Etat Espagnol

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Sur ce point au moins, il a raison !

Message  Roseau le Dim 14 Déc - 0:19


(Sous-titres dispo en anglais, mais pas en français)
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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Mar 16 Déc - 0:41

Une campagne de boycott fait plier Coca-Cola en Espagne
http://multinationales.org/Une-campagne-de-boycott-fait-plier
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Vers la dictature ?

Message  Roseau le Lun 22 Déc - 16:10

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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Lun 22 Déc - 19:47

Un député d'Izquierda Unida : « Podemos nous a littéralement copiés »

Par Ludovic Lamant, Médiapart

C'est un effet collatéral de l'ascension de Podemos :
l'effritement d'Izquierda Unida (IU), partenaire traditionnel du Front de gauche en Espagne.
Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, candidat à la direction d'IU,
juge que le « césarisme » de Podemos n'est pas la solution.
Il plaide pour une « convergence des gauches » à l'approche des élections.

Il est l'un de ceux, aux côtés de Pablo Iglesias (Podemos) ou d'Ada Colau (Guanyem), qui incarnent le renouveau de la politique espagnole. Alberto Garzón, un économiste de 29 ans, est candidat à la primaire organisée début 2015 par les écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU). La formation, partenaire du Front de gauche, traverse une crise profonde, dépassée par l'ascension de Podemos, mais aussi bousculée par des cas de corruption qui touchent certains de ses barons locaux.

Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, élu député en 2011 depuis son fief de Malaga (Andalousie), explique comment il espère rénover de fond en comble la culture politique du parti. Du programme économique aux réformes institutionnelles, il dénonce aussi les « ambiguïtés » qui accompagnent la montée en puissance de la formation de Pablo Iglesias, désormais son grand concurrent, à l'approche d'une année 2015 décisive, marquée par un triple scrutin – municipales (mai), régionales (mai) et législatives (octobre ou novembre).

Alberto Garzon. © IU.Alberto Garzon. © IU.

Mediapart : Izquierda Unida n'a pas été capable de prendre l'espace politique qu'occupe aujourd'hui Podemos. Pourquoi ?
Alberto Garzón : IU a très bien fait le diagnostic de ce qu'il se passait dans le pays, mais nous n'avons pas eu suffisamment d'ambition politique, pour prendre les décisions qui auraient dû accompagner ce diagnostic. On pourrait dire que les changements de la société ont été plus rapides que ceux internes à l'organisation. Ce sont les romantiques qui ont gagné les assemblées (formées lors du mouvement « indigné » de 2011 – ndlr). Ils ont laissé la place aux bureaucrates qui les dirigent désormais.

Avant d'en venir aux « bureaucrates » de Podemos, que voulez-vous dire par plus d'« ambition politique » ?
A. G. : IU ne doit pas avoir pour seule ambition d'être le soutien politique du PSOE (le parti socialiste – ndlr), mais bien de diriger la transformation sociale. Au sein de l'organisation, certains n'ont jamais cru que l'on pourrait dépasser la barre des 10 %, et que l'on aurait d'autres choix, un jour, que de travailler avec le PSOE. Avoir de l'ambition politique, c'est en finir avec ce genre de calculs. Cela implique un changement de méthode, et de génération.

Vous plaidez pour un processus de convergence des gauches. En quoi cela consisterait-il ?
A. G. : C'est une idée simple. L'union fait la force, et la fragmentation de la gauche bénéficie à la droite. Plus on sera nombreux à s'entendre sur un projet de transformation sociale, mieux ce sera.

Au sein d'IU, il y a des réticences sur ce point. À Madrid, le parti semble même très divisé.
A. G. : Certains redoutent une dissolution du parti. Mais ils ne sont pas majoritaires. Et Madrid est, comme toujours dans la politique espagnole, un cas très particulier.

Cette convergence fonctionnerait pour toutes les élections de l'an prochain ?
A. G. : Oui. Mais Podemos a déjà dit qu'ils ne se présentaient pas aux municipales (sauf dans quelques villes – ndlr), et qu'ils iraient seuls aux régionales et aux législatives. Ils ont déjà dit qu'ils ne voulaient pas d'unité populaire.

