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Quelle solution à la crise de l'UE et l'euro?

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Quelle solution à la crise de l'UE et l'euro? - Page 2 Empty Re: Quelle solution à la crise de l'UE et l'euro?

Message  Eugene Duhring le Ven 18 Mai - 18:09

irving a écrit:
verié2 a écrit:Ce qui favorise le nationalisme, c'est justement de mettre en avant prioritairement la lutte contre Bruxelles comme le font les Lambertistes d'un côté, les souverainistes de l'autre. Ce qui laisse entendre que la rupture des traités européens, la sortie de l'Euro etc pourraient constituer des étapes vers la résolution de la crise et que les Institutions européennes seraient les premières responsables de la crise.

Je reviens plus précisément sur ce paragraphe pour nuancer mon précédent message car je me suis un peu enflammé sur la fin de ton message.

1. Vérie, je suis d'accord avec toi, la cause première de la crise, c'est le fonctionnement de l'économie basée sur l'accumulation du capital (cf la double contradiction marchande soulignée par Marx). Les institutions européennes ne sont pas les "premières responsables de la crise" en termes économiques. Politiquement, ce sont les états membres qui ont construit ces institutions : ce sont eux les premiers responsables politiquement.

2. Néanmoins ces institutions (BCE, euro, Commission Européenne) sont les moyens par lesquels les politiques des capitalistes sont appliquées. L'Europe constitue le moyen politique et économique par lequel les capitalistes imposent leurs intérêts politiques (démantèlement des services publics, casse des retraites, du droit du travail, dumping fiscal...) et économiques (nouveaux débouchés qui permettent de maximiser le taux de profit, mise en concurrence des travailleurs à un niveau international ce qui maximise le taux d'exploitation....).

Il faut donc bien discerner les causes et les effets je suis d'accord avec toi. Les causes : le capitalisme et les états européens qui ont institué ces structures économiques et politiques. Les effets : la BCE et Bruxelles qui sont les intermédiaires par lesquels sont imposés les intérêts des capitalistes aux travailleurs.

Aussi, rompre avec les instruments de domination de la classe dominante, c'est combattre le capitalisme. C'est lui enlever ses principaux outils économiques et politiques d'exploitation, et instaurer un nouveau rapport de force capital-travail. La rupture avec l'Europe et l'euro ne permettrait pas d'en finir avec l'exploitation et les inégalités, mais elle déplacerait le rapport de force capitaliste/travailleurs en faveur de ces derniers. Combattre l'Europe et l'euro, c'est combattre pour la défense du droit du travail (évidemment cette défense ne permet pas de rompre avec le capitalisme mais il faut distinguer la portée des revendications), des conditions de travail, des salaires, des retraites. C'est aussi lutter contre la financiarisation de l'économie et la main-mise des marchés et d'institutions non démocratiques sur les politiques appliquées par les états.
Vérié comme nombre de ses camarades du NPA et pire encore de LO tremblent à l'idée qu'un quelconque amalgame puisse les lier aux nationalistes et souverainistes de tout poil même en mettant dans la balance politique les meilleurs arguments de classes ; et il y en a. Alors plutôt que de défendre la rupture avec les institutions capitalistes tansnationales sur ce terrain de classe, ils éludent le débat renvoyant sans cesse les travailleurs vers un horizon lointain : les Etats-Unis socialistes d'Europe. Laissant finalement les formations à la droite de l'échiquier politique occuper le terrain.
Ainsi, Vérié nous enfonce toutes les portes ouvertes que lui offre la dialectique matérialiste : le combat contre notre propre bourgeoisie, les contradictions insolubles du capitalisme, etc. Autant d'évidences qui si elles sont toujours bonnes à rappeler, ne règlent en rien le questionnement sur les institutions capitalistes particulièrement européennes et la place qu'occuperait un gouvernement ouvrier dans celles-ci ou hors de celles-ci.
Mais Vérié oublie ou élude les évènements en Grèce qui se chargent de faire l'éducation des masses. Que devrait faire un parti ouvrier portée par les masses en Grèce ? Se porter au pouvoir ! C'est déjà un premier élément de réponse. Mais encore ? Pour satisfaire les revendications des travailleurs ! Oui mais les travailleurs sont confrontés à un cruel dilemne : tout pas en avant dans ce ses là est un pas fait en dehors de l'UE notamment la BCE ne risque t'elle pas de tarir la source Euro ; d'ailleurs les inspecteurs européen de la dette à l'oeuvre actuellement dans les ministères devront être foutus à la porte, ils n'auront rien à faire dans les comptes d'un gouvernement ouvrier. D'où le surgissement d'un grand nombre de questions et qui fondent probablement la raison de l'attentisme d'une partie des travailleurs grecs, non sans raison. Que va t'il se passer si "nous les travailleurs grecs prenons en main notre propre destinée" et dans l'immédiat notre place dans l'UE ?
Compter sur Vérié et ses camarades pour répondre à ces questions c'est évidemment perpétuer le statut-quo. Au delà de la prise de pouvoir souvent formulée comme une incantation d'ailleurs, point de vision alors que la question de l'UE se pose avant, se posera pendant et plus encore dans les premières minutes de l'édification d'un gouvernement ouvrier.
Un Vérié droit sur ses jambes révolutionnaires dirait probablement : "Prenez le pouvoir, si cela s'avère nécessaire et cela s'avèrera nécessaire rompez avec les institutions capitalistes de l'UE, aucune revendication ne pourra être satisfaite dans le respect des institutions et traité de l'Union Européenne. Ne craignez pas cette issue, elle sera probablement la clé qui débloquera les travailleurs dans les autres pays européens et qui pourront alors s'atteler à dresser les briques d'une construction européenne socialiste. Ne craignez pas non plus les amalgames, le terrain sur lequel vous vous placerez se charge d'un contenu de classe et aura tôt fait de montrer les différences fondamentales entre un souverainiste dont la seule exigence est de restaurer le cadre d'un capitalisme national, et vous qui cherchez les voies de la satisfaction des besoins des masses !".
Mais bon pour ce que j'en dit. Nous avons inlassablement la même discussion, inlassablement Vérié et ses camarades nous renvoient les mêmes arguments soit d'évidence soit abstraits. Mais un communiste ne peut sans cesse évoluer un pas après l'autre titubant sur chaque obstacle, il doit à la manière d'un joueur d'echec analyser les positions des pièces sur l'échiquier politique, envisager tous les scénarii possibles mais en gardant sa boussole de classe.


Dernière édition par Eugene Duhring le Ven 18 Mai - 18:14, édité 1 fois

Eugene Duhring

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Message  Copas le Ven 18 Mai - 18:11

[quote="Eugene Duhring"]
Copas a écrit:
Roseau a écrit:
Eugene Duhring a écrit: La seule réponse apportée aux travailleurs, c'est de manière étrangement nationaliste : le combat contre notre bourgeoisie ...


