La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

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Message  Flore Gambier le Jeu 23 Juil - 22:14

Le premier texte est d'un ancien dirigeant troskistes qui donna une grande partie de son éxistence à cette idéologie. A la fin de sa vie , il en fut revenu. Ca lui value l'ostracisme de la part des adeptes de cette idéologie. Ils lui interdirent meme d'aller à l'enterrement d'un de ses anciens camarades. Bienvenu  au monde de Leon. La fin de son existense, il l'a consacra à former à autre chose que le trotskisme qu'il jugeait repousoir et pour cause. Le second texte est d'un ouvrier revenu lui aussi de cette idéologie.

Flore Gambier

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  hadrien le Ven 24 Juil - 14:19

La fin de son existense, il l'a consacra à former à autre chose que le trotskisme qu'il jugeait repousoir et pour cause.

Tu nous montrera sans doute ce qu'il a construit, cette "autre chose' qui n'est pas un repoussoir.

Le second texte est d'un ouvrier revenu lui aussi de cette idéologie.

Ce gars semble surtout revenu de tout ce qui ne concerne pas son petit ego:
revenu du trotskisme (ou de ce qu'il en a compris) ?, mais surtout "revenu" du mouvement ouvrier, de la lutte de classe et des travailleurs eux-mêmes qui n'ont pas la chance de lui montrer le film qu'il attend où il pourrait prétendre à un rôle plus prestigieux.

Tout ce verbiage pour nous dire que "le trotskisme est un naufrage".No
Et l'antitrotskisme viscéral, c'est quoi ? Une torpille désamorcée?


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hadrien

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Ven 24 Juil - 15:31

Flore Gambier
Voici deux écrits ouvriers sur la grève à PSA Aulnay de 2007.
Le premier est théorique. Le second romanesque. Tout deux témoignent du naufrage du trotskisme en France.
Quelle connaissance as-tu toi-même de cette grève, Flore Gambier ? En effet, le premier texte émane de Daniel Bénard, un militant ouvrier respectable, mais qui, à mon avis, ne s'est jamais caractérisé par ses compétences théoriques et a tout de même suivi cette grève d'assez loin. Le second d'un camarade désabusé qui nous livre par moment un témoignage intéressant, mais ne nous dit jamais ce qu'il aurait convenu de faire.

Ces textes peuvent constituer des éléments du dossier, auquel il conviendrait au moins d'ajouter la brochure de LO et les analyses produites par la Fraction de LO (aujourd'hui au NPA.) Les utiliser pour décréter "la faillite du trotskisme en France" est une démarche caricaturale.

Le constat que j'en tirerais pour ma part (car je parle en mon nom personnel), c'est que LO qui a dirigé ce mouvement et disposait d'une solide implantation n'a pas fait mieux qu'une section syndicale CGT combative "ordinaire", ni sur le plan de l'organisation des travailleurs, ni sur le plan de la propagande vers les autres travailleurs, ni sur le plan des résultats obtenus.

Il serait pour autant absurde de rendre LO responsable de cette défaite. Seule une fraction minoritaire de l'usine était en grève et le comité de grève était davantage l'émanation... de LO que de la volonté des et l'initiative des grèvistes. Ce qu'on peut reprocher à LO, à mon avis, c'est de ne pas avoir fait le maximum pour s'adresser à d'autres secteurs de la classe ouvrière. En particulier quand Mercier a eu accès aux médias (assez largement d'ailleurs). Il a tenu alors un langage purement corporatiste, peu différent de celui de n'importe quel représentant CGT combatif, laissant passer ainsi l'occasion d'expliquer la nécessité d'une riposte générale etc. Peut-être n'aurait-il pas été écouté, ni même compris, mais il fallait au moins le tenter.

Le comportement de LO n'a pas non plus été à l'abri de toute critique sur le plan de la démocratie ouvrière, par exemple quand LO, en accord avec la bureaucratie syndicale, a refusé que Poutou venu avec ses camarades de Ford Bordeaux prenne la parole au cours d'un rassemblement.

Ces faiblesses doivent être analysées et critiquées. De là à en tirer comme conclusion "la faillite du trotskisme"... Suspect

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Le plus grand parti

Message  Flore Gambier le Ven 24 Juil - 23:14

Lutte Ouvrière est le parti troskiste le plus important de France. Tous les autres gravittent autour de lui, constat fait dans leur fete.  Les deux textes cités sans etre parfait me semblent les plus crédible et complet sur la politique des trotskistes dans une usine emblématique ou il y a eu des grèves marquante. Les autres écrit sur la meme thématique : Brochures, livres comme le salaire de la vie  ne sont que des autosatisfécites troskiste ou pro troskiste sans interet.

