Etats-Unis d'Amérique

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Message  Copas le Dim 17 Juil - 22:21

dow jones
corrigé de l'inflation sur 100 ans :

[img]Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Dj-lt-12[/img]

et toujours les prix des maisons autour de Détroit, en multipliant les prix par 0.71 pour avoir le coût en euros, le premier chiffre, la maison a 5500 $ est donc à 3900 € :

[img]Etats-Unis d'Amérique - Page 3 A_vend10[/img][url]

http://realestate.yahoo.com/search/Michigan/Detroit/homes-for-sale[/url]
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Puisque l'on parle de chute du dollar...

Message  Roseau le Mer 27 Juil - 14:52

https://research.stlouisfed.org/fred2/graph/?graph_id=49599&category_id=0
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Voici les principaux détenteurs de la dette fédérale US

Message  Roseau le Mer 27 Juil - 15:07

http://www.treasury.gov/resource-center/data-chart-center/tic/Documents/mfh.txt
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Barack Obama : le changement qui n’est pas advenu

Message  Roseau le Mer 27 Juil - 17:05

27 juillet par Daniel Munevar, Eric Toussaint
http://www.cadtm.org/Barack-Obama-le-changement-qui-n
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Obama plus fort que Madoff

Message  Roseau le Ven 29 Juil - 18:58

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110209trib000599974/le-plus-gros-detenteur-de-la-dette-americaine-n-est-plus-la-chine-c-est.html
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Comprendre la crise de la dette américaine

Message  Roseau le Ven 29 Juil - 19:20

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/07/26/comprendre-la-crise-de-la-dette-americaine_1552828_3222.html#ens_id=863164
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Les vrais chiffres de la dette publique US

Message  Roseau le Lun 1 Aoû - 18:10

Bien au delà des 14 trillions de dollars...
http://criseusa.blog.lemonde.fr/2011/08/01/infographie-dettes-publiques-dettes-prives-dette-federale-politiquement-substituee/
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Message  Roseau le Mar 9 Aoû - 10:58

What everyone should know about the "debt crisis" in the U.S
by Mark Weisbrot
http://www.cadtm.org/What-everyone-should-know-about
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Message  Roseau le Mar 9 Aoû - 11:36

Les Etats-Unis : prochain refuge des pays à bas salaires ?
SLAUGHTER Jane
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article22516
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Message  Roseau le Mer 10 Aoû - 23:04

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis »
Thomas Jefferson (1802)
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Message  gérard menvussa le Mer 10 Aoû - 23:31

Etats-Unis : « Les plus pauvres vont faire les frais de la crise de la dette »
DOMENACH Hugo
3 août 2011
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Au terme d’une âpre bataille entre démocrates et républicains, le relèvement du plafond de la dette américaine à été voté mardi 2 août par le Sénat. Le président Barack Obama a promulgué le texte dès son adoption par les deux chambres du Congrès. L’accord autorise le Trésor à relever de 2 100 milliards de dollars le plafond de la dette, repoussant ainsi le risque d’un défaut de paiement. Le plan de réduction des dépenses publiques de 2 500 milliards d’euros, approuvé par le Congrès, n’a pourtant pas rassuré les marchés.

Henri Sterdyniak est directeur du département « Economie de la mondialisation » à l’OFCE et professeur à l’université Paris-IX Dauphine. Il dénonce un texte qui « fait supporter l’ajustement aux plus pauvres ».

Le compromis trouvé entre républicains et démocrates est-il de nature à rassurer les marchés et les agences de notation ?

Henri Sterdyniak – Il y a peu de risques pour que les agences de notation baissent la note (AAA, la plus élevée) attribuée aux Etats-Unis. Ces agences savent que le risque de défaut de paiement et de faillite est purement théorique : en cas de menace de faillite, la Fed (réserve fédérale) a les moyens d’intervenir pour financer la dette. En outre, le pays peut créer de la monnaie.

