Grèce

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Re: Grèce

Message  Richard Heiville le Mer 29 Juil - 20:55

Verie2:
C'est un enfoiré d'accord mais je ne vois toujours pas ce qui invalide son propos sur la France.
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Message  Toussaint le Mer 29 Juil - 21:52

L"Allemagne ne peut pas "terrifier" la France. Les bourgeois des deux pays cherchent à terrifier la classe ouvrière de toute l'Europe.
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Message  Richard Heiville le Mer 29 Juil - 23:59

L"Allemagne ne peut pas "terrifier" la France. Les bourgeois des deux pays cherchent à terrifier la classe ouvrière de toute l'Europe.

Certes, mais il avance des arguments qui expliquent pourquoi, me semble-t-il, on va s'en prendre encore plus, plein la g... dans peu de temps probablement. Ils ont mis à genoux la Grèce, ils ne vont pas s'arrêter en si bon chemin.
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Message  Roseau le Jeu 30 Juil - 4:15

Richard Heiville a écrit:
L"Allemagne ne peut pas "terrifier" la France. Les bourgeois des deux pays cherchent à terrifier la classe ouvrière de toute l'Europe.

Certes, mais il avance des arguments qui expliquent pourquoi, me semble-t-il, on va s'en prendre encore plus, plein la g... dans peu de temps probablement. Ils ont mis à genoux la Grèce, ils ne vont pas s'arrêter en si bon chemin.

Qui "ils" ? Encore une fois, "ils" pour effacer les conflits de classe?
Evidemment, si on comprend les réalités économiques, ce n'est plus "ils",
mais l'accumulation par une classe bourgeoise,
et alors il faut l'affronter, ce que refusent tous les politiciens bourgeois,
à commencer par ceux à la tête de Syriza,
encensés par ceux de notre arrière cour, les sinistres dirigeants du FdG.

La Grèce est une démonstation de plus, après des dizaines,
aux quatre coins de la terre.
Ces politiciens réformistes mènent aux pires catastrophes,
à moins de s'en débarasser, en Grèce comme ailleurs.

Pour aider les rêveurs réformistes à comprendre qu'ils doivent ouvrir les yeux ou se coucher,
diffusons les thèses de la gauche du réel, grecque dans et hors Syriza.
Les dernières nouvelles ici: http://wp.me/p5oNrG-bZ6
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Re: Grèce

Message  verié2 le Jeu 30 Juil - 10:48

Richard Heiville a écrit:Verie2:
C'est un enfoiré d'accord mais je ne vois toujours pas ce qui invalide son propos sur la France.
Difficile de juger des propos sans tenir compte de la personnalité et de la politique de celui qui les tient ! Même Sarkozy ou Le Pen peuvent dire des choses justes, mais on ne va pas s'appuyer sur leurs déclarations. Varoufakis, en dépit de ses frasques, vient de montrer par son vote quel camp il a choisi. Nous sommes donc obligés d'accueillir ses propos avec prudence et de les décoder...

verié2

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Re: Grèce

Message  Toussaint le Jeu 30 Juil - 17:02

Celui qui cherche à terrifier parce qu'il va nous en mettre plein la gueule, en effet, c'est le gouvernement français. Amusant que tout le monde a oublié que la première chose faite par Merkel après le référendum a été de foncer chez Hollande, avant de se rendre tous les deux à Bruxelles retrouver Tsipras. "Laisse-moi t'aider" que Hollande aurait dit à Tsipras. Merkel dicte, Hollande tient la main. Les capitalistes et leur personnel politiques bourgeois continuent de détruire les acquis sociaux, ils cherchent à amener l'Europe là où ils ont amené jadis l'Argentine et d'autres, c'est la destruction des acquis sociaux et des prestations sociales, la baisse des salaires, des pensions, la suppression des statuts, etc. Ils sont en guerre, contre les travailleurs et les peuples du monde. Il n'y a pas de gauche et de droite, il n'y a rien de mieux chz Hollande et Valls que chez Sarkozy, et toute illusion sur la gôche est un piège de plus.
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Re: Grèce

Message  Richard Heiville le Ven 31 Juil - 12:09

Un article du Figaro.

Le FMI a jeté un froid sur les discussions entamées lundi à Athènes entre la Troïka et le gouvernement grec. Alors que les représentants des créanciers de la Grèce tentent laborieusement de faire avancer les négociations sur le plan d'aide promis au pays le 13 juillet dernier, le Fonds a renouvelé ses menaces de ne pas participer à ce troisième plan de sauvetage.

Sa participation restera en suspens tant que deux conditions ne seront pas respectées. La première, répétée depuis plusieurs semaines, est celle d'un allègement drastique de la dette grecque qui flirte avec les 170% de son PIB. Le FMI réclame des engagements «concrets» en ce sens de la part des Européens. Il s'agirait d'«allonger considérablement les échéances, allonger également la période de grâce pendant laquelle aucun remboursement n'est effectué et réduire les intérêts au maximum», détaillait il y a quelques jours la directrice du Fonds, Christine Lagarde. L'idée d'une décote semble écartée: «Nous pensons que l'utilisation de ces trois modalités de manière vraiment significative peut suffire à rendre la dette soutenable (…) On peut tout à fait y parvenir par d'autres modalités qu'une coupe franche sur le montant», précise la patronne du FMI.

