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Etat Espagnol

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Etat Espagnol - Page 3 Empty Dans cet article, les principales sources d'info

Message  Roseau le Ven 20 Mai - 13:40

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/05/20/grogne-le-mouvement-social-espagnol-organise-et-connecte/

Des manifs se préparent dans plusieurs pays. Liste en France, mais je n'en sais pas plus...

Paris / Marseille / Toulouse / Grenoble / Montpellier / Strasbourg / Lyon 1/2 / Bordeaux / Nice / Nancy
/ Perpignan
http://www.lepost.fr/article/2011/05/19/2500407_espagne-democracia-real-ya-liste-des-manifestations-en-france-demain-soir_1_0_1.html
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Zapatero du céder sur l'interdiction de manifestation pendant...les élections

Message  Roseau le Ven 20 Mai - 15:59

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Espagne.-Zapatero-sceptique-sur-l%E2%80%99interdiction-des-manifestations_39382-1804089_actu.Htm
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Message  Invité le Ven 20 Mai - 19:56

POSI Espagne

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Etat Espagnol - Page 3 Empty Extension des occupations ?

Message  Roseau le Sam 21 Mai - 1:04

D'après plusieurs sources, à vérifier et suivre de près
http://actualutte.info/?p=4285

Un meilleur suivi ici:
http://laviemanifeste.com/archives/2886
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Analyse de Jaime Pastor

Message  Roseau le Sam 21 Mai - 2:11

en espagnol
http://www.vientosur.info/articulosweb/noticia/?x=3936
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Re: Etat Espagnol

Message  irneh09218 le Sam 21 Mai - 8:25

loriot2010 a écrit:POSI Espagne

CCOO et CGT ne sont que des lampistes de l'actuel gouvernement prêts à faire n'importe quoi pour récupérer les subventions, y compris du chantage aux subventions en échange de signatures.
C'est une honte...

Tous ces gens là : DEHORS...
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Message  nico37 le Sam 21 Mai - 11:12

Etat espagnol: "nous n'avons plus peur d'eux"


