L'Iran après 1979

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L'Iran après 1979

Message  Toussaint le Jeu 6 Déc - 21:14

le glode Hier à 5:51

.Toussaint : Ceux qui veulent dévoiler les femmes en France sont les mêmes que ceux qui les voilent en Iran,

Voilà on touche le fond. .

Oui, en effet, on touche le fond, il n'y a pas de différence de nature de classe entre le gouvernement des mollahs iraniens et celui de Hollande et Parisot, c'est la bourgeoisie et son appareil d'état. Mais le cultualisme et la passion civilisatrice des croisés de l'Occident les amène, même en se réclamant du marxisme à faire fi des analyses en termes, non culturels et cultuels, mais de classe. L'Islam en Iran et la République en France ont la même fonction idéologique, faire croire à une communauté d'intérêts entre les exploiteurs et les exploités. Le reste est du vent. Mais curieusement les prêches républicains semblent normaux aux français "marxistes" alors que les prêches des islamistes leur retournent le sang... Engels se moquait déjà de cela, plus d'un siècle après, il y a encore de quoi bien se marrer...


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Toussaint

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Re: L'Iran après 1979

Message  gérard menvussa le Jeu 6 Déc - 23:59

,
il n'y a pas de différence de nature de classe entre le gouvernement des mollahs iraniens et celui de Hollande et Parisot, c'est la bourgeoisie et son appareil d'état.
Il n'y a pas de différence de classe entre la France et l’Iran, c'est entendu (et c'est évident de mon point de vue) Mais il y a quand même une (grosse différence) entre une démocratie bourgeoise, telle qu'elle existe en France, et une dictature a prétexte théocratique tel qu'elle existe en Iran.
L'Islam en Iran et la République en France ont la même fonction idéologique,
Que ce soit deux idéologies bourgeoises, là aussi nous sommes d'accord. Mais leur fonction est différente : ici peut exister (avec des difficulté certes) un mouvement ouvrier, syndical parfaiteemnt légal et une certaine tolérance pour des révolutionnaires communistes conséquent. Va faire la même chose là bas !
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gérard menvussa

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Re: L'Iran après 1979

Message  Toussaint le Ven 7 Déc - 3:08

D'accord avec toi, gérard, mais je ne pense pas un dixième de seconde que cela tienne à la religion, cela tient bien davantage à la structure économique et sociale des deux pays et du rapport de force entre la classe ouvrière et la bourgeoisie (ce qui est lié mais pas équivalent), à l'histoire de ces deux pays, etc.

Quant à la démocratie bourgeoise, attendons quelques années et l'approfondissement de la crise pour en reparler sereinement, si cela est encore possible. Au vu de ce qui se passe en Europe je en doute pas une seconde que les acquis sociaux vont être gravement remis en cause et cela ne se fera pas en douceur. Le capital demande une baisse du SMIG britannique de 300 euros, excusez du peu... La démocratie est une des formes du pouvoir bourgeois et celui-ci peut modifier substantiellement son contenu, il n'y a qu'à voir les inflexons de la dernière ligne droite de la campagne de Sarko.

Ce qui est en effet sûr, c'est que la nature de classe du pouvoir et de l'état sont globalement similaires en Iran et en France. Et dans les deux cas, l'adhésion se fait sur la base d'une idéologie de collaboration de classe, l'une sous les traits de la République Islamique anti-impérialiste et soutenant les "dépossédés", partie pour réaliser le règne de la justice et l'autre part la patrie des droits de l'homme qui porte cet étendard aux quatre coins de la planète, appuyée sur son "modèle social", sa "laïcité à la française", sa "citoyenneté", ses "services publics à la française", assurant le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, etc... Désolé, lorsque l'on regarde le fonctionnement de ces deux idéologies d'état, on ne peut que remarquer leur fonction identique.

