lundi 21 octobre que le CE prend la décision d’envoyer à Quimper un porte parole national.
C’est avec les évènements du 26 octobre (portique du Pont du Buis) que les choses se sont compliquées car les « anti-écotaxe » ont appelé à poursuivre leur mouvement le 2 à Quimper. Et dans les média, cette manif est devenue à tort celle de l’écotaxe.
- La question n’est pas tant « que fait le Npa dans cette galère ? » mais plutôt « pourquoi le FdG et la Cgt ont-ils déserté cette manif ». Car il s’agit bien d’une volte face, d’une désertion qui a sérieusement compliqué les choses. Le Npa était à sa place dans cette manif mais du coup un peu isolé dans le concert médiatique avec les soutiens exprimés de forces politiques de droites, de syndicats de petits patrons (transports, agriculteurs, ...).
Ce n’est pas le Npa qui manifestait avec les patrons et compagnie, c’était au contraire les patrons, la droite qui tentait une opération de dévoiement spectaculaire de la colère existante.
- Cette manif n’est pas une manif classique, syndicales avec les militants habituels, avec les formes habituelles. Ce n’était pas le « peuple de gauche » dans la rue, c’était le peuple tout court. Des gens en colère, victimes de la crise, de milieux sociaux divers (paysans, ouvriers, petits exploitants, milieu rural …). Même du côté des ouvriers c’était très divers, pas habituel, une conscience de classe très variée, des boites en lutte très peu syndicalisées pour certaines, très peu Cgt pour l’essentiel … On avait un prolétariat tel qu’il est en vrai et pas idéal du tout. Quand la colère s’exprime ce n’est pas forcément très « joli », très « propre » en tout cas comme on pourrait l’espérer. Elle se fait avec ce qui a dans les têtes. Mais dans la rue ce jour là, c’était notre camp social en très grande majorité. Le Medef, l’UMP n’étaient là que discrètement, sans banderole, sans insigne (sauf les élus mais ça arrive régulièrement).
- C’était une manif pas classique du tout aussi parce que le ciment n’était pas seulement la contestation sociale, la colère contre la crise. Il y a le sentiment régionaliste, le sentiment que le peuple breton doit se défendre et se protéger contre les agissements des élites et du pouvoir parisien. Un fort sentiment de solidarité face au danger extérieur. Et c’est évidemment sur ce terrain particulier que le patronat comme la droite peuvent agir, manipuler. Comme on dit la politique a horreur du vide et c’est très logiquement que patrons, droite, extrême droite essaient de prendre la tête d’une « fronde » pour la contrôler, pour éviter qu’elle ne se tourne contre eux, pour la détourner vers des adversaires plus vagues mais réels comme les « élites » ou les « bureaucrates de Bruxelles ».
- Il ne fallait pas laisser le mouvement régionaliste et cette colère populaire entre les seules mains de la droite ou des patrons qui encore une fois n’organisent pas mais tente de récupérer. Il fallait absolument garder le cap en bataillant pour qu’existe un pôle de « gauche », un pole social, ouvrier, anti-licenciement, progressiste. C’est pour cela que le Npa avait sa place dans la manif. Les camarades de Carhaix et de Quimper ont bataillé pour qu’il y ait un cortège de « gauche », un cortège qui défende l’interdiction des licenciements. Cela a été fait dans une manifestation pas du tout hostile à ces idées au contraire. Car il ne faut pas se faire avoir par les média qui ne comprennent pas forcément tout ce qui se passe. Nous avons été très bien accueillis, on nous a remercié d’être là, des militants Cgt, FdG étaient contents de nous voir et faisaient part de leur écœurement du positionnement Cgt.
Même parasitée par les choses dites plus haut, c’était vraiment une manif populaire, une manif de gens d’en bas qui souffrent de la crise, que ce soit les ouvriers ou les petits exploitants agricoles. Et cette souffrance, cette colère ou révolte peut partir dans plusieurs directions. Rien n’est gagné que cela évolue dans le sens qu’on souhaite. Ça suppose qu’il y ait des militants, des forces de « gauche » qui soient là pour défendre la perspective socialiste, anticapitaliste. Cela suppose qu’on se confronte aux préjugés, aux autres forces sociales ou politiques qui veulent contrôler.
Si le FdG et la Cgt n’avaient pas déserté, ne s’était pas « dégonflés », si Mélenchon et les représentants d’une certaine gauche n’étaient pas aussi méprisants du bas peuple qui se met en colère, n’étaient pas aussi hostiles au sentiment régionaliste, c’est sûr, la manif aurait eu une gueule plus claire, on aurait été plus costaud pour représenter ce pole clairement anti-medef, anti-droite, anti-austérité, un pole d’opposition de gauche au gouvernement. En tout cas, dans la manif, les militants « bretons » du Npa ont essayé de construire ce pole et c’était plutôt réussi.
PHILIPPE POUTOU
Quand a la riposte, il me semblait que tu participais a ce groupe. Si je retournais la question je dirais "mais pourquoi n'avez vous pas mis toutes les forces, c'est de votre faute si vous n'avez pas sorti le groupe dirigeant etc. Mais évidemment tu nous dirais (à juste titre) que le rapport des forces fait que dans un premier temps, la riposte doit gagner la confiance d'un certain nombre de camarades (qui peuvent avoir des préjugés contre les "gauchistes")

