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Vers une UDF de l’extrême droite : PdF + MNR + NDP

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Message  BouffonVert72 le Mar 12 Juil - 15:37

http://XXXwww.preference-nationale.net/2011/06/25/vers-une-udf-de-lextreme-droite/

25 juin 2011

Vers une UDF de l’extrême droite

Marine Le Pen devra désormais surveiller sa droite. Le Parti de la France (PdF), le Mouvement national républicain (MNR) et la Nouvelle droite populaire (NDP) se réunissent lundi 27 juin pour sceller une union politique et mettre fin à l’hégémonie du Front national sur l’extrême droite française.

Vers une UDF de l’extrême droite : PdF + MNR + NDP Carl-lang

Carl Lang, le 8 mai 2011, au défilé d'hommage à Jeanne d'Arc. DR.


Depuis trois élections (européennes de 2009, les régionales de 2010 et les cantonales de 2011), PdF, MNR et NDP flirtaient ensemble. Il est aujourd’hui question pour cette famille recomposée d’anciens membres du FN, dont le divorce remonte selon les cas à plus ou moins longtemps, de franchir un cap en scellant une nouvelle alliance. De dépasser ce que Robert Spieler, le délégué général de la Nouvelle droite populaire confiait être encore, en novembre 2010, une simple «entente», pour en faire une véritable union et créer une structure politique capable de chapeauter plus durablement et efficacement leur aventure électorale.

Sur quel modèle ?

Au mois de janvier dernier, une semaine après la prise de pouvoir de Marine Le Pen au Front national, Carl Lang jette un pavé dans la mare. À l’occasion d’une réunion de son mouvement politique, le PdF, il affiche ses ambitions. Il veut fédérer «la droite nationale» au sein d’une «maison commune». De précisions, on n’en aura alors guère plus, si ce n’est qu’il se pose en rassembleur d’une extrême droite émiettée au possible. Six mois plus tard, c’est à Roland Hélie, directeur de la revue Synthèse nationale, de reprendre l’initiative en organisant une réunion, prévue le lundi 27 mai. Y sont invités le PdF, le MNR, la NDP, mais également le Renouveau français, Terre et peuple, le journal Rivarol et la revue Militant.

En un semestre, la réflexion a avancé. Lang comme Hélie évoquent le modèle de l’UDF, formation centriste qui a éclaté en 2002. L’idée: réunir sous un même nom, dans une confédération, avec un slogan commun les trois partis, en vue de partir à aux prochaines batailles électorales, législatives et présidentielle. Le concept est là mais l’organisation reste à définir. Pour le directeur de publication de Rivarol Jérôme Bourbon, «cette synergie d’action prouve qu’ils ont vraisemblablement franchi un pallier».

Roland Hélie n’exclut d’ailleurs pas que cette structure soit chapeautée par un seul président. Carl Lang privilégie une approche collégiale et préférerait de son côté y voir à sa tête un «bureau directeur». Tous devront tomber d’accord pendant l’été, l’annonce officielle de la création de la structure ne sera faite qu’au mois de septembre.

Pourquoi maintenant ?

Bien qu’ils ne le revendiquent pas, MNR, PdF et NDP attendaient que soit réglée la succession de la figure tutélaire de l’extrême droite française, Jean-Marie Le Pen. Une victoire de Bruno Gollnisch lors de l’election interne du FN aurait tout changé. Carl Lang entretient avec lui des relations personnelles. Robert Spieler, délégué général de la NDP, confiait, avant le congrès de Tours du FN, sa «sympathie» pour le député européen, envisageant «un travail en partenariat» avec lui en cas de victoire. Celle de Marine Le Pen a tué dans l’œuf tout espoir de réconciliation des dissidents avec leur ancien parti. Et leur ouvre, croient-il, un espace politique que le Front a abandonné.

L’idée d’une union, pourtant, ne date pas de janvier. Jacques Leclerc (1), spécialiste des mouvements extrémistes, explique que le MNR a longtemps bloqué toute tentative. Ce dernier «désirait certes faire des actions communes, mais ne pas créer une nouvelle formation politique». «Puis les lignes ont commencé à bouger, le MNR ayant subi des départs importants suite à l’exclusion de Nicolas Bay en 2008, qui créera Convergences nationales, et emmenant derrière lui 400 militants, sur 1700 adhérents selon ses dires, laissant un parti disposant de 700 membres à jour de leur cotisation et 230 donateurs par prélèvement automatique (fort loin des 7 à 8 000 membres selon la direction).»

«La NDP, quant à elle, avait aussi d’autres visions que de créer un parti. Elle souhaitait, non-pas fédérer les groupes, mais les élus, les cadres et militants de leur famille politique. Ensuite, hormis les différences d’approches, il y a toujours les rancœurs personnelles datant parfois de très longtemps, au regard de parcours souvent sinueux marqués par la “guerre des chefs”. » Des querelles personnelles que seule une haine plus vivace, celle de l’inflexion que Marine Le Pen fait prendre au FN, permet de dépasser.

«Les premiers pas se produisent en 2009, explique Jacques Leclercq. Le MNR soutient l’effort d’unité des forces “résistantes” avec le PdF et la NDP. Le rapprochement entre les trois organisations se fait en mai 2010, à travers un “Comité de résistance nationale”. L’arrivée du tout jeune PdF, marqué nationalement par certaines réserves, comme ne pas participer trop ouvertement à certaines manifestations trop “offensives” de la NDP (qui tend à reprendre la rue, pratiquant un activisme comme du bon vieux temps d’Ordre nouveau), aura précipité les choses pour aller vers la création de cette “UDF” radicalisée à droite toute.»

Quel candidat ?

L’UDF de l’extrême droite vise les législatives et la présidentielle. Pour cette dernière, il faut se déterminer sur un candidat. Celui-ci ne sera présenté qu’au mois de septembre, en même temps que l’annonce officielle de la création de la structure, et personne, pour le moment ne veut s’avancer ouvertement sur un nom. Celui de Carl Lang, pourtant, est murmuré. Ce dernier reconnaît volontiers que c’est «une option». «Pourquoi pas?» s’interroge Roland Hélie, refusant également d’en dire plus. Argument en sa faveur, le président du Parti de la France bénéficie d’une sorte de légitimité, en tant qu’ancien dauphin de Jean-Marie Le Pen. Il sera en tout cas très difficile de rassembler les 500 signatures nécessaires à cette candidature selon Jérôme Bourbon. «Par le passé, le RPR avait aidé Bruno Mégret à présenter sa candidature pour concurrencer celle de Jean-Marie Le Pen mais la situation n’est plus la même, le MNR possédait déjà en son sein plus de 200 signatures d ‘élus à l’époque!», précise le directeur de publication de Rivarol. La réponse à cette question est en tout cas fixée en septembre.