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  hadrien le Sam 25 Juil - 0:32

Naufrage du trotskisme, rien que ça !
Depuis qu'ils existent, les courants et organisations trotskistes ont eu des succès et influences très limités. Et la classe ouvrière n'a toujours pas renversé le capitalisme.
Pas difficile de le reconnaître.

Mais quand on emploie le mot 'naufrage", on peut au moins avoir la curiosité d'évaluer ce qu'il en est de l'évolutions, des résultats, de l'influence des autres courants qui militent à l'extrême-gauche.
Et montrer en quoi, d'autres références, d'autres filiations, ont permis d'être plus utiles à la classe ouvrière.
Ultra-gauches, neo-stals, mao-stals, anars et libertaires, gauches radicales.....
Et après un rapide tour de piste, ou on remballe ce mot de "naufrage", ou on va jusqu'au bout et on pleure sur le "naufrage" de l'extrême gauche, des marxistes, des courants référés au communisme..
Et pour accompagner les larmes et la désolation, on balance la liste interminable des chefs d'oeuvre produits par des ex, des déçus, des aigris, des recyclés, des "qu'ont enfin compris".
Cette prose ne manque pas et est riche en bavardages et "analyses" qui convergent pour justifier tous les renoncements au militantisme révolutionnaire et à la perspective de révolution sociale.
Rien de nouveau.

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Toussaint le Sam 25 Juil - 3:18

Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy  Very Happy

Quel niveau de réponse...
Si d'ailleurs on peut parler de réponse... On voit déjà pointer les insultes. J'attendais les réponses du fan-club de LO, celle de vérié, un peu méprisante pour les auteurs, mais apportant des éléments d'analyse, (cependant pas une réponse à ce que disent les camarades dont les textes sont cités et pas plus éloignés visiblement des évènements que ceux qui leur "répondent") celle d'Hadrien faible sur le fond, avec le mépris et l'arrogance de ceux qui n'ont rien à répondre sur ce qui est dit. Ce qui de fait renvoie à ce que disent les camarades incriminés et aussi vérié, paradoxalement.
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Les propositions sont là

Message  Flore Gambier le Sam 25 Juil - 8:06

Je retranscrit un extrait du roman de Silien Larios, ou il fait parler l'un de ses personnages. Ce qu'il propose, vous parraitra bien réformiste. Mais la politique sectaire troskiste dans la grève à écoeuré bien des ouvriers de faire grève d'après d'autres passages du roman: Affaire Poutou , isolement de SUD, ils parlent aux ouvriers comme si c'étaient des petits enfants ect... Je ne peux pas tout retranscrir :

Une sortie honorable contre la catastrophe est encore possible ! Avec leurs méthodes ( les troskistes), ils ont définitivement écoeuré les Jaunes ( SIA) ! Certes les
traîne-gamelle demandaient qu’à trahir, signer ! Poursuivant ses analyses,ottavio me donne ses propositions : elles peuvent encore avoir l’écoute des Jaunes , s’ils les reprennent, ça pourrait encore en finir avec la prédominance trotskiste ! Éviter qu’on parte sans rien! alors que les Grands ( LO) auront montré des gages comme gestionnaires des combats ouvriers ! Les Jaunes ont lâché, ils ont les prétextes : les trotskistes tirent toute la couverture à eux! Mon idée pourrait ramener les traîne-gamelle ! L’idée d’ottavio la voilà. Je vous la sers. Selon le vieux : Les Jaunes peuvent encore défendre deux revendications : Du boulot jusqu’en 2016! trois ans de reclassement payé ! l’État veut faire un exemple de la lutte de Bagnole-lès-rancy! ( PSA Aulnay) pour ainsi démontrer : ça sert plus à rien de se battre, on donne plus rien! voyez les indemnités de misère données à une grande boîte de l’automobile dont la lutte était dirigée par des révolutionnaires ! ottavio m’étaye son idée : les Jaunes peuvent encore reprendre ces deux revendications, elles leur redonneraient la couverture ! Il précise : si elles sont obtenues, ça ferait gagner cinq ans de salaire aux ouvriers ! le temps de voir venir avec des formations ou une paye assurée ! pour les anciens ça serait une préretraite déguisée ! Chacun y trouverait son compte : l’État et le groupe aussi en leur donnant l’impression de pas avoir lâché du mirobolant ! alors que si on obtient ça, les sommes d’indemnités avoisineraient les 100 000 euros ! le tout étalé sur plusieurs années ! Beaucoup dépenseraient ça, s’ils avaient une telle
somme immédiatement dans les mains ! les seuls à pas vouloir trouver leurs comptes à ça : les Grands, ils entravent tout ce qui met à mal, la mainmise qu’ils ont prise sur les événements !