Autre condition imposée: l'adoption par Athènes d'un paquet «complet» de réformes. Christine Lagarde souhaite un changement «en profondeur» de l'économie grecque avec «une ligne budgétaire saine qui donne une solidité au pays sans être excessive».
Athènes pressée par le temps

Selon un haut responsable, «le FMI ne participera qu'une fois que ces deux conditions seront remplies». D'après lui, cela «prendra du temps» et, sans doute, plusieurs mois. Or Athènes n'a plus de temps à perdre. Le pays doit finaliser avec ses créanciers, avant le 20 août, cet accord portant sur le versement de 82 à 86 milliards d'euros. À cette date, il devra honorer un remboursement de 3,2 milliards d'euros à la BCE.

Cette nouvelle sortie du FMI accentue l'incertitude entourant la mise en place de ce plan d'aide. Les discussions avancent lentement, malgré les efforts fournis par le gouvernement d'Alexis Tsipras. Ce dernier a par deux fois en juillet fait voter les premières réformes demandées par les créanciers, perdant au passage sa majorité parlementaire. Il a également fait une demande officielle pour un nouveau prêt au FMI, après lui avoir réglé ses arriérés.

«Schäuble et le FMI ont un intérêt commun: ils ne souhaitent pas la réalisation de cet accord»
Yanis Varoufakis

Les conditions imposées par le FMI posent également de sérieux problèmes à certains dirigeants européens qui ont fait de la présence du Fonds, honnis par les Grecs, l'une des conditions à un troisième plan d'aide. Jeudi soir, un responsable européen a tenté de minimiser la portée de ces menaces. «Tout cela semble tout à fait dans la ligne du sommet (du 13 juillet, ndlr) et compatible avec le calendrier européen», a-t-il estimé. Mais Christine Lagarde a prévenu: «Il faut des actes, pas des mots».

Pour Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des Finances grec, qui a réagi sur son blog, «la question n'est pas tant de savoir si le FMI fera oui ou non parti de l'accord mais si la restructuration de la dette - qui de manière surprenante ne sera discutée qu'après la signature de l'accord - sera adéquate, en admettant qu'elle soit menée à bien. Ou si, comme je le crains, elle sera faible par rapport à l'ampleur catastrophique de l'austérité imposée». Et d'ajouter: «Le docteur Schäuble (ministre des Finances allemand, ndlr) et le FMI ont un intérêt commun: ils ne souhaitent pas la finalisation de cet accord».
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Message  Roseau le Ven 31 Juil - 23:25

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Message  Babel le Sam 22 Aoû - 8:50

LA POLITIQUE À COLIN-MAILLARD ?

Grèce, après la catastrophe. Discussion avec l’ancienne majorité du NPA et son courant international

Cette fin du mois d’août est marquée par l’annonce de la démission de Tsipras et l’appel à des élections anticipées dont il veut faire l’occasion de raffermir sa base parlementaire, ainsi que par l’adoption, pure formalité, du plus dur mémorandum depuis le début de la crise grecque au sein des Etats membres de l’Union européenne. Après la capitulation définitive du premier Ministre et de la direction majoritaire de Syriza il y a un peu plus d’un mois, dans le cadre d’une spectaculaire trahison du mandat qui leur avait été à nouveau confié à travers le « non » au référendum du cinq juillet, les nouvelles qui nous arrivent de Grèce ne servent désormais aux médias dominants qu’à marquer les nouveaux épisodes de cette défaite. Comme ce mardi, l’annonce morbide de la privatisation des 14 aéroports intérieurs du pays au bénéfice d’un grand groupe allemand, qui assure qu’il en tirera des profits dès la première année.

Guillaume Loïc

Toutes celles et tous ceux qui espéraient voir se rompre en Grèce la chaîne de l’austérité se trouvent confrontés à la nécessité de se repencher sur le problème des luttes de classes menées en ce moment en Europe. Ce temps de recul et de bilan, y compris critique, est d’autant plus indispensable que ce qui s’est passé en Grèce, pour tragique que soit la conclusion de cette première phase d’affrontements, ne représente qu’un théâtre d’opération particulier au sein d’une guerre dont les principales confrontations sont encore à venir. C’est, aussi, une condition indispensable pour être en mesure d’évaluer la dynamique de recomposition en cours au sein de la gauche grecque, avec l’appel, ce jeudi, à la constitution d’un nouveau front politique dénommé « Unité populaire » et qui voit converger l’aile gauche de Syriza et les secteurs qui, à droite d’Antarsya, ont soutenu la ligne du « plan B », autour de la sortie de l’euro et de la « reconstruction de l’économie ».

Cet article fait le choix de la polémique ouverte avec les positions d’un secteur du mouvement quatrième internationaliste, le « Secrétariat unifié » (SU) qui a le plus de poids sur le continent Européen, et qui a inspiré sa ligne officielle au NPA en ce qui concerne la Grèce jusqu’au dernier congrès en janvier 2015. Tout en cherchant à éviter de trop alourdir le texte, il a semblé important de rendre compte des positions tenues par ce courant depuis le début de l’ascension de Syriza, en partant du principe que, face à un démenti grave apporté par l’expérience pratique, le silence gêné et les esquives sont pour les révolutionnaires bien plus pesants que quelques citations.

Suite : http://www.revolutionpermanente.fr/Grece-apres-la-catastrophe-Discussion-avec-l-ancienne-majorite-du-NPA-et-son-courant-international

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Message  Babel le Sam 22 Aoû - 11:23

Lu sur le blog d'Olivier Delorme : http://www.olivier-delorme.com/odblog/
vendredi 21 août 2015

Unité populaire : nouveau goupe à la Vouli
Par Olivier Delorme, vendredi 21 août 2015 à 11:45 : Nouvelles de Grèce réenchaînée

Donc la rupture est bien en marche !

