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Normale Sup'

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Normale Sup' - Page 3 Empty Victoire !

Message  Aura le Lun 23 Mai - 22:58

Le protocole de sortie de grève, final on l'espère.



Communiqué de l’Assemblée Générale des personnel-le-s en grève et des
étudiant-e-s et élèves mobilisé-e-s

Aujourd’hui, lundi 23 mai 2011, les représentant-e-s de l’Assemblée Générale
ont signé le protocole établi par la direction suite à une série de
négociations.
La directrice, actuellement à Shanghaï, n’a pas pu apposer sa signature dès
aujourd’hui. Cependant, les représentant-e-s de la direction ont affirmé que ce
n’était qu’une question de jours.
Le travail reprendra dès que la directrice aura ratifié le protocole (voir
document ci-dessous).

L’AG des personnel-le-s en grève et des étudiants et élèves mobilisé-e-s


Ecole Normale Supérieure
Protocole de sortie de grève
Conformément à la politique de résorption de la précarité mise en œuvre par la
direction de l’ENS, les personnel-le-s en grève et les élèves et étudiant-e-s
solidaires, les organisations qui les représentent et la direction s’engagent à
soutenir la titularisation de tou-te-s les personnel-le-s contractuel-le-s de
l’école.
Dans cette perspective et en prévision de la mise en œuvre de la loi consécutive
au protocole ANT proposé par le Secrétariat d’Etat à la Fonction Publique, la
direction de l’Ecole Normale Supérieure garantit l’emploi des personnel-le-s
contractuel-le-s répondant à des besoins permanents en poste à ce jour à
l’Ecole pour que chacun-e soit éligible pour bénéficier des dispositions de la
loi qui doit être promulguée.
Dans le cadre de l’accord signé le 31 mars 2011 entre les ministres en charge de
la Fonction publique et les 6 organisations syndicales représentatives et du projet
de loi en cours d’élaboration, les agent-e-s de catégorie C sans qualification
(dont restauration et ménage) éligibles au dispositif de titularisation qui sera
mis en place seront proposé-e-s prioritairement par la Direction aux instances
compétentes de l’ENS (CTP et CPE) en vue d’une titularisation par la voie du
recrutement sans concours prévu pour l’échelle 3 dès 2012.
Concernant les personnel-le-s de la cuisine et du ménage en grève :
Les personnel-le-s ayant une ancienneté de 3 ans ont signé un contrat à durée
indéterminée conforme au contrat adopté lors de la réunion du 13 avril 2011 au
soir avec des représentant-e-s de la direction et prenant effet à compter du 4 mai
2011.
De plus, Mme MC, Mme NS et M. S.M ont reçu et
signé un CDI prenant effet au 3 mai 2011. Cette proposition exceptionnelle est
justifiée par la prise en compte de la situation difficile qu’ont connue
particulièrement les services de restauration et du ménage au cours des derniers
mois.
Les jours de grève courant du 11 janvier 2011 à ce jour donneront lieu à une
retenue de 25% sur la rémunération mensuelle due pendant cette période. Si la
reprise du travail est effective au 1er juin 2011, le dernier prélèvement
interviendra sur le salaire de juin 2011.
En outre, compte tenu des conditions de travail dénoncées par les personnel-le-s
de cuisine, la direction se porte garante, par tout moyen à sa disposition, que le
retour des personnel-le-s grévistes à leur poste de travail puisse se faire dans
des conditions assurant tout autant la sérénité que la sécurité de tous les
personnel-le-s. Conformément aux engagements pris, le chef de la cuisine du
restaurant d’Ulm ne reprendra pas son service au sein de la cuisine de l’Ecole.
La Direction confirme qu’une procédure disciplinaire à son encontre a été
engagée.
Considérant que les CDI n’offrent pas les mêmes garanties collectives que le
statut de fonctionnaire, une indemnité bi-annuelle correspondant à un montant
mensuel de 75 euros brut sera versée aux agents en CDI. Cette indemnité sera
effective à compter du mois de juin. Le montant de cette indemnité sera
réexaminé annuellement selon la valeur du point d’indice, comme pour la prime
des personnel-le-s ITRF.
La direction affirme son attachement à la gestion interne du restaurant, du ménage
et de l’internat. Elle s’engage à ce qu’il n’y ait aucune externalisation
de ces services (pas de gestion privée, ni de délégation au CROUS).
Les personnel-le-s grévistes impliqué-e-s dans le mouvement s’engagent pour leur
part à reprendre le travail dans leur service respectif dès le lendemain suivant
la signature de ce protocole de sortie de crise et la signature de tous les contrats
concernant les personnel-le-s contractuel-le-s concerné-e-s. Les organisations
syndicales des personnel-le-s et des étudiant-e-s impliquées dans le mouvement
s’engagent à soutenir cette reprise du travail.

Paris, le 23 mai 2011
La Direction de l’ENS
Représentée par Monique CANTO-SPERBER


Le collectif de l’AG (CGT FERC-Sup, SUD Etudiant, grévistes)



Dernière édition par Aura le Mer 25 Mai - 22:16, édité 1 fois
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Normale Sup' - Page 3 Empty Victoire !