Quel programme ?

La bande des trois peut s’entendre sur un certain nombre de sujets: la lutte contre l’insécurité, contre la montée de l’islam, contre l’évolution des mœurs (IVG, homosexualité), la défense du catholicisme traditionaliste… Ils ont l’été pour plancher sur le programme.

Mais cette candidature commune risque de prendre l’allure d’un «tout sauf Marine Le Pen». Le Front national actuel est raillé, vu comme un «parti du système». Pêle-mêle, on cite «l’abandon de la préférence nationale», «le renoncement face à l’islam», «l’ambition suicidaire de sortir seul de l’euro», etc. Et toujours, les rancœurs envers la présidente du FN. «Marine Le Pen n’est plus de droite. Elle est citoyenne, nationale et étatiste», dénonce Carl Lang. «La perspective d’empêcher Marine Le Pen de participer au second tour est des plus réjouissantes pour ce cartel des trois, revanchards, analyse Jacques Leclercq. Ils estiment, d’ailleurs avec toute une partie de l’ultra-droite qui sera représentée à la réunion de Synthèse nationale ce 27 juin, que le FN est désormais irrécupérable.»

Julien Licourt

(1) Jacques Leclercq est l’auteur de deux ouvrages essentiels pour tout lecteur s’intéressant au sujet:
- Le Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale de 1945 à nos jours, (tome1). L’Harmattan.
- Droites conservatrices, nationales et ultras ; dictionnaire 2005-2010, (tome 2). L’Harmattan.
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Message  nico37 le Dim 28 Aoû - 14:40

Un candidat de la droite extrême face à Marine Le Pen Par Gérard Bon | Reuters – il y a 1 heure 3 minutes

PARIS - Une coalition de petits partis d'extrême droite présentera un candidat à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont ils dénoncent les orientations républicaines et, selon eux, démagogues.
Le nom de leur champion, qui a de fortes chances d'être le président du Parti de la France Carl Lang, sera annoncé le 13 septembre lors d'une conférence de presse à Paris.
"La candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale", a expliqué Carl Lang à Reuters.
Pour l'ancien cadre du Front national, Marine Le Pen a pu faire illusion au début mais ses positions "sont déconnectées des réalités du XXIe siècle".
"Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", dit-il.
"Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", ajoute-t-il.
S'il parvient à réunir les 500 parrainages requis pour se présenter à la présidentielle, le "candidat d'union" pourrait priver la présidente du Front national de précieuses voix dans l'âpre bataille pour l'accession au second tour de scrutin.
La dirigeante du FN, qui semblait en mesure de se qualifier pour le second tour au printemps, a en effet perdu du terrain dans les sondages pendant l'été et arrive à présent en troisième position avec 15% à 20% des intentions de vote.
Carl Lang considère que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a succédé à son père en janvier dernier et à laquelle il s'était vainement opposé, a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2% à 3% des voix.
"Toute normalisation libère ipso facto de l'espace sur sa droite", confirme le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite.

" UNE FORCE DE NUISANCE "

"A 2% ou 3% des voix, ça peut empêcher Marine Le Pen d'être dans le duo du second tour, même si l'hypothèse la donnant au second tour ne semble plus d'actualité pour le moment", dit-il.
Jean-Yves Camus doute cependant qu'un tel candidat puisse réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l'Elysée et qu'il y ait de la place en France à ce niveau pour deux formations d'extrême droite.
"Dans aucun pays d'Europe cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance" pour le FN, ajoute-t-il.
Le politologue souligne que le futur candidat de la "droite nationale" va gêner Marine Le Pen dans la récolte des parrainages d'élus, qui est loin d'être acquise.
Carl Lang, lui, juge l'objectif "tout à fait réalisable pour ses amis, d'autant que le candidat ne portera pas le nom de Le Pen." "Les réticences s'exprimeront moins", assure-t-il.
Le futur candidat bénéficiera du soutien du Parti de la France, de la Nouvelle droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler, et du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret.
Ces trois partis, qui prolongeront leur union lors des législatives de 2012, avaient déjà lancé des listes communes aux régionales de 2010, obtenant 3,8% en moyenne dans les sept régions où ils étaient présents.
Cette confédération pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, maire d'Orange et ancien élu FN, ainsi que diverses personnalités. "La porte est ouverte à tous les courants", confirme Carl Lang.
Bruno Gollnisch, le rival malheureux de Marine Le Pen pour la présidence du FN, a choisi pour le moment de rester au sein du parti lepéniste avec nombre de ses partisans, qui voudraient y structurer une minorité interne forte.
Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN.
"Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens", souligne Jean-Yves Camus.

Edité par Yves Clarisse

Un deuxième candidat d'extrême droite en 2012
Carl Lang souhaiterait se présenter à la présidentielle

Alors que le rêve de Marine Le Pen d'atteindre le deuxième tour de l'élection présidentielle semble s'éloigner dans les sondages, un deuxième candidat issu de l'extrême droite aimerait entrer dans la course à l'Elysée et contrecarrer les plans de la présidente du FN.

Carl Lang, ancien membre du Front National, souhaiterait en effet conduire une coalition de petits partis d'extrême droite (MNR, Parti de la France, Nouvelle droite populaire...) à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont il dénonce les orientations républicaines et démagogiques. L'annonce officielle de sa candidature devrait avoir lieu le 13 septembre à Paris.

Pour Carl Lang, "la candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale". Selon lui, les positions de la leader frontiste "sont dconnectées des réalités du XXIe siècle". "Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", explique-t-il. "Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", poursuit-il.

Pour Carl Lang, Marine Le Pen a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2 à 3 % des voix.