En réalité, le danger pourrait être politique : on peut imaginer qu’à l’avenir le mouvement conservateur du Tea Party paralyse le système en refusant tout compromis. Une agence pourrait prendre cette possibilité en compte pour dégrader la note américaine. Mais il y a peu de chances que cela arrive. Normalement, un pays qui crée sa propre monnaie a les moyens de rembourser sa dette.

Toutefois, une autre conclusion de ces quelques semaines de crise est que les Etats-Unis ont révélé leur fragilité à la face du monde : ils sont désormais moins fiables pour les investisseurs et auront du mal à encaisser un nouveau choc. Cet épisode a mis certains risques en évidence, accentués lorsque le Parlement et le président ne sont pas de la même couleur politique.

Sur le fond, l’accord vous paraît-il bon ?

Non, car il enferme la politique budgétaire américaine dans un carcan. Le texte ne prévoit pas de hausse d’impôt, ce qui enlève toute marge de manœuvre aux gouvernants pour soutenir l’économie, développer l’assurance maladie, lutter contre le chômage. Au final, ce sont les plus pauvres qui vont supporter l’ajustement, alors même que l’une des causes de la crise aux Etats-Unis, c’est la trop faible consommation, ou plutôt la trop forte consommation à crédit.

La tendance est même plus à la baisse de la protection sociale qu’à l’augmentation des impôts visant les plus riches. A court terme, il n’y a aucune chance pour que les impôts augmentent. C’est le point sur lequel la majorité des républicains ne céderont pas.

L’existence des aides sociales comme le programme Medicare peut-elle être menacée ?

La sécurité sociale américaine est fragile car elle ne suscite pas d’adhésion populaire massive. La crise a montré que ce système était protecteur et facteur de cohésion sociale, mais son poids sur les finances publiques l’affaiblit dans l’opinion.

Aux Etats-Unis, le système des aides sociales est remis en cause lors de chaque élection. Le pays n’est donc pas protégé contre un accident politique qui verrait la droite républicaine les supprimer. Les démocrates sont des défenseurs timides du système, ce qui rend l’équilibre fragile.

La solution de long terme face aux difficultés budgétaires serait une reprise de la croissance. En prend-on de le chemin ?

Les Etats-Unis sont dans une impasse. On l’a dit, l’économie américaine a besoin d’une plus grande consommation des plus pauvres, ce que ne va pas favoriser l’accord conclu sur la politique budgétaire.

Ils ont aussi besoin d’une croissance impulsée de l’extérieur, ce qui passe par une demande plus forte de la part de la Chine et des pays asiatiques. La seule marge de manœuvre des Etats-Unis pour être plus compétitifs en Asie est de faire baisser le dollar, de chercher un rééquilibrage des taux de change à l’échelle mondiale. Ils n’ont pas toutes les cartes en main.

Hugo Domenach
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Message  gérard menvussa le Mer 10 Aoû - 23:32

Obama et le grand chantage de la dette
NADAL Alejandro
27 juillet 2011
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La coercition est l’arme préférée à Washington. Face à la nécessité légale d’élever le plafond d’endettement du gouvernement fédéral, le parti républicain et toutes les forces de la droite conservatrices ont menacé le président ; soit on règle réellement le problème du déficit budgétaire avec de fortes réductions dans les dépenses publiques, soit on refuse d’accorder l’autorisation d’élever le plafond de l’endettement.

La droite aux Etats-Unis est déjà parvenue à légitimer comme une vérité absolue l’idée fausse selon laquelle la majorité de la population veut « serrer la ceinture » des dépenses excessives d’un gouvernement dispendieux. Obama a participé à ce triomphe et a offert sa présidence aux conservateurs sur un plateau d’argent.