15 Mai : Nous n’avons plus peur d’eux
Joseba Fernández, Miguel Urbán, Raúl Camargo (Izquierda Anticapitalista)
Le 15 Mai, une brèche s’est ouverte. Il n’y a plus de discussion à ce sujet. Une mobilisation qui ouvre de nouvelles voies et qui représente, sans conteste, un point d’inflexion dans la riposte sociale à la crise dans l’Etat espagnol. Quiconque, dans le camp de la gauche, au-delà des incertitudes du moment, doute ou se refuse à célébrer avec joie cet événement a un sérieux problème. Il se met d’ores est déjà hors jeu.
Dans ce texte nous avançons une série d’explications pour comprendre le succès de la mobilisation (et sa poursuite), l’importance du thème de la précarité et de la jeunesse, ainsi que la signification que cet événément-mouvement peut avoir comme facteur de déstabilisation dans la mobilisation contre la crise.
Les antécédents, le bouillon de culture, l’abandon de poste de certains et l’impuissance des « alternatifs »
S’étendre, à nouveau, sur les facteurs qui expliquent la profonde détérioration de la situation sociale, économique et environnementale et sur l’ensemble de la vie politique espagnole n’a pas beaucoup de sens ici. Il est archi connu comment a éclaté la crise économique capitaliste sur le modèle de développement espagnol et comment cela a affecté des millions de personnes. On connaît également le modèle de sortie de crise que les élites ont mises en place. Une dynamique de « lutte de classes par en haut » qui, sous les diktats de l’UE et du FMI, laisse un cortège sans fin de victimes et représente une victoire écrasante pour les banquiers, les grands capitalistes et les spéculateurs de tous poils.
D’une certaine manière, le bilan depuis le crack de l’économie espagnole est terrifiant. La financiarisation des classes moyennes, « l’enrichissez vous » et le rêve d’une société de petits propriétaires et de l’ascenseur social ont fonctionné à la perfection comme un mécanisme illusoire pour justifier le modèle économique de développement du pays. Mais l’éclatement des bulles financières et immobilières, dont le poids était énorme dans l’économie espagnole, ont fait voler en éclat cette fiction selon lequel le capitalisme profitait à tous.
D’une société rendue partiellement euphorique par la croissance économique on est passé à une société majoritairement frappée de plein fouet par la crise et sans filet social auquel s’accrocher. Et, sans pour autant entrer dans une psychologisation creuse, on est passé d’une citoyenneté reposant sur différents réseaux de confiance à une société qui n’a plus confiance envers les institutions sociales et politiques sur lesquelles repose le régime espagnol.
Mais cette transition s’est faite attendre. Dans sa composition majoritaire, la classe ouvrière a d’abord été mise K.O à travers une série de phases et de moments déterminés. Personne ne passe de l’euphorie à la peur et de cette dernière à l’indignation et à la mobilisation en une séquence courte et mécanique. Mais, bien entendu, le « bouillon de culture » qui allait produire « l’explosion » du 15 Mai s’est tissé peu à peu, de manière souterraine. Au cours de ces derniers mois, ce fut aux marges des canaux et des structures dont on attendait d’elles qu’elles puissent jouer un rôle de premier plan dans la riposte face à l’urgence sociale.
Une première brèche s’est ouverte le 29 septembre 2010. Ce jour là (et dans les semaines préparatoires), la possibilité réelle d’amplifier les résistances et les ripostes populaires (et pas seulement dans le cadre des relations de travail, mais bien au-delà) a été réaffirmée par le succès de la grève générale. Pour la gauche sociale et politique anticapitaliste, les conditions de continuité de la grève étaient claires ; construction de plateformes citoyennes, de nouvelles initiatives de grèves, apprentissage collectif dans la lutte, etc.
La fin du conflit syndical, du fait de la compromission des syndicats majoritaires avec le « dialogue » et le « Pacte social » signé par leurs directions avec le gouvernement, ont fait qu'il a été impossible d'exploiter l'opportunité ouverte par cette première brèche. Il a été impossible, à partir de ces structures syndicales, de suivre un autre modèle d’accumulation de forces et de luttes en réponse à la crise. Le mal qu’a causé ce Pacte (sur le recul de l’âge de la retraite à 67 ans, NdT) sur les pensions et sur le moral d’un grand nombre de militants, ainsi que la perte de crédibilité (bien méritée) dont ont souffert les centrales syndicales bureaucratiques permettent de comprendre que les syndicats n’ont plus été perçus comme des instruments capables d’interpréter et de traduire en action le malaise social généralisé.
Le bilan de ce qu’on peut appeler, de manière large et diffuse, la gauche alternative et anticapitaliste, n’est pas plus brillant. Bien entendu, elle n’a nullement été coupable de jouer un rôle de complice dans la farce de la « paix sociale ». Mais elle n’a pas été capable d’exprimer dans la rue l’alternative qu’elle peut porter. Bien que les résistances aient été notables, les incapacités organisationnelles, les œillères idéologiques, la déconnection réelle vis-à-vis de ce qui ne constitue pas les noyaux d’activistes habituels ou, simplement, l’absence de mise en œuvre de modes d’actions attractifs pour un autre public, tout cela a conduit au fait que ces mobilisations – bien que nécessaires et relativement réussies – n’ont pas été capables, à aucun moment, d’initier un nouveau cycle de luttes de masses.
Ainsi, le syndicalisme alternatif, les mouvements sociaux les plus radicaux et cohérents ou la gauche politique radicale n’ont pas (nous n’avons pas) réussis à briser et dépasser le cercle dans lequel ils se déploient habituellement. Bien qu’il soit vrai que, au cours de ces derniers mois, leur rôle d’étincelle dans la dynamique des lutte s’est amplifié, on a toujours atteint un plafond infranchissable. Mais il faut reconnaître également que toutes ces initiatives, aussi petites soient elles, qui se sont concrétisées depuis des mois et des années ont peu à peu contribué à construire une partie du discours aujourd’hui assumé par les masses qui se sont mobilisées le 15 mai.
