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Batailles des travailleurs de l'automobile

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Message  Copas le Dim 20 Jan - 14:24



Durisotti (Sallaumines) : les salariés en grève pour de meilleures conditions de départ
http://www.lavoixdunord.fr/region/durisotti-sallaumines-les-salaries-en-greve-pour-de-ia35b0n963059
Le carrossier industriel Durisotti, installé depuis 1956 à Sallaumines, s'apprête à licencier un tiers de son effectif (350 emplois) dont la grande majorité travaille à la production.
Les salariés ont entamé un mouvement de grève ce matin alors que se tenait dans la journée une réunion extraordinaire du comité d'entreprise. Au menu, l'examen du projet de restructuration qui concerne cette entreprise actuellement sous redressement judiciaire.
Les grévistes réclament une indemnité supra légale de 50 000 euros. A défaut au moins autant (25 000 euros) que leurs 68 collègues partis en 2010 lors d'un précédent plan de licenciement.
Le mouvement a été reconduit.
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Message  Copas le Lun 21 Jan - 22:54

Ford Genk : la police au service des patrons

La police fait face au piquet de grève dressé par les travailleurs des sous-traitants



La police fait face, depuis 9 heures lundi matin, au piquet de grève dressé par des travailleurs des fournisseurs de Ford Genk. Les hordes policières ont pour objectif de casser le mouvement social en occupant les accès des 4 entreprises sous-traitantes.

Les politiques de division terribles des directions syndicales qui ont affecté l'unité entre travailleurs de Ford et travailleurs des sous-traitants, puis entre entreprises sous-traitantes, ont ulcéré beaucoup d'ouvriers (jusqu'à retenir quelques heures les représentants syndicaux ).

C'est la première fois depuis longtemps qu'une telle rupture arrive entre travailleurs en lutte et bureaucrates syndicaux (*).

Cela se conjugue avec l'apparition de formes d'auto-organisation embryonnaires de lutte .

La blessure de Ford Genk est un signal précurseur des tensions dans le mouvement ouvrier organisé en Europe.

Voir là : http://www.avanti4.be/analyses/article/ford-genk-un-comite

Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 14510410


(*)
le 17 Janvier se sont déroulées des réunions entre les secrétaires syndicaux régionaux, les principaux représentants de quatre fournisseurs et les directions de ces quatre entreprises.

Les secrétaires avaient convenu avec les militants la nécessité d’organiser une concertation sociale pour les quatre entreprises ensemble. Les directions des entreprises ont refusé un traitement commun. Les dirigeants syndicaux n'ont pas fait face à ces exigences des patrons.
Les travailleurs les plus révoltés, informés du lâchage de leurs intérets se sont précipités pour se saisir des responsables syndicaux régionaux en les retenant plusieurs heures. s

Luc Prenen (CSC), Rohnny Champagne (FGTB) et Luc Nijs (CGSLB) ont ainsi été retenus dans un local de l’hôtel de ville avant d'être libérés sur intervention du bourgmestre de Genk et en présence d'un grand déploiement policier. Ces représentants syndicaux ont déclaré avoir eu peur mais se sont dits près à reprendre avec ardeur les négociations dès vendredi.

Avec ardeur....
Le résultat de directions syndicales faillies est d'avoir permis une division entre le sort des travailleurs de Ford et celui des sous-traitants, puis entre entreprises sous_traitantes, et surtout de permettre les déploiements policiers d'aujourd'hui pour permettre de briser les occupations des entreprises par les travailleurs.


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Message  Copas le Mer 23 Jan - 22:37

SÃO PAULO, Brésil
GM de Sao Jose dos Campos en grève 24 heures contre un plan de licenciements de 1500 travailleurs.

Les représentants syndicaux avaient accepté préalablement un plnn de licenciements de 800 travailleurs. Cette reculade a donné de l'eau à la bouche de la direction....
L'usine monte des véhicules mais produit aussi des moteurs et des transmissions.

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Message  Copas le Mer 23 Jan - 22:52

Lettre de solidarité aux membres d’ASOTRECOL contre les attaques de GM

Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Croppe10

Nous, travailleurs de General Motors au Brésil, en Allemagne, en Espagne et en Colombie,
tenons à envoyer un message de solidarité à l'action organisée à Detroit pour la défense des travailleurs qui ont été licenciés de GM en Colombie, ainsi qu’aux membres de ASOTRECOL (Association des Travailleurs et ex-travailleurs malades de General Motors Colmotores)

Au Salon international de l'auto de Détroit, les gens apprendront à travers le monde comment la GM a attaqué les travailleurs et violé des principes fondamentaux, comme le respect des travailleurs malades ou blessés, représentés par les membres d’ASOTRECOL qui se battent pour la justice.

Nous savons aussi que GM met en place un processus de restructuration globale massive. GM veut nous faire payer pour une crise dont nous ne sommes pas responsables. Ces attaques conduisent au niveau mondial à des conditions de travail précaires, au démantèlement et au déni des droits, à la baisse des salaires, à des fermetures (partielles) d'unités de production et à des milliers de licenciements.

Au Brésil, le Groupe prévoit de licencier environ 1.800 travailleurs, à Bochum en Allemagne, Opel a annoncé la fermeture de l'usine, et aussi une usine de PSA en France. À l'usine de Saragosse, en Espagne, en Colombie et en Corée, il y a des tentatives de privation des droits civiques et de destruction d'emplois permanents. Cette situation se répète dans un certain nombre d'autres sites dans le monde entier.

