Résistance au gouvernement bourgeois

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Copas le Mer 17 Sep - 21:22

L'andouille inculte, insultante et ignare, nommée Macron, a macroné les travailleuses et a sorti les poncifs ignares et injurieux que sa petite classe remugle en ronds rapprochés.

Le décalage des ministres de la bourgeoisie avec la réalité (quid du niveau d'instruction réel des ouvrières ?) confine à la bêtise et l’analphabétisme le plus pur. Comment des glands de cette dimension, dotés une ignardise olympique peuvent-ils être nommés ministres ?
Ce malfaisant notoire issu de la banque Rothschild, bave maintenant contre les travailleuses de GAD.
Au delà même de la haine de classe exprimée par ce jivaro de l'esprit c'est bien l'ignorance et l'ignardise qui s'expriment là. Ce type de représentant de la bourgeoisie méconnait la réalité de la classe majoritaire.

Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est un banquier d'affaires, haut fonctionnaire et homme politique français.

Affecté en 2004, après sa scolarité à l'École nationale d'administration (ENA), à l'Inspection générale des Finances, il poursuit sa carrière en tant que banquier d'affaires chez Rothschild & Cie de 2008 à 2012, puis occupe de mai 2012 à juin 2014 les fonctions de secrétaire général adjoint de la présidence de la République3.

Depuis le 26 août 2014, il est le ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II.

Emmanuel Macron : "Les salariées de Gad sont pour beaucoup illettrées"

Mépris de classe teinté de sexisme.
Ne dites plus "femmes exploitées dans les usines agroalimentaires", dites "illettrées". *

C’est sobre, c’est de la Macron économie. Pour soigner la France "malade" du chômage de masse, le ministre de l’Economie veut agir. Pas par "de grandes réformes" mais une série "de petits déverrouillages". A l’appui de sa démonstration de ce matin sur Europe 1, Emmanuel Macron a pris l’exemple des employés licenciés des abattoirs Gad : "une majorité de femmes", "pour beaucoup illettrées" à qui on ne peut pas demander "d’aller travailler à 50 ou 60 km" faute de permis de conduire.

Des déclarations qui rappellent celle d’un éphémère secrétaire d’Etat du gouvernement Chirac qui provoqua en octobre 1974 la "grande grève des PTT" : Pierre Lelong, ancien député de Morlaix, et nommé fin mai 1974 secrétaire d’Etat aux PTT, déclare lors d’un dîner-débat au Sénat : "Travailler dans un centre de tri est, si j’ose dire, un des métiers les plus idiots qui soient." Un mouvement de postiers avait été lancé quelques jours plus tôt. Après ces propos, la grève s’étend à toute la France et s’étire des semaines durant, jusqu’à devenir l’une des plus importantes de l’histoire des Postes et Télécommunications. L’homme politique breton quitte le gouvernement en janvier 1975 et réintègre la Cour des Comptes. Que la honte change de camp !

ouest-france.fr, 17/09/2014

Le ministre de l’Economie a eu une remarque plutôt maladroite ce mercredi sur Europe 1, en affirmant que les employées de l’abattoir Gad sont "pour beaucoup illettrées".

Interrogé sur le pouvoir d’achat par Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1, Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie a cité l’exemple de Gad, avec une sortie déconcertante :

« Dans les sociétés qui me sont données, sur les dossiers que j’ai, il y a la société Gad. Vous savez ? Cet abattoir. Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées.


Pour beaucoup on leur explique : « vous n’avez plus d’avenir à Gad ou aux alentours. Allez travailler à 50 ou 60 kilomètres ». Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire. On va leur dire quoi ? Il faut payer 1 500 euros et il faut attendre un an ? Voilà, ça ce sont des réformes du quotidien et ça ce sont des réformes qui créent de la mobilité et de l’activité ».

« Une insulte aux femmes de Gad »


Des propos qui ne passent pas, pour Annick le Guével, déléguée syndicale CFDT de Gad Josselin. « Je suis choquée, je ne sais pas d’où M. Macron tient ces propos », s’étonne la syndicaliste.

« Déjà, il n’y a pas une majorité de femmes dans l’entreprise, nous ne sommes que 40 %…», souligne-t-elle, « Et puis, en tant que responsable de la commission d’égalité professionnelle chez Gad, je peux vous dire que nous faisons attention à ce que tout le monde puisse avoir accès à la formation et à la connaissance. De toute façon, manque de formation ne veut pas dire illettrisme ! C’est une insulte aux femmes de Gad et aux femmes de l’agroalimentaire en général. »

Très remontée, elle « invite Emmanuel Macron à se rendre sur le site de Gad et à échanger avec les femmes de l’entreprise. Il verra qui elles sont ».

François Goulard a, de son coté, jugé relevé l’expression « malheureuse » dû à la« maladresse d’un ministre débutant ».

Copas

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 23 Sep - 18:29

Résolution septembre 2014 adoptée par le CPN du NPA

http://npa2009.org/agir/resolution-septembre-2014-adoptee-par-le-cpn

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Les travailleurs relèvent la tête

Message  Roseau le Mer 24 Sep - 9:02


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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Lun 29 Sep - 18:07


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Dans la rue le 16 octobre

Message  Roseau le Mar 7 Oct - 21:56


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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 8 Oct - 14:04


Sortie le jeudi 9 octobre 2014

La Une :


Budget : ne laissons pas le PS et le Medef vider la caisse !




