Veille des outils de répression

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Drones : des ONG demandent l'interdiction

Message  Roseau le Sam 5 Jan - 4:02

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Dim 6 Jan - 21:09

Un homme brûlé par un tir de Taser dans un nuage de gaz lacrymogènes Le Monde.fr avec AFP | 06.01

Un homme a été brûlé lors de son interpellation sur l'autoroute A13, vendredi soir, dans l'Eure, par l'embrasement des gaz d'un spray lacrymogène déclenché par l'impulsion électrique d'un Taser. Malgré ses blessures, il a réussi à s'enfuir de l'établissement où il avait été hospitalisé, a-t-on appris dimanche 6 janvier de source judiciaire.
L'homme avait tenté d'échapper aux services des Douanes et à la gendarmerie lors d'un contrôle sur l'autoroute, mais avait finalement été contraint de s'arrêter sur l'aire de repos de Gaillon, a indiqué la procureur de la République à Evreux, Dominique Laurens, confirmant une information du site d'InfoNormandie.

UNE FLAMME A MIS LE FEU AUX VÊTEMENTS DU SUSPECT

Enervé, il avait réussi à s'emparer du spray de gaz lacrymogènes d'un des douaniers et l'avait vidé en direction des agents. Un des gendarmes avait alors fait alors usage de son Taser, un pistolet à impulsion électrique, mais "la conjonction" de la décharge électrique "avec les gaz lacrymogènes a provoqué une flamme qui a mis le feu aux vêtements du suspect", a expliqué Mme Laurens.

Brûlé, ce dernier a été hospitalisé mais "s'est sauvé de l'hôpital" samedi soir. Selon le site InfoNormandie, l'homme avait été hospitalisé à Rouen."Le Taser a un processus d'enregistrement lors de sa mise en route", a souligné Mme Laurens, qui a confié dimanche soir ne pas encore avoir "visualisé le film".

nico37

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Re: Veille des outils de répression

Message  dug et klin le Dim 6 Jan - 21:52

[quote="nico37"]

Il va probablement y avoir une enquete pour déterminer si c'est la faute au tazer,ou aux gazs lachrimos affraid .Je serait enclin a dire qu'il faut interdire les deux,et pour etre sur de ne pas se tromper,interdire tous les pistolets(sauf urinaux a l'hospital) et tous les gazs,notament celui de shit. lol!
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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Ven 11 Jan - 1:17

Rapport de la Gendarmerie Nationale sur les rassemblements de personnes. 18/09/12

L’arti­cle ori­gi­nal n’est plus dis­po­ni­ble, le site ayant mys­té­rieu­se­ment dis­pa­rut. Le PDF en ques­tion reste à votre dis­po­si­tion en fin d’arti­cle.

Entre 2007 et Août 2009, la Direction géné­rale de la gen­dar­me­rie natio­nale et le socio­lo­gue Normand Fillon ont col­la­boré dans la réa­li­sa­tion d’un rap­port, regrou­pant des infor­ma­tions sur tous les types de ras­sem­ble­ments exis­tant en France, qu’ils soient fes­tifs, poli­ti­ques ou apo­li­ti­ques. Ainsi l’état cher­che a étudier non plus uni­que­ment la manière de gérer ces ras­sem­ble­ments, mais également le pro­fi­lage des per­son­nes pré­sen­tes au sein de ces événements. Des mil­lions d’indi­vi­dus sont ainsi passés au crible.

Chaque année depuis 2009, le Centre de Recherche de la Gendarmerie Nationale fait évoluer ce rap­port qui sert de véri­ta­ble base à l’évolution mili­taro-sécu­ri­taire des forces de sécu­rité fran­çai­ses, en publiant des comp­tes rendu des réu­nions.

[...]

Chapitre un : Les rassemblements festif de masse.
1-1 Les diners blanc
Mode opé­ra­toire
Rôle des forces de l’ordre
pros­pec­tive
1-2 Les rave party
Histoire d’un illé­ga­lisme iden­ti­taire
Modes opé­ra­toi­res
Rapport avec les forces de l’ordre

Deuxieme chapitre : Les rassemblements festifs furtifs
2-1 Les Flash-Mobs
Définition et prin­ci­pes
mode opé­ra­toire
Les formes déri­vés de Flash-mobs
Élément de pros­pec­tive : Flash-Mobs ter­ro­ris­tes et délic­tueu­ses.

2-2 Quelque autres ras­sem­ble­ments fes­tifs urbains
2-2-1 Les fêtes dans le métro
2-2-2 Les « free Hugs »
2-2-3 Les ras­sem­ble­ments tek­to­nik et les Battles
2-2-4 Les événements face­book

2-3 Quelque élément de pros­pec­tive sur les ras­sem­ble­ment Festifs

Troisieme chapitre : Mensonge business et récupération.
3-1 Les déso­béis­sants l’impos­ture mili­tante
Histoire et « phi­lo­so­phie »
Les actions une logi­que d’appro­pria­tion du mili­tan­tisme d’autrui
Les stage de for­ma­tion à l’action non vio­lente : un diver­tis­se­ment
La fai­blesse des effec­tifs et la réa­lité du « mou­ve­ment »
Le cinéma de mon­sieur Renou
Element de pros­pec­tive
3-2 Jeudi noir : de la farce au rire (très) jaune
Le busi­ness du mili­tan­tisme mar­ke­ting
3-3 Manif de droite : vous repren­drez bien un peu de busi­ness (et de récu­pé­ra­tion)
Des inté­rêts per­son­nels bien senti
Deux beaux exem­ples de récu­pé­ra­tion
Élément de pros­pec­tive