Message  Gauvain le Mer 25 Mai - 21:22

C'est gagné ! Monique Canto-Sperber, directrice de l'ENS, ainsi que les représentants de l'AG, de la CGT FERC-SUP et de SUD étudiant, ont signé le protocole ci-dessous :

Ecole Normale Supérieure
Protocole de sortie de grève
Conformément à la politique de résorption de la précarité mise en œuvre par la
direction de l’ENS, les personnel-le-s en grève et les élèves et étudiant-e-s
solidaires, les organisations qui les représentent et la direction s’engagent à
soutenir la titularisation de tou-te-s les personnel-le-s contractuel-le-s de
l’école.
Dans cette perspective et en prévision de la mise en œuvre de la loi consécutive
au protocole ANT proposé par le Secrétariat d’Etat à la Fonction Publique, la
direction de l’Ecole Normale Supérieure garantit l’emploi des personnel-le-s
contractuel-le-s répondant à des besoins permanents en poste à ce jour à
l’Ecole pour que chacun-e soit éligible pour bénéficier des dispositions de la
loi qui doit être promulguée.
Dans le cadre de l’accord signé le 31 mars 2011 entre les ministres en charge de
la Fonction publique et les 6 organisations syndicales représentatives et du projet
de loi en cours d’élaboration, les agent-e-s de catégorie C sans qualification
(dont restauration et ménage) éligibles au dispositif de titularisation qui sera
mis en place seront proposé-e-s prioritairement par la Direction aux instances
compétentes de l’ENS (CTP et CPE) en vue d’une titularisation par la voie du
recrutement sans concours prévu pour l’échelle 3 dès 2012.
Concernant les personnel-le-s de la cuisine et du ménage en grève :
Les personnel-le-s ayant une ancienneté de 3 ans ont signé un contrat à durée
indéterminée conforme au contrat adopté lors de la réunion du 13 avril 2011 au
soir avec des représentant-e-s de la direction et prenant effet à compter du 4 mai
2011.
De plus, Mme M. C., Mme N. S. et M. S. M. ont reçu et
signé un CDI prenant effet au 3 mai 2011. Cette proposition exceptionnelle est
justifiée par la prise en compte de la situation difficile qu’ont connue
particulièrement les services de restauration et du ménage au cours des derniers
mois.
Les jours de grève courant du 11 janvier 2011 à ce jour donneront lieu à une
retenue de 25% sur la rémunération mensuelle due pendant cette période. Si la
reprise du travail est effective au 1er juin 2011, le dernier prélèvement
interviendra sur le salaire de juin 2011.
En outre, compte tenu des conditions de travail dénoncées par les personnel-le-s
de cuisine, la direction se porte garante, par tout moyen à sa disposition, que le
retour des personnel-le-s grévistes à leur poste de travail puisse se faire dans
des conditions assurant tout autant la sérénité que la sécurité de tous les
personnel-le-s. Conformément aux engagements pris, le chef de la cuisine du
restaurant d’Ulm ne reprendra pas son service au sein de la cuisine de l’Ecole.
La Direction confirme qu’une procédure disciplinaire à son encontre a été
engagée.
Considérant que les CDI n’offrent pas les mêmes garanties collectives que le
statut de fonctionnaire, une indemnité bi-annuelle correspondant à un montant
mensuel de 75 euros brut sera versée aux agents en CDI. Cette indemnité sera
effective à compter du mois de juin. Le montant de cette indemnité sera
réexaminé annuellement selon la valeur du point d’indice, comme pour la prime
des personnel-le-s ITRF.
La direction affirme son attachement à la gestion interne du restaurant, du ménage
et de l’internat. Elle s’engage à ce qu’il n’y ait aucune externalisation
de ces services (pas de gestion privée, ni de délégation au CROUS).
Les personnel-le-s grévistes impliqué-e-s dans le mouvement s’engagent pour leur
part à reprendre le travail dans leur service respectif dès le lendemain suivant
la signature de ce protocole de sortie de crise et la signature de tous les contrats
concernant les personnel-le-s contractuel-le-s concerné-e-s. Les organisations
syndicales des personnel-le-s et des étudiant-e-s impliquées dans le mouvement
s’engagent à soutenir cette reprise du travail.

Paris, le 23 mai 2011
La Direction de l’ENS
Représentée par Monique CANTO-SPERBER


Le collectif de l’AG (CGT FERC-Sup, SUD Etudiant, grévistes)



La grève s'achève donc demain, après 7 mois de lutte plus de 4 mois de grève reconductible. Nous organisons lundi prochain, à 19h, à l'ENS, un banquet de victoire, avec peut-être un meeting et des prises de parole (à confirmer). Le banquet sera payant et servira à renflouer la caisse de grèves afin de rembourser nos quelques arriérés...