En réalité, la Maison Blanche a capitulé depuis longtemps. Le président savait que le stimulant budgétaire approuvé au début de son administration était insuffisant et que ses effets seraient de courte durée. En renonçant à relancer un nouveau paquet fiscal, Obama s’est mis la corde au cou. Quand les effets du premier stimulant se sont épuisés, il est devenu la cible des critiques pour l’échec de son plan. Tout à coup, comme par magie, la crise a été perçue comme étant bien plus liée à la mauvaise gestion de l’économie sous Obama qu’aux vingt années de dérégulation et d’abus dans le secteur financier. Et la discussion est passé de la nécessité de mettre la bride au secteur financier à l’urgence de réduire le déficit.

La réalité est qu’il est absurde de vouloir résoudre le problème du déficit public au milieu d’une récession. Il existe actuellement un haut niveau de chômage aux Etats-Unis (autour de 20 millions de personnes sans emploi, totalement ou partiellement) et les salaires sont bloqués. Ce qui à l’époque a permis aux consommateurs de soutenir la demande c’était la valeur de leur maison, mais aujourd’hui les prix de ces actifs continuent à diminuer. La demande agrégée s’est effondrée et les entreprises n’engagent plus de travailleurs, ce qui conduit à un cercle vicieux que seul un stimulant budgétaire peut fermer. Cela permettrait d’augmenter les recettes fiscales et de réduire le déficit. Le Congrès et Obama ont choisis un autre chemin ; la seule chose dont on discute à Washington est de réduire les dépenses pour diminuer le déficit public.

En vérité, un gouvernement peut réduire son déficit de deux manières : il peut augmenter ses revenus fiscaux ou réduire les dépenses publiques. Les enquêtes révèlent pourtant que la majorité des étatsuniens sont en faveur d’une augmentation des impôts pour les plus riches, ceux qui ont profité du modèle néolibérale depuis des décennies. Mais la caste politicienne à Washington (autrement dit les deux partis) a déjà accepté le fait que l’augmentation des impôts n’est pas la voie à suivre pour réduire le déficit. On voit bien ainsi qui dispose réellement du pouvoir dans la démocratie étatsunienne. Les politiciens de Washington préfèrent au contraire réduire les dépenses publiques, ce qui entraînera nécessairement une plus grande contraction dans l’économie du pays. Pour les conservateurs, cela importe peu ; le coût politique sera assumé par Barack Obama.

Au lieu de présenter des solutions alternatives, Obama a préféré s’adapter aux priorités des conservateurs. Au lieu d’affronter avec d’autres options le problème des finances publiques, il a fait le choix de plier. En outre, en vérité, il n’est pas nécessaire d’augmenter le plafond d’endettement parce qu’il existe d’autres alternatives. En plus d’augmenter les impôts pour les catégories les plus élevées, une réduction des dépenses militaires serait une option évidente, mais le budget du Pentagone n’a cessé d’augmenter aux cours des années sous l’administration Obama.

Ce qui aurait été vraiment important, c’est une véritable réforme du système de santé public. Aujourd’hui, ce système est intégré à la sécurité sociale et aux programmes Medicare y Medicaid. Les dépenses dans ces secteurs sont effectivement l’un des facteurs les plus importants de la croissance du déficit public. Mais le coût de la santé est du au monopole qu’exerce l’industrie pharmaceutique et les assurances. Les données de l’OCDE révèlent que les dépenses dans le système de santé public aux Etats-Unis sont proportionnellement plus élevées que dans des pays comme l’Allemagne ou la Suisse. Mais en termes de qualité, le service offert dans les établissements étatsuniens est très en dessous de ces pays. La réalité est que le complexe pharmaceutique-assurances est tout autant, sinon plus, puissant que le complexe militaro-industriel quand nous comparons son impact sur les comptes publics. La proposition de Washington de réduire les dépenses dans le système de santé public ne passe pourtant pas par le contrôle sur les oligopoles privés. La réduction sera menée à bien en réduisant le nombre de personnes qui ont droit à ces services et en détériorant encore plus leur qualité.