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Sam 25 Juil - 9:51

Le vrai-faux roman de Silen Larios, ex ouvrier de PSA, ex sympathisant de LO puis de la Fraction, semble devenu la bible de commentateurs ravis d'y trouver de quoi dégommer LO, du moins le pensent-ils. Sans aucun mépris pour ce camarade, on ne peut que constater qu'il s'agit d'un individu déboussolé, qui n'a rien de précis à proposer, qui n'a rien proposé de précis pendant la grève et ne fait dans son livre que d'étaler son désarroi et sa rancoeur. Il ne propose d'ailleurs toujours rien aujourd'hui et s'est éloigné du militantisme. Yvan Saintsaulieu, qui en a écrit la postface, est lui aussi un ancien militant de la Fraction, qui a abandonné le militantisme pour se consacrer à la sociologie universitaire.

La critique d'une organisation politique au cours d'un mouvement est tout à fait légitime. A condition qu'elle soit menée à partir d'un point de vue militant, comme l'a fait la Fraction à propos de cette grève de PSA, et non qu'elle se limite à exprimer des rancoeurs. On peut sans doute comprendre l'amertume de Larios, mais l'expression der cette amertume n'est pas une politique.

Après, sur le livre lui-même, encore une fois, il contient des éléments de témoignage intéressants, bien qu'ils soient souvent noyés dans un délire littéraire très répétitif et confus ; il contient aussi toutes sortes d'éléments subjectifs plus discutables ; mais il ne contient aucun élément qui puisse nous aider à tirer le bilan de cette grève et à faire mieux la prochaine fois. Et encore moins de décréter "la faillite du trotskisme"...

Mais il est bien difficile de répondre à un auteur confus qui n'a rien à proposer, sinon sa hargne et son désespoir, et revendique d'ailleurs une "oeuvre littéraire", se référant notamment à Céline, et non des objectifs militants.

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Merci Merci petit Léon

Message  Flore Gambier le Sam 25 Juil - 12:06

Par bonheur, ils existent encore des personnes qui entretiennent la flamme du trotskisme contre la totalité des aigris des méchants passés de l'autre coté. Ces traitres parties sous d'autres cieux ,sans avoir compris la parole sont un frein à la construction du partis. Le nombre qu'ils doivent être, attestent que tout ce beau monde réunis aurait constitué le parti. Mais pas d'apostats. Courage, il reste encore du monde à gagner à la cause en espérant qu'ils ne finiront pas aigris.

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Sam 25 Juil - 12:47

Flore Gambier
ils existent encore des personnes qui entretiennent la flamme du trotskisme contre la totalité des aigris des méchants passés de l'autre coté.
Je n'ai jamais dit que Larios était "passé de l'autre côté". Je dis qu'il est incorrect, voire absurde, même d'un point de vue de commentateur sociologique, de s'appuyer sur la version à vocation littéraire d'une tranche de vécu d'un ancien ouvrier démoralisé pour décréter la "faillite du trotskisme".

LO et/ou la Fraction sont-elles responsables de la démoralisation de Larios ? Où est-ce surtout l'échec de cette lutte et le sentiment que son engagement et ses souffrances dans une usine où il ne sentait pas vraiment à sa place ont été plus ou moins vains, du moins au regard des résultats de cette lutte, qui ont suscité chez lui amertume et hargne contre ses anciens camarades ?

Tu as l'air de croire que les organisation trotskistes et autres sont les seules ou les principales responsables du turn over et de la démoralisation de milliers de militants. C'est en réalité beaucoup plus compliqué. Si les organisations peuvent avoir une certaine part de responsabilité, la cause principale des départs est l'absence de lutte de grande ampleur, le manque de perspectives, la puissance du système capitaliste et de son idéologie, les pressions sociales qui s'exercent sur les militants qui sont des êtres humains comme les autres.

