Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

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Message  alexi le Mer 15 Juin - 17:01

Oudiste :
L'histoire est pourtant connue. Le congrès du NPA a voté à une très courte majorité la possibilité d'une candidate voilée. Prenant de court la direction qui était certaine d'obtenir le résultat contraire, d'autant plus qu'elle n'avait pas ménagé ses efforts et tractations en ce sens. Du coup, il a été décidé que ce vote devrait être "confirmé" ultérieurement, sous prétexte… d'une majorité trop courte pour un sujet de cette importance.
C'est exactement l'inverse, non ?

alexi

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Oudiste le Mer 15 Juin - 17:05

Non
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  alexi le Mer 15 Juin - 17:14


Motions laïcité, féminisme, religion, antiracisme votées par le congrès

mercredi 16 février 2011

Motion 1
Au vu des résultats des votes, après un débat approfondi depuis un an, de nombreux points discutés recueillent un accord très large, même si des désaccords persistent :

a) La défense de la laïcité.1

b) L’engagement contre les racismes de tout type, dont le racisme d’État, contre le traitement discriminatoire fait aux musulmans et l’islamophobie.2

c) Concernant les relations entre le NPA et les religions, les positions se sont rapprochées après un débat multiforme et très approfondi. Le NPA défend bien entendu la liberté de culte. Il défend aussi une liberté totale de critique des religions. Enfin le NPA est un parti ouvert aux militant-e-s athées ou non, et exprimant ou non une croyance religieuse, dès lors qu'ils/elles partagent nos principes fondateurs. Ils sont alors membres à part entière, à égalité de droits et de devoirs.

d) Le socle féministe du parti, enregistré dans nos principes fondateurs, est lui aussi unanimement défendu. Un féminisme qui mêle la lutte contre le capitalisme et la lutte contre le patriarcat dans sa spécificité, et combat pour des droits égaux entre les genres et l’émancipation des femmes.

Il demeure un débat sur le sens à donner au port du foulard dans les religions monothéistes :

- Une motion disant: «Le voile est un instrument de soumission des femmes utilisé sous diverses formes et à diverses époques par les trois monothéismes, même si certaines femmes qui choisissent de le porter ne lui donnent pas ce sens.» a obtenu 1079 pour, 640 contre et 859 abstentions.

- Un amendement significatif reprenant la motion précédente, en y ajoutant : «On ne peut donc désigner un sens global, unilatéral et univoque du voile. Pour notre part, en accord avec notre conception de la laïcité (cf motion 1), nous nous opposons systématiquement à la fois à l’imposition du voile et à son interdiction.» a obtenu 941 pour, 791contre et 780 abstentions.

- Motion Anne, Cathy, Galia, Guillaume, Ingrid (ACGGI, extrait) : "Le foulard islamique est avant tout une manifestation de discrimination des femmes, revendiquée comme telle par les secteurs les plus réactionnaires des trois religions ou coutumes qui en usent, et ce au-delà du sens que les femmes peuvent lui donner individuellement. Les motivations individuelles sont évidemment diverses, mais elles n'annulent pas le fait que le voile se situe dans la longue tradition patriarcale de la plupart des religions, qui ont cherché à contrôler le corps et la sexualité des femmes, pour les assigner à un rôle spécifique et subordonné dans la société." (les votes sur cette motion ACGGI sont donnés globalement ci-dessous).
Au regard des assemblées électives, il apparaît que la motion «Pour un parti de masse à égalité» a obtenu 27% (568 pour, 1085 contre et 677 abstentions).

Sur la possibilité de présenter aux élections des camarades portant des signes religieux visibles, le congrès prend acte que des divergences persistent. Il prend acte de l'ensemble des votes et des positions qu'ils traduisent.

Le congrès prend acte notamment du fait que ACGGI3 a recueilli 1297 voix pour et 1044 voix contre avec 521 abstentions, soit 45 % des votants, et qu’un amendement significatif a recueilli 904 voix pour, 964 voix contre, avec 668 abstentions, soit 35, 6% des votants4.

Dans ces conditions le congrès décide qu’en cas de divergence sur une candidature, les solutions doivent être recherchées à l’échelle concernée et, si besoin, être tranchées au CPN.

Notes :

1 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« La liberté de pensée, de critique (y compris celle des religions) et d’expression sont considérées par le NPA comme des droits inaliénables. Le NPA lutte pour développer l’exigence de laïcité: condamnation des liens privilégiés que Sarkozy veut rétablir avec la hiérarchie catholique, traitement équitable de tous les cultes par l’État, fin du concordat en Alsace-Moselle, arrêt des subventions publiques à l’école privée. La société que nous voulons bâtir sera laïque, c’est-à-dire qu’elle garantira la séparation entre les institutions religieuses d’un côté, les administrations et pouvoirs publics de l’autre. Elle garantira parallèlement le libre choix des individus, et le droit, privé comme public, à la pratique religieuse dans le respect des principes laïcs. » 1545 pour, 492 contre, 602 abstentions.

2 En particulier avec le vote de la motion suivante :

« Le NPA condamne le développement du racisme et de l’antisémitisme, arme dont les classes dominantes usent plus que jamais dans le développement de la crise actuelle du capitalisme et qui s’étend à un racisme d’État. Il condamne les attaques brutales contre les Roms. Il condamne le rôle grandissant de la stigmatisation des musulma-e-s e t de l’islamophobie dans ce cadre.

Nous dénonçons l’assimilation à l’antisémitisme de toutes critiques de la politique de l’Etat d’Israël et du sionisme. Nous dénonçons également l’instrumentalisation du thème de l’islamophobie par les courants et régimes intégristes qui veulent interdire et réprimer toute critique de leurs politiques – y compris internes à la religion. Nous sommes pour la liberté d’expression de ces critiques – donc y compris le droit au blasphème. Dans le cadre des principes laïques qui garantissent le droit au culte, nous condamnons la discrimination qui s’exerce en France à l’égard de la pratique religieuse musulmane.

Se débarrasser du racisme suppose que les mobilisations et les mesures radicales contre toutes les formes de racisme, de xénophobie et les discriminations qui en découlent soient à la hauteur du poison distillé au sein de la société. Égalité des droits entre français et immigrés, dont le droit de vote, liberté de circulation et d’installation et régularisation de tous les sans-papiers. ». 1574 pour, 470 contre, 559 abstentions.

3 «Le parti ne peut être identifié à aucune religion, il ne peut être identifié à aucune religion quelle qu'elle soit, notamment via le port d'un signe religieux par ses représentant-e-s»

4 «Un militant ou une militante manifestant une croyance religieuse a, comme tou-te-s les autres adhérent-e-s, le droit de postuler à la candidature pour représenter le parti lors d’élections. Cette candidature, qui s’appuie, comme toutes les autres, sur l’engagement du-de la camarade dans les luttes sociales et locales, défend exclusivement et intégralement les principes (notamment de laïcité), et le programme du NPA. »

Motion 2
Le congrès enregistre la légitimité de l’ensemble des votes locaux sur le thème religion, laïcité, féminisme et émancipation.

Le congrès prend acte des divergences quant aux conséquences pratiques de ces votes.

Le congrès mandate le CPN pour organiser sur ce thème, une conférence nationale dont les modalités sont à définir par ce même CPN.


alexi

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Vals le Mer 15 Juin - 23:35

Oudiste a écrit:Non

Ca résume tout ou presque ici...
Trois lettres d'Oudiste ferment la gueule de ceux qui, même dans le parti, ont besoin d'aller chercher par là une bénediction ....
Au bout du compte, sur un plan strictement militant, je respecte mille fois plus Oudiste qui parle de façon conséquente pour les emmener où il veut , que les batraciens du marais qui veulent faire valider leurs coassements par le Combattant Suprême de la Lutte contre l'Isamophobie.....