Bilan du mouvement :

-obtention de CDI pour tou-te-s les contractuel-le-s en CDD présent-e-s à l'ENS depuis plus de 3 ans. 19 personnes sont concernées par cette clause. En outre, les trois grévistes de la restauration et du ménage qui n'avaient pas 3 ans d'ancienneté obtiennent un CDI à titre dérogatoire.
Ces contracts sont assortis d'un engagement (qui vaut ce qu'il vaut, mais bon...) de non externalisation et de non délégation au CROUS ;

-le chef de cuisine du restaurant fait l'objet d'une enquête disciplinaire et ne reprendra pas le travail en cuisine. Son départ était réclamé par de nombreux-se-s grévistes, qui témoignaient de nombreuses violences physiques, harcèlements, injures raciste, sexistes et homophobes, subies de sa part ;

-les grévistes obtiennent le paiement d'un peu plus de 80% des jours de grève, par un mécanisme assez complexe : officiellement la direction 25% du salaire, mais compte tenu du minimum alimentaire elle ne peut pas retirer plus de 15% par mois. Or il est prévu par le protocole d'arrêter les retraits en juin. Pour un peu plus de 4 mois de grève, la direction va donc retirer non pas 4x25%, mais seulement 5x15%. On récupère donc, en gros, (5x15)/(4x25) des 25% que la direction voulait retirer, c'est-à-dire 75% de ces 25%. Le montant total du salaire versé s'élève donc à 75%+(1/4x25%)=81,25%. En réalité on est même un peu au-dessus de ce chiffre, car la grève a duré un peu plus que 4 mois, et car certains grévistes ont eu des retraits inférieurs à 15% parce qu'ils avaient des enfants.
En outre, la vente quotidienne de sandwiches a permis aux grévistes, pendant presque toute la durée de la grève, d'être payé-e-s chaque jour ou chaque semaine grâce à la solidarité collective. Concrètement, pendant 4 mois ils ont eu quasiment double salaire (même si l'argent des sandwiches ne donne évidemment pas lieu à cotisations sociales) ;

-les contractuels obtiennent une prime de 1000 euros par an pour les CDD, 900 euros par an pour les CDI. Ce chiffre de 900 euros est un compromis : nous demandions 1000, la direction proposait 780, on s'est mis d'accord sur 900 euros ;

-un peu plus anecdotique, mais quand même : on avait obtenu au début du mouvement des améliorations des conditions de travail à la cantine (genre, les chaises sont remplacées par des chaises moins lourdes, c'est mieux pour les personnes chargées de les mettre sur les tables à la fin des services).

Voilà voilà... la lutte paie. La directrice a également agité la menace de sanctions disciplinaires (conseils de discipline) contre les élèves accusé-e-s d'avoir fait des choses illégales (un prétendu vol de documents, la destruction d'une palissade en contreplaqué qui menait aux bureaux de la direction), mais on pense qu'il n'y a pas de quoi s'affoler, qu'il n'est pas sûr du tout que les instances disciplinaires soient réellement saisies, et que de toute façon, le cas échéant, ça n'irait pas très loin. Plus de détails en mp si vous voulez.


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Message  Gauvain le Ven 27 Mai - 18:31

Sortie de conflit à l'ENS : une immense victoire pour les salariés (Pierre Laurent, PCF)

Les travailleurs de l'ENS (École normale supérieure), en lutte depuis plusieurs mois pour obtenir des conditions de travail décentes et la possibilité d'accéder à des CDI, ont signé hier un protocole de sortie de conflit avec la Direction, mettant ainsi fin à 7 mois de luttes et plus de 4 mois de grève.

Après m'être rendu le 12 avril dernier auprès des salariés pour soutenir leur combat, j'avais alerté le Premier Ministre sur la situation inacceptable dans laquelle se trouvait ces personnels, et condamné fermement l'intervention des forces de l'ordre pour déloger les grévistes de leur lieu d'occupation.

Hier, les salariés contractuels de l'ENS ont obtenu, grâce à leur persévérance, 22 CDI, sécurisant ainsi tous les grévistes, avec un engagement de non-externalisation des services.

Les salariés obtiennent, par ailleurs, une prime mensuelle de 75 € brut et le remboursement de 75% des jours de grève.

Je me réjouis de cette fin heureuse et salue le courage des hommes et des femmes qui se sont battus pour leur emploi et pour leurs conditions de travail. Soutenus par de nombreux étudiants et personnels de l'ENS ainsi que par les organisations syndicales de fonctionnaires, cette immense victoire pour le monde salarial est porteuse d'avenir et d'espoir.

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Paris, le 27 mai 2011

http://www.humanite.fr/27_05_2011-sortie-de-conflit-%C3%A0-lens-une-immense-victoire-pour-les-salari%C3%A9s-pierre-laurent-pcf-473115
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Message  Gauvain le Mar 31 Mai - 23:56

Allez, pour le plaisir, l'article d'un camarade maoïste sur son site perso...