25 députés de Syriza, viennent de former un nouveau groupe parlementaire : Unité populaire.

Si je ne me trompe pas, 25, plus les 4 du KOE formation qui a gardé son indépendance tout en entrant en cartel électoral avec Syriza en janvier, ça en fait le 3e groupe dans l'actuelle Vouli, derrière la ND. Du coup ça va être drôle : selon la Constitution, le président de la République devrait, je crois, demander à chaque chef de groupe d'explorer la possibilité de former un gouvernement alternatif dans l'ordre numérique du nombre de députés : le chef du nouveau groupe devrait donc être appelé, entre celui de la ND et celui d'Aube dorée, à une mission d'exploration...

En outre, la constitution d'un groupe avant la dissolution donnera à la nouvelle formation un temps d'antenne dans la campagne sur les médias audiovisuels.

Mais on voit que la liste des noms ne comporte ni Varouf ni Zoé, mais on me dit que, dans ce dernier cas, elle ne peut pas quitter Syriza avant la dissolution du Parlement...

A suivre !


Démission Tsipras, ça c'est fait !
Par Olivier Delorme, vendredi 21 août 2015 à 02:39 : Nouvelles de Grèce réenchaînée

A moins qu'elle ne tienne absolument à faire gagner la Plateforme de gauche et ses alliés, la Commission européenne ferait mieux d'adopter un profil bas et de ne pas commencer ses ingérences dans le processus électoral grec dès les heures qui suivent l'annonce de la démission de son nouveau protégé, en souhaitant l'élargissement de sa majorité - sous-texte implicite : à Potami, le parti des oligarques des médias choyé et probablement financé par Bruxelles.

D'ailleurs, à ce sujet, un sondage de Bridging récent montre que 69 % des Grecs ne croient plus dans ces médias dominants. Ce qu'a parfaitement prouvé le référendum qui à donné 61,3 % de Non alors que 99% des médias militaient hystériquement pour le Oui. C'est dire combien le scrutin qui s'annonce, avec un électorat totalement déboussolé, désabusé après la trahison des engagements pris et répétés par Syriza, sera ouvert.

En réalité, personne ne peut préjuger du résultat. D'un côté Tsipras bénéficie encore de l'aura du résistant qui n'a cédé que le pistolet sur la tempe, et les désastreux effets de la désastreuse politique qu'il a choisi de mener, en contradiction avec tous ses engagements constamment réitérés ne sont pas encore sensibles. Raison pour laquelle il avait tout intérêt à aller au plus vite aux élections.

De l'autre côté, la ND et le PASOK sont dans un tel état de décomposition morale et politique - la ND proche de l'implosion -, ils ont sombré dans un tel discrédit qu'ils sont incapables de représenter quelque alternative que ce soit. Tandis que les Grecs indépendants, qui représentaient un souverainisme de droite n'ont plus raison d'être puisqu'ils ont accepté ce qu'ils refusaient de cautionner lorsqu'ils ont quitté la ND.

Reste le KKE qui profitera sans doute un peu de la situation, mais que sa rigidité dogmatique condamne à de faibles gains s'il ne finit pas sortir de son syndrome obsidional. Et Aube dorée qui, à mon avis risque d'être l'un des grands vainqueurs du prochain scrutin - c'est le dernier, pensent beaucoup de Grecs, qu'on a pas essayé -, d'autant que la vague migratoire, en partie organisée de Turquie, va sans doute exacerber les passions sur le sujet et probablement pas dans le bon sens, vu l'incapacité du gouvernement à gérer la question et le total désintérêt de "l'Europe", hors quelques effets de manche et d'annonce.

Dans ce contexte, un électorat rendu aussi liquide et insaisissable par les criminelles politiques germano-européennes, peut avoir des réactions aussi violentes, extrêmes qu'inattendues. C'est la déflation Brüning qui, en deux ans, fait du groupuscule nazi un parti incontournable en Allemagne.

Mais au final, le résultat du scrutin tiendra à la capacité ou pas à se constituer d'un Front du Non à gauche. La Plateforme de gauche réussira-t-elle à coaguler autour d'elle, dans Syriza, au-delà de son audience habituelle, les personnalités qui refuse la capitulation tsipriote et ses désastreuses conséquences ? Réussira-t-elle en si peu de temps à organiser autour de ce noyau un Front populaire des partis de gauche anti-mémorandum et anti-euro qui, jusque-là, sont restés hors du Parlement : Antarsya, Plan B, EPAM... Parviendra-t-elle a engager le dialogue avec le KKE ?

Cela fait beaucoup de questions. Mais je dois dire qu'aujourd'hui, l'hypothèse qui me paraît la plus vraisemblable est celle d'une chambre ingouvernable, ou d'une étroite majorité Syriza maintenu/Potami - le rêve éveillé de Juncker depuis janvier. Une majorité qui se délitera au fil des inévitables échecs du gouvernement qui en serait issu.

Car l'élément certain, c'est que la politique de capitulation acceptée par Tsipras, violemment déflationniste, conduira rapidement à plus de faillites, plus de chômage, plus de récession et donc, malgré les augmentations d'impôts, à une baisse des recettes fiscales. Une telle politique n'a jamais eu et ne peut avoir d'autre résultat. Avec, dans six mois ou un an, de nouvelles exigences européennes, de nouvelles coupes budgétaires, de nouveaux reniements, de nouvelles augmentation d'impôts - un quatrième mémorandum -, de nouvelles défections dans la majorité, de nouvelles élections...