La grève de PSA Aulnay n'a tout de même concerné, à son apogée, que 400 ouvriers environ, sur 2000 que comptait l'usine.  LO n'est pas responsable de ce caractère minoritaire. LO ne s'est pas retrouvée à la tête d'un puissant mouvement, mais d'une grève minoritaire, avec beaucoup de faiblesses. La CGT dirigée par LO n'a pas freiné les ouvriers, n'a pas dévoyé leur volonté de lutte, bien au contraire. D'ailleurs Larios ne prétend pas cela.

Après on peut discuter de la tactique menée par LO à la tête de la CGT, son discours public, le fait que Mercier n'a jamais mis en avant le comité de grève et s'est exprimé seulement comme dirigeant syndical etc.

De là à parler de "faillite", c'est tout simplement grotesque.
Pour que le trotskisme ait fait faillite, il faudrait que les trotskistes aient été amenés à jouer un rôle de premier plan et portent la responsabilité d'un échec de grande portée, ou encore retourné leur veste pour se mettre au service de la bourgeoisie. Comme par exemple Tsipras et Syriza. Ce n'est pas le cas de LO, ni du NPA jusqu'à ce jour...

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Toussaint le Sam 25 Juil - 13:54

Ce débat m'intéresse parce que manifestement il y a eu défaite alors qu'il semblait y avoir une forte mobilisation et une sympathie nationale, chez beaucoup de gens ignorant absolument le militantisme LO de Mercier. Mais de loin, difficile de se faire une idée précise de ce qui s'est passé, c'est pourquoi j'attendais la réponse de vérié et celle de Copas ou tout autre susceptible de répondre, parce que, en effet les termes me semblaient pour le moins exagérés, le trotskysme n'est pas LO et il ne se réduit pas à ce qui est critiqué.

Et si j'ai été surpris du ton de vérié, et de la tournure de sa réponse, accablé par les propos d'hadrien, maintenant, je tendrais à accepter les éléments de vérié, parce que j'en partage certains, d'une part, d'autre part parce que ta réponse, Flore, est encore plus lamentable.

Juste une précision, cependant, à ma connaissance et au vu de ses textes, de ses analyses, le NPA n'est pas une organisation trotskyste, ne l'a jamais été.

Ce qui pose une vraie question, à laquelle le NPA était une tentative de réponse, c'est l'incapacité jusqu'ici des organisations trotskystes à créer par leur travail de vrais partis ouvriers révolutionnaires. En 82 ans, ce n'est pas une question que l'on peut balayer d'un revers de manche et dont les trotskystes peuvent se dispenser, dans leur diversité. Encore moins traiter par des insultes et/ou de l'arrogance, méthodes habituelles de débat des lambertistes ou de LO dès que de remise en question sur le fond il s'agit.

La question n'est pas celle du turn over des orgas, même si évidemment cela est lié, forcément, ni des rancoeurs de diverses origines. Il suffit de voir la réalité, le contraste entre les possibilités objectives et la réalité organisationnelle. Ensuite, les choses ne sont pas aisées, parce que les traditions ont été trèséloignées, les trajectoires aussi, entre le NPA qui jette une partie essentielle des acquis politiques de la LCR et de la IV, et l'ex OCI qui a largement quitté la perspective révolutionnaire, ou LO, certes plus grosse que le NPA, mais dont je ne vais pas redire ce que j'en pense, c'est inutilement polémique ici.

Faillite? Non, évidemment pas sur la base des textes portés par Flore, mais échec, oui, et depuis pas mal de temps, si on reprend le texte d'appel du Vieux à fonder une nouvelle internationale, et si on se réfère à sa formule très juste, je crois, sur le rapport entre la crise de l'humanité (qui s'est considérablement aggravée depuis) et la crise de sa "direction révolutionnaire (qui persiste et s'est aggravée). Ce constat est à la vue de tous, et personnellement, je n'ai pas trouvé de réponse dans les textes de Bensa, pour intéressants qu'ils fussent. Cela n'empêche heureusement pas de travailler, de militer, mais cela demeure une question centrale non résolue.