Premier plan :


A la Une. Ne laissons pas le PS et le Medef vider la caisse ! (Henri Wilno)


Hong Kong : les enjeux de la Révolution des parapluies (Pierre Rousset)


Éducation nationale : la colère monte en Seine-Saint-Denis (Cathy Billard)


Édito : C'est encore trop ! (Sandra Demarcq)
Un monde à changer : Virée car enceinte
+ Bien dit, no comment, le chiffre, l'agenda


Actu politique :
Professions libérales : démagogies gouvernementales (Yvan Lemaitre)
Transition énergétique : la maison brûle, Royal sort son arrosoir (Commission nationale écologie)

PMA et GPA : le gouvernement donne des gages aux réacs (Abby Taro)


Actu internationale :

Syrie : Kobane, ville symbole (Ghayath Naisse)
Bolivie : vers un troisième mandat d’Evo Morales (Virginia de la Siega)



Le monde en bref. Migrants naufragés : la mort mondialisée / Afghanistan : vers un scénario irakien ?




NPArguments :


Santé et travail : la violence organisée (articles de Robert Pelletier, Julien Terrié, Francis Judas et Joël Le Jeannic)



Actu sociale :
16 octobre : prendre la rue, et continuer... (Robert Pelletier)
IntermittentEs et précaires : première étape franchie (Olivier Neveux)
Ford Blanquefort (33) : on l’a fait ! (Vincent Alauze et Philippe Poutou)
Continental et Sanofi : même combat ! (LD)
Seita Carquefou (44) : Six salariéEs en grève de la faim pour sauver leurs emplois ! (CorrespondantEs NPA 44)
Sephora. Travail de nuit : fin de partie (LD)
Moulins Maurel (13) : l’État a envoyé les CRS ! (Correspondants)


Actu du NPA :


En campagne. Manifestations : ce 11 octobre, trois bonnes raisons d’occuper la rue (Commission nationale écologie)
Initiative : solidarité Bangladesh
Pacte de solidarité anticapitaliste : 400 000 euros pour le NPA !




Les comités en action ! Quimperlé (29) : soirée "Café-Boulot" / Lannemezan (65) : rassemblement pour la libération de Georges Abdallah / Paris 13e : réunion de quartier sur la Palestine




Culture :


Essai : Marx [mode d’emploi] de Daniel Bensaïd (Henri Wilno)


Documentaire : "Pour briser le silence de la violence sexuelle, des ouvrières indonésiennes parlent" (Christine Schneider)


Musique : Hozier de Andrew Hozier (Sylvain Chardon)
Cinéma : Un homme très recherché de Anton Corbijn (Gérard Delteil)


Polar : Tabloïd circus de Ken Harrington (Gérard Delteil)


La Der :

Libre expression. Grève des mineurs britanniques : "Nous irons jusqu’au bout pour obtenir vérité et justice" (Entretien avec Barbara Jackson. Propos recueillis et traduit par Ross Harrold)

+ Vu ailleurs et le strip de Faujour

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Dim 12 Oct - 17:39

Un pays qui s’enfonce dans la crise sociale et politique
par François Sabado
http://www.npa2009.org/idees/un-pays-qui-senfonce-dans-la-crise-sociale-et-politique
La conclusion
La jeunesse et les travailleurs doivent préparer le renversement de ce gouvernement par leurs propres méthodes de lutte. De nouvelles générations, comme celles apparues lors des grèves à la SNCF, montrent que les salariés, lorsque les conditions pour la lutte sont réunies, résistent aux attaques gouvernementales et patronales, même s’il peut y avoir un décalage substantiel entre la combativité et une conscience politique anticapitaliste. Les manifestations contre l’agression israélienne à Gaza témoignent aussi de la mobilisation d’un secteur de la population des quartiers populaires. Le 12 avril dernier, une coalition de syndicats, d’associations, de partis a rassemblé des dizaines de milliers manifestants contre les politiques d’austérité. Il faut souligner que dans ces mobilisations, le NPA, avec d’autres, a eu un rôle positif. Il faut maintenant redoubler dans cette voie unitaire et rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer, à gauche, à la politique du gouvernement, sur des objectifs et des revendications concrètes, comme le refus du budget Hollande-Valls. Tout pas en avant pour la mobilisation populaire doit être soutenu.

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Lun 13 Oct - 18:27

Réunion publique NPA Paris 19 : Envoyons Vall'ser le gouvernement PS-MEDF

Mercredi 15 Octobre 2014, 19:30

La rentrée a été pleine d'événements, souvent inquiétants : un nouveau gouvernement Hollande-Valls, de plus en plus impopulaire, mais aussi de plus en plus "agressif" : contre les classes populaires, la sécu, les chômeurs, les attaques en vue sont énormes. Et il y a cette guerre qui démarre en Irak, et qui promet d'être longue et pas du tout le combat pour les droits de l'homme en Irak et et en Syrie qu'elle prétend être.
Comment analyser cette situation ? comment arrêter cette machine infernale de l'austérité ? Une manif nationale unitaire est en préparation pour le 15 novembre, il y a des luttes, des résistances, dans la santé par exemple.
Nous vous proposons de venir discuter de tout cela avec nous mercredi, dans une réunion qui débutera par une courte introduction, et nous pourrons poursuivre le débat en prenant un verre ensemble.