Quatrième chapitre : Les nouvelles formes de rassemblements militants
4-1 Le clan du néon : du nou­velle acti­visme
4-2 Les débou­lon­neurs : L (e r) appel à la loi
Histoire et mode opé­ra­toire
Un autre rap­port au force de l’ordre et aux autres types de ras­sem­ble­ment
4-3 Les dégon­fleurs : la roue tourne
Régulation et mode opé­ra­toire
La fin d’un mou­ve­ment... qui refleu­rira autre­ment
4-4 Les bri­gade acti­viste des clowns : la non-action effi­cace
Mode opé­ra­toire
Élément de pros­pec­tive
4-5 Les actions « coups de poing » (étudiant)
Définition
Mode opé­ra­toire et par­ti­ci­pants
Relation avec les forces de l’ordre et dégé­né­res­cence des « actions »
Élément de pros­pec­tive

Cinquième chapitre : Les black Blocs : puissance et stratégie
Histoire et défi­ni­tion
Constitution et modes opé­ra­toi­res
La pensée poli­ti­que des black blocs
Les modè­les natio­naux et le cas fran­çais
Le mode opé­ra­toire des black blocs fran­çais
L’accep­ta­bi­lité sociale des black blocs et les fron­tiè­res flous
Éléments de pros­pec­tive

Sixième chapitre - Les caillasseurs : la haine, la rage et la guerre
L’iden­tité au centre de la haine et de la guerre
La défense du ter­ri­toire
Les fonc­tions spé­ci­fi­ques des quatre types de caillas­sage
Division et hié­rar­chi­sa­tion du tra­vail de caillas­sage
Élément de mode opé­ra­toire tac­ti­que
Élément de pros­pec­tive

Septième chapitre - Essai de prospective croisée
7-1 Enjeux et pros­pec­tive des nou­veaux ras­sem­ble­ments de per­son­nes
Mondialisation et fron­tière numé­ri­que
Rassemblements et éclatements : foules, grou­pes en rhi­zome et masse
La poro­sité des « fron­tiè­res »
7-2 Réflexions de pros­pec­tive pour les forces de main­tien de l’ordre
L’émiettement du main­tien de l’ordre : d’un métier à une fonc­tion
Du main­tien de l’ordre au contrôle des foules : la mili­ta­ri­sa­tion
7-3 Prospective croi­sée : l’évanescent et le lourd

http://rebellyon.info/spip.php?action=acceder_document&arg=14909&cle=c53aeaf0fa23c5302e2c967d5e80a3015a17c80e&file=pdf%2FProspectivesgendarmerie.pdf

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Message  Roseau le Ven 11 Jan - 4:38

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Sam 12 Jan - 20:07

Sur les armements du maintien de l'ordre (Mise à jour : décembre 2012)

Nous reproduisons ici une brochure qui nous a été envoyée par mail et que vous pouvez télécharger en bas de cet article.
Merci à nos contributeurs !

LES LANCEURS & ARMES DE POING

Le décret n° 2011-795 du 30 juin 2011 établit la liste des catégories d'armements susceptibles d'être utilisées pour le maintien de l'ordre public. Le décret mentionne les caractéristiques des armes à feu pouvant être utilisées dans les situations précises définies par le quatrième alinéa de l'article 431-3 du code pénal (Article déjà modifié par la LOI n°2009-971 du 3 août 2009 - art. 5) : En cas d’attroupement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public (atteinte aux personnes ou à des institutions).

On y retrouve les lanceurs de grenades de 56 mm et leurs munitions, les lanceurs de grenade de 40 mm et leurs munitions, les lanceurs de grenades et de balles de défense de 40 × 46 mm et leurs munitions, les lanceurs de balles de défense de 44 mm et leurs munitions, ainsi que le fusil à répétition de précision de calibre 7,62 × 51 mm et ses munitions, ce dernier étant censé être utilisé seulement à titre de riposte en cas d'ouverture du feu sur les représentants de la force publique.

> Il y a tout d'abord les lanceurs de grenades, qui permettent une propulsion de munitions de 56 mm sur une distance de 50 à 200 mètres (généralement des grenades lacrymogènes, mais aussi des grenades sonores et de désencerclement) :

(...)

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Dim 13 Jan - 15:04


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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Sam 19 Jan - 22:26

Jeudi 17 Janvier 2013, Valence :

Procès pour Refus du fichage Adn ; "pour rappeler à la justice que nous sommes contre le fichage ADN et solidaires de celles et ceux qui le refusent" :
http://rebellyon.info/Refus-du-fichage-adn-soutien-au.html

21 Janvier, Montpellier :

Rassemblement de soutien contre fichage Adn, procès en Appel ; Suites du "mouvement social contre la casse des retraites". En 1e instance,"l’argumentation du procureur suivie par les juges tient du délit d’opinion" :
http://scalp34.wordpress.com/2013/01/14/21012013-rassemblement-de-soutien-pour-proces-de-refus-de-fichage-adn/
http://npaherault.blogspot.fr/2013/01/montpellier-giorgos-au-tribunal-justice.html

22 Janvier, St-Nazaire :

Procès pour Refus de fichage, meme pas Adn ;
"Jeudi 18 octobre, Notre-Dame-des-Landes, troisième jour de l'opération César"...
http://www.codelib.info/2013/01/22-janvier-proces-pour-refus-de-fichage.html