Objectif : les 500 parrainages

Reste à savoir si le candidat de la coalition obtiendra les 500 parrainages nécessaires pour se présenter. Selon le politologue Jean-Yves Camus, il est peu probable qu'un tel candidat puisse réunir ces parrainages. Il juge cependant que, s'il les obtenait, il serait une force de nuisance pour le FN. "Dans aucun pays d'Europe cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance", indique-t-il. Il pourrait également gêner la candidate frontiste pour obtenir ses parrainages.

Que va faire Bruno Gollnisch ?

Cette coalition pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, le maire d'Orange et ancien élu FN, et d'autres personnalités comme Bruno Gollnisch. "La porte est ouverte à tous les courants", confirme Carl Lang. L'adversaire malheureux de Marine Le Pen à l'investiture frontiste a, pour le moment, choisi de rester au sein du parti lepéniste avec ses partisans, qui voudraient structurer une minorité forte. Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN, qui ne recueillerait déjà plus que 15 % (contre (20 % au printemps) des suffrages au premier tour de la présidentielle et serait éliminée dès le premier tour, selon les derniers sondages.

"Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens", souligne Jean-Yves Camus.

Le candidat qui pourrait planter Marine Le Pen - Par Michel Garroté

Ce monsieur est-il devenu une menace pour Marine Le Pen ?

Aux présidentielles de 2012, un certain Carl Lang (à ne pas confondre avec le ‘Jack’ du même nom...) pourrait bénéficier de l’investiture et donc du soutien de son propre mouvement, le Parti de la France ; ainsi que du soutien de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler ; et enfin du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret.

Et ainsi, Carl Lang pourrait récupérer, à son profit, jusqu’à 3% des voix, initialement attribuées à (ou prévues pour) Marine Le Pen et donc initialement attribuées au (ou prévues pour) Front National.

L’on peut toujours alléguer que 3% au premier tour, ce n’est rien ; et que de toute façon, le véritable enjeu sera le second tour. Il n’empêche que 3% restent 3% ; et que cela n’est pas rien, étant donné que le premier tour se jouera dans un mouchoir de poche, avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au total.

A ce propos, je lis dans une dépêche Reuters reprise par Le Point (cf. lien vers la source en bas de page) qu’une « coalition de petits partis d'extrême droite présentera un candidat à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont ils dénoncent les orientations républicaines et, selon eux, démagogues. Le nom de leur champion, qui a de fortes chances d'être le président du Parti de la France Carl Lang, sera annoncé le 13 septembre lors d'une conférence de presse à Paris. "La candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale", a expliqué Carl Lang. Pour l'ancien cadre du Front national, Marine Le Pen a pu faire illusion au début, mais ses positions "sont déconnectées des réalités du XXIe siècle". "Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", dit-il ».

« "Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", ajoute-t-il. S'il parvient à réunir les 500 parrainages requis pour se présenter à la présidentielle, le "candidat d'union" pourrait priver la présidente du Front national de précieuses voix dans l'âpre bataille pour l'accession au second tour de scrutin. La dirigeante du FN, qui semblait en mesure de se qualifier pour le second tour au printemps, a en effet perdu du terrain dans les sondages pendant l'été et arrive à présent en troisième position avec 15 % à 20 % d'intentions de vote. Carl Lang considère que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a succédé à son père en janvier dernier et à laquelle il s'était vainement opposé, a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2 % à 3 % des voix ».

« "Toute normalisation libère ipso facto de l'espace sur sa droite", confirme le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. "À 2 % ou 3 % des voix, cela peut empêcher Marine Le Pen d'être dans le duo du second tour, même si l'hypothèse la donnant au second tour ne semble plus d'actualité pour le moment", dit-il. Jean-Yves Camus doute cependant qu'un tel candidat puisse réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l'Élysée et qu'il y ait de la place en France à ce niveau pour deux formations d'extrême droite. "Dans aucun pays d'Europe, cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance" pour le FN, ajoute-t-il. Le politologue souligne que le futur candidat de la "droite nationale" va gêner Marine Le Pen dans la récolte des parrainages d'élus, qui est loin d'être acquise. Carl Lang, lui, juge l'objectif "tout à fait réalisable pour ses amis, d'autant que le candidat ne portera pas le nom de Le Pen." "Les réticences s'exprimeront moins", assure-t-il ».

« Le futur candidat bénéficiera du soutien du Parti de la France, de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler et du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret. Ces trois partis, qui prolongeront leur union lors des législatives de 2012, avaient déjà lancé des listes communes aux régionales de 2010, obtenant 3,8 % en moyenne dans les sept régions où ils étaient présents. Cette confédération pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, maire d'Orange et ancien élu FN, ainsi que diverses personnalités. " La porte est ouverte à tous les courants " , confirme Carl Lang. Bruno Gollnisch, le rival malheureux de Marine Le Pen pour la présidence du FN, a choisi pour le moment de rester au sein du parti lepéniste avec nombre de ses partisans, qui voudraient y structurer une minorité interne forte. Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN. " Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens ", souligne Jean-Yves Camus » ,conclut la dépêche Reuters reprise par Le Point.

J’ignore jusqu’à quel point, Jean-Yves Camus - cité dans la dépêche Reuters reprise par Le Point - est un « spécialiste de l'extrême droite » . Ce que sais, en revanche, c’est qu’avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au premier tour des présidentielles, les candidats UMP, PS et FN vont jouer une partie d’échec, assez féroce, contre les nombreux « petits candidats ».

A vrai dire, le fond de ma pensée, c’est qu’au premier tour, chaque voix comptera ; et non pas uniquement chaque pour cent. Et bien malin celui qui peut pronostiquer, en août 2011, quels seront les deux candidats au second tour, en mai 2012. A mon avis, la « droite de la droite » et la « gauche de la gauche » donnent certainement, en ce moment déjà, de sacrés maux de têtes aux « grands candidats ».

nico37

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Message  nico37 le Mer 31 Aoû - 11:03

Bruno Mégret rêve de revenir Par Tugdual Denis

L’ex-lieutenant de Jean-Marie Le Pen 
a retrouvé Paris après deux ans d’exil en Australie. Plusieurs de ceux qui furent ses proches épaulent aujourd'hui Marine Le Pen.

