Grèce

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Grèce

Message  Duzgun le Jeu 15 Jan - 0:30

La section grecque de la IV, l'OKDE-Spartakos, est dans Antarsya.

Deux groupes observateurs de la IV (Kokkino et DEA) sont dans Syriza, mais minoritaires à l'intérieur de la plateforme de gauche, et aux dernières infos, plutôt en voie de scission de Syriza.
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Message  Prado le Jeu 15 Jan - 0:45

Duzgun a écrit:C'est un meeting électoral de Syriza!
Le texte de l'appel est justement rédigé de manière à ce qu'il n'apparaisse pas comme un appel à un meeting électoral. Plusieurs organisations ont dit qu'elles ne souhaitaient pas « appeler à voter Syriza ».
Le représentant de Syriza ne devrait parler qu'une vingtaine de minutes.
----------------------------
DEA et Kokkino ont maintenant fusionné.

Prado

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Message  Copas le Jeu 15 Jan - 1:05

Prado a écrit:
Duzgun a écrit:
Prado a écrit:SABADO François (membre de la direction de la IVème Internationale)
Oui, ça craint!
Ce qui est étonnant pour moi, c'est l'absence du NPA.

Ca devrait vouloir dire que le CE n'était majoritairement pas d'accord pour signer un texte soutenant le programme de SYRIZA.

Quelques remarques sur le sujet et la situation grecque.
Soutenir la classe ouvrière grecque n'est pas soutenir le programme de SYRIZA.
Et si on soutient SYRIZA contre la réaction et la bourgeoisie, l'appareil de l'UE, ce n'est toujours  pas soutenir le programme de SYRIZA, et encore moins une partie des propos du porté-parole de cette coalition.

Si, lors d'un second tour en France, le FdG avait été en position de gagner les élections, faire face aux forces de la bourgeoisie n'aurait pas voulu dire soutenir  le programme du FdG.
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Re: Grèce

Message  Prado le Jeu 15 Jan - 9:47

Copas a écrit:
Soutenir la classe ouvrière grecque n'est pas soutenir le programme de SYRIZA.
Et si on soutient SYRIZA contre la réaction et la bourgeoisie, l'appareil de l'UE, ce n'est toujours  pas soutenir le programme de SYRIZA, et encore moins une partie des propos du porté-parole de cette coalition.

D'une part, le texte d'appel au meeting est plus radical que le programme de Syriza.
D'autre part, les organisations appelant au meeting prendront la parole après le représentant de Syriza.

Prado

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Message  Duzgun le Jeu 15 Jan - 10:00

Prado a écrit:
Copas a écrit:
Soutenir la classe ouvrière grecque n'est pas soutenir le programme de SYRIZA.
Et si on soutient SYRIZA contre la réaction et la bourgeoisie, l'appareil de l'UE, ce n'est toujours  pas soutenir le programme de SYRIZA, et encore moins une partie des propos du porté-parole de cette coalition.

D'une part, le texte d'appel au meeting est plus radical que le programme de Syriza.
D'autre part, les organisations appelant au meeting prendront la parole après le représentant de Syriza.
Toutes les orgas ne prendront pas la parole.
Mais une chose est sûre : entre le programme mythifié attribué en France à Syriza par une partie des forces de gauche et la réalité de leur programme,  il y a effectivement un fossé.

Il était également possible de prendre des initiatives de soutien au peuple grec qui ne soient pas des appels à voter Syriza, et qui auraient pu rassembler plus largement, dont le NPA.

La meilleure manière de faire aurait alors été de ne pas faire quavec Syriza mais aussi avec Antarsya France par exemple.
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Re: Grèce

Message  Prado le Jeu 15 Jan - 10:28

Duzgun a écrit:
Toutes les orgas ne prendront pas la parole.
Mais une chose est sûre : entre le programme mythifié attribué en France à Syriza par une partie des forces de gauche et la réalité de leur programme,  il y a effectivement un fossé.

Il était également possible de prendre des initiatives de soutien au peuple grec qui ne soient pas des appels à voter Syriza, et qui auraient pu rassembler plus largement, dont le NPA.

La meilleure manière de faire aurait alors été de ne pas faire quavec Syriza mais aussi avec Antarsya France par exemple.

"Toutes les orgas ne prendront pas la parole". : heureusement, mais elles peuvent se regrouper.
"Il était également possible de prendre des initiatives de soutien au peuple grec qui ne soient pas des appels à voter Syriza : il n'y a pas d'appel à voter Syriza. Si cela avait été le cas, plusieurs organisations n'auraient pas signé.
La meilleure manière de faire aurait alors été de ne pas faire quavec Syriza mais aussi avec Antarsya France par exemple. Sauf que l'enjeu de cette élection, c'est la victoire électorale de Syriza.

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Message  Duzgun le Jeu 15 Jan - 10:41

Prado a écrit:il n'y a pas d'appel à voter Syriza. Si cela avait été le cas, plusieurs organisations n'auraient pas signé.
(...)
Sauf que l'enjeu de cette élection, c'est la victoire électorale de Syriza.
Tu n'as pas l'impression que c'est un peu contradictoire?
C'est un meeting de campagne, bien sûr que c'est pour appeler au vote Syriza, considéré comme "l'enjeu de cette élection".

