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Tentatives de suicide de travailleurs

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Tentatives de suicide de travailleurs Empty Tentatives de suicide de travailleurs

Message  Copas le Ven 15 Mar - 9:29

Une employée d’Auchan tente de mettre fin à ses jours

Le Poinçonnet. Une femme cadre d’Auchan a tenté de se suicider, jeudi 7 mars sur le parking de l’hypermarché. Elle pointe du doigt la pression au travail.

Je n’ai pas de soucis financiers ni personnels. Mais des soucis dus aux conditions de travail et managériales.


Jeudi 7 mars, vers 10 h, une femme cadre du magasin Auchan-Châteauroux, en arrêt de travail depuis six mois pour dépression, s’est rendue en voiture sur le parking de l’hypermarché, s’est garée à l’emplacement B9. Là, elle a avalé quatre plaquettes de tranquillisants. Un symbole destiné à « désigner le responsable », selon elle. Cette femme de 39 ans, employée depuis seize ans chez Auchan et mère d’un petit garçon de 2 ans et demi, avait pris soin de rédiger trois lettres d’adieu. L’une adressée à ses parents, la seconde à son compagnon et la troisième à un délégué syndical de l’enseigne.

«  Plus envie de me battre  »

Prenant conscience de son geste, la chef de rayon avait fini par appeler à l’aide son collègue, Alain Lavaud, alors en livraison. « Elle peinait à parler. Quand je suis arrivé, je l’ai sortie de la voiture et l’ai prise sous un bras pour la faire marcher », indique ce dernier, encore sous le choc. Qu’est-ce qui a poussé cette salariée – qui a dû être hospitalisée pendant deux jours – à ce geste désespéré ? La cadre pointe du doigt des pressions managériales, la course à la performance. « On me répétait sans cesse : «  On t’attend au tournant sur ton rayon  ». » Une pression, accrue selon elle par la création du Drive Auchan et l’arrivée d’enseignes concurrentes à proximité. L’employée n’a pas supporté.

Mais c’est une décision rendue par le Tribunal de grande instance de Châteauroux, la veille, qui l’a fait basculer. Depuis plusieurs mois, le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) d’Auchan demandait que soit menée une expertise sur les risques psychosociaux au sein du magasin. Une demande que l’inspection du travail avait, par ailleurs, jugée « fondée et non de pure opportunité », dans un courrier du 16 novembre. Le directeur, Renaud Bonnet, s’y était opposé. Le 6 mars, le tribunal civil de Châteauroux lui a donné raison.

« J’attendais beaucoup de cette décision de justice. Alors quand j’ai vu que je n’étais pas soutenue, je n’ai pas supporté. Je n’avais plus envie de vivre. Plus envie de me battre. » Informé le 7 mars au matin de cette tentative de suicide par ses équipes de sécurité, Renaud Bonnet, directeur d’Auchan-Châteauroux, assure se tenir informé de l’état de santé de son employée : « Même si je ne dispose que d’informations de seconde main, nous suivons sa situation. Croyez bien qu’on est touchés par ce qu’il lui est arrivé ». Sur la question de l’existence de pressions ou de harcèlement dont celle-ci aurait été victime, le directeur du magasin répond : « Suite à ses dénonciations, j’ai fait déclencher une enquête interne qui a été menée par le CHSCT. Or, la commission n’a pas conclu dans son rapport – rendu en réunion du 27 décembre 2012 – à un cas de harcèlement moral ».

repères

En geste de soutien à son collègue, la section CFDT du personnel de l’hypermarché Auchan-Châteauroux a distribué des tracts, lundi, à l’ensemble des employés pour les informer de cette tentative de suicide. Un geste qui, selon elle, constitue « un signe très fort de souffrance au travail ».
Suite à cette tentative de suicide, le comité d’hygiène et de sécurité au travail du magasin tiendra une réunion extraordinaire, demain vendredi.
Copas
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Tentatives de suicide de travailleurs Empty Re: Tentatives de suicide de travailleurs

Message  Copas le Ven 15 Mar - 9:38

Tentatives de suicide de travailleurs Origin10

On sait qu'elle s'appelait Pauline.