La Grèce est engagée depuis cinq ans dans une spirale mortelle. En sortir - sortir de l'euro pour commencer, avant que l'UE ne s'effondre sur elle-même, comme l'URSS et pour des raisons très voisines de déni de réalité - présente bien sûr des risques, mais ces risques sont bien moindres que ceux de la poursuite de cette spirale de mort et de vies détruites dans laquelle Tsipras a choisi d'enfermer son peuple. J'espère ardemment que ce peuple que j'aime trouvera la force d'en sortir, le plus vite possible, malgré Tsipras.

Babel

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Pour un front de lutte unitaire

Message  Babel le Sam 22 Aoû - 14:39

Dans une déclaration publique datée du 21 août, ANTARSYA appelle à la constitution d'un large front des forces sociales et politiques s'appuyant sur la mobilisation organisée et unitaire de la population, de la classe travailleuse et de la jeunesse militante.

Les objectifs politiques de ce front de lutte sont les suivants :

- le renversement de tous les mémorandums en vigueur, du gouvernement ANEL-SYRIZA ou de tout autre gouvernement, qu'elle que soit sa «couleur» et sa composition, qui en favorise l'application et la mise en œuvre ;
- la satisfaction immédiate des exigences formulées par le mouvement syndical et populaire, tels que la protection des chômeurs, l'augmentation des salaires, des pensions et des revenus des couches populaires, l'affirmation de nouveaux droits pour la jeunesse, la défense des couches sociales défavorisées et de la paysannerie pauvre, victimes du désastre mémorandaire ;
- la nationalisation, sans compensation ni rachat et sous contrôle social, du système bancaire et des secteurs clés de l'économie ;
- la cessation des paiements aux usuriers-prêteurs et la reconnaissance du caractère illégitime de la dette ;
- la sortie directe de la zone euro et la rupture avec le carcan de l'UE ;
- la défense et l'élargissement des droits démocratiques et salariaux permettant de s'opposer à la violence de l'employeur, à la répression de l'Etat, à l'humiliation des mesures austéritaires adoptées par le Parlement, à la dictature de la troïka qui lamine les droits sociaux, à la violence policière étatique et au néo-fascisme.

ANTARSYA appelle à la coopération de toutes les forces radicales menant un combat anticapitaliste, anti-impérialiste et anti-UE, sur la base d'un dialogue ouvert et fraternel, susceptible de redonner espoir en respectant le mandat populaire exprimé par le référendum de juillet dernier, et en mettant fin à toute cette barbarie politique. Quiconque défend une gauche prête à relever le défi d'honorer les attentes populaires, ouvre la voie des luttes et de l'émancipation.

http://antarsya.gr/node/3224

(Résumé de la dernière partie de l'appel établi par mes soins.)

______________

Un premier sondage, à un mois des élections, donne :

SYRIZA : 30-33%

Nouvelle Démocratie : 20-22%

Aube Dorée : 9%

Unité Populaire (Lafazanis) : 6-7%

Potami :  5%

ΚΚΕ : 5%

PASOK et ANEL passeraient en dessous des 3 % et disparaîtraient de la Vouli.

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Message  Prado le Lun 24 Aoû - 9:57

Babel a écrit:
LA POLITIQUE À COLIN-MAILLARD ?

Grèce, après la catastrophe. Discussion avec l’ancienne majorité du NPA et son courant international
(...)
Suite : http://www.revolutionpermanente.fr/Grece-apres-la-catastrophe-Discussion-avec-l-ancienne-majorite-du-NPA-et-son-courant-international
Guillaume Loïc est trop pressé de démontrer que ce qu'il appelle le "SU" est semi-réformiste et que le PTS argentin détient les clés de la stratégie révolutionnaire. Ce qui fait que son article contient une série de contre-vérités qui rendent la discussion bien difficile : à chaque phrase où il parle de la position du "SU", il faudrait commencer par opposer ce que le "SU" a vraiment écrit.

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Message  verié2 le Lun 24 Aoû - 11:22

Il y a tout de même un bilan à faire sur les illusions qui ont été propagées sur Syriza et Tsipras. D'autant que, aujourd'hui, Unité populaire, reprend exactement la même politique, répand les mêmes illusions, avec peut-être une propagande encore plus nationaliste...

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Re: Grèce

Message  hadrien le Lun 24 Aoû - 14:07

Il y a tout de même un bilan à faire sur les illusions qui ont été propagées sur Syriza et Tsipras.

Propagées par qui ?
Parce que s'il s'agit du PCF et du Front de Gauche, ils sont simplement dans leur rôle.

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Re: Grèce

Message  verié2 le Lun 24 Aoû - 15:56

hadrien a écrit:
Il y a tout de même un bilan à faire sur les illusions qui ont été propagées sur Syriza et Tsipras.

Propagées par qui ?
Parce que s'il s'agit du PCF et du Front de Gauche, ils sont simplement dans leur rôle.
Propagées par une partie de l'extrême gauche bien entendu, y compris de courants du NPA à des degrés divers. En ce qui concerne plus précisèment les positions du SU, je les connais mal...