L’effet d’imitation et les résistances dans le monde des dépossédés
L’absence de référents pratiques, symboliques et organisationnels ont empêché la possibilité de ripostes sociales d’ampleur au cours de ces derniers mois. Soudain, frappant à notre porte, sont apparues les révoltes, les rebellions et les révolutions d’autres peuples, de nouvelles expériences et de nouvelles formes d’auto-organisation. Ce fut la jeunesse portugaise, dans sa lutte contre le FMI ; les étudiants italiens contre Berlusconi, la précarité et l’austérité dans l’enseignement ; le syndicalisme et la jeunesse grecque contre la dette et le chantage de l’UE ; les universités occupées et mobilisées au Royaume Uni ; la France rebelle et qui refuse de perdre ses droits sociaux. Et ce fut, comme un miracle inespéré, le soulèvement de la dignité et contre la tyrannie dans les pays arabes. La jeunesse tunisienne et égyptienne et de tant d’autres pays, les organisations sociales et politiques qui là bas ont héroïquement résisté depuis des années aux dictatures politiques et économiques, nous ont montré qu’il est possible de prendre le ciel d’assaut, et y compris dans les pires conditions. Et, d’une certaine manière, ils nous ont fait perdre la peur.
On ne peut pas minimiser, au vu de ce qui se passe aujourd’hui dans l’Etat espagnol, l’effet de contagion que ces révoltes-révolutions ont dans le monde. Et la manière dont elles contribuent à changer les choses et de prétendues réalités immuables dans la gestion du capitalisme et de l’impérialisme à l’échelle globale.
Mais il est difficile de percevoir de quelle manière précise elles ont eu un impact spécifique sur le réveil de la révolte dans l’Etat espagnol. Nous ne mentionnerons que deux éléments : au niveau du discours et des formes d’organisation (utilisation des réseaux sociaux et force symbolique et réelle de l’espace public), elles semblent avoir été authentiquement inspiratrices.
La jeunesse : un signifiant vide mais plein de contenu
Íñigo Errejón disait dans un récent article que dans la mobilisation du 7 avril de « Jeunesse sans futur », le concept même de jeunesse avait été utilisé, de manière réussie, comme un « signifiant vide » qui condense une bonne partie de la réalité sociale et de l’imaginaire collectif capables de légitimer une mobilisation de ce type. Une analyse juste qui, comme nous le voyons maintenant, continue à fonctionner et continuera à le faire.
A nouveau, comme cela s’était déjà passé dans le cycle ouvert par Mai ’68, bien que dans des conditions complètement différentes (1), la jeunesse, à partir de différents foyers de résistance, agit comme une authentique « avant-garde tactique » dans le cadre d’un mouvement d’ensemble. Nous n’aborderons pas ici des aspects aussi épineux que le concept de « génération », ni les conditions objectives et subjectives capables de donner lieu à une mobilisation massive de la jeunesse aujourd’hui. Nous nous limiterons à affirmer sa pertinence comme élément déclencheur d’antagonismes sociaux plus vastes. Et elle le fait dans des contextes démographiquement (par exemple quand on compare les pays arabes aux pays européens) et politiquement (le niveau politique du mouvement) très inégaux.
Le discours et la pratique axés autour de la précarité constitue toujours un élément actif à l’heure d’agglutiner les volontés. L’accumulation d’expériences et de discours contre-hégémoniques dans les universités ces dernières années n’est pas à négliger. La mise en marche d’une initiative avec autant de potentiel que celle de « Jeunesse sans futur » est seulement un signe de comment les secteurs activistes du mouvement étudiant ont su se reconnaître, articuler un discours rassembleur et affiner des pratiques de mobilisation ayant un fort impact social.
Dans ce sens, on ne peut pas comprendre le 15 mai sans le 7 avril. On ne pourra pas comprendre un tel mouvement de rue sans l'intervention spéciale et le rôle protagoniste joué par les revendications, les discours et les pratiques de collectifs comme « Jeunesse sans futur ». Les chiffres alarmants du chômage et de la précarité dans la jeunesse constituaient déjà un symptôme de préoccupation pour des sociologues liés au PSOE comme Jose Félix Tezanos ou, plus récemment, pour le FMI lui-même qui a osé parler d’un « risque » de « génération perdue » en Espagne.
Les victoires du 15 mai et ses périls : contre la dictature des marchés, le mouvement est en marche
Quelque chose a changé à partir du 15 mai. A Madrid, on respire de manière différente, dans une ambiance de manifestation. On retrouve le sens même du mot : manifester, ce qui suppose (ou devrait supposer) ; prendre les rues, se connecter avec d’autres gens et amplifier cet espace commun le plus possible. Ne plus avoir peur. Tel est le message porté depuis plusieurs semaines par les affiches de « Jeunesse sans futur » (2). Et c’est cela qui a été crié collectivement dans les rues de Madrid (et certainement dans les autres villes) : « Sin miedo » (« Sans peur ! »). Une peur que nous ne pouvons perdre qu’ensemble, collectivement. La grande réussite des politiques néolibérales a été de nous enfoncer dans des problématiques individualisées (la peur au travail, la peur de l’avenir, des banques, de la perte des liens, de l’exclusion sociale). Ce n’est qu’à partir de solutions collectives, loin de toutes les fausses solutions individuelles, que cette peur peut céder la place à d’autres états d’esprit. Et une partie de cette peur nous a déjà quitté. Telle a été la grande leçon que nous avons pu collectivement vivre ce 15 mai. Et c’est certainement ainsi qu’une grande partie des gens, peu habitués aux rituels des manifestations et expressions de la gauche, l’a senti également. Et cela est un véritable cadeau pour la gauche radicale : la possibilité de politisation de nouveaux secteurs.