« J’ai pris une décision importante : je me mets en réserve de la politique et je pars à l’étranger… » Le 23 mai 2008, Bruno Mégret choisit de quitter la France et de disparaître de la vie publique. Sans avoir pu se débarrasser de l’étiquette que lui avait collée Jean-Marie Le Pen : celle du « félon ». Une insulte lancée par le fondateur du FN hors de lui devant ce qu’il tenait pour le « putsch » en 1998 de son premier lieutenant. Une sécession que Le Pen ne lui pardonnera jamais et qu’il s’appliquera à transformer en humiliation. Au fil des ans, Mégret n’a jamais pu donner vraiment vie au parti qu’il avait ensuite créé : le Mouvement national républicain (MNR).

Où s’envole-t-il alors ? En Australie, au service d’un grand groupe français de travaux publics. Pour deux ans d’exil. En 2010, le voilà de retour. Le polytechnicien Mégret, ingénieur des Ponts et Chaussées, travaille désormais comme haut fonctionnaire dans un organisme dépendant du ministère des Transports. Un « placard doré », persifle l’un de ses anciens amis.

" Je suis à nouveau 
disponible "

« J’apprécie l’éthique de la haute fonction publique, confie Mégret. Les gens autour de moi font la différence entre leurs opinions politiques et le service de l’Etat. » S’il passe presque inaperçu dans la haute administration, Bruno Mégret, en revanche, ne passe pas inaperçu dans la rue : « Ça m’a pesé. Il a fallu que je conserve un garde du corps pendant longtemps, même si ceux qui m’abordent le font en général pour me dire des choses gentilles. Mais je reste un peu limité dans mes déplacements. » Chez lui, en proche banlieue parisienne, Mégret lit la presse mais, assure-t-il, pas nécessairement les pages politiques consacrées au FN. L’écriture le tente. Il songerait à rédiger des Mémoires, mais avec une partie qui relèverait de la fiction : en imaginant que la scission du FN ait fonctionné… à son bénéfice. « L’écriture, ce serait, pour moi, une manière de rester dans l’action. Avant d’entrer en politique active, j’avais du temps disponible. Là, j’en ai à nouveau… »

" Je bous… "

Aujourd’hui, Bruno Mégret pense, dit-il, « beaucoup plus librement » puisqu’il est désormais « dégagé des contraintes de la vie politique quotidienne ». Son attirance pour le débat public demeure très vive : « Personne, sur la scène politique, ne propose les bonnes solutions. Je bous de ne pouvoir le faire. Cela dit, j’ai passé l’âge de croire que tout pourrait dépendre de moi. »

C’est d’abord l’Europe qui intéresse cet ancien pourfendeur du traité de Maastricht. Prenant Marine Le Pen à contrepied, Mégret est formel : « Je suis de ceux qui pensent qu’il y a un avenir pour l’euro. Le problème, c’est que l’Union européenne aurait dû faire de cette monnaie un instrument de puissance politique et économique. Mais les technocrates européens culpabilisent, renoncent à défendre les intérêts de l’Europe et refusent toute notion de puissance. »

Un bataillon 
de mégrétistes

Pour ce catholique (pratiquant par intermittence), l’islam est une menace, un élément de clivage social. « La laïcité, cela consiste à assurer la neutralité des institutions publiques, et non à donner la même importance à toutes les religions. » L’ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen approuve la statégie du FN qui, pour combattre l’islam, mise sur le consensus de la laïcité. Il prônait cela, suggère-t-il, depuis longtemps. Mégret et le nouveau FN : un sujet évident mais tabou, qu’il finit par aborder. Mégret et le nom d’un parti qu’il a tenté (en vain) de récupérer auprès de la justice après le divorce explosif de décembre 1998. Mégret, une stratégie de « dédiabolisation » et d’ouverture, que Jean-Marie Le Pen a récusée. Une stratégie que Marine tente de mettre en œuvre.

De fait, la nouvelle présidente du Front national s’appuie aujourd’hui sur un bataillon d’anciens mégrétistes : Steeve Briois, le secrétaire général ; Bruno Bilde, le chef de cabinet de Marine ; Philippe Olivier, son conseiller ; Nicolas Bay, le responsable de la propagande. De quoi rendre Mégret amer ? « Sans doute les anciens mégrétistes qui entourent Marine Le Pen pensent-ils qu’elle développe la stratégie que je voulais mettre en place. » Et Mégret d’ajouter : « Le R de MNR, pour républicain, c’était déjà, à l’époque, une petite révolution. » Dans ces conditions, pourquoi ne pas envisager une réintégration de l’ancien ténor de l’extrême droite au sein du nouveau FN ?

Les poches vides

« Impensable ! », diront les uns. La fille du fondateur du FN était trop en pointe au moment du clash de 1998. Alors directrice juridique du parti, l’avocate Marine Le Pen a tout fait pour que les félons partent les poches vides. D’ailleurs, en 2006, lorsque Jean-Marie Le Pen reçoit Mégret pour mettre en scène une éphémère réconciliation sous le concept d’« union des patriotes », sa fille fait pression pour que celle-ci capote, effrayée à l’idée de voir revenir un concurrent potentiel. Les deux protagonistes se vouent, depuis, une rancune tenace. Voire une forme de haine.

« Et pourquoi pas un retour en grâce ? » diront les autres. « Je serais Bruno Mégret, glisse un des actuels hiérarques du FN, j’écrirais à Marine en lui disant que je soutiendrai sa candidature à l’élection présidentielle dans le cadre d’un rassemblement national. Je ne suis pas sûr qu’elle dirait non…. Ça mettrait un certain nombre d’anciens mégrétistes en porte-à-faux. Et le paternel ne lui en ferait pas forcément le reproche. » L’intéressé, lui, se tait mais on devine qu’en tout état de cause il ne fera pas le premier pas. Si quelque chose doit avoir lieu, devine-t-on, il faudra qu’on lui tende la main.

Repères

1949 : Le 4 avril, naissance à Paris de Bruno Mégret. Il finit sa scolarité au prestigieux lycée parisien Louis-Le-Grand, avant d’être reçu à Polytechnique, où il intègre à la sortie le corps des Ponts et Chaussées.
1986 : Bruno Mégret devient député de l’Isère dans le cadre du « Rassem-blement national ». Ex-RPR, il adhère au FN en 1987 puis devient délégué général en 1988.
1998 : Le 5 décembre, à la Maison de la chimie à Paris, a lieu un conseil national du FN qui tourne au pugilat. Le divorce entre Mégret et Le Pen devient effectif.
1999 : Lors d’un congrès à Marignane, Mégret fonde son propre parti politique, qui prendra le nom de Mouvement national républicain (MNR) en septembre.
2002 : Bruno Mégret obtient 2,34 % des suffrages exprimés à l’élection présidentielle. Il ne se présentera pas en 2007.
2008 : Le 23 mai, il se met « en réserve » de la vie politique.