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Message  gérard menvussa le Lun 24 Aoû - 17:44

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Message  Prado le Lun 24 Aoû - 20:05

gérard menvussa a écrit:La gauche peut arriver au gouvernement sans avoir le pouvoir
http://www.inprecor.fr/article-Gr%C3%A8ce-La%20gauche%20peut%20arriver%20au%20gouvernement%20sans%20avoir%20le%20pouvoir?id=1724
Cela, c'est la position personnelle d'Eric Toussaint. Il avance avec raison l'idée la nécessité de "prendre des mesures strictes de contrôle des mouvements de capitaux". La suite a montré combien cette proposition était juste.
C'est un texte important, datant de 2012, qui a tout de même le défaut d'avoir été écrit par seulement quelques camarades.
gérard menvussa a écrit:Et l'échange "musclé" entre les militants de l'OKDE (présents dans le regroupement de gauche révolutionnaire Antarsya ) et les dirigeants de la 4
http://www.inprecor.fr/article-Gr%C3%A8ce-D%C3%A9bat.%20Juin%202012-Echange%20entre%20l'OKDE%20et%20le%20Bureau%20de%20la%20IV%3Csup%3Ee%3C%20sup%3E%20Internationale?id=1308
Idem. La réponse à l'OKDE-Spartakos aurait dû permettre d'éliminer quelques faux débats, ce qui n'a pas été le cas. L'échange n'est pas vraiment "musclé" mais il pose le problème des attributions des instances de la IV entre deux réunions de la vraie direction  (le comité international).

L'article paru sur le site "Révolution permanente" fournit des liens avec des prises de positions plus récentes. On les retrouve aussi sur cette page du site d'Inprecor :
http://inprecor.fr/recherche-article-ayant-sujet?nom=Grece
On ne trouve cependant pas sur cette page la prise de position qui est peut-être la plus importante : celle publiée juste avant les élections de janvier 2015. On la trouve ici :
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article34038  C'est un texte du "Secrétariat du Bureau exécutif de la IVe Internationale", et on ne peut pas dire qu'il enjolivait la situation à la veille de la victoire électorale de Syriza.

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Re: Grèce

Message  Prado le Mar 25 Aoû - 10:04

DÉCLARATION DE SORTIE DE MEMBRES DE LA SECTION LOCALE DE SYRIZA À PARIS

Les évolutions politiques accélérées des dernières semaines nous contraignent à rendre nos démissions de membres de SYRIZA, puisqie le parti subit une mutation irréversible et sans précédent, se transformant en parti de soutien aix mémorandums ; ceci de l’exclusive responsabilité du groupe qui le dirige.

Les faits qui nous ont conduit(e)s à une telle décision sont de deux ordres essentiellement :

1. Le détournement des textes programmatiques fondamentaux du parti (décision politique du 1er Comgrès fondateur, programme de Thessalonique) mais aussi des déclarations de programme du gouvernement qui en confirmait les orientations. SYRIZA fut le parti qui, dès le départ, a lutté contre les choix politiques imposées comme des sens uniques : les mémorandums, le néolibéralisme, le déni de démocratie. Les décisions des dernièrrs semaines annulent les orientations essentielles de SYRIZA et conduisent le parti inéluctablement à la soumission à l’establishment autochtone et international dont SYRIZA deviendra dès à présent l’incontournable serviteur.

2. Le parti ne fonctionne plus, depuis un certain temps, pour ce qui est substantiel. Des décisions concernant la marche du pays et le peuple, portant sur les décennies à venir, ont été prises, non seulement sans la contributions des instances officielles du parti (Secrétariat Politique, Comité Central, éventuellement Congrès) , mais dans leur complète ignorance.

Même la décision récente au sujet d’élections anticipées (qui prévisiblement allait conduire à la scission du parti) a été prise en cercle fermé sans information préalable des instances du parti.

Nous considérons que nous n’avons aucune place au sein d’un parti qui s’est soumis aux injonctions de l’establishment local, mais aussi aux maîtres étrangers, d’autant plus que ses instances ne participent nullement à la plannification et à l’exercice de la politique, mais n’ont qu’un rôle ornemental, au sein d’un parti qui dévie vers le bonapartisme et la gestion des mémorandums.

Cependant, en dépit d’une très grande déception, nous considérons que la démobilisation est une option inadaptée.

Citoyen(ne)s grec(que)s de la diaspora, nous considérons que le troisième mémorandum sera dévastateur ; il s’impose donc d’apporter toutes nos forces au combat pour l’annuler, d’annuler aussi les mémorandums précédents.

La lutte contre les mémorandums socio-destructeurs, contre la dépendance de l’impérialisme, est une nécessité.

Nous mènerons ce combat au niveau du mouvement social et du politique, à travers un nouveau grand pôle de lutte contre les mémorandums, pour accéder à l’unité du peuple, nécessaire à la lutte pour le démontage des politiques hostiles au peuple.

Nous sommes dans l’attente de soutien des mouvements syndicaux et populaires européens. Soutien à notre combat pour la reconstruction productive progressiste, pour l’émancipation des inatances réactionnaires européennes.

Par conséquent nous diffuserons notre décision à toutes lea forces qui, des années durant, se sont positionnées à nos côtés, en France, dans les luttes communes contre l’austérité, contre le néolibéralisme, contre le déni de la souveraineté nationale.