Compte tenu de ces tentatives de diviser notre classe, nous appelons les travailleurs et les syndicats de tous les sites de GM dans le monde entier à s’unir et à se soutenir mutuellement pour défendre nos intérêts de classe.

Nos organisations vous appellent, à se joindre dans notre combat commun contre les attaques de GM le 23 Janvier. Nous voulons faire de cette journée une journée internationale de lutte et d'action dans nos pays respectifs afin d’attirer l'attention du monde entier sur ce qui arrive aux travailleurs de GM.

Nous exigeons:

Pas de fermetures d'usines de GM, Opel, PSA;
Pas de licenciements
La réintégration des travailleurs accidentés à GM Colombie et le soutien de nos collègues d’ASOTRECOL

Les travailleurs de GM du Brésil, de Colombie, d'Allemagne et d'Espagne

https://www.facebook.com/SolidarityWithGMHungerStrikers
http://asotrecol.com/

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Message  Copas le Dim 3 Fév - 20:51

Avancée à Kaluga (Russie) :
Le Bureau du Procureur à Kaluga, Russie, a décidé que ‘l’interdiction’ par la direction d’activités publiques, parmi lesquelles la syndicalisation dans l’enceinte de l’usine Peugeot-Citroën était illégale.


C'est une avancée par rapport aux patrons et actionnaires liberticides qui dirigent les entreprises.
Le 31 Octobre les agents de sécurité de l'entreprise avaient attaqué des militants syndicaux qui distribuaient des tracts.

Les patrons de l'usine qui produit pour PSA Citroën, ont eu peur que les travailleurs soient habitués à gouter cette liberté. Et ils avaient apposé des pancartes à l'entré de l'entreprise, sur le parking, interdisant toutes activités comme la grève, les réunions, les tracts :
Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Kaluga10

Les juges en ont décidé autrement.
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Message  Copas le Sam 9 Fév - 20:49

La journée de solidarité en Inde en faveur des travailleurs de Maruti-Suzuki
in http://www.industriall-union.org/fr/les-travailleurs-de-maruti-suzuki-mis-a-pied-font-face-a-la-repression-de-letat
Le syndicat des travailleurs de Maruti Suzuki (MSWU) a organisé une journée d’action de solidarité panindienne le 5 février 2013 pour condamner la répression de l'État et exiger la libération des travailleurs arrêtés et la réintégration de tous les salariés mis à pied chez Maruti Suzuki India Limited (MSIL).
Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Justic10

Après le violent incident qui a eu lieu le 18 juillet 2012, au cours duquel un cadre de l'usine Manesar de Maruti Suzuki India Limited (MSIL) a été tué, les travailleurs font face a une recrudescence de la répression de l'État. Actuellement, 147 salariés dont tous les membres du bureau du syndicat des travailleurs de Maruti Suzuki (MSWU) (enregistré sous le no 1923) sont emprisonnés pour plus de six mois sans possibilité de mise en liberté provisoire sous caution. En outre, des mandats d'arrestation sans possibilité de mise en liberté provisoire sous caution ont été délivrés contre 66 autres salariés. En réponse aux incidents du 18 juillet, la direction de MSIL a mis fin aux contrats de 546 salariés ayant un emploi régulier et de près de 2.300 contractuels.

Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Justic11

Le combat est mené du côté des travailleurs par un comité provisoire de travail du fait que le MSWU n'est plus enregistré et que tous les membres de son bureau sont à la prison centrale de Gurgaon. Le combat a pris des formes diverses, comme par exemple des rassemblements, des manifestations entre tous les districts de Haryana et de Delhi, des grèves de la faim massives. Le MSWU et le PWC ont également cherché à encourager la solidarité avec les travailleurs sous contrat dans l’ensemble de la ceinture industrielle du NCR avec une convention des travailleurs de l'automobile qui s’est récemment chargée d’organiser un rassemblement pour la justice couvrant tous les districts de Haryana, qui a eu son apogée dans une manifestation massive de plus de 5.000 personnes à Rohtak le 27 janvier 2013. Le MSWU a fait état de l'arrestation par la police et les agents du renseignement de tout activiste prenant la tête de la contestation. Par voie de conséquence, les travailleurs vivent dans une psychose de peur et craignent de se mobiliser ouvertement.

Le secrétaire politique du chef de l'exécutif de Haryana a assuré les manifestants que le chef de l'exécutif les rencontrera le 13 février pour discuter des questions qui les concernent.

Dans cette situation critique, le MSWU a annoncé l'organisation de la journée solidarité panindienne d'action de solidarité le 5 février 2013 à Jantar Mantar, New Delhi. Environ 150 représentant(e)s de 23 organisations panindiennes, dont des syndicats ouvriers, des syndicats d'étudiants et des organisations de défense des droits de la personne ont participé à la manifestation de solidarité. Des mémorandums ont été présentés aux représentants locaux élus et à Bhupinder Hooda, chef de l'exécutif, Haryana.