Le chantage des conservateurs a parfaitement fonctionné. Les deux partis disent que si le plan des conservateurs n’est pas adopté, ce sera l’apocalypse, ce qui est douteux. Pour le moment, la caste politicienne à Washington s’accommode fort bien de cet argumentation parce que son objectif est de démanteler les derniers vestiges de l’Etat providence aux Etats-Unis.

Alejandro Nadal
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Message  gérard menvussa le Mer 10 Aoû - 23:34

La pauvreté a fortement augmenté aux Etats-Unis en 2009, notamment chez les Noirs et les Hispaniques
CYPEL Sylvain
17 septembre 2010
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New York Correspondant

Près de 44 millions d’Américains vivent sous le seuil de pauvreté, selon un rapport rendu public, jeudi 16 septembre, par le Census Bureau (équivalent de l’Insee aux Etats-Unis). Presque 4 millions de personnes ont sombré dans cette catégorie en 2009, première année du mandat de Barack Obama. Au total, ils sont 6,3 millions à avoir rejoint les rangs des « nouveaux pauvres » au cours des deux dernières années.

Ces données ont pourtant « rassuré » les prévisionnistes : la plupart craignaient une augmentation plus forte de l’extrême précarité. Aux Etats-Unis, le seuil de pauvreté se situe, pour un individu, à 10 830 dollars bruts annuels avant impôts (près de 8 400 euros, soit 700 euros par mois), et au double (21 954 dollars) pour un couple avec deux enfants.

Plus du quart des Noirs et des Hispaniques vivent sous le seuil de pauvreté, plus de deux fois et demi le taux constaté parmi les « Blancs non hispaniques ». Plus de 30 % des pauvres sont des femmes seules avec enfants et la proportion de mineurs parmi les pauvres est une fois et demie supérieure à la moyenne nationale.

Ces données sont les plus spectaculaires de ce rapport, qui étudie également l’évolution des revenus et de la couverture maladie. Et les éléments qu’il fournit sont tout aussi symptomatiques des mouvements socio-économiques profonds qui ont récemment affecté les Etats-Unis.

Ainsi, le nombre des personnes dénuées d’assurance-maladie a fortement augmenté sur la période étudiée, qui a précédé la réforme de la couverture santé de M. Obama, dont les principales mesures n’entreront en vigueur qu’en 2013. Si un Américain sur sept est un pauvre, une proportion plus grande encore - un sur six - ne dispose pas d’assurance-maladie.

Ces nouveaux exclus de la santé sont souvent des chômeurs récents, le système privé américain faisant dépendre la détention d’une assurance-maladie de l’emploi. Or le nombre des salariés américains est passé, en 2009, de 145 millions à 140 millions, et celui des chômeurs de 9 millions à 14 millions. Quant au « revenu médian réel » d’un foyer, il a reculé de 0,7 % en moyenne (mais de 4,4 % parmi les Africains-Américains).

Ce rapport met en exergue plusieurs éléments constitutifs de la crise américaine. Ainsi, ce sont les « classes moyennes basses » - autrement dit les salariés à faibles revenus et précarisés - qui en ont été à l’origine. Ce sont eux qui ont fourni le gros des bataillons d’emprunteurs immobiliers soudainement devenus insolvables ; eux qui ont aussi été les premières victimes des expropriations ; eux qui, une fois expulsés de leur appartement, ont perdu leur emploi et dans la foulée leur assurance-maladie.

Le paradoxe est que l’explosion de la pauvreté est plus forte que lors de l’importante récession de 1981-1982 - Ronald Reagan avait alors pris les rênes du pays -, alors que l’impact de la crise actuelle sur le revenu des ménages est... moins fort qu’à l’époque (le revenu médian avait chuté de 6 %, contre seulement 4,2 % sur 2008-2009).