On sait qu'elle s'appelait Pauline. Elle avait 21 ans. Elle était factrice en CDD en Haute-Loire, à Monistrol sur Loire. Et le 15 février, on l'a retrouvée pendue chez ses parents. Voilà ce que l'on sait. Est-elle "une suicidée de La Poste", inaugurant un feuilleton qui pourrait prendre le relais des suicides à France Télécom ? Libé n'en dit pas beaucoup plus: "La veille de sa mort, la Poste venait de lui signer un nouveau CDD. Sa première journée avait été difficile. Le matin du drame, elle prend son poste à 6 h 30. Un cadre, voyant son état de fatigue, la renvoie chez elle. A 8 h 30, ses parents la découvrent à son domicile, pendue". Etrange. Pourquoi se suicider, alors qu'on vient de décrocher un nouveau CDD ?

On en apprend davantage à la lecture de L'Huma. On venait de confier à Pauline une tournée difficile, dans une région montagneuse et enneigée. La veille de son suicide, elle n'a pas pu achever sa tournée, en dépit de onze heures de travail. Elle arrive tôt le matin. Elle a du courrier en retard. Elle n'a pas dormi de la nuit. Son chef, la voyant épuisée, lui "propose" de rentrer chez elle. Elle se pend quelques heures plus tard. Quelques détails supplémentaires encore dans le quotidien régional, Le Progrès (édition locale). On y apprend qu'elle a dû écouler le retard de courrier laissé par son prédecesseur, un autre CDD, parti en arrêt maladie. La direction assure que « la salariée avait accepté les heures supplémentaires pour écouler un surcroît de volume. Des heures qui ont été prises en compte financièrement. »

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15266

Enquête à La Poste après le suicide d'un cadre

Une enquête indépendante sur le récent suicide d'un cadre de La Poste va être diligentée à la demande des représentants du personnel du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de l'entreprise, a-t-on appris mercredi auprès des syndicats et de la direction.

Le 25 février dernier, un cadre de La Poste, Nicolas C., 51 ans, a mis fin à ses jours à son domicile, par pendaison.

Travaillant au siège de l’entreprise, boulevard de Vaugirard (Paris XVe), cet ancien journaliste du Figaro était en charge des publications internes du groupe, notamment du magazine des postiers «Forum».

Selon un courrier en forme de mise au point rédigé par son frère, Flavien C., que «Le Parisien- Aujourd’hui en France» a pu consulter, «sa vie personnelle n’a été [en aucun cas] la source de son geste malheureux». Adressée au président du groupe, Jean-Paul Bailly, cette lettre met en effet en cause l’attitude de ce dernier à la suite de ce drame, et en appelle même à la démission de M. Bailly.

Arrêt de travail pour «burn-out»


«Comment osez-vous évoquer des «drames personnels et familiaux où la dimension du travail est inexistante» ? Mon frère était parfaitement heureux avec son épouse et sa fille. Ils formaient un couple très uni et aimant. En aucun cas sa vie personnelle n'a été la source de son geste si malheureux», écrit-il notamment dans ce courrier.

Sollicitée par Le Parisien, la direction de La Poste a répondu : « Quels que soient nos mots pour exprimer notre peine, ils resteront faibles et impuissants face à la douleur d'une famille et des proches confrontés à l'inacceptable.»

Nicolas C., dont les obsèques auront lieu à Paris dans la plus stricte intimité, se trouvait en arrêt de travail depuis environ trois semaines lorsqu’il s’est suicidé, le 25 février. Selon nos informations, le médecin ayant établi son arrêt de travail avait indiqué comme motif l’état de «burn-out» [surmenage, ndlr] de son patient.

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