Les revendications du MSWU portent sur les points suivants:

- Ouverture d'une enquête impartiale et indépendante de haut niveau sur l’incident du 18 juillet 2012.
- Libération immédiate des 147 travailleurs arrêtés.
- Réintégration immédiate des personnes dont il a été mis fin au contrat, y compris les 546 salariés sous contrat régulier et près de 2.300 contractuels.
- Fin du non-respect de la législation du travail, et application du droit de constituer un syndicat dans toutes les entreprises de l'automobile de la région.
- Fin du système illégal d'embauche sous contrat de courte durée au vu de la nature permanente du travail dans la ceinture industrielle.

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Message  Roseau le Ven 22 Fév - 22:37


SOLIDARITÉ INTERNATIONALE CONTRE LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS CHEZ PSA

http://solidaires-industrie.org/Sol...

Depuis le 16 janvier 2013, une majorité des salarié-es de l’usine d’Aulnay du groupe Peugeot - PSA sont en grève reconductible.

Ce mouvement fait suite, à l’annonce, en juillet dernier, par le groupe PSA Peugeot de 8300 suppressions d’emplois au plan national, avec entre autre la fermeture de son site historique d’Aulnay-sous-bois (3000 emplois) ainsi que le licenciement d’une partie importante des ouvrier-es du site de Rennes (1300 postes).

En Espagne, alors que le chômage atteint un taux inédit (plus de 25%) aux conséquences sociales dramatiques, le groupe PSA a dans un passé récent procédé sur les sites de Vigo et de Madrid aussi à de nombreuses restructurations et vagues de licenciements.

Dans les deux cas, que ce soit en France ou en Espagne, ces pratiques patronales font payer aux salarié-es le prix d’une crise dont nous ne sommes pas responsables.

Aussi, les sections de SUD PSA et celles de la CGT PSA de Madrid déclarons notre opposition ferme à tout licenciement à Aulnay ou ailleurs.

Solidarité internationale des travailleurs et des travailleuses !

Un coup contre l’un-e d’entre nous est un coup contre nous tous et toutes !

SUD PSA Aulnay / CGT PSA Madrid et Vigo
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Message  Copas le Jeu 28 Fév - 21:51

Ford Genk, un avertissement à la gauche révolutionnaire européenne :
http://www.avanti4.be/analyses/article/ford-genk-les


Même si l’attention des médias francophones s’en est complètement détournée, la lutte se poursuit chez Ford Genk. Et la résistance des travailleurs prend des formes étonnantes, entre grèves à répétition, création d’un Comité de Grève, diminution des cadences de travail et instauration de « pauses choco ». Nous faisons le point avec Erik Demeester, rédacteur au mensuel marxiste flamand Vonk et un des animateurs à Bruxelles des Comités d’Action contre l’Austérité en Europe.

Avanti : Avant d’en venir à l’actualité plus « chaude », je voudrais faire une remarque. Vue de l’extérieur, la lutte à Ford Genk paraît vraiment divisée en deux parties. Une première partie, plutôt « classique » et contrôlée par les syndicats, qui commence le 24 octobre par l’annonce de la fermeture de l’usine fin 2014 et se poursuit par un piquet de grève bloquant l’usine et la production, une manifestation de solidarité de 20.000 personnes le 11 novembre, des négociations « au top niveau » entre la direction et les permanents syndicaux et enfin un référendum destiné à assurer une reprise de la production pendant trois mois. Et puis, depuis l’annonce des résultats de ce référendum le 7 janvier, une nouvelle phase avec des fractures parmi les travailleurs, des actions de grève spontanées, les travailleurs des usines sous-traitantes qui s ‘organisent en Comité d’Action, des directions syndicales contestées par leur base, une combativité plus grande et surtout moins bridée,… Ce changement très net dans la lutte au cours du dernier mois, c’est une illusion d’optique ou une réalité ?

Erik : C’est bien une réalité. Je voudrais encore ajouter à cela un élément marquant de ce dernier mois : une conscience plus aiguë chez les travailleurs des sous-traitants de leur force dans un système de production « just-in-time » et l’effritement du contrôle que le personnel d’encadrement exerçait sur ces mêmes travailleurs. Ceux-ci développent, pour le besoin quotidien de la lutte, des tactiques de contrôle ouvrier sur des aspects de la production, comme les cadences. Les ouvriers de l’usine-mère commencent eux aussi maintenant à découvrir ce pouvoir.

Je pense qu’il s’agit du conflit le plus important en ce moment dans l’industrie et dont les conséquences pour les luttes sociales et les syndicats peuvent être très profondes. C’est un conflit qu’on aurait vraiment tort de sous-estimer.
Avanti : Si nous en revenions au début de cette deuxième phase ouverte par les résultats du référendum ?

Erik : La proposition de la direction Ford, qui prévoit la production de 40.000 voitures en trois mois et est acceptée par les directions syndicales, n’obtient que 54% des voix. http://www.avanti4.be/analyses/article/ford-genk-le Une très grosse minorité la rejette donc et cette minorité est largement majoritaire dans les quatre usines sous-traitantes qui se sentent reléguées au second plan dans les négociations. Les travailleurs de ces usines partent donc en grève dès le lendemain des résultats (8 janvier), une grève ni reconnue ni payée par les syndicats. Fait très rare dans ce genre de luttes, un Comité d’Action se forme, réunissant délégués et militants syndicaux combatifs des quatre usines. C’est lui qui assume la conduite de l’action, organise les piquets,… pendant plus d’une semaine et demie. http://www.avanti4.be/analyses/article/ford-genk-un-comite