Salut aux grévistes historiques de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm

Un communiqué des FORCES POPULAIRES (FP)

31 mai 2011

Au bout de 7 mois de lutte, dont plus de 4 mois d'une "grève active" avec "cantine sauvage" préservant les intérêts des usagers du service public de l'Education et de la Recherche tout en maintenant une pression dynamique sur une direction mandarinale, arrogante, autoritaire, emblématique du système Sarko-sioniste et du capitalisme d'Etat pourrissant à l'époque du déclin de la mondialisation, forme contemporaine de l'impérialisme à l'agonie, les femmes de service, femmes de ménage et agents de cantines de l'établissement d'enseignement supérieur le plus prestigieux de France, de nouveau à l'avant-garde des idées progressistes et du combat pour une RENAISSANCE DE CIVILISATION RENDUE POSSIBLE PAR UNE RENAISSANCE COMMUNISTE AUX COULEURS DE LA FRANCE, ont obtenu, avec la signature d'un protocole d'accord en bonne et due forme:

- Le passage de CDD (contrats à durée déterminée, précaires) en CDI de tous les salariés ayant au moins 3 ans d'ancienneté, total 22, soit la totalité des grévistes et plusieurs non-grévistes, notamment à la bibliothèque - et de tous les salariés qui seraient embauchés à l'avenir en CDD.

- Par dérogation, le passage en CDI des 3 grévistes (sur 13) ayant moins de 3 ans d'ancienneté

- Un engagement de non-externalisation des services, à consolider dans une phase ultérieure par l'ouverture d'une bataille pour la titularisation avec statut de la fonction publique, bataille qui ne saurait être engagée avec une probabilité raisonnable de victoire sans un mouvement d'ensemble, intelligemment coordonné selon les principes qui onrt régi ce conflit dans la fonction publique.

- Une prime mensuelle de 75 € brut associée au remboursement à 75% des jours de grève: ajouté aux recettes de la "cantine sauvage" où ont coopéré au quotidien, dans une union intellctuels-manuels inscrite dans la durée ravivant la mémoire de l'après mai 1968 prolétarien et de la Révolution Culturelle chinoise, ce dispositif intelligent fait que les grévistes, à qui ce long mouvement n'a pas fait perdre un seul centime, augmenteront sensiblement leur pouvoir d'achat sur l'année 2011 en tout cas.



**

Bien au-delà de la seule ENS-Ulm, du seul secteur public de l'Education et de la Recherche, ou de la Fonction Publique dans son ensemble, ce qui déjà n'est pas rien, cette victoire nette et sans bavure:

- Révèle le potentiel accumulé par le mouvement social de l'automne 2010 sur les retraites, source directe de ce conflit - qui n'a pu déboucher jusqu'ici sur une victoire faute d'un élargissement suffisant des bases centrales de la classe ouvrière et du monde du travail blancs, qualifiés, syndiqués, organisés, à l'immense masse multiforme du prolétariat précarisé de la "diversité", de plus en plus féminin, et jeune - richesse encore politiquement et socialement trop ignorée de nos "banlieues vivantes, avenir de la France".

- Confirme les règles d'or de la guerilla sociale à notre époque:

nnnnnnnnnnnnnnn- ne jeter toutes ses forces que des luttes ayant des chances raisonnables de victoire parce qu'elles savent "unir tout ce qui peut être uni", notamment des éléments de la classe ouvrière centrale, du salariat central organisé, et du prolétariat précarisé de la production comme des services;

nnnnnnnnnnnnnn n- au service de ces luttes, la "grande démocratie" des Assemblées Générales (A.G.) définissant, formulant, précisant et rectifiant à tout moment les exigences propres à la lutte (revendications) comme ses modes d'action, plaçant les représentants syndicaux sous leur contrôle, avec possibilité de critique fraternelle et de révocation à tout moment, selon le principe de la Commune, mettant en situation d'égalité réelle femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, travailleurs de toute couleur, de toute origine, et de toute croyance, militants s'estimant porteurs d'un savoir politique d'avant-garde et, pour paraphraser Lenine, "simples cuisinières"...rendues capables de se hisser à la maîtrise des questions les plus complexes touchant la société dans son ensemble et le pouvoir d'Etat.

***

Pour les Forces Populaires (FP), qui ne se flattent ni d'avoir initié ni d'avoir dirigé ce combat exemplaire, mais dont les animateurs, agissant selon leurs principes de discrétion au sein des organisations diverses comme à leurs marges, ont su, très vite, en saisir la signification stratégique, se mettre à son service et tout faire pour qu'il gagne et soit aussi compris dans la portée qui est la sienne, celle d'une lutte d'avant-garde "absolument moderne" touchant aux enjeux essentiels de l'époque, cette grève et son éclatante victoire, en ce lieu-là, à ce moment précis, viennent confirmer de façon tout aussi éclatante la possibilité d'en finir avec l'état d'esprit morose et pessimiste de la "vieille gauche" comme de la vieille extrême-gauche dogmatique, prisonnière d'une vision dépassée fondée sur la domination des manuels par les intellectuels, des prolétaires par les syndicalistes, des ouvriers par le monde enseignant - sur le colonialisme du savoir et le pouvoir du savoir.