Du 28 Janvier au 1er Février, Drôme :

Transhumance hivernale contre le puçage électronique ; "Face à la généralisation de mesures d’industrialisation de l’élevage et de contrôle social, une transhumance festive aura lieu"
http://rebellyon.info/Trahshumance-hivernale-contre-le.html
trans­hu­mance.fes­tive.over­blog.com

Début Février, Lyon :

Délibéré attendu d'une audience du 10 Janvier pour Refus de fichage Adn. Le proc a requis 100 jours-amende à 5 euros ; Suites d'une manifestation et de violences policières en 2009, "en réponse à l’organisation du sommet BioVision" (réunion de "raclures patronales et politiques pour décider de la marchandisation du vivant et de l’inféodation des structures de recherche aux intérêts économiques" http://rebellyon.info/Recit-en-photo-de-la-manifestation.html) :
http://rebellyon.info/Rassemblement-en-soutien-a-un,11728.html

25 Février, Paris :

6 Déboulonneurs passent en jugement pour Refus de fichage Adn ; Suites de barbouillages de publicités en 2009. L'audience avait été reportée "le temps que la Cour de cassation statue sur des questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) relatives aux prélèvements biologiques" : + Propos de Catherine Bourgain, généticienne et témoin en faveur de refusants, sur le fichage génétique :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5019
http://www.liberation.fr/societe/2012/06/13/les-deboulonneurs-refusent-d-afficher-leur-adn_826005

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Jeu 31 Jan - 21:39

Une manif de moutons contre le puçage électronique

Parti lundi de Mornans (dans la Drôme), un troupeau de 200 moutons mettra cinq jours pour gagner Valence. A la tête de cette manif-transhumance de 50 kilomètres, une cinquantaine d’éleveurs et bergers qui dénoncent l’industrialisation de leur métier de paysan, qui passe notamment par l’obligation de mettre une puce électronique à leurs bêtes.

« Hier, on nous a imposé une vaccination inutile. Aujourd’hui, il faut mettre des puces électroniques aux moutons. Et demain, nous devrons acheter des béliers dans des centres d’insémination ».

L’éleveuse Laure Charoin s’active autour des clôtures en plastique qui retient encore pour quelques minutes les quelque 200 moutons qui vont s’élancer et marcher jusqu’à Valence.

Ce lundi après-midi, accompagnées d’un bélier, les brebis partent de Mornans, minuscule village niché dans l’un des plus beaux coins de la Drôme.

En huit kilomètres, elles rejoindront Saoû, à quelques encablures de Die, entre la Provence et le Vercors. Là où les touristes les plus fortunés achètent des ruines pour en faire des résidences secondaires. En mode transhumance, les bêtes devraient atteindre vendredi la préfecture de la Drôme.

Le troupeau est conduit par une cinquantaine d’éleveurs venus de tout le département. Les visages sont tendus. Peut-être à cause de la bise qui vous glace le sang.

« Cela me rappelle le Larzac », glisse une des voisines venue en soutien. Comme pour la mobilisation dans les années 1970 contre l’extension du camp militaire, un vent libertaire pousserait ces paysans drômois, réfractaires aux nouvelles normes de traçabilité. Comme pour le plateau aride de l’Aveyron, la Drôme fait figure de terre de résistance contre cette obligation de mettre une puce électronique aux moutons.

« No puçaran »

Depuis janvier 2010, un règlement de l’Union européenne impose pour tous les ovins un système d’identification électronique au moyen d’un « transpondeur », plus communément appelé puce RFID que l’on peut retrouver sur les cartes de transport en commun ou dans les passeports. Pour les brebis, cette puce est placée sur une boucle d’oreille en plastique et comprend le numéro de l’élevage et le numéro de la bête.

Bien que plusieurs syndicats agricoles, dont la Confédération paysanne, soutiennent ce mouvement, le cortège n’a ni banderole, ni drapeau. Tout juste peut-on trouver un carton avec l’amusant message « no puçaran » -en référence au « no pasaran » des antifascistes espagnols. On remarque surtout des t-shirts que portent certains éleveurs, avec inscrit « No Futur, ni pucés, ni soumis ».
Un slogan qui résume la posture de ces éleveurs : défendre une certaine idée de l’agriculture en opposition avec une agriculture plus industrielle et productiviste.

« Un marché juteux pour les nanotechnologies »

Pour ces paysans, les puces sont un des éléments de cette dérive redoutée vers l’industrialisation. Car, pour l’instant, rien ne change :
il y a les mêmes informations que celles écrites sur les deux boucles plastiques déjà obligatoires pour la traçabilité.

Sébastien Pelurson, l’un des principaux organisateurs de la transhumance, mène le troupeau de son village de Mornans jusqu’à Saoû. Il possède 230 brebis et 25 chèvres qu’il n’a pas faites « pucer » :

« Comme d’habitude, ce sont les gros exploitants agricoles qui ont poussé pour que les puces électroniques deviennent obligatoires. Avec plusieurs milliers de têtes de moutons, ils peuvent gérer leurs troupeaux avec des scanners que les petits exploitants ne possèdent pas. »

Les chambres d’agriculture subventionnent jusqu’en juillet 2013 l’achat de puces électroniques à hauteur de 70 centimes sur un euro d’achat. « Une manière d’aider davantage les gros exploitants », précise l’éleveur qui pointe également un potentiel marché juteux :

« L’industrie des micro et nanotechnologies fait du lobbying pour qu’on s’équipe. Sans les aides actuelles, il en coûtera cinq fois plus cher au paysan qu’avec de simples boucles plastiques ».