Le combat de chaque peuple contre sa bourgeoisie est essentiel, ses tyrans domestiques est fondamental. En plus, quand il s'agit du pays qui a le plus de millionnaires du monde en proportion de sa population, on peut s'en prendre à une bourgeoisie désincarnée, mais...

La bourgeoisie française est constructrice de l'appareil d'état européen, de la BCE, etc, l'état national français de même.

Je ne vois pas ce qu'il y a de nationaliste de s'attaquer à la bourgeoisie en France. Encore des propos délirants...
Il n'y a rien dce nationalise à attaquer sa propre bourgeoisie ... quand on lutte aussi contre les outils dont se sont dotés les capitalistes internationalement (FMI, BCE, UE, etc.) et que l'on construit des ponts avec les autres travailleurs particulièrement en Europe. Ces outils sont tout autant destructeurs pour les travailleurs français que grecs, italiens, etc. Il me semble que LO apparait étrangement nationaliste sur ce terrain, c'est tout ; j'en avais déjà fait la remarque.

Quand on est dans ma situation de combat de classe, de pays de travail, l'internationalisme n'est pas une option.

Il existe dans l'UE des millions de travailleurs frontaliers, de migrants dans l'UE, et les dégâts que provoqueraient une orientation qui ne précise pas contre quoi on s'attaque et au nom de qui, seraient terribles et facilitant les manœuvres fascistes de divisions nationalistes des travailleurs.

L'UE, comme toute création d'un espace géographique par la bourgeoisie, a poussé à la création de liens nouveaux pour notre classe. Le capitalisme est comme ça, en croissant, en unifiant les marchés, il crée des forces encore plus grandes de prolétaires.

Alors, bien sur, on demande le démantèlement des frontières, on ne facilite pas le retour de celles-ci, on cherche à détruire la bourgeoisie ses appareils d'état, UE et ex-états-nations.

Mais jamais, de la plus infime façon on tente de diviser les travailleurs parce qu'on ne connait pas comment la classe ouvrière existe dans l'UE.

Sur la question de LO, il faudrait leur poser la question.
Ce qu'on peut dire d'eux c'est qu'ils ne trempent pas dans le chauvinisme et des attaques contre d'autres classes ouvrières (alors que d'autres partis, comme le PG de JLM ont des propos hors ligne). Ils s'en prennent clairement à la classe bourgeoise à laquelle ils sont confrontés, les patrons en France, c'est déjà pas mal.

Je ne les ai pas vu jouer du nationalisme français, jamais fondamentalement. ce n'est pas leur orientation. On peut parler d'insuffisances si on veut.

Mais insuffisant dans la période actuelle. Ceci étant, qui fait le nécessaire en France ?
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Quelle solution à la crise de l'UE et l'euro? - Page 2 Empty extrait d'un article bien interessant de Morsu

Message  Babalu le Lun 21 Mai - 9:18

et toujours d'actualité.....(essai de convaincre ton ami Copas Wink )


A propos de la politique européenne du NPA (et de ses partenaires...)


Dans ce contexte, on ne peut évidemment pas ignorer la politique concrète suivie par notre parti. Celle-ci peut être résumée par le large extrait du texte suivant de P.-F. Grond :
« Jamais l’exigence d’une coordination des résistances, des mobilisations et des alternatives à l’échelle européenne n’a été aussi impérative. C’est la solidarité et le refus de payer la note qui doit s’exprimer partout en Europe. (...) En Grèce comme en Europe, il s’agit de regrouper celles et ceux qui refusent les plans d’austérité, refusent de rembourser une dette qui n’est pas la leur mais le produit de 25 années de défiscalisation libérale des plus riches et des entreprises. Qui veulent une autre Europe : celle des peuples, de la solidarité et des coopérations, des services publics, des droits sociaux et démocratiques unifiés par le haut, d’une écologie sociale antiproductiviste• Bref ni l’acceptation docile des diktats de l’Europe des marchés ni le repli nationaliste mortifère de l’extrême droite.
Dès lors, une gauche anticapitaliste européenne pourrait défendre l’annulation des dettes, la nationalisation des banques européennes et la mise en place d’un service public bancaire européen qui aurait le monopole du crédit. Qui permettrait de prendre le contrôle de l’euro, de l’économie, d’imposer une autre répartition des richesses et de l’emploi, de développer des plans de reconstruction économique et sociale dans une logique de développement durable. Un changement de cap complet. (...) »
Le radicalisme du style ne saurait masquer l'extrême modération de l'orientation politique de fond.
Pour l'un des principaux dirigeants du NPA, l'objectif serait donc d'aménager l'UE, de la rendre plus « sociale ». C'est vouloir faire prendre des merles pour des grives. Car l'UE n'a comme unique but que de « moderniser » les pays adhérents, son point de départ ce sont les exigences économiques de la bourgeoisie, et rien d'autre. La relance de « la construction européenne » à partir de l'Acte Unique (1986), c'est la construction d'« un grand marché », impliquant la libre circulation de capitaux – ce qui signifie aussi, inséparablement, le dumping social. Laisser croire qu'une « Europe sociale » peut exister dans le cadre de l'UE, c'est raconter des sornettes réformistes.
Notre politique ne peut que partir de la nécessité de rompre avec l'Europe de Maastricht. C'est sur les décombres de l'UE que se construira la seule Europe « sociale » qui puisse exister, l'Europe des travailleurs, les États-Unis Socialistes d'Europe.
Quant au fameux « service public bancaire européen prenant le contrôle de l'€ » on voit mal ce qu'il apporterait : une BCE contrôlée par Sarkozy et Merkel, est-ce vraiment préférable à celle de Trichet ?
Remarquons qu'une fois de plus, Grond reprend à son compte des pans entiers du programme du Parti de Gauche de J.-L. Mélenchon [14]. Là est sans doute l'essentiel.

Une politique européenne révolutionnaire

Concluons. Une fois encore, il faut le réaffirmer : pas de rupture avec l'économie de profit, de Socialisme sans rupture avec l'UE.
C'est d'autant plus clair que la bourgeoisie montre grandeur nature son incapacité à unifier l'Europe. Par contre, les chiffres montrent qu'une offensive de grande ampleur se prépare contre les populations laborieuses des pays de l'arc méditerranéen.
Dans ce contexte, la première lettre du programme du NPA sur la question ne peut qu'être
A bas l'Union Européenne
Et un certain nombre de mot d'ordres pratiques sont incontournables. Avant tout la
Répudiation de la Dette publique
Mais pas seulement. Vu le rôle actuel du Capital financier, il est indispensable de se prononcer pour :
Expropriation des grands établissements bancaires
Contrôle ouvrier sur les mouvements de capitaux et les transactions financières.
A l'évidence aussi, seul un gouvernement des travailleurs, procédant à la reconstruction économique sur la base des besoins populaires pourrait mener une telle politique, radicalement anticapitaliste et impossible à mener durablement dans un cadre étroitement national (« L'État national, de facteur progressif est devenu depuis longtemps dans les pays avancés un frein au développement des forces productives. » [15]). C'est ce qui fonde la nécessité de se prononcer pour les
États-Unis Socialistes d'Europe
seul cadre à même de solutionner les problèmes posés aux populations laborieuses du continent et à enrayer son déclin.
http://morsu.over-blog.com/article-l-union-europeenne-en-crise-51308698.html
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Message  verié2 le Lun 21 Mai - 12:28

Notre politique ne peut que partir de la nécessité de rompre avec l'Europe de Maastricht.
Non, notre politique ne peut partir que de la nécessité d'établir le pouvoir des travailleurs, en commençant par là où nous sommes (que ce soit en France, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs) et en nous efforçant de l'étendre à l'Europe, à un rythme qui ne dépend évidemment pas de nous.