Les clés du succès de la manifestation, tout comme sa continuation, commencent à êtres amplement reconnues. Au-delà de certains discours ambigus et contradictoires dans les appels à la mobilisation qui ont circulés les jours précédent, on percevait qu’il existait une possibilité d’amplifier le spectre social, de toucher et de mobiliser des secteurs habituellement démobilisés jusqu’à présent.
La tension entre l’organisation et le spontanéisme s’illustre à nouveau, de manière irrésolue et fausse. Il ne peut pas y avoir de marges pour un renforcement de la mobilisation et l’accumulation d’expériences organisées sans marges pour le spontanéisme, mais en même temps, il n’y a pas de marge pour ce dernier sans un travail organisé préalable, ouvert à l’inespéré.
A Madrid, le travail et la vision du collectif « Jeunesse sans futur » ont permis que cette plateforme se transformer en pôle de référence incontournable aujourd’hui. Par son dynamisme, sa combativité et sa capacité à tisser des alliances. Une apparition publique et médiatique, tolérée jusqu’à présent, mais dont on peut craindre que cela changera à court terme.
Mais le 15 mai n’a pas été une mobilisation de la jeunesse, ni le signal d’un faux conflit générationnel. Il a été la mise en lumière de ce que peut être un nouveau mouvement citoyen diversifié, avec d’évidentes contradictions mais avec encore plus de potentialités. Un mouvement, encore difficile à caractériser, qui était nécessaire et qui rompt avec l’inertie, le défaitisme et le pessimisme qui prévalaient dans la gauche dans un sens large.
S’il est si impressionnant, c’est par le nombre de personnes qu’il a pu rassembler, constituant la plus grande mobilisation contre la crise depuis la grève générale du 29 septembre, et par le fait que la plus grande partie de ses discours sont ceux que répète inlassablement la gauche depuis bien longtemps avant l’éclatement de la crise : contre la dictature des marchés et des banques, contre l’austérité sociale, contre ce modèle de « démocratie ». Et cela constitue déjà une victoire : socialiser dans les rues les drapeaux du mouvement alterglobaliste, des étudiants, des professeurs et du personnel de la santé en lutte depuis plusieurs années, des syndicalistes honnêtes et combatifs.
On peut dire que ce n’est pas un discours achevé, complet. C’est évident. Il y manque beaucoup de choses : les analyses sur la destruction de l’environnement, sur la crise énergétique, sur les limites de la planète. Mais aussi sur le patriarcat, sur les charges de ménage qui reposent de plus en plus sur les femmes avec la crise. Ou un discours sur l’immigration, les lois sur les étrangers et les sans papiers. C’est ce qui manque encore, avec beaucoup d’autres choses.
Mais il s’agit d’un discours et d’une pratique qui doivent être accompagnés, qu’il est possible de construire en chemin et auxquels les secteurs qui ont œuvré aux résistances depuis les universités, les entreprises, dans le mouvement écologiste et féministe doivent (et doivent pouvoir) remplir de contenu.
Le 15 Mai et les plateformes qui en surgissent constituent une possibilité pour que ces gauches et ces mouvements sociaux amplifient le public de leurs discours et de leurs pratiques. Parce que ces initiatives, heureusement d’ailleurs, ne surgissent pas d’accords entre les appareils bureaucratiques. C’est, pour paraphraser Brecht dans sa polémique avec les « identitaires » ; une expérience qui a des « jambes » et non des « racines ». Voilà les convergences qui ont un avenir ; entre ceux qui ont des « jambes » (pour manifester) et non des « pieds » (comme celles des tables autour desquelles on négocie la paix sociale).
Face à cet événement, la réaction des institutions et de la gauche institutionnelle illustre le succès du mouvement lui-même (3). La stigmatisation des protestations, les étiquettes qu’on lui colle, le mépris et la répression sont les preuves palpables de l’inquiétude qu’elles provoquent. Certaines voix d’intellectuels « progressistes » nous ont demandé de nous indigner et de protester. Mais quand nous le faisons, nous sommes des "violents antisystèmes qui n’ont aucune alternative". C’est toujours la même histoire avec ces personnes confortablement installées dans le « politiquement correct ».
La perspective ouverte par le 15 mai est encore incertaine. Cela ne fait pas de doute. Bien plus de ce qui viendra après le 22 mai (date des élections municipales, NdT). De cela on sait déjà que nous aurons encore plus d’austérité et moins de démocratie.
Nous avons toujours dit que la lutte des classes est une bataille de longue haleine. Qu’il n’y a pas de raccourcis ni de recettes magiques. Et que nous ne savons pas avec certitude comment changer le monde. Le 15 mai et ce qui se passe aujourd’hui n’est pas non plus une leçon définitive. Mais il s’agit par contre clairement d’une petite rupture dans la normalité de cette « démocratie » qui s’impose à coups de matraque et de décrets anti-sociaux sous les diktats de ce qu’ils appellent « les marchés ».
S’engouffrer dans cette brèche ouverte, construire des espaces de résistance sur le terrain qui n’abandonnent pas les grands problèmes, consolider des espaces pour la pratique de cette résistance et de la démocratie d’en bas, telles sont les tâches que nous laissent déjà le cri lancé le 15 mai.
Dans la mobilisation contre la crise, et dans la lutte contre ce monde de pillage dans ce petit recoin de la planète , s’est ouverte une petite porte. Daniel Bensaïd disait que les révolutions « ou bien arrivent en retard, ou bien arrivent trop tôt, mais jamais quand on les attend ». Il disait également que la révolution est une sorte de miracle, mais que même un miracle, cela se prépare ». Ce qui a surgit le 15 mai (et bien avant, le 7 avril) n’est pas une révolution, naturellement. Mais c’est une opportunité réelle de construire un vaste mouvement contre la crise qui, avec intelligence et une bonne dose de vertu et de chance, peut commencer à faire que les choses changent. Et, comme nous l’avons vu et souffert ces dernières années, ces opportunités ne sont pas nombreuses. Ne la laissons pas passer.
Joseba Fernández, Miguel Urbán, Raúl Camargo sont militants d’Izquierda Anticapitalista