Ensuite, qu'il y ait depuis des décennies et des siècles une différence d'industrialisation, de niveau de vie, de conquêtes sociales, etc, évidemment. Mais cela ne date pas de la République Islamique. En Iran, la République Islamique a renouvelé le mode d'exercice du pouvoir de la classe dominante, lui a donné un nouvel habillage, plus enraciné dans la population après 50 ans de règne d'une monarchie au discours nationaliste, impérial (mais vendu au capital anglo-saxon), l'Iran Bozorgh, cher à Chahdortt Djavann, mais fondamentalement, la structure du pouvoir est restée aux mains de la même classe sociale, y compris l'ancienne cour impériale, dont la plupart des familles sont aujourd'hui toujours aussi prospères en Iran. A tout prendre d'ailleurs on peut même dire que l'actuel régime a réalisé des progrès significatifs pour certaines couches de la population, y compris d'ailleurs les femmes dans leur majorité (La vitrine présentée par la monarchiste Djavann d'un Iran impérial favorable à l'émancipation féminine est une énorme plaisanterie pour tous ceux qui ont connu ce pays avant 1979, ce qui est mon cas, cela ne concernait qu'une petite minorité socialement privilégiée des femmes iraniennes.). Ce qui n'enlève rien à la misogynie du pouvoir des mollahs, ni aux discriminations obscurantistes contre les femmes évidemment mais répond simplement aux impératifs de l'appareil productif. Ainsi sous les mollahs, la scolarisation des filles jusque dans l'université (elles sont largement majoritaires dans les facs iraniennes et parmi les diplômés de l'enseignement supérieur) a explosé, et on les trouve dans des professions dont elles étaient simplement absentes sous le Shah. Encore une fois, pas de faux débats, la répression et la mise en tutelle des femmes est réelle, et fait partie d'un consensus assez large dans la société iranienne. De même que l'Islam, il n'est que de voir les derniers mouvements de masse contre le trucage des élections, leurs dirigeants étaient tous des religieux ou d'anciens dirigeants de la RI. Sans parler de l'OPMI... Je ne sache pas non plus que militer en Iran aujourd'hui soit plus risqué qu'à l'époque du Shah et de la SAVAK, même si celle-ci s'est rapidement mise au service des religieux. Ce n'est pas le cas, même si là encore je ne dis pas qu'il n'y a pas de répression ni de disparitions, ni de tortures. Simplement, cela n'est pas un apanage du caractère religieux du régime des mollahs, c'est une constante du rapport entre la classe dominante en Iran et les dominés. Là encore je parle de mémoire, j'ai été militant clandestin en Iran sous le Shah. J'ai crevé de peur pendant 4 ans et j'avais de quoi avoir peur, la terreur s'exerçait sous mes yeux, physiquement. C'est d'ailleurs pour cela que lorsque je vois de srigolos diffuser les textes nauséabonds de cette supportrice des Pahlavi, cela me dégoûte profondément. Les gens comme elle défendent un régime sanglant s'il en fut. Le Shah avant de tomber a tué autant de gens que Bachar El Assad. J'ai vu des adultes et des enfants voler en morceaux dans les airs, hachés par des rafales à bout portant, des étudiants écervelés contre un mur de ma classe, à l'Université Polytechnique, uen étudiante revenant en cours avec un oeil en moins, une partie du crâne brûlée, le coude droit brisé, et "vive le roi" imprimé au couteau sur le crâne (celle-là avait dit que le roi avait tout volé, elle a disparu plusieurs semaines), des amoncellements de cadavres encerclés par des soldats fnissant de tirer à ras de terre pour ne pas toucher leurs collègues de l'autre côté de l'entassement de morts et d'agonisants. Qu'on ne me dise pas que la RI est pire que le Shah et qu'on ne me parle pas de la Djavann. J'ai vu, j'y étais, j'en étais à mon modeste niveau. Les mollahs ont gagné et l'Islam a été l'arme idéologique de leur victoire, la suite est connue. Mais s'ils ont gagné, c'est que le Shah tellement regretté par la Djavann, a laissé ce pays dans cet état. Et s'il y a différence de forme, entre le régime du Shah et celui des mollahs, ce n'est pas une différence de nature de classe.

