L'expertise scientifique en démocratie

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  gérard menvussa le Ven 17 Juin - 23:30

Que tu me reproche mon "manque d’honnêteté intellectuelle" me fait encore plus marrer que les fantaisies toujours recommencées d'un Bouffon Vert...

Sinon, rien a dire sur le fond du sujet ? C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. On commence par Aurengo, on termine par Audiard... Normal pour celui qui a commencé par Lambert pour finir par Schivardi...
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Ven 17 Juin - 23:35

gérard menvussa a écrit:Que tu me reproche mon "manque d’honnêteté intellectuelle" me fait encore plus marrer que les fantaisies toujours recommencées d'un Bouffon Vert...

Sinon, rien a dire sur le fond du sujet ? C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule. On commence par Aurengo, on termine par Audiard... Normal pour celui qui a commencé par Lambert pour finir par Schivardi...
Je me suis déjà exprimé sur le sujet, t'as qu'à lire mes interventions précédentes. Les articles postés par toi ou Roseau ne font que remuer le même fond documentaire sans jamais apporter d'éléments nouveaux. je ne vais pas reprendre mon argumentaire à chaque fois qu'un vieux nouvel article est posté ?
Concernant le CHSCT, c'est toi qui l'a mis sur le tapis et que tu te sois pris les pieds dans ce tapis, je n'en suis pas responsable. Quant au reste, je te laisse à ce vieux fond rance (Schivardi, les lambertistes, etc.) qui revient systématiquement (sur ce même tapis) quand tu manques d'arguments à la manière d'un Roseau ! C'est presque devenu une routine entre vous deux ... une habitude de vieux probablement !

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  gérard menvussa le Ven 17 Juin - 23:49

Je me suis déjà exprimé sur le sujet

Peux tu nous rappeller ta réaction sur quoi penser du "comité national amiante" et sa fine équipe scientifique ?

Peux tu nous rappeler ta réaction sur les mensonges de Aurengo :

« Bien que réalisant un maillage lâ che, ces données recueillies fin avril et début mai 1986, provenant
essentiellement du SCPRI et du CEA, sont les seuls témoignages vraiment fiables de la situation réelle, avec en
particulier la mesure de la contamination des sols (avec la correction nécessaire pour tenir compte des retombées
des essais nucléaires) et celle des eaux de pluie. Les mesures postérieures à l'accident sont d'interprétation plus
hasardeuse car la répartition des radioéléments est remodelée par les précipitations et le relief. Elles ont le mérite
de renseigner sur la contamination actuellement présente, mais remonter à la contamination initiale nécessite des
modèles dont la validation est difficile.
»
? « Ces données recueillies fin avril et début mai 1986 sont les seuls témoignages vraiment fiables de la
situation réelle » : cette affirmation est doublement FAUSSE
1. Parce que les mesures de contamination des sols auxquelles se réfère le professeur Aurengo ne datent
pas de fin avril - début mai mais des mois de juin et juillet 86 (cf. annexe 1). Si l’on rectifie et que
l’on prend au mot l’affirmation du professeur Aurengo, la carte du SCPRI dont il défend la validité
n’est donc pas « fiable » et « d’interprétation hasardeuse » car postérieure à mai 86.
2. Parce que si l’on considère au contraire les mesures effectuées par le SCPRI en mai 86, on obtient une
valeur de 8,5 Bq/m2 comme dépô t moyen de césium 137 sur l’ensemble du territoire français (cf.
annexe 2). En fait de «témoignage vraiment fiable de la situation réelle », on obtient un chiffre
totalement aberrant tant il est sous-évalué (d’un facteur 100 à 1 000 en moyenne). On ne sait si ce
résultat traduit l’incompétence du SCPRI ou un mensonge délibéré : le SCPRI a en effet joué sur la
distinction retombées sèches / retombées humides ce qui semble indiquer une dissimulation volontaire.
Toutefois, même les chiffres qu’il donne pour les retombées sèches sont erronés. Aussi est-il difficile
d’exclure une part d’incompétence.
Note complémentaire : sur cette question essentielle car démontrant Le mensonge de mai 86, la CRIIRAD
avait saisi, par courrier en date du 5 mars 2003, chacun des membres du groupe de travail Aurengo. Aucun
des participants n’a répondu et le sujet est resté TABOU
Je te laisse lire le document, il y en a 7 pages comme ça...
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Ven 17 Juin - 23:57

gérard menvussa a écrit:
Je me suis déjà exprimé sur le sujet

Peux tu nous rappeller ta réaction sur quoi penser du "comité national amiante" et sa fine équipe scientifique ?

Peux tu nous rappeler ta réaction sur les mensonges de Aurengo :

« Bien que réalisant un maillage lâ che, ces données recueillies fin avril et début mai 1986, provenant
essentiellement du SCPRI et du CEA, sont les seuls témoignages vraiment fiables de la situation réelle, avec en
particulier la mesure de la contamination des sols (avec la correction nécessaire pour tenir compte des retombées
des essais nucléaires) et celle des eaux de pluie. Les mesures postérieures à l'accident sont d'interprétation plus
hasardeuse car la répartition des radioéléments est remodelée par les précipitations et le relief. Elles ont le mérite
de renseigner sur la contamination actuellement présente, mais remonter à la contamination initiale nécessite des
modèles dont la validation est difficile.
»
? « Ces données recueillies fin avril et début mai 1986 sont les seuls témoignages vraiment fiables de la
situation réelle » : cette affirmation est doublement FAUSSE
1. Parce que les mesures de contamination des sols auxquelles se réfère le professeur Aurengo ne datent
pas de fin avril - début mai mais des mois de juin et juillet 86 (cf. annexe 1). Si l’on rectifie et que
l’on prend au mot l’affirmation du professeur Aurengo, la carte du SCPRI dont il défend la validité
n’est donc pas « fiable » et « d’interprétation hasardeuse » car postérieure à mai 86.
2. Parce que si l’on considère au contraire les mesures effectuées par le SCPRI en mai 86, on obtient une
valeur de 8,5 Bq/m2 comme dépô t moyen de césium 137 sur l’ensemble du territoire français (cf.
annexe 2). En fait de «témoignage vraiment fiable de la situation réelle », on obtient un chiffre
totalement aberrant tant il est sous-évalué (d’un facteur 100 à 1 000 en moyenne). On ne sait si ce
résultat traduit l’incompétence du SCPRI ou un mensonge délibéré : le SCPRI a en effet joué sur la
distinction retombées sèches / retombées humides ce qui semble indiquer une dissimulation volontaire.
Toutefois, même les chiffres qu’il donne pour les retombées sèches sont erronés. Aussi est-il difficile
d’exclure une part d’incompétence.
Note complémentaire : sur cette question essentielle car démontrant Le mensonge de mai 86, la CRIIRAD
avait saisi, par courrier en date du 5 mars 2003, chacun des membres du groupe de travail Aurengo. Aucun
des participants n’a répondu et le sujet est resté TABOU
Je te laisse lire le document, il y en a 7 pages comme ça...
1-Ouvres un fil sur l'amiante, j'y répondrais
2-Mensonges d'Aurengo : selon la CRIIRAD, les mêmes infos qui circulent sous différentes formes dans les articles que vous citez.
Pour revenir sur mes interventions, je pose deux questions :
3-pourquoi aucune étude épidémiologique sur les cancers de la thyroïde dans le rapport d'Aurengo alors u'il est professeur de médecine. Troublant ai-je dit !
4-une différence notable entre les cartes ISRN et CRIIRAD : le bruit de fond radionucléide et un rapport de 1 pour 6. Cela signifie que les deux organismes n'ont pas les mêmes méthodes de mesure. Bruit de fond radionucléide : des mesures sont effectuées dans des zones réputées pour les deux organismes comme non soumises à l'effet Tchenobyl. On devrait donc aboutir aux mêmes résultats, cela ne peut en aucun cas prêter à débat. Hors on trouve un facteur de 1 pour 6 ! Facteur que l'on retrouve ensuite de partout. Troublant !

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Message  Roseau le Sam 18 Juin - 0:04

Loriot va devoir continuer avec des insultes, faute d'arguments, car le mensonge d'Etat organisé avec Aurengo n'est pas une invention d'un site de citoyens qui défendent l'environnement. Facile d'accuser les écologistes, source de tous les tourments des nucléocrates et leurs affidés scientistes.
Toute la presse en a parlé, mêmes les plus proches des thèses productivistes de Loriot, comme le Figaro.
Il faut dire que le scandale, que seul ignorent une poignée d'intégristes scientistes, a conduit à la mise en examen du Dr Pellerin, soutenu jusqu'au bout par...Aurengo

Le Figaro, 26/4/2005:

Depuis trois ans, le groupe Aurengo piétine

Les cartes des retombées au coeur de la polémique

En février 2002, le gouvernement Jospin a créé un groupe de travail afin de dresser une nouvelle cartographie de la contamination du territoire français par les retombées de Tchernobyl.
La mission de ce groupe dirigé par André Aurengo, médecin spécialiste de la thyroïde, a été confirmée par le gouvernement Raffarin en août 2002. Le groupe devait remettre sa copie sous six mois. Trois ans plus tard, on attend encore.
La polémique sur les cartes n'est pas nouvelle. Celles dressées en 1986 par le SCPRI avaient déjà fait l'objet de critiques. Mais c'est la carte de France figurant dans l'atlas européen de 1998 qui a ravivé le conflit. D'abord parce qu'elle minimise les dépôts dans les régions les plus touchées comme la Corse ou l'est de la France. Et aussi parce que l'OPRI (Office de protection contre les rayonnements ionisants), successeur du SCPRI, n'a transmis aux experts européens que 35 mesures pour tout le territoire national. Un chiffre ridiculement bas comparé à l'Italie (436 mesures), la Tchécoslovaquie (776) ou l'Autriche (1 780)...
Un autre élément, plus souterrain, a aussi attisé les conflits autour des cartes. À partir de 1997, en effet, l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (l'autre expert public placé pendant longtemps sous la férule du SCPRI et rattaché au CEA) a publié à son tour de nouvelles cartes de contamination.
Cette initiative été perçue comme une menace par les défenseurs du Pr Pellerin qui auraient préféré que la problématique de Tchernobyl soit définitivement close.
André Aurengo étant un proche du Pr Pellerin, on comprend pourquoi, en 2003, il a dénoncé avec une extrême virulence la carte de contamination publiée à l'occasion du 17e anniversaire de Tchernobyl par l'IRSN (le nouvel organisme public d'expertise né en 2002 de la fusion entre l'IPSN et l'Opri).
En effet, cette carte montre des taches de contamination sur la Corse et l'est de la France. Elle est finalement plus proche de l'atlas publié en février 2002 par la Criirad, le laboratoire indépendant qui dénonce depuis toujours la gestion du Pr Pellerin, que de l'atlas européen.
L'expertise publique sur les retombées de Tchernobyl est donc minée par de multiples conflits de pouvoir. Devenu membre du conseil scientifique de l'IRSN, André Aurengo dresse maintenant la carte de contamination avec les experts de l'organisme dont il a critiqué les compétences scientifiques il y peu...



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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  gérard menvussa le Sam 18 Juin - 0:07

Ouvres un fil sur l'amiante

Le probléme n'est pas l'amiante, la question est celle de "l'expertise scientifique". Or si on doute du caractére totalement "scientifique" de pas mal d'expertises, c'est bien parce qu'il a été prouvé que celle ci non seulement n'avaient pas empéché des catastrophes, mais aussi avait été souvent "bidonnée" en fonction de l'intéret bien compris du capital....

Donc, je répète ma question : le sujet est l'éxpertise scientifique en démocratiie. Que pense tu de celle qui a eu lieu dans le cadre du "comité permanent amiante" ?
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Roseau le Sam 18 Juin - 1:08

Et ensuite, il faudra tenter de défendre les autres Aurengo qui ont camouflé le scandale du sang contaminé, de l'hépatite C.
Et puis aussi des nucléocrates qui ont nié que des soldats aient été irradiés lors des expériences nucléaires au Sahara!
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Message  Invité le Sam 18 Juin - 7:48

...


Dernière édition par Alpha le Mar 13 Oct - 15:11, édité 1 fois

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Sam 18 Juin - 9:41

loriot2010 : évidemment que tu ne comprends pas ma "prose", dans vos labos eugénistes on ne pense pas, on exécute.

Je disais juste que ta phrase "des lanternes scientifiques on été brulées par des masses religieuses ignares et assoiffées de sang" qui tente d'allonger l'immonde autorité scientifique ne mérite qu'une chose : destruction. Je passe sur le côté bouseux de l'élitisme sous-jacent à cette phrase, ce procédé infâme Lénino-Gramscien de "la minorité qui sait et qui éclaire le peuple bête à bouffer du foin", emprunté aux colons blancs éclairés et rationnels, attention !

Etonnant que de tels propos méprisants et, finalement, racistes envers les "gens d'en bas" soient tolérés sur un forum révolutionnaire. Enfin, étonnant, ça se discute.