L’explication réside dans un double phénomène. D’abord, le chiffre pour 2009 pris séparément est trompeur : c’est fin 2005 que le pouvoir d’achat des familles américaines a commencé de décliner, deux ans avant que n’éclate la bulle des subprimes. L’année 2009 s’est ajoutée à trois ans de rétraction préalables du revenu.

Plus globalement, la décennie 2000 a été marquée par un recul du revenu médian du foyer type (deux parents, deux enfants) : de 51 295 dollars en 1998, il est tombé, en 2009, à 49 777 dollars.

En second lieu, la faible protection sociale dont bénéficient les salariés aux Etats-Unis a joué un rôle prépondérant. M. Reagan avait hérité d’un système de protection largement hérité de celui instauré par le président Roosevelt dans les années 1930, et dont il a entrepris le démantèlement. M. Obama a, lui, hérité d’un système de protection sociale amaigrie en trois décennies. Le rapport montre que, la crise venue, cette absence de protection a eu des effets sociaux lourds. Enfin, le retour aux bénéfices des entreprises qui a accompagné la reprise économique fin 2009 n’a eu aucune incidence sur le pouvoir d’achat des salariés, au contraire.

A six semaines d’élections générales, à qui la publication de ce rapport bénéficie-t-elle politiquement ? Pour les républicains, démonstration est faite que le gigantesque plan de relance adopté début 2009 a été un gaspillage d’argent public. Michael Tanner, du groupe de réflexion « ultralibéral » Cato Institute, se gausse d’un gouvernement qui « gère 122 programmes différents de lutte contre la pauvreté » pour en arriver à... d’aussi pauvres résultats.

M. Obama, dans un communiqué, a indiqué que 2009 avait atteint « les profondeurs de la récession » ; manière de dire que, grâce à sa politique, le pire est passé. Point de vue résumé ainsi par l’analyste David Leonhardt sur son blog « Economix » du New York Times : « Aussi laid que puisse paraître ce rapport, il aurait pu être bien pire. »

Sylvain Cypel
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty En complément, données graphiques sur l'explosion des inégalités

Message  Roseau le Jeu 11 Aoû - 15:52

http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-usa-1/
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Etats-Unis : les défis d’une grève chez l’opérateur téléphonique Verizon

Message  Roseau le Dim 14 Aoû - 23:07

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article22588
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Message  gérard menvussa le Lun 15 Aoû - 1:34

Etats-Unis : Utiles statistiques « ethno-économiques »
CYPEL Sylvain
2 août 2011

Faut-il promouvoir les statistiques ethniques ? Cette question, presque aucun Américain ne comprend qu’on se la pose, tant la référence « raciale » (la couleur de peau) ou « ethnique », est inscrite dans la conception ici commune de la démocratie et de la république. Observée à travers ce prisme, une récente enquête vient éclairer d’un jour cru un impact particulier de la crise économique sur la société américaine.

Le 26 juillet, le Centre Pew, un important institut de recherche sociodémographique aux Etats-Unis, a publié une vaste étude fondée sur une analyse des données publiques fournies par le Census Bureau, l’équivalent américain de l’Insee, sur l’évolution du patrimoine des Américains, le patrimoine étant constitué des avoirs (logement, véhicule, épargne...) amputés des dettes. L’étude démarre trois ans avant le début de la récession (début 2005) et se clôt à la fin 2009, neuf mois après son pic. Les résultats, « ethniquement » parlant, sont sans appel. Sur ces cinq ans, le patrimoine médian d’un Hispano-Américain a chuté de 66 %, celui d’un Asiatique d’origine de 54 %, celui d’un Afro-Américain de 53 %, celui d’un Blanc de 16 %. Bref, tous les autres ont vu leur richesse se déliter durant la crise 3,5 à 4,5 fois plus que celle de ceux que le Census Bureau nomme les « Blancs seulement », cette part de la population qui ne s’identifie que comme blanche, excluant toute autre appartenance ethno-raciale (par exemple Hispanique et Blanc).