Il est courant de voir l'EG se scandaliser de l'idéologie au pouvoir en Iran mais beaucoup moins des discours républicains et de la France mère des droits humains qui servent à couvrir toutes les saletés de l'impérialisme et du colonialisme français, guère plus progressiste que les mollahs. C'est ainsi que de nombreux militants avalent le discours nationaliste, colonial et impérialiste de Mélenchon parce qu'il se fait sous couleur de "rayonnement de la France", de la République, etc... Avec cela ils n'avalent pas seulement un discours de collaboration de classe, mais fondamentalement un discours de légitimation de l'impérialisme français dont on peut même entendre Mélenchon nier qu'il existe, tout simplement, et c'est logique... toute sa stratégie étant de gouverner, diriger cet état-là... La fonction aliénante est la même, les mots républicain, laïcité, citoyen ayant depuis 30 ans remplacé les mots révolution, socialisme, internationalisme, camarade, comme la "croissance" a remplacé dans tout un pan de la "gauche" la notion de partage des richesses.

Que les rapports de force soient différents et donc les espaces d'expression et d'organisation, bien sûr, qu'il s'agisse de pouvoirs et d'idéologies de nature différente, sûrement pas. A force de prendre les vessies bourgeoises islamophobes pour des lanternes, une partie de l'EG a fini par laisser de côté l'analyse marxiste des rapports de classe et de la structure économico-sociale pour endosser les habits des croisés du néo-libéralisme au point de se faire balader par des nostalgiques du Shah d'Iran, des arrivistes sans scrupules comme Fadela Amara ("On y va à donf" déclarait ce sinistre pantin bourgeois au conseil des ministres sous l'oeil de Sarkozy et Fillon), et se reprendre juste à temps pour ne pas se faire embarquer par Raoult et Gérin dans la chasse aux voilées intégrales. Si cela, c'est des marxistes formés, qu'Allah nous assiste.


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Re: L'Iran après 1979

Message  verié2 le Ven 7 Déc - 11:41

Toussaint
La vitrine présentée par la monarchiste Djavann d'un Iran impérial favorable à l'émancipation féminine est une énorme plaisanterie pour tous ceux qui ont connu ce pays avant 1979, ce qui est mon cas, cela ne concernait qu'une petite minorité socialement privilégiée des femmes iraniennes
C'est un aspect important, qui est souvent occulté. Pour la raison essentielle que nos féministes bourgeoises ou petites bourgeoises se préoccupent essentiellement, sinon uniquement, du sort des femmes de leur classe.
Toussaint
il n'y a pas de différence de nature de classe entre le gouvernement des mollahs iraniens et celui de Hollande et Parisot, c'est la bourgeoisie et son appareil d'état.
(...)lorsque l'on regarde le fonctionnement de ces deux idéologies d'état, on ne peut que remarquer leur fonction identique
C'est une vérité d'ordre très général, qui ne permet pas de comprendre les spécificités de chaque Etat et de l'idéologie qu'il diffuse. L'idéologie qui défend - du moins officiellement - la liberté d'expression et l'égalité des sexes est tout de même préférable à celle qui interdit la liberté d'expression, affirme l'infériorité des femmes et justifie la répression violente de l'adultère, de l'homosexualité etc. Que ces différences ne soient pas seulement d'origine idéologique et religieuse, mais liées au niveau de développement, sans doute. Néanmoins, à développement égal, il y a des Etats plus répressifs, plus obscurantistes que d'autres. Cela tient à toutes sortes de facteurs : traditions, rapport de forces entre les classes sociales etc.

A ce titre l'idéologie laico-républicaine-nationaliste est le fruit de toute une histoire, elle est dans une certaine mesure l'héritière de la révolution bourgeoise radicale. A ce titre, elle contient tout de même quelques éléments démocratiques et progressistes dont nous bénéficions, même si elle joue fondamentalement le même rôle que toutes les autres, au service de la classe dominante.
Ce qui n'implique pas qu'il faille la diffuser à la pointe des baïonnettes dans les pays coloniaux, bien entendu...

Donc, il me semble que tu as tendance à tordre un peu trop le bâton dans l'autre sens, par réaction aux défenseurs de "nos belles valeurs républicaines", de sorte que ça peut faire perdre un peu de sa crédibilité à ton argumentation.

verié2

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Re: L'Iran après 1979

Message  Toussaint le Ven 7 Déc - 12:38

Désolé vérié, je ne tords rien du tout.
Certes, la révolution française a laissé des traces, mais je n'ai pas l'impression que la Suède ou la Norvège soient dépourvues de traditions démocratiques et de droits au moins égaux à ceux des français non plus, comme tu le fais justement remarquer pour l'Iran... Quant au prestige dont jouissait le clergé chiite en Iran, il était aussi le résultat de luttes contre l'oppression auxquels les chiites et leurs clercs avaient pris une aprt active... Je ne vais pas m'étendre, mais Sharaiati, l'ayatollah Taleghani (dont la fille a été torturée à mort devant lui par la police du Shah) en sont quelques exemples connus. Sans parler du rôle de ce clergé dans la révolution de 1905 ou de son rôle dans la résistance aux invasions diverses et variées. Le chiisme a longtemps été en Iran un réservoir de combat contre l'oppression politique des régimes successifs.