Apostolidou Eleni – membre de SYRIZA Paris

Goulas Vangelis – coordinateur de SYRIZA Paris

Grigoriadou Lena – membre de SYRIZA Paris

Kosadinos Emmanuel – membre de SYRIZA Paris

Kiriakidis Pâris – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Nestoridis Nestor – vice-coordinateur de SYRIZA Paris

Papageorgiou Chryssa – membre du secretariat de SYRIZA Paris

Papadomihelaki Alice – membre de SYRIZA Paris

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Re: Grèce

Message  Prado le Lun 31 Aoû - 14:28

Selon Kostas Skordoulis (dirigeant de l'OKDE-Spartakos), la convention nationale d'ANTARSYA a décidé par 65 voix contre 15 de présenter ses propres candidats à l'élection qui se déroulera prochainement.
Ce vote a provoqué une (petite) scission d'ANTARSYA : ARAS et la grande majorité d'ARAN auraient décidé de rejoindre l'Unité Populaire.
Pour en savoir plus sur les différentes composantes d'ANTARSYA :
http://www.inprecor.fr/article-Gr%C3%A8ce-L%E2%80%99autre%20gauche%20:%20Antarsya?id=1769

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Re: Grèce

Message  gérard menvussa le Lun 31 Aoû - 14:50

Le texte diffusé sur le site du npa fait plus clairement ressortir les divergences et les enjeux, il me semble :

Grèce : Antarsya divisée sur la démarche vis-à-vis d’Unité Populaire


La Coordination Panhellenique d’Antarsya (PSO, direction nationale large, composée de 101 membres) s’est réunie dimanche 30 août. Cette réunion très importante décidait des modalités de participation aux élections anticipées du 20 septembre.

Trois textes ont été présentés. La proposition de la Commission de Coordination Centrale (KSE, exécutif d’Antarsya, composé de 20 membres), une contribution d’ARAN et ARAS et une contribution d’autres militantEs du PSO.

La proposition de la KSE (présentée par le NAR mais adoptée par une majorité des organisations) concernait les objectifs d’Antarsya dans la conjoncture. Elle abordait la rupture ouverte par le référendum, le mémorandum et le combat contre ses supports, la rupture avec le front noir du Capital, de l’Union européenne et du Fonds monétaire international. Elle brossait également un état des lieux des pourparlers entamés avec Unité Populaire, le nouveau parti des courants de gauche rompant avec Syriza.

Antarsya s’est adressée à Unité Populaire et deux rencontres ont eu lieu fin août. Antarsya a proposé une alliance aux élections avec un accord programmatique afin d’exprimer de façon unitaire la nature de classe du « non » au référendum, sur une base d’égalité entre Unité Populaire et Antarsya (avec entre autres la présence de son logo sur le bulletin de vote). Unité Populaire n’a pas accepté de discussion sur son programme et sur la visibilité d’Antarsya, la rencontre n’a donc pas pu aboutir. Le texte présenté par la KSE appelait donc à une participation autonome d’Antarsya aux élections. Une majorité écrasante des comités d’Antarsya réunis en fin de semaine a adopté la proposition du KSE. Il a également été adopté par 65 voix (OKDE, SEK, NAR, indépendants, la moitié de ARAN) contre 15 (ARAS et l'autre moitié de ARAN). La direction d'ANTARSYA a entériné sa participation aux élections de manière autonome. Les minoritaires rejoignent Unité Populaire.

Le texte d’ARAN et ARAS (en réalité la moitié seulement de cette composante) appelait ouvertement à une alliance électorale avec Unité Populaire, ARAS et la majorité d’ARAN prévoyant dès la présentation du texte de participer à la campagne d’Unité Populaire quel que soit le résultat du vote du PSO.

Le texte présenté par d’autres militantEs du PSO insistait sur le fait que la scission de la gauche de Syriza allait dans le bon sens, que beaucoup d’illusions étaient tombées, qu’Antarsya devait essayer d’élargir la brèche et d’avoir plus d’influence sur ce type d’événement. Ce texte proposait cependant, étant donné le déroulement des négociations avec Unité Populaire, qu’Antarsya se présente aux élections en autonomie, mais insistait sur la nécessité de construire l’unité, par les comités du « non » et la construction de la campagne unitaire « non jusqu’à la fin » et par une adresse à eux qui ont quitté Syriza. Le texte affirmait également la nécessité de maintenir une proposition d’alliance électorale à Unité Populaire pour le cas où celle-ci changerait de méthode politique.

La grande majorité d’Antarsya a donc décidé de maintenir cette coalition, bâtie depuis 2009 sur la base d’un programme précis et malgré les difficultés. Ce choix provient en bonne partie du fait de la méfiance vis-à-vis d’Unité Populaire, des membres qui la fondent après avoir milité dans Syriza pendant des années, y compris de gouvernement, sans tous maintenir leur indépendance politique vis-à-vis de la direction de ce parti. Cette méfiance vient aussi de la confiance de nombreux membres d’Antarsya dans les capacités militantes de cette coalition, qui a été la force principale, avec les anarcho-syndicaliste, de la campagne pour le « non » au référendum. Antarsya exige donc l’égalité avec Unité Populaire dans les discussions électrales, ce que celle-ci refuse.

Antarsya sort donc divisée de cette séquence, mais maintient néanmoins sa présence politique dans les prochaines élections.

Parallèlement, Unité Populaire tente de rassembler les militants, d’essayer que la crise de Syriza n’aboutsse pas à une hémorragie de ses forces militantes. Ainsi, la présence de l’ancienne présidente du parlement, également parlementaire de SYRIZA, Zoé Costadopoulou, sur les listes d'UP permet de développer sa légitimité car celle-ci dispose d’une grande sympathie dans la population.

A.L, d’après le récit d’A.K, à Athènes
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Re: Grèce

Message  Carlo Rubeo le Sam 5 Sep - 9:40

Syriza, racaille procoloniale ? :

Grèce-Israël. Un type d’accord militaire sans précédent

Par Ali Abunimah

Les forces armées grecques, ainsi que celles de l’Italie s’entraîneront bientôt en Israël.