Edit : j'ai modifié un passage ou par un mystère que seul mon ordinateur est capable de comprendre, une partie du texte avait sauté, le rendant incompréhensible...


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Message  gérard menvussa le Ven 15 Nov - 4:56

Achille a écrit:
Copas a écrit:
Une possibilité d'affrontement social important a été cassée, avec des comités de mobilisation considérables en nombre de travailleurs.
Copas nous dit qu'une situation insurrectionnelle est présente en Bretagne, il voit des soviets hallucinatoires en création...etc. puis nous dit que cette situtations quasiment pré-révolutionnaire a été cassé par une manifestation de "700" personnes à Carhaix...
Quel charabia...
La mobilisation a été cassé par ceux qui l'ont orientée vers la collaboration de classe avec les syndicat patronaux, paysans et nationalistes bretons. Les contorsions révolutionnaristes ne changeront rien à cette réalité et il est à craindre que les grands bénéficiaires des luttes en cours en Bretagne sont le repli nationaliste voire FN. Ce qui va se vérifier aux prochaines municipales.
Achille, confondrais tu une "possiblilité d'affrontement social important" et "une situation insurectionnelle" ?
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Message  Roseau le Ven 15 Nov - 10:58

Témoignage de terrain qui contredit une fois de plus
les arguments des politiciens réformistes, toujours à agir
pour déplacer la lutte de classe vers celle des places

Bretagne : « les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges »
http://npa2009.org/node/39585
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Message  Copas le Ven 15 Nov - 11:26

Il n'y a pas débat avec les clowneries caricaturales de Achille et Duhring;
Celui qui a prétendu que j'ai parlé de soviets est évidemment un menteur, mais ça c'est pas nouveau, le niveau de délire s'améliore. Ils sont dans le déni permanent. Tu leur parles de comment à démarrer la mobilisation prometteuse avec les comités contre les licenciements, dont un avait plusieurs centaines de membres, c'est une réalité, mais celle-ci leur est insupportable il faut donc cracher sur le messager..

Donc revenons aux choses sérieuses :

Il y a des risques de craquements sociaux extrêmement importants, cette situation ne dépare en rien de ce qui se passe en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce, en Croatie, en Slovénie, en Bulgarie et en Roumanie. La France est rentrée dans ce club fin 2012.

L'analyse de la situation est importante : Oui il existe des masses de travailleurs, des classes populaires, de travailleurs indépendants, de petits paysans, de petits patrons, etc, prêts à s'enflammer face à une situation insoutenable . La faucheuse de la grande crise capitaliste ne fait pas dans le détail de ce point de vue.