La réunion publique du NPA Paris 19e
Mercredi 15 octobre à 19H30
Bar les Eiders
142, Avenue de Flandres
M° Crimée ou Corentin Cariou

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 29 Oct - 18:53

Olivier Besancenot: à voir à partir de 13 mn

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Javert le Mer 29 Oct - 19:27

Que propose donc le NPA ?
une dissolution ? (pour avoir une majorité droite-FN ?)
une démission ? (pour avoir Juppé, Sarkozy ou Le Pen ?)
une grève générale ? (mais comment enclencher le processus qui ne viendra jamais des directions syndicales ?) et avec quel débouché politique ?
une fusion avec le Front de Gauche ? (mais qui continue à soutenir le système, fût-ce une sixième république ?)
un rapprochement avec LO, AL, POI, sur un programme minimum mais un programme commun ? Mais quelle initiative en ce sens ?
ne rien faire en particulier mais alors cautionner cette situation nationale et internationale catastrophique ?

Javert

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 29 Oct - 19:48

Voici quelques bonnes questions.
Bienvenue Javert dans le débat.
Les réponses ne tiennent pas en quelques lignes,
mais sont contenues dans les Principes Fondateurs du NPA:
http://npa2009.org/node/38455

dont voici pour faire court seulement des extraits:

Pour changer le cours de l’histoire, il faut que la majorité de la population, le prolétariat et les secteurs populaires dans leur diversité prennent conscience de leur force, en s’organisant sur le lieu de travail ou le quartier, dans un syndicat ou une association, comme au niveau politique, pour faire valoir ses droits démocratiques. Dans toutes ces structures, les militants du NPA se battent pour que soient promus l’unité dans la lutte et le combat anticapitaliste. Ceci en respectant scrupuleusement l’indépendance de ces structures.

C’est dans le mouvement social que progresse la prise de conscience, que l’idée d’un nouveau monde s’élabore, que la satisfaction des exigences populaires pose la question de qui dirige la société. La convergence de ces exigences pose la question du contrôle des travailleurs et de la population sur la marche des entreprises et de la société.  

Nous sommes en faveur de mobilisations les plus unitaires possibles, associant tous les courants politiques, syndicaux, associatifs du mouvement social.

Dans celles-ci, nous défendons le principe de l’auto-organisation : il est essentiel que ce soient celles et ceux qui agissent, qui décident de l’orientation, des formes de leurs luttes et de leur direction.  

C’est par le développement et la généralisation des luttes, des grèves généralisées et prolongées que l’on peut bloquer les attaques, imposer des revendications. C’est le rapport de forces issu de la mobilisation qui peut permettre la mise en place d’un gouvernement qui imposera des mesures radicales en rupture avec le système et engage une transformation révolutionnaire de la société.  

En finir avec le système capitaliste, suppose à la fois un bras de fer de longue durée, la force du nombre et une rupture avec l’État et les institutions dont il s’est doté, avec les institutions européennes et mondiales au service des classes dominantes.  

[...]

Le parti est un cadre collectif d'élaboration et d'action qui rassemble celles et ceux qui ont librement décidé de s'associer pour défendre un projet commun de société. Si nous décidons de nous constituer en parti, c'est parce que nous voulons agir de façon utile, structurée et cohérente. Sans nous substituer aux luttes sociales, nous devons les impulser, y participer pleinement, y proposer nos idées et y faire nos propositions d'action car nous savons que c'est par la mobilisation la plus large possible que l'on peut stopper l'offensive capitaliste, imposer des avancées sur le terrain social, démocratique et écologique, ouvrir la voie au socialisme.
[...]
Deux tâches complémentaires se combinent : développer les luttes sociales, par la construction coordonnée d’un syndicalisme de classe et de masse, s’opposant ainsi à la collaboration des directions syndicales actuelles qui engendrent la désertion, par la participation aux formes d’organisation du mouvement social ; construire un parti politique pour défendre un programme global d’émancipation.
[...]
Nous participons aux luttes pour des réformes immédiates et nos réponses politiques partent des réalités du terrain, de tout ce que chacun-e vit au quotidien. Elles tracent en même temps les contours de la société que nous voulons, basée sur la satisfaction des besoins sociaux. Elles supposent donc la rupture avec le capitalisme et le “ tout marchandise ”.

[...]À l’échelle nationale, l’application d’un tel programme impliquerait la confrontation avec les classes dominantes, et exigerait une formidable mobilisation populaire, susceptible de faire émerger de nouvelles formes de pouvoir qui donneraient à un gouvernement anticapitaliste les moyens de sa politique.

Une domination de classe ne peut pas être éliminé par voie de réformes. Les luttes peuvent permettre de la contenir, de lui arracher des mesures progressistes pour les classes populaires, pas la supprimer.  En 1789, la domination de la classe privilégiée de l'Ancien Régime n'a pas été abolie par des réformes. Il a fallu une révolution pour l'éliminer. Il faudra une révolution sociale pour abattre le capitalisme.

Elle implique donc nécessairement un changement des rapports de propriété, social et institutionnel, qui rejaillit sur tous les aspects de la vie en société.  Notre choix pour y parvenir mise exclusivement sur l’expression et la mobilisation majoritaire. Tout en annonçant clairement à l’avance que nous chercherons à organiser l’auto-défense des travailleurs, pour que le coup d’État militaire et la répression massive qui ont eu lieu au Chili en 1973 ne puissent pas se reproduire. “

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Javert le Jeu 30 Oct - 10:31

Mais l'émiettement à la gauche de la gauche n'est-il pas un sérieux problème à surmonter d'urgence ?
Quelles initiatives le NPA pourrait-il prendre ?