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Message  nico37 le Sam 17 Sep - 0:54

Après MLP c'est au tour de Carl Lang de bénéficier d'une incroyable couverture médiatique : revue de presse non exhaustive

http://www.20minutes.fr/politique/786406-ex-fn-carl-lang-concurrent-marine-pen-presidentielle
http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/carl-lang-candidat-en-2012-face-a-marine-le-pen-626698
http://droites-extremes.blog.lemonde.fr/2011/09/13/presidentielle-2012-carl-lang-est-candidat
http://www.francesoir.fr/actualite/politique/presidentielle-2012-carl-lang-s-oppose-au-fn-marine-pen-136892.html
http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Carl-Lang-ancien-du-FN-se-presente-a-l-election-presidentielle-interview-389245
http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/presidentielle-carl-lang-candidat-contre-marine-le-pen-12-09-2011-1604274.php
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/carl-lang-se-lance-dans-la-presidentielle_1029623.html#xtor=AL-447
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/69979/date/2011-09-13/article/2012-carl-lang-veut-depasser-marine-le-pen-sur-sa-droite/
http://www.liberation.fr/politiques/01012359656-l-ex-frontiste-carl-lang-veut-se-presenter-a-la-presidentielle
http://www.streetpress.com/sujet/7957-le-cyber-candidat-carl-lang-entre-en-campagne-devant-des-veterans-de-l-indo

https://www.youtube.com/watch?v=ZH20icW1Tns
https://www.dailymotion.com/video/xl25xf_carl-lang-ancien-secretaire-general-du-front-national-president-du-parti-de-france_news

nico37

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Message  nico37 le Dim 4 Mar - 14:39

Extrême droite: Carl Lang annonce 380 parrainages, « ce sera très dur » AFP 03.03

Le candidat d'extrême droite à la présidentielle, Carl Lang, a annoncé ce samedi qu'il ne disposait que de 380 signatures d'élus, reconnaissant qu'il lui serait « très dur » de franchir l'obstacle des 500 nécessaires pour pouvoir concourir à l'Elysée.

« Ca va être très dur. C'est déjà un exploit d'être là où nous en sommes » , a-t-il déclaré, en marge d'une réunion publique à Paris de l'Union de la droite nationale (UDN), qui fédère plusieurs mouvements d'extrême droite (NDP, MNR, PDF) et dont il est le candidat. « Nous ne sommes pas si loin du but que cela » , avait-il lancé un peu plus tôt à ses partisans, appelant à « continuer » la récolte jusqu'à la date limite, le 16 mars.

Soupçons

Il a soupçonné Marine Le Pen d'avoir «déjà réuni les 500 signatures», mais de maintenir le suspense pour en récolter d'autres et le priver ainsi de précieux sésames, afin de «garder le monopole électoral, en plus du monopole médiatique».

Néanmoins, interrogé pour savoir s'il excluait d'appeler à voter pour elle au 1er tour de la présidentielle, celui qui avait soutenu Bruno Gollnisch lors de la campagne interne de succession à Jean-Marie Le Pen a botté en touche: « Nous n'en sommes pas là. Nous verrons le jour J ce qu'il faudra dire ou ne pas dire. »

Marine Le Pen, «représentante du gaucho-lepénisme»

Lors de son discours, devant 200 à 250 personnes, pour la plupart âgées ou très âgées, Carl Lang n'a pas ménagé la patronne du Front national, un parti qu'il avait quitté en 2009, en conflit ouvert avec cette dernière. S'adressant aux «exclus ou aux déçus» du FN, il a affirmé qu' « aujourd'hui, Mme Le Pen est la représentante du gaucho-lepénisme » mais « pas de la droite nationale » .

Dans son discours, il a utilisé tous les ressorts de l'extrême droite traditionnelle, dont l'anti-communisme - « nous préférons être morts que rouges » - et l'anti-gaullisme à travers la nostalgie de l'Algérie française. Carl Lang, âgé de 54 ans, s'est également clairement placé à droite économiquement, en reprochant à Nicolas Sarkozy son incapacité « à tourner le dos au socialisme » .

Avant lui, Robert Spieler, délégué général de la Nouvelle droite populaire, qui fait partie de l'UDN, avait appelé à lutter contre l'immigration, « par tous les moyens, y compris légaux » , et à faire en sorte que « les femmes françaises et blanches fassent des enfants français et blancs ». Tous ceux qui se sont succédé à la tribune étaient des anciens frontistes, dont Roger Holeindre, vieux grognard de l'extrême droite âgé de 84 ans. Carl Lang espère que l'UDN pourra présenter une centaine de candidatures aux législatives dans près de 600 circonscriptions.

Présidentielle : Carl Lang n'y croit plus 4 mars
Carl Lang, candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle, a annoncé samedi qu'il ne disposait que de 380 parrainages d'élus.

« Ça va être très dur. » Lucide, Carl Lang, candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle, envisage sa propre absence du premier tour. Samedi, il a annoncé ne disposer « que » de 380 parrainages d'élus sur les 500 nécessaires pour se présenter à l'élection. « C'est déjà un exploit d'être là où nous en sommes », a-t-il reconnu lors d'une réunion publique à Paris de l'Union de la droite nationale. Un exploit cependant insuffisant, même si l'intéressé use de la méthode Coué : « Nous ne sommes pas si loin du but que cela », assure-t-il. Mais, 120 signatures, à moins de deux semaines de la date limite du dépôt des-dits parrainages au Conseil constitutionnel, la tâche est semble-t-il trop grande pour Carl Lang.

