L’extrême gauche et les cités

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L’extrême gauche et les cités

Message  nico37 le Lun 22 Nov - 22:09

L’extrême gauche et les cités - La chronique de Jean-Pierre Garnier

Passer aux actes ou passer aux urnes ?

Aux dernières nouvelles, la « question de sécurité » devrait jouir d’un statut d’exterritorialité politique. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration du président du groupe PS à l’Assemblée nationale, lors de la présentation par Sarkozy de son projet de loi sur la prévention de la délinquance, qui a publiquement souhaité que ce thème cesse de constituer « un enjeu entre républicains ». Et le maire de Nantes de préciser : « La délinquance et le crime doivent savoir qu’ils ont en face d’eux une détermination identique quelle que soit la couleur politique de celui qui l’exerce. »
Passons sur cette formulation maladroite – une détermination ne « s’exerce » pas, elle se manifeste ou s’exprime – pour n’en retenir que le contenu : « Le débat sur la sécurité est clos. » On le savait déjà depuis… 1988, lorsque le « socialiste » Pierre Joxe, alors ministre de l’Intérieur, avait utilisé cette formulation, sous les applaudissements ironiques des députés de droite, lors de la présentation d’une série de mesures répressives contre les « violences urbaines » qui ne faisaient que s’inscrire dans la lignée de celles prises par le sinistre tandem Pasqua-Pandraud. Depuis lors, tandis que la droite courait après le FN pour lui ravir la palme en matière de sécuritarisme, la gauche en faisait autant derrière la droite pour ne pas être taxée d’angélisme et de laxisme. Si bien qu’aujourd’hui, de l’extrême droite au PCF, c’est un véritable front national contre l’insécurité qui est en train de se constituer, sans que l’on soit même sûr qu’il ne finisse pas par rallier une partie de la « gauche de gauche ».

La Ligue communiste révolutionnaire (LCR), pour ne mentionner qu’elle [1], dispose d’un conseiller hors pair en matière de sécurité, en la personne du juge Didier Peyrat, ancien militant de l’organisation mais toujours en cheville avec ses leaders, qui ne ratent jamais une occasion de lui ouvrir les colonnes des publications qu’ils contrôlent (Textuel, Contretemps, Rouge, etc.). Surnommé « Le crime paiera », pour sa frénésie répressive, par quelques collègues facétieux du Syndicat de la magistrature, le juge Peyrat aime à jouer les experts ès-voyoucratie auprès d’une organisation qui, il est vrai, a déjà cessé depuis belle lurette d’être communiste et révolutionnaire. C’est pourquoi la devise qu’il a faite sienne, « réconcilier changement social et sécurité », pourrait fort bien être reprise par n’importe quel suppôt du social-libéralisme. Julien Dray, par exemple, autre rescapé de la LCR. Pendu maintenant aux jupes de Ségolène Royal, cet ancien meneur de la JCR passé au PS, dont les talents de manipulateur acquis dans l’organisation trotskiste avaient fait merveille pour neutraliser le mouvement « beur » pour l’égalité au cours du premier septennat mitterrandien, a trouvé une nouvelle vocation dans les instances dirigeantes du parti : « Réconcilier [lui aussi !] la gauche et la sécurité. » Guignerait-il, par hasard, un poste de « premier flic de France », place Beauvau, si la Dame aux Caméras parvenait au faîte de son irrésistible ascension ?

Mais revenons au juge Peyrat dans la mesure où ses diagnostics et ses préconisations, exposés en long et en large dans un ouvrage paru dans une collection dirigée par Daniel Bensaïd, le mentor intellectuel de la LCR, sont révélatrices de l’état de décomposition idéologique avancée de ce que l’on appelait jadis l’extrême gauche [2]. Comme beaucoup de ses congénères ayant troqué le léninisme et le trotskisme de leur jeunesse pour le citoyennisme, Peyrat a jeté le bébé de la théorie avec l’eau du bain marxiste. Contrairement à ce que prétendent les « antisécuritaires », les nouvelles modalités de l’exploitation et de la domination – autrement dit, les rapports sociaux capitalistes – ne seraient, selon lui, pour rien dans la multiplication et l’aggravation des délits ou des incivilités commis par la jeunesse populaire. Par « rapport social », il faudrait entendre, en effet, un « rapport entre les personnes », acception qui renoue avec la doxa bourgeoise la plus éculée. La montée de l’insécurité renverrait ainsi à une « montée du cynisme dans les rapports sociaux », c’est-à-dire dans les relations entre les individus. La délinquance, dès lors, serait elle-même un rapport social, négatif, bien sûr, qui irait à l’encontre des « fondamentaux de l’“être en société” ». Lesquels se ramèneraient à la nécessité pour chaque individu de s’unir aux autres pour « faire face à l’adversité » et « ainsi persévérer dans son être ».