Les termes "rupture avec l'Europe" ne peuvent avoir qu'une signification, surtout si c'est un point de départ ! quitter d'abord l'Europe...

Une rupture avec l'Europe pourrait être une conséquence de la mise en place d'un gouvernement ouvrier, mais pas le point de départ. Et, si un gouvernement ouvrier était mis en place dans un ou plusieurs pays importants, les institutions européennes s'effondreraient d'elles mêmes. Elles ne constituent pas un appareil d'Etat avec armée et police. Elles risquent même de s'effondrer sans intervention révolutionnaire...

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Message  Babalu le Lun 21 Mai - 17:22

verié2 a écrit:
Notre politique ne peut que partir de la nécessité de rompre avec l'Europe de Maastricht.
Non, notre politique ne peut partir que de la nécessité d'établir le pouvoir des travailleurs, en commençant par là où nous sommes (que ce soit en France, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs) et en nous efforçant de l'étendre à l'Europe, à un rythme qui ne dépend évidemment pas de nous.

Les termes "rupture avec l'Europe" ne peuvent avoir qu'une signification, surtout si c'est un point de départ ! quitter d'abord l'Europe...

Une rupture avec l'Europe pourrait être une conséquence de la mise en place d'un gouvernement ouvrier, mais pas le point de départ.

c'est comme si tu disais aux révolutionnaires latino-américains de ne pas dénoncer l'impérialisme yanqui parce que ce n'est pas le point du départ! l'ennemi, en Amérique Latine c'est l'impérialisme yanqui intimement lié aux bourgeoisies au pouvoir ,(sauf l'exception relative
de gouvernements nationalistes) et même si on ne pouvait rêver à l'éliminer on l'a toujours dénoncé...et les cubains l'ont vraiment vaincu!

Elles ne constituent pas un appareil d'État avec armée et police.
elle sont l'instrument de la classe bourgeoise allemande,et française que disposent de pas mal de moyens de répression!


Dernière édition par Babalu le Lun 21 Mai - 19:29, édité 1 fois
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Message  Copas le Lun 21 Mai - 19:28

Babalu a écrit:
verié2 a écrit:
Notre politique ne peut que partir de la nécessité de rompre avec l'Europe de Maastricht.
Non, notre politique ne peut partir que de la nécessité d'établir le pouvoir des travailleurs, en commençant par là où nous sommes (que ce soit en France, en Espagne, en Allemagne ou ailleurs) et en nous efforçant de l'étendre à l'Europe, à un rythme qui ne dépend évidemment pas de nous.

Les termes "rupture avec l'Europe" ne peuvent avoir qu'une signification, surtout si c'est un point de départ ! quitter d'abord l'Europe...

Une rupture avec l'Europe pourrait être une conséquence de la mise en place d'un gouvernement ouvrier, mais pas le point de départ.

c'est comme si tu disais aux révolutionnaires latino-américains de ne pas parler d'abattre l'imperialisme yanqui parce que ce n'est pas le point du depart! l'ennemi, en Amerique Latine c'est l'imperialisme yanqui intimement lié aux bourgeoisies au pouvoir ,(sauf l'exception de gouvernements nationalistes) et même si on ne pouvait rêver à l'éliminer on l'a toujours dénoncé...

Faut pas déconner, l'appareil d'état de l'union européenne est une extension des appareils d'état nationaux et des bourgeoisies nationales. Ce sont les bourgeoisies nationales qui ont créé ces instruments .

C'est différent de la domination impérialiste américaine en Amérique latine.
En Amérique Latine, l'impérialisme est celui un appareil d'état extérieur dirigé par une bourgeoisie extérieure (même si elle a trouvé des relais locaux). Alors il y a bien des aspects de domination et de prédations entre les anciennes nations européennes mais ce n'est pas le trait dominant en France, en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, en Espagne, en Italie, etc...

Par contre le mot d'ordre de sortir de l'UE, tel qu'il est, dans le moment que nous vivons, en France, est un mot d'ordre contribuant directement à jeter à la gorge des millions de travailleurs les uns contre les autres.

Il n'y en a pas d'autre interprétation par les travailleurs.

Et dire autre chose ne ressort d'aucune douceur sur ce qui est la lutte contre l'appareil d'état de l'UE, la BCE, ni contre les bourgeoisies nationales et leurs appareils d'état, véritables architectes de l'appareil de l'UE.

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Message  Gaston Lefranc le Lun 21 Mai - 20:44

"Par contre le mot d'ordre de sortir de l'UE, tel qu'il est, dans le moment que nous vivons, en France, est un mot d'ordre contribuant directement à jeter à la gorge des millions de travailleurs les uns contre les autres" : ah bon ? Et s'il est articulé avec le gouvernement des travailleurs ?

Pourquoi vouloir isoler ce mot d'ordre pour mieux le disqualifier ?

Les camarades de l'OKDE Spartakos ont publié un très bon texte sur le sujet (traduit en anglais seulement malheureusement) : http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article2438&var_recherche=okde

Vouloir foutre en l'air ce carcan mis en place par la bourgeoisie pour ses intérêts de classe, c'est forcément jeter à la gorge des millions de travailleurs les uns contre les autres ? Mais c'est justement ce cadre qui vise à exacerber la concurrence entre travailleurs !

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Message  Babalu le Mar 22 Mai - 13:37

Copas a écrit:
En Amérique Latine, l'impérialisme est celui un appareil d'état extérieur dirigé par une bourgeoisie extérieure (même si elle a trouvé des relais locaux). Alors il y a bien des aspects de domination et de prédations entre les anciennes nations européennes mais ce n'est pas le trait dominant en France, en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, en Espagne, en Italie, etc...
l'Allemagne et la Grèce sont très différents, la première domine le continent, la Grèce est néo colonisée!