Je ne crois pas non plus, et en ce sens hadrien a raison, que ce soit "le trotskysme" et lui seul qui soit en cause, il n'y a qu'à regarder ce que font les autres, en France et surtout ailleurs, les choses ne sont pas évidentes. La question doit être élargie et traitée plus largement, le stalinisme a fait reculer en profondeur la pensée politique révolutionnaire. Et malheureusement, je ne crois pas que l'on puisse dire que les trotskystes sont tous restés du côté de la révolution, ce n'est pas une affirmation sérieuse, et je ne parle pas des individus, mais de groupes, de mini-partis qui sont passés au réformisme et à l'ordre bourgeois. Moins que pour d'autres courants, certes, mais le label trotskyste n'est pas une garantie historique, en aucun cas, Copas a raison sur ce point.

Et le NPA aussi... sur beaucoup de points, le NPA apparaît aujourd'hui comme ayant évité deux pièges symétriques, celui du sectarisme et celui de la construction d'une énième force réformiste. Mais cela ne termine pas le débat, et les débats au sein du NPA comme dans d'autres forces, pour chercher des solutions me semblent plus pertinenents dans leur démarche que décréter une faillite dans une longue histoire toujours en cours. Notamment, je regrette beaucoup que les orgas asiatiques soient superbement ignorées du fait de l'ignorance des langues, ce sont manifestement des groupes intéressants qui apportent des réponses différentes, en plein développement. Cela va évidemment avec le mouvement réel de la classe, mais pas seulement.
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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Dim 26 Juil - 10:57

Tousaint
l'incapacité jusqu'ici des organisations trotskystes à créer par leur travail de vrais partis ouvriers révolutionnaires. En 82 ans, ce n'est pas une question que l'on peut balayer d'un revers de manche et dont les trotskystes peuvent se dispenser, dans leur diversité.
C'est un sujet tout de même différent de la grève de quelques centaines d'ouvriers de PSA Aulnay, non ? Même s'il y a des liens.

L'incapacité des Trotskystes (et de tous les autres groupes se revendiquant de la révolution socialiste)depuis la fin de la seconde guerre mondiale est liée avant tout à une période historique de développement du capitalisme où il n'y a pas eu de soulèvement révolutionnaire, donc pas de place pour des partis révolutionnaires. La thèse trotskiste selon laquelle il ne manquait que "la bonne direction" est fausse. C'était peut-être vrai dans les années trente, et encore, après la guerre ça devient absurde car on aborde une autre période historique.

Les seuls pays où il y a eu des insurrection prolétariennes sont la Bolivie de 1952 et la Hongrie de 1956 - et encore fortement teintée de nationalisme en Hongrie. En Bolivie, où les trotskistes jouaient un rôle, oui ils ont échoué. Mais on peut douter qu'une autre politique aurait suffi à changer la face du monde...

Aujourd'hui, dans des pays où le mouvement ouvrier est assez vigoureux, l'Argentine par exemple, les trotskistes jouent un rôle non négligeable et progressent.

Tout cela nous éloigne de la grève de PSA Aulnay, qui s'est déroulée dans un contexte où toutes les luttes contre les licenciements, sans exception, ont abouti à des échecs et où les salariés n'ont pu que vendre leur peau le plus cher possible, c'est à dire obtenir des indemnités. PSA n'a pas dérogé à cette règle. Les ouvriers licenciés ont obtenu plus que dans certaines boîtes où il n'y a pas eu de lutte, mais moins que dans d'autres. Quant au comité de grève, il est resté assez artificiel et n'a jamais été mis en avant vers l'extérieur, pour s'adresser aux travailleurs des autres entreprises. Et c'est avant tout ce que je reprocherais à LO, dont le bilan n'est pas supérieur à celui d'une CGT combative "ordinaire".

Etait-il possible de renverser la situation par une coordination des boites en lutte ? On ne le saura jamais, mais il aurait fallu au moins essayer. LO n'y croyait pas et pensait qu'il fallait d'abord étendre la grève dans l'usine. A sa décharge, la base sur laquelle s'appuyait la section CGT qu'elle dirigeait était faible, son niveau de conscience limité. Les ouvriers n'avaient nulle envie de mener une lutte exemplaire permettant une riposte générale de la classe ouvrière, mais de s'en tirer personnellement le mieux possible.
Si Mercier, dans les médias, avait tenu un discours différent, il se serait peut-être trouvé en décalage avec "sa base" et il se serait aliéné la direction nationale de la CGT, qui ne l'a pas beaucoup aidé, mais ne lui a pas mis non plus de bâtons dans les roues, dans la mesure où il apparaissait comme un syndicalistes.