Javert

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Jeu 30 Oct - 12:29

Encore une bonne question. C'est un problème d'urgence.
Les initiatives ne manquent pas, et pas seulement de la part du NPA.
Dans toutes le luttes concrètes, sociales, démocratiques, écologiques,
se rassemblent ceux qui ne cèdent pas,
bien au delà des militants proprement anticapitalistes.
Tous n'en comprennent pas encore l'urgence, mais cela viendra.
En attendant, beaucoup se retrouveront déjà ensemble le 15 novembre dans la rue
contre le patronat, son gouvernement, son Etat.
Voici la conclusion d'un article d'appel cette mobilisation,
qui ne sera qu'une étape, comme l'a été le 12 Avril dernier:
À l’initiative du collectif pour une Alternative à l’austérité regroupant associations, organisations syndicales et politiques, les manifestations du samedi 15 novembre prochain seront une étape importante.
Elles doivent être le rendez-vous de toutes celles et ceux qui ne supportent plus la politique menée depuis deux ans et demi. Qui ne supportent plus ni ce chômage de masse, ni l’austérité, ni la destruction de la protection sociale et des services publics, ni la loi de transition énergétique bidon, ni la répression allant jusqu’à la mort pour imposer des grands projets nuisibles comme le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou la ferme-usine des 1 000 vaches, ni les interventions militaires impérialistes contre les peuples...
Combattre frontalement ce gouvernement et mettre en avant des exigences sociales, écologiques, démocratiques, radicales. Cela ne peut plus attendre.
http://npa2009.org/actualite/manifestations-le-15-novembre-contre-le-gouvernement-des-patrons
Des fronts anticapitalistes, formels ou pas, existent.
C'est dans les luttes, au cours d'affrontements décisifs,
que se construiront le ou les partis révos à la taille et à la mesure
de la barbarie où le capital peut nous conduire.
Patience et détermination.

Roseau

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Olivier meilleur que jamais !

Message  Roseau le Mar 4 Nov - 14:54


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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mar 4 Nov - 20:27


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Communiqué NPA

Message  Roseau le Mer 5 Nov - 15:06

Violence sociale, violence policière, ça suffit !

La politique du gouvernement Hollande-Valls suscite un désaveu toujours plus profond. Pour empêcher que la colère ne se transforme en mobilisations, il met préventivement en œuvre la seule politique qui lui reste : la répression. Les prétendues bavures ne sont que la conséquence inévitable de l’utilisation de la force contre celles et ceux qui refusent les politiques patronales et gouvernementales. Rémi Fraisse, manifestant contre l’inutile, le nuisible barrage de Sivens, est la victime non d’une bavure mais d’une politique cohérente.

Cohérence répressive

Depuis plusieurs mois le gouvernement multiplie les mesures répressives. Violences policières systématiques contre les opposantEs à l’Ayraultport de Notre-Dame-des-Landes, interdiction des manifestations en solidarité avec le peuple palestinien, répression à La Poste, à la SNCF, à l’Inspection du travail, etc. Violences répétées contre les sans-papiers, les Rroms, les demandeurs d’asile. Criminalisation des militantEs de la Confédération paysanne contre l’usine des 1000 vaches. Et en prime, une loi qui au nom de la lutte contre le terrorisme vise à fliquer toute la population.

Cohérence antisociale

Patronat et gouvernement calomnient les plus pauvres, attaquent les chômeurs, traitent de « privilégiéEs »les fonctionnaires et les salariéEs en CDI. Le patronat se sent légitimé et soutenu dans une même politique répressive. Le Pacte de compétitivité vient faire régner au cœur des entreprises une insécurité sociale dont le chômage fournit le socle permanent. La répression des syndicalistes, de toutes celles et ceux qui refusent les diktats patronaux est devenu le vrai visage du dialogue social des amis de Valls. Les institutions représentatives du personnel, fragiles barrières légales qui donnent des moyens ou protègent les représentants des salariéEs sont dans la ligne de mire du MEDEF.

Fort de nos faiblesses

C’est l’ensemble de cette politique qu’il faut combattre. Impossible de séparer riposte sociale et riposte antirépressive. Des années de reculs sociaux, de défaites, suscitent doutes et hésitations. Le basculement définitif d’un gouvernement que beaucoup imaginaient de « gauche » dans le camp du patronat, des nantis, ajoute au sentiment d’absence d’alternative. L’attitude des directions syndicales, au mieux embourbées dans le dialogue social, au pire soutenant totalement la politique gouvernementale conforte ce sentiment.

Reprendre l’initiative

Malgré ces difficultés, des résistances, des ripostes existent. Leur isolement autant que les politiques répressives n’ont pas permis de victoire significative. Mais elles constituent un point d’appui pour reprendre l’initiative. La mobilisation qui se dessine, notamment dans la jeunesse, peut remettre en cause le scénario du gouvernement. Dans le même temps les forces politiques, associatives, syndicales, à l’initiative des manifestations du 12 avril dernier appellent à de nouvelles manifestations le 15 novembre pour affirmer notre rejet d’un budget symbole de la politique de reculs sociaux répondant aux exigences du MEDEF. Ces mobilisations doivent redonner confiance et permettre de regagner du terrain, d’interdire au gouvernement de poursuivre une politique qui ajoute la violence d’Etat à la violence de l’austérité.