D’où l’équation « anthropologique » qui tient lieu de soubassement théorique à l’idéologie sécuritaire insufflée dans les rangs de la LCR : « Le désir de société, c’est le désir de durer, donc le désir de sécurité. » Impératif écologique oblige, cette sécurité ne pourra être que « durable », à savoir « capable de faire face aux secousses de la mondialisation qui », augure Peyrat, « n’en n’est qu’à ses début ».

Olivier Besancenot peut bien clamer urbi et orbi son appétence « libertaire ». Il n’empêche que le « programme de refonte de la sécurité » proposé par le juge Peyrat aux militants et sympathisants de la LCR peut être défini comme totalitaire, au sens plein du terme. Sous couvert d’« élargir l’assise de la riposte à l’insécurité », de faire le « pari de la démocratie en valorisant la capacité de sécurité des citoyens », de « mieux enchâsser les institutions publiques [qu’« il ne s’agit pas de récuser », croit bon de préciser un homme qui leur doit son statut et ses revenus] dans la société civile », d’« y faire entrer, toujours plus l’extérieur à l’intérieur », de « développer les pratiques citoyennes dans le champ de la sécurité », c’est ni plus ni moins à permettre au pouvoir exécutif de faire le plein de ses exécutants que concourt « l’authentique tournant républicain des politiques de sécurité dont ce juge, que l’on ne saurait assurément qualifier de « rouge », s’est fait l’avocat obstiné. Néanmoins, étant donné la sensibilité politique supposée des destinataires de son discours, il fallait tout de même donner à ce « tournant républicain » un tour révolutionnaire, ne serait-ce qu’au plan sémantique. Pour baptiser un type de société où il reviendra, somme toute, à chacun de faire la police, Peyrat a forgé une appellation qui ne demande plus qu’à être homologuée : « socialisme de la civilité ».

On ne s’étonnera pas, dès lors, que pour œuvrer à l’avènement de ce « socialisme civil » – dont le juge Peyrat notifie quand même qu’il sera « moins tendu vers un avenir radicalement autre qu’à la recherche d’une adéquation de la politique avec la socialité » – un « service civil » doive être instauré « pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes » – donc obligatoire – « durant quelques mois dans les administrations de l’État (défense [donc militaire !], sécurité civile, santé, police, justice, etc.) ou les associations d’utilité publique », c’est-à-dire les courroies de transmission « autogérées » de l’État. Outre l’argument ressassé du « brassage des individus », ce juge ne craint pas, sur sa lancée, de nous resservir « l’intégration et l’apprentissage de la civilité ». Bref, ce que ni Chirac ni Sarko ni Ségo – du moins pas encore – n’ont osé proposer, Peyrat l’inclut sans complexe dans cette version inédite du « programme de transition ». Et gare à qui y trouverait à redire.

On connaissait la judéophobie, l’islamophobie et l’homophobie. Voilà que le maître à « repenser l’insécurité » de la LCR, très écouté aussi par les hiérarques du PS et certains maires du PCF, invente, pour stigmatiser tous ceux qui rechignent à le suivre, un néologisme, la « sécuriphobie ». Seraient atteints de cette pathologie les « virtuoses du déni » qui s’entêtent à « tirer la question de l’insécurité vers la question sociale ». Autrement dit, « à fournir aux délinquants des excuses sociologiques », comme le reprochaient le Premier ministre Lionel Jospin et sa garde des Sceaux Élisabeth Guigou aux mauvais esprits qui trouvaient un goût liberticide à la Loi sur la sécurité quotidienne (LSQ).