Cette absence probable du premier tour de l'élection présidentielle, Lang l'attribue largement à une personne : Marine Le Pen. Selon lui, la candidate du Front national, qui prétend manquer de 48 parrainages, a « déjà réuni les 500 signatures ». Mais elle affirmerait le contraire, selon lui, pour récolter d'autres signatures et empêcher Lang de se présenter. Marine Le Pen, dans cette vision, entendrait ainsi « garder le monopole électoral, en plus du monopole médiatique ».
Carl Lang a d'ailleurs copieusement attaqué la présidente du Front national. « Aujourd'hui, Mme Le Pen est la représentante du gaucho-lepénisme, a-t-il déclaré, pas de la droite nationale. » Pour autant, le politique d'extrême droite, qui avait soutenu Bruno Gollnisch lors de la campagne pour la succession à Jean-Marie Le Pen, n'exclut pas d'appeler à voter pour la candidate du FN lors du premier tour. « Nous n'en sommes pas là. Nous verrons le jour J ce qu'il faudra dire ou ne pas dire », a-t-il dit.

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Message  nico37 le Sam 17 Mar - 4:32

Carl Lang : « Une campagne de communication » 06 mars

Le candidat de l’Union de la droite nationale à l’élection présidentielle, regrette que la campagne manque de profondeur. Et Carl Lang continue d’asticoter Marine Le Pen, la patronne de son ancien parti.

Carl Lang, dont les moyens financiers et humains sont aux antipodes de ceux des grands partis, a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle (22 avril et 6 mai) pour l’Union de la Droite Nationale en septembre dernier, organise « un déplacement par semaine en province. Je rencontre la presse, et j’organise des apéro-débats avec nos militants ou ceux qui sont intéressés par ma candidature. » Celui qui espère être « le candidat surprise » de cette élection observe avec intérêt la campagne qui précède le premier tour. « On assiste à tout, sauf à un débat d’idées, alors que c’est justement cela qui intéresse les Français. C’est le tout-médiatique, on est dans l’instant T, et on n’entend que des formules, des attaques et des invectives. C’est le degré zéro de la politique, alors que la France va mal.» Comme d’autres petits candidats, Lang se plaint d’être ostensiblement ignoré par la presse nationale. « C’est toujours comme ça », souffle l’ancien cadre du Front National. Au second tour, le candidat de la Droite Nationale n’envisage visiblement pas de donner de consigne de vote. « Le bilan de Nicolas Sarkozy est très insuffisant. Honnêtement, je ne vois guère de différence entre lui et François Hollande. » Les intéressés apprécieront…

« Encore beaucoup de contacts au Front National »

Plus de trois ans après avoir quitté le FN (en novembre 2008), Carl Lang assure avoir conservé de solides contacts au sein du parti aujourd‘hui présidé par Marine Le Pen. Ses relations avec la candidate frontiste à l’élection présidentielle sont notoirement mauvaises, mais Lang conserve visiblement un bon souvenir de Jean-Marie Le Pen. « Il avait la capacité à défendre ses idées, même si elles n’étaient pas populaires. Marine Le Pen, elle, est uniquement dans une démarche électoraliste. Elle aseptise son discours, fait preuve de démagogie, dans le seul but de faire du chiffre. » Et cette posture dérangerait au sein même du FN, où la présidente n’a pas que des amis. « Elle a son fan-club, mais il y a des cadres et des militants qui font la même analyse que moi. » Mais le chef du Parti de la France (fondé en 2009) assure ne pas être fâché avec le FN. « Le jour où la direction reviendra aux fondamentaux, on pourra peut-être rediscuter… » Carl Lang devra certainement attendre que Marine Le Pen ne soit plus à la tête du FN. Et si elle dure aussi longtemps que son père, cela ne représente jamais que quarante années de patience…

Carl Lang : « Marine Le Pen aura ses parrainages » 07/03/2012 | La Gazette de Côte d'Or n° 286

Candidat à l’élection présidentielle, Carl Lang, le président du Parti de la France, ne ménage pas Marine Le Pen, qu’il a côtoyée lorsqu’il était au Front national. Confiant pour ses signatures, il développe ici les principales idées de son programme.

LA GAZETTE : Êtes-vous aujourd’hui en mesure d’affirmer que vous pourrez déposer la liste de vos 500 parrainages le 16 mars ?

CARL LANG : Je suis confiant. J’ai annoncé ma candidature le 13 septembre dernier, et je n’ai pas tardé, avec des membres du Parti de la France, à effectuer les démarches nécessaires. Nous faisons un travail énorme, bénévole, car nous ne disposons pas de moyens financiers conséquents. J’espère être malgré tout le candidat surprise à cette élection. Car je n’ai quasiment pas accès à la presse nationale. Il y a de véritables concessions accordées aux principaux partis en place, et le Parti de la France, comme quelques autres, en est exclu. Or, la présidentielle n’est pas une élection de partis, mais de personnes.

Quand vous étiez au Front national, vous vous occupiez justement de recueillir les parrainages pour Jean-Marie Le Pen…

Oui. Et souvent, c’est passé très juste ! C’est pour cela que je suis persuadé que Marine Le Pen aura les siens.
Elle semble pourtant inquiète…
Elle a cru qu’il suffisait d’avoir un accès facile aux médias – ce qui n’était pas le cas de son père – pour facilement avoir ses signatures. Et jusqu’à Noël, l’appareil du FN ne s’était pas mis en marche pour récolter les parrainages. Depuis début janvier, il est dans la précipitation, l’affolement, mais aujourd’hui, il me semble inconcevable qu’elle ne puisse pas être candidate, même si elle agit dans la légèreté et la facilité.

Marine Le Pen est-elle votre principale adversaire ?

Pas du tout. Je constate qu’elle est dans une logique médiatique, et qu’elle oublie les idées et le combat politique. Moi, je me considère comme le candidat de la droite nationale et européenne, avec au cœur de ce débat un enjeu de civilisation. Marine Le Pen affiche de son côté une démagogie sociale purement électoraliste.

Sur quels thèmes ?

Par exemple, le retour de la retraite à 60 ans, avec quarante annuités de cotisation. C’est une aberration, que même les socialistes ne demandent pas ! Jean-Marie Le Pen affirmait souvent que la retraite à 60 ans est un contresens. Ou encore sur les 35 heures. Elle ne souhaite pas revenir dessus, alors que cette mesure n’a fait qu’affaiblir l’économie française. Et puis, elle ne fait qu’attaquer Nicolas Sarkozy. En faisant cela, elle fait le jeu de la gauche et de François Hollande.

Elle souhaite également que la France sorte de l’Union européenne et donc de la zone euro…

L’Union européenne telle qu’elle est n’est pas satisfaisante. Pour autant, dans l’enjeu de civilisation de ce XXIe siècle, la France – comme le reste de l’Europe – ne peut pas se refermer sur elle-même. Je ne rejette pas le principe de l’Europe. Je serais même favorable à un axe Paris-Berlin-Moscou ! Il faut une Europe libre et indépendante, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Pour vous, la sortie de l’euro est-elle une nécessité ?