C'est surtout que Podemos considère qu'IU fait partie de la « caste » des politiques responsables de la crise.
A. G. : Oui. Ils le disent mezza voce, mais ils le disent quand même (ils critiquent davantage le PP et le PSOE – ndlr).

IU est identifiée à une vieille culture politique, qui s'est fait dépasser par le mouvement des Indignés.
A. G. : Au sein d'IU, il y a ceux qui voient l'organisation comme un soutien du PSOE, mais aussi comme une machine électorale. C'est devenu un parti très institutionnalisé, très dépendant des scrutins électoraux pour exister, très peu implanté dans les mouvements sociaux. Il faut changer cela.

Le parti n'est pas épargné par les cas de corruption. L'affaire des « cartes de crédit de complaisance », qui a éclaté à l'automne, montre que certains conseillers nommés par IU au sein des instances de direction de la banque Caja Madrid, en particulier, les ont utilisées pendant des années pour leurs dépenses personnelles.
A. G. : Il ne doit plus rester aucun soupçon de corruption dans le parti. Tous ceux qui ont volé, ou permis à certains de le faire, doivent se mettre en retrait du parti. Il y a des responsabilités politiques à assumer. Une commission interne à IU, à laquelle je participe, y travaille (elle a rendu ses conclusions le 14 décembre et demande la démission de certains responsables du parti– ndlr).

Un entretien d'Alberto Garzon sur la Sexta, après les européennes de mai 2014 (lire la boîte noire de l'article).

Certains jugent que Podemos s'est déjà banalisé, et coupé des mouvements sociaux. Qu'en pensez-vous ?
A. G. : Podemos utilise une terminologie « 15-M » (du 15 mai 2011, date du surgissement du mouvement « indigné » – ndlr). Mais dans la pratique, c'est un parti très classique, qui s'est doté d'un secrétaire général et d'une équipe qui fonctionne comme sa garde rapprochée. Tous les vœux du secrétaire général sont exaucés. C'est du césarisme. Ils donnent l'apparence d'une consultation permanente en interne, mais tout est déjà décidé. Le programme économique, ce sont deux personnes qui l'ont fait, pas une assemblée.

Si l'on regarde les programmes économiques, IU et Podemos se ressemblent : vous prônez un audit de la dette, dénoncez l'austérité. Quelles différences y a-t-il ?
A. G. : À l'origine, il y avait peu de différences. Ils nous ont littéralement copiés. Mais maintenant, elles existent, si. Ils sont en train de modifier leur programme pour se repositionner vers le centre, pour ne pas effrayer les marchés. Le revenu de base garanti n'est plus tout à fait garanti. Ils adoucissent aussi leur projet d'audit de la dette. On observe une série de renoncements. Podemos est beaucoup plus ambigu qu'il ne l'était pendant la campagne des européennes.

C'est difficile de dire qu'ils vous ont « copiés ». Les premiers éléments de leur programme économique sont tout de même le résultat de débats et de votes au sein de leurs « cercles », leurs assemblées.
A. G. : Oui, c'est vrai. Mais au sein des assemblées, lors des débuts de Podemos, les activistes d'Izquierda Anticapitalista (IA) étaient très présents. Et IA était une composante de IU jusqu'en 2008 (elle s'appelait alors Espacio Alternativo – ndlr).

L'eurodéputé Pablo Iglesias, leader de Podemos, a couvert d'éloges la récente intervention du pape François au Parlement européen (« ¡ Bien Bergoglio ! »). Qu'en pensez-vous ?
A. G. : Ils essaient de se placer au centre, pour renforcer leur électorat. Ils multiplient les clins d'œil aux militaires, à l’Église, mais aussi aux espaces traditionnels de la gauche, pour séduire à tout-va.