Je ne pense pas que ce soit ça l'enjeu. Il y a bien un désaccord politique.
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Message  Prado le Jeu 15 Jan - 11:33

Duzgun a écrit:
Prado a écrit:il n'y a pas d'appel à voter Syriza. Si cela avait été le cas, plusieurs organisations n'auraient pas signé.
(...)
Sauf que l'enjeu de cette élection, c'est la victoire électorale de Syriza.
Tu n'as pas l'impression que c'est un peu contradictoire?
C'est un meeting de campagne, bien sûr que c'est pour appeler au vote Syriza, considéré comme "l'enjeu de cette élection".
Bien sûr que non, ce n'est pas contradictoire.  L'enjeu du meeting n'est pas le même que l'enjeu des élections. Pour une raison simple : il se tient à Paris,  pas à Athènes !!!
L'objet du meeting, ce n'est pas d'appeler les Grecs vivant à Paris à voter pour Syriza (ce dont personne n'a rien à faire), c'est la solidarité avec le peuple grec, pour qu'il puisse prendre en mains son destin.
C'est  mobiliser en France  contre les tentatives d'ingérence dans la vie politique grecque, contre  la désinformation, contre les tentatives à venir de chantage et d'isolement, ainsi que cela est écrit dans le texte d'appel.
Et si cela est si important, c'est parce que, "si se confirme une défaite d’ampleur des partis de droite et une victoire de Syriza, lors des prochaines élections législatives, la lutte contre les politiques d’austérité pourrait basculer du côté des peuples", comme l'a écrit avec raison le secrétariat du bureau de la IVe Internationale.
Cela, les dirigeants européens l'ont bien compris.

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Message  Duzgun le Jeu 15 Jan - 12:40

La bascule ne se joue pas sur la victoire ou non de Syriza mais sur la capacité des mobilisations à inverser le rapport de force. En clair, la victoire de Syriza c'est une chose, mais sans score significatif d'Antarsya (et du KKE) sur sa gauche, ça va être très compliqué.
La gestion de l'Attique par Syriza laisse entrevoir ce que ça pourrait donner...
Quant aux dirigeants européens, Tsipras leur a donné toutes les garanties pour qu'ils arrêtent de s'inquiéter et toutes les déclarations récentes montrent que ça a été efficace!
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Message  Duzgun le Jeu 15 Jan - 19:03

Syriza dans la presse bourgeoise : http://geopolis.francetvinfo.fr/une-victoire-de-syriza-en-grece-une-chance-pour-leurope-50577

A noter le passage :
Même le très libéral Financial Times cite des économistes qui ne semblent pas terrifiés par l’idée d’une arrivée de Syriza au pouvoir.  «La possibilité d’un gouvernement Syriza serait moins problématique qu'on ne le craignait initialement , et peut même être un facteur positif pour la zone euro dans son ensemble», écrit le journal britannique qui ajoute que certains investisseurs ont profité du moment pour acheter 5% de la bourse d’Athènes.

Les bourgeoisies européennes accueillent de plus en plus favorablement une victoire de Syriza...
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Message  Prado le Ven 16 Jan - 0:07

Duzgun a écrit:
Les bourgeoisies européennes accueillent de plus en plus favorablement une victoire de Syriza...
"Les bourgeoisies européennes accueillent de moins en moins défavorablement une victoire de Syriza..." me semblerait déjà mieux correspondre au contenu de l'article.

Prado

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Message  Duzgun le Ven 16 Jan - 0:16

Prado a écrit:
Duzgun a écrit:
Les bourgeoisies européennes accueillent de plus en plus favorablement une victoire de Syriza...
"Les bourgeoisies européennes accueillent de moins en moins défavorablement une victoire de Syriza..." me semblerait déjà mieux correspondre au contenu de l'article.
Le passage que j'ai cité dit qu'une victoire de Syriza "peut même être un facteur positif pour la zone euro dans son ensemble". Et c'est l'avis du Financial Times, pas de Politis ou autre.
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Message  Roseau le Ven 16 Jan - 0:31

L'important, pour la bourgeoisie, c'est de disposer d'une arme de secours,
pour le moment où le peuple déciderait de ne plus tendre la joue,
et d'en finir avec son appareil d'Etat.
Tsipras est cette arme de secours,
qui n'a pas hésité à dire qu'il ne fallait pas le craindre,
tout comme Mélenchon disait que les investisseurs n'avaient rien à craindre de son programme.
Ces politiciens jouent parfaitement leur partition.
La nôtre, c'est d'attiser la volonté des classes populaires
de se mobiliser jusqu'à la capacite de paralyser et désarmer cet appareil d'Etat.
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Message  Roseau le Ven 16 Jan - 13:53

Costas Lapavitsas, de l'équipe économique de Syriza,
confirme que sa position personnelle d'exit qu'il défendait en 2010-2012 n'est pas celle de Syriza,
et que son programme n'est qu'un "keynésianisme modéré" ("mild keynesianism")
qu'il n'est pas "radical" et n'a rien de "marxiste révolutionnaire".
Il pense que l'application du programme d'urgence de Syriza impliquera une confrontation,
ne sait pas quelles décisions prendra la direction de Syriza,
si elle baissera la garde, et il pense que tout est ouvert...
Par ailleurs, il explique bien pourquoi il ne peut y avoir deux Irlande en Europe.