Le 04/11/2014

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Sam 8 Nov - 22:11


Premier plan :
A la Une. Le gouvernement cogne fort, ripostons le 15 novembre ! (Robert Pelletier)
15 novembre : après l'appel, construire... (Manu Bichindaritz)
Ebola : médecins sans frontières ou fermeture des frontières ? (Franck Cantaloup)

Édito : La planète brûle, Hollande rajoute du pétrole ! (Christine Poupin)
Un monde à changer : Reprise... de la pauvreté
+ Bien dit, no comment, le chiffre, l'agenda

Actu politique :
Sivens : le conseil général botte en touche, le mouvement continue (CorrespondantEs NPA 81)
Gouvernement : combattre leurs logiques policières (Henri Wilno)
Soral et Dieudonné : nouveau parti antisémite et complotiste ? (Bertold du Ryon)

Actu internationale :
Tunisie : après les élections législatives (Freddy Mathieu et Dominique Lerouge)
Italie : réchauffement du climat social ? (De Turin, Gippo Mukendi. Traduit par Ross Harrold)
Le monde en bref. Burkina Faso : solidarité avec la révolte populaire
/ Pakistan : une "seconde perpétuité" !

NPArguments :
TOTALement capitaliste ! (Roseline Vachetta, Sandra Demarcq, Paul Martial, Christine Schneider et correspondantEs)

Actu sociale :
Roms : "regarder ces immigrants d'abord comme des paysans sans terre et des ouvriers sans emploi" (Entretien avec Véronique Decker. Propos recueillis par JMB)
Lutte : 60 ans après, victoire des mineurs grévistes de 1948 (Entretien avec Jean-Luc Raynaud. Propos recueillis par Catherine Segala)
CGT : poser les questions de fond (Robert Pelletier)
Transports : une grève pour rien ? (Correspondant)
La Poste : non à la révocation de Yann ! (Correspondant)
Mille vaches : le procès de l'agriculture industrielle (Christine Poupin)
Ryanair : encore condamné ! (Correspondant)

Actu du NPA :

Souscription 2014 : la solidarité anticapitaliste pour financer nos révoltes !
Les comités en action ! Paris 18e : "migrants : arrêtons l'hécatombe !
Les Nôtres. Laurent Chauvin (Ses camarades du NPA de l'Eure)

Culture :

Théâtre : "Les enfants de la terreur" (Kevin Rennes)

Essai : Pour les musulmans d'Edwy Plenel (Denis Godard)

Musique : la Nausée par la Canaille (Céline Grisoni)

Cinéma : Bande de filles de Cécile Sciamma (Jean-Marc Bourquin)

+ Annonces
La Der :
Libre expression. Égypte : "Sissi ne pourra pas cacher longtemps son échec sur les fronts économiques et sociaux" (Entretien avec Khaled Ali. Propos recueillis par Thomas Gubert et traduit par Stan Miller)
+ Vu ailleurs et le strip de Faujour

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Mer 12 Nov - 13:23


Sortie le jeudi 13 novembre 2014

La Une :
Du fric pour eux, des flics et des mensonges contre nous. Assez de ce gouvernement PS-Medef !




Premier plan :


A la Une. 15 novembre : enfin un barrage utile... contre ce gouvernement ! (Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou)
Sivens, Notre-Dame-des-landes : pourquoi un tel acharnement ? (Commission nationale écologie)
USA : crise des deux partis capitalistes, avancée pour les forces de gauche (De Milwaukee, Keith Mann)


Édito : De l’État (Thibault Blondin).
Un monde à changer : le paradis luxem... bourgeois
+ Bien dit, no comment, le chiffre, l'agenda



Actu politique :
Jouyet-Fillon : digestion difficile ? (Sandra Demarcq)
Marine Le Pen, première... ennemie des travailleurs (Yvan Lemaitre)
Congrès du FN : reconstruire un mouvement antifasciste (Antoine Larrache)


Actu internationale :
Syrie : la révolution résiste à Salamiyah (Ghayath Naisse)
Burkina Faso : victoire populaire (Paul Martial)
Le monde en bref. Grèce : mobilisation de la jeunesse scolarisée / Communiqué : Georges Abdallah reste en prison ! (Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah)







NPArguments :


Mali : état de guerre, état des lieux (dossier réalisé par Bertold du Ryon)



Actu sociale :
SNCM : comment saborder le service public... (Robert Pelletier)
Santé : contre l’« Hôstérité », la Convergence continue ! (J.C. Delavigne et correspondantEs)
Jeunesse : en colère contre les violences policières ! (JB et Damien)
TravailleurEs sans-papiers (75) : boulevard de Strasbourg, l’occupation continue (LD)
Calais : un « centre d’accueil » en trompe-l’œil (François Brun)
Psychiatrie : quels chemins pour la résistance ? (Correspondant)
Médecine du travail : la santé des salariéEs bafouée ? (LD)


Actu du NPA :


Souscription 2014 : Assez d’austérité pour le NPA, souscrivez sans attendre !