« Hollande montre que la social-démocratie est impossible dans l'UE »

Votre dernier livre (ci-contre) plaide pour une « Troisième République » en Espagne. C'est une priorité pour IU, comme pour Podemos…
A. G. : Pour IU, la République ne veut pas seulement dire l'absence du roi. Pour nous, c'est surtout davantage de participation démocratique, des référendums, des initiatives de participation populaire. Tous ces mécanismes ne sont pas prévus dans la Constitution de 1978. Sur ce sujet, Podemos cultive là encore l'ambiguïté. L'autre jour, dans un débat à Madrid, l'un d'entre eux a expliqué qu'il y avait eu « de bons Bourbons ».

Si l'on écoute Pablo Iglesias, cette ambiguïté est assumée. Elle se justifie parce qu'il faut gagner.
A. G. : Pour Pablo, l'essentiel, c'est de gagner les élections (de novembre 2015 – ndlr). Mais les transformations sociales ne peuvent pas se produire uniquement par la victoire dans les urnes. Le problème de Podemos, c'est qu'ils sont en train d'envoyer un signal, qui consiste à dire aux gens : arrêtez de descendre dans la rue, votez pour nous et l'on s'occupe de tout. Pour la gauche, c'est un problème énorme : si tu te centres uniquement sur les élections, tu démobilises les citoyens. Les « marées » (mobilisations anti-austérité en Espagne – ndlr) disparaissent, il n'y a plus de syndicats, plus d'activisme social. C'est très dangereux.

Cela va compliquer le « processus de convergence » que vous prônez…
A. G. : Oui. La stratégie de Podemos applique la théorie d'un populisme de gauche définie par Ernesto Laclau (sociologue argentin mort en 2014 – ndlr). Les dirigeants de Podemos, bien sûr qu'ils sont de gauche. Mais leur stratégie, elle, ne l'est pas. Et leur base, c'est-à-dire les gens qui sont en train de les rejoindre ces jours-ci, ne l'est sans doute pas non plus. La convergence que je propose, c'est de profiter d'une opportunité historique qui se dessine en Espagne, à la marge du bipartisme PSOE-PP. On a la possibilité de rompre avec le système et d'en construire un nouveau. Mettons-nous autour de la table et entendons-nous sur une série de points de programme précis.

Vous pourriez imaginer une alliance avec le PSOE si Pedro Sanchez, son nouveau patron, changeait de discours ? Votre parti gouverne avec les socialistes en Andalousie.
A. G. : Les accords se font toujours sur la base d'un programme. Pour le moment, le scénario que je vois (au niveau national – ndlr), c'est surtout celui d'un parti socialiste prêt à faire un pacte avec le PP (la droite de Mariano Rajoy au pouvoir – ndlr), en reproduisant cette « grande coalition » qui existe au Parlement européen.

L'Espagne est frappée par une crise dure. Le pays est en ébullition, sur le front social et politique. En France, à l'inverse, la scène institutionnelle semble en état d'hibernation. Qu'en pensez-vous ?
A. G. : Le gouvernement Hollande a révélé la véritable nature de l'Union européenne. L'UE a été construite pour qu'il n'existe aucune alternative au néolibéralisme. Si bien que les gouvernements qui se disent sociaux-démocrates et essaient de mettre en place une alternative, n'y parviennent pas. L'exemple français prouve que la social-démocratie est impossible dans le contexte européen.

Quand Jean-Luc Mélenchon prend Podemos comme exemple pour lancer le Mouvement pour une Sixième République (M6R), vous lui dites qu'il fait fausse route ?
A. G. : La présidentialisation du régime français est une vraie difficulté. Mais le problème, à mes yeux, est plus large. Beppe Grillo en Italie, Marine Le Pen en France et Podemos en Espagne sont finalement des phénomènes très similaires. Ils occupent un espace qui permet de canaliser la frustration et l'indignation. Ils se construisent en réaction à quelque chose de négatif. Cela conditionnera le jour d'après l'élection. Même si Podemos, bien sûr, est de gauche, ou plutôt de gauche, à la différence de Grillo ou de Le Pen.

Mais c'est un détail qui change tout.
A. G. : C'est vrai. Mais le mérite n'en revient pas à Podemos. Il revient au « 15-M ». Au printemps 2011, des citoyens espagnols ont occupé les places du pays et ont dit : nous sommes tous en colère et la faute, ce ne sont pas les migrants et les étrangers, ce sont les banquiers et les politiques. Le problème en France, c'est que Marine Le Pen s'est emparée de cet espace, et je ne crois pas qu'il soit possible de le récupérer à travers de simples discours. Il faut en revenir à des pratiques, à l'échelle locale, qui seules pourront déboucher sur de nouvelles identités politiques, et contrer le FN.