Tout cela a du peser dans les têtes des responsables de LO. Il me semble qu'ils ont tout de même eu tort de ne pas mettre la situation à profit pour parler le langage de la vérité quand Mercier a eu accès au médias. C'est à dire d'expliquer franchement qu'on ne pouvait gagner qu'à condition de généraliser la lutte. Cela, mercier l'a dit clairement mais... à la fête de LO. A la TV, il a tenu en revanche des propos corporatistes, du genre on veut rapatrier la fabrication de tel modèle, accusé la direction d'être responsable de la baisse des ventes... à cause du boycott de l'Iran. Si un dirigeant syndicaliste "ordinaire" avait tenu de tels propos, LO l'aurait vertement critiqué.

Le bilan de LO dans cette grève, malgré le dévouement de camarades militants à PSA depuis des années, n'est donc pas extraordinaire. Auraient-ils pu faire mieux dans ces conditions ? Peut-être... Ils n'ont pas essayé et se sont cantonnés dans un syndicalisme moins radical que celui de certains cégétistes en colère.

De là à parler de "faillite du trotskisme", c'est tout à fait disproportionné. Ce qu'on peut dire, c'est qu'après s'être préparée à mener une lutte pendant des années, LO a vraiment manqué de tonus et d'audace, peut-être un peu anesthésiée par le train train syndical et les aspirations limitées des grèvistes...

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Leoni le Dim 26 Juil - 12:22

"et les aspirations limitées des grèvistes"...
verié2

Sans doute les grévistes désiraient-ils au fond d'eux-mêmes être battus !
Quant au refus de combattre pour l'extension de la grève, rappelons nous l'attitude fondatrice lors de la grève chez Renault en 1947 !



Leoni

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Dim 26 Juil - 12:51

Leoni a écrit:"et les aspirations limitées des grèvistes"...
verié2

Sans doute les grévistes désiraient-ils au fond d'eux-mêmes être battus !
Quant au refus de combattre pour l'extension de la grève, rappelons nous l'attitude fondatrice lors de la grève chez Renault en 1947 !
Tu ne vois pas la différence entre l'aspiration à obtenir le maximum d'indemnités et celle, à mener une lutte générale, d'ampleur nationale contre les restructurations et les licenciements ? Shocked

Le contexte de la grève Renault de 1947 est complètement différent. C'était une lutte pour les salaires, suivie par plusieurs milliers d'ouvriers, excédés par les privations de la guerre qui continuaient en 1947, alors que la lutte de PSA n'en concernait que quelques centaines, dans une situation défensive.

Les ouvriers ne sont pas stupides : ils ont constaté l'échec de toutes les luttes contre les licenciements et les fermetures d'entreprises. Donc ils ne croyaient pas à la possibilité de conserver leur emploi. Dans ces conditions, ils cherchaient à s'en tirer le mieux possible.

LO n'était évidemment pas hostile à l'extension de la grève, mais pensait qu'il fallait commencer par l'étendre à l'ensemble de l'usine d'Aulnay avant de s'adresser aux ouvriers des autres boites. De fait, la grève de PSA a toujours été isolée, même au sein du groupe Peugeot.

Alors on peut critiquer la tactique de LO, et aussi son discours public corporatiste, mais il ne faut pas non plus les caricaturer.

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Leoni le Dim 26 Juil - 14:02

Non, en 1947, ce sont bien les prédécesseurs de LO qui ont refusé l'extension de la grève et tout d'abord à l'ensemble de l'entreprise.
D'autre part, LO considère que les journées d'action proposées par les directions syndicales vont souvent au-delà de ce que souhaitent les travailleurs, d'où "l'enthousiasme" de LO pour ces journées d'action, alors qu'elles sont proposées en réalité pour émousser la combativité ouvrière et protéger le système, et qu' en conséquence elles sont de moins en moins suivies, LO en tirant comme conclusion que les travailleurs ne veulent pas se battre, CQFD !

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Leoni le Dim 26 Juil - 14:24

Une erreur !

"et tout d'abord aux autres usines" et non pas "et tout d'abord à l'ensemble de l'entreprise", la grève concernant immédiatement l'ensemble de l'entreprise .