Ca ne signifie pas que des alternatives socialistes à la crise existent, mais qu’existe la matière première des partisans du socialisme: des masses qui peuvent se mettre en mouvement, prêtes à se révolter. Ca peut aller dans un sens ou l'autre. Mais ce qui semble être démontré c'est le potentiel de bagarre qui existe. Pour qui suit un peu les choses, on le sait depuis un moment, il y a une grosse conflictualité sociale en France, sans arrêt des luttes dans le secteur de la santé, dans les postes, dans des entreprises contre des licenciements, pour des conditions de travail, sur le salaire, etc. Ca dure maintenant depuis la fin du printemps. Les phases d'abattement passent à des phases de colères, puis à de nouvelles phases d'abattement.

En Bretagne nous avons vu pour la première fois se dessiner les contours d'une explosion sociale à une échelle régionale. Ca c'est une réalité bien plus grosse numériquement que ce que nous avions vu autour des batailles de PSA Aulnay et l'automobile ou sur la RP les maxis ont été de réunir quelques milliers de personnes.

La jonction à cette bataille sociale de la part de petits paysans, petits patrons et indépendants, ne posait pas problème et n'a jamais été un problème historique en Bretagne et ailleurs, leurs revendications sur l'écotaxe juteuse pour le grand capital n'étaient pas un problème. Cela n'a jamais été un problème. Le gros problème est venu de la division orchestrée par la direction de la CGT qui a virevolté 3 jours avant la manif vers l'opération pro-gouvernementale de Carhaix ; ils n'ont réuni personne à Carhaix, personne n'est dupe là dessus, mais ont contribué de façon importante à casser l'expression organisée du bloc ouvrier majoritaire de Quimper;
et c'est là le problème principal qui ressort et pas de la présence du NPA à la manif ouvrière et populaire, ni de la présence d'idiots utiles des directions du FdG au grand capital à Carhaix, voir de factions encore minuscules respirant les positions de Achille et Durhing.

La Bretagne le démontre et demain on en verra d'autres traits. L'état désastreux des orgas de masse du mouvement ouvrier, les compromissions et accords sur le fond avec le gouvernement du grand capital de la part des directions de ces organisations est un défi énorme de réorganisation.

Nous ne sommes plus en 2010 où les directions des orgas syndicales ont fait l'unité pour accompagner le mouvement social sans pour autant lui donner de perspectives et le faisant rebondir de journées en journées, sans objectifs. Là, une partie de ces directions se sont positionnées en amont pour appuyer sur le frein, sauvegarder et défendre le gouvernement des patrons.

Cette situation est nouvelle par sa signification et marque une étape de la crise des grandes organisations du mouvement ouvrier.

Si il y a un point important révélé à Quimper c'est qu'il n'y a pas eu de forme organisée du mouvement ouvrier permettant de prendre sans équivoque la direction de cette initiative qui était au départ un appel des Martin Harvest ; Le cadre de mobilisation a été suffisamment ébréché par la contorsion pro gouvernementale des directions CGT, FdG, SUD, FSU pour rendre difficile l'émergence d'un nouveau cadre organisé incontestable;

Nous avons donc eu une manif ouvrière et populaire sans contestation possible, une minorité de petits patrons et petits paysans mais bien organisée EUX dedans.
NPA ou pas, cette manif populaire aurait eut lieu. Elle en avait des traits explosifs et le gouvernement, les médias de la bourgeoisie et les bureaucrates ont tout fait pour en dénaturer la signification.

Le NPA a donc fait son boulot et a été au coude à coude là dedans avec pas mal de militants du FdG, des militants de la CGT, de FO, de SUD, etc, et bien d'autres, à Quimper , pendant que l'opération Carhaix était un bide retentissant.

La situation nouvelle émergente confirme qu'il y a un immense problème d'organisation du mvt ouvrier et que c'est là, en soi, un élément très important qui laisse orphelins de très nombreuses équipes syndicales et syndicats de boite.
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Message  gérard menvussa le Ven 15 Nov - 12:00


Bretagne : « les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges »
Jeudi 14 novembre 2013
Publié dans : Hebdo L'Anticapitaliste - 217 (14/11/2013)

Entretien. Militant du NPA Kreiz Breizh, Matthieu Guillemot a été en 2008 un des animateurs de lutte victorieuse contre la fermeture des services de chirurgie et de maternité de Carhaix et un défenseur acharné des inculpés de cette lutte. Membre du comité de défense de l’emploi de Bretagne, il a pris la parole à la tribune lors de la manifestation de Quimper le 2 novembre. Il nous présente les enjeux et les perspectives de cette mobilisation.