En Espagne, ce discours héritier des Indignés, qui mise sur l'action au niveau des quartiers, c'est Ada Colau et son mouvement, Guanyem, qui s'en rapprochent le plus (lire notre reportage à Barcelone).

A. G. : Peut-être. C'est surtout une approche très gramscienne.

On pourrait dire que Podemos aussi fait du Gramsci, en imposant ses propres concepts dans le débat public – par exemple celui de la « caste », que tous les médias reprennent en boucle désormais.
A. G. : Je ne suis pas d'accord. Gramsci, lui, pensait en termes de classes sociales. Pour Ernesto Laclau, la référence de Podemos, il n'y en a plus. Ce n'est pas un détail. Podemos essaie de construire un mouvement uniquement à travers un discours très efficace, tourné contre un adversaire qui serait l'ensemble du monde politique, cette fameuse « caste ». Mais ils oublient ce qu'il y a de plus important chez Gramsci : les classes sociales existent encore, et l'important, à la fin, c'est d'améliorer la vie matérielle des gens.

Podemos veut séduire un médecin, un fonctionnaire, un chômeur et un type qui meurt de faim, à travers un discours suffisamment ambigu pour plaire à tous. D'un point de vue électoral, c'est très efficace. Mais quand viendra le temps des décisions, je ne vois pas comment mettre d'accord un médecin, un fonctionnaire et un type qui meurt de faim dans la rue.
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Re: Etat Espagnol

Message  Copas le Lun 22 Déc - 21:35

Roseau a écrit:Un député d'Izquierda Unida : « Podemos nous a littéralement copiés »

Par Ludovic Lamant, Médiapart

C'est un effet collatéral de l'ascension de Podemos :
l'effritement d'Izquierda Unida (IU), partenaire traditionnel du Front de gauche en Espagne.
Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, candidat à la direction d'IU,
juge que le « césarisme » de Podemos n'est pas la solution.
Il plaide pour une « convergence des gauches » à l'approche des élections.

Il est l'un de ceux, aux côtés de Pablo Iglesias (Podemos) ou d'Ada Colau (Guanyem), qui incarnent le renouveau de la politique espagnole. Alberto Garzón, un économiste de 29 ans, est candidat à la primaire organisée début 2015 par les écolo-communistes d'Izquierda Unida (IU). La formation, partenaire du Front de gauche, traverse une crise profonde, dépassée par l'ascension de Podemos, mais aussi bousculée par des cas de corruption qui touchent certains de ses barons locaux.  

Dans un entretien à Mediapart, Alberto Garzón, élu député en 2011 depuis son fief de Malaga (Andalousie), explique comment il espère rénover de fond en comble la culture politique du parti. Du programme économique aux réformes institutionnelles, il dénonce aussi les « ambiguïtés » qui accompagnent la montée en puissance de la formation de Pablo Iglesias, désormais son grand concurrent, à l'approche d'une année 2015 décisive, marquée par un triple scrutin – municipales (mai), régionales (mai) et législatives (octobre ou novembre).

Alberto Garzon. © IU.Alberto Garzon. © IU.

Mediapart : Izquierda Unida n'a pas été capable de prendre l'espace politique qu'occupe aujourd'hui Podemos. Pourquoi ?
Alberto Garzón : IU a très bien fait le diagnostic de ce qu'il se passait dans le pays, mais nous n'avons pas eu suffisamment d'ambition politique, pour prendre les décisions qui auraient dû accompagner ce diagnostic. On pourrait dire que les changements de la société ont été plus rapides que ceux internes à l'organisation. Ce sont les romantiques qui ont gagné les assemblées (formées lors du mouvement « indigné » de 2011 – ndlr). Ils ont laissé la place aux bureaucrates qui les dirigent désormais.