Traduction française par Ataulfo Riera pour le site www.lcr-lagauche.be

nico37

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Message  Roseau le Sam 21 Mai - 13:20

Merci Nico. Intéressant. Mais il faut lire aussi cet interview. Il a 20 ans, et appris l'essentiel...
Interview avec Víctor Valdés, porte-parole du collectif «Juventud sin futuro», membre de la plateforme «Democracia real, ya»
http://www.npa2009.org/content/etat-espagnol-sans-travail-sans-maison%E2%80%A6-mais-sans-peur
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Message  Invité le Sam 21 Mai - 13:53

Espagne: “¡Que se vayan todos!”
http://dndf.org/?p=9903

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Message  Roseau le Sam 21 Mai - 16:23


Des milliers de personnes rassemblées sur la Puerta del Sol à Madrid ont accueilli vendredi 20 mai à minuit par un «cri muet» l'interdiction de manifester, observant aux 12 coups de l'horloge une minute de silence symbolique, des rubans de scotch collés sur la bouche. À minuit pile, un silence impressionnant s'est abattu pendant quelques secondes sur la grande place en plein cœur de la capitale espagnole, bondée tout comme les rues alentour. Les manifestants, qui depuis mardi occupent les lieux où ils ont planté un village de tentes et de bâches, ont ainsi accueilli la trêve qui interdit tout rassemblement politique à la veille des élections locales. Puis, très vite, les cris ont repris, sur fond de percussions: «maintenant nous sommes tous illégaux», hurlait la foule, estimée à 19.000 personnes selon un décompte établi pour l'agence espagnole Efe par une société spécialisée.
La présence policière restait discrète, avec seulement quelques voitures de police garées dans les rues voisines. Les organisateurs du mouvement, né en début de semaine pour dénoncer le chômage et les retombées de la crise économique, avaient prévenu qu'ils étaient prêts à braver l'interdiction. (Mediapart)
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Message  Roseau le Sam 21 Mai - 16:52

http://www.ustream.tv/channel/motionlook#utm_campaign=synclickback&source=http://www.20minutes.fr/economie/727826-espagne-mouvement-indignes-etend-villes-internet#xtor=RSS-145&medium=8306676
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Une affichette collée hier Place de la Catalogne a Barcelone peut résumer l'ambiance : "J'etais à Paris en mai 68 et je suis ému. J'ai 72 ans".

Message  Roseau le Sam 21 Mai - 18:07

http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/05/21/en-espagne-le-mouvement-du-15-mai-est-une-contestation-de-fond-de-la-societe_1525623_3214.html
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Les demandes aprouvées par l'AG de la Plaza del Sol hier 20 mai

Message  Roseau le Sam 21 Mai - 18:39


http://www.anticapitalistas.org/node/6901
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Message  Aura le Sam 21 Mai - 23:33


Traduction française des propositions de l'Assemblée réunie place Puerta del
Sol, à Madrid.


MADRID, 20 mai 2011
Suite au consensus atteint par l'Assemblée réunie le 20 mai à ACAMPADA SOL
(le camp place Puerta del Sol), une première liste de propositions,
résultant de la compilation et de la synthèse des milles propositions reçues
tout au long de ces jours, a été élaborée.
Nous rappelons que l’Assemblée est un processus ouvert et collaboratif.
Cette liste ne se conçoit pas comme étant fermée.

1. Le changement de la loi électorale pour que les listes soient ouvertes et
avec circonscription unique. L’obtention de sièges doit être proportionnelle
au nombre de voix.
2. Une attention aux droits basiques et fondamentaux reconnus dans la
Constitution tels que :
- Le droit à un logement digne, par la rédaction d’une réforme de la loi
hypothécaire afin que la remise du logement annule la dette en cas d’impayé.
- La santé publique, gratuite et universelle.
- La libre circulation des personnes et le renforcement d’une éducation
publique et laïque.
3. L’abolition des lois et des mesures discriminatoires et injustes telles
que le plan de Bologne et l’Espace européen de l’enseignement supérieur, la
loi relative au statut des étrangers et celle connue sous le nom de loi
Sinde.
4. Une réforme fiscale favorable aux plus bas revenus, une réforme des
impôts sur le patrimoine et les droits de succession. L’application de la
taxe Tobin, laquelle impose les transferts financiers internationaux. La
suppression des paradis fiscaux.
5. Une réforme des conditions de travail de la classe politique afin que
soient abolies leurs indemnités de fonction. Que les programmes et les
propositions politiques acquièrent un caractère inaliénable.
6. Le rejet et la condamnation de la corruption. Qu’il soit rendu
obligatoire par la loi électorale de présenter des listes nettes et libres
de toute personne accusée ou condamnée de corruption.
7. Des mesures plurielles à l’égard des banques et des marchés financiers
dans l’esprit de l’article 128 de la Constitution, qu stipule que « toute la
richesse du pays, sous ses différentes formes et quelle que soit son
appartenance est subordonnée à l’intérêt général. » La réduction des
pouvoirs du FMI et de la BCE. La nationalisation immédiate de toutes ces
entités bancaires ayant requis le sauvetage de l’Etat. Le durcissement des
contrôles sur ces entités et sur les opérations financières afin d’éviter de
possibles abus quelle que soient leur forme.
8. Une vraie séparation de l’Eglise et de l'État, comme le stipule l'article
16 de la Constitution.
9. Une démocratie participative et directe dans laquelle la citoyenneté
prend part activement.
Un accès populaire aux médias, qui devront être éthiques et vrais.
10. Une vraie régulation des conditions de travail. Que son application soit
surveillée par l’Etat.
11. La fermeture de toutes les centrales nucléaires et la promotion
d’énergies renouvelables et gratuites.
12. La récupération des entreprises publiques privatisées.
13. Une séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et
judiciaire.
14. Une réduction de la dépense militaire, la fermeture immédiate des usines
d’armement et un plus grand contrôle de la sécurité par l’Etat. En tant que
mouvement pacifiste nous croyons au « Non à la guerre. »
15. La récupération de la mémoire historique et des principes fondateurs de
la lutte par la Démocratie dans notre pays.
16. La totale transparence des comptes et du financement des partis
politiques comme moyen de contention de la corruption politique.
@acampadasol – Movimiento #15M
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Message  nestor le Dim 22 Mai - 14:58

Elle est surprenante cette plateforme

Les gens sont dehors et debout ; Ils subissent le chomage , l'exploitation , ils en discutent pendant une semaine et le premier point qui ressort de tout ce bouillonement c'est l'exigence du vote a la proportionnelle (j'aimerai savoir qui a fait la "compilation des propositions " )

Sans blague , vous y croyez vous , a ça , y a beaucoup de collégues qui quand ils trouvent a évoquer le contexte socio politique vous causent du vote proportionnel ?