Peux-tu revenir sur la préparation de la manifestation de Quimper ?
Au départ une poignée d’ouvrières et d’ouvriers de Marine Harvest dont l’usine doit fermer. Ils ont donc interpellé le maire de Carhaix, Christian Troadec. Le choix de ces ouvriers n’était pas anodin. Les braises du conflit victorieux de l’hôpital de Carhaix brûlent encore.
Le lendemain mon téléphone sonna deux fois : un appel de ce même groupe d’ouvriers pour me raconter la discussion qu’ils avaient eue avec Christian Troadec et un deuxième appel de Christian Troadec. Le but clair, affiché et partagé : remettre en action les acteurs et les moyens de la lutte de l’hôpital de Carhaix.
Une première réunion est organisée le 18 octobre en soutien aux Marine Harvest. Cette réunion importante fut largement au-dessus de toutes les espérances : plus de 600 personnes se sont massées pour remplir la salle. Pour une ville qui compte 8 000 habitants, c’est plutôt pas mal... À la tribune étaient présents tous les groupes politiques, syndicats, élus, commerçants ayant appelé à ce rassemblement (NPA, PS, FdG, FO, CFDT, mairie de Carhaix, maire de Poullaouen, président du pays Centre Ouest Bretagne, présidente des commerçants carhaisiens) et dans l’assistance, les délégués CGT de Marine Harvest. Pour ma part, au nom du NPA Kreiz Breizh, j’ai insisté sur l’interdiction des licenciements, une revendication bien reçue dans le public tant le cas de Marine Harvest est plus que choquant.
C’est à l’issue de cette soirée que sera décidée la grande manifestation contre les licenciements et pour l’emploi le samedi 2 novembre à Quimper.

Selon toi, qu’est-ce que cette manifestation du 2 novembre a changé au climat social local et national ?
Au lendemain de la manif de Quimper, la motivation est grande. Si l’effet « bonnets rouges » marche à plein régime, c’est qu’il est le symbole en Bretagne de la colère et du peuple. C’est une vieille histoire. Mais son dévoiement et sa récupération a brouillé le message (c’est le patron d’Armor Lux qui a offert les bonnets rouges sous le portique de Pont-de-Buis samedi 26 octobre), en particulier autour de la question de l’écotaxe, même si je pense personnellement que cette taxe est injuste et inefficace écologiquement.
Au lendemain de la manif, à peine ai-je mis un pied hors du lit, mon téléphone sonnait. Nos camarades de Marine Harvest, présents en masse à Quimper, m’appelaient pour m’informer qu’ils entamaient une grève illimitée avec un blocus de l’entreprise. Avec Christian Troadec, nous nous sommes rendus sur place pour apporter tout le soutien du comité pour l’emploi.
À la radio, on apprend ensuite que les salariés de Tilly-Sabco (1 000 emplois menacés) quittent leur entreprise de Guerlesquin pour aller à la sous-préfecture de Morlaix. Avec le syndicat CGT, les salariés ont enfoncé les portes de la sous-préfecture et occupé les lieux pendant près de 12 heures, exigeant de rencontrer le ministre Stéphane Le Foll. Le PDG de l’entreprise a tenté — une fois de plus — le coup de « l’union sacrée », comme s’il n’était en rien responsable des risques de fermeture de l’entreprise...
À cette heure, les Marine Harvest maintiennent la grève et le blocus, et des portiques écotaxe sont pris pour cible un peu partout en France. Il reste à espérer que, comme en Bretagne, le portique soit l’arbre qui cache la forêt de la révolte sociale et du refus de cette société capitaliste et productiviste qui met à mal le monde ouvrier et la petite paysannerie.