J’étais hostile au passage à l’euro. Mais en sortir aujourd’hui de manière unilatérale serait une catastrophe financière, économique et diplomatique. Cela ferait de l’Allemagne le leader incontesté de la zone euro, et la France perdrait quasiment toute influence au sein de l’Union européenne. Si la France devait abandonner la monnaie unique, il faudrait que tous les autres pays de la zone euro le fassent également.

Vous semblez hostile au libre échange, en tout cas à celui qui est en vigueur actuellement…

Le dogme du libre échange et du marché ouvert, un des principes de l’Union européenne, a été dévastateur pour les pays. Il ne faut pas continuer ainsi, car cela entraîne désindustrialisation, délocalisations et régression. Il faut tourner le dos à cette dictature, mais la réponse ne passe pas par la fermeture des frontières. Je crois à l’échange régulé, à une politique de régulation commerciale. Si on ne régule pas les marchés, leur dictature s’impose. Il faut selon moi redéfinir les règles des échanges commerciaux, avec davantage de réciprocité.

En revanche, vous êtes un farouche défenseur du protectionnisme social. Cela signifie-t-il pour vous la fin de l’immigration ?

D’abord, le patriotisme social signifie que les aides soient seulement accordées aux nationaux. Il faut que cela soit partout le cas dans les pays de l’UE. La France est endettée, et elle ne peut plus se permettre d’accueillir des gens qui viennent non pas pour travailler, mais pour obtenir des aides. En mettant fin à ce système, cela dissuadera des migrants de venir en France et en Europe. Accueillir ceux qui ont la promesse d’un travail, je suis d’accord. Le problème de la France, c’est qu’elle favorise depuis trop longtemps une immigration de peuplement. On voit aujourd’hui où le laxisme l’a conduite. Je suis favorable à une immigration presque exclusivement européenne.

Vous insistez souvent sur l’islamisation de la France et de l’Europe…

Est-il normal d’envisager que dans certaines communes, dans certaines villes françaises, les Franco-Français soient non seulement en minorité chez eux, mais qu’ils subissent un jour la charia ? Moi, je ne l’accepte pas. L’islamisation est le facteur aggravant de l’immigration. Les valeurs de l’islam ne sont pas compatibles avec les valeurs de la civilisation européenne et chrétienne. Les règles du droit islamique ne sont pas compatibles avec les nôtres, avec notre histoire, nos traditions, nos valeurs. Quand nos responsables politiques finiront enfin par l’admettre et prendre les mesures qui s’imposent ? Marine Le Pen croit que la laïcité est une protection contre l’islamisme. Elle se trompe.

Pourquoi ?

Parce que les islamistes s’appuient sur cette laïcité pour islamiser la société française. Et une fois que ces islamistes auront réussi cette première étape, ils passeront à la seconde étape, qui consistera à certains endroits à faire appliquer la charia. Ce sera alors le début d’un changement de civilisation, et je ne veux pas de cela. Le processus révolutionnaire islamiste en est marche dans des pays arabes comme la Libye, la Tunisie et l’Égypte. L’islam est politique.

Vous expliquez régulièrement votre crainte de voir cela dégénérer… N’est pas un peu excessif ?

Absolument pas. La France doit préserver son unité nationale, et défendre son identité. La France et l’Europe n’ont pas à imposer leur façon de vivre et leur culture ailleurs. Eh bien, la réciprocité vaut pour les autres. Je ne veux pas voir des musulmans prier dans la rue, je ne veux pas voir des minarets, je ne veux pas consommer de viande halal à mon insu. Marine Le Pen aborde tous ces problèmes d’une façon qui n’est pas satisfaisante. Et je sais – car j’ai toujours des contacts réguliers avec des cadres ou des militants du Front national – que cela déplaît au sein même du parti. Marine Le Pen est un drôle de mélange entre Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Chevènement…

En déplacement à Saint-Quentin Carl Lang et la guerre des mondes Jean-Michel ROUSTAND

SAINT-QUENTIN (Aisne). Pour le représentant de l'union de la droite nationale, un défi des civilisations est inéluctable. C'est même « le sens » de sa candidature.

ON peut se considérer comme « le seul représentant de la droite nationale européenne » et dénoncer le « gauchisme à mi-chemin entre Chevènement et Mélenchon » de Marine Le Pen. Maintenant qu'il a fondé le Parti de la France et qu'il est, depuis le 13 septembre, candidat à l'élection présidentielle de l'union de la droite nationale, l'ancien frontiste Carl Lang insiste volontiers sur ce qui le sépare du Front national. De passage mardi soir à Saint-Quentin, dans l'Aisne, il a ironisé sur le retour à la retraite à 60 ans « auquel même le PS ne croit plus et qui est d'une démagogie sociale absolue » ou la création d'une tranche d'imposition à 46 % alors que lui dénonce « l'étatisme et le fiscalisme qui sont à l'origine de l'explosion des dépenses publiques qui étouffent le pays. C'est à l'Etat et aux collectivités territoriales de se serrer la ceinture, pas aux Français ». Divergence aussi sur l'Europe : « Il ne fallait pas prendre le train de l'euro. Mais, maintenant, je ne vois que des inconvénients à une sortie unilatérale de la monnaie unique : explosion du coût de la dette et explosion du prix des matières premières, sans compter que cela signifie confier la zone euro à la seule Allemagne. »

« Les auteurs de ce geste indigne seront poursuivis »