Et ça ne marche pas, ça courre, même quand lui, qui n'a rien à voir avec le NPA et méprise la molesse et les limites du ralliement à son drapeau, donne des leçons sur les thèses de congrès et ce qu'il faut en penser...
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Oudiste le Jeu 16 Juin - 0:01

Rien compris à ton charabia. Trois points à (re)préciser toutefois :

1. Myriam Martin ment. Le congrès du NPA n'a pas tranché sur la candidature d'une militante ostensiblement musulmane. Le congrès a même repoussé la motion d'interdiction d'une telle candidature.

2. Pourquoi ce fil consacré à la fête de LO a-t-il tourné à un procès du NPA ?

3. Arrivera-t-on enfin à savoir quelle place LO a réservé dans les débats politiques de sa fiesta annuelle à l'analyse des processus révolutionnaires en cours dans les pays dits musulmans ? Pourquoi les espoirs et les risques que soulèvent ces événements historiques semblent couverts par une omerta à LO ?
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Roseau le Jeu 16 Juin - 0:09

Ca doit être pour la Direction de LO comme dit sa résolution de Congrès pour les appels à la grève générale en France, juste des vociférations... Very Happy
Les attaques personnelles de Vals, en place de la moindre réponse, ont cela de bien qu'elles confirment un vrai malaise...
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Vals le Jeu 16 Juin - 1:15

Allocution de Nathalie Arthaud à la Fête de LO, 12 juin 2011



Camarades, amis, travailleuses, travailleurs !

Je voudrais d’abord exprimer, au nom de tous mes camarades, le bonheur de nous voir aussi nombreux !

Je vous souhaite de profiter de la fête, des spectacles, des animations, des conférences, mais aussi des nombreux forums et débats.

Je vous souhaite surtout de profiter de cette fraternité, qui nous unit car nous nous retrouvons ici entre travailleurs, entre exploités. Le seul endroit où vous pourrez croiser des représentants des familles bourgeoises, c’est aux fléchettes ou au chamboule tout.

Oui, nous appartenons à la même classe sociale des exploités, et nous en sommes fiers. Nous en sommes fiers parce que c’est cette classe qui fait vivre la société, qui permet aux usines de produire, aux trains de rouler, aux malades d’être soignés, aux jeunes d’être formés, et même à l’administration de l’État de fonctionner.

Toute la vie sociale repose sur notre classe sociale et nous avons la conviction, en tant que communistes révolutionnaires, que c’est cette classe sociale qui a la force et la capacité de mettre fin à cette économie capitaliste dont toutes les tares apparaissent de façon particulièrement crue en cette période de crise.

Dans le passé, on a pu croire que les travailleurs et l’ensemble de la population vivraient mieux de génération en génération. Eh bien, aujourd’hui, au train où vont les choses, nous nous disons que pour nos enfants, ce sera pire !

Le chômage est certainement le fléau le plus grave. Il pèse avant tout sur ceux qui ont perdu leur emploi et sur leur famille. Mais il pèse aussi sur l’ensemble des travailleurs.

Le plan secret de fermeture des sites de l’usine Peugeot-Citroën à Aulnay-sous-Bois, de Sevel Nord à Hordain et de l’usine PSA de Madrid que vient de dévoiler la CGT montre comment on fabrique le chômage.

Le groupe PSA Peugeot-Citroën est un des trusts les plus puissants et les plus riches de ce pays. Ses affaires marchent bien. Les ventes de voitures du groupe ont battu un record historique en 2010. Ses bénéfices ont dépassé le milliard. Ses actionnaires ont touché cette année un dividende de 257 millions d’euros, dont 78 millions pour la seule famille Peugeot.

Alors, de l’argent, il y en a ! De quoi payer d’ailleurs à son PDG un salaire de 9 000 euros par jour, je dis bien PAR JOUR, samedi et dimanche compris ! De plus, au plus fort de la crise, PSA a touché trois milliards d’euros de prêt du gouvernement, sans parler de la prime à la casse et du reste. En contrepartie, la seule, il a dû promettre de ne pas fermer de sites ! Oh il a promis mais en même temps il programmait la fermeture de ces trois usines !

Il y a 4 000 travailleurs sur le seul site d’Aulnay. C’est une des rares grandes usines qui restent sur le département de Seine-Saint-Denis. Sa fermeture serait un drame pour les travailleurs qui seront mis dehors. Mais cela sera aussi une catastrophe pour tous les jeunes de ce département sinistré. Des jeunes qui ont déjà du mal à trouver du travail et qui en trouveront encore moins !

Et ensuite on nous chantera les couplets sur le chômage des jeunes, sur l’insécurité dans la banlieue !

Mais le chômage, ce sont eux qui le fabriquent, les actionnaires, les dirigeants de Peugeot comme leurs semblables d’autres entreprises. La pauvreté, la ghettoïsation des quartiers populaires, l’insécurité, ce sont eux ! Ce sont des irresponsables dangereux.

Rien qu’en répartissant le travail entre tous à l’intérieur même du trust, les emplois seraient préservés. Mais non, le choix fait par PSA, c’est de mettre à la porte plusieurs milliers de travailleurs et de faire travailler encore plus et plus durement ceux qui restent.

Et puis l’abject, qui s’ajoute à l’irresponsabilité, c’est que le plan de fermeture de sites, rendu public par la CGT, date de janvier 2010. Ces gens-là font leurs mauvais coups dans le secret, en mentant aux travailleurs, en calculant le moment de l’annonce, qui ne devait surtout pas se faire avant les élections.

Tout cela nous conforte dans l’idée que si, demain, il y a de grandes luttes ouvrières, il faut imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les entreprises et la façon dont elles sont gênées.

Je suis persuadée que les travailleurs du trust PSA ne se laisseront pas faire. Mais je voudrais aussi dire que cela concerne tous les travailleurs, et pas simplement par solidarité.

Qui peut savoir dans combien d’autres entreprises et dans combien de conseils d’administration on prépare des plans de licenciements que les patrons dissimulent à leurs travailleurs ?

Alors, oui, la seule réponse contre le fléau du chômage est d’imposer l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire !

***

L’autre fléau est la dégradation du pouvoir d’achat. Il y a quelques années encore, la pauvreté frappait surtout les chômeurs, les retraités ou ceux qui, handicapés étaient contraints de survivre avec des allocations. Eh bien aujourd’hui, avoir un emploi ne nous en protège pas.

Et, voilà qu’en plus le gouvernement nous dit qu’il faut rembourser la dette ! Le déficit du budget et la dette deviennent la justification de toutes les attaques contre les exploités.

Il faut réduire le nombre d’enseignants, fermer des classes et des écoles parce qu’on est endetté. Il faut moins rembourser les médicaments et réduire le personnel hospitalier parce qu’on est endetté. Il faut reporter l’âge de la retraite parce qu’on est endetté.

Pour rembourser la dette, ils sont même prêts à prendre dans la poche des travailleurs malades et handicapés, dans la poche des chômeurs, des allocataires du RSA, des plus pauvres et en plus ils ont le culot de les traiter d’assistés.

Mais les assistés, ce sont les banquiers, les patrons des grands groupes capitalistes ! Et cette assistance-là ne coûte pas à l’État quelques centaines d’euros par assisté, mais des centaines de millions, des milliards. Les banquiers n’ont été sauvés de la faillite il y a deux ans, lors de la crise bancaire, que parce les États ont vidé leurs caisses pour leur venir en aide et qu’ils se sont endettés jusqu’au cou !

Ce sont encore les États qui ont aidé à coups de milliards les patrons des grandes entreprises. Une subvention par-ci, une prime à l’achat par-là et des exonérations pour tout. Il y en a tellement qu’une multinationale finit par payer en proportion moins d’impôts qu’un patron de bistrot.

Il ne faut pas chercher plus loin l’argent qui manque dans les caisses de l’Etat ! Ce sont les capitalistes industriels et financiers qui ont endetté le pays pour des générations. Eh bien ce sont eux qui sont redevables, c’est à eux et à eux seuls de payer !

