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Bahreïn

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Message  sylvestre le Mer 16 Fév - 18:29

http://www.lepoint.fr/monde/bahrein-des-milliers-de-manifestants-reclament-des-reformes-16-02-2011-1296063_24.php

Bahreïn: des milliers de manifestants réclament des réformes


Bahreïn: des milliers de manifestants réclament des réformes

"J'ai passé la nuit ici, je vais aller à l'école et revenir y camper jusqu'à la réalisation de nos demandes", a affirmé Amer Abdallah, un lycéen de 14 ans.

Des milliers de personnes étaient rassemblées mercredi sur une place de Manama pour réclamer des réformes dans ce petit royaume du Golfe, où l'opposition chiite a appelé à une "véritable" monarchie constitutionnelle.

Le ministre de l'Intérieur, cheikh Rached ben Abdallah al-Khalifa, a présenté des excuses à la population après la mort de deux jeunes chiites dans la dispersion de manifestations lundi et mardi, et annoncé l'arrestation des responsables présumés de leur mort au sein de la police.

Les Etats-Unis se sont dits "très préoccupés" par la violence lors des protestations dans le royaume, siège de la Ve flotte, appelant à la retenue, alors que des appels ont été lancés pour des manifestations vendredi et samedi.

Le mouvement de contestation a été déclenché lundi à l'initiative d'internautes qui ont appelé sur Facebook à des manifestations pour réclamer des réformes politiques et sociales, dans la foulée des soulèvements en Tunisie et en Egypte.

C'est surtout la minorité chiite dans cet archipel de 741 km2 gouverné par une dynastie sunnite, qui s'estime discriminée au niveau de l'emploi, des services sociaux comme l'habitat et des services publics fournis à leurs villages.

Sur la place de la Perle, dans le centre de Manama, des milliers de personnes ont rejoint après leur travail dans l'après-midi des centaines de manifestants qui y avaient passé la nuit dans des tentes érigées à la hâte.

La place a été rebaptisée "Place Tahrir" (Libération), à l'instar de celle du Caire qui a été l'épicentre du soulèvement populaire qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak.

"J'ai passé la nuit ici, je vais aller à l'école et revenir y camper jusqu'à la réalisation de nos demandes", a affirmé Amer Abdallah, un lycéen de 14 ans.

"Nous réclamons la libération des détenus et la démission du Premier ministre", membre de la dynastie régnante des Al Khalifa, a affirmé Hussein Attiya, 29 ans, un autre manifestant ayant dormi sur la place.

Selon des images de la télévision officielle, des partisans du régime ont parallèlement défilé à Manama.

A Mahouz, une banlieue chiite de Manama, plus de 2.000 personnes, certaines scandant "le peuple veut la chute du régime", ont participé aux funérailles de Fadel Salman Matrouk, tué par balle lors de la dispersion d'un rassemblement mardi lors des obsèques de l'autre manifestant mort la veille.

Le roi, cheikh Hamad ben Issa Al Khalifa, a déploré ces morts et annoncé une commission d'enquête.

Lors d'une conférence de presse, le chef de l'opposition chiite, cheikh Ali Salmane, a réclamé "un Etat démocratique, une monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement serait élu par le peuple", mais assuré ne pas vouloir la chute du régime ni l'instauration d'un Etat religieux sur le modèle iranien.

Le chef du mouvement Al-Wefaq (18 élus sur 40 sièges à l'Assemblée) qui avait annoncé la veille son boycott du Parlement, a annoncé que sept groupes de l'opposition chiite, libérale et de gauche organiseraient samedi à Manama "une marche de soutien" avec les protestataires campant place de la Perle.

Avant eux, les internautes ont appelé à une journée de manifestations vendredi, après la prière hebdomadaire.

Cheikh Salmane a invité le gouvernement à "engager le dialogue" avec l'opposition sur des réformes à réaliser "selon un calendrier précis".

L'ONU et des ONG ont appelé Manama à renoncer à un "usage excessif de la force" contre les manifestants pacifiques.

Bahreïn (1,2 million d'habitants dont 54% d'étrangers) fait figure de parent pauvre à côté des autres monarchies pétrolières de la région, ses réserves de pétrole s'étant pratiquement taries. Entre 1994 et 1999, il a été le théâtre de violences animées par des chiites qui avaient fait une quarantaine de morts.



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Message  yannalan le Mer 16 Fév - 20:21

la minorité chiite

Elle ne fait que 70% des musulmans du royaume......

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Message  sylvestre le Ven 18 Fév - 12:18

http://www.lepoint.fr/monde/revolte-des-policiers-francais-ont-forme-les-forces-antiemeute-de-bahrein-17-02-2011-1296587_24.php

RÉVOLTE - Des policiers français ont formé les forces antiémeute de Bahreïn

Des compagnies républicaines de sécurité ont entraîné la police du royaume en proie à de violents heurts.


RÉVOLTE - Des policiers français ont formé les forces antiémeute de Bahreïn

Les forces de l'ordre se sont déployées, jeudi, à Bahreïn. © Joseph Eid / AFP


Par Franck Renaud

Les forces antiémeute de Bahreïn, qui ont donné l'assaut dans la nuit de mercredi à jeudi sur un campement d'opposants dans le centre de la capitale, faisant au moins quatre morts, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS). Demandé par l'État du Golfe, un accord de coopération en matière de sécurité intérieure a été signé en novembre 2007 à Paris, lorsque Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, avait reçu son homologue le cheikh Rashed Bin Abdallah Al-Khalifa.

Selon les termes de cet accord, cités sur le site du ministère des Affaires étrangères et européennes, "la France contribue notamment à la formation des forces de maintien de l'ordre bahreïniennes chargées d'encadrer les manifestations". Il est précisé que la formation "inclut une composante droits de l'homme".

L'accord a été validé par le Sénat puis l'Assemblée nationale en avril 2010. Le député UMP Jean-Luc Reitzer, rapporteur du projet de loi, précisait devant la commission des Affaires étrangères que "si la coopération bilatérale [avec le royaume de Bahreïn] est loin de se limiter à ce champ, elle concerne aussi la sécurité intérieure et civile, domaine dans lequel Bahreïn rencontre des difficultés particulières". Il expliquait devant ses collègues que "comptant de l'ordre de 6 000 hommes et femmes, la police de Bahreïn dispose d'un bon niveau de professionnalisme, mais manque d'expérience en raison du faible taux de délinquance, qui résulte probablement de l'extrême sévérité de la justice".

"Professionnalisation des unités" (Reitzer)

Le député du Haut-Rhin ajoutait que "le récent développement des libertés publiques a entraîné la multiplication des manifestations sur la voie publique, dont certaines ont dégénéré en affrontements (...). Elles sont principalement le fait de la population chiite, qui se dit - à bon droit - victime d'inégalités et de discriminations. Des policiers - qui sont tous sunnites - sont régulièrement pris à partie dans certains quartiers de l'archipel. Le ministre de l'Intérieur a donc à coeur d'adapter les techniques d'intervention de la police à la nouvelle donne démocratique afin de concilier liberté d'expression et maintien de l'ordre".

L'élu estimait alors que "la coopération privilégiée établie avec la direction centrale des compagnies républicaines de sécurité a permis d'accompagner la professionnalisation des unités antiémeute et d'améliorer la gestion des foules".

Passée au Quai d'Orsay, Michèle Alliot-Marie s'est entretenue le 1er février à Paris avec le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn. Selon le communiqué diffusé, les deux ministres ont "insisté sur l'importance qu'il convient d'accorder aux sociétés civiles et au dialogue qu'entretiennent celles-ci avec les gouvernements".
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Message  Aura le Dim 20 Fév - 18:10

Regardez les images sur Aljazeera, Facebook. On y voit des femmes en nikab manifester, crier, le poing levé dans la foule.
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Bahreïn         Empty Une vidéo insupportable pour les ayatollahs laïques

Message  Oudiste le Sam 26 Fév - 0:01

Des enseignantes de Bahrein appellent à la grève générale


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Message  sylvestre le Jeu 3 Mar - 16:47

Face-à-face tendu à Bahreïn
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Message  vilenne le Jeu 3 Mar - 17:37

Euh, le problème est ptêt dans la traduction xD

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Message  sylvestre le Mar 15 Mar - 12:42

Pour l'avenir de la région l'intervention saoudienne est peut-être plus grave encore que ce qui se passe en Libye.

Soldats du Golfe à Bahreïn: l'Iran critique l'intervention saoudienne mais reste prudent

Publié le 14.03.2011, 20h03


Un climat de tension régnait mardi à Bahreïn, secoué par des troubles et où des troupes du Golfe ont été déployées pour aider au maintien de l'ordre, selon un correspondant de l'AFP. Zoom
L'Iran a réagi avec prudence mardi à l'intervention militaire saoudienne à Bahreïn, jugeant surtout qu'elle risquait de "compliquer" une solution pacifique à la crise que traverse le petit émirat dont la population chiite possède des liens anciens avec l'Iran.
Qualifiant l'intervention de forces étrangères d'"inacceptable", le ministère des Affaires étrangères a souligné qu'elle "rendra la situation plus compliquée et plus difficile" à résoudre.
Plus d'un millier de soldats saoudiens de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés lundi à Bahreïn, à l'appel des dirigeants de l'émirat en proie à des troubles depuis la mi-février.
"Nous ne pensons pas qu'il soit juste que des forces d'autres pays, particulièrement celles des pays du Golfe persique, soient présentes ou interviennent dans l'affaire de Bahreïn", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères qui n'a pas nommé l'Arabie saoudite.
"Le peuple de Bahreïn a des demandes légitimes qui sont exprimées pacifiquement. Il faut éviter d'y répondre par la violence", a-t-il réaffirmé.
Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a lui aussi insisté sur la nécessité d'"empêcher l'emploi de la violence" à Bahreïn, qui "inquiète" l'Iran, dans un entretien avec le Secrétaire général de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu.
Le président du Parlement Ali Larijani, traditionnellement plus dur que le gouvernement sur les questions de politique étrangère, a en revanche dénoncé les dirigeants du Golfe "aux ordres des Etats-Unis", et qui "doivent s'attendre à la colère des peuples de la région".
La modération des autorités iraniennes depuis le début de la crise à Bahreïn contraste avec leur soutien appuyé aux révoltes populaires en Tunisie, en Egypte ou en Libye, censées ouvrir une nouvelle ère dans un "Proche-Orient débarrassé d'Israel et des Etats-Unis", selon le président Mahmoud Ahmadinejad.
iranien Bahreïn abrite pourtant le quartier général de la Ve flotte américaine, chargée de surveiller la sécurité du détroit d'Ormuz par où transite 40% du trafic pétrolier maritime mondial, et de contrer une éventuelle menace iranienne.
Et l'opposition bahreïnie a violemment dénoncé l'entrée des forces du Golfe comme une "occupation flagrante, un complot contre le peuple de Bahreïn désarmé".
Les manifestants bahreïnis réclament l'instauration d'une monarchie constitutionnelle et, pour certains, le départ de la dynastie sunnite des Al-Khalifa gouvernant ce petit pays dont la population autochtone est en majorité de confession chiite, comme l'Iran qui a longtemps considéré Bahreïn comme une province iranienne.
Téhéran a condamné à plusieurs reprises l'usage de la "violence" contre les "demandes légitimes" des manifestants, mais s'est gardé jusqu'à présent d'appeler à un changement de régime.
Et les Etats-Unis, prompts à accuser l'Iran de déstabiliser la région, ont mis Téhéran hors de cause dans les troubles "dues à des problèmes internes et non à quelque chose de fomenté par une puissance extérieure", selon le chef d'Etat-major interarmées américain, l'amiral Mike Mullen.
"L'Iran est depuis longtemps très prudent dans ses relations avec ses voisins arabes du Golfe, tant pour préserver la stabilité d'une région essentielle pour ses propres exportations de pétrole qu'en raison de la présence militaire américaine", analyse un diplomate européen.
Et M. Salehi a annoncé en décembre que les deux priorités de l'Iran, confronté aux sanctions de plus en plus dures des Occidentaux, étaient de renforcer ses liens avec la Turquie et l'Arabie saoudite, rappelle-t-il.

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Message  BouffonVert72 le Jeu 24 Mar - 5:21

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2011/03/a-bahrain-les-chiites-ont-rate.html


Par Georges Malbrunot le 21 mars 2011 13h37

A Bahrain, les chiites ont rate leur revolution

Voici l'article qui a ete publie ce lundi dans Le Figaro.

Les révolutionnaires chiites ont la gueule de bois. « L’opposition a commis des erreurs », reconnait Mansour Al-Jamri, rédacteur en chef du quotiden Al-Wassat, proche de la majorité chiite du royaume, qui réclame depuis un mois des réformes politiques et des avancées sociales à la monarchie sunnite régnant sur l’archipel.

« Pendant trois semaines, le prince héritier Salman a attendu les ténors de l’opposition pour négocier, ajoute Al-Jamri. Mais sous l’impulsion des jeunes, galvanisés par les événements en Egypte, aucun responsable n’a répondu à son appel ». Résultat : mercredi dernier, profitant de renforts militaires saoudiens, l’armée a donné l’assaut contre la place de la Perle, l’épicentre de la contestation. Dans la foulée, six dirigeants de l’opposition ont été arrêtés, ainsi que quatre-vingt activistes.

Sur le fond, aujourd’hui, rien n’est réglé. Mais le régime, qui a instauré un couvre-feu nocturne sur certains secteurs de Manama, veut donner l’impression que le calme est revenu, même si la tension reste palpable dans certains villages alentours de la capitale.

Après les succès tunisien et égyptien, le printemps arabe a subi un net coup d’arrêt à Bahreïn. Dimanche, la coalition des huit partis d’opposition a même dû se résoudre à adoucir ses revendications, ne réclamant plus que la libération des prisonniers, et le retrait des troupes du Golfe.

Pourtant vendredi encore, un de ses chefs, Cheikh Ali Salman, nous assurait que le bloc chiite « ne reprendrait jamais le dialogue avec un pistolet sur la tempe ». « La dictature a commis des crimes contre l’humanité », expliquait ce jeune leader du Wefaq, l’aile modérée de l’opposition chiite, celle-là même qui avait cherché à convaincre les radicaux de s’asseoir à la table des négociations avec le prince héritier.

Mais au cours des dernières semaines, Cheikh Salman s’est fait déborder par les jeunes de la place de la Perle, qui exigeaient carrément le renversement de la monarchie. Mansour al-Jamri, qui était allé leur dire que « ce n’était pas le moment » se souvient de s’être fait traiter de « collabo ».

Les « shebab » n’avaient pas vu qu’en face d’eux, les durs au sein de la famille royale avaient tendu un piège au prince héritier. « Pendant que celui-ci cherchait à négocier avec nous, affirme le militant des Droits de l’Homme, Abdulnabi Alekry, les faucons (autour du chef d’état-major des armées, ndlr) mobilisaient de petits groupes de radicaux sunnites, pour aller attaquer le journal Al-Wassat par radicaux sunnites, pour aller attaquer le journal Al-Wassat par exemple ». Et aujourd’hui l’instinct de revanche semble guider les ultras au sein du pouvoir, qui ont fait raser le monument de la place de Perle (voir photo ci-dessus).

Sonnée, l’opposition n’a d’autre option que de laisser la porte du dialogue entre ouverte. Ses leaders appellent désormais les jeunes à manifester pacifiquement, en scandant « Allah Akbar » (Dieu est grand), chaque soir sur les toits des maisons.

« On compte sur les Américains pour qu’ils demandent un retrait des forces saoudiennes de Bahreïn », espère Ali Salman. Washington a fait la grimace de ne pas avoir été informé du déploiement des troupes saoudiennes chez son allié bahreïnien, qui abrite la Vème Flotte dans le Golfe. « Les dirigeants saoudiens et bahreïniens leur ont fait payer le lâchage d’Hosni Moubarak », analyse un diplomate européen. En effet, Riyadh et Manama n’ont pas encore digéré la rapidité avec laquelle Barack Obama a abandonné le raïs égyptien.

Mais aujourd’hui, les Etats-Unis ont besoin du soutien des pays arabes dans leur offensive contre le colonel Kadhafi. D’où l’absence de toute expression publique du mécontentement américain vis-à-vis de Bahreïn et Riyadh. Une autre mauvaise nouvelle pour les révolutionnaires chiites.
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Message  sylvestre le Jeu 24 Mar - 16:26

http://www.wsws.org/francais/News/2011/mar2011/bahr-m23.shtml

Au Bahreïn, grévistes et manifestants défient la répression
Par Niall Green
23 mars 2011

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Les travailleurs du royaume du Bahreïn dans le golfe Persique ont répondu à la répression du régime soutenu par les Etats-Unis par une vague de grèves dans presque tous les secteurs de l'économie.

Bien que les dirigeants des syndicats n'aient pas officiellement appelé à la grève générale, on estime que 70% des travailleurs du Bahreïn sont en grève et des centaines d'entre eux se joignent aux manifestations qui ont lieu dans les rues de la capitale.

Le régime du roi Hamad al-Khalifa est confronté à de nombreuses manifestations contre sa direction autoritaire depuis février. Le roi a tenté de maintenir son régime par la force en publiant la semaine dernière un décret d'urgence instituant la loi martiale, et en donnant à la police et à l'armée l'autorisation de prendre toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde du régime. Un couvre-feu qui commence à la tombée de la nuit et se termine à l'aube a été institué dans tout le Bahreïn.

Avec l'aide d'environ 1500 soldats et policiers envoyés par les monarchies voisines d'Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis (UAE) les forces de sécurité du Bahreïn ont déclenché une vague de répression scandaleuse contre les manifestants mercredi dernier.

Faisant usage de balles réelles, et avec le soutien de tanks et de véhicules blindés, la police et l'armée ont évacué des milliers de manifestants de la place de la Perle, le centre des manifestations de toutes ces dernières semaines dans la capitale de Manama. Au moins six personnes ont été tuées dans l'assaut et des centaines ont été blessées.

Les médias locaux ont confirmé que les forces pro-monarchiques ont tué deux autres personnes depuis cet assaut, et les associations des droits de l'homme du Bahreïn ont affirmé que de nombreuses personnes avaient disparu, probablement kidnappées ou assassinées par le régime.

Les forces gouvernementales ont aussi attaqué des ambulances et des hôpitaux où l'on essayait de soigner les blessés. Une chaîne de télévision a montré des policiers qui tiraient des blessés hors des ambulances. Les forces pro-gouvernementales ont envahi l'hôpital de Salmaniya, ont arrêté 100 docteurs et les ont empêchés de soigner les patients qui arrivaient de la place de la Perle.

Les forces de sécurité ont attaqué d'autres manifestants dans Manama et dans les quartiers environnants et, selon les témoins, les policiers et les voyous qui défendent le régime ont attaqué les gens et ont fait irruption dans les maisons de la classe laborieuse majoritairement shiite dans les banlieues. La monarchie des al-Khalifa et ses forces de sécurité sont des musulmans sunnites tandis que la vaste majorité de la population est shiite. La discrimination sectaire que pratique le régime est la cause du haut niveau d'inégalité dont souffre le Bahreïn, où la famille royale et la petite élite qui l'entoure se sont enrichies spectaculairement grâce aux ressources en pétrole du pays.

La présence de forces venant des monarchies sunnites d'Arabie Saoudite et des Émirats, couplée à la rhétorique enflammée du gouvernement qui met en garde contre « les gangs de Shiites » susceptibles d'attaquer des magasins sunnites, a exacerbé les tensions sectaires dans le pays. Cependant les manifestations et les grèves ont transcendé les divisions religieuses avec les appels des travailleurs et des jeunes à l'unité de tous les habitants du Bahreïn contre la royauté.

Afin de parachever leur oeuvre d'intimidation des manifestants, les forces gouvernementales ont rasé au bulldozer le grand monument qui était au centre de la place de la Perle vendredi dernier. La place est actuellement occupée par les forces du régime, mais les manifestations continuent dans d'autres endroits de la ville.

La répression s'est poursuivie dimanche et 20 personnes ont été arrêtées pour avoir enfreint le couvre-feu, y compris des docteurs qui soignaient des manifestants blessés.

La lutte sociale massive contre le gouvernement et pour un meilleur niveau de vie s'est étendue à presque tous les secteurs de l'économie. Les salariés du secteur de la construction, de la compagnie aérienne nationale Gulf Air, de l'industrie énergétique et des services publics sont en grève.

Les employés en grève de la raffinerie publique du Bahreïn, Barhain Petroleum Company, ont partiellement interrompu la production dimanche, ce qui ne manquera pas de consterner les pouvoirs impérialistes et les marchés financiers mondiaux. La raffinerie, qui peut produire jusqu'à 250 000 barils de pétrole brut par jour, ne tourne qu'à 10% de sa capacité, selon un porte-parole du syndicat.

Le Bahreïn est un centre financier majeur de la région du Golfe et les manifestations ont sérieusement perturbé le secteur. Des milliers de manifestants ont occupé de larges portions du district financier de Manama en élevant des barricades et en affrontant les forces de police. La bourse du Bahreïn n'a pas ouvert depuis le 16 mars.

La fédération générale des syndicats du Bahreïn (GFWTUB) a dit que les grèves continueraient jusqu'à ce que l'Arabie Saoudite et les Émirats se retirent du pays. Sayed Salman, le secrétaire général de la GFWTUB, a dit au Wall Street Journal que son organisation ne voulait pas causer de dommages permanents à l'économie nationale, mais il a ajouté que la grève ne cesserait pas tant que les forces de sécurité tueraient des manifestants.

« Nous ne pouvons pas appeler nos gens à reprendre le travail » a dit Salman au Journal. « Nous espérons que cela ne durera pas trop longtemps car nos travailleurs souffrent aussi mais il faut absolument que les milices et les forces étrangères quittent nos rues. »

La fédération syndicale représente 60 syndicats dans le pays et a été un soutien loyal de la monarchie des al-Khalifa. Comme les officiels du syndicat, le principal parti bourgeois d'opposition, al-Wefaq, cherche à en finir le plus vite possible avec les manifestations. Ce parti, qui était représenté au Parlement fantoche jusqu'à ce que ses députés soient forcés de démissionner il y a quelques semaines quand la police a attaqué des manifestants pacifiques, a signalé qu'il désirait reprendre les négociations avec la monarchie.

Al-Wefaq avait d'abord soutenu les pourparlers avec le fils du roi, le prince héritier Salman, mais il s'en était retiré par crainte de l'hostilité populaire à toute espèce de négociation avec le régime honni. Cependant, après la répression de la semaine dernière et l'arrestation de plusieurs membres de l'opposition, al-Wefaq a recommencé à promouvoir le dialogue.

« Nous pensons que le dialogue est la seule solution, mais tant que des troupes étrangères se trouvent sur notre sol, ce n'est pas possible » a dit Jawad Fairooz, porte-parole haut placé du parti. « Nous demandons que les troupes étrangères s'en aillent et que la milice dirigée par le gouvernement et le ministère de l'Intérieur ainsi que l'armée du Bahreïn retournent dans leurs bases. »

En échange, Fairooz a proposé de reprendre le contrôle des manifestations de masse. « Il faut parfois changer de tactique, mais nous trouverons bien un moyen de protester. »

Mais il n'est pas sûr que les responsables de al-Wefaq ou de la bureaucratie syndicale contrôlent les manifestations et les grèves. Il semble plutôt que ces dirigeants, qui sont des associés fidèles de la monarchie depuis des dizaines d'années, aient du mal à faire face aux demandes de plus en plus grandes de la classe ouvrière. Au début des manifestations, le mois dernier, les manifestants demandaient la réforme du système politique, mais au fur et à mesure que de plus en plus de travailleurs entraient dans la lutte, l'humeur de la rue est devenue plus combative. Les slogans qui demandent l'abolition de la monarchie et une répartition plus équitable de la richesse pétrolière du pays sont désormais plus nombreux.

Le gouvernement des Etats-Unis qui lance une guerre contre le régime libyen du colonel Kadhafi sous le prétexte des "droits de l'homme" continue de soutenir la dynastie des al-Khalifa au Bahreïn.

Le secrétaire à la Défense des Etats-Unis, Robert Gates, est allé au Bahreïn il y a une semaine pour s'entretenir avec le roi Hamad et pendant cet entretien il a fait l'éloge des al-Khalifa en tant que bons alliés des Etats-Unis. Attisant les préjugés sectaires et donnant au régime du Bahreïn une excuse pour attaquer les manifestants, Gates a dit au roi que le régime clérical shiite d'Iran allait profiter de l'agitation qui régnait au Bahreïn pour étendre son influence.

Washington compte sur les régimes du Bahreïn et d'Arabie Saoudite pour mettre fin aux manifestations et aux grèves avant que les intérêts des Etats-Unis dans ces pays et dans toute la région ne soient menacés. La Cinquième flotte de la marine américaine est stationnée au Bahreïn ; c'est une base vitale qui appuie l'occupation de l'Irak et permet à Washington de maintenir la pression sur l'Iran. Comme la monarchie saoudienne, l'élite américaine est terrifiée à l'idée que le soulèvement populaire du Bahreïn s'étende à l'Arabie Saoudite - allié principal des Etats-Unis dans le golfe Persique et le plus grand exportateur mondial de pétrole - et spécialement aux puits de la partie orientale du pays dont la population est en majorité shiite.

Des manifestations ont eu lieu en Arabie Saoudite, au Koweït et en Irak en solidarité avec le soulèvement du Bahreïn. Il y a eu aussi une manifestation de plus de 600 personnes à Londres en Angleterre dimanche dernier pour condamner la violence contre les manifestants de Manama.

700 personnes se sont réunies dans la ville de Mashhad en Arabie Saoudite, samedi, malgré l'interdiction absolue de manifester, pour protester contre la violence avec laquelle les forces du Bahreïn et de l'Arabie Saoudite avaient réprimé les manifestations.

Une manifestation moins importante a eu lieu dans la capitale saoudienne de Riyad dimanche, pour exiger la relaxe des prisonniers politiques. Selon la BBC, la police anti-émeutes saoudienne a dispersé la manifestation et arrêté 12 manifestants. En réaction aux soulèvements dans tout le Moyen-Orient et en Afrique du Nord, la monarchie saoudienne a créé 60 000 postes supplémentaires dans ses forces de sécurité déjà démesurées, tout en essayant d'acheter l'adhésion de ses administrés en leur accordant une augmentation des allocations et du salaire minimum.

Les manifestations de masse continuent au Yémen où des milliers de membres des tribus ont rejoint les travailleurs et les jeunes dans la capitale, Sanaa, pour demander le départ du président, Ali Abdullah Saleh.

Les forces de sécurité de Saleh et les voyous qui défendent le régime ont tué 52 personnes pendant les manifestations de la semaine dernière. Les forces de répression qui avaient ciblé un large sit-in près de l'université de Sanaa, n'ont pas réussi à étouffer la protestation. Des foules estimées à plus de 100 000 personnes se sont rassemblées près de l'université de vendredi à dimanche en continuant de demander la démission de Saleh et une amélioration de leur niveau de vie.

Devant la menace de guerre civile et voyant que, en dehors de la capitale, il perdait son autorité sur le pays, Saleh a essayé de faire des concessions à l'opposition. Le président qui est au pouvoir depuis 32 ans a renvoyé tout son gouvernement dimanche. Cependant tous les ministres "renvoyés" doivent rester à leur poste jusqu'à ce qu'un nouveau cabinet soit formé, selon le porte-parole du président Tareq al-Shami. Le procureur général du Yémen a aussi annoncé qu'une enquête complète sur le meurtre des manifestants serait diligentée.

Ces annonces ne tromperont personne. Les travailleurs yéménites savent que la manière de fonctionner de Saleh est la répression brutale des opposants et aucun remaniement du régime n'apaisera leur colère.

Le Yémen est le pays arabe le plus pauvre, 40% de sa population survit avec moins de 2 dollars par jour. Le chômage est estimé à 35% de la population active. Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes travailleurs et les diplômés, plus de la moitié des jeunes entre 18 et 28 ans seraient sans emploi.

(Article original paru le 21 mars 2011)
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Message  alexi le Dim 10 Avr - 20:13


Radio-Canada avec Reuters

Bahreïn : Des grévistes sont licenciés à la suite de leur participation à la contestation

Des centaines d'employés qui avaient fait grève en soutien au mouvement de contestation à Bahreïn ont été licenciés par leurs entreprises.

Les syndicats du pays avaient lancé un appel à la grève générale le 13 mars dernier pour dénoncer la violente répression contre les manifestants de la place de la Perle de Manama.

Plus de 200 salariés grévistes ont été licenciés selon des responsables de Batelco, Gulf Air, Bahrain Airport Services et APM Terminals Bahrain.

« Il est illégal à Bahreïn et dans n'importe quel autre pays du monde de faire grève sans déposer un préavis auprès de l'employeur deux semaines avant », a expliqué un représentant qui a préféré rester anonyme.

Mais d'après le principal parti d'opposition chiite, le Wefaq, plus de 1 000 travailleurs auraient été congédiés, la plupart de confession chiite.

Mécontentement de la majorité chiite

Ce minuscule royaume pétrolier est frappé depuis février par un mouvement de contestation qui a déjà fait une vingtaine de morts.

Au début, les manifestants réclamaient de profondes réformes politiques et sociales. Mais après que l'armée eut tiré sur les manifestants, l'opposition s'est radicalisée et réclame l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle dans cet archipel du Golfe sur lequel règne la dynastie sunnite des Al-Khalifa depuis plus de 200 ans.

La majorité chiite du pays, qui représente 70 % de la population, se dit victime de discriminations de la part des autorités du royaume.


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Message  sylvestre le Sam 10 Sep - 15:28

Malgré la répression le mouvement n'est pas mort au Bahreïn !

http://www.aloufok.net/spip.php?article5272

Près de 20.000 Bahreïnis défilent pour réclamer plus de droits

vendredi 9 septembre 2011, par La Rédaction

Près de 20.000 manifestants ont défilé vendredi à l’initiative du principal parti d’opposition chiite près de Manama, la capitale bahreïnie, scandant des slogans antigouvernementaux et jurant de continuer à réclamer des réformes démocratiques.

La manifestation, organisée à l’appel du Wefaq, principal parti chiite d’opposition, avait pour thème : "Ne cédons pas, persistons dans nos exigences".

Majoritairement chiites, les manifestants ont crié, le poing levé, "A bas, à bas Hamad", allusion au roi sunnite Hamad bin Issa al Khalifa, qui dirige le pays.

Ils réclament un plus grand partage du pouvoir, notamment le transfert des compétences dont dispose la chambre haute, dont les membres sont nommés par le roi, à l’assemblée.

L’inquiétude des autorités augmente à mesure que se rapproche une élection partielle prévue fin septembre. Ce scrutin doit permettre d’attribuer les sièges des députés du Wefaq qui ont démissionné pour protester contre la répression des manifestations de février et mars derniers.

Des négociations ont débuté en juillet à l’initiative du roi, mais le Wefaq s’en est retiré, jugeant sa représentation insuffisante et le processus voué à l’échec.

Les autorités du royaume, qui abrite la Ve flotte de l’armée américaine, estiment que les réformes proposées dans le cadre de ce dialogue national doivent être adoptées par un parlement au complet.

Des manifestations et heurts de faible ampleur avec les forces de sécurité se produisent régulièrement à l’extérieur de Manama, dans des zones peuplées de chiites, communauté majoritaire dans le royaume.

En février et mars, ces manifestations ont pris la forme d’un soulèvement populaire qui a été réprimé avec l’aide de troupes de plusieurs pays voisins, dont l’Arabie Saoudite et les Emirats arabes unis. Trente personnes ont été tuées lors de ce mouvement de contestation.

(Vendredi, 09 septembre 2011 - Avec les agences de presse)

Pour vous inscrire à notre liste de diffusion "Assawra"
faites la demande à l’adresse : inscription@assawra.info

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël

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Message  sylvestre le Ven 3 Aoû - 12:08

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/02/97001-20120802FILWWW00504-6-ong-critiquent-la-visite-du-roi-de-bahrein.php

La visite du roi du Bahreïn critiquée

Par lefigaro.fr Mis à jour | publié
Six organisations signent aujourd’hui une lettre à destination du président de la République, François Hollande, pour dénoncer la visite en France du roi du Bahreïn, Hamad bin al Khalifa, le 23 juillet dernier. Une visite dont «les médias n’avaient pas été informés», notent les organisations, dont Olivier Basille, directeur général de Reporters sans frontières.

Le roi du Bahreïn est régulièrement accusé de réprimer dans le sang les manifestations qui agitent ce riche pays du Golfe. Depuis le début de la contestation qui agite le pays depuis mars 2011, 60 personnes seraient mortes selon Amnesty International.

«Nous sommes préoccupés par le caractère quasi-secret de cette rencontre et nous nous demandons si cela traduit une intention de ne pas commenter la dégradation et la gravité de la situation actuelle des droits de l’Homme au Bahreïn», s’interrogent aujourd’hui Human Rights Watch, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, Amnesty International France, Reporters sans frontières, Ligue des droits de l’Homme ou encore Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture.

«Cette visite aurait pu être l’occasion d’exprimer publiquement, ainsi que directement au Roi Al Khalifa, les préoccupations de la France à propos de la situation des droits humains au Bahreïn», se désolent les ONG.

Les ONG veulent la libération des opposants

«Les organisations signataires vous sollicitent afin qu’une déclaration soit publiée précisant la position exprimée par la France lors de la rencontre avec le Roi Al Khalifa», écrivent les signataires de la lettre, et de poursuivre: «Nos organisations vous appellent également à indiquer clairement que la France déplore l’échec du Bahreïn dans la mise en œuvre de recommandations les plus importantes de la Commission d’enquête indépendante du Bahreïn, à savoir la libération des personnes emprisonnées pour l’unique exercice de leurs droits à la liberté d’expression et de rassemblement pacifique, et la traduction en justice des hauts responsables impliqués dans des cas de torture et autres graves violations des droits humains»

Le 23 juillet, François Hollande recevait le roi du Bahreïn sans prévenir la presse. Une journaliste de l’AFP, Nadège Puljak, témoin du départ du roi, avait tweeté la scène. Le roi et le président de la République "ont abordé la situation dans la région, notamment de la Syrie, et de ce que Paris et Manama peuvent faire afin d'empêcher que ce pays ne glisse dans la guerre civile", avait alors affirmé un diplomate bahreïni.

LIRE AUSSI:
» Affrontements à Bahreïn



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Message  sylvestre le Sam 1 Sep - 19:37

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Bahrein.-Des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-contre-le-gouvernement_6346-2108798-fils-tous_filDMA.Htm

Bahreïn. Des dizaines de milliers de manifestants contre le gouvernement
Politiquesamedi 01 septembre 2012

Des dizaines de milliers de personnes scandant des slogans hostiles au gouvernement et brandissant des photos de militants emprisonnés ont pris part vendredi à Bahreïn à la première manifestation autorisée de l’opposition depuis juin.

Aucun affrontement n’a émaillé cette marche de trois kilomètres organisée sur une autoroute à l’ouest de la capitale, Manama. Les manifestants arboraient des drapeaux bahreïnis et des portraits de militants des droits de l’homme et d’un des chefs de file de l’opposition, Nabil Radjab, appelant à sa libération.

Ce petit archipel du Golfe, qui est dirigé par une dynastie sunnite et abrite la Ve Flotte américaine du Golfe, est en crise depuis qu’une révolte menée par la majorité chiite du royaume réclamant plus de démocratie a éclaté il y a un an. Le gouvernement a dénoncé ce mouvement inspiré par le « printemps arabe » de l’an dernier, le qualifiant de sectaire et affirmant qu’il faisait partie d’un plan fomenté par l’Iran chiite pour dominer la région. Les chiites bahreïnis démentent être sous la coupe de Téhéran.

Cette manifestation organisée par plusieurs groupes d’opposition dont le plus important, Al Wefak, est la première depuis que le ministère de l’Intérieur a interdit en juin les marches menées par Al Wefak sous prétexte qu’elles se terminaient par des violences.

Depuis cette interdiction, les affrontements se sont poursuivis dans les villages chiites. Le 22 août, des manifestants ont lancé des bombes artisanales et des pierres sur la police au cours de l’enterrement d’un manifestant adolescent tué par la police la semaine précédente.

Les partis d’opposition réclament que le Parlement élu puisse établir les lois et former les gouvernements. De nombreux chiites se plaignent d’être politiquement et économiquement marginalisés, ce que dément le gouvernement.

Le royaume de Bahrein est au cœur d’un affrontement régional entre l’Iran et un axe Etats-Unis/Arabie saoudite. L’an dernier, Ryad avait envoyé des troupes appuyer le gouvernement de Manama, tandis que Téhéran soutient ouvertement la cause de l’opposition tout en jurant ne pas attiser la révolte.
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Message  sylvestre le Sam 15 Sep - 14:08

Un beau documentaire.

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Message  Copas le Dim 16 Sep - 19:29

Le mouvement de soutien au peuple Bahreïnien travaille et s'étend en Arabie Saoudite, crée un abcès de fixation, notamment autour de Qatif où la lutte contre les Saouds se conjugue avec le désir de soutenir le peuple du Bahrein, victime des troupes des Saouds.



L'enterrement à Qatif en Arabie Saoudite, sous le drapeau du Bahrein, d'un jeune assassiné par la police lors d'une manifestation.



Au début du mois, plusieurs centaines de femmes ont organisé un rassemblement à Qatif, pour protester contre les condamnations des tribunaux Al-Khalifa pour les dirigeants et militants du bahrein.

http://www.pakistantoday.com.pk/2012/09/09/news/foreign/saudi-women-rally-in-support-of-bahrain-revolution-leaders/

Les manifestants portaient des photos de leaders de l'opposition de Bahreïn et des slogans contre les dirigeants wahhabites en Arabie saoudite et au Bahreïn.

Rappelons que le 13 Mars 2011, une coalition militaire du Conseil de coopération du Golfe Persique (PGCC) Etats membres - l'Arabie saoudite, le Koweït, les Émirats arabes unis, Oman et Qatar - dirigée par l'armée saoudienne est intervenue au Bahrein pour soutenir le dictateur en place qui faisait face à une insurrection populaire et pacifique.

Depuis des dizaines de personnes ont été tuées, des centaines ont disparu et des milliers d'autres ont été blessés.
La répression policière contre les manifestants se poursuit tous les jours.

Les crimes des féodaux saouds au Bahrein



Mais les manifs ont continué. Le Bahrein n'arrête pas de manifester par de grandes manifs pacifiques et des manifs de nuit où la police est attaqué à coups de cocktails Molotov.

le jour : "We insist for real democracy"



La nuit




Il pleut des cocktails Molotov à Manama


Dans ce cadre les soubresauts, la fermentation depuis un an qui s'étend maintenant en profondeur en Arabie Saoudite contre le régime féodal (comme la fermentation qui dure et qui secoue le Kuweit) et les solidarités qui s'y manifestent là en faveur du Barhein sont des événements importants. Même si la région de Qatif compte beaucoup de Chiites.

La fermentation qui se produit dans l'ensemble de la péninsule arabique, jusqu'aux rives de la Méditerranée, Syrie, Israel, Palestine, Kuweit, Bahrein, Arabie Saoudite, Yemen, (la Jordanie, le Liban, l'Irak, l'Oman, ont bougé l'année dernière) est en train de devenir totale.

La décennie ne sera pas terminée que cette région du monde pourrait avoir profondément changé.
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Message  Copas le Mar 9 Oct - 22:00

Une plaie interminable, les obsèques d'un jeune il y a quelques jours :



Puis un vendredi de la colère :


Les Saouds ont envoyés leurs troupes de guerre civile (auto-mitrailleuses, forces de répression des émeutes) ce qui entraine une fermentation qui devient maintenant interminable en Arabie Saoudite dans les régions chiites, notamment autour de Qatif (proche du Bahrein) et à Al Abraj (loin du Bahrein et proche de la Mecque)

Manifs de solidarité en Arabie saoudite à Qatif avec des drapeaux du Bahrein et répressions :




et contre les meurtres des flics du régime des saouds
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Bahreïn         Empty Liberté pour les dirigeants syndicaux !

Message  Roseau le Lun 29 Oct - 18:53

http://us2.campaign-archive1.com/?u=f3995b46c18cb039818f29a32&id=e025ec1cd8&e=8de8072f99
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Message  sylvestre le Ven 15 Fév - 15:20

Bahreïn : le savoir-faire français au service de la répression
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Message  Copas le Sam 15 Juin - 13:01

Bahreïn         60900110


Il y a depuis quelques semaines une vague d'arrestations dans la direction clandestine de l'opposition, contre des blogueurs,  pendant que le soulèvement populaire continue ainsi que manifs de masse régulières, manifs de nuit, affrontements urbains de nuit entre groupes de jeunes et les forces de répression.

La présence des troupes saoudiennes de l'Oman et du Qatar aux côtés du régime, ainsi que des forces de police émiraties, suscite une protestation importante également sur cette occupation.

Le soulèvement du Bahrein est soutenu dans beaucoup de pays, en Égypte, en Arabie Saoudite, en Iran, au Yémen, en Irak, au Liban, au Koweït, etc.
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Message  Copas le Jeu 15 Aoû - 19:55

Tamarrod Bahrein, en montée, n'a pu tenir un rassemblement réprimé par la police du roitelet .


https://www.youtube.com/channel/UC2kBp0NmeiuN_oJ_Z_UpfhQ


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Message  Copas le Ven 1 Nov - 20:16

Les Bahreïnis n'en finissent plus d'avoir leurs jeunes estropiés ou tués par la petite monarchie qui a  l'appui des Saouds. Le peuple enterre ses enfants .
La revendication démocratique de la majorité sans droits continue de peser et le peuple Bahreïni ne recule plus, continue de faire des grandes démonstrations populaires tandis que sa jeunesse affronte la nuit à coups de cocktails Molotovs les mercenaires du régimes qui eux utilisent des gaz de plus en plus dangereux et mis en cause internationalement par les organisations qui défendent les droits de l'homme.

Jour, et nuit :






Le soulèvement populaire bahreinï ne cesse pas et est toujours aussi massif. Mais il est confronté à un adversaire disposant de toute l'arrière cour militaire et policière des monarchies du golfe et des saouds.
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Message  Copas le Ven 13 Juin - 21:35

message de remerciement de Nabeel Rajab, prisonnier d’opinion tout juste libéré

Nabeel Rajab, défenseur des droits humains bahreïnite, a été libéré le 24 mai. Il nous a parlé des deux années qu’il a passées enfermé derrière des barreaux, mais pas pour autant réduit au silence, et de ce que le soutien de personnes du monde entier signifie pour lui.

Je m’appelle Nabeel Rajab, je suis le président du Centre des droits humains de Bahreïn, ainsi que le directeur du Centre pour les droits humains dans les pays du Golfe. Je viens d’être libéré de prison, où j’ai passé deux ans en raison de mon travail légitime et pacifique en faveur des droits humains.

Je fais partie des nombreux défenseurs des droits humains de Bahreïn et de la région qui sont pris pour cible, attaqués, arrêtés et emprisonnés. J’ai été jeté en prison pour « pratiques illégales, incitation à des rassemblements illégaux et organisation de manifestations non autorisées à travers Twitter et d’autres sites de réseaux sociaux », des chefs d’accusation fabriqués de toutes pièces.

En janvier, le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a estimé que ma détention revêtait un caractère arbitraire. Les autorités utilisent le système judiciaire de Bahreïn pour s’en prendre aux militants et aux défenseurs des droits humains. Il est important de souligner que je n’ai pas été libéré dans un geste de bonne volonté mais parce que j’ai purgé la totalité de ma peine.

Deux années difficiles

J’ai passé deux ans loin de ma précieuse famille et du travail que j’aime tant, qui consiste à défendre les droits des gens. Deux ans pendant lesquels j’ai été maintenu à l’écart des autres prisonniers d’opinion, dans un autre bâtiment de la prison de Jaw : les autorités voulaient s’assurer que je ne pourrais pas communiquer avec eux.

Pendant cette période d’isolement, ma femme me racontait, lors de nos brefs échanges téléphoniques et de nos rencontres, la solidarité que me témoignait le monde libre, ainsi que les campagnes organisées par Amnesty et par d’autres. Cela me faisait ressentir, au fond de mon cœur, que je n’étais pas seul.

Les autorités bahreïnites essayaient de briser ma détermination et mon moral. Mais j’étais chaque jour plus résolu à poursuivre ma lutte pour défendre les libertés fondamentales.

Le plus douloureux, ça a été lorsque ma mère, qui m’a toujours soutenu et aidé, est morte. Les autorités ne m’ont pas autorisé à assister aux cérémonies de condoléances. Mais la solidarité des gens qui aiment la liberté m’a donné une dose de force supplémentaire.
Créer des centaines de nouveaux militants

Je sais que le prix à payer est élevé quand on travaille en faveur des droits humains dans cette partie du monde. Mais j’ai l’intention de continuer. Peut-être que certains doivent verser un tribut pour obtenir démocratie, justice et respect des droits humains. Je fais partie des nombreuses personnes prêtes à payer ce prix pour mon pays et pour les générations à venir. Les autorités m’ont arrêté dans le but d’envoyer un message, de faire savoir que, si vous défendez publiquement les droits humains à Bahreïn, vous serez arrêté. Bizarrement, elles ne se sont pas rendu compte qu’en faisant cela elles avaient créé des centaines de militants qui vont suivre le même chemin que moi.

À Bahreïn, la plupart des responsables politiques et des militants en faveur des droits humains sont derrière les barreaux. Je m’emploie sans cesse à les faire libérer, en ayant recours à diverses méthodes pacifiques. Nous aurons ensuite besoin que soit instauré un dialogue national sain qui mènera au respect des droits des personnes.Mes collègues du Centre des droits humains de Bahreïn et moi-même avons reçu de nombreuses récompenses dans le domaine des droits humains, pour avoir défendu les droits civils et fondamentaux de tous les Bahreïnites. Nous continuerons notre travail parce qu’il y a encore de nombreux prisonniers politiques, y compris des prisonniers d’opinion, détenus sur la base de fausses accusations.

Je veux remercier tous les membres d’Amnesty International pour leur persévérance dans la défense des droits humains et de la liberté. Et merci de toutes les actions et de tout le travail de campagne que vous avez menés pour me faire libérer. Votre travail m’a donné l’espoir d’un avenir meilleur pour le monde entier.

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Message  Copas le Ven 13 Juin - 21:54

Reportage sur le Bahrein :
Bahrein, plongee dans un pays interdit


Affrontements et manifs permanents


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Message  Copas le Jeu 16 Oct - 11:33

La bataille pour les libertés démocratiques se conjugue avec un désir de traduire en justice les tortionnaires et les bourreaux du Bahreïn.

BAHREÏN  
La justice britannique a levé l'immunité du fils du roi de Bahreïn, accusé d'actes de torture.
Depuis le verdict, le 7 octobre dernier, la presse bahreïnie se déchaîne pour défendre le prince.


Bahreïn         10_8_210

La décision de la justice britannique de lever l'immunité de Nasser Ben Hamad, fils du roi de Bahreïn, n'a pas cessé de faire couler de l'encre. "Des allégations mensongères motivées par des considérations politiques opportunistes", titrait le journal bahreïni Al-Watan le 8 octobre, au lendemain du verdict de la Haute Cour à Londres. Cette immunité était le dernier obstacle à l'ouverture d'une enquête contre Nasser Ben Hamad pour faits de torture.

Le prince de 27 ans est accusé d'avoir non seulement supervisé des tortures, mais d'y avoir lui-même participé lors du soulèvement populaire à Bahrein en 2011. Selon l'avocat d'une de ses victimes, réfugiée en Grande-Bretagne, "il court désormais le risque de se faire arrêter quand il rendra visite à d'autres familles royales ou participera à des courses de chevaux [en Occident]", rapporte The Telegraph.
A ce propos, le quotidien suisse Le Temps précise que Nasser Ben Hamad avait participé à une manifestation hippique en France début septembre sans être nullement inquiété.
"Cent chevaux pour soutenir Nasser"

La presse de Bahreïn, loin d'étouffer l'affaire, ne cesse depuis de mettre en avant ce prince très photogénique et connu pour ses activités sportives : "Nasser participe à l'aquathlon du Ritz-Carlton", titrait par exemple le journal Al-Wasat quelques jours après le verdict. "100 chevaliers avec leurs chevaux dans la rue pour soutenir Nasser", surenchérit le lendemain Al-Ayyam.

Et Akhbar Al-Kaleej annonce que "des groupes de jeunes préparent un défilé sous le mot d'ordre 'nous sommes tous Nasser'", ajoutant que cette initiative "rencontre un large écho à l'échelle de tout le Golfe". Sans oublier un fil Twitter de soutien qui aurait atteint le rang "du 13e hashtag mondial, avec plus de 200 000 tweets en 48 heures", si l'on en croit Al-Watan.

En revanche, le site d'opposition Miraat Al-Bahrayn publie "le communiqué des 13 principaux leaders de l'opposition qui, à partir de leur cellule de prison, se félicitent de la décision [britannique]". Même dans les autres pays du Golfe, la décision n'est pas passée inaperçue : "Elle a une portée symbolique", écrit au Koweït le site d'opposition Al-Aaan. "Désormais, la voie pénale est ouverte non seulement pour les Bahreïnis, mais également pour les autres peuples du Golfe."

http://bmirror.ddns.net/news/19565.html
Les 13 leaders de l'opposition en prison, indiquent qu'ils se félicitent des nouvelles de la procédure contre Nasser bin Hamad Al-Khalifa, fils du roi de Bahreïn, devant les tribunaux britanniques pour actes de torture de prisonniers politiques, et considèrent cette décision de la Haute Cour britannique comme une victoire pour toutes les victimes du régime de Bahreïn dans leur quête de justice et de vérité.

Par ailleurs, et pour résumer les revendications des dirigeants de l'opposition  en prison sont :

1) La libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers.
2) l'arrêt immédiat de toutes les formes de répression et d'arrestations arbitraires, de ciblage des militants, leaders  et défenseurs des droits de l'homme.
3) L'arrêt des procès déloyaux et inéquitables, des mesures pour que l'appareil judiciaire ne puisse être utilisé comme outil pour supprimer dissidents et militants, pour un réforme radicale du système judiciaire.
4) Suppression des agences de sécurité impliquées dans des cas anciens et actuels de torture.  
5) Pour l'adoption d'une justice fondée sur les conventions internationales .
6) L'abrogation (ou la modification) des lois qui restreignent les libertés et en répriment la pratique.

Le jeunes continuent de défier l'appareil de répression :

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