Ces leçons doivent et peuvent maintenant prendre racine dans les faits, avec l'éclosion d'autres luttes du même type fondées sur les mêmes réalités et les mêmes principes, dans le monde du travail, dans le privé comme dans le public, comme dans les "cités sensibles", appelés à devenir "bases d'appui" pour l'édification, et non le parachutage, de forces politiques d'un type radicalement nouveau au service d'orientations réellement et pas verbalement radicales.


http://www.lemondereel.fr/
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Message  Gauvain le Mer 1 Juin - 12:28

On m'informe dans l'oreillette que ce site est en fait celui de Jean-Paul Cruse, ancien militant de la Gauche prolétarienne et fondateur de Libération, puis militant au PCF et membre de la cellule Ramon-Mercader en 1993, autour d'un article rouge-brun appelant à la constitution d'un "Front national" avec les communistes, les souverainistes et les ultra-nationalistes. Je ne sais pas sur quelles positions il est aujourd'hui, mais en tout cas je ne savais pas que ce monsieur avait un passé aussi... sulfureux. J'ai un peu parcouru son site et je n'ai rien vu de très scandaleux, si on laisse de côté les hommages appuyés au régime chinois.
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Message  Aura le Mer 6 Juil - 19:46

La répression a commencé. Outre certaines irrégularités dans les conditions de travail des ex-grévistes, la direction a fait convoquer certains étudiants au commissariat, d'autres à la direction des études, et enfin elle a convoqué 9 personnes en conseil de discipline. Les risques de sanction sont graves pour certains.
Une pétition a été ouverte, elle doit être remplie un max d'ici le 12 juillet, date des conseils de discipline. Tout le monde peut la signer là :
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2011N12083
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Message  Gauvain le Mer 6 Juil - 20:08

[.]

FSU



Précarité : l’ENS toujours à l’arrière-garde


La direction de l’École Normale Supérieure a convoqué pour le 12 juillet
2011 un conseil de discipline « suite à l'occupation sans autorisation des
locaux de la Direction ».

Toute honte bue, après un long conflit social qui aura symbolisé la
réalité de la précarité dans les métiers de l’Enseignement supérieur et de
la Recherche, une direction vaincue tente d’avoir le dernier mot. Les
élèves de l’ENS engagés dans la défense de leurs collègues précaires
risquent avertissements, blâmes et suspensions de salaire .

La direction de l’ENS a signé en mai 2011 un protocole de sortie de crise
avec les organisations syndicales. Ce faisant, elle a tardivement pris
la
mesure de la souffrance sociale ressentie dans ses murs. Les mesures
disciplinaires qu’elle tente de prendre aujourd’hui contre ses personnels
n’ont
qu’une motivation : celle de la revanche.

Le Syndicat National des Chercheurs Scientifiques (FSU) dénonce toutes les
tentatives d’intimidation menées contre les personnels de l’Enseignement
supérieur et de la Recherche. Il affirme sa vigilante solidarité avec les
élèves de l’École Normale Supérieure aujourd’hui menacés de sanctions
arbitraires.

Meudon, le 5 juillet 2011.

SneSUP ENS Cachan :
Communiqué de la section Snesup de l'ENS Cachan

contre la répression des militants de l'ENS Ulm





Face à des conditions de travail inadmissibles et à une précarité
instituée, des personnels de l'ENS Ulm ont mené une longue lutte couronnée
de succès. Tout au long de cette mobilisation, les personnels ont pu
compter sur le soutien de nombreux étudiants et normaliens, syndiqués ou
non, tant sur le plan militant que sur le plan financier.



Après avoir bloqué la situation durant de longs mois, la direction a été
contrainte de céder et de transformer une vingtaine de CDD en CDI, avec
des perspectives de
titularisation solides. Mais elle cherche à prendre
une revanche en poursuivant les étudiants et normaliens investis dans
cette lutte, à la fois en justice et devant le conseil de discipline de
l'ENS.



La
section Snesup de l'ENS Cachan affirme sa solidarité avec les militants
poursuivis et condamne cette politique de répression. Nous n'acceptons pas
que des étudiants soient poursuivis pour avoir été solidaires de ceux qui
travaillent dans leur école, que des fonctionnaires stagiaires soient
sanctionnés pour avoir soutenu leurs collègues. Nous revendiquons la
légitimé des actions décidées par les grévistes et leurs soutiens,
auxquelles nous avons nous-mêmes participé.



A Cachan, le 5 juillet 2011


Lettre ouverte de la FERC Sup CGT :
* Communiqué de presse*




Montreuil le 5 juillet 2011



*Lettre ouverte à Madame Monique Canto-Sperber*

*Directrice de l'École Normale Supérieure*



Madame la directrice,

Le syndicat Ferc-Sup CGT de l'ENS Ulm vient de nous
alerter au sujet de
courriers recommandés adressés à certains élèves dont l'objet est : "
Comparution devant le conseil de discipline suite à l'occupation sans
autorisation des locaux de la Direction de l'École normale supérieure."

Au sortir d'une longue grève où il a été particulièrement difficile de
construire un dialogue social au sein de votre établissement, vous prenez
ainsi la lourde responsabilité de rallumer les tensions sociales au sein
de l'école en sanctionnant l'expression de la solidarité manifestée par
les élèves à ce mouvement.