Campagne internationale. « DisparuEs » mexicains : renforcer la solidarité (Correspondant)




Les comités en action ! Paris 18e : réunion débat sur la Bosnie / Louviers (27) : rassemblement antimilitariste / Val-d’Oise : non aux Le Pen




Culture :


Exposition : Maisons de verre et routes sans frontières (Gilles Bounoure)


Essai : Sommes-nous tous des individus ? de Maurice Rajsfus (Pierre Baton)


BD : Une histoire populaire de l’Empire américain de Howard Zinn, Mike Konopacki et Paul Buhle (Sophie Coudray)


Enfants : Les bêtes noires ont bon dos de Alain Serres et Aurélia Fronty (Catherine Segala)


La Der :

Libre expression. Podemos : "un débat qui marque une étape importante dans la façon de faire de la politique en Espagne" (Entretien avec Pablo Echenique. Propos recueillis par Miguel Segui)

+ Vu ailleurs et le strip de Faujour

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Ven 14 Nov - 14:20


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Intégrale meeting NPA 13 novembre Paris

Message  Roseau le Lun 17 Nov - 13:12


Roseau

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  alexi le Lun 17 Nov - 21:05

300 personnes à ce meeting selon Marianne.

alexi

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  Roseau le Lun 17 Nov - 23:53

Effectivement tout l'article de Marianne est de ce tonneau, totalement subjectif.
Un modèle du genre...

Roseau

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

Message  alexi le Mar 18 Nov - 0:00

Voici l'article, très médisant et pro-FG par anti-NPAisme, de Marianne :

Loïc Le Clerc


NPA : la révolution sabordée

Samedi 15 Novembre 2014


Ils ne sont qu'une petite vingtaine de militants à être présents, le 9 octobre dernier, lors de la réunion de rentrée politique du comité de l’Essonne, mais leurs interrogations résument parfaitement la profonde crise idéologique et organisationnelle que traverse le Nouveau parti anticapitaliste : « Comment ne pas laisser le terrain libre à l’extrême droite ? », « Les manifs qui se multiplient, à quoi ça sert ? », « Le problème, ce ne serait pas la forme du parti ? », « Comment rendre crédible notre projet ? », « Comment rebondir sur les échecs passés ? »... Cinq ans à peine se sont écoulés depuis la création du NPA, soit autant d'années de crise économique mondiale. Et pourtant, le parti n'a étonnement pas su « capitaliser » sur la crise. A l'heure où ses membres défilent contre l'austérité au côté d'une multitude d'organisations politiques et syndicales, à quelques semaines aussi de son prochain congrès (qui doit avoir lieu début 2015), nous sommes allés à la rencontre de ses militants, de ses dirigeants et des anciens du NPA, pour leur poser toutes ces questions. Histoire de comprendre pourquoi la révolution NPA n'a pas eu lieu, comment ce vaisseau anticapitaliste lancée en 2009 a pris l'eau et frôle aujourd'hui le naufrage.

Le retour de la vieille LCR et de ses manières

Et le dernier à avoir sonné la charge, de manière inattendue, c’est Philippe Poutou. Le 8 octobre dernier, son mail de démission du comité exécutif (CE), envoyé à ses camarades de la direction, a fuité dans la presse. Exactement le genre de remue-ménage que le parti préfère gérer, discrètement, en interne. Depuis, un seul mot d’ordre à ce sujet : « Il n’y a pas de problème avec Poutou ». L’unique réaction officielle à ce sujet viendra d’Olivier Besancenot dans Le Figaro : « Que nos détracteurs comprennent bien une chose : dans les semaines qui viennent, il faudra compter avec Poutou, le NPA et tous ceux qui veulent changer ce monde avant qu'il nous écrase ! ». De son côté, l’ex-candidat à la présidentielle de 2012, que nous avons contacté, se désole que l’« "affaire" qui aurait dû rester privée, comme toute dispute de famille » ait fini par apparaître au grand jour.

On comprend que la chose soit mal vécue. L'image qu'il dresse du NPA, dans son courrier électronique, est catastrophique pour une telle organisation. Oublié, en effet, le bel esprit de camaraderie censé habiter l'extrême gauche : « opportunisme individuel », « incapacité collective à fonctionner démocratiquement », « manque de transparence », « impossible intégration », « Comité exécutif trop parisien »... Bref, au NPA, règne le chacun pour sa pomme et les Poutou sont pris pour des ploucs d'ouvriers de province ! Aujourd'hui, Philippe Poutou, qui ne veut pas s'exprimer plus longuement sur le sujet, essaie tout de même de tempérer son propos. Son but avec ce mail ? Il cherchait simplement, dit-il, à « reconstruire » ce parti. Avec ses camarades, il avait donc tout logiquement des « débats sur le comment-faire ».

On voit ça... L'ambiance, en tout cas, n’est pas sans rappeler de mauvais souvenirs à ceux qui ont quitté le navire LCR quand celui-ci avait été rebaptisé NPA (tous les marins savent d'ailleurs que cela porte malheur...). C’est le cas de Christian Picquet, ancien membre du bureau politique de la LCR et porte-parole de Gauche unitaire (une des trois entités, avec le PCF et le PG, à l'origine du Front de gauche). Il revoit là ce qu'il rejetait déjà à l'époque : cette politique « sectaire et diviseuse ». Pour lui, le témoignage de Poutou confirme la « grande supercherie » sur laquelle s’est fondé le NPA, à savoir un parti qui renoue avec ses « vieilles pratiques peu transparentes et démocratiques, autoritaires et opaques » qui ne font de lui qu’« un petit groupe d’extrême gauche ».