Justement, le mouvement en Bretagne semble se caractériser par deux axes revendicatifs : la lutte pour l’emploi, contre les licenciements, et l’opposition à l’écotaxe. Comment « cohabitent » les deux ?
Le point de départ est assurément la lutte pour l’emploi, contre les licenciements. Les événements de Pont-de-Buis ont quelque peu brouillé la lisibilité de l’action. Pour autant, la manif de Quimper a été un vrai succès populaire.
La participation du NPA, avec la présence de Philippe Poutou, a contribué à centrer les débats sur les thématiques de l’emploi. Les représentants de la FDSEA, du Medef et quelques représentants de l’UMP, se sont engouffrés dans la brèche ouverte par la lutte contre l’écotaxe, en développant un discours réactionnaire et productiviste. Le NPA a fait le choix de ne pas laisser le terrain à ses ennemis de classe et donc de s’adresser aux salariés, au monde ouvrier, au moment où certains préféraient s’en éloigner.
Je pense que toutes les forces de la gauche de la gauche doivent faire face à l’ennemi de classe, et cela toujours au côté des salariés, pour ne pas laisser le cri de colère se transformer en vote de haine.
Par notre présence, nous pouvons dialoguer sur nos propositions et nos solutions, comme l’interdiction des licenciements mais également l’ouverture des livres de comptes des entreprises, les réquisitions ouvrières de l’outil de travail ou les nationalisations des entreprises.

Tu es plus particulièrement investi sur la lutte des « Marine Harvest ». Où en est-on ?
Marine Harvest est le n°1 du saumon en Europe, son siège est basé en Norvège. Ses bénéfices se cessent de s’accroître, et dépassent aujourd’hui les 300 millions d’euros. L’appétit des actionnaires suit la même dynamique... Le projet de la direction de Marine Harvest est de délocaliser en Pologne, selon une logique capitaliste bien connue : jamais assez, toujours plus.
Cette lutte est différente des autres car, si la colère est grande dans la population et chez les salariés, elle a du mal à se concrétiser dans des revendications portées par les représentants du personnel. Il y a en permanence une balance entre le maintien de l’emploi et le refus des licenciements, et la course à un meilleur plan social avec augmentation des indemnités et primes de départ. Tout cela apparaît quelquefois comme contradictoire et source de tension entre les salariéEs en lutte mais aussi avec le comité de soutien.
Toujours est-il que nous sommes toujours très nombreux à soutenir les Marine Harvest en grève, dans une ambiance combative et solidaire.

Comment la jonction pourrait-elle être possible avec les autres boîtes en lutte ?
Si certains sont effrayés par le symbole du « bonnet rouge », il faut tout de même se rappeler qu’à la tribune de Quimper et ce, devant près de 30 000 personnes, se sont aussi succédés au micro les représentants de Gad, de Doux, de Marine Harvest, de la CGT des Marins et du NPA. Dans la bouche de ces représentants, les mêmes revendications : interdiction des licenciements, réquisition ouvrières des usines et nationalisation des usines qui licencient. La représentante de FO Doux s’est rendue à de multiples reprises sur le piquet de grève des Marine Harvest. Les germes d’une convergence des luttes ouvrières existent, avec ou sans bonnets rouges.
Les rassemblements du 2 novembre, les blocus d’entreprise mais aussi de l’aéroport de Brest, de la ville de Morlaix ont été autant de moments de rencontre, de lien entre les salariés en lutte. Tout ceci doit se transformer avec les syndicats ouvriers en un front unique de la révolte sociale, mais aussi pour une opposition de gauche à la politique désastreuse de gouvernement Hollande-Ayrault.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz
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Message  mykha le Ven 15 Nov - 12:07

gérard menvussa a écrit:
Achille a écrit:
Copas a écrit:
Une possibilité d'affrontement social important a été cassée, avec des comités de mobilisation considérables en nombre de travailleurs.
Copas nous dit qu'une situation insurrectionnelle est présente en Bretagne, il voit des soviets hallucinatoires en création...etc. puis nous dit que cette situtations quasiment pré-révolutionnaire a été cassé par une manifestation de "700" personnes à Carhaix...
Quel charabia...
La mobilisation a été cassé par ceux qui l'ont orientée vers la collaboration de classe avec les syndicat patronaux, paysans et nationalistes bretons. Les contorsions révolutionnaristes ne changeront rien à cette réalité et il est à craindre que les grands bénéficiaires des luttes en cours en Bretagne sont le repli nationaliste voire FN. Ce qui va se vérifier aux prochaines municipales.
Achille, confondrais tu une "possiblilité d'affrontement social important" et "une situation insurectionnelle" ?
Sachant que Copas émettait il y a quelques jours l'appréciation suivante sur la situation pour mieux montrer que c'est l'attitude de la CGT qui avait tout éteint ....