Qui trouve-t-on parmi ces gens qui, « après avoir évaporé l’insécurité réelle, font tout simplement disparaître la nécessité d’une politique de sécurité », et que le juge Peyrat baptise finement d’un autre néologisme : les « dénégationnistes » ? Des « libertaires radicalement anticapitalistes » et « certains réseaux de l’ultra-gauche » qui n’hésitent pas à « expliquer aux jeunes de banlieue qu’une partie de la société française leur menait une guerre de basse intensité » et que « l’un des objectifs de la “gauche gouvernementale” était de criminaliser la misère pour imposer la précarité aux jeunes prolétaires »; des « altermondialistes » abusés par la « thématique douteuse de l’“obsession sécuritaire” » et l’« opposition caricaturale entre “État pénal” et “État social” » colportée par Le Monde diplomatique ; des sociologues fourvoyés, à qui la « thématique de “l’insécurité sociale” » engendrée par la précarisation de masse, qualifiée de « fourre-tout » par le juge Peyrat, « sert à couvrir à la fois une négation de la spécificité du comportement délinquant et une répugnance de principe à l’égard des politiques de sécurité »; last but not least, car on n’est jamais si bien trahi que par les siens, les magistrats du Syndicat de la magistrature qui emboîtent le pas aux précédents : en cherchant à « dénicher derrière les illégalismes une sorte de contenu politique », ils ne feraient, eux aussi, « en la masquant », que « ratifier la résignation institutionnelle à l’insécurité de masse ».

La recherche des causes sociales de la « violence urbaine » dans laquelle se complaisent tous ces « sécuriphobes » aux dépens de l’observation de ses manifestations concrètes procéderait d’un « platonisme sommaire », d’une fuite hors de la caverne des réalités sordides vers le ciel des idées pures. Or, « une rupture claire avec l’angélisme » s’impose pour « faire émerger, à gauche, une politique de sécurité à la fois différente, efficace et communicable à la population ». Car « aucun parti, aucune alliance de partis ne pourront, dans la décennie à venir, espérer obtenir une majorité durable de suffrages, quelle que soit la qualité de leur programme dans d’autres domaines, s’ils n’attestent de leur détermination et de leur capacité à en découdre avec cette délinquance qui inquiète une écrasante majorité de citoyens et en indigne un nombre non négligeable ». Et en cette période où la « démocratie participative » est censée épauler une démocratie représentative à bout de souffle, il va de soi que la reconnaissance par la gauche de la sécurité comme impératif catégorique ne saurait être pleine et entière sans « un appui politique à une mobilisation citoyenne contre la délinquance ». Selon le juge Peyrat, il « existe une offre de participation citoyenne, en générale méconnue, quand elle n’est pas discréditée ». Ici et là, en effet, des groupes de résidents d’ensembles de HLM se sont déjà organisés pour « assurer la tranquillité dans les parties communes » ou « reprendre possession d’une rue dévorée par les trafics de stupéfiants ». Bref, « un énorme potentiel reste inemployé », et il reviendrait à la gauche de « favoriser la participation, l’initiative, l’action citoyenne » en matière de sécurité, sans que cela signifie, bien sûr, qu’elle doive se substituer « à l’action de l’État et de la justice ».

De la théorie – si tant est que l’on puisse désigner de la sorte les vaticinations sécuritaires du juge Peyrat – à la pratique, il y a un pas plus ou moins difficile à franchir selon les cas. Les émeutes de novembre 2005 vont offrir au leader historique de la LCR, Alain Krivine, l’occasion de donner l’exemple. Résidant à Saint-Denis, à proximité d’une zone « chaude », localisation permettant donc un contact privilégié avec le peuple, il a participé aux événements… en défendant, contre les « casseurs », sa voiture et sa copropriété [3] ! Certes, il reconnaissait là une « explosion de l’exclusion », diagnostic qui n’avait rien de bien révolutionnaire : ce sera aussi celui des Renseignements généraux. Mais Krivine s’est montré plus prolixe dans le magazine Marianne, connu pour son absence républicaine de mansuétude à l’égard des « sauvageons », lorsqu’il reprendra le récit de « ces nuits folles où, à soixante, les habitants font des rondes jusqu’à deux heures du matin pour éviter que la détresse n’attaque leurs murs. Cela crée des liens. Les réseaux de solidarité se sont renforcés », positivait le leader trotskiste [4]. « Pourquoi, lui demanda le journaliste qui l’interviewait, ne pas embrigader les émeutiers pour la révolution ? — Aucune organisation politique ne peut être comprise de ces jeunes », répliqua Krivine, qui semble oublier que les leaders éduqués du parti bolchevique étaient quand même parvenus à se faire entendre des ouvriers, soldats et paysans analphabètes de la Russie tsariste. Et quand le journaliste lui signala que, lui, il allait « aller parler aux jeunes », Alain lui répondit, presque inquiet : « Vous verrez, c’est tout noir. »