« De simples exécutants de l’agro-alimentaire »

Le discours est rodé. Car derrière l’apparence désordonnée de la manif-transhumance, l’organisation est minutieuse : site Internet, équipe vidéo, contacts presse. Ce collectif s’est structuré il y a deux ans autour d’une première mobilisation contre l’obligation de vacciner les brebis contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Pour les éleveurs, ce fut la première tentative de leur imposer une façon « inutile et dangereuse » de travailler. Depuis, cette obligation a été levée.

Après les puces, c’est le bélier que les éleveurs seront contraints d’aller acheter dans un centre d’insémination. Date prévue de cette nouvelle obligation : 2015. Elle est au coeur des revendications, explique l’éleveuse Laure Charoin :

« Sous prétexte de lutter contre la tremblante du mouton, ils vont sélectionner génétiquement des béliers. Nous ne pourrons plus échanger nos béliers, en fonction de nos propres critères. Comme pour les OGM, on va perdre en diversité génétique ».

Sans badge, ni drapeau, le porte-parole de la Confédération paysanne de la Drôme, Vincent Delmas, est présent au premier jour de cette transhumance :

« Comme pour le puçage, ce sera une grande perte de liberté pour les éleveurs. »

Cette perte a un nom : « l’intégration ».

« Les éleveurs de brebis deviendront comme nos collègues qui font du porc ou de la volaille, qui sont de simples exécutants de l’agro-alimentaire. Ils nous amèneront un bélier et, puis ils nous imposeront une manière de manger et de les soigner ».

Le « ils » revient toujours dans la bouche des éleveurs. « Ils », ce sont les « technocrates » de Bruxelles ou du ministère de l’agriculture mais aussi les grands exploitants agricoles, qui « travaillent » main dans la main avec les premiers.

« On ne veut pas être des cobayes »

Etienne Mabille et sa femme Irène sont également aux avant-postes de cette transhumance. Le bonnet enfoncé jusqu’à sa barbe de père Noël, Etienne marche. Quant à Irène, elle conduit un des camions qui sert de voiture-balais. C’est à la suite de leurs aventures qu’a été décidée cette manif de brebis. Car ils font partie des premiers éleveurs à être sanctionnés pour avoir refusé de mettre des puces à leur soixante brebis.

Après un contrôle, la Direction départementale du Territoire (DDT, ex-direction de l’agriculture) leur a signifié au mois d’août dernier la perte des primes liées à la Politique Agricole Commune (PAC) de l’Union européenne. Etienne Mabille a évalué la perte totale à environ 8 000 euros.

Heureusement pour les Mabille, leur exploitation des Baronnies, dans la Drôme, est diversifiée. Plantes aromatiques, épeautre… Tout en bio. Et puis, à 55 ans, ils arrivent en fin de carrière. Mais ils ont promis de se battre contre « cette absurde diarrhée législative » :

« Nous voulons seulement qu’on nous laisse le choix de nos outils. Nous ne sommes pas des cobayes. Aujourd’hui, ce sont les brebis. Demain, est-ce que ce seront les enfants qui porteront une puce pour ne pas qu’on les perde ? »

Le combat, Etienne en a l’habitude :

« Quand nous nous sommes installés en bio il y a 26 ans, on nous prenait pour des illuminés. Il a fallu se battre pour obtenir les mêmes soutiens que les autres agriculteurs. »

Sans puce, plus d’accès à l’abattoir

A la différence d’Etienne Mabille, la grande majorité des éleveurs dépendent fortement des aides de la PAC. Entre un tiers et la moitié des revenus des éleveurs de brebis destinées à la viande sont des subventions.

Les aides étant conditionnées par le respect de la réglementation européenne, certains, contraints, ont mis des puces à leur brebis. Comme cet éleveur de la plaine de la Drôme, qui est, malgré tout, venu à la transhumance. « Résistant passif » comme il se définit lui-même, il est venu soutenir les éleveurs qui sont en pointe, ceux qui n’hésitent pas à donner leur nom aux journalistes en toute connaissance de cause. Yvan Delage, du Haut-Diois, assume :

« Tous les paysans se plaignent de ces contraintes. Mais ils ont peur qu’on leur coupe les aides. On aurait peut-être dû bouger avant. Maintenant, on est obligés. »

Ce ne sont plus seulement les aides de la PAC qui dépendent du puçage mais aussi l’accès aux abattoirs et les autorisations de transhumance. Laure Charoin témoigne :

« Dernièrement, j’ai amené une dizaine d’agneaux de lait à l’abattoir. Sans puce. La vétérinaire m’a appelée pour me dire que c’était la dernière fois. Si je ne peux plus accéder à l’abattoir, comme je vais faire ? »

« La motivée », comme on la surnomme, reste malgré tout optimiste. « On se fera entendre ». Ce ne sera en tout cas pas sous les fenêtres du préfet de la Drôme, qui leur a signifié que les brebis ne pourraient pas accéder jusqu’à la préfecture

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Re: Veille des outils de répression

Message  Copas le Dim 3 Fév - 18:33

Scènes de chasse, de quadrillage dans les appartements et de rafles dans le quartier Populaire de l'Ariane

100 policiers, le GIPN, hélico, etc, pour arrêter un vendeur de cannabis, dresser 4 infractions à l'hygiène dans des commerces et cafés et des contraventions routières.