nestor

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Etat Espagnol - Page 3 Empty « Plus rien ne sera comme avant »

Message  Roseau le Lun 23 Mai - 17:07

Beaucoup d'infos utiles

lundi 23 mai 2011
Entretien avec Miguel Romero, militant de la Gauche anticapitaliste (« Izquierda Anticapitalista », section de la IVe Internationale dans l’Etat espagnol) et rédacteur de la revue « Viento Sur ».
http://www.npa2009.org/content/%C2%AB-plus-rien-ne-sera-comme-avant-%C2%BB

Voir aussi sur le même site la listes des articles "Sur le même sujet".
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Message  Vals le Lun 23 Mai - 19:00

Edito LO 23 mai 2O11

L'INDIGNATION, UN PREMIER PAS S'IL MÈNE À LA RÉVOLTE CONSCIENTE


Depuis le 15 mai, la grande place madrilène Puerta del Sol est occupée en permanence par des manifestants qui se nomment eux-mêmes "les indignés". Indignés par la politique d'austérité menée par le gouvernement, indignés par le chômage qui monte - un Espagnol sur cinq et un jeune sur deux n'ont pas de travail -, indignés par la dictature des marchés, par le pouvoir des banquiers, par la corruption des milieux dirigeants, indignés par tout le système.

Leur nombre est allé croissant. L'interdiction de manifester pendant le week-end dernier en raison des élections ne les a pas découragés.

Les commentateurs comme les manifestants font la comparaison avec ce qui s'est passé en Égypte où l'action contre la dictature de Moubarak a pris la forme d'occupation permanente de la place Tahrir au Caire. À Madrid cependant, l'indignation ne vise pas un homme mais tout un système.

Le quotidien Le Parisien rapporte cette phrase d'un occupant de la place Puerta del Sol : "Nous faisons de la politique avec un P majuscule". Pour les classes populaires, exprimer leur colère dans la rue est en effet une manière plus efficace de faire de la politique que de glisser un bulletin dans l'urne et espérer être sauvé du chômage, de l'effondrement du pouvoir d'achat et de la crise par un changement de majorité.

Après les travailleurs grecs, les travailleurs espagnols sont en train de faire la douloureuse expérience d'un gouvernement socialiste qui mène la même politique en faveur du grand patronat et des banquiers que Sarkozy ici, en France. L'austérité imposée par le gouvernement Zapatero est draconienne : baisse de 5 % des salaires des fonctionnaires, suppression de l'aide de 400 euros aux chômeurs en fin de droits, passage de l'âge de la retraite de 65 ans à 67 ans et gel des pensions.

Partout en Europe, la classe capitaliste essaie de préserver, voire d'augmenter le profit de ses entreprises en bloquant les salaires, en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs, en aggravant l'exploitation. Partout en Europe, les gouvernements prennent prétexte de l'endettement de l'État pour réduire le nombre d'enseignants, de travailleurs des services publics et des transports collectifs. Ce sont pourtant les milliards déversés pour aider les banquiers et subventionner les patrons des grosses entreprises qui ont brutalement aggravé l'endettement des États.

La guerre de classe menée par la grande bourgeoisie contre les classes exploitées ne peut que s'aggraver avec la persistance de la crise économique. Elle nous frappe déjà ici, en France, mais nous n'avons pas encore tout vu !

En exprimant leurs désillusions envers les grands partis politiques et envers les faux espoirs d'une alternance gouvernementale, ceux de la place Puerta del Sol ont fait un pas en avant. Mais il ne suffit pas de dénoncer les marchés financiers, le pouvoir des banquiers. Ni les uns ni les autres ne sont susceptibles de s'améliorer ou de se réformer, même sous la pression de la rue.

Sur la base de la propriété privée des entreprises et de la gestion capitaliste de l'économie, les classes exploitées n'ont pas d'autre avenir en cette période de crise que l'aggravation de leur sort. Mais elles peuvent se défendre et contre-attaquer. Il faut en être conscient : pour défendre notre droit à l'existence, il faut s'en prendre aux profits et à leur source, l'exploitation.

On peut se débarrasser de dictateurs comme Ben Ali ou Moubarak en leur criant "Dégage !". Il faut être assez nombreux et assez déterminés pour faire peur à leurs protecteurs.

Mais cela ne suffit pas pour faire disparaître la dictature de la finance. Pour cela, il faut détruire le système capitaliste dans ses fondements : la propriété privée des moyens de production, l'exploitation. Il faut exproprier la bourgeoisie et réorganiser l'économie sous le contrôle des classes productives.

Pour y parvenir un jour, il est vital d'imposer les objectifs qui préservent nos conditions d'existence. Contre le chômage, la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Contre la dégradation du pouvoir d'achat des salaires, leur indexation sur les hausses de prix, c'est-à-dire l'échelle mobile des salaires. Contre les politiques d'austérité qui frappent les exploités afin de financer les intérêts versés aux créanciers de l'État, l'expropriation des banques. Imposer cela constitue l'objectif pour les mois, les années à venir, pour empêcher les parasites qui dominent l'économie et la politique de ruiner la société et d'enfoncer les classes qui la font vivre.