Que les rapports de force soient différents et donc les espaces d'expression et d'organisation, bien sûr, qu'il s'agisse de pouvoirs et d'idéologies de nature différente, sûrement pas.

Que les espaces d'expression et d'organisation acquis soient des avantages et qu'il faille les conserver, je te le concède bien volontiers, je n'ai jamais dit le contraire. Ce que tu cites, comme des avantages, sont des acquis et des rapports de force entre les classes, et essentiellement un développement des forces productives très différent.

Quant à l'Iran, le rôle des démocraties occidentales dans la forme de gouvernement est décisif. Ce pays était sur la ligne de front avec l'URSS et les occidentaux, dont la glorieuse république française, son féminisme exacerbé bien connu et ses droits humains, n'ont ménagé aucun effort pour y maintenir un ordre social moyenageux et une dictature, celle du Shah. La présence d'une minuscule classe dominante occidentalisée associée à l'impérialisme a permis aux bourgeoisies occidentales, entre autres françaises, de se gargariser avec les images des quartiers nord de Téhéran où en effet on voyait déambuler la jeunesse dorée en jeans et tête nue, côtoyant les expatriés des grands groupes industriels et les soldats de l'armée américaine. Lorsqu'on arrivait dans les quartiers populaires le paysage humain changeait radicalement. Et la répression cultuelle, traditionnelle se conjuguait avec la misère et la répression du régime. Mais nos républicains bourgeois et leurs supplétifs pseudo-féministes et pseudo-marxistes n'en ont cure, ils ne connaissaient rien de ce pays, sauf quelques gauchistes iraniens hértitiers souvent de coquettes fortunes posant à l'avant-garde prolétarienne. Là aussi, je sais, je les ai vus débarquer à la chute du Shah. Quant aux autres de l'extrême gauche iranienne, l'OPMI et les Fedayeen e-Khalk, ils étaient influencés par le stalinisme et l'islam, avaient assez peu de rapports avec les mouvements d'extrême gauche européens pour ces raisons. Comme d'habitude nombre de gogols réagissent à l'Iran en fonction des propos des médias bourgeois. A l'époque de la contre-révolution et de l'étouffement des libertés acquises, en 1980, les médias français, et les gauchistes avec, bien sûr, ne parlaient que du voile, ce qui mettait les militants iraniens et les féministes iraniennes en Iran à deux doigts de l'apoplexie... Je crois que le comble du ridicule a été franchi après l'infortunée Kate Millet par ces gens de NPNS cherchant à instrumenter la Prix Nobel iranienne contre le voile en France pensant dans leur stupidité européo-centriste qu'elle allait leur emboîter le pas ou rester silencieuse. Las, à la première occasion, celle-ci s'est prononcée pour le droit des femmes à porter ce qu'elles veulent... y compris un voile, enfonçant le clou en précisant qu'il s'agissait d'un droit fondamental. Evidemment, les clowns se sont faits discrets sur cet épisode, mais il était ô combien révélateur de l'ignorance crasse de ces groupes qui se prétendent avant-garde mondiale du prolétariat. Du coup, Shirin Ebadi a disparu des radars de l'extrême gauche et des médias bourgeois. En revanche, la monarchiste Chahdortt Djavann, représentante tellement caricaturale de cette bourgeoisie féroce mais émancipée a été portée aux nues à la fois par des groupes comme LO ou la LCR, mais aussi et surtout les médias bourgeois de nouveau décisifs dans la vision du monde de nos pseudo révolutionnaires internationalo-féministes. De même, Marjane Satrapi, elle dont la famille a payé cher ses engagements ouvriers et démocratiques contre le Shah et contre les mollahs, n'a pas eu autant d'écho lorsqu'elle a soutenu les droits des jeunes musulmanes contre les lois scélérates anti-foulard de 2004, en s'associant au CEPT. Oh, certes, on va voir son film et on lit ses BD mais en les tordant, cette fois oui, vérié, et dans le sens des vents dominants.