C’est le dernier indicateur de l’approfondissement de l’alliance militaire forgée entre Israël et le gouvernement grec, sous direction du parti de gauche Syriza.

Le mois dernier, des pilotes d’hélicoptères israéliens ont réalisé des exercices de combat sans précédent de 11 jours près du Mont Olympe, en Grèce [1].

En mai [2] puis en juillet 2015, le gouvernement dirigé par Syriza a également signé un accord militaire avec Israël, qui n’a d’égal que celui, similaire, qui existe entre Israël et les Etats-Unis: garantissant des immunités légales à chaque personnel militaire lors d’un entraînement dans un autre territoire [3].

L’accord militaire a été signé au nom du gouvernement par Panagiotis Kammenos, le ministre de la Défense, membre des Grecs indépendants [ANEL], le junior partner du gouvernement de coalition. Mais il n’y a pas de doute que Syriza donne son soutien: en juillet [le 6 juillet], Nikos Kotzias, le ministre des Affaires étrangères nommé par Syriza [4], a voyagé à Jérusalem pour des discussions au sommet avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou afin de «renforcer les liens bilatéraux entre les deux pays».

Plus tôt cette année, des avions de guerre israéliens ont réalisé des missions d’entraînement intensives en Grèce, une expérience qui sera sans aucun doute utilisée pour attaquer la bande de Gaza lors de futurs assauts militaires israéliens.

Des hélicoptères israéliens en Grèce

Selon un communiqué de presse des forces aériennes israéliennes, «la coopération israélo-grecque prend de l’ampleur au cours des dernières années et, à la lumière des succès lors des récents déploiements, des vols mutuels continueront probablement en 2016».

Le commandant de la base aérienne de Larissa, où des hélicoptères israéliens étaient basés lors des exercices, le colonel Dormitis Stephzanki a été cité déclarant: «Nous comprenons la grande importance d’une activité conjointe avec l’Etat d’Israël, qui contribue à la sécurité des deux pays. Au cours des derniers jours, nous avons travaillé ensemble d’une manière spéciale. Le langage commun, la profonde amitié et les choses que nous avons appris ensemble ont contribué à l’amélioration de la coopération entre les forces.»  

Dormitis a déclaré qu’il était convaincu que l’entraînement en Grèce avait amélioré «l’aptitude [des Israéliens] à prendre en charge des vols chaque fois que cela est nécessaire».  

«Nous avons volé au-dessus de zones montagneuses qui n’existent pas en Israël et nous avons pratiqué des vols à longue distance à partir de bases aériennes en Israël en direction de la Grèce», a déclaré le lieutenant-colonel israélien Matan, le commandant d’une escadre d’hélicoptères Apache, fabriqués aux Etats-Unis. (Les forces israéliennes ne donnent que les prénoms, probablement afin de protéger le personnel d’accusations potentielles pour crimes de guerre).

Les Apache – baptisés d’après les peuples amérindiens qui ont été la cible de l’expansion coloniale génocidaire en Amérique du Nord – ont été largement utilisé par Israël afin de réaliser des exécutions extrajudiciaires de Palestiniens. Cet appareil a été utilisé lors des massacres de civils à Gaza l’été dernier.

Le colonel Y, un commandant d’une unité israélienne de reconnaissance, a décrit la participation d’Israël à l’exercice comme étant «historique», ajoutant que «c’était la première fois que les avions qui collectent des informations ont travaillé avec des appareils étrangers sur un terrain inconnu et complexe».

Soutenir les crimes de guerre

Selon le Jerusalem Post, les pilotes d’hélicoptère grecs s’entraîneront en Israël au cours des prochains mois. Le journal rapporte que des avions de combat grecs «participeront à l’exercice multinational Blue Flag, qui se déroulera au-dessus du sud d’Israël».  

En juin, un reportage d’Haaretz a révélé que les forces aériennes italiennes, grecques et des Etats-Unis participeront à cet exercice.

La coopération militaire entre Israël, l’Italie et la Grèce se poursuit malgré le fait qu’une enquête indépendante récemment publiée, commandée par le Conseil des droits humains des Nations Unis, a découvert des preuves massives de crimes de guerre commis par Israël lors de son attaque contre Gaza au cours de l’été dernier, laquelle a tué plus de 2200 Palestiniens.

Le mois dernier Amnesty International a publié sa propre enquête sur l’attaque israélienne contre la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza. Ici aussi, l’enquête a conclu que des centaines de civils ont été tués alors qu’Israël réalisait de graves crimes de guerre.

Amnesty a découvert que «des déclarations publiques de commandants de l’armée israéliennes et de soldats à la suite du conflit fournissent des raisons impérieuses de conclure que certaines attaques qui ont tué des civils et détruit des maisons et des propriétés ont été réalisées et motivées par un désir de vengeance – afin de donner une leçon ou de punir la population de Rafah.»

Inam Ouda Ayed bin Hammad, cité dans le rapport d’Amnesty, se souvient des pilonnages et des bombardements qui se sont déroulés près de son domicile dans le quartier al-Tannur de Rafah: «à la minute où j’ai quitté la maison, un Apache a commencé à nous tirer dessus.»

Peut-être que les mêmes Apache et leurs pilotes ont partagé des moments de camaraderie en Grèce.

Les rapports des Nations Unies et d’Amnesty ont appelé à ce que des comptes soient rendus pour les crimes de guerre commis à Gaza et en Cisjordanie occupée.