Avant d'en venir aux « bureaucrates » de Podemos, que voulez-vous dire par plus d'« ambition politique » ?
A. G. : IU ne doit pas avoir pour seule ambition d'être le soutien politique du PSOE (le parti socialiste – ndlr), mais bien de diriger la transformation sociale. Au sein de l'organisation, certains n'ont jamais cru que l'on pourrait dépasser la barre des 10 %, et que l'on aurait d'autres choix, un jour, que de travailler avec le PSOE. Avoir de l'ambition politique, c'est en finir avec ce genre de calculs. Cela implique un changement de méthode, et de génération.

Vous plaidez pour un processus de convergence des gauches. En quoi cela consisterait-il ?
A. G. : C'est une idée simple. L'union fait la force, et la fragmentation de la gauche bénéficie à la droite. Plus on sera nombreux à s'entendre sur un projet de transformation sociale, mieux ce sera.

etc

Il y a effectivement des critiques portées à Podemos qui donnent envie de hurler de rire par la nature du parti qui les portent. Les compromissions des composantes de IU dans la passé (et le présent) donnent toujours un côté extrêmement bouffon aux critiques à Podemos... On se croirait au FdG, sans déc' !
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De l'indignation au pouvoir

Message  Roseau le Mar 23 Déc - 19:17

par Jérôme Duval
Les 7 parties sont maintenant en ligne
ici la première partie:
http://cadtm.org/Un-contexte-propice-a-l
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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Ven 2 Jan - 23:38

Comment préserver la « biodiversité » de Podemos et construire l’unité populaire ?
http://npa2009.org/idees/etat-espagnol-comment-preserver-la-biodiversite-de-podemos-et-construire-lunite-populaire
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Les chemins de PODEMOS

Message  Roseau le Sam 3 Jan - 23:36

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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Mer 14 Jan - 4:14

La camarade Teresa Rodriguez, députée européenne et dirigeante de IA,
a réussi à imposer sa candidature à la présidence de la Communauté autonome d'Andalousie
et à déjouer les logiques de bloc qu'Iglesias a imposé quasiment partout ailleurs.
Il a du appuyer Teresa avec la seule condition qu'elle ait constitué une liste pluraliste,
Ce que Teresa s'est empressé de faire,
démontrant ainsi qu'il était possible de faire autrement
que l'exclusion que la direction nationale a pratiqué ailleurs.

Dans le même instant IU est en train d'imploser en Andalousie.
Deux de ses plus prestigieux membres, Gordillo et Cañamero, exceptionnels lutteurs sociaux
(le premier est le maire de Marinaleda, "commune anticapitaliste",
et le second dirige le SAT, le syndicat des travailleurs agricoles),
viennent d'en démissioner pour refuser la reconduction envisagée de l'alliance avec le PSOE
à la tête du gouvernement andalou.
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Izquierda Anticapitaliste s'intègre Podemos.

Message  irneh09218 le Sam 17 Jan - 9:55

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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Sam 17 Jan - 14:01

irneh09218 a écrit:http://www.eldiario.es/politica/Izquierda-Anticapitalista-decide-partido-politico_0_346465586.html

Izquierda Anticapitaliste s'intègre Podemos. Very Happy

Erreur. IA est la principale organisation ayant participé à la création de PODEMOS.
Mais la direction verticaliste d'Iglesias, tournée de plus en plus
vers la lutte pour les places dans la république, plus que la lutte des classes,
a interdit à tout membre d'un parti de détenir une fonction de dirigeant dans PODEMOS.
AI a contourné cette décision antidémocratique et passant de la forme juridique de parti à celle d'association...
C'était déjà expliqué sur ce fil un peu plus haut:
http://alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-izquierda-anticapitalista-ia-deviendra-une-association-de-podemos.html
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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Dim 18 Jan - 15:15

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Re: Etat Espagnol

Message  tristana le Sam 31 Jan - 18:46

Y'a pas rien là, à Madrid ?
Comme nos camarades grecs et espagnols, c'est le moment de créer une grande force anti système!
Arrêtons d'être frileux. arrêtons d'être sectaires. Ou de nous  draper dans la pseudo pureté révolutionnaire!
le FDG, le NPA et tous les anticapitalistes ou antilibéraux doivent cesser leur petit jeu débile...
Il faut unir tout le peuple!
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Re: Etat Espagnol