Vous ne pouvez, comme vous l'avez fait
précédemment, vous réfugier
derrière la décision d'une commission sur laquelle vous n'auriez pas de
prise, pour créer les conditions d'un nouveau conflit dont vous devrez
assumer seule la responsabilité.

Nous condamnons résolument et nous nous élevons avec détermination contre
de telles
procédures, qui n'ont que peu à voir avec des questions de
discipline internes à l’établissement, mais manifestent une volonté de
répression antisyndicale. Elles visent des jeunes qui ont montré que leur
action de soutien était juste puisqu'elle a participé à ce que le conflit
se termine par le haut. Sanctionner ces jeunes serait compris comme une
volonté de votre part de leur faire payer un mouvement social concernant
des salariés à défaut de pouvoir atteindre ces derniers.

Il est tout à fait inadmissible pour la CGT que, dans la Fonction
publique, la participation à un mouvement social
appelé par notre
syndicat, par un syndiqué ou un agent, puisse se traduire par une sanction
disciplinaire pour l'un quelconque des acteurs du mouvement. Il s’agit
d’un véritable dévoiement du Statut général.

Nous exigeons l'arrêt immédiat de toute forme de répression à l'encontre
des acteurs
du mouvement, qu'ils soient grévistes ou élèves. Les
conditions nécessaires au retour de la paix sociale dans votre
établissement sont à ce prix.

Soyez assurée, madame la directrice, de tout notre attachement aux valeurs
du Service public et aux principes fondateurs de la Fonction Publique.



Jean-Luc ANTONUCCI Richard BÉRAUD
Jean-Marc CANON
Co-secrétaire général Secrétaire
général Secrétaire général
de la FERC Sup CGT
de la FERC CGT
de l'UGFF CGT

Communiqué de presse de l'AG :

Communiqué de presse

de l'Assemblée générale des travailleurs et élèves de l'Ecole Normale Supérieure


« Non à la répression du mouvement social ! »


Après plusieurs mois de grève, les agents contractuels du restaurant et de l'entretien de l'Ecole Normale Supérieure de Paris (rue d'Ulm) ont obtenu des CDI, aux termes d'un accord négocié en mai dernier entre la Direction de l'établissement et l'Assemblée générale soutenue par l'intersyndicale CGT/Solidaires.


Alors que le travail avait repris depuis plusieurs semaines, la Direction a rouvert unilatéralement les hostilités en convoquant en catimini, pendant les congés d'été (le 12 juillet), des conseils de disciplines contre 9 élèves fonctionnaires, auxquels il est reproché d'avoir participé à l'occupation des locaux de la Direction dans le cadre du conflit social.

Cette décision exprime, sous couvert de discipline interne, la volonté de la Direction de l'ENS de réprimer après coup le mouvement social : c'est un véritable « délit de solidarité » qu'on reproche à ceux qui, parmi les élèves, ont soutenu les agents grévistes.



L'intersyndicale CGT/Solidaires a en conséquence déposé un préavis de grève reconductible sur l'établissement à compter du 11 juillet et appelle à un rassemblement public le mardi 12 juillet à 9h devant les locaux de l'Ecole Normale Supérieure (29 rue d'Ulm, Paris 5e).

Les conseils de discipline sont susceptibles d'infliger des sanctions allant du simple avertissement jusqu'à l'exclusion définitive, en passant par le blâme et l'exclusion temporaire. Ils peuvent aussi décider de ne pas infliger de sanctions. Ils sont composés de 2 membres de la direction, des 4 élus profs au CA et des 4 élu-e-s élèves au CA.
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Message  Gauvain le Ven 15 Juil - 1:11

Au final, sur 9 conseils de discipline, 2 sont reportés à la rentrée. Un élève n'a reçu aucune sanction, 5 ont eu un avertissement, 1 a eu un blâme. Globalement, on est contents (ça aurait pu être pire !), mais on ne va peut-être pas en rester là.

Cette année, l’École normale supérieure de Paris a été secouée par un conflit social long et combatif, impliquant élèves, étudiantEs et travailleurEs du ménage et de la restauration, contre la précarité et les conditions de travail. Ce mouvement s’est terminé par une victoire : même si nous n’avons pas obtenu les titularisations et les créations de postes espérées, la direction a dû lâcher 22 CDI et une augmentation de salaire, déplacer le chef de service violent, raciste et homophobe et céder sur le paiement de plus de 80 % des jours de grève. Mais au début du mois de juillet, neuf élèves ayant participé au mouvement ont été convoquéEs en conseil de discipline pour des faits commis ou censément commis au cours du mouvement. TouTEs les convoquéEs se voient reprocher d’avoir occupé illégalement les locaux de la direction ; deux d’entre eux, plus lourdement chargés, sont également accusés d’avoir brisé un mur en contreplaqué avec un pied de biche, d’avoir « envahi » le bureau de la DRH et même d’avoir participé à l’« organisation illégale d’un banquet » de soutien au mouvement et à une opération « Pot gratuit », consistant à servir gratuitement à manger à la cantine. Un vol imaginaire de documents est également imputé aux élèves mobiliséEs.