Sarkozy n’a pas volé la haine qu’il suscite dans les classes populaires. Son gouvernement est le plus réactionnaire que le pays ait connu depuis longtemps. Réactionnaire, il l’est socialement parce qu’il est au service des plus riches et fier de l’être.

Mais il est aussi réactionnaire sur le plan politique. Quand on entend Guéant et ses propos de caniveau contre les immigrés, Wauquiez et ses insultes envers les chômeurs et les plus pauvres, bien malin est celui qui peut dire où passe la limite entre les troupes du Front national et celles de l’UMP.

Oui, pour les classes exploitées, il y a de quoi haïr ces gens-là ! Mais ce sentiment ne doit pas faire oublier que ce ne sont que des pantins qui s’agitent sur le devant de la scène pendant que d’autres, bien plus puissants qu’eux, tirent les ficelles.

Pour les grands bourgeois, Sarkozy et les autres responsables politiques font partie de leur petit personnel et à l’occasion ils ont droit aux pourboires. Car ce sont eux les vrais maîtres de la société et de la politique, ce sont les Peugeot, les Bouygues, les Arnault, les Michelin, les Bolloré.

Les capitalistes, de par leur fortune et de par le pouvoir économique qu’ils représentent, ont l’appareil d’État, les rouages de l’administration et le gouvernement à leur botte.

Les financiers, parce qu’ils ont prêté des capitaux ont le droit d’intervenir directement dans la politique des Etats. C’est en fait une douzaine de grandes banques dont la BNP Paribas, la société générale, qui dictent aujourd’hui la politique de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal ou de l’Espagne. Une poignée de financiers ont exigé dans ces pays d’augmenter la TVA, de baisser les pensions de retraites, de supprimer des emplois dans la fonction publique, de geler les salaires. Ils ont imposé des privatisations sur lesquelles leurs amis capitalistes se jetteront comme des vautours.

Mais qui les a élus ? Qui même les connaît ? Il n’y pas d’élections pour choisir ces gens-là !

On nous incite à aller voter, on nous répète que la population est souveraine, que c’est elle qui décide, mais on ne vote que pour les sous-fifres ! Qu’on vote donc pour ceux qui dirigent les grandes entreprises ! Qu’on vote pour ceux qui dirigent les grandes banques et les institutions financières ! Qu’on élise tous les hauts fonctionnaires aujourd’hui inamovibles qui assurent la continuité politique pendant que les ministres se succèdent !

Il y a 140 ans, c’était l’insurrection de la Commune de Paris. Les travailleurs prirent le pouvoir et ils décidèrent d’élire tous ceux amenés à diriger : les membres de la commune bien sûr, mais aussi ses fonctionnaires, les chefs de la garde nationale, les juges. Ils étaient payés au salaire d’un ouvrier qualifié pour régler les problèmes de la population laborieuse et s’ils n’étaient pas à la hauteur, ils pouvaient à tout moment être destitués et remplacés.

Sous la Commune, la démocratie partait du bas vers le haut. Dans la démocratie bourgeoise, qu’on nous sert comme le summum de la démocratie, c’est l’inverse : tout part d’en haut. Tout part de ceux qui détiennent le pouvoir social en vertu de leurs capitaux, de leur mainmise sur les banques et sur les entreprises. Ce sont leurs intérêts, leurs affaires, leurs profits qui commandent les décisions politiques.

Au moment le plus aigu de la crise financière, les dirigeants politiques eux-mêmes ont reconnu la responsabilité des banquiers. Mais lequel d’entre eux a seulement envisagé qu’on fasse payer aux banquiers les dégâts qu’ils ont causés ? Et aujourd’hui que les banques ont renoué avec des profits historiques, 8 milliards pour la BNP Paribas, 5 milliards pour la Société Générale, qui le propose ?

Ce n’est évidemment pas la politique de la droite ou de l’extrême-droite mais ce n’est pas non plus la politique du Parti Socialiste. Que le PS, par la voix de Martine Aubry soutienne la candidature de Christine Lagarde au FMI, l’illustre parfaitement. Un jour, Sarkozy propose Dominique Strauss-Kahn au FMI, le lendemain Aubry appuie la candidate de Sarkozy. S’il est difficile de dire qui de DSK ou de Lagarde incarne le mieux les milieux d’affaires, il est plus difficile encore de faire la différence entre la politique présentée par le Parti socialiste et celle que la droite mène aujourd’hui !

Au PS, l’écurie DSK, donnée gagnante, il y a peu a perdu son cheval ce qui a relancé la course pour la primaire. Les coups de pied de l’âne se multiplient. Les paris montent. Se présentera-t-elle ? Va-t-il perdre encore quelques kilos ? Ira-t-elle jusqu’au bout ? Voilà où en est le débat politique ! Nous avons droit à un examen à la loupe de la personnalité de chacun pour la simple et bonne raison qu’il n’y a que cela qui les différencie. Parce que sur le plan politique, ils sont interchangeables !

Ni Hollande, ni Aubry, ni Royal ni même Montebourg qui se targue être l’aile gauche du PS ne s’engage s’il est élu à augmenter les salaires. Les actionnaires du cac 40 vont encaisser cette année 40 milliards de bénéfices mais il n’y en a pas un dans le parti socialiste pour dire que oui on peut augmenter les salaires. Quant à imaginer que, revenus au pouvoir, ils empêcheront le patronat de licencier et de fermer des entreprises ou qu’ils le forceront à embaucher des jeunes, c’est du domaine du rêve !

Les dirigeants socialistes ne s’engagent que vis-à-vis des banquiers, ils s’engagent à être de bons gestionnaires et à réduire la dette. Autant promettre aux travailleurs du sang et des larmes !

Le gouvernement Sarkozy-Fillon a beaucoup détruit, dans l’éducation, dans la santé comme dans les autres services publics. Au cours de son mandat, 200 000 à 400 000 postes auront été supprimés dans la fonction publique. Eh bien dans son programme, le Parti socialiste ne prévoit pas de les rétablir ! Aujourd’hui, dans l’opposition le Parti socialiste ne s’engage même pas à reconstruire ce que Sarkozy a démoli, alors qu’est-ce que ce sera au pouvoir !

*

On nous ballade d’élections en élections en faisant croire qu’on peut changer notre sort en changeant le bulletin que l’on met dans l’urne.

Mais combien de travailleurs ont placé leurs espoirs dans Mitterrand qui promettait de changer la vie ? Et combien parmi eux se sont ensuite sentis abandonnés, trahis par ce gouvernement qui a fini par bloquer les salaires, licencier à tour de bras dans la sidérurgie et plébisciter la Bourse ?

Combien se sont ensuite raccrochés à la Gauche plurielle de Jospin en se disant que ce serait moins pire que la droite et ont été une fois de plus déçus !

Alors les travailleurs et les plus pauvres ont appris, à leurs dépens, que l’arrivée de la gauche au pouvoir ne changeait rien pour eux et que l’alternance gauche-droite n’est qu’une duperie. Certains, et ils sont nombreux, se disent que cela ne sert plus à rien d’aller voter. Mais parmi les plus amers et les plus désorientés, il y a aussi ceux qui sont tentés par le FN.

« On les a tous essayés, sauf elle » disent-ils. Mais ils se trompent, parce qu’avec Sarkozy au pouvoir, on l’a eu la politique de la droite extrême. Marine Le Pen n’est pas au gouvernement, mais une partie de sa politique y est !

La politique de Le Pen c’est la politique de Sarkozy en pire.

Comme Sarkozy, Marine Le Pen est une défenseure des riches, de la propriété, une défenseure de la société telle qu’elle est, avec l’exploitation capitaliste, avec ses inégalités et ses injustices. Le FN vise à affaiblir les travailleurs, à les diviser, en jetant en pâture les travailleurs immigrés, nos frères. Rien que cela fait de Marine Le Pen une ennemie mortelle pour la classe ouvrière !

