Voir le deal
39.99 €

Chantiers navals, 800 précaires en lutte

Aller en bas

Chantiers navals, 800  précaires en lutte Empty Chantiers navals, 800 précaires en lutte

Message  Copas le Dim 18 Déc - 12:43

Penhoët,
St Nazaire
Chantiers navals, 800  précaires en lutte Sn50_110
800 intérimaires, précaires, employés d'entreprises sous-traitants des chantiers navals STX
rassemblés et en manif pour :

Chantiers navals, 800  précaires en lutte Stx-1510
- L’embauche en CDI pour les intérimaires qui le souhaitent
- Des contrats de mission de longue durée pour les intérimaires qui veulent rester en intérim
- Des salaires décents
- Reconnaissance des qualifications
- Reconnaissance de l’ancienneté
- Egalité de traitement par le haut pour TOUS les salariés sans exception
- Un site, Un statut unique pour tous
USI-CGT

http://www.usi.cgt.fr/

Plus de 800 salariés intérimaires, sous-traitants et CDI de STX ont débrayé sur les chantiers navals pour réclamer le maintien des emplois dans la navale.

stx-15.12.11

Contrats d'intérim non renouvelés, salariés jetés au chômage, licenciements en vue dans de nombreuses entreprises sous-traitantes,... Les salariés intérimaires et sous-traitants de la construction navale nazairienne se mobilisent.

Jeudi 15 décembre, ils étaient plus de 800 salariés à descendre dans la rue, soutenus par des salariés en CDI des chantiers navals STX. Ils ont manifesté jusqu'à la Sous-préfecture pour exprimer leur crainte de perdre leurs emplois au profit de sociétés étrangères à bas coût.

L'Union Syndicale de l'Intérim CGT et le syndicat CGT des chantiers navals soutiennent le mouvement.

Pour la CGT, il faut s'opposer à la concurrence sociale organisée par la Direction. Les conditions salariales et sociales doivent être les mêmes pour TOUS les salariés présents sur le site. C'est la seule solution pour que les les entreprises locales ne perdent pas leurs contrats avec STX et les salariés maintiennent leurs emplois.

Le non-renouvellement des contrats commerciaux, pour la construction des prochains navires, entre STX et les entreprises sous-traitantes locales, a pour conséquence, des contrats non renouvelés pour les intérimaires et des licenciements massifs dans des sociétés liées de longue date aux chantiers navals de Saint-Nazaire.

Principale responsable de cette situation, la Direction, qui organise le travail des salariés étrangers dans des conditions proches de l'esclavage. C'est elle qui pousse les entreprises sous-traitantes locales à payer les salariés intérimaires à des tarifs proches du SMIC.

Alors que les intérimaires sont qualifiés voire hautement qualifiés et ont été recrutés avec des contrats à la semaine, sans prime de déplacement, les salariés étrangers, sont quant à eux, payés au « lance-pierre », avec des amplitudes horaires allant parfois jusqu'à 250 heures par mois sans majoration des heures supplémentaires, virés et rapatriés au pays (au pire des cas, victimes de coups physiques), dès qu'ils revendiquent le respect de l'égalité de traitement.

Les pouvoirs publics, par leur silence et leur inaction, restent complices d'une situation qui a trop durée.

L'USI-CGT exige :

l'embauche en CDI pour les intérimaires qui le souhaitent
Des contrats de mission de longue durée pour les intérimaires qui veulent rester en intérim
Des salaires décents
Reconnaissance des qualifications
Reconnaissance de l'ancienneté
Egalité de traitement par le haut pour TOUS les salariés sans exception

Un site, Un statut unique pour TOUS !

Chantiers navals, 800  précaires en lutte P1951810
Ouest-France
Des salariés de STX mais aussi beaucoup de sous-traitants sont sortis des usines hier. Ils étaient plus de 800 pour réclamer le maintien des emplois dans la navale. Lire auss page 8.
Deuxième manifestation en quelques jours...Et les rangs grossissent à chaque fois.

Jeudi, ils étaient plus de 800 salariés venus de STX et de plusieurs entreprises sous-traitantes attachées à la construction navale. Tous avec la ferme volonté de crier haut et fort à la direction, aux pouvoirs publics et à la population leur crainte de perdre leurs emplois au profit de sociétés étrangères à bas coût.

La CGT, à l'initiative du mouvement a insisté sur le « refus de la concurrence sociale. Les conditions salariales et sociales doivent être les mêmes pour tous. C'est la seule solution pour que les entreprises locales ne perdent pas leurs contrats avec STX. »

Nombre de salariés sous-traitants ont évoqué les risques qui pesaient sur leur entreprise suite à des non-renouvellements de contrats pour les prochains navires. Avec, pour conséquences directes, des contrats non renouvelés pour les intérimaires et des menaces de licenciements dans des sociétés liées de longue date au chantier naval.

Hier à la sous-préfecture, la CGT a demandé la tenue d'une table ronde réunissant État, direction de STX et syndicats pour « faire cesser une politique du travail à bas coût ». Dès ce matin, elle appelait à de nouveaux débrayages au chantier, cette fois, pour peser sur les négociations salariales annuelles en cours.

Note Copas :
Il y a une dimension torrentielle dans ce conflit et la CGT accompagne justement cette révolte avec des revendications précises.

Attention, il y a une série de conflits ces dernières semaines en France qui indiquent un sursaut, y compris sur les salaires et pas seulement pour l'emploi. Et dans le privé.

Rajouter plus serait prématuré, mais c'est à prendre au sérieux.

Copas
Copas

Messages : 7025
Date d'inscription : 26/12/2010

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum