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Solidarié étudiants-travailleurs!

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Solidarié étudiants-travailleurs! Empty Solidarié étudiants-travailleurs!

Message  CCR le Ven 15 Mar - 11:48

Pour un mouvement étudiant qui s’organise aux côtés des travailleurs en lutte !

Source: http://www.ccr4.org/Pour-un-mouvement-etudiant-qui-s-organise-aux-cotes-des-travailleurs-en-lutte

Laura et Quentin, étudiants à Paris 8

Aujourd’hui, en France comme en Europe, la question du chômage est l’une des principales préoccupations des salarié-e-s et des jeunes. Les licenciements et les annonces de fermetures d’usines font la une quasiment tous les jours. L’horizon pour les mois et même les années à venir semble être celui d’un approfondissement de la crise d’un système qui n’a que le chômage et la précarité à nous proposer. Dans un tel contexte, la convergence en un mouvement unifié de celles et ceux qui luttent, ainsi que les revendications et le programme à mettre en avant, sont des questions fondamentales.

Un premier pas dans ce sens-là a été fait lors du meeting du 24 janvier à SciencesPo à l’initiative des camarades de la CGT Sanofi Vitri et de SUD étudiant. Une fois n’est pas coutume dans cette école d’élite, l’ambiance fut donnée par des ouvriers représentant une dizaine des boîtes touchées par des plans de licenciements : PSA Aulnay, Sanofi, Goodyear, Air France, Prestaliss, Licenci’elles, Virgin, Renault, et par plus de 500 personnes venues participer au débat.

Si le gouvernement et le patronat s’attèlent à démanteler ce qu’il restait de protection sur le marché du travail, il approfondit en même temps la casse de l’université. En effet, la ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, veut faire adopter une loi-cadre pour réformer l’université qui ne fait que renforcer la logique développée par la loi LRU sous Sarkozy Cette réforme structurelle de l’université s’inscrit clairement dans le même projet de société que le gouvernement veut développer avec l’Accord National Interprofessionnel, signé le 11 janvier par le MEDEF et la CFDT. Les patrons veulent d’un côté licencier plus facilement et de l’autre ils veulent imposer une loi dans l’enseignement supérieur et la recherche qui leur permette de mieux adapter nos diplômes à leurs besoins. Casse de nos diplômes et casse du code du travail, tel est le projet de société que nous proposent le gouvernement PS et le patronat.

Cependant doit-on conclure que ceux qui se battent contre lui, étudiants et travailleurs, n’ont de commun que leur adversaire, qui les conduirait à lutter au même moment, mais jamais ensemble ? La distinction entre étudiant-e-s et travailleur-euse-s, qui est un ressort de l’idéologie dominante, dissimule le fait que ces deux groupes se recoupent au moins partiellement. En effet, près de la moitié des étudiant-e-s,sont obligés de travailler pour payer leurs études et ceux qui ne travaillent pas encore rentreront bientôt sur le marché du travail - bien souvent par la porte des contrats précaires. Comme disait un délégué CGT de PSA Aulnay lors de la soirée à Paris 8, « défendre les emplois des salarié-e-s aujourd’hui, c’est défendre nos futurs emplois ! ».

Si les étudiants sont des salariés ou des salariés en devenir et qu’à ce titre, la lutte des ouvrier-e-s d’aujourd’hui est aussi leur lutte, il existe aussi un intérêt stratégique pour les étudiants à voir ces luttes de travailleurs toucher leur but. En effet, une victoire du côté des travailleurs affaiblirait le patronat et le gouvernement, ce qui augmenterait d’autant les forces des étudiants pour faire aboutir leurs propres revendications à l’université. Rappelons-nous aussi que ce sont les travailleurs, parce-qu’ils ont entre leurs mains les moyens de production, qui détiennent le plus grand pouvoir d’entrave au fonctionnement du système capitaliste. Il suffit de se souvenir du CPE ou encore– à une échelle bien supérieure – de la grève générale de Mai 68 qui avait ébranlé profondément le gouvernement et le patronat. C’est pourquoi, au-delà d’une convergence interprofessionnelle, nous défendons l’idée d’une convergence entre les travailleurs et les étudiants. Idée qui a d’ailleurs été défendue lors du meeting de Sciences Po et que nous continuons de défendre en organisant concrètement la solidarité qui doit souder nos fronts. Contre un même projet de société, celui que les patrons et son gouvernement veulent nous imposer, dans les lieux de travail et dans les facs, il nous faut une bataille commune ! Étudiant-e-s et salarié-e-s, tous ensemble, voilà l’alliance qui peut faire reculer le patronat, le gouvernement, leurs plans de licenciements et de réforme de l’université !