A droite comme à gauche, ils vont tous sur le terrain du FN et ils contribuent à populariser des idées réactionnaires.

Entre Le Pen qui met tous les problèmes de la société sur le dos des immigrés et les socialistes qui parlent de réguler l’immigration, il y a des nuances. Mais tous sont d’accord pour prétendre que l’immigration pose un problème.

Non, l’immigration n’est pas un problème ! Les immigrés sont des travailleurs, ils sont utiles à la société. Ils produisent et créent des richesses.

Ceux qui coutent cher à la société et qui lui nuisent sont à chercher du côté de la bourgeoisie. Ce sont les parasites de toutes nationalités qui se contentent de vivre, et de bien vivre, au crochet des exploités.

Pour eux, parce qu’ils sont riches, il n’y pas de frontière. Ils peuvent déplacer leurs capitaux comme ils veulent à la vitesse de la lumière. Eux-mêmes, sont libres de circuler et de s’installer dans le pays de leur choix. Eh bien, nous, nous sommes pour que les travailleurs, pour que les plus pauvres soient libres eux aussi de circuler et vivre dans le pays de leur choix.

Les politiciens de gauche comme de droite se relaient pour clamer « qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». Ils construisent des murs, mettent des barbelés aux frontières, et ils essayent de transformer la Méditerranée en mer infranchissable.

Ils enferment les peuples dans la misère. Alors que la misère, il faut la combattre, en combattant l’exploitation et ceux qui l’imposent aux quatre coins du monde. Si nous sommes communistes révolutionnaires c’est pour changer la société de fond en comble et faire en sorte que le monde devienne vivable pour tous, où que l’on naisse sur cette planète !

C’est ce drapeau, celui du communisme révolutionnaire, que nous voulons relever. Depuis plus d’un siècle, il y a toujours eu dans ce pays des femmes et des hommes qui ont milité non seulement au nom de la défense des travailleurs face au patronat, mais aussi pour la suppression d’une organisation sociale où tout le pouvoir appartient au grand capital.

À la fin du 19ème siècle, il portait le nom de « socialiste ». Après la trahison des dirigeants du Parti socialiste pendant la Première Guerre mondiale et surtout après la révolution russe de 1917, il a porté le nom de « communiste ».

Mais, au cours de sa longue histoire, le parti communiste a perdu la raison d’être de ses origines. Il a commencé par se mettre au service de la bureaucratie stalinienne de l’Union soviétique et il a fini par se mettre au service de la bourgeoisie de ce pays. Alors cela fait bien longtemps que le PC n’est plus communiste que de nom. Et, depuis son alignement derrière Mitterrand et le PS, il est devenu l’ombre de lui-même.

Aujourd’hui, il se prépare à s’aligner derrière Mélenchon, cet ex-ministre et sénateur socialiste qui essaie de se faire une petite place en politique en critiquant ses anciens amis. Si Mélenchon démontre aux élections qu’il est capable d’attirer les votes des déçus du Parti socialiste, et si les dirigeants du PS remportent la présidentielle, ils lui réserveront une place de ministre.

Les militants communistes quant à eux auront une fois de plus mis leur militantisme et leur dévouement pour une politique qui n’a rien à voir avec les idées communistes.

Mais s’il y a dans le PC, des camarades qui continuent de militer pour une société débarrassée de l’exploitation et pour l’idéal communiste, eh bien j’espère qu’ils ne se démoraliseront pas et qu’ils chercheront à renouer avec les idées du marxisme et du communisme révolutionnaire, sur lesquelles le PC s’est fondé.

Pour ce qui est des luttes et de la combativité du monde du travail il y a toujours eu des hauts et des bas. Et en ce moment il y a plus de bas que de hauts, mais cela ne change rien à notre conviction.

Comme les opprimés des sociétés qui nous ont précédées, les travailleurs sauront se débarrasser des chaînes de l’exploitation capitaliste. Et ils peuvent plus encore : ils peuvent construire une toute autre société basée sur l’intérêt collectif.

Les travailleurs, les ouvriers, les employés, sont au cœur de la production, au cœur des usines, des grandes banques, des institutions financières. Ils sont les cerveaux et les petites mains de toutes les entreprises. Ils savent les faire tourner eh bien ils sauront les diriger dans l’intérêt non plus d’une minorité mais de toute la population.

Les travailleurs ne sont pas tous des experts en économie ou en finance, ils ne sont pas bardés de diplômes mais ils feront mieux que tous ces experts et ces PDG qui s’octroient des privilèges exorbitants !

Parce qu’ils ne seront pas aveuglés par le profit et la concurrence. Parce qu’ils chercheront à organiser l’économie rationnellement, en planifiant ce qui peut l’être et en choisissant ce qui doit être produit en se basant sur les besoins de la population.

*

Cette perspective doit être défendue au sein de la classe ouvrière quand bien même les travailleurs, sont loin de se poser le problème de renverser la bourgeoisie et loin d’imaginer pouvoir construire une société sans exploitation et sans classe sociales.

Cela est vrai pour toutes les sociétés d’exploitation. Les injustices, les inégalités, l’exploitation ne se perpétuent que parce que les opprimés ne sont pas conscients de leurs forces. Ils ignorent les possibilités qu’ils ont en eux-mêmes de changer les choses et prendre la société en main.

Les sociétés esclavagistes avaient des chaînes pour que les opprimés ne se révoltent pas. Aujourd’hui, les chaînes, nous les avons dans la tête parce qu’on nous habitue à penser que « c’est comme ça, que les injustices et les inégalités ont toujours existé, et qu’elles existeront toujours ». On nous répète du matin au soir que « le capitalisme est le seul système possible, qu’il n’y en a pas d’autre ».

Eh bien tout cela aura une fin. Il y aura un moment où ce ne sera plus possible d’accepter, où ce ne sera plus possible d’encaisser.

La révolte de millions de femmes et d’hommes ne se produit qu’à de rares moments dans l’histoire, ce sont des moments d’exception. Mais ce sont ces moments-là qui transforment les sociétés.

Alors, quand des luttes massives surviendront, il ne faudra pas que l’énergie des masses ouvrières soit gâchée. Les travailleurs se battront pour défendre leurs intérêts vitaux, mais ils devront aussi imposer des objectifs pour inverser durablement le rapport de force entre la bourgeoisie et les travailleurs.

Ces objectifs, nous devons les populariser dès aujourd’hui et faire en sorte qu’ils soient présents dans la classe ouvrière.

Puisque la classe capitaliste est incapable de mettre fin au chômage, oui, il faut lui imposer par la puissance du mouvement des masses l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ! Cela coûtera de l’argent à la bourgeoisie, mais, de l’argent, elle en a !

Face aux hausses de prix et à la chute du pouvoir d’achat qu’elles entraînent, il faut imposer l’indexation des salaires et des pensions sur les hausses de prix, c’est-à-dire l’échelle mobile des salaires et des pensions.

Face aux exigences des banques de rembourser la dette avec les intérêts, il faut imposer l’expropriation des banquiers, l’unification de toutes les banques en une seule, mise sous le contrôle de la population.

Et, par-dessus tout, pour empêcher que les patrons puissent préparer, parfois des années à l’avance, leurs mauvais coups contre les travailleurs, il faut lever le secret industriel et le secret bancaire et donner aux travailleurs, à la population, les moyens légaux de contrôler ce qui se passe dans les entreprises, contrôler les comptes, les marges, les bénéfices.

La classe capitaliste est une classe irresponsable, dangereuse pour toute la société. Le seul moyen de l’empêcher de nuire, c’est de soumettre sa gestion au contrôle de la population.