Deux faits significatifs marquent cette période. Les ouvriers des sous-traitants ne veulent pas être les oubliés d’un futur plan social. Ils réclament l’égalité de traitement avec les ouvriers de l’usine-mère. Évidemment, la direction de Ford ne veut pas en entendre parler : elle considère que cela lui coûterait trop cher (et pour l’ensemble du patronat, ce serait un précédent fâcheux !). Mais, ce qui est grave, c’est que les permanents syndicaux (et une partie de la délégation de l’usine-mère) sont trop consentants face à cette position. Vendredi 19, les permanents syndicaux sont en réunion fermée. Les délégués des sous-traitants, accompagnés de militants du Comité d’Action s’invitent à celle-ci. Ils veulent obtenir enfin une discussion et dire clairement aux permanents « Travaillez aussi pour nous ». Il n’en faut pas plus pour que la presse annonce une « prise d’otages ». Mais, après trois heures de discussion, parfois houleuse, les permanents peuvent partir. Cet incident révèle au grand jour le fossé grandissant entre les travailleurs des sous-traitants et les dirigeants locaux et nationaux de la centrale des Métallos.

Ensuite, le weekend, le bruit que les huissiers vont débarquer au piquet le lundi pour imposer des astreintes circule avec insistance. Lundi très tôt le matin, le piquet est donc massif, plus de 200 travailleurs y viennent. Un huissier se pointe effectivement pour demander la « libération » des voies et l’enlèvement des obstacles. Il n’est pas seul : il y a quelques agents de police avec lui… et une dizaine de camionnettes de la police fédérale à distance.

Le Comité d’Action choisit de ne pas aller à l’affrontement avec la police, expliquant qu’il « ne veut pas d’un nouveau Zwartberg » (en 1966, la police a tué deux mineurs lors d’une grève, et le souvenir en reste très vivace dans le Limbourg). Les piquets libèrent donc la voie d’accès. Symboliquement, la permanente limbourgeoise de la Centrale Générale, Gaby Jaenen, s’avance et demande à l’huissier une copie du jugement (qu’il s’était courageusement limité à lire à haute voix à distance raisonnable du piquet). L’huissier refuse et impose une amende de 1.000 euros à la permanente. L’action de celle-ci est très appréciée des militants sur place et par beaucoup de syndicalistes en Flandres parce qu’elle contraste fortement avec l’absence des permanents des métallos (auxquels sont affiliés l’ensemble des travailleurs de Ford Genk), ce qui met en lumière les divisions qui grandissent dans la FGTB sur la manière dont le conflit est géré syndicalement.

Avanti : Les astreintes ont-elles un impact sur la grève ?

Erik : Il est fort limité. L’élément déterminant, c’est qu’après une semaine et demie de grève sans salaire ni indemnité, une partie des travailleurs, le couteau sur la gorge, souhaite reprendre le travail mardi 23 janvier. Soucieux de conserver l’unité du mouvement et sachant que la lutte est loin d’être finie, le Comité d’Action décide Intelligemment d’accompagner les travailleurs à l’intérieur pour maintenir la discussion et la mobilisation. Mais bien qu’une partie des ouvriers reprennent le travail et que des employés sont envoyés faire un travail ouvrier, la production ne peut reprendre réellement. La raison en est que les ouvriers veulent obtenir un paiement pour leurs jours de grève, que les directions des quatre usines renâclent. Pendant quelques jours, Il y a donc une nouvelle série d’arrêts de travail, usine par usine. Résultat : par manque de pièces, la production de l’usine-mère se retrouve vite à l’arrêt. La semaine se termine donc de manière très incertaine.

Finalement, à l’intervention du médiateur social, un accord est trouvé pour le paiement des jours non travaillés, mêlant prise de jours de congé, allocation de chômage économique et supplément payé par l’entreprise. Cet accord rebooste le moral des ouvriers des sous-traitants : grâce à cet accord, leurs revenus de janvier sont parfois supérieurs à ceux de décembre (qui avaient été plombés par le chômage économique) ! Mais ce n’est pas qu’un bol d’air financier : c’est surtout le sentiment que leurs actions ont payé.

Mais, la production ayant à peine repris chez les sous-traitants, c’est une partie des ouvriers de l’usine-mère de Ford qui débrayent mardi 29 janvier parce que la pression est trop forte. En effet, pour produire les 1.000 voitures par jour (exigées par l’accord passé avec la direction suite au référendum), il faut bosser à un rythme de forçat. Ce que ne veulent plus supporter des travailleurs qui ne croient plus aux promesses de la direction de Ford et qui n’ont toujours aucune idée de ce que leur avenir sera fait au-delà des trois mois garantis.

En cette fin janvier, Ford est donc à nouveau à l’arrêt. Les piquets réapparaissent devant l’usine-mère et les sous-traitants. Ce n’est pas évident, parce que la division attisée ces dernières semaines par l’attitude des directions syndicales qui laissaient les travailleurs des sous-traitants à l’écart, a laissé des traces. Les ouvriers des sous-traitants ne sont donc pas très chauds au début pour repartir en grève. Mais l’unité se reconstitue rapidement. Ensemble, les piquets bloquent les accès et empêchent les camions de venir chercher le petit nombre de voitures qui ont été produites au cours des derniers jours.
Avanti : Quels enseignements tires-tu de ce mois tout en rebondissements ?