Plein délire du gouvernement policier de Hollande. Scènes d'intimidation de la population contre un grand quartier populaire.
La réponse de la hollandie à l'insécurité sociale c'est cogner la population pour lui faire peur.


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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Mar 5 Fév - 14:43

Radicalisation : les entreprises surveillées AFP 04/02

Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d'anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux, selon une note de service. "Dans un contexte économique dégradé qui touche l'ensemble des territoires, il est important de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir", explique cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP), qui fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d'information générale (SDIG, ex-RG).

Ce document, daté du 30 janvier et transmis aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne la nécessité "d'anticiper" les mobilisations, ainsi que "les risques d'incidents" ou d'éventuelles "menaces sur l'outil de production en cas de radicalisation d'un conflit". Depuis plusieurs mois, le contexte social s'est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus...).

Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une "radicalisation" de salariés de ces entreprises en difficulté, qui pourrait notamment apparaître lors d'une manifestation le 12 février à Paris. Des réunions ont eu lieu à cet égard, notamment à la préfecture de police de Paris (PP), et ce mouvement, "s'il est confirmé", est "suivi de très près", selon les sources. La note "insiste" notamment sur la "nécessité de préserver et renforcer au besoin le potentiel d'analyse et de couverture des territoires dans ce domaine".

Concernant les quartiers sensibles, la note précise que le travail de veille doit être "prioritairement" orienté vers les zones de sécurité prioritaires (ZSP) lancées par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Les fonctionnaires de la SDIG sont également invités, avec leurs homologues du renseignement intérieur, à détecter des "groupes ou individus à risque" qui graviteraient dans les milieux islamiques en France.

Parmi les groupes ou milieux à suivre "avec constance", la note évoque "les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies". Les mouvements de défense de l'environnement, qui peuvent être amenées à conduire des "actions fortes" sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste, doivent également "faire l'objet d'une veille permanente", explique cette note.

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Re: Veille des outils de répression

Message  fée clochette le Mar 5 Fév - 15:41

déjà publié sur le fil syndicalisme et mouvements sociaux (libertés, droits de grève)
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Message  nico37 le Ven 15 Fév - 11:17

Calais retenu pour le projet « Spyland » Alix de Vogüé (Bureau de Lille du Moniteur) | 10/07/2012

La ville côtière pourrait accueillir un centre de loisirs sur le thème de l’espionnage. Les promoteurs doivent encore réunir les 500 millions d’euros.

La SEM Adevia, concessionnaire de la zone d’activité du Virval à Calais a signé un accord de préférence avec la société Noraparc, porteuse du projet de parc d’attraction Spyland en France. Cet accord prévoit de réserver les 45,1 hectares nécessaires à l’opération pendant 12 mois à partir du 9 juillet. Muni de ce document, Noraparc mène maintenant des pourparlers pour trouver les investisseurs internationaux prêts à injecter les 500 millions d’euros requis par ce projet qui devrait permettre la création de 1200 emplois.
Selon Bertrand Eliard, son président, « trois investisseurs majeurs regardent le dossier ». Il souhaiterait pouvoir en sélectionner un d’ici à novembre pour aboutir à un accord à la fin de l’année.
Des pourparlers sont aussi menés avec des groupes hôteliers pour deux hôtels d’une capacité totale 500 chambres destinés en basse saison à accueillir une clientèle de séminaires et tourisme d’affaires.
Noraparc est chargé de développer en France le projet Spyland. Son directeur général est Patrick de Saint-Simon qui travaille depuis une quinzaine d’année sur le concept. 7,5 millions d’euros ont été investi en études de maîtrise d’œuvre confiées à JRA (Jack Rouse Associates) concepteur de parcs d’attractions, White Water, spécialiste de parcs aquatiques et au cabinet d’architectes lyonnais CRB chargé de préparer le dossier de permis de construire du projet français. La société ProFun, qui sera chargée de l’exploitation du parc d’attraction intervient en tant qu’AMO pour la construction.

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Lun 18 Fév - 12:09

Justice : la voix, un nouvel élément de preuve 18/02

Une bande magnétique, la messagerie d'un répondeur, un serveur internet... Quel que soit le support, la voix peut être un élément déterminant pour les enquêtes judiciaires. Pour identifier la voix d'un suspect, les techniciens de la police scientifique et de la gendarmerie nationale disposent de logiciels puissants capables de comparer et trier les enregistrements grâce aux algorithmes. Des outils de "biométrie vocale" sur lesquels les forces de l'ordre refusent de communiquer.

Depuis la fin janvier, au siège de la police scientifique d'Ecully, le service de l'informatique et des traces technologiques (SITT) expertise le fameux enregistrement attribué à Jérome Cahuzac. Un enregistrement rendu public par le site d'information Mediapart et censé prouver que le ministre détenait au moins un compte en Suisse. Pour effectuer ce travail à la demande du parquet de Paris, les techniciens de la police utilisent, comme leurs collègues de la gendarmerie, des outils informatiques comme le logiciel Batvox.

"Batvox est né en Espagne", raconte Philippe Vinci, consultant chez AGNITIO/BATVOX qui nous a fait une démonstration de son produit. "Le logiciel a été développé à l'université de Madrid. Il a très vite intéressé la Guardia civil [ndlr : l'équivalent de notre gendarmerie] pour lutter contre les mouvements indépendantistes armés. Devant l'intérêt et les résultats de ce type de logiciel, d'autres polices ont aussi montré de l'intérêt. On s'est positionnés sur ce créneau et il a été adopté par plusieurs corps de police dans le monde". En Espagne, depuis les débuts de Batvox, plusieurs criminels dont des membres de l'ETA ont ainsi été confondus et condamnés par la justice espagnole.