C’est l’intérêt des salariés, mais c’est aussi l’intérêt de bien d’autres catégories populaires. La fermeture d’une usine dans une ville ou dans une région n’est pas seulement un drame pour ceux qui y travaillent, mais aussi pour tous les petits commerçants et artisans qui en vivent.

Nous ne le répéterons jamais assez, nous savons que ces objectifs ne peuvent être réalisés qu’au prix de luttes déterminées, massives, mobilisant la majorité du monde du travail, mais c’est la seule voie de sortie.

Camarades et amis,

Pendant l’année qui vient, tout va tourner autour des élections. Mais les résultats des élections n’apporteront pas de changements dans ce qui est le plus important pour nous, le rapport de forces entre la bourgeoisie et la classe ouvrière.

La politique qui sera menée ne dépendra pas de la personne qui sera installée à l’Élysée, ni même de la majorité parlementaire. Elle dépendra de la gravité de la crise qui est loin d’être terminée.

Les grands partis, du Front national au Parti socialiste, jusques y compris le front de gauche, ont malgré leurs différences, une chose en commun : ils se placent tous sur le terrain de l’organisation capitaliste de la société.

Ils considèrent tous qu’il appartient aux riches, aux possesseurs de capitaux, de dominer l’économie. Ils considèrent tous que la santé de l’économie se mesure aux profits. Ils considèrent tous que la propriété privée des usines, des banques, des grandes entreprises, des chaînes commerciales, est intangible, pour ainsi dire une loi de la nature, qu’on ne peut pas, qu’on ne doit pas contester.

Pour se faire élire, ces partis qui ont des électorats différents, tiennent des discours différents, ils peuvent même être porteurs de politiques différentes. Mais ils ne veulent pas, ils ne peuvent pas toucher au pouvoir de la grande bourgeoisie.

Alors, ils feront tout ce que les intérêts de la bourgeoisie exigeront d’eux. Et, dans une période de crise, l’intérêt fondamental de la bourgeoisie, c’est d’aggraver l’exploitation.

Plutôt que d’espérer un changement en 2012, les travailleurs doivent se préparer à se défendre. Ils n’ont pas besoin de promesses, ni de sauveur suprême, ce qui comptera pour l’avenir c’est qu’ils aient un programme de luttes.

Ce programme nous le défendons quotidiennement autour de nous et nous participerons à l’élection présidentielle comme aux élections législatives qui suivent pour le faire plus largement. Nous ne nous présentons pas pour gagner des postes ou des sinécures, mais pour profiter de l’occasion offerte d’armer politiquement la classe ouvrière.

C’est pour pouvoir le faire que nous nous refusons à des combinaisons électorales avec des formations ou des individus qui rejettent, sous une forme ou sous une autre, le communisme.

C’est pour cette même raison que nous refusons toute forme de chantage venant de ceux, à gauche, qui voudraient nous faire taire au nom de l’unité. Car nous faire taire, c’est faire taire la voix du communisme révolutionnaire.

Pour propager ces idées, nous avons besoin de toutes et de tous. Nos forces sont très limitées, surtout en comparaison des énormes moyens dont disposent les partis de la bourgeoisie, leur presse, leurs radios, leurs chaînes de télévision. Même si la loi électorale accorde un peu de temps pour qu’un courant comme le nôtre puisse s’exprimer, ce ne sera que quelques dizaines de minutes, bien peu pour nous faire entendre.

Nous avons donc besoin de chacun d’entre vous pour relayer cette campagne parmi les nôtres, dans les entreprises, dans les quartiers populaires. Mais nous avons aussi besoin de vous pour le faire bien au-delà des élections.

Car les élections ne sont qu’un moment passager de la vie politique et ce qui est décisif pour l’avenir, c’est que le courant communiste retrouve de l’influence parmi ceux qui peuvent faire de ces idées une force capable de transformer la société : la classe ouvrière.
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Invité le Jeu 16 Juin - 8:01

Vous avez oublié l'international, pas un mots sur le thème des lutes spécifique, l’écologie ont a bien compris que vous vivrés sur une autre planète, je suis pas étonner que les catastrophe causé par l'homme vous sont étrangères.
Sinon c'est une revue de toute les info de l'années, comme en 2007 il vous manque un projet un peut utopique, manque d'imagination, a croire que vous copié collé vos discoures.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  ottokar le Jeu 16 Juin - 8:57

Oudiste a écrit:3. Arrivera-t-on enfin à savoir quelle place LO a réservé dans les débats politiques de sa fiesta annuelle à l'analyse des processus révolutionnaires en cours dans les pays dits musulmans ? Pourquoi les espoirs et les risques que soulèvent ces événements historiques semblent couverts par une omerta à LO ?

Oudiste fait un procès d'intention à LO depuis plusieurs posts qui, à mon avis, ne se justifie pas.

LO a écrit sur les processus en cours en Tunisie et en Egypte et une brochure était en vente à la fête. Parler d' "omerta" est donc ridicule. Lorsqu'il y a eu de grands débats (Antilles, Haïti), des camarades militant avec LO pouvaient parler de leurs expériences militantes. Mais LO n'a pas l'habitude d'inviter des "personnalités" pour parler des perspectives dans des pays où elle n'a aucun moyen d'intervenir. Pourquoi ne pas reprocher l'absence de grand débat non plus sur l'Afghanistan, le Sri Lanka et les Tamouls, le Pakistan ou sur l'Inde, ou encore sur les luttes des ouvriers en Chine...

LO dans ses brochures a donné les axes d'une intervention générale, sans dire plus, faute de liens suffisants. Dans ces cas-là, parler des perspectives, en débattre même ou pire, polémiquer là-dessus, quand on ne peut rien faire ni pour les concrétiser ni même pour vérifier leur validité, me semble plus ridicule qu'autre chose. Ce qui rendait les débats intéressants pour les Antilles ou Haïti, c'est que des camarades pouvaient dire si telle politique marche ou pas, si elle se heurte à tel ou tel problème, si la population voit les choses comme ceci ou cela, etc.

Cette année, de tels débats ont eu lieu, sur les services publics, sur l'automobile. Sur un autre plan, les camarades ivoiriens de LO ont pu dire comment s'était traduite concrètement la victoire de Ouattara qu'on a présenté comme la victoire de la démocratie, dire des choses sur les nôtres, les travailleurs ivoiriens, des choses qui ne sont pas dans la presse.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  verié2 le Jeu 16 Juin - 9:07


Oudiste
Arrivera-t-on enfin à savoir quelle place LO a réservé dans les débats politiques de sa fiesta annuelle à l'analyse des processus révolutionnaires en cours dans les pays dits musulmans ? Pourquoi les espoirs et les risques que soulèvent ces événements historiques semblent couverts par une omerta à LO ?

C'est une drôle d'idée de soupçonner LO d'Omerta à propos des événements de Tunisie, d'Egypte, Syrie etc. LO a d'ailleurs consacré un CLT à cette question, dont le texte est en effet édité en brochure.

-L'intervention de Nathalie Arthaud du lundi portait-elle sur les révoltes du monde arabe ? (En général, le discours du dimanche est consacré à la situation nationale et celui du dimanche à l'international - or je n'étais présent à la fête que le samedi et le dimanche.)

-Un forum de L'Etincelle était consacré à ces révoltes.
-

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Invité le Jeu 16 Juin - 10:08

verié2 a écrit:

Oudiste
Arrivera-t-on enfin à savoir quelle place LO a réservé dans les débats politiques de sa fiesta annuelle à l'analyse des processus révolutionnaires en cours dans les pays dits musulmans ? Pourquoi les espoirs et les risques que soulèvent ces événements historiques semblent couverts par une omerta à LO ?

C'est une drôle d'idée de soupçonner LO d'Omerta à propos des événements de Tunisie, d'Egypte, Syrie etc. LO a d'ailleurs consacré un CLT à cette question, dont le texte est en effet édité en brochure.