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Message  Roseau le Ven 16 Jan - 21:41

Syriza a publié un communiqué louant l'intervention du commissaire européen (à l'immigration) grec,
Dimitris Avramopoulos, qui a demandé un assouplissement du Pacte de stabilité pour les pays d'Europe du Sud,
et affirmant que c'est ce que Samaras aurait dû faire depuis longtemps.
La presse grecque indique qu'Avramopoulos pourrait être proposé par Syriza,
dans un geste d'ouverture, à la présidence de la République.
Avramopoulos est membre de la Nouvelle Démocratie
mais ce n'est pas la même tendance ("dure") que celle de Samaras.
En novembre dernier il avait envisagé publiquement un gouvernement d'union nationale Syriza-ND.
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Deux grandes banques demandent aide de la BCE

Message  Roseau le Sam 17 Jan - 3:31


Boursorama le 16/01/2015

Alphabank et Eurobank, deux des quatre banques grecques, ont demandé une aide préventive auprès de la BCE vendredi 16 janvier. Les deux établissements anticipent un risque de manque de liquidité lié aux incertitudes électorales de la fin du mois.

Mieux vaut prévenir que guérir. Alphabank et Eurobank ont préféré jouer la carte de la sécurité en adressant une demande d’aide financière auprès de la BCE avant les élections législatives qui auront lieu dans neuf jours. Cette demande sera examinée lors de la prochaine réunion de la BCE du 22 janvier.

Déjà de forts retraits constatés en décembre

Au mois de décembre dernier, Alphabank et Eurobank ont constaté des retraits particulièrement élevés parmi les dépôts qu’elles conservaient. Ces retraits peuvent être attribués à un regain d’inquiétude de la part des épargnants alors que le mois de décembre a été très chahuté en Grèce. L’annonce puis l’échec de l’élection présidentielle, débouchant sur l’annonce d’élections législatives, avait provoqué autant de volatilité sur les marchés que d’inquiétudes sur l’avenir politique du pays.

En cas de victoire du parti d’extrême gauche Syriza aux élections du 25 janvier, les retraits d’épargne pourraient être plus importants encore. C’est donc par précaution que les deux établissements ont fait cette demande d’aide, de manière à pouvoir puiser dans le fonds d’urgence de la BCE en cas de difficultés à la fin du mois de janvier. Cette mesure de précaution permettra d’éviter d’agir dans la précipitation le moment venu si le besoin s’en fait sentir pour demander et recevoir l’aide simultanément.

Les « stress tests » d’octobre n’avaient pas vraiment vu le danger

Une question vient à l’esprit dans ce contexte : les deux banques avaient-elles passé avec succès les « stress tests » menés par la BCE et publiés en octobre dernier ? La réponse est nuancée.

Eurobank avait été pointée du doigt par le régulateur européen, qui avait estimé que les capitaux propres de l’établissement étaient inférieurs de précisément 4,63 milliards d’euros par rapport au niveau requis. Les marchés étaient donc prévenus.

Pour Alphabank en revanche, aucune alerte n’était ressortie des stress tests. Ces derniers avaient en revanche souligné une insuffisance en capital de la part de la Banque Nationale (« Ethniki Trapeza ») chiffrée à 3,43 milliards d’euros. La Banque du Pirée (« Trapeza Piraios ») manquait également de capitaux selon les tests, mais la BCE avait considéré que le plan de résolution alors engagé par la banque devait lui permettre d’être rapidement remise sur pied.
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Message  alexi le Sam 17 Jan - 11:11


Duzgun :
La section grecque de la IV, l'OKDE-Spartakos, est dans Antarsya.

Deux groupes observateurs de la IV (Kokkino et DEA) sont dans Syriza, mais minoritaires à l'intérieur de la plateforme de gauche, et aux dernières infos, plutôt en voie de scission de Syriza.

Avec la fusion Kokkino et DEA, ça fait un pied dedans et un pied dehors avec OKDE-Spartakos.

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Le Programme de Thessalonique

Message  Babel le Sam 17 Jan - 11:35

Intitulé "Ce que fera un gouvernement Syriza", il a été édité par la direction de ce parti à l'occasion de la Conférence Internationale de Salonique qui s'est tenue le 15 septembre dernier.

Il est disponible en langue anglaise sur le site transform : http://www.transform-network.net/blog/blog-2014/news/detail/Blog/-5ed1064aab.html

Je le reproduis intégralement afin qu'il constitue une éventuelle base de discussion, ... mais dans une traduction aux 9/10e  "googlelisée", donc modérément fiable. Tout révision permettant d'éclairer certaines de ses obscurités et de débusquer les approximations et les contresens qui pourraient s'y nicher est la bienvenue.

L'obsession quasi maniaque du chiffrage de la moindre mesure et le refus de poser l'arrêt immédiat du paiement de la dette comme préalable à toute politique économique, quitte à sortir de la zone euro, en caractérisent la rédaction. Ces deux données inscrivent de fait ce programme à l'intérieur même de la logique des créanciers de la Grèce.