En Bretagne, les conditions étaient mures pour une grève générale régionale
On n'a décidément pas tous les mêmes méthodes de constat et d'analyse de la situation de la classe ouvrière.
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Message  Roseau le Ven 15 Nov - 12:11

Aucune contradiction dans les propos de Copas.
Mykha oublie que les travailleurs ont souvent imposé des grèves générales aux bureaucraties syndicales.
C'est pourtant l'ABC des MR.
La convergence des luttes, pour défendre l'emploi et les salaires notamment,
face au gouvernement et à l'opposition de droite,
est bien la seule issue.
Le reste est lutte des places des politiciens
ou déclarations impuissantes de la gauche (radis)cale.
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Message  verié2 le Ven 15 Nov - 12:17

mykha
Copas En Bretagne, les conditions étaient mures pour une grève générale régionale


On n'a décidément pas tous les mêmes méthodes de constat et d'analyse de la situation de la classe ouvrière.
Bien que je ne sois pas sur place, il me semble que, oui, les conditions étaient mures pour une grève générale régionale, ou au moins pour un mouvement coordonné des travailleurs de toutes les boîtes en lutte. Si le comité de grève de PSA Aulnay avait lancé un appel, on imagine l'impact que cela aurait pu avoir...
Copas émettait il y a quelques jours l'appréciation suivante sur la situation pour mieux montrer que c'est l'attitude de la CGT qui avait tout éteint ....
C'est évidemment excessif de dire que "la CGT a tout éteint", mais elle n'a rien fait pour atteindre cette objectif de fusion des luttes, ce qui n'a rien de surprenant, et elle a tout fait pour diviser. Mais rien n'indique, répétons-le, que tout soit éteint.

J'espère tout de même que Mykha ne prend pas le chemin de Achille et Duhring qui soutiennent la politique du Front de Gauche et des directions syndicales en dénigrant la manif de Quimper par tous les moyens. On attend d'ailleurs toujours de leur part une condamnation claire des propos insultants de Mélenchon contre les travailleurs.

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Message  mykha le Ven 15 Nov - 12:34

Pour Vérié :

J'ai déjà dit quelle position était la mienne en référant à cet article nuancé qui me convient :

Patrons et salariés : des intérêts incompatibles

Si le gouvernement a partiellement reculé en annonçant la suspension de l'écotaxe, ce n'est pas qu'il jugeait cette taxe injuste. Tout en frappant un peu les grosses sociétés, elle aurait frappé surtout les consommateurs sur lesquels aurait été répercutée l'augmentation. Elle aurait aussi étranglé les petits transporteurs et des artisans de différentes catégories.

Le gouvernement, qui s'apprêtait donc à exécuter une décision pourtant prise par Sarkozy-Fillon, a reculé. Et c'est seulement après sa reculade et devant l'attaque de la droite, à l'origine de cette taxe, que l'on a appris qu'en cas d'abandon du projet les contribuables auront quand même à payer un milliard à la société Écomouv'.
Le gouvernement a cédé surtout parce qu'il a eu peur que la révolte contre cette écotaxe soit contagieuse, d'autant qu'elle rencontrait d'autres colères, principalement celle des travailleurs menacés de licenciement. Et comme les licenciements, les fermetures d'usines ne sont pas une spécificité bretonne, la contagion est toujours possible.

Le mouvement et la manifestation de Quimper ont illustré la prétention des patrons d'entreprises du transport, des licencieurs de l'agroalimentaire et ceux de la distribution à se poser en défenseurs de l'emploi. Ces gens-là sont pourtant non seulement les ennemis directs des salariés mais aussi de tous ceux, artisans, petits paysans, pêcheurs, qui vivent de leur travail mais sont étranglés par les banques et écrasés par les capitalistes de l'agroalimentaire et de la grande distribution.

Le patronat local a entonné l'air de la défense de la Bretagne délaissée, en brandissant le drapeau breton comme symbole d'une prétendue unité d'intérêts entre toutes les classes sociales. C'est une escroquerie !
Car qui se prépare à réduire à la misère les travailleurs de l'agroalimentaire si ce n'est les capitalistes du secteur ? Et à la tête de ces groupes se trouvent des familles et des regroupements de riches bourgeois, bien bretons, bien français.

On n'est pas du même bord

Un des plus importants est le groupe Cecab qui a piloté des fermetures, dont celle de l'abattoir GAD. La Cecab est une coopérative, en l'occurrence un regroupement de patrons, devenue une multinationale de l'agroalimentaire. Ses patrons, d'anciens gros cultivateurs bretons, ont construit leur fortune grâce, entre autres, aux aides de Bruxelles. Le groupe, entre autres propriétaire de la marque Daucy, est un des leaders mondiaux des conserves alimentaires.
Ces patrons « bretons » sont en train de fermer une de leurs usines en Bourgogne, comme ils en ont fermé d'autres en Picardie ou en Bretagne. De façon constante, la Cecab achète, prend des participations, ouvre, ferme des usines, s'étend à l'étranger et en particulier en Europe de l'Est (Pologne, Hongrie, Russie). Tous ces choix se font avec un seul objectif : toujours plus de profits, et qu'importe à ces patrons si cela se fait au détriment des travailleurs et des milliers de petits paysans qu'ils acculent à la ruine, après les avoir pressurés à travers leur contrat dit d'exclusivité.

Parmi les organisateurs de la manifestation de Quimper, il y avait le président du Medef de Bretagne, un proche de Pinault et Bolloré, deux grands capitalistes qui, du fait de leur origine, sont mis en avant comme symboles de la Bretagne.
Il ne faudrait pas non plus oublier la grande distribution, avec la famille des Leclerc qui a appuyé le rassemblement de Quimper, ainsi qu'Armor Lux, cette entreprise textile « bretonne » qui délocalise la plus grande partie de sa production et... vend à tout-va, avec bénéfice, les bonnets de la fronde anti-taxe.

Les travailleurs de Bretagne, ceux de l'agroalimentaire mais aussi ceux de PSA à Rennes, d'Alcatel et d'autres entreprises, ont comme adversaires ceux que l'on présente aujourd'hui comme leurs alliés.

Les appels à l'union de toute la Bretagne ne sont jamais qu'une variante des appels à l'union nationale, qui soumet les travailleurs au patronat, c'est-à-dire à leurs exploiteurs.

Les travailleurs doivent au contraire avoir leur propre programme, une condition nécessaire pour qu'ils puissent entraîner d'autres catégories sociales, victimes elles aussi du système capitaliste.

Paul SOREL (Lutte Ouvrière)


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Message  Achille le Ven 15 Nov - 12:43

verié2 a écrit:
J'espère tout de même que Mykha ne prend pas le chemin de Achille et Duhring ...
C'est stupide de penser cela. Les désaccord existent mais la forme du débat avec les camarades cités est correct avec ces camarades. Ce n'est pas le cas avec la sainte alliance pas très claire et peu ou prou Copas/Roseau/verié2... qui ne ne veulent pas voir les dégâts terribles causés par une politique qui oriente la colère populaire dans un front avec le patronat et le nationalisme breton. Il n'ont toujours pas expliqué comment une situation de "grêve générale" pouvait être stoppée par un manifestation de 700 personnes, c'est toujours difficile d'expliquer une hallucination...
PS: Et je suis plutôt d'accord avec l'édito de P. Sorel et en total opposition au charabia de Copas.