Message  Copas le Sam 31 Jan - 20:29

tristana a écrit:Y'a pas rien là, à Madrid ?
Comme nos camarades grecs et espagnols, c'est le moment de créer une grande force anti système!
Arrêtons d'être frileux. arrêtons d'être sectaires. Ou de nous  draper dans la pseudo pureté révolutionnaire!
le FDG, le NPA et tous les anticapitalistes ou antilibéraux doivent cesser leur petit jeu débile...
Il faut unir tout le peuple!

Ah les serviteurs des accords du fdg avec le PS viennent faire la leçon... Amnésie ....

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Re: Etat Espagnol

Message  tristana le Sam 31 Jan - 20:33

Copas a écrit:
tristana a écrit:Y'a pas rien là, à Madrid ?
Comme nos camarades grecs et espagnols, c'est le moment de créer une grande force anti système!
Arrêtons d'être frileux. arrêtons d'être sectaires. Ou de nous  draper dans la pseudo pureté révolutionnaire!
le FDG, le NPA et tous les anticapitalistes ou antilibéraux doivent cesser leur petit jeu débile...
Il faut unir tout le peuple!

Ah les serviteurs des accords du fdg avec le PS viennent faire la leçon... Amnésie ....

Il y a beaucoup de militants du PS qui vomissent leur parti. Que faisons-nous ? Les envoyer ballader ? Ou les regrouper avec nous dans
un grand mouvement anticapitaliste ? Nous, au NPA, nous avons choisi la 2ème option. Et l'histoire nous donnera raison!
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Re: Etat Espagnol

Message  Copas le Dim 1 Fév - 3:42

tristana a écrit:
Copas a écrit:
tristana a écrit:Y'a pas rien là, à Madrid ?
Comme nos camarades grecs et espagnols, c'est le moment de créer une grande force anti système!
Arrêtons d'être frileux. arrêtons d'être sectaires. Ou de nous  draper dans la pseudo pureté révolutionnaire!
le FDG, le NPA et tous les anticapitalistes ou antilibéraux doivent cesser leur petit jeu débile...
Il faut unir tout le peuple!

Ah les serviteurs des accords du fdg avec le PS viennent faire la leçon... Amnésie ....

Il y a beaucoup de militants du PS qui vomissent leur parti. Que faisons-nous ? Les envoyer balader ? Ou les regrouper avec nous dans
un grand mouvement anticapitaliste ?  Nous, au NPA, nous avons choisi la 2ème option. Et l'histoire nous donnera raison!

Ah, ça y est, l'alliance avec une partie du PS... Ca va vite, on n'arrive plus à suivre... Il manque aussi les militants de l'UMP et de l'UDI... C'est aussi un must en Espagne...

Tous ensemble tous ensemble tous ensemble ...

Des militants du PS je n'en ai plus vu depuis 30 ans dans les entreprises et les derniers que j'ai croisé dirigeaient une grande entreprise... Un peu de sérieux...
Tu prétends que c'est l'orientation du NPA ?
Je ne le pense pas.

On rassemble d'abord autour de la résistance et pas en faisant des ronds de jambe auprès de canailles qui soutiennent le régime et ses agressions. Ce n'est pas en allant dans des combinaisons politiciennes qu'on avance, mais sur des batailles d'abord de classe . C'est cela qui détermine.

Le rassemblement est d'abord dans la classe et sur la base de la lutte politique et sociale contre le gouvernement de la bourgeoisie.
C'est là dessus qu'il y a à travailler.
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Podemos gagne son pari !

Message  Roseau le Dim 1 Fév - 3:54

Avant de revenir aux tâches des MR en France,
prenons la mesure des mobilisations et des perspectives en Espagne


Il faut connaitre le degré de misère imposé par la crise en Grèce comme en Espagne
(on peut le faire en lisant les fils correspondants de ce forum, encore qu'ils ne disent pas tout)
pour comprendre la différence avec la France.