Programme d'inspiration keynésienne, celui-ci mise sur une forte hausse de la demande susceptible à elle seule de relancer l'économie, et ce hors de tout contexte international. Par ailleurs, il ne comporte aucune intrusion significative dans le champ de la propriété privée dont il accepte le cadre, ni aucune mesure forte contre les prédateurs nationaux et internationaux de l'économie et de la société grecques.

Généreux et prometteur sur le papier (après tout, c'est là sa vocation  Smile ), il s'avère irréaliste quant à son fond, dans sa tentative de concilier l'inconciliable. Et il se présente avant tout comme un programme muselé qui, se plaçant d'emblée sous le boisseau des politiques "pro-mémorandaires" mises en place par la Troïka, en accepte implicitement les exigences et le verdict.

Nous exigeons la tenue d'élections législatives immédiates et l'obtention d'un mandat de négociation engageant à :
• radier la plus grande partie de la valeur nominale de la dette publique de sorte qu'elle devienne durable dans le contexte d'une « Conférence européenne de la dette ». Cela s'est produit l'Allemagne en 1953. Cela peut aussi se produire pour le Sud de l'Europe et la Grèce ;
• inclure une « clause de la croissance » dans le remboursement de la partie restante, afin que ce soit la croissance qui finance son remboursement et non le budget ;
• inclure une période significative de suspension du service de la dette, sorte de période « moratoire» permettant d'économiser des fonds pour la croissance ;
• exclure l'investissement public des restrictions du Pacte de stabilité et de croissance ;
• mettre en place un «New Deal européen» de l'investissement public financé par la Banque européenne d'investissement ;
• obtenir l'assouplissement par la Banque Centrale Européenne des achats directs d'obligations souveraines.

Enfin, nous déclarons vouloir remettre à l’ordre du jour la question de l'emprunt forcé par l'occupation nazie auprès de la Banque de Grèce. Nos partenaires le savent. Ce sujet deviendra la position officielle de notre pays, dès nos premiers jours au pouvoir.

Sur la base de ce plan, nous allons nous battre pour obtenir une solution socialement viable au problème de la dette de la Grèce, afin que notre pays puisse rembourser la dette restante par la création de nouvelles richesses, et non à partir des excédents primaires qui privent la société de son revenu.

Avec ce plan, nous mènerons en toute sécurité le pays à la reprise et à la reconstruction productive par :

• l’augmentation immédiate des investissements publics à hauteur de 4 milliards d'€ ;
• l’inversion progressive de toutes les injustices générées par le Mémorandum ;
• la restauration progressive des salaires et des pensions de manière à augmenter la consommation et à relancer la demande ;
• l’incitation à l’emploi dans les petites et moyennes entreprises, et la subvention du coût énergétique de l'industrie en échange de la garantie de l’emploi et du respect de la clause environnementale ;
• l’investissement dans la connaissance, la recherche et les nouvelles technologies visant à retenir sur notre sol les jeunes scientifiques qui ont massivement émigré au cours de ces dernières années ;
• la reconstruction de l'Etat-providence, la restauration de la primauté du droit et la création d'un état fondé sur la méritocratie.

Nous sommes prêts à négocier et nous travaillons à la construction d'alliances les plus larges possibles en Europe.

L'actuel gouvernement Samaras est de nouveau prêt à accepter les décisions des créanciers. La seule alliance dont il se soucie est celle qu’il construit avec le gouvernement allemand.

C’est là notre différence et c’est là le dilemme :
Ou bien la négociation européenne s’effectue avec un gouvernement SYRIZA, ou bien la Grèce continue de subir les exigences des créanciers sur la Grèce avec le gouvernement Samaras.
Négociations ou non-négociation.
Croissance ou austérité.
SYRIZA ou la Nouvelle Démocratie.

Que se passera-t-il, une fois la négociation est terminée ?
Avec SYRIZA : un plan national pour la reconstruction de la société grecque.
Nous assumons nos responsabilités et nous nous engageons donc  auprès du peuple grec à réaliser un plan de reconstruction nationale qui remplacera l’actuel protocole, dès les premiers jours de notre prise de responsabilités, avant même et indépendamment de l'issue de la négociation.

Le Plan national de reconstruction se concentre sur quatre grands piliers qui visent à inverser le processus de désintégration sociale et économique, à reconstruire l'économie et à sortir de la crise.

II. Les quatre piliers de Plan de reconstruction nationale
1. Face à la crise humanitaire
2. Pour le redémarrage de l'économie et la promotion de la justice fiscale
3. Pour la reprise de l'emploi
4. Pour la transformation du système politique et l’approfondissement la démocratie

Premier pilier : faire face à la crise humanitaire
Coût total estimé : 1,882 milliards d'€

Notre programme de lutte immédiate contre la crise humanitaire, d'un coût estimé à environ 2 milliards €, consiste en un catalogue complet de mesures d’interventions d'urgence, visant à élever un bouclier de protection des couches sociales les plus vulnérables :
• L'électricité gratuite pour 300.000 ménages vivant actuellement sous le seuil de pauvreté, jusqu'à 300 kWh par mois et par famille; soit  3,600 kWh de coût annuel.
Montant total estimé : 59,4 millions €.
• Un programme de subventions de repas pour les 300.000 familles sans revenu. Sa mise en œuvre se fera par le biais d'un organisme public de coordination, en coopération avec les autorités locales, l'Eglise et les organisations de solidarité.
Coût total: 756 000 000 € .
• Un programme de garantie du logement. L'objectif est de fournir 30.000 appartements (de 30, 50, et 70 m²), en subventionnant le loyer à hauteur de 3 € par m².
Coût total: € 54.000.000.
• La restitution de la prime de Noël et de la pension du 13e mois aux 1.262.920 retraités dont la pension s’élève à 700 €. Coût total: 543,06 millions €.
• La gratuité des soins médicaux et pharmaceutiques pour les chômeurs non assurés.
Coût total: 350 M €.
• L’attribution d’une carte spéciale de transport public pour les chômeurs de longue durée et ceux qui vivent sous le seuil de pauvreté.
Coût total: 120 M €.
• L’abrogation de la mise à niveau de la taxe spéciale de consommation sur le chauffage et le diesel automobile. Ce qui ramènera le prix du combustible de chauffage pour les ménages à € 0,90 par lt, au lieu de l'actuel 1,20 € par lt.

Second pilier : redémarrer de l'économie et promouvoir la justice fiscale
Coût total estimé: 6,5 milliards €
Total du bénéfice estimé: 3,0 milliards €

Ce deuxième pilier est centré sur les mesures capables de relancer l'économie. La priorité est donnée à l'allègement progressif du poids de la dette sur l'économie réelle, permettant de soulager les citoyens des charges financières, d'injecter des liquidités et d'améliorer la demande.

L'imposition excessive de la classe moyenne et l'évasion fiscale des plus riches (?) ont enfermé la majeure partie des citoyens dans une situation où leur statut professionnel, leur propriété privée, quelle que soit sa taille, et même leur existence physique, comme le prouve le nombre sans précédent de suicides, sont directement menacés.

Règlement des obligations financières envers les fonds de l'Etat et de la sécurité sociale en 84 versements.
Bénéfice estimé : 3.000.000.000 €.

Les recettes que nous espérons recueillir sur une base annuelle (variant de 5% à 15% du total dû) sera facilitée par les mesures suivantes :
1. La cessation des poursuites et de la confiscation des comptes bancaires, des saisies de résidence principale et sur salaires, etc., et l'émission de l'impôt certificat d'autorisation à tous ceux inclus dans le processus de règlement.
2. La suspension pendant douze mois des poursuites et de l'exécution des mesures contre les débiteurs ayant un revenu égal à zéro, intégrée au processus de règlement.
3. L'abrogation du traitement anticonstitutionnel des obligations financières en suspens à l'Etat comme une infraction dans l'acte (en flagrant délit) = ????
4. L'abolition de 50% de l'acompte obligatoire de la dette comme condition préalable à la demander d'une audience. L'acompte sera décidé par un juge. Il avoisinera 10% à 20%, selon les circonstances financières du débiteur.
L'abolition immédiate de la taxe actuelle unifiée de la propriété (ENFIA). L'introduction d'une taxe sur un grand terrain. L'ajustement à la baisse immédiate des taux de la zone de la propriété par m².
Coût estimé: 2 Md €.
Cette taxe sera progressive et comportera un seuil d'imposition élevé. À l'exception des maisons de luxe, il ne se appliquera pas sur la résidence principale. En outre, il ne concernera pas les petites et moyennes propriétés.
La restitution du seuil d'imposition sur le revenu annuel € 12,000. L'augmentation du nombre de tranches d'imposition garantissant une imposition progressive.
Coût estimé : 1,5 milliards €.

L'allègement de la dette personnelle par la restructuration des prêts non performants (« prêts rouges ») par les particuliers et les entreprises.
Cette nouvelle législation de secours comprendra : la radiation au cas par cas partielle de la dette contractée par les personnes qui vivent sous le seuil de la pauvreté, ainsi que le principe général de réajustement encours de la dette de manière à ce que son service totale auprès des banques, de l'état et des fonds de sécurité sociale ne dépasse pas le ⅓ des revenus du débiteur.

• Nous mettrons en place une organisation intermédiaire publique pour le traitement de la dette privée, non pas sous la forme d'une « mauvaise banque », mais comme gestionnaire d'un retard de paiement aux banques et comme contrôleur de la banque quant à la mise en œuvre des règlements convenus.
• Dans les prochains jours, SYRIZA déposera une proposition de loi visant à  étendre à l'infini la suspension des saisies sur les résidences principales d'une valeur inférieure à € 300 000.
• La proposition de loi comprendra également l'interdiction de vendre ou de transférer les droits sur les prêts et plus charges foncières pour garantir les prêts à des institutions ou sociétés financières non bancaires.
• La mise en place d'une banque publique de développement ainsi que de banques à des fins spécifiques :
Capital de départ s'élevant à 1 milliard d'€.
• Restauration du salaire minimum à € 751.
Coût zéro.

Troisième pilier : lancer un plan national pour l'emploi
Coût estimé à 3.000.000.000 d'€.

Notre plan de deux ans pour l'emploi devrait avoir pour effet une augmentation nette de 300 000 emplois dans tous les secteurs de l'économie : privé, public et social. Le coût d'un tel plan, indispensable pour résorber le chômage de longue durée, en particulier parmi les plus de 55 ans ainsi que chez les jeunes chômeurs, serait largement compensé par le retour de la croissance économique. Notre plan permettrait d'économiser des fonds pour étendre l'assurance-chômage en direction plusieurs bénéficiaires.
• Restitution du cadre institutionnel pour protéger les droits de l'emploi qui a été démoli par les gouvernements pro-mémorandums.
• Restitution de la soi-disant « séquelle » de conventions collectives ; des conventions collectives elles-mêmes et de l'arbitrage.
• Suppression de tous les règlements autorisant les licenciements massifs et injustifiés, ainsi que la location employés.
Coût zéro
• Programme de création de 300 000 nouveaux emplois.
Coût estimé pour la première année : 3.000.000.000 €.

Quatrième pilier : transformer le système politique pour approfondir la démocratie
Coût total estimé : 0 €.

Dès la première année du gouvernement SYRIZA, nous avons mis en branle le processus de la reconstruction institutionnelle et démocratique de l'État. Nous permettons aux institutions de la démocratie représentative et nous introduisons de nouvelles institutions de la démocratie directe.

1. Organisation régionale de l'Etat. Renforcement de la transparence, de l'autonomie économique et le fonctionnement efficace des municipalités et des régions. Nous permettons aux institutions de la démocratie directe et introduire de nouvelles.
2. Autonomisation de la participation démocratique des citoyens. Introduction de nouvelles institutions, telles que l'initiative législative de personnes, le droit de veto de la population et de l'initiative des gens de convoquer un référendum.
3. Autonomisation du Parlement, réduction de l'immunité parlementaire, et abrogation du régime  d'immunité juridique dont bénéficient les députés.
4. Règlementation du paysage audiovisuel par le respect de toutes les conditions juridiques préalables et l'adhésion à la stricte rigueur financière, fiscale, et des critères de sécurité sociale. Re-création de l'ERT (Radio et la télévision publiques) sur une base nouvelle.

Estimation du coût du plan non négociable de mesures immédiates visant à restructurer la société.
Nous avons calculé le coût total du programme immédiat pour faire face à la crise humanitaire ainsi que le coût budgétaire de la suppression de mesures fiscales monstrueuses.

Il sera entièrement couvert comme suit :
1. Tout d'abord, des mesures et des procédures de règlement et de compensation. Nous prévoyons recueillir, à un minimum de 20 milliards € sur un total de 68 Md € en arriérés sur une période de sept ans. Ce serait ajouter environ 3 milliards € dans les caisses publiques dans la première année.
2. Deuxièmement, en luttant contre l'évasion fiscale décisive et la contrebande (par exemple carburant et la contrebande de cigarettes), ce qui nécessite la détermination et la volonté politique d'entrer en conflit avec les intérêts oligarchiques.
3. En ce qui concerne le capital de départ de l'organisation publique intermédiaire et le coût de la création d'une banque publique de développement ainsi que de banques à des fins spéciales, totalisant € 3.000.000.000, nous allons le financer à partir du soi-disant «confort édredon» (???), à hauteur d'environ  11 milliards € du Fonds hellénique de stabilité financière destiné au système bancaire.
4. En ce qui concerne le coût total du plan pour l' emploi : celui-ci s’élève à 5.000.000.000 d' € , dont 3.000.000.000 correspondent au coût de la première année de sa mise en œuvre.
Au cours de cette première année, le coût sera financé par :  1.000.000.000 d'€ équivalent au cadre de référence stratégique national 2007-2013 de «projets de ponts»; 1,5 milliards € de son équivalent 2014-2020, et 500 millions € venant d'autres instruments européens spécialisés pour l'emploi.

En outre, compte tenu de l'énorme effort qui sera nécessaire pour restaurer les pensions, notre gouvernement, au lieu de procéder à la liquidation des biens publics, transférera une partie de ceux-ci à des fonds de sécurité sociale.

Il s'agit là des mesures minimum à prendre afin d'inverser les conséquences catastrophiques de la participation du secteur privé (PSI) sur les fonds de pension et les détenteurs d'obligations individuels et de restaurer progressivement les pensions.

Le coût total estimé du  « PROGRAMME DE THESSALONIQUE » s'élève à 11.382 milliards d'€.
Le montant estimé de ses revenus à 12 milliards d'€.


Dernière édition par Babel le Sam 17 Jan - 19:46, édité 1 fois (Raison : Rectif. d'une donnée chiffrée)

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Panagiotis Sotiris (Antarsya) sur les élections

Message  Roseau le Sam 17 Jan - 15:23

Un projet autrement plus réaliste, dont voici un concentré

That is why an alternative strategy for the Left is urgently need, an alternative plan, not just some form of ‘Leftist opposition’ to SYRIZA. This should include the insistence on the stoppage of debt payments and the annulment of debt, the exit from the Eurozone and potentially the EU itself, the nationalization of banks and strategic enterprises, the use of monetary sovereignty and the democratic control of finance as a means to reverse austerity and to open up an alternative developmental paradigm based upon participatory planning, self-management, new forms of coordination and distribution. This should also include rebuilding the movement from below, beginning with helping a surge of struggles after the election: in order to demand the immediate repeal of neoliberal reforms imposed by the Troika, the repeal of mass lay-offs, the reversal of wage and pension cuts. Rebuilding the movement also means investing politically not simply in electoral dynamics and parliamentary balance of forces but also upon the strength of the movements and the forms of popular self-organization from below.
http://lastingfuture.blogspot.co.uk/2015/01/greek-election-challenge-for-radical.html
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Re: Grèce

Message  Babel le Sam 17 Jan - 18:56

Quelques chiffres, en vrac, glanés sur différents sites d'information.

1. Les Memoranda
Les plans d'austérités programmés entre 2010 et 2014 ont eu pour résultats :
- une hausse de 44 % des taux de suicide ;
- une mortalité infantile (nombre de décès pour 1000 naissances) en hausse de 42.8%, passant de 6.3 en 2003 à 9 en 2011 ;
- un taux de pauvreté de 32 % en 2012, avec  3.8 millions d'individus proches de la pauvreté et de l'exclusion sociale ;
- un taux de chômage multiplié par 3 (de 9.5% en 2009 à 27.6% en 2014), alors que le taux de chômeurs recevant des allocations passait de 40 à 15 % ;
- un taux de jeunes de 15 à 29 ans en risque d'exclusion sociale ou de pauvreté passant de 30.9% en 2008, à 44.5% en 2012.

Au cours de la même période, le PIB a chuté de 25.00%, la productivité de 8.80%, et le volume de la production de 23.50%.

Avec en moyenne 3.800 licenciements par semaine, ce sont un million d'individus qui ont été licenciés en 5 ans, entre 2008 et 2013.

Alors que la dette publique enregistrait une hausse de 36.5 %, passant de 235.37 milliards d'€ à 321.48 milliards d'€  entre 2007 et 2014, les salaires s'effondraient de 40 %, les pensions de 45 %, le revenu des ménages de 30 % (soit en moyenne moins 4400 euros par ménage).

[Sources : Eurostat, ELSTAT, la Banque de Grèce, l’Institut du Travail de la Confédération générale des travailleurs de Grèce, et l’Institut de recherche universitaire de santé mentale (EPIPSY)]

Dans son blog greek crisis Panagiotis Grigoriou rapporte que, selon un médecin s'exprimant récemment à la radio, la suppression de la couverture Santé pour plus du quart de la population du pays (soit, 3.068.000 citoyens), prive les malades souffrant de leucémie de leur traitement. Ce sont alors d’autres citoyens souffrant du même cancer, qui ont décidé d’offrir une portion de leurs médicaments afin de constituer une réserve destinée aux exclus du système.
D’après les données disponibles (entre autres rendues publiques par les médecins résistants et solidaires du Centre médical gratuit à Ellinikón, près d’Athènes, suite à une idée du cardiologue Yórgos Vichas), le budget de la Santé publique en Grèce a subi une amputation de 48% depuis 2009, près de 3.000 médecins ont été obligés de quitter le système de Santé tandis que 6.000 médecins exercent ces dernières années... en Métropole (Allemagne), loin des catastrophes que frappent alors l’indigénat européen.

Ainsi, à titre d’exemple, l’Hôpital public de la ville d’Heráklion en Crète, faisant face aux besoins d’une population de 200.000 habitants, manque entièrement de certains praticiens spécialistes : gynécologues, dermatologues, chirurgiens généralistes et neurologues, tandis que l’Hôpital toujours public de la ville d’Edessa (Nord de la Grèce), fonctionne (?) avec dix médecins seulement, au lieu de quarante avant la “réforme” introduite depuis 2010 par nos ministres intégristes du financierisme, parmi eux, le “socialiste” Lovérdos, il avait même déclaré aux medias (2011) que “les gens vieux en plus... (ils) ne meurent pas, ils vivent longtemps après leur retraite”. Bonne blague... et de bonne guerre.
http://www.greekcrisis.fr/2015/01/Fr0394.html#deb

2. La dette
Le montant total des prêts accordés à la Grèce par la zone euro et le Fond Monétaire International entre mai 2010 et août 2014 s'élève à 226,7 milliards d'euros. Ce qui équivaut à presque 125% de l'activité économique de la Grèce en 2014. La participation totale de la zone euro en Grèce s'élève à 194,8 milliards d'euros (107% du PIB), tandis que le montant de celle du FMI est de 31,9 milliards d'euros (18% du PIB).

Aucun autre pays n'a reçu un tel volume de prêts sur une période de quatre ans et demi.