La grève de PSA-Aulnay, un enjeu crucial


La grève à PSA-Aulnay est devenue la plus longue grève de l’automobile, dépassant celle de 2007 à Aulnay et celle de 1982 qui avait duré sept semaines. L’enjeu de cette grève est crucial pour le gouvernement et le patronat qui savent que de la victoire ou de la défaite de cette grève dépend leur capacité à continuer d’enfoncer le clou de la précarité et du chômage. Dans ce sens-là, il est pour nous fondamental d’organiser une solidarité concrète qui permette aux ouvriers et ouvrières privés de salaire de continuer leur lutte ! C’est pourquoi nous avons créé le Collectif étudiant solidaire des travailleurs en lutte qui est à l’origine de caisses de grève dans plusieurs universités, notamment à Paris 1 Tolbiac, à l’ENS, à SciencesPo, à Paris 8 qui nous ont permis, en l’espace de quelques jours, de récolter plus de 1100 euros !!

Mercredi 27 février, une délégation étudiante représentant plusieurs facs s’est rendue à l’usine de PSA à Aulnay-sous-Bois pour remettre l’argent collecté aux travailleurs et travailleuses. Arrivés très tôt le matin, nous avons dû attendre le départ des cadres en gilet jaune et des huissiers qui surveillent l’entrée de l’usine pour pouvoir entrer avec l’aide des grévistes. A l’intérieur, les salarié-e-s nous ont accueilli chaleureusement en soulignant qu’il était extrêmement important pour eux de recevoir le soutien des étudiants – en développant les mêmes arguments que les nôtres, manifestant ainsi une réelle unité de point de vue. Un ouvrier rentré dans l’usine en 1976, et qui a donc participé aux mouvements historiques qui ont ébranlés l’usine nous a dit qu’il avait « les larmes aux yeux » de nous voir à leur cotés.

Nous avions prévu, pour le lendemain de notre visite à l’usine de faire une soirée « Chamboul’tout » en soutien aux grévistes à l’université Paris 8 (voir ci-dessous). Plus de 200 personnes sont venues discuter et faire la fête avec le noyau combatif du comité de grève. Si cette soirée a été un moment agréable de rencontres et d’échanges, elle fut l’occasion de récolter à nouveau plus de 1200 euros pour la caisse de grève.

Le 5 mars, jour de la manifestation interprofessionnelle contre les accords dits de « sécurisation de l’emploi », des étudiants de l’ENS ont organisé une collecte à la gare d’Austerlitz avec des cheminots de SUD Rail et des grévistes de PSA, qui a permis une fois encore de récolter de l’argent et de faire un travail d’information auprès des usagers.

Pour nous, toutes ces actions de solidarité, bien que significatives, ne sont que les premiers pas vers la construction d’un collectif plus large, qui regrouperait des étudiant-e-s de plusieurs universités, syndiqué-e-s, militant-e-s politiques et non- organisé-e-s, prêts à organiser la solidarité avec les luttes ouvrières et à se mobiliser sur le moyen et le long terme aux côtés des travailleurs.

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A Paris 8 souffle un vent de solidarité avec les PSA !

Anciennement appelée « l’Université de Vincennes », la fac de Paris 8 fut créée en 1969 à la suite du mouvement de grève générale de 68, où étudiant-e-s et travailleur-euse-s ont compris la nécessité de se battre ensemble. Cette université avait une particularité : elle avait été créée par des intellectuels sensibles aux mouvements sociaux et à la lutte des exploité-e-s. C’était une université au service des travailleurs : des cours du soir étaient prévus pour que les femmes de ménage de la fac, les BIATOSS et des travailleurs extérieurs à l’université puissent suivre une formation après leur journée de travail. Inviter des ouvriers à Paris 8, ce n’est donc pas leur donner la parole, mais bien la leur rendre.