Par contre le mot d'ordre de sortir de l'UE, tel qu'il est, dans le moment que nous vivons, en France, est un mot d'ordre contribuant directement à jeter à la gorge des millions de travailleurs les uns contre les autres.


l'euro et l'UE sont nécessaires pour un patron alsacien exportateur, il peut faire ses affaires librement des deux cotes, mais quel est l'avantage pour un ouvrier chômeur, qui n'a pas du fric pour faire la fête à Fribourg?
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Message  Babalu le Mer 13 Juin - 13:26

Pour un programme socialiste révolutionnaire
L’Oubli de la perspective des Etats-Unis socialistes d'Europe

Le cadre général évident pour toute formulation de la stratégie socialiste révolutionnaire en Europe, c'est la perspective des Etats-Unis socialistes d'Europe, le mot d’ordre des révolutionnaires de la Troisième Internationale. Ce point de vue est défendu par quelques secteurs de la NPA (comme Pascal Morsu dans son article 2010 «L'Union Européenne en crise"), mais il n’apparaît pas dans la plupart des manifestations et réunions publiques du NPA, y compris les textes de discussion interne.
Nous allons donner trois exemples de la façon dont, lors des formulations programmatiques générales, non seulement ce slogan en particulier, mais la mention du socialisme en général sont absents. Ivan Lemaître, dans son “L’Europe, une question qui dérange”, d'avril dernier, a proposé "une Europe de la solidarité et de coopération, une Europe démocratique des travailleurs et des peuples (...) Une Europe véritablement démocratique [!] signifie pour chaque peuple le droit à sa langue, à sa culture, le droit de choisir ses institutions ; c’est-à-dire, de façon générale, le droit de décider de son destin." Cela semble très attentif à «l'espace humain», mais est une abstraction totale comme réponse à des problèmes urgents des masses qui perdent leurs emplois, leurs destins, leur horizon.
Ce n'est pas très différent de ce que J.-P Dives propose: "une autre Europe (...) fondée sur la démocratie [!], la collaboration et la solidarité entre les peuples, l'harmonisation sociale (...), le développement de services publics (...) une Europe qui commence à rompre avec le capitalisme (...) vers une Europe démocratique, des travailleurs et des peuples, en rompant avec les traités et institutions de l’Union européenne. (« Sortir de l'euro? Sortir du capitalisme », décembre 2011, et « Leur Europe n’est pas la nôtre », mars 2012).
Pendant ce temps, P.-F. Grond défend "une autre Europe: des peuples, de la solidarité et de la coopération, des services publics, des droits sociaux et démocratiques (...), anti-productiviste, écologique, sociale." Un point de vue vaseux que Pascal Morsu avait critiqué: «Pour l'un des principaux dirigeants du NPA, l'objectif serait donc d'aménager l'UE, de la rendre plus « sociale » (...) Laisser croire qu'une « Europe sociale » peut exister dans le cadre de l'UE, c'est raconter des sornettes réformistes »
Non seulement il est frappant de constater l'absence du mot «socialisme» ou «socialiste» remplacé par «démocratie», éternel pierre de touche du réformisme. Mais aussi, pour les marxistes, la «démocratie» sans qualification n'existe pas en tant qu’ordre social. Une chose c’est que les indignés et les Occupy demandent la « démocratie réelle » ou « une vraie démocratie », dans leur cas, il s’agit d’un pas en avant vers la remise en cause du fonctionnement de moins en moins démocratique, même dans l’aspect formel, du capitalisme. Quelque chose très différent, c'est que les dirigeants de formation marxiste et trotskyste parlent si légèrement de la «démocratie», dans ce cas c’est une évidente régression programmatique et stratégique.
Et ce n'est pas une question de «l'opportunité» du slogan. Il y a quelque chose de beaucoup plus profond: en dernière analyse, ce qui est en cause est de savoir s’ils sont d’accord ou pas sur l'incapacité historique de la bourgeoisie pour vraiment unifier l'Europe.
Au-delà des aléas évidents du «projet de l'UE » depuis sa création après la Seconde Guerre mondiale, cette crise est celle de la construction de l'UE avec une monnaie unique, formalisée par le traité de Maastricht en 1992. Parce que ce projet, lancé en plein essor de la mondialisation capitaliste, vise clairement à la récupération de la compétitivité de l'Europe capitaliste. Elle avait diminué, en partie, par les concessions aux masses à l’origine de l'«État providence» en Europe, le plus développé du monde et qui faisaient de l'Europe le continent le moins inégale de la planète. Bien sûr, le sens de ces concessions n’était pas en soi d'améliorer la situation des masses, mais le confinement du «communisme».
C'est pourquoi le but plus général des mesures, des institutions et des politiques européennes est le démantèlement des réseaux de protection social et du travail qui ont caractérisé l'Europe plus que toute autre région. Cela exige non seulement de mettre en question le «projet européen» d'origine, y compris les concessions, mais implique que l'attaque contre les masses soit la principale source de tension xénophobe, rancœurs nationaux et tendances isolationnistes et chauvines.
Par conséquent, nous croyons que la position du marxisme classique sur la véritable unification de l'Europe à travers le pouvoir des travailleurs devient plus pertinente que jamais. Et que l'«unité européenne» sous le capitalisme s’est révélée comme une utopie bourgeoise, au-delà des progrès très partiels, qui d'autre part aujourd’hui sont menacés par les mêmes institutions et les politiques du capitalisme européen. Nous avons de sérieux doutes que dans le NPA il y ait un consensus sur cette conclusion. Au contraire, il semble qu'il y a des secteurs à l’intérieur du NPA qui considèrent encore l'Union européenne (et même l'euro), de façon ouverte ou embarrassée, comme une «conquête» global qui seulement peut régresser du fait du chauvinisme de droite.
D'autre part, il est nécessaire d'affirmer catégoriquement que la structure actuelle de l'UE implique des relations de domination/subordination et même «exploitation» entre le centre et la périphérie du continent. Ces relations fonctionnent par le biais de multiples mécanismes économiques, financiers et politiques, duquel le principal est aujourd'hui la monnaie commune. Il n'existe aucun moyen de le nier, quand les pays périphériques sont accablés, et leurs gouvernements sont imposés par l’UE comme en Italie et en Grèce. Il est clair que le rôle de premier plan de l'Allemagne dans l'Union européenne, par le biais de la BCE, la Commission européenne et les sommets européens, crée un ressentiment dans les PIIGS (nom qui met également en évidence l'existence de membres de première et deuxième dans l'UE!) sur une base très matériel. Tout n'est pas une invention des "souverainistes"!
C'est précisément pour cette raison que les révolutionnaires allemands et français ont le devoir de raisonner non seulement en termes de leur propre pays (partenaires privilégiés et bénéficiaires principaux de la construction «européenne» bourgeoise), mais sur l'ensemble de l'UE. Après tout, et puisque les "révolutionnaires russes" ont été cités, il ne peut pas y avoir unité des peuples par la force ou passant par-dessus leur volonté, et encore moins quand il s'agit de relations hiérarchiques de domination et de subordination.
Dans le cas de l'Europe, il n’y a aucune possibilité, à notre avis, qu’il puisse y avoir une «continuité» entre le l'Union européenne capitaliste et une association des nations en transition vers le socialisme, encore moins aujourd'hui, au milieu de la crise actuelle. Il nous semble inévitable que toute rupture anticapitaliste en Europe comprenne dans le même temps, une rupture avec la structure entière de l'UE et l'euro, parce qu'il ne peut y avoir aucune sortie révolutionnaire "simultanée" dans tous les pays européens (une autre abstraction évoqué par plusieurs participants dans la discussion signalé ci-dessus). Seulement sur de nouvelles bases, celles du pouvoir des travailleurs, nous pourrions commencer une véritable unité européenne, non pas avec des pieds d'argile, telle qu'elle est en train de se révéler l'actuelle UE.
Enfin, nous insistons en ce que les rythmes de la crise, même s'ils sont imprévisibles, peuvent s’accélérer subitement. La situation des "maillons faibles" est critique et fait que tout ce débat entre les socialistes révolutionnaires, loin d'être un caprice doctrinaire, peut devenir plus urgent que ce à quoi nous nous attendions.
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Message  Babalu le Mer 13 Juin - 13:27