Erik : La première chose à dire est que la situation est très mouvante : un jour, la tonalité semble être au découragement et à la reprise du travail et puis, le lendemain, tout rebascule et la grève reprend. Les rumeurs circulent en tous sens. Ford fait courir le bruit qu’elle pourrait fermer l’usine plus tôt que la fin 2014 à cause des grèves, et il se trouve des délégués syndicaux pour relayer cette rumeur.

Mais il y a une situation de fond qui, elle, ne change pas : les ouvriers se sentent trahis par l’annonce de la fermeture de l’usine alors qu’on leur avait promis que, moyennant une flexibilité accrue et une baisse des salaires, le travail serait garanti jusqu’en 2020. Plus personne ne se sent prêt à travailler comme un forçat dans ces conditions. Mais la perte de confiance et le mécontentement touche aujourd’hui aussi les permanents syndicaux qui appellent à avoir confiance en la direction et à ne pas faire grève pour « ne pas braquer » celle-ci.

C’est chez les sous-traitants que le moral et la combativité sont les plus forts. Ils ont obtenu un paiement pour leurs jours de grève, et ont reçu l’engagement de recevoir un traitement égal à celui des ouvriers de Ford. A court terme, ils se sentent aussi dans une relative position de force : la direction de Ford veut absolument continuer à produire les trois modèles qui ne sont pour le moment fabricables qu’à Genk, parce qu’il y a une demande (des dizaines de milliers de véhicules sont commandés et en attente) et qu’ils en espèrent des bénéfices. Les ouvriers se disent qu’ils tiennent Ford par les couilles.

Ce qui se passe chez ArcelorMittal à Liège frappe aussi les esprits. Si, à Liège, une partie des travailleurs pensent que la manifestation des sidérurgistes à Namur était insuffisante pour faire pression sur la Région wallonne, les images qui sont passées à la TV ont un grand impact à Ford. « Eux au moins, ils font quelque chose pour sauver leur emploi et forcer la Région à intervenir ». Il faut dire qu’en Flandre, le ministre-président Kris Peeters a tenu un langage différent de celui du gouvernement wallon. Dès le début, il a signalé qu’il ne « serait pas le Hugo Chavez des Flandres » et donc qu’il n’interviendrait pas pour trouver une solution industrielle pour Ford. Après la descente des métallos à Namur, l’idée d’une manifestation des Ford à Bruxelles commence à circuler.
Avanti : Comment la direction de Ford réagit-elle face à cette situation ?

Erik : Même si, dans l’usine-mère, la grève n’est pas massive (une partie des ateliers seulement sont en grève ; les autres ouvriers sont passifs ou clairement solidaires), cette fois-ci, la direction de Ford cède beaucoup plus vite. Elle décide de transformer les jours de grève en jours de chômage technique. Et elle propose de ramener l’objectif journalier à 900 voitures. Refusé ! La direction rabaisse alors la barre à 800 (400 pour chaque équipe). Et elle fait une autre concession de taille. Alors que, jusqu’ici, son seul engagement était de produire 40.000 voitures sans rien garantir pour la suite jusqu’à la date annoncée de fermeture fin 2014, cette fois elle promet d’assurer la production de 70.000 voitures supplémentaires jusqu’à la fin juin, de 47.000 jusqu’à la fin 2013 et de 90.000 en 2014.

La proposition est acceptée, les ouvriers reprennent le travail début février mais, dans les faits, il s’avère vite très difficile d’atteindre l’objectif des 800 voitures parce que des actions de grève éclatent à nouveau alors chez les sous-traitants qui négocient en parallèle leur plan social et ne sont pas satisfaits des propositions de Ford. Du coup, les chaînes s’arrêtent régulièrement et c’est l’ensemble de la production qui est grippée et doit s’arrêter.

Avanti : L’incapacité de la direction à reprendre le contrôle de l’entreprise et à obtenir un accord un peu stable est frappante. Comment décrirais-tu l’évolution de la conscience des travailleurs au cours de ces dernières semaines ?

Erik :
Le climat dans les cinq usines est complètement transformé. Les mêmes ouvriers qui acceptaient auparavant de travailler comme des forçats pour attendre les objectifs de production ont perdu toute confiance dans la direction et ses promesses. Ils sont bien décidés à ne plus se faire berner. Et cette défiance se traduit aujourd’hui par une grande combativité. Les militants et les délégués de base lancent des actions sans plus attendre le feu vert de leurs directions syndicales. L’initiative vient même parfois de groupes de travailleurs sans que les délégués soient présents.

Ainsi, le 8 février, des ouvriers de CSG, la plus petite des quatre usines de sous-traitance, arrêtent le travail parce qu’ils sont mécontents de l’absence de progrès des négociations. Les six ouvriers de l’équipe du matin s’enferment alors dans le bureau de commande pour empêcher que des employés et des cadres soient envoyés faire le boulot à leur place. Et le pause de l’après-midi poursuit le mouvement. Bloquée à un point névralgique, c’est toute la chaîne de production qui se retrouve à l’arrêt. 12 ouvriers bloquent 5.000 travailleurs !