Les explications de Philippe Vinci, consultant chez Agnitio/Batvox

Chaque voix a sa propre signature

La plupart des experts européens en phonétique, agréés par les tribunaux, s'appuient désormais sur ce type de logiciels pour aider la justice à identifier ou au contraire dédouaner des suspects. La puissance des algorithmes permet aujourd'hui de "faire parler" des enregistrements de mauvaise qualité, inexploitables il y a encore 5 ans.

"La biométrie vocale est très appréciée des services d'enquete à travers le monde en matière d'anti-terrorisme en Europe, pour les affaires de kidnapping ou de trafic de drogue en Amérique latine", explique Philippe Vinci. "Comme l'ADN, chaque voix a sa propre signature. L'épaisseur de nos cordes vocales, la taille de notre larynx, de nos cavités buccales et nasales, tout cela produit une voix unique et la machine détermine une trentaine de points de comparaison comme pour l'ADN ou les empreintes digitales. Ca ne fait pas tout mais c'est une sérieuse aide à la preuve dans de nombreux dossiers en cours".

Une preuve pas aussi puissante que l'ADN

En France, la justice reste prudente par rapport à l'identification vocale. La voix est considérée comme un élément de preuve intéressant mais rarement comme une preuve aussi solide que l'ADN et surtout l'empreinte digitale. Dans l'affaire Gregory, des dizaines et des dizaines d'expertises et contre-expertises vocales ont été menées par le passé sans jamais aboutir. Aujourd'hui, les progrès de cette technique pourraient relancer des enquetes que l'on croyait enterrées.

BATVOX

BATVOX is an expert 1:1 voice biometric tool designed for forensics experts and scientific police to perform speaker verification and compile expert reports as evidence in court.

Audacity Policial (aka Audacity Police)

Audacity Policial (aka Audacity Police) is an extension of Audacity sound editor that was created to help police and justice investigations based on phone call and environmental recordings, supporting audio analysis and transcription.

nico37

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Lun 25 Fév - 16:06

Hérault : un maire fait suivre ses employés municipaux Anne Jouan 25/02

Le maire de Pérols a engagé un détective privé pour enquêter sur des employés municipaux, qui se font prescrire, selon lui, des arrêts maladie fictifs. L'opposition s'insurge. L'un des deux employés conteste les faits.

En périphérie de Montpellier, et à quelques kilomètres de Palavas-les-Flots, cette commune tranquille de 9500 habitants, bâtie autour d'un vieux village, est le théâtre d'un scénario à la Pagnol. Depuis quelques jours, les péroliens discutent de la dernière trouvaille du maire révélée dimanche par Midi Libre : faire suivre un salarié municipal par un détective privé. Le tort de cet employé selon le maire? Être en arrêt maladie longue durée et travailler pendant ce temps là au noir pour des particuliers en faisant du jardinage.

C'est Jean-Pierre Rico, conseiller municipal apparenté à l' Union des démocrates indépendants (UDI) qui a trouvé le pot aux roses. Depuis plusieurs semaines, la rumeur circulait à Pérols: un détective privé suivait des habitants. L'opposant au maire mène sa petite enquête et découvre qu'un privé de Montpellier suit deux employés municipaux. Entre septembre et octobre 2012, une filature a été menée sur une période de 24 jours. «J'estime qu'entre 10.000 et 15.000 euros ont été dépensés pour cette histoire. Le maire a rémunéré ce detective avec les deniers publics soit l'argent du contribuable»,déplore Jean-Pierre Rico.

Jeudi dernier lors d'un conseil municipal, l'opposant au maire demande à Christian Valettes (sans étiquette politique) quelles sont les missions qu'il a confiées à un cabinet d'avocat de Nîmes alors qu'il fait généralement appel à un conseil de Montpellier. «Car je savais que derrière ce cabinet d'avocats, il avait en réalité demandé les services d'un détective privé», confie Jean-Pierre Rico au Figaro. Ce n'est pas seulement la méthode que les opposants au maire critiquent (faire appel à un privé sans en avoir parler au conseil municipal) mais le fond de l'histoire. Dans notre République, il existe des moyens légaux pour débusquer les faux arrêts maladie. On peut faire appel à l'inspection du travail et demander des contre-expertises médicales».

Éric est en arrêt maladie après un accident du travail
Contacté par Le Figaro, Éric, l'un des deux salariés espionnés estime se sentir «sali». «Ce qui me dégoûte, c'est que le maire me fait passer pour un faux malade», explique-t-il encore. Il s'est rapidement rendu compte qu'il était régulièrement suivi par une 206 grise. L'un de ses amis, également employé municipal avait été suivi avant lui. Éric est en arrêt maladie après un accident du travail au cours duquel il avait été blessé au dos. Son avocate explique qu'Éric allait en réalité récupérer des outils qu'il avait prêtés à un ami. «Ensuite il a bu un café avec toute la famille, nous confie-t-elle. Donc nous pourrons fournir s'il le faut toutes les attestations des membres de la famille qui étaient présents ce jour-là. Il n'y a aucun problème sur le fond».

La commune de Pérols compte 260 employés municipaux et les conflits avec la mairie sont nombreux. «Il existe une grosse tension sociale», nous confie un adjoint au maire. En cause, la suppression des primes de fin d'année, les modifications d'organigrammes, etc.