Je pourrais te dire "les scientifiques ont grandement aidé les nazis - quant ils ne l'étaient pas eux-mêmes - à exterminer 6 millions de juifs", mais je doute que ça te fasse encore plaisir. Je pourrais te dire "les scientifiques ont exterminé des centaines de milliers d'individus suite de lobotomies", mais tu vas dire que c'est pas vrai, que c'est du révisionnisme, que papy Staline et ses minorités éclairées n'ont jamais tué qui que ce soit. Je pourrais te dire que "les scientifiques se branle de l'éthique comme de l'an 40 parce la science n'a pas à se préoccuper de morale", mais je doute que tu partages entièrement. Je pourrais te dire que "tout ce qui est faisable n'est pas "bon en soi", mais je doute que tu sois d'accord...

Bref. N'oublie pas de passer prendre ton chèque à la fin du mois chez papy Dassault.


Dernière édition par gnl intellect le Sam 18 Juin - 9:49, édité 4 fois

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  verié2 le Sam 18 Juin - 9:42


Verié (à propos des sous-traitants et des précaires surnommés "la viande à rems")
Toutes choses qui n'intéressent évidemment pas Aurengo dans sa promotion du nucléaire.

J'ai lancé en effet cette boutade. Alpha me fait donc remarquer que Aurengo a participé à des institutions qui auraient contribué à améliorer la réglementation censée protéger les sous-traitants et visité deux centrales avec, entre différents objectifs", celui d'"appréhender" le problème de la sous-traitance.

Alpha, je crains que nous ayons du mal à nous comprendre. Je vous rends volontiers acte que Aurengo a pu participer à ces opérations. Mais peut-on considérer cela comme une preuve d'un véritable intérêt pour le sort des milliers de précaires qui triment dans des conditions épouvantables pour EDF et sont parfois exposés ?

Il ne s'agit pas de négliger les lois et réglementations qui sont parfois susceptibles de protéger au moins partiellement les travailleurs. J'ignore si les textes qui auraient été élaborés avec la collaboration d'Aurengo, voire à son initiative, jouent un tel rôle ou ne constituent que de pieuses recommandations d'ordre général. Il faudrait les examiner de près. Mais vous n'ignorez pas qu'il existe d'innombrables institutions, comités, commissions etc qui passent leur temps à se réunir et à pondre des recommandations. Certains de ceux qui y participent ont peut-être l'illusion de faire progresser telle ou telle cause, d'autres n'y cherchent qu'un alibi voire une mission bien rémunérée. Mais, même si les premiers se donnent ainsi bonne conscience et peuvent se prévaloir de leur intervention, voire des textes qu'ils ont fait modifier, ce n'est pas ce qu'on peut appeler une véritable préoccupation.

Se préoccuper véritablement d'une cause aussi importante, aussi dramatique que celle des précaires employés par les sous-traitants, surtout quand on dispose d'un accès aux médias aussi régulier, cela consiste à monter au créneau, dénoncer publiquement le scandale (comme le font d'ailleurs certains scientifiques), exiger l'application de mesures etc. Or, si j'ai lancé cette boutade, c'est parce que j'ai lu et écouté d'assez nombreuses fois Aurengo, mais que je ne l'ai jamais entendu se préoccuper publiquement de cette question. Un exemple, voici un an et demi, dans le cadre d'une opération de communication bien montée, Le Figaro a titré à sa une sur un communiqué de l'Académie de médecine affirmant le caractère non dangereux des téléphones portables et antennes relais. Le communiqué avait été, semble-t-il, rédigé par Aurengo seul et validé ensuite par l'Académie. Mais jamais on n'a vu à la Une d'un journal un communiqué d'Aurengo attirant l'attention sur les risques du nucléaires et la situation des précaires de cette industrie.

Alors peut-être qu'il raconte, voire croit lui-même, qu'il fait mieux avancer les choses en agissant discrètement, dans le cadre d'obscurs organismes. C'est un discours classique. Mais je maintiens qu'il ne se préoccupe pas véritablement de ces questions. Sinon, il utiliserait les moyens dont il dispose pour faire avancer concrètement les choses. Or, sur le terrain, tous les témoignages, reportages etc montrent qu'il y a un fossé entre les textes d'autosatisfaction d'EDF et les conditions de travail de ces salariés.


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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Sam 18 Juin - 9:55

Un court texte de méchants technophobes hardcore, écoterroristes qui ont trop la haine obscurantiste et veulent la destruction gaie et conviviale de l'Humanité :

Ce que nous pensons de notre destin transgénique

Le 19 février 2009, Envoyé Spécial consacrait un reportage intitulé « un rêve sans fin » à l’humanité du futur, dont les performances et la longévité seraient décuplées par les prouesses de la génétique et des nanotechnologies. Dans les dernières scènes de ce film, tournées à la faculté de médecine de Paris en juillet 2008, apparaît un « obscur petit groupe » venu interrompre une conférence. De lui, on n’apprend rien, sinon qu’il est violent et antidémocratique. Passons sur la prétendue violence, réfutée par les images mêmes du documentaire. L’important est de rappeler pourquoi c’est au nom d’une démocratie possible que nous avons dénoncé, comme nous continuerons à le faire, les prétentions totalitaires de la génétique.

Dans cette conférence sympathiquement intitulée « l’homme transgénique : un infini, des possibilités », J.-C. Weil et M. Radman exposaient leurs travaux : induire chez les souris, et plus tard chez les humains, des mutations génétiques permettant de retarder l’apparition du cancer et de prolonger la durée de la vie humaine bien au-delà de cent ans.

Loin d’être un simple débat d’idées, comme le dit la journaliste, cette conférence était un exposé des recherches actuellement menées par les principaux instituts scientifiques français. Ces expériences y sont financées à hauteur de centaines de millions d’euros par les fonds publics et les entreprises de biotechnologie. Il ne s’agit donc pas d’idées, mais de réalisations bien concrètes qui déterminent la manière dont on voudrait nous faire vivre demain. La force de frappe des biotechnologies semble assez bien démontrée par l’impuissance à laquelle sont réduits tous ceux qui s’opposent à la diffusion des plantes génétiquement modifiées dans le milieu naturel et dans l’alimentation.

En somme, si les recherches en génétique n’avaient pas une telle puissance d’action sur le monde via le soutien actif de l’Etat et leur valorisation immédiate par les firmes de biotechnologie, si elles n’étaient pas financées par nos impôts, s’il s’était agi, donc, d’un simple débat philosophique, nous ne nous serions peut-être pas dérangés.

Replaçons cette conférence dans son contexte. Il est maintenant avéré que les dégâts provoqués à notre milieu de vie par l’industrie induisent une épidémie de cancers, d’allergies et de maladies nouvelles. L’institution scientifique, loin de s’interroger sur les causes de ces maux, s’attache à bricoler les humains pour les adapter à leur environnement pathogène. Pas de panique, Mesdames et Messieurs, nous avons la solution à tous vos problèmes, l’ultime synthèse, la fin de l’Histoire : l’homme transgénique. Déjà, l’abondante production laborantine d’animaux transgéniques sert, entre autres choses, à étudier quelles mutations devront subir les humains pour cohabiter avec la radioactivité, la pollution chimique et électro-magnétique, etc.