Les trotskistes, ces puristes

L'émergence du PG et de Jean-Luc Mélenchon, la création du Front de gauche, voilà des facteurs qui ont pesé dans le naufrage du NPA. Car Picquet n'est pas seul à avoir sauté par dessus bord. D’autres ont aussi quitté le navire pour s’aligner derrière Mélenchon. Comme Myriam Martin, qui était pressentie pour représenter le parti à la présidentielle de 2012, avant que Poutou ne soit sorti de nulle part. Aujourd'hui, elle est à la tête de Gauche anticapitaliste (parti membre d’Ensemble, lui-même membre du Front de gauche). Désormais, Martin explique avoir tourné la page et préfère tendre la main à ses anciens camarades, non sans critique : « Le problème avec le NPA, c’est son refus de voir les convergences avec d’autres courants de la gauche radicale ». Car elle l'assure, le NPA « aurait sa place dans un front plus large », s'il le désirait. Hélas, l’union de la gauche de la gauche débecte encore les plus puristes des trotskistes. Certains revendiquent toujours fièrement leur indépendance vis-à-vis du PS, du PC, mais aussi du Front de gauche. D'autres commencent à comprendre que cet isolement a signé l'hémorragie militante et s'est révélé suicidaire. Récemment dans le journal Sud Ouest, Poutou déclarait d'ailleurs qu’il fallait « recoller les morceaux du parti, mais aussi avec le Front de gauche, les syndicats, et pourquoi pas les écolos ». Bref, le NPA devrait la « jouer plus collectif ».

Cette union, la gauche radicale a peut-être failli y parvenir en avril 2014. En marge de la manifestation unitaire du 12 avril contre l’austérité, organisée via le Collectif 3A (pour l'« Alternative À l'Austérité »), le NPA proposait au PC, au PG, à LO et à Ensemble de constituer pour les élections européennes des « listes unitaires avec toutes les forces politiques qui entendent se situer en opposition au gouvernement, à la droite et à l’extrême droite ». La proposition était-elle sincère ? Quelques jours plus tard, LO refusera la proposition, Besancenot accusera Pierre Laurent et le PC de faire capoter l’alliance et le NPA, par la voix de Poutou, prendra sa posture de vilain petit canard de l’extrême gauche : « On sera marginalisé et on fera un petit score, mais on sera là ». Du côté de la Gauche anticapitaliste, Martin regrette encore cette attitude de « parti qui ne se sort pas du vase-clos, qui cherche la petite bête qui pourrait nous diviser. »

Si le parti anticapitaliste est isolé politiquement, Alain Krivine assure à Marianne être convaincu que sa « ligne sera payante à long terme ». Le Grand soir ne sera donc pas pour demain, mais tant pis puisqu'il adviendra, c'est sûr, après-demain ! L’ancien mentor de la LCR désigne deux tentations à éviter : l’opportunisme et le sectarisme. D’après lui, le NPA se situerait juste entre les deux : « Il doit être unitaire et garder sa radicalité. » C’est cette position qui, avec l’« échec du Front de gauche », permettrait au NPA de survivre. Selon Krivine, ils seraient beaucoup à admettre s’être trompés en rejoignant le Front de gauche, et certains commenceraient même à revenir. Sans doute que le Front de gauche n'est pas au mieux de sa forme — Mélenchon l'a d'ailleurs compris, le lancement du Mouvement pour la VIe République en atteste — mais tout de même Krivine pousse un peu : relativiser l'échec du NPA, en pointant celui beaucoup moins criant du Front de gauche, et espérer même en profiter, c'est un peu gonflé tout de même. C'est ne pas voir que le bateau prend l'eau, perd des militants et s'affaiblit dans les urnes chaque jour qui passe...  

Daniela Cobet et Guillaume Loïc, membres du Comité exécutif et représentants du Courant communiste révolutionnaire, la gauche du NPA (sic), partagent l’analyse de Krivine sur la posture radicale à conserver et affirment que l’union avec les autres forces de la gauche de la gauche, « ça n’est qu’une tentative électorale de survie, pas une solution pour la classe ouvrière ». Le CCR, c’est cette frange qui regrette la « perte idéologique du parti lorsqu’il s’est positionné en négatif, de "communiste révolutionnaire" à "anticapitaliste" ». Ce courant du NPA avance toujours avec cette question en tête : « Comment s’extraire de cette gauche institutionnelle pour un retour vers des idées révolutionnaires ? ». Alors plutôt que de se fondre dans le Front de gauche, ils envisagent de profiter de l’espace qui se creuserait à « leur droite », avec ce credo : « On frappe ensemble, mais on marche séparément ».

Martin déplore cette position d’auto-exclusion de certains de ses anciens camarades : « Un seul parti ne peut pas agir seul, il faut confronter les idées. Je veux que l’ensemble du NPA réfléchisse à son rôle dans la recomposition de la gauche radicale. » Martin, qui devrait être invitée au congrès du NPA, semble assez confiante quant à leurs futures retrouvailles : « Le Front de gauche doit s’ouvrir, et je suis sûre qu’on va bientôt se retrouver avec une alliance plus pérenne avec le NPA. Le processus va s’accélérer. »  Un brin d’optimisme qui n’est pas vraiment partagé par Christine Poupin, porte-parole du NPA et camarade de longue date de Martin. Elle ne voit pas de raison d’entrer au Front de gauche « au moment où il n’a plus de projet commun ». Les pourparlers, on le sent, vont être longs !

Besancenot trop et... pas assez présent !