Le jeudi 28 février, plus de 200 personnes, dont une trentaine de grévistes, sont venues à la soirée « Chamboul’tout » organisée par le Collectif étudiant de solidarité avec les travailleurs en lutte de Paris 8 pour écouter le débat, apporter leur soutien aux salarié-e-s de PSA en lutte, manger, boire et écouter le concert.

Avant que ne commence la soirée, les salarié-e-s ont fait le tour des amphis de la fac pour expliquer leur lutte aux étudiant-e-s et les inviter à venir partager cette soirée avec eux. En tout, plus de 1200 euros ont été récoltés qui ont entièrement été versés à la caisse de grève. Les prises de parole ont commencé avec l’intervention de grévistes militants à CGT et SUD, lesquels ont insisté sur le fait qu’il était important de lutter ensemble car « défendre les emplois aujourd’hui, c’est défendre nos futurs emplois ». Plusieurs secteurs du mouvement universitaire ont également exprimé leur solidarité avec les PSA, en même temps qu’ils ont raconté leur propre lutte : le collectif des étudiant-e-s étranger-e-s en lutte depuis plus d’un an pour la régularisation de tou-te-s les étudiant-e-s sans papiers de la fac et la Collective féministe Moeurs Attaque qui organise un festival féministe sur la fac pendant tout le mois de mars. Sylvain Pattieu, maître de conférences en Histoire à Paris 8 et mobilisé lui aussi aux côtés des travailleurs de PSA, a également transmis un message. Finalement, les personnels BIATOSS de la bibliothèque sont venus apporter la caisse de grève qu’ils avaient fait tourner au sein de la fac, puis ont raconté leur grève organisée la semaine précédente contre la suppression des deux postes à la bibliothèque – et dont les revendications ont quasiment toutes été satisfaites.

Après ces échanges très riches, la soirée s’est poursuivie avec des concerts. D’abord, le groupe Los Perfectos (de Paris Cool avec sa musique rock enflammée, puis des invités surprise sont montés sur la scène, invités par les salariés : Skalpel et Première Ligne ont fait trembler les murs du bâtiment C. Pour finir la soirée, le rappeur et ouvrier de PSA, Kash Léone, nous a fait chanter et danser au rhytme de son rap sur la grève « ça peut plus durer ! ». Les travailleurs nous ont remercié chaleureusement d’avoir organisé cette soirée en soutien et aussi de leur avoir permis de passer un moment agréable dans le cadre d’une lutte dure et compliquée. Ce moment de fraternisation entre étudiant-e-s et salarié-e-s nous a permis d’échanger et de beaucoup apprendre dans les discussions avec l’ensemble des travailleurs présents. Cela nous a permis également de voir qu’il est possible d’organiser la solidarité concrète avec une lutte aussi importante que celle des PSA et que cela vaut la peine d’essayer de mobiliser et sensibiliser les étudiant-e-s par rapport à ce qui se passe dans le monde du travail ! Cette soirée solidaire à Paris 8 ne doit être que le premier pas et un point d’appui pour développer un mouvement plus important de solidarité et de soutien d’abord avec la grève des PSA, mais plus en général, avec tou-te-s les salarié-e-s qui commencent aujourd’hui à se battre contre les plans de licenciements et de fermetures d’entreprises orchestrés par le patronat avec la totale complicité du gouvernement !

CCR

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Solidarié étudiants-travailleurs! Empty Fin des apprentis dès... 14 ans !

Message  alexi le Sam 16 Mar - 11:07

Les Echos
16/03/13


L'Assemblée nationale a achevé dans la nuit de vendredi à samedi, vers 4H00, l'examen du projet de loi de « refondation de l'Ecole de la République », soumis à un vote global mardi prochain. L'une des dernières mesures votées a été l'une des plus importantes du texte: la création d'Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE). La formation pédagogique pour les futurs enseignants, disparue depuis la suppression en 2010 des IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres), est ainsi rétablie.


Plus tôt les députés avaient égalément supprimé une mesure concernant l'apprentissage des plus jeunes Cette mesure de la loi Cherpion, du nom de son promoteur, le député UMP Gérard Cherpion, ouvrait un dispositif des métiers en alternance (Dima) à des jeunes de moins de 15 ans.
(...)

alexi

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