D’ailleurs, il ne s’agit pas seulement d’adapter l’humain, mais de l’améliorer. En gommant certains de ses « défauts » (disaient les conférenciers ce jour-là), comme celui de ne pas vivre au-delà d’une petite centaine d’années. Puis, par le biais du diagnostic pré-implantatoire, de s’assurer qu’il ne souffre pas de tares. Ensuite, d’augmenter ses « performances », selon les critères en vigueur. C’est notamment ce que dit le généticien Daniel Cohen, bien placé, comme Weil et Radman, dans les institutions scientifiques : Je crois en la possibilité d’une nouvelle évolution biologique humaine consciente et provoquée, car je vois mal l’homo sapiens (...) attendre patiemment et modestement l’émergence d’une nouvelle espèce humaine par les voies anachroniques de la sélection naturelle. L’industrie de la biotechnologie est bien placée pour tirer un profit maximal du travail de ces darwinistes pressés...de devenir vraiment eugénistes.

Nombre de biologistes ont la mauvaise habitude de confondre l’évolution des espèces et celle des sciences. Pour eux, la biologie prend naturellement le relais de l’évolution millénaire des êtres vivants. Et puisque cette évolution est « naturelle », la récuser n’a aucun sens. C’est précisément ce que dit Miroslav Radman dans ce reportage, quand il commente notre intervention : « S’il y avait eu cette peur du changement au début de la vie, il n’y aurait aujourd’hui que des bactéries ». Une remarque emblématique de l’arrogance naïve des généticiens, qui se prennent pour les concessionnaires d’une aventure commencée il y a 3,5 milliards d’années. Au regard de ce que la science industrielle a réussi à faire de la planète en quelques décennies seulement, des processus incontrôlables qu’elle a déclenchés dans la nature au moment même où elle prétendait la maîtriser, nous pensons qu’il est pour le moins raisonnable de s’opposer à ces recherches. Et ce, avant qu’un comité de sages présidé par les mêmes ne vienne dûment encadrer le fait accompli et le certifier éthiquable.

Nous n’avons pas peur du changement. Pour la bonne raison que ce que propose aujourd’hui la génétique, ce n’est pas le changement, mais la continuation du monde tel qu’il va, en pire : des pollutions ingérables, l’objectivation croissante des individus, le remplacement de la politique par des pseudo-impératifs techniques. Quand le capitalisme industriel promet longévité et santé, nous serions tentés de ne pas le croire et de juger sur pièce. Du reste, dans un monde où le fichage génétique s’étend paisiblement, les promesses de longévité deviennent vite prouesses d’aliénation. Nous disons donc que le véritable changement, à rebours des lendemains radieux promis par la biotech, réside dans notre capacité politique à associer les tares des uns et des autres pour produire de la dignité et de l’autonomie.

par Groupe Oblomoff, le mardi 24 février 2009

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Sam 18 Juin - 10:18

Un autre :

Le texte suivant fut largement diffusé au cours du mouvement de février-mai 2009 qui a touché le monde universitaire (voir aussi « Le salaire de la peur »). Fréquemment pris au premier degré, il était encore visible sur les panneaux d'affichage de certains laboratoires de pointe à l'été 2009.

QUI A PEUR DE L'AVENIR RADIEUX ?

Écartons les malentendus. Nous sommes tous d'accord pour défendre la recherche, ce formidable instrument au service de l'innovation industrielle et militaire depuis au moins un demi-siècle. Nous sommes aussi tous d'accord pour rationaliser son organisation, l'adapter à l'époque. Si nous sommes dans la rue aujourd'hui, c'est qu'il y a débat sur certains paramètres de cette réorganisation, comme le degré de concurrence à mettre en œuvre, ou la forme de l'évaluation. Mais sachons préparer la réconciliation de demain, car chacun s'accorde sur le tableau général : au sommet, il faut renforcer la communauté de vie et d'intérêt entre les managers des laboratoires géants, de la grande industrie et de l'administration. Nous avons en effet besoin d'une élite qui soit capable de détecter les domaines porteurs, de monter rapidement les structures de financement, bref de piloter la recherche au plus près du vent du Progrès. À la base, il faut une armée de petites mains pour assurer la production en chaîne de connaissances standardisées, un personnel qui ne rechigne pas à des tâches très parcellisées et ne se pose pas trop de questions. Si nous battons le pavé à leur côté, c'est parce que ces petites mains ne sont mobilisables que si on leur fait miroiter l'espoir d'une titularisation.

Pour une action efficace, les conséquences négatives de notre lutte doivent être définies, gérées, circonscrites. Or à force de manier inconsidérément certaines idées, comme la défense de la « science pure » ou de la « recherche publique », le mouvement des chercheurs risque d'être entraîné loin de ce pragmatisme responsable. Bien sûr ces mots d'ordre sont très commodes pour nous : par leur degré d'abstraction et de généralité, ils offrent une explication simple et rassurante du monde, sans rien avoir à en dire de précis. Mais prenons garde à ne pas vouloir leur donner de contenu concret. Ce serait révéler qu'ils n'ont jamais désigné grand chose au sein de la recherche réellement existante, et qu'ils y deviennent toujours plus chimériques.

La « science pure » ? Mais de quoi s'agit-il, sinon d'un abus de langage pour désigner la branche de la recherche appliquée qui n'a pas encore trouvé de vastes champs d'application ? Cette illusoire pureté n'est qu'un effet d'optique, car le mouvement même des techniques et des savoirs rend de plus en plus insensée la croyance en une science qui serait pure connaissance, à côté d'une science dite « appliquée ». Il est donc absurde de défendre l'idée d'une activité intellectuelle qui ne soutiendrait pas, au moins indirectement, le développement industriel. Et d'ailleurs : à qui et à quoi une telle science pourrait-elle servir ?

Promouvoir la « recherche publique » ? Pourquoi pas, s'il est bien clair que le terme désigne en réalité la recherche d'État, depuis longtemps inextricablement mêlée à la recherche privée, dont elle partage les objectifs et les manières de penser. Le danger serait d'imaginer une recherche qui serait au service des communautés humaines, elles-mêmes libres de définir leurs priorités, les directions dans lesquelles chercher mais aussi les limites à poser à l'investigation. Autant faire l'apologie des pertes de temps et de l'erreur humaine ! Il serait criminel de sacrifier ainsi le futur au nom de la prudence et de la démocratie, ces valeurs archaïques.