Babalu a écrit:Pour un programme socialiste révolutionnaire
L’Oubli de la perspective des Etats-Unis socialistes d'Europe
http://www.socialismo-o-barbarie.org/
Le cadre général évident pour toute formulation de la stratégie socialiste révolutionnaire en Europe, c'est la perspective des Etats-Unis socialistes d'Europe, le mot d’ordre des révolutionnaires de la Troisième Internationale. Ce point de vue est défendu par quelques secteurs de la NPA (comme Pascal Morsu dans son article 2010 «L'Union Européenne en crise"), mais il n’apparaît pas dans la plupart des manifestations et réunions publiques du NPA, y compris les textes de discussion interne.
Nous allons donner trois exemples de la façon dont, lors des formulations programmatiques générales, non seulement ce slogan en particulier, mais la mention du socialisme en général sont absents. Ivan Lemaître, dans son “L’Europe, une question qui dérange”, d'avril dernier, a proposé "une Europe de la solidarité et de coopération, une Europe démocratique des travailleurs et des peuples (...) Une Europe véritablement démocratique [!] signifie pour chaque peuple le droit à sa langue, à sa culture, le droit de choisir ses institutions ; c’est-à-dire, de façon générale, le droit de décider de son destin." Cela semble très attentif à «l'espace humain», mais est une abstraction totale comme réponse à des problèmes urgents des masses qui perdent leurs emplois, leurs destins, leur horizon.
Ce n'est pas très différent de ce que J.-P Dives propose: "une autre Europe (...) fondée sur la démocratie [!], la collaboration et la solidarité entre les peuples, l'harmonisation sociale (...), le développement de services publics (...) une Europe qui commence à rompre avec le capitalisme (...) vers une Europe démocratique, des travailleurs et des peuples, en rompant avec les traités et institutions de l’Union européenne. (« Sortir de l'euro? Sortir du capitalisme », décembre 2011, et « Leur Europe n’est pas la nôtre », mars 2012).
Pendant ce temps, P.-F. Grond défend "une autre Europe: des peuples, de la solidarité et de la coopération, des services publics, des droits sociaux et démocratiques (...), anti-productiviste, écologique, sociale." Un point de vue vaseux que Pascal Morsu avait critiqué: «Pour l'un des principaux dirigeants du NPA, l'objectif serait donc d'aménager l'UE, de la rendre plus « sociale » (...) Laisser croire qu'une « Europe sociale » peut exister dans le cadre de l'UE, c'est raconter des sornettes réformistes »
Non seulement il est frappant de constater l'absence du mot «socialisme» ou «socialiste» remplacé par «démocratie», éternel pierre de touche du réformisme. Mais aussi, pour les marxistes, la «démocratie» sans qualification n'existe pas en tant qu’ordre social. Une chose c’est que les indignés et les Occupy demandent la « démocratie réelle » ou « une vraie démocratie », dans leur cas, il s’agit d’un pas en avant vers la remise en cause du fonctionnement de moins en moins démocratique, même dans l’aspect formel, du capitalisme. Quelque chose très différent, c'est que les dirigeants de formation marxiste et trotskyste parlent si légèrement de la «démocratie», dans ce cas c’est une évidente régression programmatique et stratégique.
Et ce n'est pas une question de «l'opportunité» du slogan. Il y a quelque chose de beaucoup plus profond: en dernière analyse, ce qui est en cause est de savoir s’ils sont d’accord ou pas sur l'incapacité historique de la bourgeoisie pour vraiment unifier l'Europe.
Au-delà des aléas évidents du «projet de l'UE » depuis sa création après la Seconde Guerre mondiale, cette crise est celle de la construction de l'UE avec une monnaie unique, formalisée par le traité de Maastricht en 1992. Parce que ce projet, lancé en plein essor de la mondialisation capitaliste, vise clairement à la récupération de la compétitivité de l'Europe capitaliste. Elle avait diminué, en partie, par les concessions aux masses à l’origine de l'«État providence» en Europe, le plus développé du monde et qui faisaient de l'Europe le continent le moins inégale de la planète. Bien sûr, le sens de ces concessions n’était pas en soi d'améliorer la situation des masses, mais le confinement du «communisme».
C'est pourquoi le but plus général des mesures, des institutions et des politiques européennes est le démantèlement des réseaux de protection social et du travail qui ont caractérisé l'Europe plus que toute autre région. Cela exige non seulement de mettre en question le «projet européen» d'origine, y compris les concessions, mais implique que l'attaque contre les masses soit la principale source de tension xénophobe, rancœurs nationaux et tendances isolationnistes et chauvines.
Par conséquent, nous croyons que la position du marxisme classique sur la véritable unification de l'Europe à travers le pouvoir des travailleurs devient plus pertinente que jamais. Et que l'«unité européenne» sous le capitalisme s’est révélée comme une utopie bourgeoise, au-delà des progrès très partiels, qui d'autre part aujourd’hui sont menacés par les mêmes institutions et les politiques du capitalisme européen. Nous avons de sérieux doutes que dans le NPA il y ait un consensus sur cette conclusion. Au contraire, il semble qu'il y a des secteurs à l’intérieur du NPA qui considèrent encore l'Union européenne (et même l'euro), de façon ouverte ou embarrassée, comme une «conquête» global qui seulement peut régresser du fait du chauvinisme de droite.
D'autre part, il est nécessaire d'affirmer catégoriquement que la structure actuelle de l'UE implique des relations de domination/subordination et même «exploitation» entre le centre et la périphérie du continent. Ces relations fonctionnent par le biais de multiples mécanismes économiques, financiers et politiques, duquel le principal est aujourd'hui la monnaie commune. Il n'existe aucun moyen de le nier, quand les pays périphériques sont accablés, et leurs gouvernements sont imposés par l’UE comme en Italie et en Grèce. Il est clair que le rôle de premier plan de l'Allemagne dans l'Union européenne, par le biais de la BCE, la Commission européenne et les sommets européens, crée un ressentiment dans les PIIGS (nom qui met également en évidence l'existence de membres de première et deuxième dans l'UE!) sur une base très matériel. Tout n'est pas une invention des "souverainistes"!
C'est précisément pour cette raison que les révolutionnaires allemands et français ont le devoir de raisonner non seulement en termes de leur propre pays (partenaires privilégiés et bénéficiaires principaux de la construction «européenne» bourgeoise), mais sur l'ensemble de l'UE. Après tout, et puisque les "révolutionnaires russes" ont été cités, il ne peut pas y avoir unité des peuples par la force ou passant par-dessus leur volonté, et encore moins quand il s'agit de relations hiérarchiques de domination et de subordination.
Dans le cas de l'Europe, il n’y a aucune possibilité, à notre avis, qu’il puisse y avoir une «continuité» entre le l'Union européenne capitaliste et une association des nations en transition vers le socialisme, encore moins aujourd'hui, au milieu de la crise actuelle. Il nous semble inévitable que toute rupture anticapitaliste en Europe comprenne dans le même temps, une rupture avec la structure entière de l'UE et l'euro, parce qu'il ne peut y avoir aucune sortie révolutionnaire "simultanée" dans tous les pays européens (une autre abstraction évoqué par plusieurs participants dans la discussion signalé ci-dessus). Seulement sur de nouvelles bases, celles du pouvoir des travailleurs, nous pourrions commencer une véritable unité européenne, non pas avec des pieds d'argile, telle qu'elle est en train de se révéler l'actuelle UE.
Enfin, nous insistons en ce que les rythmes de la crise, même s'ils sont imprévisibles, peuvent s’accélérer subitement. La situation des "maillons faibles" est critique et fait que tout ce débat entre les socialistes révolutionnaires, loin d'être un caprice doctrinaire, peut devenir plus urgent que ce à quoi nous nous attendions.
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Message  Copas le Mer 13 Juin - 19:11