Au lieu de cela, les gouvernements grec et italien de gauche, ainsi que, bien sûr, l’administration Barack Obama des Etats-Unis, offrent uniquement à Israël leur complicité et leurs récompenses (Traduction A l’Encontre, article publié le 5 août 2015 sur le site Electronic Intifada. L’auteur de cet article, cofondateur du site, a publié récemment The Battle for Justice in Palestine, Editions Haymarket, mars 2014. Il réside aux Etats-Unis.)

___

[1] Un communiqué publié en date du 3 août, sur le site «Israeli Air Force» [http://www.iaf.org.il/4424-45323-en/IAF.aspx] indiquait que durant deux semaines des exercices conjoints avaient été menés, depuis la base de Larissa, par une escadre d’hélicoptères des forces aériennes de l’IDF (Israeli Defense Forces) et des hélicoptères ainsi que des avions de chasse de l’armée grecque. «C’était un des plus importants et complexes déploiements de forces en dehors d’Israël.» L’accent est non seulement mis sur l’intérêt d’acquérir une expérience pour des vols en altitude (pour les hélicoptères), mais aussi sur le recueil de renseignements.

Le 28 juillet 2015, Israël-Actualités, hebdomadaire en ligne, mettait l’accent sur une dimension des plus importantes de l’accord militaire (voir aussi note 3) qui concerne les enjeux disputés entre divers pays en Méditerranée orientale concernant les réserves de gaz qui intéressent Israël et aussi la Grèce: «Durant leur entretien, les dirigeants ont notamment discuté de “sécurité maritime, de sécurité énergétique et de coopération dans l’industrie militaire”, selon un rapport du ministère grec. L’accord stipule que la marine israélienne pourra dorénavant intervenir pour neutraliser toutes attaques islamistes contre les intérêts grecs et ceux de l’Etats Hébreu, dans les eaux chypriotes et en méditerranée Orientale. Des unités d’élite de Tsahal pourraient aussi, en cas de besoin, se déployer sur les plateformes gazières de Chypre, ou s’installer sur des bases militaires grecques.» Cet aspect, décisif dans l’accord, est laissé de côté par Ali Abunimah. (Rédaction A l’Encontre)

[2] Israpresse soulignait, le 21 mai 2015, que les accords entre Israël et la Grèce, «portant majoritairement sur la politique, la défense, l’énergie, la finance, le tourisme, la culture et l’académie», allaient continuer. Des «festivités viennent renforcer les liens entre les deux pays qui étaient devenus incertains depuis l’arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras, en janvier 2015». Le 26 janvier 2015, le quotidien influent Yedioth Aharonoth citait l’ancien ambassadeur d’Israël en Grèce, Arye Makel, qui rappelait les déclarations d’Alexis Tsipras en août 2014, à l’occasion de l’opération militaire «Bordure protectrice» qui «accusait l’Etat hébreu d’assassiner des enfants de Palestine». Depuis lors, les relations militaires, entre autres, se sont consolidées, mais ont pris un nouveau tour. (Rédaction A l’Encontre)

[3] Le 19 juillet 2015 Israpresse présentait de la sorte cet accord: «Le chef de l’appareil de défense israélien et le ministre grec de la Défense nationale ont conclu un Accord sur le statut des forces (Status of forces agreement ou SOFA), c’est-à-dire une entente juridique mutuelle permettant aux forces armées d’Israël de stationner en Grèce, et inversement. C’est le premier SOFA qu’Israël conclut avec un pays allié autre que les États-Unis.

Le ministre israélien a fait part de sa reconnaissance à l’égard de son homologue pour sa visite en Israël, malgré la situation économique difficile dans son pays, et a exprimé son espoir de voir la Grèce surmonter les différents défis qui l’attendent.

«Nous apprécions grandement la coopération sécuritaire qui se traduit par l’entraînement de nos soldats et officiers sur le territoire grec. Nos Etats partagent des intérêts communs, car ils doivent faire face aux conséquences de l’accord signé la semaine dernière entre les grandes puissances et l’Iran», a déclaré M. Ya’alon.

Le ministre grec a pour sa part affirmé: «Le peuple grec est très proche du peuple d’Israël. Concernant notre coopération militaire, nos relations sont excellentes, nous continuerons à les entretenir et poursuivrons les entraînements communs.» M. Kammenos a ajouté: «Le terrorisme et le djihad ne frappent pas que le Proche-Orient, mais également les Balkans et l’Europe. C’est la guerre. Nous étions également très proches d’Israël pour tout ce qui est relatif au programme de missiles de l’Iran. Nous nous trouvons à la portée de ces missiles. Si un missile iranien se dirige vers la mer Méditerranée, cela peut signifier la fin de tous les pays de la région.» (Rédaction A l’Encontre)

[4] Nikos Kotzias était ancien conseiller du Premier ministre grec Georgios Papandreou. Dès sa nomination aux Affaires étrangères, le 27 janvier 2015,The Times of Israel (28 janvier 2015) rapportait l’opinion d’Emmanuel Karagiannis, grec d’origine, professeur au King’s College de Londres, occupant la chaire des études militaires: «Kotzias est un politicien plutôt pragmatique, ainsi je ne m’attends pas à une détérioration des relations bilatérales. Kotzias considère la Turquie comme la principale puissance compétitrice en termes de géopolitique dans la Méditerranée orientale. Dès lors, je crois que le partenait Grèce-Israël va survivre à ce changement politique [gouvernement Tsipras].»
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