Bien sûr, les responsables de Sauvons la recherche ne sont pas dupes des mots qu'ils emploient. Il faut bien faire rêver les étudiants pour qu'ils défilent pour nous. Mais qu'en est-il de ces jeunes cerveaux ? Ne risquent-ils pas de nous prendre au mot ? Pour nous, chercheurs, il y a danger : on entend déjà ici ou là parler d'indépendance, de liberté, d'esprit critique. Certains commencent à voir clair dans notre jeu ; on nous reproche notre très ancienne collusion avec ceux qui nous financent et fixent nos grandes orientations. Sans voir que c'est nous qui instrumentons ces pouvoirs, car leurs intérêts immédiats servent parfaitement le grand projet des sciences modernes : l'artificialisation du monde.

Il serait donc particulièrement déplacé d'appeler la recherche à plus de modestie, sous prétexte qu'elle aurait une lourde responsabilité dans le devenir chaotique du monde. Certains esprits chagrins s'effraient devant l'augmentation des taux de cancer, la destruction de la faune et de la flore, l'absurdité de l'organisation sociale, ou l'impuissance grandissante de chacun devant tout cela... Nous y voyons au contraire le signe que notre tâche n'est pas encore accomplie. Ces pertes collatérales ne sont pas l'indice d'un excès mais d'un défaut de gestion scientifique. Il y a là une immense opportunité, un vaste champ de recherche transdisciplinaire qui s'ouvre à nous : de la physique aux sciences sociales en passant par la biologie, tout est à remodeler !

Il faut dire bien haut que nous sommes fiers d'avoir contribué à faire du monde un gigantesque laboratoire, tout comme nous sommes fiers d'avoir transformé l'existence humaine en survie équipée ! C'est d'ailleurs ce que disent déjà implicitement tous les participants au mouvement, lorsqu'ils réclament de grands plans pluriannuels de recrutement dans la recherche et des augmentations de salaires, c'est-à-dire le droit pour tous de participer à ce mode de vie, à son système de besoins, aux saccages et aux guerres qui vont avec.

Et qu'y aurait-il d'autre à faire ? Qu'ont-il à proposer par exemple, ceux qui comme l'obscur Groupe Oblomoff, estiment qu'il faut couper les crédits aux recherches nuisibles et appellent à démanteler l'organisation industrielle de l'existence ? Cesser la destruction méthodique du monde ? Mettre un terme à son artificialisation ? Employer plutôt notre intelligence à comprendre ce qui nous arrive et commencer à se réapproprier pratiquement nos vies ? Franchement, nous n'en sommes plus là. Qui peut sérieusement croire que l'avenir aura ce visage ?

Hungert Serdan, pour le cercle des éclairés de SLR
Avril 2009

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  gérard menvussa le Sam 18 Juin - 10:24

Le fait que Copernic ait bien senti qu'il allait à l'encontre des dogmes de l'Eglise au point d'attendre 13 ans que la mort vienne le visiter pour publier ses découvertes aurait donc une quelconque influence sur la course du Soleil ?
Bien entendu ! Inversement, la course du soleil n'a eu qu'une influence marginale sur les dogmes de l'église (qui a reconnu les théories de Copernic qu'en 1820)


la Criarde n'a jamais publié ses résultats dans des revues à comité de lecture, et elle refuse délibérément de se soumettre à l'examen contradictoire qui fonde la science

Passons rapidement sur le procédé polémique indigne ("la criarde" au lieu de "la CRIIRAD", ouarf ouarf on s'marre) et voyons donc un magnifique argument d'autorité pas plus "objectif" que ceux que l'église opposait à Copernic. Il me semble que "les revues scientifiques" (à comité de lecture) ne publient pas "par nature" des travaux qui ne sont pas des travaux "de recherche" ! Ou alors la situation des revues scientifiques du secteur est encore pire que ce que je pensais. De même, dans le domaine ou j'officie (l'info com) il est inimaginable de publier les articles d'ACRIMED. Pourtant les travaux d'acrimed ne sont pas forcément sans intérêt... Par contre, les données concoctées par le CRIIRAD sont publiés, et tout le monde peut refaire les mesures Donc ce que vous prétendez est faux !

Cette intervention est étonnante, parce que vous portez un jugement moral ou éventuellement juridique alors qu'il y a au pire une controverse sur les points soulevés.
on, je ne parle pas de "jugement moral", je ne fais que relever ceux de la criirad. Qui l'accuse nomément dans le document dont j'ai donné les références de maquiller des données. Je sais lire, et vous aussi. On peut se tromper (ce que la criirad a prouvé et mis en évidence le caractère bien plus cahotique (qu''on ne le pensait) de la dispersion des produits), c'est un risque de la science. Par contre (lisez bien) la criirad accuse aussi à l'auteur de tricher. Et c'est là ou "la preuve scientifique" ne peut plus rien. C'est a mon avis la raison du refus de collaboration de la criirad.
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Invité le Sam 18 Juin - 10:31

on parle de troll pour un message dont le caractère est susceptible de générer des polémiques ou est excessivement provocateur, ou auquel on ne veut pas répondre et qu'on tente de discréditer en le nommant ainsi.

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Message  gérard menvussa le Sam 18 Juin - 10:38

Dans ce cas là, c'est plutot polluer une discussion avec des textes sans rapport avec le sujet (et c'est d'autant plus domage qu'ils ne sont pas forcément sans intéret)
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Message  Roseau le Sam 18 Juin - 16:59

la suspicion systématique dont vous faites preuve à l'égard d'Aurengo, qui manquerait d'indépendance pour avoir servi EDF, devrait s'étendre à la Criirad, laquelle ne vit, pour le coup, que de son activité militante et alarmiste.
MDR...C'est pas une suspicion, c'est une acusation contre un individu lié au capital nucléocrate, comme d'autres le sont aux trusts pharmaceutiques ou autres capitalistes. Mettre ces appointés sur le même plan que les militants qui luttent pour notre santé montre le degré de collusion avec le système où mène l'intégrisme productiviste.

Quand à Pellerin, bravo de le défendre. Voila ces mêmes intégristes en bonne compagnie:

A propos du professeur Pierre Pellerin, l'ancien patron du Service de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI):

Toute civilisation repose sur la confiance, et actuellement la critique de l’énergie atomique n’est pas autre chose qu’une des tentatives parfaitement concertée de remise en cause de la confiance, donc de la civilisation que nous connaissons (…) Il faudra bien qu’un jour la lumière soit faite sur les véritables raisons qui president à cette orchestration, et aussi sur les moyens considerables dont elle dispose.
Pierre Pellerin, Bulletin du Club de Paris du Rotary International no 18, 14 Juillet 1979

La cause est entendue depuis longtemps. Le lobby a contaminé une partie de la gauche. Cette gauche là est désavouée partout. Restent les derniers mohicans, à préserver...