Sollicité à plusieurs reprises par Le Figaro, Christian Valettes, le maire de Pérols n'a pas voulu répondre à nos questions.

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Message  nico37 le Sam 16 Mar - 13:28

Refus de prélèvement d’ADN : 200€ d’amende pour Sébastien Migliore et Cédric Valéro Stéphanie Marin 15/03


Sébastien Migliore et Cédric Valéro, deux membres du bureau de l’Union locale CGT d’Alès ont été convoqués ce vendredi matin au Tribunal d'Alès.

“ Mon fils n’est pas un délinquant ! ” Agnès, la mère du désormais très (tristement) célèbre Sébastien Migliore, a rejoint sur place Henri Barbusse, ce vendredi 15 mars, dans le froid glacial du matin, le cortège conséquent de soutien aux deux syndicalistes de l’Union locale d’Alès. Sébastien et Cédric Valéro étaient convoqués au tribunal d’Alès pour avoir refusé un prélèvement d’ADN.

L’affaire remonte à octobre 2010, sous l’ère Sarkozy, lors des manifestations organisées en réponse à la réforme des retraites. Interpellés pour un “soi-disant” feu de poubelle, les deux hommes avaient refusé de se soumettre à un prélèvement d’ADN au cours de leur audition. “Je n’ai pas à être fiché au même titre qu’un délinquant sexuel ou du grand banditisme. C’est une certitude, il y a une répression policière à l’encontre des syndicalistes” affirmait Sébastien Migliore juste avant de passer les portes du tribunal d’Alès. Le tribunal, un lieu qu’il a l’habitude de fréquenter depuis ces trois dernières années. Alors, il est plutôt serein, et même curieux car au tout début du mois de mars, le Sénat a adopté une proposition de loi d’amnistie syndicale sur les délits commis dans le cadre de mouvements sociaux depuis 2007. “ Je suis curieux de savoir quelle position va prendre le procureur compte tenu de cette amnistie ! ”

Un cortège de soutien à Sébastien Migliore et Cédric Valéro s'est formé sur le parvis du tribunal d'Alès ce vendredi 15 mars.

“ Je ne donnerai jamais mon ADN autrement que par amour ”

“ Je ne donnerai jamais mon ADN autrement que par amour. ” C’est en ces mots que Cédric Valéro, le deuxième syndicaliste poursuivit dans cette même affaire, a réaffirmé sa volonté de tenir bon face à “ cet acharnement ” contre les syndicalistes. “ Le syndicat est en danger. On veut remettre en cause notre liberté d’expression, notre droit à la grève, les valeurs de la République. Le prélèvement d’ADN relève d’un fichage discriminatoire envers les syndicalistes considérés plus délinquants que ceux qui commettent des délits et crimes financiers. J’ai mon honneur et ma dignité. Mon ADN, c’est le patrimoine génétique que m’ont transmis mes parents et que j’ai moi-même transmis à mes deux enfants. Je ne donnerai jamais mon ADN autrement que par amour. ”

Le délibéré a été rendu à 15h30 : Sébastien Migliore et Cédric Valéro ont été condamnés à 200 € d’amende.

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Message  nico37 le Mer 20 Mar - 17:59

Les « caméras-pervenches » débarquent à Paris Caroline Sallé, Service infographie du Figaro 20/03

À partir du 2 avril, une cinquantaine de caméras de surveillance serviront à repérer et sanctionner les usagers mal garés ou grillant un feu rouge sur treize axes de la capitale.

Dans la capitale, une pervenche pourra bientôt en cacher une autre. À compter du 2 avril, la Préfecture de police va en effet expérimenter la vidéo-verbalisation. Autrement dit se servir des caméras de surveillance pour traquer voitures mal garées, conducteurs circulant dans les voies de bus ou encore automobilistes en train de griller un feu rouge. Souriez, vous êtes verbalisés.

Le dispositif utilisera entre 50 et 60 caméras sur les 1037 actuellement déployées dans le cadre du plan de vidéoprotection pour Paris, destiné essentiellement à lutter contre la délinquance. «Nous avions déjà recours à ce type de moyens techniques pour surveiller également le trafic routier, explique Nicolas Lerner, directeur adjoint de cabinet du préfet de police. Ce qui est nouveau, c'est que dorénavant, il y aura émission de PV.»



Concrètement, un agent assermenté constatera l'infraction grâce à la vidéo et photographiera le véhicule «afin d'identifier l'immatriculation et la marque», rapporte le commissaire Muriel Rault, adjoint au sous-directeur régional de la circulation et de la sécurité routière. Les informations seront ensuite transmises au Centre national de traitement de Rennes, qui dressera un procès-verbal. «Le propriétaire du véhicule recevra l'amende quelques jours plus tard, un mois au maximum. La capture d'écran sera quant à elle conservée durant cinq ans, pour servir en cas de contestation», poursuit le commissaire. Bien entendu, le prix de l'amende «vidéo» sera identique aux PV classiques.

Avantage: la mesure permettra de simplifier et d'accélérer la procédure, donc, pour les forces de l'ordre, de gagner en efficacité. «Les fonctionnaires de police pourront constater les infractions au Code de la route et verbaliser à distance les contrevenants, sans interception du conducteur», détaille Nicolas Lerner.