Leoni

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Dim 26 Juil - 15:38

Leoni
en 1947, ce sont bien les prédécesseurs de LO qui ont refusé l'extension de la grève et tout d'abord à l'ensemble de l'entreprise
Sources ????
L'espoir de Barta et de ses camarades n'était-ils pas au contraire que la grève de Renault donne le signal d'un mouvement général ?

Mais on s'éloigne un peu de PSA Aulnay. et tu ne réponds pas aux arguments et précisions que j'ai apportées...

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  hadrien le Dim 26 Juil - 16:49

LO considère que les journées d'action proposées par les directions syndicales vont souvent au-delà de ce que souhaitent les travailleurs, d'où "l'enthousiasme" de LO pour ces journées d'action, alors qu'elles sont proposées en réalité pour émousser la combativité ouvrière et protéger le système

Ouais, ça c'est sûr, le système a bien besoin depuis quelques années d'être protégé de la combativité ouvrière qui le menace.
On voit bien que pour la bourgeoisie, tous les indicateurs sont au rouge.
Et les journées d'action qui "enthousiasment" tant LO sont là pour casser cette combativité débordante qui risquerait, sans le sabotage syndical, de déboucher très vite sur la grève générale reconductible, et pourquoi pas, insurrectionnelle.
D'ailleurs, si la CGT PSA d'Aulnay a tout fait pour empêcher le développement de la grève et son extension nationale et internationale, c'est que ça poussait très fort derrière et que l'ensemble de la classe ouvrière était prêt à s'engouffrer dans la brèche et faire rendre gorge à la bourgeoisie.
No


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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Leoni le Dim 26 Juil - 17:00

Tu devrais reprendre la liste des grèves et des manifestations dressée par Copas pour la seule année écoulée et tu comprendrais par la même occasion à la fois le degré de combativité des travailleurs, le degré de fragilité du gouvernement Hollande-Valls qui n'a plus que le 49-3 et le soutien des appareils pour faire passer ses plans anti-ouvriers et le degré de prostration de LO dans une telle situation !

Leoni

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Dim 26 Juil - 17:26

Leoni a écrit:Tu devrais reprendre la liste des grèves et des manifestations dressée par Copas pour la seule année écoulée et tu comprendrais par la même occasion à la fois le degré de combativité des travailleurs, le degré de fragilité du gouvernement Hollande-Valls qui n'a plus que le 49-3 et le soutien des appareils pour faire passer ses plans anti-ouvriers et le degré de prostration de LO dans une telle situation !
Donc, à tes yeux, Leoni, la classe ouvrière brûlait d'engager une riposte générale à la politique d'austérité et ce sont les appareils syndicaux et la passivité de LO qui l'en ont empêchée.

Mais, dans ces conditions, comment expliques-tu que l'ensemble ou même la majorité des salariés de l'usine d'Aulnay ne se soient pas mis en grève ? Ce n'est tout de même pas faute d'appels de la CGT locale, et même au cours de certaines phases, du SIA, tout de même très influent.

Il faut cesser de penser, comme certains gauchistes et trotskistes, que la classe ouvrière est en permanence révolutionnaire et que seule manque la bonne direction. Je crois que tu vis sur une autre planète, Leoni, et que tu ne dois pas avoir eu beaucoup de contacts avec des travailleurs au cours de la grève de PSA, ni même de contacts du tout.

La liste de luttes fournie par Copas ? D'une part, c'est un peu un fourre-tout qui réunit de brefs débrayages locaux et de véritables luttes. D'autre part, la lutte de classes ne cesse jamais, bien entendu. Les travailleurs se défendent comme ils peuvent contre les agressions. Mais, entre des luttes sectorielles défensives et un mouvement général échappant au contrôle des appareils syndicaux, il y a un gouffre, tu en conviendras. Alors, il est arrivé dans l'histoire que la situation se retourne brusquement et qu'un mouvement local soit l'étincelle d'un mouvement général. Il n'y a pas eu d'indice significatif dans ce sens pendant la grève de PSA Aulnay. Peut-être était-ce possible. LO n'a pas été "passive", loin de là, mais a eu une tactique, disons localiste et corporatiste, car elle ne croyait pas à cette possibilité, sans pour autant freiner des travailleurs ou des militants qui ont tenté d'étendre le mouvement.

Il est permis de penser que l'état d'esprit des travailleurs de PSA Aulnay, grèvistes et non grèvistes, a aussi freiné LO (et non le contraire). Quand on est entouré de milliers de travailleurs déterminés et en colère, on se sent pousser des ailes. Ce ne fut pas le cas.