-L'intervention de Nathalie Arthaud du lundi portait-elle sur les révoltes du monde arabe ? (En général, le discours du dimanche est consacré à la situation nationale et celui du dimanche à l'international - or je n'étais présent à la fête que le samedi et le dimanche.)

-Un forum de L'Etincelle était consacré à ces révoltes.
-

Bien sur que se serait extravagant si LO (partie révolutionnaire internationaliste) avait la volonté de d'occultés c'est débat, je pencherait plus sur une concentration national pour 2012, vue que les législatives était aussi catastrophique pour les crédibilités d'un point de vue stratégique.

-Un forum de L'Etincelle était consacré à ces révoltes.

Tu perd pas le nord. lol!

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  BouffonVert72 le Jeu 16 Juin - 18:24

Allocution de Nathalie Arthaud à la Fête de LO du 12 juin 2011 a écrit:Tout cela nous conforte dans l’idée que si, demain, il y a de grandes luttes ouvrières, il faut imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les entreprises et la façon dont elles sont gênées.
Je penche pour "gérées".

Bon sinon ce n'est pas si mal que ça... LO a décidé de se concentrer spécifiquement sur la dénonciation de l'exploitation des Travailleurs, c'est leur choix, et il est tout-à-fait raisonable....

Le fait que LO ne parle pas du tout de ce qui se passe à l'internationale, ni de la catastrophe nucléaire n'est pas en soi un problème puisque nous, nous en parlons... Chacun ses spécificitées.
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Vals le Ven 17 Juin - 16:45




Extraits des allocutions de Nathalie Arthaud : lundi 13 juin




Camarades et amis,

La période qui nous attend est une période dure pour les exploités. Elle est dure parce que le système capitaliste ne peut se survivre, c'est-à-dire continuer à enrichir une minorité de privilégiés malgré la crise, qu'en écrasant toujours plus les classes exploitées. Mais la résistance que cela provoquera fera aussi surgir au sein du monde du travail des femmes et des hommes qui comprendront que, dans ce système, il n'y a pas de voie de sortie individuelle. Des femmes et des hommes qui se consacreront à l'émancipation de leur classe sociale, en sachant que le moteur de ce combat est le renversement du capitalisme.

La perspective que nous avons à incarner, à populariser, est le regroupement de tous ces militants dans un parti communiste révolutionnaire. C'est dans cette perspective que militent également les camarades de notre courant politique dans leurs pays respectifs, aux Antilles, en Haïti, aux États-Unis, en Afrique ou en Europe. Et nous avons la conviction que la renaissance d'un véritable parti communiste révolutionnaire, ici en France, ira de pair avec la renaissance d'une Internationale communiste.

Il ne suffit certes pas de brandir le drapeau du communisme révolutionnaire pour provoquer un regroupement autour. Mais, si le drapeau n'est pas brandi, personne d'autre ne le fera à notre place ! (...)

Une des richesses de notre fête est la présence parmi nous d'organisations qui militent dans d'autres pays. Je voudrais les saluer et leur souhaiter bon courage pour leurs activités, d'autant plus que ces camarades vivent et militent souvent dans des conditions difficiles. (...)

Avec nos organisations sœurs, nous avons en commun de partager le même idéal, le même programme et surtout la même confiance dans la capacité de la classe ouvrière de mettre fin à l'organisation capitaliste de la société, à ses injustices et à son absurdité. (...)

De la Grèce à l'Irlande en passant par le Portugal, les banques brandissent le montant de la dette des pays qu'elles sont en train d'étrangler et exigent de leurs gouvernements qu'ils mènent une politique d'austérité, pour obliger les classes exploitées à rembourser avec intérêts des dettes qu'elles n'ont pas faites et dont elles ne sont en rien responsables. Partout, on réduit le nombre de travailleurs des services publics. Partout, on repousse l'âge de la retraite et on diminue le montant des pensions. Partout, on démolit le système de protection sociale. (...). Aucun pays ne peut espérer échapper aux usuriers du système financier. (...)

Oui, c'est l'ensemble du monde capitaliste qui est en crise. Regardons ce qui se passe en Grèce ou ce qui commence en Espagne ou au Portugal, nous y verrons notre propre avenir. (...)

Les charlatans qui dirigent la vie politique internationale constatent les dégâts, comme tout le monde. Dans leurs grands-messes politiques, les G7, les G8 ou les G20, ils font des discours, parlent de régulation, promettent des réformes. Mais ils ne peuvent et ils ne veulent rien faire car, pour faire même des réformes, il faudrait s'en prendre à la recherche du profit, à la concurrence, à la propriété privée des usines et des banques (...).

Certains de ces charlatans - il y en a surtout à droite et à l'extrême droite, mais aussi à gauche - préconisent le repliement protectionniste, la fermeture des frontières. Ce n'est pas seulement stupide, tant l'économie est internationalisée depuis longtemps. C'est aussi un poison qui aboutit à dresser les peuples les uns contre les autres

Tout aussi grave est d'opposer les travailleurs d'un même pays aux autres, en fonction de leur origine, et de s'en prendre aux travailleurs immigrés, avec ou sans papiers.

Les travailleurs immigrés sont une partie de nous-mêmes. Et permettre qu'on s'en prenne à eux, ce serait un suicide ! Nous ne le laisserons pas faire ! (...)

La force des courants d'extrême droite (...) vient des déceptions engendrées par les partis de la gauche réformiste. Des déceptions qui viennent, comme ici en France, d'un passé qui s'éloigne, des années Mitterrand puis des années Jospin. Mais en Grèce, en Espagne ou au Portugal, c'est le présent, ce sont les partis socialistes aujourd'hui au gouvernement qui sont les exécuteurs des basses œuvres du grand capital.

En Grèce, c'est un gouvernement socialiste qui est en train de vendre le pays aux banquiers en privatisant tout, des ports aux entreprises industrielles étatisées et jusqu'au service postal, en passant par le PMU.

La force de l'extrême droite partout en Europe vient de ce que les masses exploitées, désorientées, désarmées par la gauche réformiste, se sentent perdues, sans perspective, et se taisent sur le plan politique.

Mais cela ne durera pas. Les crises, en changeant brutalement la situation, la vie même de millions de femmes et d'hommes, relancent inévitablement la lutte de classe. (...)

IL NE SUFFIT PAS DE S'INDIGNER DU CAPITALISME, IL FAUT LE RENVERSER

Au début de cette année, ce sont les peuples arabes, et plus particulièrement ceux d'Égypte et de Tunisie, qui ont donné l'exemple. Ils ont montré comment les pires dictateurs, qui croyaient leur règne bâti sur du roc, peuvent être renversés. Mais l'exemple de l'Égypte et de la Tunisie montre aussi que les masses exploitées doivent aller plus loin. (...) Les exploités entraînés dans la révolte se sont battus aussi pour une vie meilleure, pour le droit élémentaire de manger chaque jour à sa faim (...). Et sur ce terrain, ils n'ont rien obtenu. Et pour cause !

Si Moubarak et Ben Ali étaient des bourreaux, la cause du chômage, la misère de ces pays, dépassait leur petite personne. Derrière la dictature d'un homme, il y a la dictature du système capitaliste lui-même (...).

Pour mettre fin à ce système, il ne suffit pas de renverser le pouvoir d'un homme. Il faut mettre fin au pouvoir absolu sur l'économie de ceux qui possèdent les usines, les banques, les grandes chaînes de distribution.

L'exemple de la Tunisie et de l'Égypte a inspiré, directement ou indirectement, ceux qui en Espagne se nomment les « Indignés ». Eh bien oui, indigné, il y a de quoi l'être ! Mais, là encore, la bourgeoisie capitaliste n'a que faire de l'indignation qu'elle suscite. (...) Les « Indignés » d'Espagne et peut-être de Grèce, du Portugal ou d'ailleurs, ont pour eux d'avoir franchi un pas important : ne plus croire à l'alternance des grands partis au pouvoir, qui sont tous au service des plus riches. Ils ont pour eux d'avoir compris qu'il faut peser directement sur la vie politique et ne pas en passer par les partis institutionnalisés (...).