Le capitalisme français est bien plus puissant dans la compétition internationale,
mais c'est maintenant qu'il va souffrir face à ses concurrents.

C'est dans les années qui viennent que le pouvoir d'achat va reculer,
(par la baisse des salaires ou l'inflation, trop tôt pour le dire)
que les services publics vont être sacagés bien au delà de ce que l'austérité en cours a fait.

C'est à ce moment là que les politiciens de droite comme de gauche,
comme ils ne veulent pas de la révolution sociale qui renverserait leurs gamelles,
se résolvent à tous les reculs sociaux.
Et se placent du côté de l'Etat, contre le mouvement social,
comme l'ont fait par exemple les dirigeants du FdG,
de concert avec les buros syndicaux en 2010,
en sabotant la mobilisation massive pour défendre les retraites.

C'est à ce moment là que l'indignation se transforme en action unitaire et de masse,
que les politiciens, de droite comme de gauche, pataugent dans les urnes.  
Nous n'y sommes pas  encore.
Il suffit de savoir qu'on y va, et si préparer,
notamment en construisant, même modeste au départ,
le parti révo sans lequel il n'y a jamais eu dans l'histoire que des affrontements perdus.

On ne sait pas encore quand ni comment s'appelera ce parti,
mais les militants actuels du NPA, et des milliers d'autres déjà anti-K en seront.
Des militants du PS, et des autres réformistes du FdG ?
Bien sûr, comme en Grèce ou en Espagne,
quelques uns dans les partis réformistes auront compris qu'il fallait se débarasser
des Laurent allié au PS ou Autain allié à l'UMP,
mais l'objectif, qui n'est plus de quelques peanuts,
ce sera de rallier, dans les affrontements, les travailleurs et les jeunes,
qui faute de parti révolutionnaire hissant le drapeau de la Commune,
de la révolte et de la révolution sociale,
s'abstiennent ou expriment aujourd'hui leur rage impuissante en votant FN.
Patience et détermination.
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Re: Etat Espagnol

Message  sylvestre le Ven 6 Fév - 11:28

Manel Barriere, Andy Durgan and Sam Robson : The challenge of Podemos
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Message  yannalan le Ven 6 Fév - 21:01

Una analyse (pas trotskyste)sur Podemospar Neal Baxter, union do povo gallego

(Neal est un des dirigeants d'UPG)

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Re: Etat Espagnol

Message  Roseau le Mer 11 Fév - 21:37

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Elections Andalouses

Message  irneh09218 le Dim 22 Mar - 22:37

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Re: Etat Espagnol

Message  Rougevert le Lun 23 Mar - 0:29

Podemos... nada o casi nada.
Muchas gracias, Syriza.
Partido de ratones o partido de ratones amigo de los gatos?
La emancipacion de los trabadojes sera obra de los trabadojes si mismos.
No indignacion, no elecciones: huelga general y autoorganizacion.
Asi es el camino.
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Rougevert

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Re: Etat Espagnol

Message  Babel le Mar 24 Mar - 5:39

Bilan des élections andalouses: une étape du processus
Publié par Alencontre le 23 - mars - 2015

Par Manuel Garí

Teresa Rodríguez [tête de liste de Podemos en Andalousie, membre du courant Anticapitalistas], une fois que les résultats des élections furent connus hier soir, fit une déclaration qui à la fois est un bilan politique de la campagne électorale et anticipe son projet politique immédiat comme opposition au gouvernement social-libéral de Susana Díaz: « Après les élections, tous les partis chantent victoire. Ce n’est pas notre cas. Nous avons obtenu 15 sièges au Parlement d’Andalousie, mais nous n’avons pas atteint notre objectif parce que demain on continuera d’expulser de leur logement 40 personnes tous les jours, il y aura encore 1 million de chômeurs et chômeuses ainsi qu’un million d’enfants vivant au-dessous du seuil de pauvreté en Andalousie. Notre objectif est de gagner une majorité politique pour gouverner en faveur du peuple et avec le peuple comme sujet actif de son gouvernement. Jusque-là, nous ne pourrons pas chanter victoire. »  
Suite :.../...

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Re: Etat Espagnol

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