Les acquis sociaux et les libertés dont tu parles, vérié, ils existent et ils sont commodes, il faut les défendre, mais ils n'ont pas été obtenus seulement par le combat, c'est une exagération propagandiste. Ils sont le corollaire et la condtion d'un niveau de développement des forces productives dont l'exploitation éhontée des pays dominés a été bien sûr un élément tout aussi décisif. Il y a un rapport entre la pseudo liberté dont jouissent les occidentaux et la répression dans les pays dominés. Les bas prix du pétrole, de l'iranium évidemment sont payés par les populations qui vivent sur ces matières premières, comme l'esclavage et la colonisation ont été un puissant facteur d'enrichissement des pays d'Europe et d'Amérique du Nord. "C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe" reste vrai et n'a jamais cessé d'être vrai. Le basculement progressif des rapports de force entre bourgeoisies va s'accompagner, s'accompagne déjà de régressions démocratiques dans les pays occidentaux. Et ce n'est que le tout petit début du commncement de ce processus. Il va falloir briser les résistances sociales et les acquis dans les pays industrialisés. Cela se fera dans le consensus républicain ou par la force, certainement par une combinaison des deux, un républicanisme musclé à la Copé ou Fillon (même tabac) ou à la Valls. Appuyés ou pas sur les héritiers des Corps Francs,Aube DOrée et compagnie qui vont croître et embellir. Reste à voir si les classes ouvrières se battront et seront ou pas victorieuses, ce qui ouvrirait un autre chapitre, mais nous n'en sommes pas là, non?

L'internationalisme, ce n'est pas avoir une juxtaposition de situations étrangères les unes aux autres. Ce qui pue dans les obsessions cultuelles comme dit un forumeur de l'EG française, c'est que ces gens répètent à la virgule près les discours de leur classe dominante et de ses médias, faisant leur cette vision du monde qui sépare les sauvages moyenageux des civilisés modernes. Il y a un lien organique entre Hollande, Obama, et Ahmadinejad. Le dévelopemnt inégal et combiné? Bof... c'est bien loin tout cela... Les prêches laïcardo-féministes serinés en France et ciblant l'Islam sont le rideau de fumée d'une machine de guerre occidentale (destinée aux classes ouvrières et aux pays dominés, notamment l'Iran) devant laquelle l'EG reste silencieuse. Où est le mouvement anti-guerre demandant le départ des forces françaises d'Afghanistan? Le débat s'est mené sans l'EG... Où est la solidarité avec les Palestiniens? Service moins que minimum, puisque Israël s'en prend à des "islamistes", n'est-ce pas? (Encore qu'on ait échappé au ni Israël, ni Hamas...) Où est la dénonciation des menaces impérialistes contre l'Iran? Néant, sauf dans des feuilles de chou confidentielles et des communiqués que personne ne lit. Où est la défense des musulmans de France contre les campagnes de haine à leur encontre? Dans le meilleur des cas, inaudible, dans le pire ils en participent. Ils n'en ont rien à foutre et lorsque ce n'est pas un silence complice, c'est le service moins que minimum. Perso, qu'ils crèvent, c'est pas moi qui me remuerai, je commence à en avoir ras le bol de ces franchouillards confits de bien pensance et de suffisance, donneurs de leçons et ne rêvant que de "libérer" des femmes qui ne leur demandent rien en les agressant. Par ailleurs, dans leur pays, la France, l'explosion du porno, de la prostitution, des violences physiques contre les femmes, chut, ces braves gens n'en parlent que lorsque les féministes les convoquent pour un défilé rituel à des dates connues de très longue date, des anniversaires (et encore lorsqu'ils ne profitent pas du 8 Mars pour agresser les musulmanes bras dessus bras dessous avec leurs sponsors médiatiques et dirigeants bourgeois...). En revanche lorsqu'un cas précis leur saute au visage, du genre Cantat ou un député qui tire sur sa femme, les débats se font féroces sur le crime passionnel, etc... Beûrk.

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