Je me répète donc. Ce que je reproche le plus à LO, c'est surtout le discours tenu dans les médias. A défaut d'étendre le mouvement, il était possible de profiter de ce porte-voix pour faire avancer l'idée que, face à la crise du capitalisme, il n'y aura pas d'autre solution que l'affrontement, qu'on ne peut pas espérer sauver un site industriel sans mouvement général. Un tel discours aurait peut-être au moins fait avancer la conscience, à défaut de suffire pour déclencher un mouvement général.
--
PS J'attends toujours tes sources à propos de la grève Renault de 1947...

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  Leoni le Dim 26 Juil - 18:01

Extrait du livre "l'Actualité du Trotskysme" de D.Audoux, chez Edilivre.com, juin 2015, cité par le site Anti-K:

"Dès janvier 1947, les mouvements de grève démarrent chez les dockers à Nantes, chez Michelin à Clermont, chez les fonctionnaires et les ouvriers de la presse. En avril 1947, c'est le début de la grève Renault, partie du département 6, où interviennent les militants de l'U.C.I. (groupe Barta), puis du département 18 où interviennent les militants du P.C.I.
Le 28 avril, les grévistes élisent un comité de grève à toute l'usine, puis à toute la métallurgie.
L'appareil stalinien réagit brutalement, dénonce le caractère provocateur de la grève, "les hitlérien-gaullo-anarcho-trotskystes". "La grève c'est l'arme des trusts". La grève déborde l'appareil, toute l'usine est en grève le 30 avril. Le P.C.I. combat pour l'extension à d'autres usines, ce que refuse l'U.C.I. (groupe "lutte de classes" de Barta).
La direction du P.C.F. se sent menacée.
Le P.C.F. continue de soutenir le gouvernement et sa politique de blocage des salaires. Le 2 mai, le P.C.F. tente de faire reprendre le travail ; la majorité vote la poursuite de la grève ("j'ai fait tout ce que j'ai pu, je suis maintenant au bout de mon rouleau" dira Thorez à Vincent Auriol qui le supplie de faire un effort supplémentaire).
Le 4 mai, le P.C.F. vote contre la confiance demandée par Ramadier ; il ne peut y avoir deux politiques gouvernementales : ce dernier chasse les ministres P.C.F. du gouvernement.
Florimond Bonte explique : "Le P.C.F., qu'il participe ou non au gouvernement, continuera à se considérer comme un partie de gouvernement".
Mais le P.C.F. a les mains libres, et en "gauchisant" son langage, il parviendra à ses fins.
La grève Renault a brisé le gouvernement tripartite (anticipant de quelques mois "la guerre froide" qui verra les P.C. utiliser la combativité ouvrière, pour faire pression sur les gouvernements en place afin qu'ils renoncent à participer au Pacte atlantique).
Le P.C.I. a recruté quelques militants ; quant à l'U.C.I., elle va créer un nouveau syndicat, le syndicat démocratique Renault (qui allait disparaître totalement un peu plus tard…). Ces événements démontrent ce qu'explique le "programme de transition" : d'une part, la contradiction totale entre les aspirations des masses et la politique des appareils ; d'autre part, que les militants doivent intervenir à l'intérieur des organisations syndicales traditionnelles, et non pas les déserter en laissant ainsi le champ libre aux appareils."

Leoni

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Re: La politique de LO/CGT à PSA Aulnay

Message  verié2 le Dim 26 Juil - 19:12

Le P.C.I. combat pour l'extension à d'autres usines, ce que refuse l'U.C.I. (groupe "lutte de classes" de Barta).
Cette affirmation lapidaire d'un auteur trotskiste universitaire à l'encontre d'une tendance trotskiste concurrente mériterait tout de même d'être étayée par des textes et des témoignages, non ? (Je ne connais pas Daniel Auroux.)

En tout cas, ce n'est pas la version de LO. Ni d'ailleurs de Barta (fondateur du courant) qui, lors de sa démission, l'a notamment justifiée par le fait que la grève ne s'était pas étendue, contrairement à ses espoirs.

Mais il faudrait ouvrir un fil sur la grève Renault de 1947. Car il n'y a pas de lien direct avec celle de PSA Aulnay, sauf à prétendre que la tendance Barta/VO/LO aurait toujours été hostile à l'extension des grèves, ce qui est absurde.

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