Babalu a écrit:
Copas a écrit:
En Amérique Latine, l'impérialisme est celui un appareil d'état extérieur dirigé par une bourgeoisie extérieure (même si elle a trouvé des relais locaux). Alors il y a bien des aspects de domination et de prédations entre les anciennes nations européennes mais ce n'est pas le trait dominant en France, en Allemagne, aux Pays Bas, en Belgique, en Espagne, en Italie, etc...
l'Allemagne et la Grèce sont très différents, la première domine le continent, la Grèce est néo colonisée!

Par contre le mot d'ordre de sortir de l'UE, tel qu'il est, dans le moment que nous vivons, en France, est un mot d'ordre contribuant directement à jeter à la gorge des millions de travailleurs les uns contre les autres.


l'euro et l'UE sont nécessaires pour un patron alsacien exportateur, il peut faire ses affaires librement des deux cotes, mais quel est l'avantage pour un ouvrier chômeur, qui n'a pas du fric pour faire la fête à Fribourg?

Oui l'ignorance de l'existence de masses de travailleurs pendulaires dans l'UE fait partie des choses pénibles dans la gauche chauvine française.

Si tu essayais de te poser la question d'une enquête sur ce qu'il y a à toutes les frontières de chaque état de l'UE : d'abord des exploités qui vont vendre leur force de travail de l'autre côté de la frontière.

Penser qu'il n'y a que des petits patrons (ça existe c'est vrai) qui font des affaires des deux côtés des frontières voilà bien une méconnaissance.

Sais-tu ce qui se passe aux frontières franco-allemandes, franco-suisses, franco-espagnoles, franco-italiennes, franco-luxembourgeoises, franco-belges, franco-monégasques, (et là on ne parle que de la France)...

Faut-il te le rappeler ?

Les fractions de prolétaires pendulaires (c'est comme cela qu'on les appelle) qui dorment dans un pays et travaillent dans l'autre, ne sont pas négligeables, et surtout pas au prétexte qu'on flatte dans le sens du poil la propagande nationaliste, en ne précisant pas bien les choses.

Ces questions sont peut-être abstraites dans certaines couches sociales de certaines régions hexagonales mais elles ne le sont pas pour les prolétaires dont c'est le casse-croute qui sont aux frontières dans un sens comme dans l'autre.

Une chose est d'être contraints, dans une bataille où les travailleurs ont pris le pouvoir, de prendre des mesures de sécurité qui bloquent les frontières provisoirement, autre chose est d'estimer que les autres peuples sont des énnemis, qu'il convient d'élever des frontières entre eux.

L’ennemi est une classe et ses appareils d'état, pas les autres travailleurs, pas la classe ouvrière, pas l'ouverture des frontières entre travailleurs.

Aller avec l'objectif d'un pouvoir des travailleurs en Europe, un des plus vieux objectifs internationalistes, ca ne passe pas par commencer par s'en prendre à d'autres travailleurs, de demander à des factions bourgeoises, petites bourgeoises de monter des frontières entre prolétaires.

Un gouvernement révolutionnaire dans le combat contre la bourgeoisie serait seul habilité à lever des frontières et il le ferait pour des questions de défense pas pour des questions de principe.

En attendant, la question est tout autre là.
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Message  Babalu le Mer 13 Juin - 22:04

Copas a écrit:
L’ennemi est une classe et ses appareils d'état, pas les autres travailleurs, pas la classe ouvrière, pas l'ouverture des frontières entre travailleurs.....
ça dépend, si c'est l'ouverture comme dans le cas de guerre, quand les nazis ont occupé plusieurs pays, dans le cas de un pays qui colonise un autre, est que cela bénéficie aux travailleurs des deux pays? il n'y a plus de frontières entre celui qui domine et celui qui est dominé, c'est le cas de l'UE...
Les conditions de vie des grecs n'ont rien avec celles des allemands, il n'y a pas des frontières entre eux, mais certains sont plus dominés par la troïka, qui défend l’intérêt de la bourgeoisie allemande et française surtout.
Pas besoin de frontières pour diviser les travailleurs, n'importe quelle marxiste connais le processus de surexploitation de travailleurs immigrés, où le racisme français qui est utilisé pour condamner les enfants d'arabes et des noirs au chômage, à l'exclusion social.
Justement c'est le néolibéralisme qui ne respecte pas les frontières , qui les détruit , mais pour mieux exploiter les travailleurs de la planète, tu le sais, il met en concurrence les travailleurs de partout, les indiens et chinois contre les européens, etc etc,
Je connais des travailleurs qui vont en Suisse pour bosser, ce n'est pas la frontière que les empêche de le faire, au contraire, ils sont mieux payés cote suisse, mais il doivent travailler plus de heures par jour. La majorité des pendulaires sont des précaires. Et qui les a lancé dans la précarité? C'est l'Europe néolibérale.
Le terrain de l'UE n'a pas permis l'unification des travailleurs en lutte, parce que mémé à l’échelle d'un seule pays ils ont des obstacles à franchir: la bureaucratie des centrales syndicales nationales. Elles sont unis dans les faits, elles soutiennent à fond l'UE et l'euro, parce qu'elles sont privilégies, attachés aux intérêts de leurs bourgeoisies respectives..
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Message  Babalu le Dim 17 Juin - 15:55



Débat dans le NPA sur les positions de Socialisme ou Barbarie International

Encore une fois, que faire avec l’euro et l'UE

Dans le Forum des Marxistes Révolutionnaires, la publication de l’article “Quelle solution à la crise de l’UE et de l’euro ?” par Marcelo Yunes, Socialisme ou Barbarie International (https://forummarxiste.forum-actif.net/t2193-quelle-solution-a-la-crise-de-l-ue-et-l-euro) a généré une intéressante et passionnée polémique entre militants et dirigeants trotskistes, surtout du NPA, dont les positions officielles se critiquaient dans ce texte. En 48 heures, il y avait 30 contributions d’une dizaine de camarades (tous ont écrit plusieurs fois), qui reflètent l'intérêt pour le sujet et en même temps, Socialisme ou Barbarie International commence à avoir une place où sont mises à l’épreuve ses élaborations et ses politiques dans le Vieux Continent. Ensuite, un commentaire sur les points de vue exprimés, avec quelques réflexions additionnelles.