Arlette Laguiller

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Etat Espagnol - Page 3 Empty "La revolución será feminista o no será"

Message  Aura le Lun 23 Mai - 19:10

Ameco Press

http://www.amecopress.net/spip.php?article6955

Feminismo en las plazas
El movimiento de mujeres explica en un manifiesto los motivos y reivindicaciones para apoyar las movilizaciones del denominado 15 - M
Lunes, 23 de mayo de 2011 / Gloria López



Madrid, 23 may. 11, AmecoPress. Lo que se ha denominado Movimiento 15-M, por haber comenzado su andadura pública con una manifestación el pasado domingo en diferentes ciudades españolas, se ha tornado más potente y se ha extendido a toda la geografía española y a más de una treintena de ciudades europeas y a otros puntos de América Latina. Este movimiento, que se declara no partidista y sí político, tiene el motor de la “indignación”, como casi todas las rebeliones, pero ha demostrado una calidad y una forma de desarrollarse totalmente novedosas, instalando el código de la no-violencia, trasladando e involucrando por sintonía, por un sentir común.

Si lo multitudinario se tiende a relacionar con lo desorganizado, ‘Democracia Real Ya’ es la demostración de todo lo contrario. Desde sus orígenes, el movimiento ha demostrado una gran inteligencia y una gran efectividad organizándose mediante comisiones temáticas abiertas.

Las personas participantes se recuerdan continuamente que no hay que entrar al juego de las provocaciones que se puedan producir, eluden los slogans confrontativos y llaman a no beber alcohol para “mantenerse al cien por cien”. Sin duda, algo nuevo está pasando.

En la puerta del sol de Madrid hay espacio para las distintas iniciativas, reivindicaciones y sensibilidades. Y sobre todo, hay una atmósfera que facilita que surjan respuestas nuevas ante las dificultades y retos.

"La revolución será feminista"

Un ejemplo fue lo que sucedió el jueves pasado, cuando alguien arrancó de cuajo una pancarta que decía "La revolución será feminista o no será". La reacción de la carpa feminista fue convocar un taller de feminismo para “principiantes” al que asistieron muchas personas. Y allí preguntaron qué se entendía por feminismo y se esclareció acerca de su significado en el momento actual.

Las feministas también han elaborado un Manifiesto en el que explican los motivos para estar en las plazas y apoyar el 15- M:

“Queremos una sociedad en la que el centro seamos las personas y no los mercados. Por eso reivindicamos: servicios públicos gratuitos y vitales como la educación y la salud frente a los recortes sociales y la reforma laboral.

Exigimos el uso de un lenguaje no sexista que nombre a todas las personas y esté libre de homofobia, machismo y racismo.

Queremos el compromiso de hombres y mujeres para la construcción de una sociedad donde no tenga cabida la violencia machista.

Las personas somos dueñas de nuestro propio cuerpo, por eso somos libres para decidir sobre él, disfrutar y relacionarnos con él y con quien nos dé la gana.

Queremos una sociedad diversa donde se respeten las múltiples formas de de vivir el sexo y la sexualidad (lesbianas, gays, intersexuales, bisexuales, transexuales, transgéneros, queers…).

Reivindicamos el aborto libre y gratuito.

Es imprescindible incorporar el enfoque feminista en las políticas económicas, en los servicios públicos, en la creación de otro modelo de ciudad y en las políticas ambientales para salir de la crisis.

Exigimos que las Trabajadoras Domésticas o Empleadas del Hogar estemos incluidas en el régimen general de la seguridad social. Exigimos que la transexualidad no se trate como una enfermedad.

Exigimos papeles para todas y que las mujeres migrantes disfruten de todos los derechos”.

“La revolución será feminista o no será” asegura una de las portavoces del colectivo desde una de las carpas de Sol. Se trata de una revolución por la libertad de todos y todas, de hombres y mujeres que comienzan a despertar a pesar de los impedimentos y la opresión de un sistema político, económico y social que se olvidó de las personas y construyó un mundo de papel cuyo único valor es el dinero.

Habrá avances, retrocesos y dificultades, falta de acuerdo y distintos puntos de vista que tendrán que converger, pues destaca la apuesta por el proceso, que va más allá de la inmediatez y del pragmatismo, una nueva postura vital ante el mundo que irá creciendo sostenida por las buenas intenciones y el genuino intento que jóvenes y no tan jóvenes, han lanzado al futuro. Se abre pues un camino de aprendizaje.

Continuidad

Tras una semana de múltiples y multitudinarias manifestaciones por toda España y por todo el mundo, 15-M ha decidido dar un paso más: ir a los barrios. La iniciativa ha surgido de una de las comisiones que se han creado en el seno del movimiento, la comisión de Expansión, y da respuesta al interrogante de cómo seguirá todo esto más allá de las elecciones del 22 de mayo.

La fecha que se ha elegido ha sido el próximo sábado 28 de mayo, a las doce del mediodía. A esa hora, todas las asambleas de municipios y barrios que se creen y que decidan ponerse en marcha se sincronizarán y comenzarán a hacer planes.

Mientras tanto, la comisión de Expansión está recogiendo información de todas aquellas personas que quieran poner en marcha la iniciativa y está elaborando un listado con todos los lugares que se están proponiendo.

Fotos AmecoPress

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Message  Copas le Lun 23 Mai - 19:58

Je craignais un peu le texte de LO vu le titre...

Mais le texte est bon (de loin évidemment, car les déclinaisons tactiques et en matière de revendications à porter sur place diffèrent d'une vue globale sur les grandes orientations).