La semaine suivante, les ouvriers des quatre usines sous-traitantes décident d’introduire une pause de 15 minutes à chaque heure de travail. Ils prennent donc l’initiative de ralentir les cadences de travail sans passer par une concertation ou des négociations avec la direction et le management. Avec un double objectif : mettre plus de pression sur les négociations mais aussi ne plus se tuer au boulot, travailler autrement, déterminer eux-mêmes le rythme de travail. Et il y a maintenant suffisamment de cohésion et de confiance entre les ouvriers des sous-traitants pour que ce genre d’action marche et tienne la distance. Ces « pauses choco », comme ils les ont appelées, sont devenues un symbole. Les ouvriers se sont filmés en train de boire leur choco, puis ils ont placé les photos sur leurs pages facebook (voir photo) et depuis elles n’arrêtent pas de circuler en un grand pied de nez à la direction de Ford.

Autre nouvelle importante : jeudi 14 février, les permanents syndicaux ont quitté les négociations qui se tiennent à propos de l’avenir de l’usine-mère, parce que la direction refuse de verser des primes de départ consistantes. Aussitôt, la chaîne s’arrête. Vendredi matin, elle redémarre, pour s’arrêter à nouveau quelques heures plus tard. Ce jour-là, les travailleurs séquestrent la direction belge de Ford parce qu’elle vient d’annoncer qu’elle refuse de payer les heures non prestées. Finalement, elle doit accepter d’en payer la moitié.

Ensemble avec les ouvriers d’ArcelorMittal, ceux de Ford ont aussi pris la tête de la manifestation contre le blocage des salaires à Bruxelles le jeudi 21 février. Un groupe compact et très combatif de mille personnes a donné le ton au cortège (voir la vidéo).

Il y a donc maintenant un véritable télescopage de conflits – sur les cadences de travail, sur le paiement des heures de grève, sur les montants des primes, sur le sort particulier des ouvriers des sous-traitants,… - tout cela dans le cadre du conflit global. Un élément résume à lui tout seul la situation chez Ford : depuis le 24 octobre (jour de l’annonce de la fermeture programmée), il n’y a eu qu’UN seul jour où les ouvriers des cinq usines ont atteint le fameux volume de production attendu des 1.000 voitures par jour !



http://nieuws.vtm.be/binnenland/2013022138319-arbeiders-ford-en-arcelor-zij-aan-zij

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Message  Copas le Lun 6 Mai - 9:32

La lutte des Ford Genks,
le Comité d'Action,
les premiers pas de l'auto-organisation dans l’automobile européenne avec une rupture forte vis à vis des bureaucraties syndicales.


Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Arton511

http://www.avanti4.be/dossiers/article/dossier-ford-genk

Ford Genk : Ce qui a été gagné, ce qui a été perdu

Le nouveau plan social a été approuvé par 70 % des ouvriers de Ford. Les travailleurs des quatre entreprises sous-traitantes les plus importantes ont fait de même. Mais le cœur n’y était pas. Le mécontentement ne s’est pas mué en bonheur.

C’est que même avec des primes de départ extra-légales, le plan social laisse filer plus de 5.000 emplois à l’horizon de 2014. 10.000 emplois en tout en tenant compte des effets en amont et en aval. Le plan social n’est qu’un petit sparadrap sur une plaie qui ne guérira pas de sitôt. Les effets de la fermeture des charbonnages au Limbourg se ressentent encore aujourd’hui.

Mais l’absence concrète de perspective de lutte pour le maintien de l’entreprise et les longs mois d’attente dans l’insécurité ont pesé fortement dans la balance. La responsabilité pour cette absence de perspective en revient naturellement d’abord à la direction de Ford qui n’a pas voulu changer d’avis, mais aussi au gouvernement flamand qui n’a pas voulu intervenir et envisager une reprise publique - même temporaire - comme l’a fait le gouvernement néerlandais avec l’entreprise automobile Nedcar.
Routine syndicale consternante

La meilleure solution aurait été une nationalisation sous le contrôle démocratique des travailleurs et une reconversion vers la production de véhicules écologiques. Mais les responsables syndicaux de toutes les centrales de la métallurgie ne se sont pas posé la question, contrairement aux camarades wallons de la MWB et du SETCa à ArcelorMittal qui demandent la nationalisation des sites liégeois.

Ils ont réagi avec une routine syndicale consternante. Cette même routine qui fait que dans les entreprises en restructuration ou en voie de fermeture les délégations syndicales ne se donnent comme horizon… que les primes de départs et un plan social. Aussi longtemps que l’on ne se dit pas "Fini les fermetures", le mouvement syndical continuera à agir comme un ambulancier de la crise du capitalisme.

Par contre, les travailleurs de Ford et les sous-traitants ont obtenu quelque chose de nouveau : un même plan social pour les travailleurs de la maison-mère et des sous-traitants. C’est le résultat en particulier de la dure lutte des ouvriers et des ouvrières des quatre entreprises qui se trouvent ‘derrière’ Ford. Leur grève de 10 jours, non reconnue par les syndicats, réprimée par la police et la justice, vilipendée dans les médias a changé toute la donne. C’est un acquis indéniable. La formation d’un comité d’action regroupant les délégués principaux et d’autres militants actifs était une bonne réponse au problème du manque de représentativité de la direction syndicale. Depuis cet accord, d’autres petites entreprises sous-traitantes emboîtent le pas, font grève et obtiennent le même plan social.