Rappelons d’abord les points essentiels de l’article publié. Le contexte est la crise européenne et le tremblement politique, économique et financier déchaîné encore une fois dans l’UE, cette fois essentiellement à partir des élections en Grèce. On disait qu’il y a deux positions capitalistes claires par rapport à la crise. L' une, néoliberale pure, avec l’Allemagne d’Angela Merkel et en général tout l’establishment bourgeois européen à la tête, qui insiste que pour maintenir l’UE et l’euro dans le contexte de la mondialisation capitaliste il est indispensable d'avancer vers les “réformes structurelles”, c’est-à-dire, de démanteler “l’état providence” (déjà assez érodé) pour mettre la productivité et la compétitivité européennes au même niveau que ses concurrents mondiaux. L’autre est la position de l’extrême droite isolationniste, chauviniste et ennemie de “l’internationalisme”, qui fait démagogie xénophobe et identifie “la bureaucratie de Bruxelles et le BCE” comme les responsables des programmes d’ajustements contre les masses.


Face à cela, notre critique était que dans de larges secteurs de la gauche marxiste et du trotskisme européen, le NPA en premier lieu, il n’y a pas une position claire, forte et définie sur le problème politique central du continent: que faire avec l’UE et l’euro. On disait qu' “ils proposent un anticapitalisme totalement abstrait, parce qu’ils n’attaquent pas ouvertement les institutions européennes qui sont aujourd’hui, le fer de lance du capitalisme néolibéral, Justement, éviter la question favorise seulement à la droite nationaliste qui agite contre l’euro, parce qu’elle apparaît comme l’unique secteur qui refuse (à sa manière, c’est clair) le cadre de l’euro et les politiques de l’UE, l’euro et le BCE.

Les réponses dans le forum montrent deux choses en même temps: la variété de positions sur le sujet dans le NPA et le manque évident de débat interne sur cette question cruciale. La conséquence est que le NPA ne pose pas la question de manière publique, encore moins de manière offensive dans le mouvement de masses, attaché par un consensus paralysant. Cela se passe aussi sur d'autres sujets, mais dans le cas de l’UE et l’euro, c’est le moment de cesser de cacher le problème.



Positions et arguments du débat


Il y a eu des camarades qui ont été tout à fait d’accord avec l’article (on cite leurs noms du forum), comme Gaston Lefranc et Eugene Duhring. D'autres, comme Bernard Quellmalz, réclament des textes de débat sur la question. Quand Copas (évidemment en défendant la position officiel du NPA) renvoie à quelques articles sur le sujet, Quellmaz répond que “ comme d'habitude avec les textes du NPA, 90% du texte est consacré à faire un constat du problème (que je partage par ailleurs) et il reste un petit paragraphe pour des slogans "construire une autre Europe", "rompre avec le capitalisme"... sans jamais expliquer comment s'y prendre concrètement.”

Les positions de Verie2 et Copas ont été les plus contraires à les nôtres (et ont reçu les réponses de Babalu, Irving, Eugene Duhring et Gaston LeFranc).


Commençons par l'argument le plus faible et le pire exposé, celui de Verié2: “Fixer comme objectif la destruction des institutions européennes et/ou la sortie de ces institutions, la "lutte contre l'euro" avant l'instauration d'un gouvernement et d'un Etat ouvrier, c'est vraiment ajouter de l'eau au moulin des souverainistes.” La meilleure réponse est celle de Lefranc qui signale qui il n’y a pas une division “avant/après”, mais une articulation entre le deux problèmes. En clarifiant qu' “Il faut bien entendu dénoncer les solutions "sortie de l'euro dans le cadre capitaliste", il soutient que “c'est une erreur de laisser le terrain de la lutte contre l'UE à l'extrême droite. Ne pas oser en parler, c'est terrible, c'est un terrible aveu d'impuissance. Le NPA, ce ne devrait pas être un catalogue de mesures d'urgence et une référence abstraite à l'anticapitalisme. Encore une fois, lors du dernier CPN, on a présenté des amendements sur l'UE et l'euro, cela a été rejeté une fois de plus : il y a un refus de se positionner contre l'UE et l'euro. (...) Mais ce qui est tragique, c'est que le NPA refuse de parler du gouvernement des travailleurs et mesures fondamentales qu'il devrait prendre : expropriation des grands groupes capitalistes, rupture avec l'UE, établissement d'une monnaie inconvertible (unité de compte), monopole du commerce extérieur”. Ci-dessous on comparera cette ébauche du programme avec celles des autres camarades.


Verié2 établit aussi une contraposition absurde entre “lutter contre l’ennemie principale, la propre bourgeoisie”, et proposer “prioritairement la lutte contre Bruxelles”, ce qui “favorise le nationalisme”. Dissocier, en Europe, la lutte contre la propre bourgeoisie de la lutte contre les institutions bourgeoises européennes, c'est cacher la tête comme l’autruche. Et plus encore en France, qui est l'un des deux piliers fondamentaux de l’UE et de l’euro. On reviendra sur ce sujet. Enfin, Verié2 dissout tout la spécificité de la crise Européenne, en signalant qu' “elle n'est pas la conséquence des institutions et traités européens, mais bien des contradictions insolubles du capitalisme” en général.



Les arguments de Copas vont au fait, mais en essayant de caractériser notre position comme “abstraite”, il ne fait que mettre en évidence sa propre abstraction. Il signale d'abord les dangers d “un amalgame permanent entre l'appareil d'état de l'UE et l'espace humain que représente l'UE (...) L'espace des peuples qui sont dans l'UE n'est pas une abstraction.” Ici le problème est que tel “espace des peuples” est considéré d’une manière abstraite comme un territoire “homogène” (alors que c’est tout le contraire, un espace hiérarchisé; on retournera sur ce sujet ci-dessous). En plus, on ne doit pas oublier le contenu concret que cet espace a aujourd’hui, comme un milieu dont les lois sont, ou tendent à être de plus en plus, les lois du marché capitaliste néolibéral pur et dur. Parce que ce n’est pas la prêche chauvine ou xénophobe elle-même qui hypothèque la perspective internationaliste, mais justement le désastre social que les bourgeoisies européennes génèrent et approfondissent “en défense de l’UE et l’euro”. C’est seulement sur la base de la destruction des emplois, des espérances et des horizons auxquels conduisent les politiques de l’UE et du BCE, que la propagande de l’extrême droite peut se renforcer.