Par ailleurs, ces catégories les plus touchées par la crise détenaient aussi au départ le plus petit patrimoine. De sorte que, là encore, le fossé entre Blancs et « autres », si l’on peut dire, s’est considérablement accru. La richesse moyenne d’un foyer blanc (113 149 dollars) est devenue 20 fois supérieure à celle d’un noir, et 18 fois plus élevée que celle d’un hispanique, des différentiels deux fois plus forts qu’il y a vingt-cinq ans. Un tiers ou plus des foyers hispaniques et noirs disposent d’un patrimoine nul ou négatif (15 % seulement parmi les Blancs).

A vrai dire, la récente crise n’est pas seule en cause : entre mieux lotis et classes moyennes, le fossé s’est constamment creusé depuis la fin des années 1970. Et ce que Paul Krugman a appelé la « nouvelle économie de l’inégalité » ne compte pas que des Noirs ou des immigrés récents. Ce qu’il reste de ces « petits Blancs » du Sud, frustes et ignorants, qu’Erskine Caldwell a si cruellement dépeints, ou encore les enfants de ces fermiers paupérisés venus chercher un travail sans qualification dans les petites villes des Appalaches, en font tout autant partie (mais, politiquement, de crainte d’être assimilés aux populations non blanches, ils se retrouvent aussi souvent dans la frange raciste de l’opinion). Et des élites éduquées et fortunées émergent aussi parmi lesdits « non-Blancs ». Reste que ce rapport, comme a jugé Paul Taylor, le vice-président du Centre Pew, constitue « un rappel sévère de la forte proportion de minorités vivant dans les marges économiques du pays ».

Pour des raisons sociohistoriques, ces « marges » sont plus volumineuses aujourd’hui aux Etats-Unis qu’en Europe. Elles y fournissent les gros bataillons des emplois les moins qualifiés, de ceux qui disposent du plus faible niveau d’éducation, elles y sont le plus souvent dénuées de toute couverture santé. Parce que les plus précarisées, ce sont elles aussi qui fournissent le plus gros des actifs intermittents, une catégorie en forte croissance. Et ce sont enfin elles qui à la fois ne payent pas d’impôts et votent le moins.

De sorte que les états-majors des partis, sauf situation exceptionnelle, peuvent les exclure sans considération de leurs calculs préélectoraux : les « Blancs seulement » sont proportionnellement bien plus représentés dans les urnes que les autres.

Une autre étude récente du Centre Pew montre que, à la veille des élections en 2008, les Blancs préféraient légèrement les républicains aux démocrates (46 % contre 44 %). Ces derniers l’emportaient dans toutes les autres couches de la population. Aujourd’hui, l’avance républicaine atteint 13 points (52 % contre 39 %) parmi ces mêmes Blancs.

C’est ce qui explique, en grande partie, la détermination des républicains, Tea Party en tête, dans leur offensive générale contre la « gabegie publique des dépenses sociales ». On a souvent du mal à comprendre leur manière de voir les choses. Mais elle est loin d’être marginale. Si une immense part du Tea Party pense d’une façon qui nous semble presque inhumaine dans son obsession à sabrer les dépenses sociales, c’est que leur base sociale est généralement moins concernée.

Pour ceux-là, l’immense quart-monde intérieur américain, bien que comptant des dizaines de millions d’êtres, est transparent. Si l’on ajoute que les deux autres catégories non ethniques qui s’étaient mobilisées plus que d’ordinaire en faveur de M. Obama il y a trois ans sont également les plus touchées par la crise aujourd’hui - les femmes, qui ont continué à perdre des emplois depuis la « fin de la récession », alors que le solde des créations d’emplois masculins est redevenu positif, et les jeunes, parmi lesquels le chômage atteint des niveaux « français » jamais connus aux Etats-Unis -, on comprend un peu mieux l’assurance avec laquelle les républicains peuvent promouvoir leur programme de résorption de la dette et de baisse d’impôts concomitante. Jusqu’à présent, les « Indignés » américains ne font pas le poids.