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Message  gérard menvussa le Sam 18 Juin - 17:21

la suspicion systématique dont vous faites preuve à l'égard d'Aurengo, qui manquerait d'indépendance pour avoir servi EDF, devrait s'étendre à la Criirad, laquelle ne vit, pour le coup, que de son activité militante et alarmiste.

Je n'avais pas relevé, et pourtant c'est énorme ! Jean Luc Godard disait : "la démocratie médiatique c'est cinq minutes pour les nazi et cinq minutes pour les juifs". Tracer un point d'égalité entre quelqu'un qui travaille pour un lobby puissant, disposant de moyen considérable, et qui oriente totalement la recherche en physique et en médecine nucléaire et une association "militante" c'est vraiment comme celui qui pense que les chiens de garde du patronat et les syndicalistes sont à juger à la même aulne.

Il n'empéche que la criirad a gagné le respect de la plupart des scientifiques grace à sa rigueur, son engagement, son honnèteté intellectuelle. On ne peut pas en dire autant de votre champion...
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Message  verié2 le Sam 18 Juin - 17:29


Alpha
la suspicion systématique dont vous faites preuve à l'égard d'Aurengo, qui manquerait d'indépendance pour avoir servi EDF, devrait s'étendre à la Criirad, laquelle ne vit, pour le coup, que de son activité militante et alarmiste.
Je n'avais pas remarqué cette phrase...
En effet, ça n'a pas de sens de mettre sur le même plan une association militante, bénévole et des personnes qui ont des liens avec les industriels. Ca ne signifie pas bien entendu que toute association indépendante des entreprises a nécessairement raison, mais les "intérêts" de ces clans protagonistes ne sont pas de même nature.

Entretenir des liens avec de très grandes entreprises procure toutes sortes d'avantages moraux et/ou matériels : mise en valeur par les services de communications de ces entreprises qui disposent de moyens considérables, participation à d'innombrables colloques rémunérées, défrayées ou non, publications diffusées par des organismes liés directement ou indirectement aux entreprises, relations etc.

Mener une activité hostile à des lobbies puissantes entraîne en revanche le plus souvent la marginalisation, voire dans certains cas l'éviction d'institutions qui subissent leur pression. Bien sûr, on peut aussi se faire connaître par la dénonciation et en vivre "médiatiquement", mais ce n'est pas la voie royale si on veut entrer dans l'establishement et faire partie des gens qui comptent. D'autant que le "lanceur d'alerte" indépendant risque de disparaître médiatiquement assez vite, alors que le scientifique boosté par des groupes puissants restera toujours au devant de la scène, même s'il se grille par quelques bévues.

Bien sûr, ça ne signifie pas que tout "lanceur d'alerte", toute association bénévole a nécessairement raison sur tout. Dans le domaine des Télécoms, que je connais mieux que le nucléaire, on constate par exemple que des associations comme Robin des toits ou Priartem ont tendance à charger la barque en déclarant comme formellement établis des risques qui ne sont que potentiels.

Mais, un des problèmes, c'est le refus des partisans les plus radicaux du nucléaire et des télécoms, comme les sympathisants de l'AFIS, de reconnaître leur qualité de scientifique à ceux qui contredisent leur ténors. Tout opposant est immédiatement dénoncé comme charlatan, toute critique comme une mise en cause de la "Science", et non d'un scientifique particulier. Ils refusent de prendre en compte les études qui les dérangent, de sorte que le débat publique se réduit à une polémique de sourds.

De plus, les moyens de communication des uns et des autres ne sont pas les mêmes : un communiqué de l'Académie de médecine rédigé par Aurengo fera la Une du Figaro et sera relayé par de très nombreux médias, alors qu'un communiqué d'une association indépendante n'aura droit, au mieux, qu'à un petit article en pages intérieures. Le lobbying, ça sert à cela.

Et comment imaginer, vu le poids du nucléaire dans l'industrie nationale française, que le lobby du nucléaire n'influence par une grande partie des médias, de la classe politique et... des scientifiques ?
__
PS Je n'avais pas lu la réponse de Gérard...

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Message  Invité le Sam 18 Juin - 19:44

...


Dernière édition par Alpha le Mar 13 Oct - 15:12, édité 1 fois

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Roseau le Sam 18 Juin - 20:01

si j'utilise le moindre incident bénin...

De plus en plus grand guignol Very Happy
Le cynisme des lobbyistes du capital est décidément sans limite.
La liste est immense des "moindre incidents".
Dernière campagne d'intox des appointés:leur ritournelle sur les incidents bénins de Fukushima...
Les mêmes encore, même sur le FMR (un comble) ont bataillé pour nier la cause humaine du réchauffement cliamatique.
Mais voilà l'incident bénin dont Aurengo et autres appointés du capital nucléaire ont fait leur soupe:

25/5/2010:
Le coup de Gueule de l'Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT)

Madame le Juge nous signifiait que l'avocat du Professeur Pellerin demandait à ce qu'il ne soit plus mis en examen, ce qui n'est pas chose faite et d'autre part Madame le Juge nous confiait le peu de moyens de la justice à mener ses instructions d'autant plus pour les « grandes affaires » dont la notre qui touche l'Etat et la finance. La justice voit ses moyens de plus en plus étriqués afin que les affaires soient au plus vite « réglées » Ceci dit l'association est très heureuse d'avoir comme avocat Maître Bernard FAU, qui a déjà sauvé le procès une fois en le transformant en délit de tromperie aggravée, droit commercial transposé dans les affaires sanitaires, car ne l'oublions pas, le nuage n'est pas que passé sur nos têtes mais la France n'a pas fermé ses frontières aux denrées alimentaires venant des régions les plus contaminées, nos estomacs ont servi de poubelle de recyclage, les autres pays avaient fixé des normes pour la protection de leur population, nous pas et pour cause, et à la mi mai 86 la France était convoquée à Bruxelles au travers de l'Office Mondial de la Santé.
Le représentant de M PELLERIN a répondu que l'impact du nuage était « LOW » c'est-à-dire faible sur la France, qui a refusé d'appliquer les normes de l'OMS de l'époque

Ce qui est à retenir aujourd'hui, c'est que si un nouveau nuage passe sur la France, ou qu'une centrale Française lâche de façon excessive de la radioactivité, personne ne sera plus au courant sauf les hautes autorités du nucléaire, les balises qui sont dans les gendarmeries, pompiers, centrales ne feront plus de bruit et la lecture se fera directement au Vésinet au nord de Paris là où se trouvait l'ancien SCPRI devenu IRSN aujourd'hui (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire)

Sachez que nous avons eu au tél aujourd'hui les responsables d'associations ayant connu le même mépris de l'Etat au niveau des scandales sanitaires (sang contaminé, légionellose) et nous sommes prêts à monter au Conseil de l'Europe pour crime contre l'humanité pour empoisonnement, il est impensable que des faits aussi historiquement graves soient balayés, c'est non une question de gauche ou de droite c'est un combat pour le respect du monde qu'on laissera à nos enfants.
Quand on sait que rien que la consommation de lévothyrox a été multipliée par 10 depuis l'année 1986 à aujourd'hui, sans parler des autres traitements thyroïdiens, sans parler des leucémies lymphoblastiques, des lymphomes et on en passe... tant de souffrances qui auraient servi à rien.