La direction cherche à faire passer l’ensemble des militantEs pour des délinquantEs. Elle est pourtant particulièrement mal placée pour cela, elle qui a maintenu des travailleurEs dans la précarité pendant des années et couvert les violences commises par le chef de cuisine. De plus, ces conseils de discipline pour faits de grève sont inédits à l’ENS : les derniers conseils convoqués l’ont été, il y a une dizaine d’années, pour un cas de proxénétisme dans une chambre de l’internat et pour l’envoi d’un mail anti­sémite et homophobe. Mais la directrice Monique Canto-Sperber ne sait manier que le bâton : c’est une nouvelle étape dans la répression du mouvement, après l’appel à des vigiles, les convocations au tribunal administratif de cinq camarades et la brutale évacuation policière des locaux occupés pendant quatre semaines. En réalité, il s’agit d’une vengeance à la fois personnelle et politique : la direction veut faire payer aux militantEs la défaite qu’ils lui ont infligée et les mauvais moments passés, mais aussi mater toute velléité de résistance collective à l’avenir en sanctionnant principalement des syndicalistes (sept élèves sur neuf) dont deux camarades du NPA.

Face à cette répression scandaleuse, nous nous mobilisons et resterons mobiliséEs contre les sanctions disciplinaires, mais aussi contre les différentes plaintes déposées au pénal. Les travailleurEs mobiliséEs pour leur CDI avec le soutien des élèves sont solidaires, à présent, de ces mêmes élèves face à la répression, et se sont remisES en grève, lundi 11 et mardi 12 juillet.

Mardi, jour des conseils de discipline, une centaine de personnes (dont des représentantEs nationaux de la CGT, de Solidaires, du PCF, du PG et du NPA) se sont rassemblées pour protester contre leur tenue. La mobilisation a certainement contribué à ce que la plupart s’en sortent avec un avertissement (ils risquaient une exclusion temporaire ou définitive de l’ENS), mais un camarade a reçu un blâme, qui restera trois ans dans son dossier administratif, compromettant ses chances d’obtenir une allocation de thèse à sa sortie de l’école. Pour faire annuler ces sanctions, les élèves réfléchissent à faire appel aux armes du droit (recours au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche, au Conseil d’Etat… car les convocations des conseils sont entachées d’irrégularités évidentes) et, comme lors de la grève du printemps, aux armes de la lutte collective, démocratique et auto-organisée.

Comité NPA de l’ENS

http://www.npa2009.org/content/contre-la-r%C3%A9pression-des-militantes-%C3%A0-l%E2%80%99ens%E2%80%89
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Message  fée clochette le Ven 28 Oct - 10:53

http://www.cgt.fr/La-CGT-exige-la-levee-des.html

Ecole Normale Supérieure
La CGT exige la levée des sanctions
jeudi 27 octobre 2011
Déclaration de la Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture CGT et de la Confédération Générale du Travail

La directrice de l’Ecole Normale Supérieure (rue d’Ulm à Paris) confirme les décisions de sanctions prises mi-juillet par le Conseil de discipline de l’ENS à l’encontre de neuf étudiants fonctionnaires. Huit d’entre eux reçoivent un avertissement et le dernier un blâme.

Cette décision exprime, sous couvert de discipline interne, la volonté de la direction de l’ENS de réprimer après coup le mouvement social qui après plusieurs mois de grève, a permis aux agents contractuels des services de cuisine et du ménage de l’Ecole Normale Supérieure de Paris d’obtenir des CDI, aux termes d’un accord négocié entre la Direction de l’établissement et les syndicats de personnels et d’étudiants.

Cette décision, confirmée par la directrice de l’ENS le 6 octobre a été transmise aux étudiants concernés le 15 octobre, lendemain de la visite du secrétaire général de la CGT dans l’établissement. Venu à la rencontre des personnels victorieux dans leur combat contre la précarité et pour de meilleures conditions de travail, il avait alors mis en garde la direction contre la confirmation de sanctions que la Confédération juge inacceptables et rappelé le droit constitutionnel de s’organiser syndicalement.

La CGT exige la levée immédiate des sanctions prises à l’encontre de tous les étudiants fonctionnaires stagiaires, et demande au Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Laurent Wauquiez, de faire respecter les droits fondamentaux des salariés et de leurs organisations syndicales dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Montreuil, le 27 octobre 2011
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Message  Aura le Sam 29 Oct - 12:16


Vous trouverez, au lien suivant, une pétition réclamant l'annulation des sanctions que Mme Canto-Sperber, directrice de l'ENS, a finalement prises
contre des élèves qui ont soutenu la grève des précaires à l'ENS:

http://10570.lapetition.be/

"Sanctionner des élèves qui soutiennent une grève est indigne!