Sylvain Cypel

Etude du Centre Pew : http://pewresearch.org/ pubs/2069/housing-bubble-subprime-mortgages-hispanics-blacks-household-wealth-disparity
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Message  nico37 le Jeu 18 Aoû - 12:19

http://faireconomy.org/infographics

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Message  sylvestre le Ven 9 Sep - 10:23

Ca concerne aussi le Canada et le Mexique puisque United Steel Workers est un (gros, 750 000 membres) syndicat présent dans ces trois pays. Et ça donne une idée de l'atmosphère actuelle, ainsi qu'un exemple frappant d'application des techniques cinématographiques hollywoodiennes à un message de lutte des classes.

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Message  Roseau le Ven 9 Sep - 18:06

Regardez bien la video des metallos US et Canandiens!
Utile pour ceux qui n'ont jamais croisé avec la classe ouvrière US...
Ca décape bien des préjugés.
Imaginez Chérèque ou Thibault la manif approuver un tel message...
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Message  verié2 le Ven 9 Sep - 18:14

Impressionnant en effet ! Very Happy

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Message  Roseau le Mar 13 Sep - 23:56

La pauvreté a continué de progresser aux Etats-Unis en 2010, où le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 15,1% l'an dernier, son plus haut niveau depuis 1993, a indiqué le Bureau du recensement mardi 13 septembre.

En termes absolus, 46,2 millions de personnes vivaient "dans la pauvreté" en 2010, ce qui correspond au plus haut niveau relevé depuis cinquante-deux ans, les chiffres ne concernant que des individus de plus de quinze ans.

Le Bureau du recensement précise que le seuil de pauvreté correspondait en 2010 à un revenu annuel de 22.314 dollars (environ 16.400 euros) pour un foyer comptant quatre personnes.

Le revenu médian réel par ménage a reculé de 2,3% par rapport à 2009, pour s'établir à 49.455 dollars par an (environ 36.360 euros), ajoute le Bureau dans son rapport annuel sur la pauvreté et les revenus.

Depuis 2007, qui a marqué l'entrée des Etats-Unis dans la crise, il a reculé de 6,4%, et il est désormais inférieur de 7,1% à son niveau de 1999, où il avait atteint un pic.
Le Nouvel Observateur - AFP
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Re: Etats-Unis d'Amérique

Message  lieva le Mer 14 Sep - 9:03

Boxe, misère internationalisme et lutte de classe. Ca me donne envie de relire jack london.
Pas d'asiatique dans ce clip ; Amérique du nord, europe, mexique et afrique recensé dans la géographie de l'unité internationale. les commentaires aussi sont intéressants. Certains parlent des luttes au canada contre les délocalisation en asie. Ca met vraiment en relief les difficultés de la classe ouvrière de l'ouest à se créer des perspectives dans la situation et le souligne le risque de montée vers l'affrontement est-ouest. Ce commentaire ne vise pas à dénoncer une quelconque trahison d'un appareil syndical mais à relever le problème central de la période.


lieva

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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Etats-Unis: l’économie des surnuméraires et des désaffiliés

Message  Roseau le Jeu 15 Sep - 16:36

Par Alan Maas
http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-l%e2%80%99economie-des-surnumeraires-et-des-desaffilies.html
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty C'est comme cela qu'on l'aime, l'Amérique..

Message  Roseau le Dim 18 Sep - 0:13

https://www.youtube.com/watch?v=JEuR2IiYEU4&NR=1
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Une place Tarhir à Wall Street ?

Message  Roseau le Dim 18 Sep - 0:28

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/70241/date/2011-09-16/article/occupy-wall-street-des-anticapitalistes-dans-la-premiere-place-financiere-du-monde/
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Etats-Unis d'Amérique - Page 3 Empty Re: Etats-Unis d'Amérique

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