La grève des sous-traitants est aussi un grand pied de nez à tous ceux qui nous bassinent les oreilles que les ouvriers sous-traitants sont trop précaires pour partir en action, que les immigrés, les jeunes et les femmes qui sont en majorité parmi les travailleurs ne connaissent rien à l’action collective, etc. Ces ouvriers et ouvrières ont donné une belle leçon de combativité. Cela aussi c’est un acquis. Mais il s’agira de transmettre cette expérience au reste du mouvement syndical, de faire le bilan de cette lutte et d’œuvrer à un changement de cap dans le mouvement syndical. Plus de sparadraps mais une lutte pour maintenir les entreprises ouvertes !

Autres articles sur la lutte de Ford Genk en Belgique

Ford Genk : Un Comité d’Action pour garder le contrôle de la lutte
Ford Genk : « Les travailleurs ont pris conscience de leur force »
Ford Genk : « Le référendum révèle une radicalisation des ouvriers »
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Message  Copas le Jeu 30 Mai - 20:20

Volkswagen Kaluga
Les travailleurs font reculer le patronat


http://mpra.info/profsoyuses/Volkswagen-profsouz/news/1260-Folksvagen-Bitva-za-otdih

La direction avait prévu de fermer une semaine en Aout et de faire travailler les ouvriers les Week-Ends sans compensation.
Devant des appels à la grève, un tribunal local avait interdit le mouvement avant de finalement l'autoriser.

Le direction a alors été contraint de reculer, de payer au 3/4 les travailleurs pendant la semaine chômée et de payer doubles les heures supplémentaires de week end .
Ces heures de Week end se feront sur la seule base du volontariat.

Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 85c85611
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Message  Copas le Ven 9 Aoû - 21:31

Depuis mardi, le logo Ford orne de nouveau l’usine FAI.
Pour Gilles Lambersend, secrétaire du CE, ce logo, qui marque l’engagement de Ford sur le site, est une victoire des salariés et des syndicats très mobilisés ces dernières années.
Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 11300311
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Message  Copas le Lun 19 Aoû - 23:21

Afrique du Sud
les usines BMW, Volkswagen, Toyota, Ford, GM, Renault en Grève et paralysées


Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 16082010

Les ouvriers réclament une augmentation d'au moins 14%, alors que les employeurs ont offert 8% avec effet rétroactif au 1er juillet. L'inflation en Afrique du sud est contenue depuis plusieurs années juste en-dessous de la barre des 6%.

"Nous ne produisons plus aucun véhicule", a confirmé à l'AFP Guy Kilfoy, porte-parole de BMW, où la grève avait commencé dès jeudi dernier.

L'automobile contribue à hauteur de 6% du PIB sud-africain et de 12% des exportations.
En 2012, 277.893 véhicules ont été exportés, notamment vers l'Union européenne et les USA.
Le marché sud-africain représente quelque 400.000 véhicules annuels.
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Message  Roseau le Mar 3 Sep - 13:24

Les "PRV" de Renault Sandouville ont fait céder le matamore Ghosn !

http://www.npa-auto-critique.org/article-les-prv-sandouville-ont-fait-ceder-le-matamore-ghosn-119838417.html
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Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Empty PSA s'attaque aux rémunérations

Message  Roseau le Ven 6 Sep - 21:05

L'Anti-K
http://www.npa-auto-critique.org/article-competitivite-la-direction-psa-s-attaque-aux-remunerations-des-salaries-119906502.html
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Message  Copas le Sam 7 Sep - 11:06

F1 Italie: Les commissaires de Monza menacent d'une grève

Les commissaires de piste engagés pour le grand prix d'Italie menacent de faire grève.

La colère des commissaires bénévoles vient du fait que l'Automobile Club d'Italia n'a toujours pas remboursé leurs frais de déplacement de l'an dernier.

« Menace de grève », titre Il Giorno, un journal de Milan.

« Certains ne pensent qu'à la course, oubliant que d'autres gagnent de l'argent sur notre travail. Malgré notre passion, nous sommes nombreux à penser que la seule façon de se faire entendre est de déclencher une grève », explique un commissaire bénévole.
Sur les périphéries de l'automobile, face aux pleins de tunes qui font de l'argent sur le bénévolat .
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Message  Copas le Sam 7 Sep - 11:11

Chez Toyota France, la préparation de la grève du 10 septembre contre l'agression sur les retraites se fait dans un ras le bol qui agglomère les autres revendications et souffrances :
http://www.cgtnord.fr/article-toyota-a-l-appel-de-la-cgt-de-fo-de-sud-et-de-la-fsu-mardi-10-septembre-mobilisons-nous-c-est-119902666.html
Ici, chez Toyota : C'est de pire en pire.

La direction aggrave nos conditions de travail.
Ras le bol des samedis travaillés et des heures supplémentaires.

Dans son discours fin août, la direction nous a fait comprendre qu'elle ne voulait pas embaucher du monde et mettre une équipe en plus. Pour les actionnaires de Toyota, c'est encore plus rentable de nous allonger les journées et les semaines de travail plutôt que d'embaucher du monde en plus.

On fait plus de voitures à moins nombreux aujourd'hui en 2 équipes qu'avant en 3 !
La direction a accéléré les lignes de 3 secondes et tout ce qu'on récolte, c'est de la fatigue en plus.
Et, contrairement à ce que monsieur Sano nous a raconté, on ne gagne pas 8 % en plus, c'est faux.