Or, contrairement à ce qu'affirment les organes gouvernementaux et médiatiques de la propagande libérale, qui prétend qu'une grande partie de cette somme aurait été utilisée pour maintenir l'État grec à flot, préserver son fonctionnement général et payer les salaires des médecins, des enseignants, des forces de l'ordre, etc., les 3/4 des financements ont été mis au service de la dette.
- 81 milliards ont été utilisés pour faire face aux créances arrivant à échéance et pour payer les intérêts qui excédaient 40 milliards d'euros, soit presque 122 milliards d'euros au total.
- 42 milliards (18 % du montant total des prêts) ont servi à recapitaliser les banques ;
- 40 milliards (16 %) à payer les intérêts ;
- 34.6 milliards (14 %) au traitement de la PSI (Private Sector Initiative, permettant aux créanciers privés d'obtenir de nouvelles obligations d'une valeur nominale égale à 31,5 % de la valeur nominale de celles échangées, et d'empocher des dessous-de-table sous la forme d'obligations en équivalents de trésorerie du Fond européen de stabilité financière (FESF) avec une échéance de 24 mois pour 15 % de la valeur nominale de la dette échangée, ainsi que des obligations du FESF à court terme, pour les intérêts courus. Soit un total de 34,6 milliards d'euros équivalent à 14 % des besoins de financement globaux.)

[Source : http://www.okeanews.fr ]

3. Les urnes.
Trois récents sondages, effectués les 12, 13 et 14 janvier par les instituts ProRata, Alco, et RASS, donnent Syriza en tête des intentions de vote, avec un nombre de voix lui permettant d’obtenir la majorité absolue de 151 sièges au Parlement.

Syriza : 30-31 % des voix, 149 à 153 sièges ;
ND (Droite, Samaras) : entre 25.5 % et 27.8 %, 86 à 91 sièges ;
To Potamo ("la Rivière", centre-gauche) : 5 à 5.8 %, 17 à 19 sièges ;
KKE (PC)  : entre 4 et 5.5 %, 13 à 18 sièges ;
Aube Dorée (Néo-nazi) : entre 4.8 à 5.5 %, 15 ou 16 sièges ;
PASOK : entre 3.6 et 4.5 %, 10 à 12 sièges.

[Source : http://www.okeanews.fr ]

Cependant qu'on apprend que plus de 100.000 jeunes  âgés de 18 ans ne pourront pas exercer leur droit de vote lors des législatives du 25 janvier, le gouvernement ayant volontairement omis de mettre à jour leurs inscriptions.

Le journal en ligne To Vima parle d’une « fraude électorale massive ».
L'événement est sans précédent en Grèce et ne cadre pas avec les valeurs européennes dont ne cesse de se réclamer le gouvernement. Les arguments s'avèrent faibles et risibles. Les responsables affirment avoir été pris de court : que cela signifie-t-il donc ? … Si ces 100.000 jeunes ne peuvent pas voter, ce n'est pas parce que c'est impossible, mais parce que le gouvernement ne le voulait pas [par crainte qu'ils votent Syriza]. Ce dont il s'agit ici, c'est tout simplement d'une fraude électorale massive.

[Source : http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=11361 ]

Vive le capitalisme et la démocratie bourgeoise.

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Re: Grèce

Message  Duzgun le Sam 17 Jan - 21:54

alexi a écrit:
Duzgun :
La section grecque de la IV, l'OKDE-Spartakos, est dans Antarsya.

Deux groupes observateurs de la IV (Kokkino et DEA) sont dans Syriza, mais minoritaires à l'intérieur de la plateforme de gauche, et aux dernières infos, plutôt en voie de scission de Syriza.

Avec la fusion Kokkino et DEA, ça fait un pied dedans et un pied dehors avec OKDE-Spartakos.
Si je comprends bien ce que tu veux dire, c'est exactement la même chose qu'en France avec le NPA et Ensemble.
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Re: Grèce

Message  Roseau le Dim 18 Jan - 0:30

Non, "Ensemble", dirigé par des politiciens patentés
dont certains vont à la soupe de l'UMP (Autain et Asensi)
n'a pas de statut d'observateur dans la IVème Inter.
Mais ils seraient de bons candidats pour la IIème Inter...
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Re: Grèce

Message  Prado le Dim 18 Jan - 10:19

Roseau a écrit:Non, "Ensemble", dirigé par des politiciens patentés
dont certains vont à la soupe de l'UMP (Autain et Asensi)
n'a pas de statut d'observateur dans la IVème Inter.
Mais ils seraient de bons candidats pour la IIème Inter...

Par contre, il est vrai qu'une partie (minoritaire) des militants d'Ensemble font partie de la section française de la IVe internationale, au même titre qu'une partie (minoritaire) des militants du NPA, qui a un statut d'observateur.

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Re: Grèce

Message  Roseau le Mer 21 Jan - 13:16

Malheureusement, de Rugy, coprésident du groupe des Verts à l'Assemblée,
cet autre politicien bourgeois, qui n'a rien à envier à ceux de l'attelage nomenclaturiste FdG- vert- rose,
a pour une fois raison quand il déclare que la direction de Syriza est
"bien loin des fantasmes de Jean-Luc Mélenchon qui l'instrumentalise à des fins franco-françaises...
Syriza aspire à être un parti de gouvernement,
est prêt à jouer le jeu d'une coalition y compris avec des centristes,
ne veut sortir ni de l'Europe ni de l'euro...
On est bien loin des fantasmes de M. Mélenchon".
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Syriza, le système et les masses

Message  Roseau le Jeu 22 Jan - 1:47

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