L'association rien que sur les plaignants Corses a déjà connu trois décès et une vingtaine en métropole.

A Montauban il n'y a même plus d'argent pour les soins palliatifs, des malades de l'association se voient tirer au sort le droit à la chimio à la Pitié Salpétrière de Paris, pour économiser on met des génériques qui apparemment question thyroïde sont sous dosés et coûtent plus chers en vérification TSH à la sécu. L'Euthyral n'est plus remboursé qu'à15%, alors qu'il est vital.

Hurlez votre mécontentement, tel à vos journaux locaux écrivez ne laissez pas passer ce silence cette honte dans votre maladie.

Le silence la peur elle n'ont jamais eu raison sur le long terme, merci de votre soutien, nous savons avec tristesse que la semaine de la thyroïde ne pose pas la question du pourquoi de tant de malades, et vivre avec ou sans thyroïde est bien le résultat d'un état, mais quel monde on laissera à nos enfants, un monde ou l'argent le compromis ont eu raison du serment d'Hypocrate, où les médecins connaissent de moins en moins de liberté de pensée et de recherche, celle-ci doit rapporter et pour cause.Et la médecine est de plus en plus corps et âme liée à la logique des laboratoires, jusqu'au jour où il y aura tellement de malades qu'on ne pourra plus payer les laboratoires...

Sachez que nous sommes prêts à monter ensemble avec les autres associations de scandales sanitaires à la cour Européenne de Justice.

Plus que jamais soutenez l'AFMT.

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Message  verié2 le Dim 19 Juin - 11:50


Alpha
Non, vous n'avez pas fait de boutade, mais raconté n'importe quoi sans savoir et en y voyant un argument à charge. Vous avez été plus que démenti, c'est terminé.

Alpha, je me suis efforcé de discuter avec vous de la façon la plus honnête possible, et voilà que vous adoptez à votre tour un ton cassant et méprisant.

Ce qui nous empêche de nous comprendre, de dialoguer et non de polémiquer vainement, davantage que nos points de vue sur le nucléaire ou sur les télécoms, car pour ma part je n'ai pas de point de vue préconçu, j'attends des expertises contradictoires, transparentes et publiques, ce sont nos conceptions différentes de la société dans laquelle nous vivons.

Vous considérez qu'il y a des gens honnêtes et malhonnêtes partout, industriels comme scientifiques, et vous mettez sur le même plan le "fonds de commerce" d'une petite association et des lobbies géant. Vous prenez au sérieux des organismes divers, genre comités d'éthique créés par les industriels pour se valoriser. Vous pensez qu'il suffit de participer à un de ces organismes, de pondre un texte ou de modifier quelques lignes pour se préoccuper sincèrement d'un sujet, sans s'inquiéter de la situation réelle sur le terrain et sans la dénoncer publiquement.

Dans tous les domaines, il y a des commissions, conférences, comités où des tas de gens se donnent bonne conscience à peu de frais. Vous n'imaginez pas, par exemple, le nombre de colloques, de conférences, d'expositions, de cocktails sur les prisons auxquels participent toutes sortes de bonnes âmes. Ce qui n'empêche pas la situation des détenus de se dégrader.

Bref, vous croyez que les industriels essaient de "bien faire" en intégrant des scientifiques médiatiques, alors qu'ils ne cherchent que des faire-valoir. Vous refusez de voir que, dans cette société, c'est la recherche du profit qui prime tout pour les industriels, en dehors de toute considération éthique, et qu'ils exercent une pression permanente par toutes sortes de moyens sur les milieux scientifiques comme sur les médias et les politiques. Dans ces conditions, il faut un courage exceptionnel pour s'opposer à eux et renoncer à tous les avantages qu'ils vous procurent.

L'exemple de l'amiante, dont le caractère inoffensif était soutenu par toutes sortes de sommités scientifiques et médicales, l'académie de médecine, une commission comptant des syndicalistes etc, devrait pourtant vous faire réfléchir. Pendant des années, un enseignant de Jussieu qui collait ses petites affiches pour dénoncer le danger de l'amiante un peu partout passait pour un maniaque voire un illuminé. Oseriez-vous dire que c'était son "fonds de commerce" au même titre que celui du lobby de l'amiante ?

Aujourd'hui encore, l'amiante est utilisée industriellement au Canada, où il y a des scientifiques qui ont élaboré une charte de "l'utilisation contrôlée" de l'amiante, qui est exportée dans divers pays du tiers-monde - où ce produit continue à faire des ravages !
Le Canada a pris ainsi les parts de marché des pays qui ont renoncé à l'amiante... Que pensez-vous de ces scientifiques ? Considérez-vous qu'ils se préoccupent vraiment de protéger les travailleurs de l'amiante parce qu'ils ont rédigé cette charte de l'utilisation contrôlée ?

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Message  verié2 le Dim 19 Juin - 14:41


(Extrait du journal L'économiste)
M. Jacques Dunnigan, toxicologue canadien, rejoint l'idée de l'utilisation contrôlée de l'amiante. Selon lui, il y a lieu de distinguer entre les différents types de ce matériau (chrysotile et amphiboles). Il avance des exemples de pays ayant découvert que l'amiante n'est pas aussi nuisible que l'on croit.

Quelle valeur a, selon vous, cette "expertise" ?
Croyez-vous que ce soit un hasard si ce scientifique est canadien ?

Sur l'utilisation de l'amiante au Canada et les manoeuvres du gouvernement canadien pour discréditer les rapports études pointant la dangerosité de l'amiante :
http://andeva.fr/?DOSSIER-L-AMIANTE-AU-CANADA

Plus les intérêts liés à l'exploitation d'un produit ou d'une technologie sont importants dans un pays, plus on trouve de scientifiques, de journalistes et de politiques pour affirmer qu'on peut les utiliser sans risque ou avec des risques "contrôlés" : l'amiante au Canada, le nucléaire en France... Un hasard ?