Mais ce premier pas n'en est un que s'il est suivi d'autres. Il ne suffit pas de s'indigner du capitalisme. Il faut le renverser. Être communiste révolutionnaire, c'est avant tout être porteur de cette conviction. (...)

Le courant communiste est faible au regard des nécessités politiques de cette période de crise du capitalisme. Mais, tant qu'il existe, il représente l'espoir. Le courant communiste n'a absolument pas la capacité de déclencher des mouvements de révolte amples et puissants. L'explosion sociale, c'est la classe capitaliste elle-même, ce sont ses serviteurs politiques au gouvernement qui finiront par la déclencher. La responsabilité des communistes révolutionnaires est que ces mouvements de révolte ne soient pas détournés sur de fausses voies. Et, en particulier, qu'ils ne soient pas détournés vers la voie stérile et dangereuse du repliement national, de l'hostilité envers d'autres peuples. À la contagion de la crise capitaliste, qui n'est pas arrêtée par des frontières, doit répondre la contagion révolutionnaire parmi les classes exploitées de tous les pays. Dans le combat contre le capitalisme, la seule véritable frontière, c'est celle qui sépare les exploiteurs capitalistes des classes exploitées.

Oui, la crise de l'économie capitaliste est devenue le fait dominant de la situation internationale. Elle pèse, en aggravant partout les conditions d'existence des classes exploitées. Elle pèse aussi, indirectement, sur toute la société, car elle favorise toutes les formes de barbarie qui montent à la surface de la société, les idées réactionnaires, chauvines, xénophobes, racistes, dans les pays riches, l'ethnisme ou le fanatisme religieux, dans les pays pauvres.

LES TROUPES FRANÇAISES N'ONT RIEN A FAIRE EN AFGHANISTAN ET EN AFRIQUE

(...) La France est engagée dans trois guerres, en Afghanistan, en Libye, mais aussi, dans une guerre qui ne dit pas son nom, en Côte d'Ivoire. Oh, les hommes politiques de la bourgeoisie savent justifier chacune de ces guerres (...) : contre le fanatisme religieux en Afghanistan, contre la dictature en Libye, pour faire respecter la volonté de la majorité électorale en Côte d'Ivoire.

Bien sûr, Kadhafi en Libye est un dictateur infâme et Gbagbo a montré le peu de cas qu'il faisait des souffrances de son propre peuple. Mais les agressions impérialistes n'ont jamais apporté ni la liberté ni le bonheur aux peuples (...).

Il suffit de gratter un peu pour que, derrière les justifications, on trouve de sordides intérêts économiques : ici, le pétrole ou les matières premières ; là, pour permettre à Bolloré, Bouygues ou à des banques de piller une ex-colonie en toute tranquillité ; ailleurs, pour permettre à la bourgeoisie française d'être présente dans une position stratégique. Et, partout, ces guerres limitées servent d'entraînement aux armées pour les guerres futures. Elles servent aussi de vitrines (...) à tous nos marchands d'armes (...).

Même si ces guerres ont la bénédiction non seulement de la droite, mais aussi du Parti socialiste et jusqu'à Mélenchon, ce sont des guerres de brigandage !

Le courant communiste révolutionnaire n'est pas assez fort pour s'opposer à ces guerres. Mais il peut au moins affirmer haut et fort qu'il est contre. (...)

LA CATASTROPHE DE FUKUSHIMA, UN AVERTISSEMENT POUR TOUTE LA PLANETE

Parmi les méfaits du règne de la bourgeoisie capitaliste, comment ignorer l'avertissement qu'a été pour toute la planète l'accident nucléaire de Fukushima ? La véritable menace ne vient pas de la réaction nucléaire elle-même, mais de ceux qui gèrent cette économie et dont l'irresponsabilité dans la course au profit est capable de transformer tout progrès en danger pour l'homme et la planète. (...) Dans le cas de la centrale nucléaire de Fukushima, c'est après coup que la population a appris tout ce que la société gérante Tepco a caché pendant des années et qui l'a rendue incapable de faire face à l'accident. Alors, il faut que les travailleurs de toute la filière nucléaire aient le droit de tout contrôler, de rendre public immédiatement tout ce qui ne leur semble pas normal, qu'ils puissent dénoncer toutes les mesures d'économies faites au détriment de la sécurité.

Et il ne faut pas que les entreprises puissent invoquer le secret industriel ou le secret commercial contre cette transparence. Ces secrets-là ne servent qu'à préserver le droit que s'arrogent les capitalistes de faire n'importe quoi, du moment que cela leur rapporte.

Le secret industriel n'a servi, dans le cas de la centrale nucléaire de Fukushima, qu'à dissimuler à la population un risque industriel dangereux. Il n'a servi chez, Citroën, qu'à cacher un plan de licenciements aux travailleurs, les principaux concernés. Il n'a servi, chez Servier, qu'à minimiser le risque d'un médicament, le Mediator, qui s'est révélé être un poison. Alors, à bas le secret des affaires !

La production est faite avec la participation de tous les travailleurs. Elle concerne tout le monde. Il faut qu'elle puisse être contrôlée par tout le monde !

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  tristana le Ven 17 Juin - 20:22

BouffonVert72 a écrit:
Allocution de Nathalie Arthaud à la Fête de LO du 12 juin 2011 a écrit:Tout cela nous conforte dans l’idée que si, demain, il y a de grandes luttes ouvrières, il faut imposer le contrôle des travailleurs et de la population sur les entreprises et la façon dont elles sont gênées.
Je penche pour "gérées".

Bon sinon ce n'est pas si mal que ça... LO a décidé de se concentrer spécifiquement sur la dénonciation de l'exploitation des Travailleurs, c'est leur choix, et il est tout-à-fait raisonable....

Le fait que LO ne parle pas du tout de ce qui se passe à l'internationale, ni de la catastrophe nucléaire n'est pas en soi un problème puisque nous, nous en parlons... Chacun ses spécificitées.

"Nous" c'est qui ? Le NPA ou Europe écologie les Verts ?
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  BouffonVert72 le Ven 17 Juin - 21:20

Nous n'allons tout-de-même pas nous justifier à chaque fois que nous employons le terme "nous", sinon nous allons passer 3 heures par message...

Bon ok Nathalie Artaud a parlé des révolutions des pays du sud, et un peu du nucléaire, ok. Bon, la ligne sur le nucléaire n'a pas bougé... Nous allons devoir augmenter la pression...


Dernière édition par BouffonVert72 le Ven 17 Juin - 21:38, édité 1 fois
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Toussaint le Sam 18 Juin - 16:34

"nous", sinon nous allons passer 3 heures par message...
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  alexi le Sam 18 Juin - 19:23

Encore une fois, LO confond volontairement le nombre de personnes venues à la fête et le nombre d'entrées sur 3 jours; une personne qui vient les 3 jours = 3 entrées Laughing


Lutte Ouvrière n°2237 du 17 juin 2011Sommaire du n°2237

11, 12 et 13 juin - Une belle fête et un rendez-vous réussi !

Une nouvelle fois, pour quelque trente mille personnes venues à Presles, la fête de Lutte Ouvrière a représenté un grand rendez-vous de fraternité, pleinement réussi, comme l'illustrent les photos qui suivent.

Devant une assistance très nombreuse, notre camarade Nathalie Arthaud y a fait deux interventions dont nous publions ci-dessous de larges extraits.