À la ramasse dans les urnes et les caisses vides, le NPA n’a d’autre choix que de se concentrer sur les luttes sociales. Bien sûr, cela fait partie de son ADN idéologique. Mais c'est aussi un moyen pour le NPA, même s'il ne l'admettra jamais, de s'afficher médiatiquement au côté des « travailleurs en lutte ». Et pour cela, le parti anticapitaliste peut compter sur son « atout charme », celui qui avait réussi à attirer les projecteurs et les voix électorales : Olivier Besancenot. Exemple le 14 octobre dernier quand le postier se pointe au palace Royal Monceau, venu soutenir les femmes de chambre en grève. Celui qui détient le record de voix de la LCR à une élection présidentielle ne ressemble plus qu’à une sorte de mascotte avec laquelle on se fait prendre en photo. Pour beaucoup, le NPA, ce n'est plus que « le parti de Besancenot » alors même que Besancenot ne veut plus l'incarner.

Pour nos deux membres du CCR, c’est une évidence, le parti est « trop dépendant d’Olivier Besancenot ». Ils aimeraient bien « réussir à combler l’écart entre son influence et [leur] réelle influence ». Et cela s'est illustré jeudi dernier, lors du meeting parisien contre l'austérité et la guerre, avec en tête d'affiche le même Besancenot. Sans lui et sa facilité à produire à la chaîne, dans ses discours, des punchlines fracassantes, il faut bien le dire, ce rendez-vous n'aurait pas eu la même saveur. Au moins 300 personnes se sont rendues au gymnase Bidassoa. Beaucoup de jeunes sont présents, attirés pour certains par la présence du NPA dans les mobilisations pour Rémi Fraisse. Ça débat de la Syrie, de l'Irak, du FN, du PS, de l'austérité, de la violence policière, etc. La salle est enthousiaste, comme heureuse de se réunir enfin pour parler politique.

La tentation habituelle de la rue

Même genre de conversation dans un bar de l’avenue de Flandres où la section du XIXe arrondissement s'était réunie à la mi-octobre. Ils sont une quinzaine, militants et curieux à venir discuter autour d’un verre. Ils parleront longtemps de l’Irak, bien plus fascinés par la résistance kurde que préoccupés par la situation sociale et politique française. Yann, la quarantaine, pressent pourtant qu'en France « beaucoup de choses sont possibles du jour au lendemain, ça peut péter ! », mais il admet ne pas savoir si ça ira dans le sens du NPA, ou celui du FN. Pour ce samedi 15 novembre  et la manifestation unitaire du Collectif 3A, il espère y retrouver une « colère de gauche ».

Mais pour l'instant, le parti semble tiraillé sur la stratégie à adopter. Sur les mouvements de soutien à Rémi Fraisse par exemple, deux attitudes se sont opposées : certains voulant rejoindre la manifestation interdite place Stalingrad, la direction préférant le « sit-in pacifique » du Champs-de-Mars, sans qu'aucune des figures du parti ne tranche réellement. Confusion ou division interne ? Quoi qu'il en soit, c'est la visibilité et la présence du parti qui en pâtit, au profit des Verts, du Front de gauche et même des groupes d'anarchistes. Il faut dire aussi que le NPA a déjà donné en matière de manifestation interdite. On se souvient du rassemblement pro-palestinien de Barbès cet été. Un rassemblement qui révélait, une fois de plus, cette habitude fâcheuse de l'organisation d'extrême gauche : sa tendance à fricoter de très près avec des organisations communautaristes. Comme si les leçons de l'épisode désastreux, en interne et en externe, de la candidate voilée présentée par le NPA aux régionales de 2010, n'avaient jamais été tirées...

Ce n'est pas le NPA qui est paumé, mais la classe ouvrière !

Pour Krivine néanmoins, ce n'est pas tant le NPA qui traverse une crise que son électorat. Voilà qui est pratique ! La fameuse classe ouvrière, explique-t-il, est pourtant « plus forte qu’avant, même si elle ne s’en rend pas compte ». Il constate qu'elle oscille entre défiance et confusion idéologique. De plus, le capitalisme et sa société individualiste auraient formaté les gens, analyse-t-il, à se tourner vers des réponses simplistes, qui sont celles du FN. À cela, le NPA doit ajouter la perte de Daniel Bensaïd, en 2010. Il était le dernier grand intellectuel au parti, cité à plusieurs reprises lors du meeting parisien du 13 novembre, comme si sa pensée n'avait toujours pas trouvé de relais.

Désormais, pour Krivine, le NPA ne peut « rendre crédible [son] alternative au capitalisme [qu’]en faisant de la politique ». En effet, ce serait judicieux... Et ils essayent tant bien que mal. Lorsque Besancenot se retrouve face à ses « pires ennemis », PS, UMP et FN, sur le plateau de Mots Croisés, le 20 octobre, il fait de son mieux pour s’imposer comme l’autre alternative au bipartisme. Des points difficilement marqués et surtout rapidement perdus, lorsque Besancenot se transforme en intermittent du spectacle politique et gaspille le peu d'espace médiatique de son parti en comparant Jouyet à Nabilla, par exemple...

« Faire de la politique », c'est peut-être aussi regarder ses erreurs passées et tenter de construire un chemin pour le futur. Le prochain congrès le permettra-t-il ? Pas sûr. En attendant cette échéance, le parti semble donc faire le pari de la rue. Une nouvelle fois. Comme ce samedi 15 novembre et la mobilisation contre l'austérité. Et pourtant, le NPA ne peut se contenter de ça. Il faudra bien, à un moment donné, se demander pourquoi, ça ne prend pas. Olivier Besancenot a avancé une piste intéressante lors du meeting du 13 novembre dernier : « On a un terrible adversaire, nous-même » !

alexi

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Re: Résistance au gouvernement bourgeois

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