Le problème, à notre avis, est que la conservation de cet “espace européen” fait office d’excuse pour que le NPA n’aborde pas cette question d’une manière claire et explicite. Il a terreur d'être “amalgamé” avec les courants “souverainistes”, mais, vraisemblablement, être dans le même champs que l’ensemble de la bourgeoisie européenne, fanatique du euro presque unanimement, n’est pas un problème.

D’autre part, c’est faux que, selon Copas,
“Sur la question de la BCE et l'appareil d'état de l'UE, ses règles, le NPA n'a pas d’ambiguïtés”.
On pose la question; quelle classe de critique est celle du NPA, s’il ne remet pas en question la raison d’être du BCE, soutenir la monnaie unique, en implémentant des limites du déficit et des dépenses publiques, et des pactes fiscaux continentaux? De fait, dans un texte récent, François Sabado, dirigeant du NPA, donne une définition sans “ambiguïté” de défense de l’euro; il remet en question seulement le fait que la bourgeoisie européenne défend l’euro d’une “mauvaise” manière. Dans le même sens, Lefranc rappelle que dans une résolution du CPN du NPA on parlait de la fin de l’euro comme une “menace”. Cela a été corrigé ensuite, mais la direction du NPA boite toujours de la même jambe...


Un autre argument insolite de Copas est que “La bataille contre l'euro (...) de la même façon qu'une bataille contre l'Europe (¿Contre l’Europe? Plutôt contre l’UE) favorise les fachos.(...)Les batailles abstraites sur cette question continentale qui ne sont pas socialement très aimantées sont des positions mauvaises.(...) Les batailles européennes sont trop abstraites, on ne leur donne pas chair.”
Copas ne voit pas que le but de notre article est, premièrement, de définir une politique révolutionnaire européenne, et dans ce contexte on faisait des critiques à la position du NPA. Parce que Copas paraît raisonner seulement du point de vue de la France, comme s’il y aurait au moins une petite possibilité d'envisager une politique pour un pays européen sans avoir une position au sujet de la question de l’UE dans l' ensemble et de la monnaie commune.

Par exemple, en Grèce la question de l’UE, du BCE, et de l’euro, n’est pas du tout abstraite: il n’y a rien de plus concret et quotidien. Ainsi le signale à juste titre Lefranc:
“le cas de la Grèce rend la discussion très concrète (...) les bourgeoisies feront tout pour sauver l'euro, parce qu'elles ont énormément à perdre. L'euro, c'est un dispositif qui fait que les pays les moins compétitifs n'ont qu'une solution pour regagner en compétitivité : la baisse des salaires (...). Tsipras veut rester dans l'euro, et bien il mettra en place l'austérité.”

En France (et on ne sait pas jusqu’à quand) le débat de l’euro peut paraître abstrait (pas pour plusieurs votants de Le Pen, c’est clair!). Mais dans la périphérie, simplement il n’y a pas de sujet plus brûlant et actuel. C’est évident que les socialistes révolutionnaires ne peuvent pas dire une chose sur l’euro en Grèce ou au Portugal et une autre chose en France ou en Allemagne.



Cette approche nationale, non continentale, s’est montrée explicite quand Copas prévient que “ la sortie de l'euro vu de France, est une mauvaise proposition concrets”. Justement, il s’agit de considérer la politique vers l’euro et l’UE non “vu de France”, mais vu de l’ensemble des intérêts de la classe ouvrière et des peuples européens! Parce que, comme on argumentera ci-dessous, il est évident que la monnaie commune et les institutions européennes ne sont pas perçues également avantageuses (ou pesantes) vues du noyau de l’UE, l'Allemagne et la France, que de sa périphérie moins développé.

Copas invoque l'
“espace européen”,
mais, puisque les immenses inégalités de cet espace ne sont pas tenues en compte, l’argument a l’air d’une excuse pour ne pas modifier d'un millimètre la politique européenne du NPA en France. Une politique qui se caractérise par le silence ou par l'ambiguïté, ou, au mieux, par des déclarations générales correctes mais qui sont pour la consommation interne et ne font jamais part de ses campagnes quotidiennes et visibles dans le mouvement de masses.



Cela contraste étrangement avec la position correcte du NPA à l’occasion du référendum de la constitution européenne, par exemple, oú leur candidat Besancenot a été à la tête du “non de gauche”. Là ils n'ont pas craint de rejeter un instrument qui serait utilisé contre les peuples, avec le prétexte de “plus d'unité européenne”. Mais maintenant, alors que la crise est terrible et le caractère inégal et oppresseur de la structure de l’UE et de la monnaie commune sont visibles aux yeux des masses, le NPA évite le sujet! Copas veut démontrer (infructueusement), que le NPA “débat régulièrement” mais il ne pourrait réfuter le fait que le NPA n’a rien dit sur l’euro dans son activité publique quotidienne et ses campagnes. Comme denonce LeFranc, le profession de foi pour les prochaines élections législatifs français, « est une plateforme syndicale »



L' “euro maudit ” (comme les grecs l’appellent)

Un dernier point. Copas tente une analogie absurde en argumentant que les bolchévises russes ont remis en question le rouble en tant que monnaie unificatrice de l’empire colonial tsariste, mais après ils ont dû le conserver. Laissons de côté les différences infinies du contexte historique. Si l’analogie a un sens, ce n'est peut-être que le suivant: que les révolutionnaires allemands (surtout) ou français qui arrivent au pouvoir dans leurs pays pourraient, le cas échéant, avoir besoin de maintenir l’euro. Mais cela ne signifie pas que dans tous les autres pays européens les marxistes doivent défendre le principal mécanisme d’oppression économique, et d'asservissement de leur souveraineté de la part de leurs “associés plus grands”! Si, comme Copas dit, “il faut être pragmatique là-dessus”, il n’y a pas de preuve de doctrinarisme abstrait (ou opportunisme social-chauvine du pays central) plus grande que de défendre l’euro dans les pays européens au bord de la faillite au nom de “
l’espace humain européen”
. L’euro n’est pas autre chose qu’un instrument de rationalisation économique au service des pays les plus compétitifs (premièrement, Allemagne elle-même), qui démonte les plus faibles dans la concurrence contre les plus forts, et, loin d’être un instrument d’unification, il devient de plus en plus un instrument au service de recréer et de cristalliser les dramatiques différences réelles entre les pays et les classes sociales.



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Message  Babalu le Jeu 5 Juil - 15:15

"Le NPA initiera à la rentrée prochaine une campagne de dénonciation de l'UE, des traités européens (MES et pacte de stabilité) et pour les Etats-Unis Socialistes d'Europe."
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Message  Roseau le Sam 21 Sep - 16:49

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Message  Roseau le Dim 22 Sep - 18:12

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