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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  gérard menvussa le Dim 19 Juin - 18:45

Maintenant, si j'ouvre une entreprise pour protéger les citoyens de l'influence néfaste de l'alignement de Saturne avec Jupiter (et chacun peut constater avec Euclide que ces deux planètes sont toujours alignées), que je propose à des collectivités de prendre en charge leur bilan astral, que je ne "publie" des communiqués vengeurs que sur Internet et dans les médias, sans jamais soumettre de travaux à des revues à comité de lecture, que je refuse de participer à des travaux contradictoires, de fournir des éléments de réponse, et si je me permets d'insulter des astronomes de Meudon et du Pic du Midi dans le but évident de placer tout débat sur un plan juridique et me poser en victime de la raison d'Etat dans un prétoire pour me faire une pub monstre, si j'utilise le moindre incident bénin à la base de lancement des satellites à Kourou pour me mettre en valeur avec des propos outranciers, et que ma notoriété m'est absolument nécessaire pour être élu au parlement Européen et le rester, direz-vous que mon avis non relu par quiconque sur la question de l'influence des deux grosses planètes est bien un avis "indépendant", et que ce que je raconte à ce propos ne peut avoir aucune incidence sur ma situation personnelle ou professionnelle ? — Au contraire je dis que le fond de commerce de la Criirad est la peur et qu'elle en est dépendante.

Je ne vois pas le rapport entre la CRIIRAD et le cas d'espèce que vous nous présentez, et qui est de façon évidente un "pseudoscientifique" (qui pratique l'astrologie, et autres sornettes). L'amalgame que vous mettez en avant VOLONTAIREMENT entre ces deux cas, la contre expertise et la pseudoscience vous range dans le même compartiment politique que l'AFIS.

C'est intéressant quand même, ce glissement des "pseudo science", à la dénonciation de la contre expertise engagée... C'est surtout intéressant politiquement, pour voir les forces qui peuvent être dérrière les deux démarches. Mais l'une d'entre elle est clairement composée de puissants intérêts commerciaux, industriels et politiques.
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  Rougevert le Dim 17 Fév - 17:40

Alpha a écrit:Camarades !

Je viens de parcourir plusieurs pages de ce forum, et je souhaiterais répondre à la demande du dénommé Roseau en date du 5 juin à 21h44 : "D'autres infos sur le lobbyiste Aurengo sont bienvenues." Il se trouve que je connais ce médecin, et je voudrais ici rétablir un certain nombre de faits et porter la contradiction à ses détracteurs. Comme leurs interventions sont noyées dans le fil sur la Fête de Presles, j’ouvre une nouvelle discussion, par souci de clarté. Toutefois, je n’entrerai pas dans le débat sur la place à accorder aux sciences dans l'action de LO qui se lit dans certains messages antérieurs ; je préfère ouvrir celui de l'indépendance des experts dans la cité.

Les reproches qui ont été adressés ici à ce médecin sont les suivants :

En référence au tract de l'ACRO, gérard menvussa le Dim 5 Juin à 13h49 a écrit:Aurengo a fait passer pour le travail de la commission ses conclusions personnelles. Ce qui est une faute grave d'un point de vue scientifique.

Le tract accusateur en question est disponible à cette adresse : http://www.acro.eu.org/cp050506.html

Le rapport en question est disponible à cette adresse : www.uarga.org/downloads/.../Rapport_Pr.Aurengo_Tchernobyl_04-06.pdf

Et on lit en particulier, page 4, dans l’introduction de sa “note de synthèse” : “J’ai cité ci-dessous les noms des membres du groupe de travail pour les remercier des réunions que nous avons eues de 2002 à 2004, mais je précise que, compte tenu des délais qui m’étaient impartis, j’ai rédigé
ce rapport seul, je l’ai transmis aux Ministres en mon nom propre, et j’en assume l’entière responsabilité.”
Ce texte était présenté en ces termes sur le site de l’IRSN (qui donnait encore le rapport jusqu'à une date récente où le site a été refondu) : “Dans ce contexte, le Professeur Aurengo a souhaité remettre aux Ministres une note personnelle de synthèse dressant un bilan global des investigations menées initialement au niveau du groupe de travail puis par la suite à son initiative personnelle.”

Dès lors, le tract de l'ACRO est une pure calomnie, et on peut seulement regretter que les services qui ont missionné Aurengo n’ait pas rétabli la vérité de façon éclatante pour la confondre.


Petit problème:
Le tract de l'ACRO contient cette phrase:
Rapport rédigé par André Aurengo et transmis, le 18 avril 2006, aux Ministres de la Santé et des Solidarités et de l’Écologie et du Développement durable.
Jamais les signataires n'ont prétendu que ce rapport était signé frauduleusement de la commission mandatée pour le faire.
Dans ce cas l'indignation serait légitime.
Or ce tract dénonce la façon curieuse d'Aurengo de résoudre le conflit scientifique et déontologique apparu dans dans la commission mandatée en remettant SON rapport pour lequel il n'avait aucun mandat individuel, ce qui fait apparaître, pour des lecteurs peu attentifs ou scrupuleux, le laïus d'Aurengo comme le seul produit de cette commission...

D'ailleurs l'ACRO en remet une couche:
Le Pr Aurengo a donc rédigé seul ce rapport. Il a été remis aux Ministres le 18 avril 2006. Les membres de la commission n’en ont eu connaissance que le 24 avril au matin par un courrier électronique accompagné du dit rapport. Le courrier du Pr Aurengo, aux membres de la commission explique que ce rapport a été rédigé « en son nom propre, […] avec l’accord des Ministres et dont j’assume toute la responsabilité ». Or, comble de la malhonnêteté cela n’apparaît aucunement dans le rapport qui est voué à être rendu public
Ce qu'il dit ensuite est vrai aussi.
J'ai lu le rapport destiné au public et nulle part n'apparait la formule "avec l'accord des Ministres".
Alpha fait donc un procès en calomnie qui doit bien l'arranger pour d'obscures raisons, mais qui n'a aucune base objective.

Voir ce que dit le rapport Aurengo dans le chapitre "lettre de mission"
http://www.criirad.org/actualites/tchernobylfrancbelarus/tchernobyl20ans/aurengorapportlettregroupe0406/aurengorapporttchernobyl.pdf
La lecture de cette "lettre de mission" (en pages 3, 4 et 5 du rapport) où Aurengo confond en permanence les travaux de la commission qui était mandatée, ELLE et ceux de sa modeste personne est édifiante.
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Re: L'expertise scientifique en démocratie

Message  verié2 le Lun 18 Fév - 16:48

Voici encore un exemple de collusion entre des "experts" officiels et le monde de l'industrie. Ces exemples se multiplient. On a du mal à comprendre comment des gens qui affirment contester et combattre le système capitaliste peuvent encore croire à la neutralité des scientifiques (et des institutions scientifiques), sous prétexte qu'ils sont bardés de diplômes...

Dans un conflit social, vous ne croyez ni à l'"expertise" des "arbitres", ni aux "médiateurs" et autres foutaises, alors pourquoi gober sans esprit critique les "expertises" de l'Académie de médecine ou de l'Agence du médicament ?

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