Si la droite que veut incarner Carl Lang est franchement nationale en ratissant large sur le thème « la France aux Français », il se revendique aussi de la droite européenne, parce qu'il considère « qu'il ne faut pas couper la France du reste de l'Europe ». C'est « le sens de sa campagne » : pour lui, tous les pays du Vieux Continent partagent le même avenir : « Ensemble, nous devons relever un défi de civilisations. Pour défendre notre héritage humaniste et chrétien nous allons devoir préserver nos cultures. » Pour Carl Lang, « la France et l'Europe sont en situation de colonisation culturelle, financière et islamique. Je ne crois pas que nos valeurs soient compatibles avec la charia ».
Ce défi, il le décrit comme un phénomène « révolutionnaire mais non violent » qui, à l'en croire, s'appuiera sur « une subversion démographique qui amènera le communautarisme qui, fort, logiquement, voudra vivre selon ses propres valeurs ».
Logique avec lui-même, il refuse tout droit de vote aux étrangers : « Sinon le peuple français perd sa souveraineté. » Et de préciser à qui en douterait : « C'est un point de rupture non négociable avec la gauche. » Laquelle semble englober Nicolas Sarkozy : « Le problème avec lui, ce n'est pas ce qu'il dit mais ce qu'il ne fait pas. Je lui reproche surtout de ne pas nous avoir sortis du socialisme. »
En attendant le choc des civilisations, Carl Lang a un combat plus immédiat à livrer. « Je dois avoir dépassé de peu les 400 signatures, ce qui est déjà un exploit. Il me reste dix jours pour obtenir la centaine qui me manque. » Pour arracher les signatures qui lui font défaut, Carl Lang prend vis-à-vis des maires qui le parrainent l'engagement d'un anonymat total s'il n'atteint pas son objectif : « Ou je déposerai 500 signatures au Conseil constitutionnel ou je n'en déposerai aucune. »
Quel que soit le verdict du 16 mars, date limite de dépôt des parrainages, le candidat de l'union de la droite nationale pense déjà aux législatives qui suivront. « S'il n'y avait pas le frein financier, nous aurions des candidats de partout. Ce ne sera pas le cas et nous devrons faire des choix. La Picardie, parce qu'elle présente un très fort potentiel électoral pour nous, sera une zone prioritaire », explique celui qui se souvient que cette région fait aussi partie de la circonscription qui lui permit d'être député européen. Et de conclure sur le score de ses listes aux dernières régionales dans les quatre régions où elles étaient présentes : « 2, 7 % des suffrages en moyenne, ce qui en politique est loin d'être neutre. » Des voix qu'il affirme ne pas vouloir marchander : « Si je ne parviens pas à participer au premier tour, les électeurs se détermineront en leur âme et conscience. »

« Il y a un choix de civilisation à faire » 09 mars Propos recueillis par Jérôme POINSU

Carl Lang s'oppose au « gaucho-lepénisme » de Marine Le Pen à qui il reproche d'être « plus à gauche que le PS et le modem de François Bayrou ».

AISNE - Ancien frontiste, Carl Lang, candidat de l’Union de la droite nationale, de passage mardi à Saint-Quentin, ne veut pas d’un « peuple français minoritaire. »

Au fil de la campagne présidentielle, Saint-Quentin s'affirme comme une ville de passage prisée pour les « petits candidats ». Après Nicolas Dupont-Aignan, (Debout la république), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Carl Lang, président du Parti de la France a tenu une conférence de presse à l'espace Matisse mardi… au lendemain de la visite de Nicolas Sarkozy à l'établissement public d'insertion de la Défense (Epide).
Ancien numéro trois du Front national, Carl Lang avait été exclu du parti fondé par Jean-Marie Le Pen lors des élections européennes de 2009, car il présentait dans la circonscription Nord-ouest une liste dissidente de celle menée par Marine Le Pen.
Dans la foulée, il crée le Parti de la France, toujours bien ancré à l'extrême droite, « seule représentante de la droite nationale européenne » qui veut répondre à la « triple colonisation, financière, migratoire, et islamique ».
Opposé à une sortie de l'euro - contrairement à Marine Le Pen « qui n'aurait que des inconvénients immédiats », il est le candidat de l'Union de la droite nationale qui rassemble le parti de la France, le Mouvement national républicain (MNR), et la Nouvelle droite populaire. A noter qu'Yvan Bendetti, président de l'Œuvre française - mouvement nationaliste qui prône « la France aux Français » et veut que l'économie, la finance, et même la presse « soit aux mains de Français authentiques, serviteurs de la patrie et non de Bruxelles et Washington ou Jérusalem » - le soutient.

Vous marchez dans les pas de Nicolas Sarkozy qui a visité l'Epide de Saint-Quentin, lundi. Simple hasard de calendrier ?

C'est un hasard de calendrier. Je devais venir la semaine dernière au départ, et j'ai dû reporter, de toute façon, je ne cale pas mon agenda par rapport aux candidats du système.

Pour Nicolas Sarkozy, « Le premier sujet de préoccupation des Français, c'est cette question de la viande halal » Vous êtes d'accord ?

La question de la viande halal est secondaire, c'est la question de l'islamisation, de l'identité française et européenne. Il faut répondre à cette question à travers l'islamisation de la France et de l'Europe. Il y a un processus révolutionnaire d'une certaine communauté qui veut imposer son bloc culturel selon l'Islam et s'organiser selon les règles de la charia.

Par contre, vous êtes exactement sur la même ligne que le président de la République qui s'oppose au droit de vote des étrangers.

Le droit de vote doit rester accessible aux nationaux, car le peuple reste souverain, c'est un élément qui n'est pas négociable.

C'est donc un point de convergence avec Nicolas Sarkozy…

- Thomas Joly, semblant légèrement excédé, prend la parole.
Oui, enfin quand on voit le nombre de fois où il a changé d'avis…

Sur le site internet de votre parti vous déclarez « si la volonté de décolonisation n'est pas portée par le peuple français, la France sera dans 20 ans à l'image de la Seine-Saint-Denis. Vous trouvez qu'il y a trop d'immigrés en Seine-Saint-Denis ?

Il y a un choix de civilisation à faire, et moi, j'assure que nos valeurs ne sont pas compatibles à celles portées par la charia.

Qu'est-ce que vous répondez aux personnes qui accusent l'extrême droite de tenir des propos racistes ?

Si on ne change pas de politique, le Français ne sera plus maître chez lui, le peuple français sera minoritaire. Il est important de savoir si la France veut rester française.

En fin de semaine dernière, vous indiquiez à la presse nationale disposer de 380 parrainages, et aujourd'hui ?

Nous en sommes à 400.

Si vous n'arrivez pas à vous présenter, vous appellerez à voter Marine Le Pen ?

Très probablement, si nous ne sommes pas présents, nous ne laisserons pas la démocratie confisquer par les partis. Nous ne donnerons pas de consignes, car nous ne nous retrouvons pas dans le discours de Marine Le Pen.

nico37

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