Un premier bilan cet été

Dans un premier temps, seuls treize axes, choisis en raison des embouteillages ou du nombre important d'accidents qui s'y produisent, seront concernés. Ceux particulièrement touchés par le non-respect des feux rouges, à l'instar des Champs-Élysées (VIIIe) ou de l'avenue de l'Opéra (Ier). Ceux fortement congestionnés, où les voitures sont régulièrement mal garées (Grands Boulevards, Saint-Germain…). Ceux encore touchés par les problèmes de stationnement en double file, comme le boulevard de Sébastopol (IIIe et IVe) et l'avenue Jean-Jaurès (XIXe). Enfin, les axes où les voies de bus sont utilisées de manière intempestive, à l'image du boulevard Barbès (XVIIIe) ou de l'avenue de Clichy (XVIIe). «Quatre agents seront dédiés à cette surveillance et mèneront des opérations ciblées, plusieurs fois par semaine», poursuit Nicolas Lerner. Un bilan sera effectué dès cet été et une montée en puissance progressive envisagée, en fonction des résultats.

L'objectif affiché est double : fluidifier le trafic sur les boulevards et les avenues les plus encombrées, surtout aux heures de pointe, de 7 heures à 10 heures et de 17 heures à 20 heures. Mais aussi et surtout améliorer la sécurité routière.

Ainsi, à ceux qui craignent déjà une avalanche de PV supplémentaires et voient dans cette nouvelle mesure une manière détournée de faire davantage de chiffre, la Préfecture répond qu'«il s'agit avant tout de lutter contre certains comportements dangereux et de créer de l'insécurité chez les contrevenants», fait valoir Laure Condomines, chef du pôle sécurité routière. Car les incivilités au volant persistent. Pour preuve, «les dix radars feux rouge installés à Paris flashent en moyenne chacun entre 50 et 145 conducteurs quotidiennement», déplore-t-elle.

Si Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 Millions d'automobilistes ne remet pas en cause l'aspect sécurité routière de la mesure, il regrette toutefois que l'«on surverbalise les conducteurs au lieu de parler du véritable problème qui est celui du manque de places de parking à Paris. Une alternative consisterait à créer des espaces de gratuité, permettant de stationner durant un laps de temps réduit, ce qui faciliterait les rotations et par contrecoup la fluidité du trafic». À la PP, on fait valoir que quatre millions de PV pour non-respect du stationnement sont déjà dressés chaque année et que la vidéo-verbalisation ne fera pas exploser ce chiffre…

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Message  nico37 le Jeu 28 Mar - 3:03

Refus d'ADN à Larmor-Baden. Le procureur « appréciera »Mathieu Pélicart 27/03

Le procureur de la République de Vannes, Thierry Phelippeau, a découvert, hier matin, la lettre ouverte de Simon Tattevin, un habitant de Larmor-Baden qui refuse, par principe, de donner son ADN dans le cadre de l'enquête sur la série d'incendies qui touche la commune depuis fin 2011 (Le Télégramme d'hier). Il ne souhaite pas « polémiquer », ni apporter de réponse à cette « provocation » : « Chacun assume ses responsabilités. Mais je ne suis pas sûr que sa conception de la citoyenneté soit partagée par les autres habitants de Larmor-Baden. Il est d'ailleurs le seul à avoir refusé ce test. J'apprécierai la réponse à donner à cette affaire mais, pour le moment, j'ai d'autres priorités ». Sur la question du devenir des prélèvements effectués, soulevée par Simon Tattevin, le procureur répète que, s'agissant d'actes de police, ils n'ont « pas vocation à être conservés » : « J'y veillerai personnellement ». Thierry Phelippeau, qui a lancé le 7 février cette opération ADN auprès de tous les hommes du village âgés de 15 à 75 ans, indique, par ailleurs, que « les prélèvements arrivent à leur terme », et que « les résultats seront communiqués en temps voulu ».

Nombreux commentaires

En attendant, l'initiative de cet habitant suscite de nombreuses réactions, tantôt indignées, tantôt de soutien, sur les réseaux sociaux et sur le site internet du Télégramme. Les « pour », qui en font un débat de société, et les « contre », qui se mettent à la place des victimes, s'opposent sur le terrain glissant de la sécurité et des libertés, preuve s'il en est que la question du « fichage » des personnes préoccupe. Pour détendre l'atmosphère, Avalon 56 propose de réutiliser les prélèvements salivaires pour « coller des timbres (amendes bien sûr) ! ».

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"Chiens" policiers

Message  Roseau le Mar 2 Avr - 17:38

« Les chiens policiers ne sont pas à proprement parler des animaux.
Les chiens policiers sont des bêtes perverties qui n’ont pas une mentalité animale.
Les policiers n’étant plus des êtres humains,
comment les chiens policiers pourraient-ils être des animaux ? »
Leonora Carrington
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RESISTONS ENSEMBLE N° Avril

Message  Roseau le Jeu 11 Avr - 3:59

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Re: Veille des outils de répression

Message  nico37 le Jeu 11 Avr - 23:45


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Nouveau système d’information Schengen

Message  Roseau le Ven 12 Avr - 18:46

Le SIS 2, entré en vigueur le 9 avril,
permet l’échange d’informations entre les autorités nationales compétentes
afin d’empêcher l’entrée dans l’espace européen sans frontières de personnes recherchées
ou qui n’ont pas le droit de rentrer dans l’UE.
Il contient des informations sur les personnes disparues,
véhicules, armes, documents d’identité, avions, bateaux, équipements industriels, moyens de paiement.
Ce système intègre les données biométriques et les copies des mandats d’arrêt européens.
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