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Message  gérard menvussa le Ven 15 Nov - 13:01

mykha a écrit:
gérard menvussa a écrit:
Achille a écrit:
Copas a écrit:
Une possibilité d'affrontement social important a été cassée, avec des comités de mobilisation considérables en nombre de travailleurs.
Copas nous dit qu'une situation insurrectionnelle est présente en Bretagne, il voit des soviets hallucinatoires en création...etc. puis nous dit que cette situtations quasiment pré-révolutionnaire a été cassé par une manifestation de "700" personnes à Carhaix...
Quel charabia...
La mobilisation a été cassé par ceux qui l'ont orientée vers la collaboration de classe avec les syndicat patronaux, paysans et nationalistes bretons. Les contorsions révolutionnaristes ne changeront rien à cette réalité et il est à craindre que les grands bénéficiaires des luttes en cours en Bretagne sont le repli nationaliste voire FN. Ce qui va se vérifier aux prochaines municipales.
Achille, confondrais tu une "possiblilité d'affrontement social important" et "une situation insurectionnelle" ?
Sachant que Copas émettait il y a quelques jours l'appréciation suivante sur la situation pour mieux montrer que c'est l'attitude de la CGT qui avait tout éteint ....

En Bretagne, les conditions étaient mures pour une grève générale régionale
On n'a décidément pas tous les mêmes méthodes de constat et d'analyse de la situation de la classe ouvrière.
Encore une fois, il y a une différence de taille entre une "gréve générale régionale" et une "situation insurrectionnelle", non ?
Quand au role de la cgt et des syndicats, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'ont pas vraiment contribué à armer puissament les ouvriers. Qu'il y ait bien d'autres difficultés a résoudre, je pense que tu le trouvera dans l'entretien (que j'ai publié) de notre camarade qui donne des perspectives d'actions qui me satisfont en grande partie. Et je trouve sur ce coup LO trés en retrait et attentiste. Mais je peux me tromper. Par contre il me semble évident que l'appel du front de gauche est totalement manipulatoire Silence radio de la part de ton orga.
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Message  mykha le Ven 15 Nov - 13:09

Pour G.M.

Hausse de la TVA : non à la baisse du pouvoir d'achat

Après l'imposition sur le revenu de 800 000 nouveaux ménages modestes, le gouvernement Hollande a décidé d'augmenter la TVA, taxe sur la valeur ajoutée, au 1er janvier 2014.
La TVA est l'impôt le plus lourd et le plus injuste. Cette taxe est prélevée sur tous les biens de consommations de manière uniforme, quel que soit le pouvoir d'achat des consommateurs. Elle représente 50 % des rentrées fiscales de l'État, 140 milliards d'euros en 2013, contre 70 et 50 milliards pour l'impôt sur le revenu et celui sur les sociétés.
L'augmentation de la TVA est prévue de 19,6 % à 20 % pour le taux maximum et de 7 à 10 % pour le taux intermédiaire, concernant la restauration, les transports, les travaux du bâtiment, etc. Autant de hausses qui seront répercutées sur toute la population.
Cette nouvelle ponction sur les familles devrait rapporter plus de 6 milliards, destinés prioritai­rement à financer... les 20 milliards de crédit d'impôt compétitivité destinés aux entreprises, dont les plus grosses sont les principales bénéficiaires.
De nombreuses professions manifestent contre ces nouvelles hausses : les artisans, les restaurateurs et hôteliers, même les propriétaires de centres équestres... Devant ces protestations, le gouvernement a déjà reculé sur certaines, comme les travaux de rénovation thermique.
Il y en a assez de toutes ces hausses d'impôts et de taxes. Elles ne servent qu'à subventionner les grandes banques et entreprises, sous prétexte de créations d'emplois qu'elles ne réalisent jamais. Les travailleurs qui manifestent et manifesteront, comme le 1er décembre, contre cette fiscalité injuste ont mille fois raison.
Louis BASTILLE
Article publié dans LO du 16 novembre.

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Message  verié2 le Ven 15 Nov - 13:26

Lutte ouvrière
Les travailleurs qui manifestent et manifesteront, comme le 1er décembre, contre cette fiscalité injuste ont mille fois raison.
Formulation ambigüe. Bien sûr on a toujours raison de manifester contre des mesures injustes. Mais on n'a pas raison d'appeler les gens à cautionner une opération politicienne. Et c'est vraiment curieux que LO n'ait pas - du moins pour le moment - un mot pour critiquer l'opération pré électorale (et tout autant interclassiste que celles de Troadec et cie) de Mélenchon...

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