Le 10 septembre, c'est aussi l'occasion de dire à la direction de Toyota notre ras le bol, de dire ça suffit, et de se préparer à se défendre sérieusement, contre les semaines et les journées à rallonge, pour améliorer les conditions de travail, augmenter les salaires...

Appel à la Grève mardi 10 septembre: 1H30 minimum


Pour ceux du matin et de journée :
Rendez vous Shop Office à la pause de 9H30 pour se rendre ensemble à la manifestation de Valenciennes.
Pour ceux de l'après-midi :
Rendez vous 14H30 Porte de Paris à Lille, et débrayage possible pour les autres à la pause repas de 20H.
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Message  Copas le Sam 7 Sep - 11:28

Corée du sud :
https://communismeouvrier.wordpress.com/2013/09/05/hyundai-motor-10e-serie-de-greves-partielles/
Hyundai Motor : 10e série de grèves partielles


Les travailleurs du syndicat du plus grand fabricant automobile Hyundai Motor Co. ont lancé leur 10e série de grèves partielles ce jeudi pour exiger une augmentation des salaires et d’autres bénéfices, a déclaré un responsable de la société.

La grève d’environ 46.000 travailleurs, la 10e depuis la mi-août, intervient alors que leurs leaders vont ouvrir un nouveau tour de négociations avec la direction plus tard ce jour. Le syndicat demande, parmi d’autres choses, une prime de 30% du bénéfice net de l’entreprise de l’année dernière, qui a atteint 9.000 milliards de wons (8 milliards de dollars).

Le syndicat a également demandé 10 millions de wons pour chaque enfant des travailleurs qui ont choisi de chercher un emploi au lieu d’entrer à l’université, une augmentation de 130.498 wons (117 dollars) du salaire de base et un recul d’un an de l’âge de la retraite à 61 ans.

De son côté, Kia Motors Corp., a indiqué qu’il projette de tenir un nouveau tour de négociations avec son syndicat plus tard ce jour afin d’essayer de résoudre les différences. Le syndicat de Kia appelle à une augmentation similaire des salaires et d’autres bénéfices. Environ 30.000 membres du syndicat projettent d’arrêter leur travail pendant quelques heures ce vendredi.


Dernière édition par Copas le Sam 14 Sep - 20:50, édité 2 fois
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Message  Roseau le Sam 7 Sep - 16:49

Source:http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/industrie
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Message  Roseau le Mer 11 Sep - 14:07

Gros débrayage à l'usine Peugeot Mulhouse

A Peugeot-Mulhouse, un gros débrayage a quasiment bloqué les deux chaînes de production
mercredi matin 11 septembre de 5h 30 à 7h.
Les 500 grévistes ont manifesté aux cris de "Non à la baisse des salaires", "Non à la flexibilité".

http://www.npa-auto-critique.org/article-gros-debrayage-a-l-usine-peugeot-mulhouse-119992200.html
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Message  Copas le Sam 14 Sep - 20:50

Hyundai strike !



Depuis un accord a été signé :
Selon l'accord, les salaires de base seront augmentés de 97 000 ₩ (88,3 dollars), soit + 5,14%, et selon le type de travail effectué seront versées des primes spéciales. Les deux parties ont également convenu de discuter plus tard de la demande d'indemnisation de la société contre deux militants syndicaux accusés du blocage de la ligne d'assemblage à Ulsan en Avril pour protester contre le travail le week-end.
La semaine dernière, le tribunal de district avait statué à Ulsan, condamnant les deux syndicalistes à payer  un total de 300 millions de wons.

D'après le Syndicat inter-régional des travailleurs de l'automobile (Russie) : Межрегиональный Профсоюз Работников Автопрома

http://mpra.info/news/world/1431-Zabastovka-na-Hyundai-v-YUjnoi-Koree-pobedila
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Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Empty Grève sur tous les sites PSA. Suivi du mouvement

Message  Roseau le Mer 18 Sep - 14:03

http://www.npa-auto-critique.org/article-mercredi-18-septembre-2013-greve-sur-tous-sites-de-psa-le-suivi-du-mouvement-120118158.html
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Message  Copas le Lun 23 Sep - 22:19

Caterpillar en Belgique

Après des débrayages spontanés dans les ateliers jeudi passé, les délégations syndicales ont appelé à 48h de grève dès vendredi matin. Ce lundi, les travailleurs se sont donc mobilisés devant les portes de l'entreprise pour rappeler leur opposition aux 1400 licenciements que la direction veut imposer.


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Message  Copas le Lun 23 Sep - 22:38

La blessure de Opel Bochum n'est pas refermée

Nous sommes des femmes, des parents et des travailleurs d'Opel Bochum. Nous n'acceptons pas que pour les bénéfices de GM / Opel des milliers d'emplois soient détruits.
Nous n'accepterons pas la fermeture de l'usine de Bochum et nous nous battrons pour chaque emploi.
Aucune fermeture de l'usine d'Opel à Bochum et ailleurs! Se battre pour chaque emploi!



Volkswagen

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Batailles des travailleurs de l'automobile - Page 3 Empty Tous les tracts NPA automobile accessibles

Message  Roseau le Mer 25 Sep - 15:34

http://www.npa-auto-critique.org/pages/2012_les_tracts_npa_du_mois-5991375.html
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Message  Copas le Jeu 3 Oct - 19:47

Débrayage à Mercedes, 1 millier d'ouvriers manifeste contre l'externalisation

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