Plusieurs grands débats ont également marqué cette fête, en particulier celui sur l'énergie nucléaire et la façon dont l'irresponsabilité capitaliste se traduit dans sa mise en œuvre comme dans le traitement des déchets, ou bien le débat sur la situation dans la santé. Des camarades militant en Côte d'Ivoire ont apporté des témoignages poignants sur les exactions des milices de Gbagbo comme de Ouattara. D'autres débats ont concerné les sujets les plus variés et, bien sûr, les problèmes qui se posent aujourd'hui aux militants de la classe ouvrière dans les entreprises, dans les quartiers. Nos lecteurs en trouveront des échos sur notre site Internet.

Bref, ces trois jours d'échanges, de détente et de joie ont conforté leurs participants pour affronter les problèmes qui se posent quotidiennement à chacun comme ceux qui se poseront dans les luttes prochaines.


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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Toussaint le Sam 18 Juin - 20:32

Encore une fois, LO confond volontairement le nombre de personnes venues à la fête et le nombre d'entrées sur 3 jours; une personne qui vient les 3 jours = 3 entrées

Pas si erroné, non? Après tout elle aurait pu aller ailleurs aussi bien...
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  verié2 le Dim 19 Juin - 9:24

Toussaint a écrit:
Encore une fois, LO confond volontairement le nombre de personnes venues à la fête et le nombre d'entrées sur 3 jours; une personne qui vient les 3 jours = 3 entrées

Pas si erroné, non? Après tout elle aurait pu aller ailleurs aussi bien...
Il y a aussi des gens qui viennent un jour et refilent leur vignette à quelqu'un d'autre pour le ou les jours suivants. Le nombre de visiteurs différents est donc un peu supérieur au nombre de vignettes vendues, mais il n'est évidemment pas triple...

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  ottokar le Dim 19 Juin - 15:47

il faut rajouter les enfants, nombreux comme ceux qui sont venus ont pu le voir, et qui, ne payant pas jusqu'à 14 ans, ne sont pas comptabilisés, les invités, les artistes... sans parler de ceux qui viennent avec leur groupe de province et sont oubliés dans le comptage car ils ont dormi tard ou pas donné leur carte, ceux qui étaient déjà là le samedi matin pour monter leur stand et ont oublié aussi, et ne parlons même pas de ceux qui ont réussi (de plus en plus difficilement) à faire le mur pour entrer sans payer. Pas la peine de chipoter, on est bien dans la zone des 30 000 entrées et LO comptabilise des entrées comme tout le monde le comptabilise.

La statistique est toujours difficile à faire. Il y a moins de monde qu'à la fête de l'Huma mais plus qu'à n'importe quelle fête ou rassemblement d'extrême gauche de ma connaissance en Europe (et dans le monde ?) et ne chipotons pas sur un peu plus ou peu moins.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  alexi le Dim 19 Juin - 20:19

Ottokar :
LO comptabilise des entrées comme tout le monde le comptabilise.
Je ne sais pas si "tout le monde" comptabilise ainsi mais puisque la formulation choisie induit en erreur, LO devrait choisir de parler vrai, le nombre d'entrée n'est pas égal à un même nombre de personnes.
Après, si LO veut aussi compter les artistes qui viennent bosser, les invités qui présentent leurs oeuvres et les enfants, je dis vive les familles nombreuses Very Happy
La grande diffèrence entre la réalité et le chiffre annoncé, même en additionnant tout ce qui est possible, n'est pas du chipotage.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  Vals le Dim 19 Juin - 20:41

Après, si LO veut aussi compter les artistes qui viennent bosser, les invités qui présentent leurs oeuvres et les enfants, je dis vive les familles nombreuses

L'ironie sur les enfants et les familles nombreuses me semble complètement ridicule : si vous connaissez des fêtes populaires ou les enfants ne sont pas comptés dans la foule des partipants, moi non !
C'est d'autant plus idiot que LO veut justement que la fête soit un moment ou les travailleurs puissent venir avec leur famille et qu'elle est très organisée pour ça..!
Et en plus, il y en a, j'en connais plein, qui ont commencé à venir tout petits et sont devenus des sympathisants, des militants ou des amis fidèles de la Fête de LO ..
Et oui, c'est ça une fête populaire organisée par des communistes, Alexi..!!!! Intéressant, non?
Mais LO organise aussi des réunions publiques, des meetings, des groupes d'études, des CLT, des caravanes, des fêtes locales, des banquets communistes, et un tas d'autres trucs où tu peux venir avec ton compteur, sans oublier les cortèges dans les manifs ou les rassemblements...
Ca va te faire du boulot si tu veux décompter ceux qui sont déjà venus la veille ou reviendront le lendemain, ceux qui repartent et reviennent, ceux qui souscrivent deux fois .....Bon courage...!


Quel mauvais procès ! No
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Vals

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  ottokar le Lun 20 Juin - 8:53

alexi a écrit:La grande diffèrence entre la réalité et le chiffre annoncé, même en additionnant tout ce qui est possible, n'est pas du chipotage.

qu'il y ait eu 25, 30 ou 35 000 personnes, quelle différence ? Combien à la fête de l'huma ? 150 000 ? 200 000 ? 250 000 ? 300 000 ? avec enfants ? sans ? avec invités ? sans ?

Il vaut mieux regarder les ordres de grandeurs, la fête de LO par rapport à celle du PC, ou aux fêtes locales de tel ou tel. Elle se maintient dans les même eaux, et chacun ici quelle que soient ses préférences (et on est libre de ne pas préférer LO...) peut s'en réjouir, car c'est bon signe sur la vitalité de l'extrême gauche en France. C'est ce que souligne le communiqué de LO. J'aimerais bien en voir de semblables là où il y a eu des partis d'extrême gauche ou proches, ou soyons larges et œcuméniques, des groupes importants où militaient l'extrême gauche, que ce soit en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Argentine, au Mexique ou ailleurs.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  gérard menvussa le Lun 20 Juin - 11:04

J'aimerais bien en voir de semblables là où il y a eu des partis d'extrême gauche ou proches, ou soyons larges et œcuméniques, des groupes importants où militaient l'extrême gauche, que ce soit en Espagne, en Italie, en Allemagne, en Argentine, au Mexique ou ailleurs.

Certes, et le npa depuis sa création fait une "université d'été" où les intervenants dans les mobilisations de l'europe et du monde (une grosse délégation arabe est à prévoir cette année) peuvent rendre compte de l'actualité du combat contre ce systéme capitaliste bourgeois injuste et souvent meurtrier. Des syndicalistes, des marxistes, des spécialistes de tas de domaines viennent enrichir la culture et permettre la discussion entre révolutionnaires du monde entier.

on aimerait que les camarades de LO participent à cet évènement politique d'ampleur, plutot que de jouer à "KIKALAPLUSGROSSE"
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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

Message  ottokar le Lun 20 Juin - 13:42

autant que je sache, une délégation de LO se rendait aux invitations des universités d'été de la LCR du temps de la LCR. Pour le NPA, il me semble que LO ne voulait pas participer à ce qui pouvait ressembler à un meeting de la gauche ou de la gauche de la gauche, prélude à des rassemblements électoraux comme celui qui s'est matérialisé ce week-end autour de Mélenchon. Tout se discute naturellement, mais je ne vois pas LO snober ni jouer à qui qu'en a le plus...

Mais pour ceux qui veulent y jouer, je crois qu'il y avait largement autant de forums et autant ou plus de monde dans les 3 jours de débats organisés par LO à Pentecôte que dans toute université d'été ou d'hiver existante. Ce qui ne me réjouit pas plus que cela personnellement. Dans le temps, le PSU faisait une fête, la LCR aussi, le PCI faisait de gros rassemblements, il y avait trois fois plus de groupes qui acceptaient de venir à la fête de LO, des groupes plus importants, et tout cela n'empêchait pas LO d'exister.

Moi, j'ai dit que je constatais (et je le regrette) qu'il n'y a pas de fête semblable dans le monde, je n'ai pas dit que je m'en réjouissait ou que j'en tirais article de gloire.

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Re: Fête de Lutte Ouvrière (Presles, 11-13 juin 2011)

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