Les 12 juillet et 2 septembre 2011, Mme Canto-Sperber, directrice de
l'ENS convoquait des conseils de discipline en vue de sanctionner des
élèves fonctionnaires stagiaires qui avaient soutenu la longue grève
victorieuse des précaires du restaurant et du ménage dans
l'établissement. Il leur était notamment reproché d'avoir occupé "sans
autorisation" les locaux de la Direction pendant
un mois alors que les
négociations étaient bloquées, puis d'avoir refusé d'obtempérer après
la décision du Tribunal Administratif. Le premier devoir d'un
fonctionnaire serait de se soumettre aux ordres de la hiérarchie.

Sur les neuf convoqués lors de ces conseils de discipline, six élèves
ont été sanctionnés (cinq avertissements et un blâme).

Toutefois, l'avis du conseil de discipline de l'ENS est purement
consultatif. La décision revient en dernière instance à la directrice
de l'ENS, comme celle-ci n'a pas manqué de le rappeler lors de la
séance du 2 septembre. La directrice a donc attendu plus d'un mois. La
forte mobilisation des élèves, des étudiants et des personnels, les
nombreux
soutiens extérieurs, les résultats des conseils de discipline
(sanctions votées à une voix de majorité le 12 juillet, et
impossibilité de dégager une majorité le 2 septembre) auraient
du
convaincre Mme Canto-Sperber d'abandonner toute sanction. Le 19
octobre, les élèves ont reçu la notification de la décision d' «
infliger » une sanction à des élèves
qui ont eu le courage d'organiser et de soutenir quotidiennement
pendant plus de 6 mois la grève des personnels précaires du restaurant
d'Ulm.

Cette décision est indigne.

Nous, signataires, demandons instamment à la directrice de l'ENS
d'annuler purement et simplement ces sanctions.
Aura
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Message  Aura le Mer 1 Fév - 1:12

Monique Canto-Sperber envoie un élève en garde à vue pour un poisson d'avril !


L'année dernière, un mouvement social sans précédent long de 7 mois et demi a permis d'obtenir 20 CDI en faveur des travailleurs/euses précaires de l'ENS. Mécontente d'avoir dû céder devant la solidarité et la détermination des travailleurs/euses, élèves, et étudiant-e-s de l'ENS, Monique Canto-Sperber a décidé de réprimer le mouvement social en ciblant certain-e-s de ses acteurs/trices. Après le procès de 5 militants tenu en avril dernier, les conseils de discipline de 9 élèves tenus pendant les grandes vacances, Monique Canto-Sperber a décidé d'envoyer en garde à vue un seul élève – pendant 10 heures, dont 5 en cellule, lui faisant au passage rater un examen – et de le poursuivre en justice pour un mail de poisson d'avril fait au nom de l'AG des travailleuses/eurs, étudiant-e-s et élèves de l'ENS.

L'élève doit passer devant la Vice-Procureure de la République le 7 février prochain, puis devant un Tribunal, puisque Monique Canto-Sperber a décidé de faire passer cet e-mail très peu crédible – intitulé « Ma démission » et annonçant qu'elle allait rejoindre le mouvement social en campant dans ses propres salons – pour une usurpation d'identité électronique, lui faisant ainsi encourir jusqu'à 1 an de prison, 15000 euros d'amende, et une radiation de la fonction publique. Tout cela pour une blague au sujet de laquelle elle déclarait à un journaliste de Libération au lendemain de l'envoi qu'elle avait bien ri.

L'AG de l'ENS dénonce l'acharnement disproportionné dont fait preuve Monique Canto-Sperber contre les acteurs/trices d'un mouvement social victorieux.

Indépendamment des opinions qu'elles pourraient avoir sur le poisson d'avril, nous invitons toutes les personnes liées à l'ENS qui ne se reconnaissent pas dans cette criminalisation d'un canular courant dans toutes les institutions et qui souhaitent éviter de sanctionner un élève pour un fait collectivement entrepris à signer la pétition suivante :

http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-la-criminalisation-d-un-canular-et-d-un-mouvement-social/2115

L'AG de l'ENS

Contact : 06 84 42 93 17







Voici le mail qui a été envoyé la nuit du 1er au 2 avril par le mouvement social, sous le nom de Monique Canto-Sperber, et qui fait l'objet de tant de poursuites. À vous de juger.



Date: Sat, 2 Apr 2011 02:01:45 +0200
Received: from poissondavril […]
From : [...]
Subject: Ma demission

Chers tous,

   Je vous annonce à vous tous qui vivez et travaillez dans cette école que je
démissionne aujourd'hui officiellement de mes fonctions de Directrice de
l'établissement.

   La détermination et la force des grévistes, ainsi que la clarté de leurs
analyses et de leurs luttes politiques ne peut que susciter mon plus profond
respect. J'ai trop longtemps persisté à fermer les yeux sur les scandales liés à
l'exploitation et au mépris qui organisent nos vies à l'École Normale
Supérieure. J'ai tenté d'ignorer puis de décourager tous ceux qui, depuis 5
mois, ont ouvert un espace de critique, de prise de parole et d'autogestion pour
remédier à cette situation.

   Assez ! Je remonte immédiatement dans les salons occupés pour aller camper avec
les personnels, élèves et divers soutiens du mouvement.

   Lutter c'est vivre.

   Fidèlement,
Aura
Aura

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