Ce mouvement, dans ses revendications, est un mélange de radicalité et de réformisme spontané. Le réformisme spontané est beaucoup moins dangereux et d'une autre nature que le réformisme nomenclaturisé.

L'un, le réformisme des masses en mouvement, avec toutes leurs illusions, est évolutif et peut se transformer en tornade révolutionnaire pourvu qu'il s'organise et puisse faire son apprentissage, l'autre le réformisme cristallisé et nomenclaturisé n'évolue que dans un seul sens : fournir du personnel politique à la bourgeoisie.

Donc un article qui est bon car repérant que c'est un mouvement qui est contre le capitalisme, contre le système , et traçant les obstacles qu'il devra franchir.
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Message  sylvestre le Mar 24 Mai - 12:37

Très intéressante interview d'un militant de la IVème internationale : http://www.npa2009.org/content/%C2%AB-plus-rien-ne-sera-comme-avant-%C2%BB
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Message  Roseau le Mar 24 Mai - 15:16

Je l'avais déjà recommandé.
C'est le texte en français du moins où on trouve le plus de détails pertinents sur la trajectoire du mouvement. A lire absolument
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Message  sylvestre le Mar 24 Mai - 17:54

En Lucha (section espagnole de l'IST) : De la indignación a la revolución | Los retos de un nuevo movimiento
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Appel à rassemblement dans toutes les grandes villes de France!

Message  Roseau le Mar 24 Mai - 23:01

http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-avec-les-indign%C3%A9s-espagnols-pr%C3%A9carit%C3%A9-aust%C3%A9rit%C3%A9-basta
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Message  Copas le Mer 25 Mai - 0:09

Roseau a écrit:http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-avec-les-indign%C3%A9s-espagnols-pr%C3%A9carit%C3%A9-aust%C3%A9rit%C3%A9-basta

le NPA en ordre de bataille (100% des gagnants ont tenté leurs chances) :

spagnols : précarité, austérité, Basta.
mardi 24 mai 2011

Face à un taux de chômage des jeunes de plus de 40% et à un système politique bouché, la jeunesse de l'État espagnol se soulève depuis le 15 mai. La répression qu'ont subi les occupants de la Puerta del Sol à Madrid n'a fait que renforcer la mobilisation. L'interdiction de maintenir les campements durant les élections municipales n'y a rien changé.

Le mouvement actuel fait suite à la grève générale du 29 septembre contre la réforme des retraites. Il montre que la jeunesse, et toutes les victimes de la crise, refusent les politiques d'austérité menées par le gouvernement « socialiste » de Zapatero, avec l'appui des principales directions syndicales. Il s'inscrit dans la continuité des luttes menées ces derniers mois par la jeunesse en France, en Italie, en Grande-Bretagne, au Portugal et, évidemment, en Tunisie et dans les pays du monde arabe. C'est toute une génération qui sait qu'elle n'a aucun avenir dans la société capitaliste.

Les assemblées générales portent à la fois des revendications démocratiques, nationales en Catalogne et sociales, concernant l'emploi, la renationalisation des services publics... Elles sont auto-organisées démocratiquement de manière à impliquer dans le mouvement tous les jeunes qui le souhaitent, quelles que soient leurs appartenances politiques ou organisationnelles. Elles montrent ce que peut être un autre fonctionnement de la société, dirigée par en bas et non par une minorité de politiciens au service de la classe dominante.

Le NPA apporte tout son soutien à cette lutte exemplaire. Zapatero doit cesser la répression et les menaces à son encontre !

Le NPA appelle tous ceux et celles qui ici aussi refusent de payer les crises du capitalisme à rejoindre les rassemblements organisés dans différentes villes de France (Amiens, Bayonne, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille Montluçon, Montpellier, Paris, Perpignan, Rennes, Toulouse...).

Il sera notamment présent au rassemblement dimanche 29 mai, à 14h, Place de la Bastille, à Paris.

Le 24 mai 2011.
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Etat Espagnol - Page 3 Empty Intense processus de mobilisation de la jeunesse de l’Etat espagnol

Message  CCR le Mer 25 Mai - 9:29

Courant Communiste Révolutionnaire - plateforme 4 du NPA

Interview de Santiago Lupe*, en direct de Barcelone

*Santiago Lupe fait partie de la direction de Clase Contra Clase (CCC), section de la Fraction Trotskyste-Quatrième Internationale de l’Etat espagnol.

Etat Espagnol - Page 3 Espagne2

Je vous parle de la Plaza Catalunya, dans le centre de Barcelone, une place qui ce soir, [18/05], lors d’une énorme AG ayant réuni 5.000 participants, a été rebaptisée Place Tahrir en l’honneur de ce qui a été l’épicentre de la révolution égyptienne et au cri de « C’est ici que commence la révolution ! ». Aujourd’hui la Commission électorale [qui supervise les élections municipales et régionales qui auront lieu le dimanche 20 mai] a menacé de faire intervenir les forces de répression contre l’ensemble des sit-in qui ont lieu dans le pays, notamment à Madrid, où le mouvement est le plus fort. Tout cela a fait qu’encore plus de gens sont descendus dans la rue. Lire la suite de l'interview

Vidéo du rassemblement à la Bastille le 20 mai en soutien aux mobilisation dans l'Etat espagnol


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