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Vers le Forum social mondial de Dakar, février 2011

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Message  Roseau Lun 24 Jan - 0:31


« Le défi d’une solution globale hors système »
par Eric Toussaint
http://www.cadtm.org/Le-defi-d-une-solution-globale
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Message  gérard menvussa Lun 24 Jan - 1:33

En tout cas, Eric toussaint pointe les dangers d'une bureaucratisation bien réelle !

Ensuite, à cause de son succès, des pouvoirs publics et des fondations privées se montrent très décidés à offrir au FSM un soutien significatif. On observe une tendance à organiser des évènements très coûteux, avec des budgets très élevés, et je trouve cela préoccupant. Sans parler de deux risques supplémentaires bien présents.

Les deux risques étant la bureaurcratisation et la dévolution a de grosses ogm au fonctionnement opaque...
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Message  Roseau Lun 24 Jan - 10:42

http://mdh.limoges.free.fr/spip/spip.php?page=actualites&id_article=613

En Afrique, les citoyens doivent se soumettre aux ONG alors qu’autrefois les citoyens avaient des droits. Les ONG occupent la position du missionnaire qui appuie l’empire. Les ONG ont contribué à dépolitiser la pauvreté. Aujourd’hui en Afrique, il y a moins de terres disponibles que durant la période coloniale et la faim n’a jamais pris une ampleur telle que maintenant. Le paradoxe est que la production de nourriture dans le monde n’a jamais été aussi abondante. L’aide est devenue une industrie qui est une partie intégrante du néocolonialisme. Si un enfant ne va pas à l’école, ce n’est pas un problème social ou technique. Il faut l’exprimer en terme de non respect des droits, nous devons nous indigner et faire en sorte que les citoyens réinvestissent le champ de la politique.
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Message  Roseau Jeu 27 Jan - 22:05

La caravane des mouvements sociaux en route vers Dakar
http://www.cadtm.org/La-caravane-des-mouvements-sociaux
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Message  Roseau Ven 28 Jan - 15:03

Le "fil rouge" du FSM

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article19961

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Message  Roseau Jeu 3 Fév - 22:28

« Les luttes paysannes en Afrique contre le néocolonialisme et pour la souveraineté alimentaire »
Soirée de débat en visioconférence avec le FSM pendant la Journée sur l’Afrique et les diasporas
Lundi 7 février, 18h30-22h30
« FSM Dakar 2011 : Les luttes paysannes en Afrique contre le néocolonialisme et pour la souveraineté alimentaire »

Soirée de débat en visioconférence avec le FSM pendant la Journée sur l’Afrique et les diasporas

Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’eau, M° République/Bonsergent

Soirée organisée par Attac et Survie Paris IdF avec le CADTM Visioconférence entre 19 et 20h à Paris, entre 18 et 19h à Dakar avec des organisations paysannes présentes au FSM : sous-réserves : CAD-Mali ou CNCR Sénégal, les délégations de Survie et d’Attac au FSM (Jean Michel Coulomb d’Attac France), Nicolas Sersiron, vice-président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde, Survie Paris Ile-de-France : Mathieu Lopès et Régis Marzin

Depuis les années 80, la libéralisation effrénée des échanges agricoles et les injonctions des institutions internationales aux pays « endettés », ont forcé l’Afrique au développement d’une agriculture intensive au dépend d’une agriculture vivrière. Surtout, l’agriculture non protégée des pays pauvres ne résiste pas à la concurrence mondialisée face à une agriculture au Nord fortement subventionnée. Avec la destruction de l’agriculture et l’absence de souveraineté alimentaire, concrètement c’est l’exode rural, souvent les migrations Sud-Sud, et parfois l’exil vers l’ancien pays colonisateur, avec l’argent des exilés comme seule ressource pour des villages. Depuis la crise alimentaire de 2008, la terre elle-même « accaparée » devient la proie de multinationales et d’états. Le combat pour la souveraineté alimentaire en Afrique se place aussi, 50 ans après les indépendances, dans un contexte politique plus global marqué par une des indépendances jamais acquises. En particulier, dans les ex-colonies françaises, les nombreux régimes dictatoriaux mis en place puis soutenus par les autorités françaises, ont empêché la mise en place de politiques favorables aux populations africaines. La démocratie en partie acquise dans quelques pays reste à obtenir dans de nombreux autres. Nous ferons le point avec le FSM de Dakar où se rejoindront les revendications des organisations paysannes et les revendications pour la démocratisation du continent et une véritable souveraineté.

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Message  Roseau Dim 6 Fév - 4:10

Interview de présentation du FSM, par Taoufik Ben Abdallah coordonnateur forum social africain

http://www.rfi.fr/emission/20110205-taoufik-ben-abdallah-coordonnateur-forum-social-africain
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Message  BouffonVert72 Dim 6 Fév - 20:42

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/03/04016-20110203ARTFIG00802--quoi-sert-le-forum-social-mondial.php



Par Jérôme Bouin
06/02/2011 | Mise à jour : 17:03

À quoi sert le Forum social mondial ?

Conçu comme l'anti-Davos, le Forum social mondial s'est ouvert dimanche à Dakar. Dix années se sont écoulées depuis le premier rassemblement à Porto Alegre, autorisant un bilan sur la réalité de son influence et ses limites.Vers le Forum social mondial de Dakar, février 2011 Coeur-

Davos, Porto Alegre et cette année Dakar. Derrière chaque grand rassemblement destiné à réfléchir sur la marche du monde, cette question sous-jacente : à quoi ça sert ? À Davos, les organisateurs ont une réponse toute faite. Espace de réflexion, le World Economic Forum (WEF) n'est pas une instance décisionnelle. Ce qui ne l'empêche pas de se vanter de la signature d'une déclaration gréco-turque en 1988 ou un accord Peres-Arafat sur Gaza en 1994.


Membre de la commission internationale de l'organisation Attac, Christophe Aguiton fait chaque année le déplacement au Forum social mondial(FSM). Il sera du voyage au Sénégal. Au menu de cette nouvelle édition, «les crises du capitalisme et des civilisations». Quand on l'interroge sur les résultats concrets d'un tel rassemblement, il rappelle les liens qui unissent paradoxalement le FSM au Forum de Davos : «Il ne s'agit pas de structures de décision. Davos et le Forum social mondial ont ceci en commun qu'ils visent à élaborer des réponses idéologiques et les diffuser». «C'est l'influence sur le débat qui prime», confirme d'ailleurs Eddy Fougier, spécialiste de l'altermondialisme.

«De nouveaux thèmes à l'agenda international»

Les avancées idéologiques couvrent trois domaines, analyse Christophe Aguiton. Le FSM est d'abord à ses yeux un espace de coordination d'action. C'est le cas du rassemblement contre la guerre en Irak au début de l'année 2003. «Les rassemblements anti-guerre ont créé une contre-alliance qui a pu influencer l'actuel président américain. Cette alliance a renforcé la position de certains pays, la France en particulier, et participé au renversement d'une opinion publique (au Royaume-Uni)». Second «effet Porto Alegre», l'émergence de problématiques nouvelles. «La justice climatique, l'idée de réfléchir aux problèmes climatiques en s'appuyant sur l'homme pour y répondre, est née dans les forums, avant d'être reprise par l'ONU», selon Christophe Aguiton. Enfin, l'action des altermondialistes a parfois trouvé un débouché politique. Le membre d'Attac cite l'alliance entre certains mouvements sociaux et des gouvernements. C'est le cas en Bolivie où elle a permis «l'amélioration des droits du peuple indigène».


«Le FSM a mis à l'agenda international des thèmes aujourd'hui d'actualité comme la dette publique ou la fiscalité à travers la taxe sur les transactions financières», reconnait Eddy Fougier. À tel point que c'est Nicolas Sarkozy qui porte aujourd'hui le projet d'une taxe Tobin. De manière plus générale, le Forum social mondial a contribué à élargir le débat sur la mondialisation, longtemps réservé aux hauts fonctionnaires, chefs d'entreprises et chercheurs, à la société civile. «Ce que disaient les altermondialistes a été validé par la crise financière », estime Eddy Fougier. «Souvent enterré (après les violences de Seattle en 1999, le 11 Septembre), le mouvement altermondialiste perdure», analyse le chercheur.

«Nous ne décidons pas, nous analysons»

Mais Eddy Fougier pointe plusieurs limites après dix années de FSM. En tête des déceptions, l'objectif global de passer d'un antimondialisme à un altermondialisme. «Il n'existe pas aujourd'hui de programme altermondialiste», dit-il. Sur la méthode, la volonté que chacun puisse s'exprimer sans hiérarchie entre points de vue (principe de l'horizontalité des débats) et l'absence de document de synthèse au terme de chaque forum, ne permettent pas d'établir une alternative, ajoute Eddy Fougier. L'altermondialisme est également traversé par un débat récurrent : faut-il, pour faire avancer ses idées, passer par l'action politique ? À l'image d'un José Bové ou d'un Evo Morales, certains ont répondu par l'affirmative.

«Le logiciel des altermondialistes est un peu daté, leur critique du néo-libéralisme ne correspond plus vraiment à la situation actuelle», conclut Eddy Fougier. D'autant que la critique altermondialiste est parfois dépassée par des critiques que le chercheur qualifie d'«internes». «Quand (Joseph) Stiglitz ou (Paul) Krugman (deux éconolistes américains, NDLR) mettent en cause le système économique, qu'Al Gore s'exprime sur le climat, ils sont parfois plus visibles, plus forts», explique-t-il.

Dix ans après sa première manifestation, le FSM n'a pas empêché le capitalisme de continuer à gouverner le monde. «Nous ne décidons pas. Nous analysons des politiques et nous faisons des propositions alternatives», tempérait récemment Mignane Diouf, le coordonnateur du secrétariat exécutif du Forum, répondant à une question sur l'efficacité de ces rencontres annuelles.

* Chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques, Eddy Fougier a notamment écrit L'Altermondialisme, éditions Cavalier Bleu, janvier 2008.

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Message  Roseau Mar 8 Fév - 4:58

Olivier depuis Dakar, sur France Inter
http://www.npa2009.org/content/olivier-besancenot-de-dakar-sur-france-inter-7-janvier

Le Forum Social Mondial de Dakar s’ouvre sur un vent de révoltes
http://blogs.mediapart.fr/edition/chroniques-de-la-planete-alter/article/070211/le-forum-social-mondial-de-dakar-s-ouvre-

Un grand succès pour le CADTM lors de la marche d'ouverture du FSM
http://www.cadtm.org/Un-grand-succes-pour-le-CADTM-lors

La marche d'ouverture du FSM
http://vimeo.com/19655984
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Message  Roseau Mer 9 Fév - 23:09

Forum social mondial : le pari de Dakar
http://www.npa2009.org/content/forum-social-mondial%E2%80%89-le-pari-de-dakar
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Message  BouffonVert72 Sam 12 Fév - 0:31

http://www.slateafrique.com/359/wade-lula-aubry-forum-social-mondial-dakar



mise à jour 10/02/2011


Au Forum social, Wade, Lula et Aubry règlent des comptes

Les vies politiques française et sénégalaise se sont invitées au Forum social mondial organisé à Dakar. De quoi pimenter un peu des débats bien fades.

Du 6 au 11 février 2011 Dakar, la capitale du Sénégal, accueille la 11e édition du Forum social mondial (FSM), la plus grande rencontre altermondialiste. A la cérémonie d’ouverture, le discours d'Abdoulaye Wade, le président sénégalais, a agacé les participants.


«Depuis 2000, je suis votre mouvement. Mais, je me pose la question de savoir ce qu’il y a de nouveau. Vous n’avez pas changé le monde. Je suis un libéral. Je suis un partisan de l’économie de marché et non de l’économie d’Etat. Je vous demande de me suivre dans ma façon de réaliser.

Je suis de ceux qui veulent changer le monde. Si je vous reçois ici, c’est parce que j’estime que tous les hommes ont le droit de s’exprimer où ils veulent. Je suis un libéral et mon désaccord avec vous est profond», a-t-il déclaré à côté de Lula, l’ex-président brésilien, devant un parterre d’altermondialistes.

Le président Wade introduisait le thème «La place de l’Afrique dans la géopolitique mondiale». Un discours qui a provoqué l’ire des altermondialistes qui l’ont tout bonnement chahuté, en scandant le nom de Lula. Après cette valse de huées, Abdoulaye Wade a repris la parole et jeté un autre pavé dans la mare: «Lula a changé le Brésil. Tout le monde est d’accord sur cela. Mais il n’a pas changé le monde.»

Pour certains analystes, ce discours est une réaction au refus de l'ex-président brésilien d’assister au 3e Festival mondial des arts nègres organisé en grandes pompes à Dakar du 10 au 31 décembre 2010. Invité d’honneur, le Brésil avait envoyé une importante délégation mais Lula avait décliné l’invitation de son homologue sénégalais. Un refus que Wade ne semble pas lui pardonner.

Martine Aubry «disqualifie» Wade

En marge du FSM, la première secrétaire du Parti socialiste français, Martine Aubry s’est exprimée sur la polémique entourant la candidature du président sénégalais en 2012. En visite dans les locaux de la télévision Futurs Médias de l’artiste-compositeur Youssou N’dour, Martine Aubry a «invalidé» la candidature de Wade, 84 ans, estimant qu'il n’avait pas le droit de briguer un troisième mandat en 2012.

«Je dirais que j’ai compris qu’il y a une Constitution qui dit qu’il doit y avoir deux mandats. C’est ce que j’ai lu. Je ne me mêle pas des affaires intérieures, j’essaie d’expliquer le droit. Le droit je l’ai lu comme ça», a-t-elle expliqué.

Une déclaration qui a agacé de nombreux Sénégalais, qui estiment que des hommes politiques de l’ex-puissance coloniale n’ont pas à s’immiscer dans la vie politique de leur pays. Sur RFM, la radio de Youssou N’dour, (l’une des plus populaires du Sénégal), un éditorialiste a vivement conseillé à Martine Aubry de s’intéresser à sa présidentielle plutôt qu'à la leur. Il lui a rappelé sa rivalité avec Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal dans le cadre des primaires du Parti socialiste français.

Martine Aubry a d’ailleurs été rattrapée par sa politique intérieure. Alors que des journalistes français lui demandaient de réagir à la récente déclaration d’Anne Sinclair (celle-ci a expliqué dans le Point qu’elle ne souhaitait pas que son mari, Strauss-Kahn, effectue un second mandat à la tête du FMI), la première secrétaire du PS a répondu: «Vous me faites honte!»

La mauvaise organisation décriée

Certains participants déplorent le manque d’organisation du Forum de Dakar. Ils dénoncent notamment e processus de préparation, très en retard. En effet, les commissions mises en place il y a deux ans n’ont pas fait leur travail pour des raisons liées essentiellement à leur incompétence et leur manque d’expérience, mais surtout du fait que le nouveau recteur de l’université Cheikh Anta Diop (UCAD) voulait remettre en cause la décision prise il y a plusieurs mois de mettre à la disposition du comité d’organisation les locaux de l’université. Ce problème a été réglé, mais les négociations ont pris du temps —au détriment de la préparation logistique. Du coup, à une journée de l'ouverture du FSM, le programme n’était pas prêt et la répartition par salles des activités autogérées toujours pas décidée.

Les coupures fréquentent d’électricité vont certainement également ennuyer les participants, car celle-ci est rationnée aux différents quartiers de Dakar selon une répartition bien définie par la Société nationale d’électricité.

A l’Université de Dakar, un des sites du Forum, les étudiants ne se sentent pas très concernés. Beaucoup d’entre eux n’ont pas été associés. Babacar Seck, un étudiant à la Faculté de Médecine, dit ne pas savoir ce qui se passe sous les tentes disposées près du Rectorat.

Son camarade Mor Diouf n’en dit pas moins. «Comment peut-on organiser un évènement d’une telle ampleur et ne pas impliquer les étudiants qui constituent une véritable force vive?», s’interroge-t-il.

Ndèye Khady Lo
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Message  nico37 Sam 12 Mar - 9:15

FORUM SOCIAL MONDIAL 2011 : Les raisons d’une lutte anti-capitaliste (samedi 5 mars 2011)

Les opprimés de tous les pays se sont réunis à Dakar pour discuter d’une alternative au système capitaliste. Les échanges féconds au Forum social mondial démontrent qu’un monde débarrassé des injustices sociales est possible. Le mot d’ordre de ces débats forains a été la lutte pour freiner les alliances néolibérales partout dans le monde.
« Un autre monde est possible ». Ce slogan porteur d’espoir a cristallisé du 7 au 11 février des sommités venues de partout. Le Forum social mondial a dénoncé le système capitaliste dans toutes ses politiques réifiant l’Homme. Les crises (économique, financière, alimentaire, environnementale) et les révolutions tunisienne et égyptienne ont donné un nouveau souffle à ce mouvement contestataire. Dans un élan remarquable les altermondialistes ont réaffirmé avec fermeté la volonté de bâtir un monde nouveau débarrassé des injustices sociales. Débats, échanges, conférences… bref, un large éventail d’outils de communication est utilisé par les participants au forum pour défendre le droit inaliénable à l’autodétermination de tous les peuples et de toutes les classes sociales. La dignité humaine a été le point nodal de toutes les discussions. « Le capitalisme détruit la vie quotidienne des populations. Mais chaque jour naissent de nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du colonialisme et pour que tous obtiennent une qualité de vie digne », résume la déclaration des mouvements sociaux. A travers la richesse des échanges, les participants ont proposé des alternatives à l’ordre mondial actuel basé sur une recherche effrénée du profit et l’exploitation d’une majorité par une minorité. La genèse du mouvement altermondialiste s’inscrit dans un contexte idéologique unipolaire. Depuis la chute du mur de Berlin en 1989 sonnant le glas du communisme, toute la planète a vécu sous le diktat de l’idéologie libérale. Celle-ci s’est manifestée par une oppression des pays pauvres par les pays riches, l’aliénation des travailleurs par les tenants du Capital et l’exploitation boulimique des ressources naturelles. Durant ces décennies de pensée unique, la forte croissance de l’économie mondiale a laissé la grande majorité des peuples dans une pauvreté profonde. Les richesses du monde sont accaparées par une oligarchie qui continue d’asseoir une domination inique.
Dix ans après le premier Forum mondial de Porto Allègre au Brésil en 2001, le mouvement altermondialiste commence à prendre ses marques. Il fait son chemin et draine chaque année davantage de militants et de sympathisants. Au cours de son histoire, d’importantes avancées sont enregistrées, notamment dans certains pays d’Amérique latine. L’accession au pouvoir des leaders de la Gauche au Brésil (Ignacio Lula Da Silva), en Bolivie (Evo Morales) et au Venezuela (Hugo Chávez), a permis d’endiguer les alliances néolibérales et de concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature. A travers des politiques sociales, ces présidents ont démontré aux tenants du capitalisme le faillibilisme de leur doctrine peu regardante de l’intérêt des couches sociales défavorisées. Avec l’avènement de ce mouvement c’est une autre dialectique qui commence à déterminer le cours de l’Histoire.

Exploitation foncière

Le Forum social s’est penché sur les multinationales qui sont à l’assaut des terres du continent africain. Partout des puissances financières étrangères, en collaboration avec les Etats, sont en train de déposséder les paysans de leurs terres. Une situation qui concerne plus de 65% de la population africaine essentiellement constituée de ruraux. Une grande partie des exploitations familiales et des terres les plus fertiles sont attribuées à des investisseurs étrangers. Depuis quelques années, ONG et autres mouvements mènent une lutte âpre contre l’accaparement des terres au détriment des paysans. « Dans la vallée du fleuve Sénégal qui regorge l’essentiel des terres arables du pays, l’Etat a attribué 200 000 hectares à des investisseurs saoudiens », soutient Ibrahima Coulibaly membre de l’Ong Via Campesina.
Au Madagascar 1,3 millions d’hectares sont accordés à une multinationale coréenne. Le Mali est aussi concerné par ce phénomène d’accaparement des terres arables avec 70 000 hectares cédés à des étrangers. L’Ouganda a concédé 2% de son territoire pour la culture du blé. L’essentiel des terres attribuées aux privés étrangers sont utilisées pour des cultures destinées à l’exportation alors que ces pays sont confrontés à une insécurité alimentaire. Une situation qui risque d’exposer davantage les paysans à une dépendance alimentaire. Ce phénomène qui s’étend de manière inquiétante dépouille les paysans de leur unique source de revenu : la terre. Ces indigents dépossédés sont transformés en ouvriers agricoles au profit de cette nouvelle aristocratie foncière. Une situation qui rappelle affreusement l’origine de l’exploitation de l’homme par l’homme décrit par Karl Marx dans sa doctrine de l’Histoire. « Les moyens de production sont éparpillés à l’infini, le producteur lui-même se trouve isolé. Le gaspillage de force humaine est immense. La détérioration progressive des conditions de production sont une loi inéluctable de la propriété parcellaire. Les bonnes années sont un malheur pour ce mode de production », disat-il dans le Capital. Ce mode de production capitaliste a entraîné une aliénation avilissante de la paysannerie africaine. Fort de ce constat, les mouvements sociaux ont manifesté la volonté de défendre sans relâche « l’agriculture paysanne qui est une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et qui signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent ».

Les sans-papiers en France

L’histoire de la lutte des sans-papiers en France a été abordée dans les panels du forum pour dénoncer le traitement inhumain dont les travailleurs migrants sont victimes. L’avènement de Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 a durci la vie des sans-papiers. La politique anti-migratoire mise en œuvre par la France a dépouillé les immigrants de tous leurs droits. Ce gouvernement s’est fixé comme priorité la gestion des mouvements de populations et l’application de l’immigration choisie pour répondre aux attentes d’un électorat de droite sans cesse croissant. Dans un contexte général de rétrécissement du marché de l’emploi, la politique Sarkozyste a interdit par décret le recrutement de sans-papiers dans certains secteurs de l’économie. Cette politique draconienne s’est traduite également par le renforcement de l’enfermement des personnes dites indésirables, des contrôles aux frontières et des rafles.
Depuis des années, les services de police français procèdent à des chasses à l’homme pour atteindre les quotas de retour aux frontières. Les mouvements sociaux ne sont pas épargnés par la politique française. « Un gros travail de fichage de ceux qui luttent contre les centres de rétention et les rafles et contre la machine à expulser en général est effectué », déplore Jean Michel Joubier, militant des droits de l’homme. « Dans ce contexte les sans-papiers ont compris que la lutte reste l’unique moyen pour faire respecter leurs droits. Ces travailleurs qui paient régulièrement des taxes, des impôts et contribuent à la création de richesses ont démontré qu’ils sont des travailleurs comme tous les autres », explique Bruno Dalberto de la Cgt. En 2008 la plus grande grève des sans-papiers est coordonnée par la Cgt. Elle a débouché sur la régulation de 2 500 travailleurs. Mais devant la réticence de certaines préfectures à régulariser des travailleurs sans-papiers résidents dans leur circonscription, le mouvement des sans-papiers a repris la lutte. En 2009, un autre mouvement de grève est observé pour exiger des critères de régularisation identiques. Plus de 6 804 travailleurs en situation irrégulière se sont engagés dans cette bataille. Soutenus par six syndicats (Cgt, Solidaire, Cfdt, Unsa, Fsu, Crimade, Autre monde, femme égalité) et d’autres mouvements de défenses des droits de l’homme, les sans-papiers ont occupé les marches de la Bastille. Cette coordination sans précédent de plusieurs mouvements sociaux a débouché sur un protocole d’accord historique pour la régularisation de ces travailleurs.
Devant l’aliénation de la plus grande partie de l’humanité, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle « les forces et acteurs populaires de tous les pays a développer des actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour contribuer à l’émancipation et l’autodétermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme ».

Réaction : Sébastien, militant anarchiste français

« Nous voulons une autonomie des mouvements de lutte au Nord comme au Sud »
« Nous sommes venus à ce forum pour trouver des complices. Nous cherchons à établir des réseaux de solidarité de luttes concrètes à la base qui ne soient reprises ni par des syndicats ni par d’autres mouvements qui collaborent avec le pouvoir. Nous prônons une pluralité des modes d’action, pacifiques comme violents. Devant notre détermination à lutter contre les injustices, les pouvoirs nous qualifient d’anarchistes, de casseurs, d’insurrectionnistes. Partout la domination et l’exploitation se sont exacerbées. Les travailleurs sont broyés par le rouleau compresseur des employeurs, en Afrique après cinquante ans d’indépendance, la problématique du néo-colonialisme est toujours d’actualité. Les pays occidentaux parlent d’aident envers l’Afrique alors qu’au même moment ils organisent la guerre sur le continent grâce aux réseaux mafieux de vente d’armes. Nous voulons une autonomie des mouvements de luttes au nord comme au sud. Les gens au pouvoir dénoncent nos méthodes de lutte violente qui sont pourtant les seules méthodes qui parviennent à faire tomber les régimes. Tout le monde se satisfait des révolutions en Tunisie et en Egypte mais personne ne parlent des centaines de personnes qui sont dans les prisons alors que sont ces combattants qui ont concrètement fait tomber les régimes en cassant les banques, les multinationales et tout ce qui symbolisait ces dictatures. »

Baye Makébé SARR

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