« La LCR a toujours été pragmatique. Lorsque l’émeute vient lécher les parkings et les murs des immeubles un peu plus cossus que ceux du reste de la zone, il s’agit d’abord pour elle de défendre la propriété. [5] » Dans la bouche d’Alain Krivine, des pratiques qui ont un air de famille avec celles d’une milice de petits propriétaires deviennent des « liens de solidarité » qui se renforcent. Pour un peu, il nous ferait croire qu’un soviet était en gestation dans l’ex-banlieue rouge ! Quant à la conscience politique de la LCR, parlons-en ! Si le 31 octobre un premier communiqué dénonçait la politique sécuritaire du pouvoir, dès le 3 novembre le ton changeait, et la LCR s’alignait sur la position du PCF, lequel, à corps et à cris, réclamait le « retour à l’ordre » et la punition des émeutiers. Ainsi peut-on lire dans un communiqué de la LCR daté du 3 novembre 2005 que « la vague de révolte et de violences suscite une inquiétude profonde parmi la population », ce qui permet à toute la gauche officielle, parti communiste en tête, d’enclencher le discours selon lequel, pour retrouver la quiétude, « rétablir l’ordre est une urgence extrême », sans oublier de préciser que « les responsables des violences et des dégradations doivent être sanctionnés » [6]. Ceux qui, jour après jour, dégradent sciemment nos conditions de vie avec une violence à peine voilée peuvent dormir tranquille. « C’est sur les opprimés que la gauche et l’extrême gauche appelaient les “sanctions”, pas sur leurs oppresseurs. [7] »

Affolement de gens surpris par l’événement ? Rien n’est moins sûr. Un an plus tard, alors que le « calme » était revenu dans les « banlieues », le député-maire « communiste » de Vénissieux, André Gérin, faisait placarder dans sa ville, et, sans doute fier de son initiative, jusque dans la presse nationale [8], un « Appel à la population » qui a dû remplir d’aise le juge Peyrat. Surmonté de l’intitulé « RÉPUBLIQUE FRANÇAISE » accompagné de la devise « LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ », le tout encadré de deux drapeaux bleu-blanc-rouge, ledit appel était calqué, au plan iconographique et par le ton martial adopté, sur les vieilles affiches de mobilisation générale apposées à la veille ou au lendemain des déclarations de guerre. Sauf que l’ennemi n’était plus aux frontières de la patrie mais déjà installé au cœur de la cité. Un ennemi multiforme : trafiquants, mafieux, intégristes, voyous, incendiaires de poubelles, lanceurs de cailloux, etc. L’heure était à la « résistance républicaine et au courage civique », à « l’engagement citoyen », au « réveil démocratique ». Mais la campagne électorale pour les présidentielles avait déjà démarré. Au-delà des « sauvageons », un double spectre hantait l’imaginaire des édiles de Vénissieux, sinon de leurs administrés. « ARRÊTE de valoriser Sarko, de travailler pour Le Pen », intimait l’appel, sans que l’on sache bien si cette injonction s’adressait au fauteur de troubles, réel ou potentiel, ou si elle était là pour dresser le reste de la population contre cet empêcheur de voter en rond. Le slogan qui, toujours en majuscules, ponctuait la fin de l’article évoquera, au moins parmi les anciens, des combats moins douteux : « LA VIOLENCE NE PASSERA PAS. » Comme si ce genre d’appel ne s’inscrivait pas dans un processus appelé à se développer au cours de ce siècle, s’il n’y est pas rapidement mis fin : une fascisation rampante, d’autant plus insidieuse qu’elle se draperait d’atours – ou d’oripeaux – progressistes.

Si réveil, résistance et engagement il doit y avoir, par conséquent, ce serait plutôt contre ce danger-là. Cette mise en garde vaut aussi pour certains rebelles de confort chouchoutés par les médias qui en viennent à concilier la posture « libertaire » qui leur sert d’image de marque avec une indulgence pour le sécuritaire frappé du sceau « populaire ». Promu « rédac’chef » d’un jour dans le journal gratuit Métro, voici ce que l’un d’eux opinait à propos de la « montée de la gauche » – en fait, d’un parti populiste à tendance protectionniste et xénophobe – lors des dernières élections aux Pays-Bas : « On voit que quand la gauche s’empare de territoires traditionnellement occupés par la droite, comme la sécurité, l’ordre, cela fait un carton. Les gens qui veulent un environnement sûr ne sont pas tous des fachos. [9] » Il ne reste plus à notre « libertaire » qu’à aider Ségolène Royal à rédiger ses prochains discours sur « l’ordre juste » pour donner à ce dernier un air primesautier. Car l’expérience historique a depuis longtemps montré, d’une part, que « la gauche » n’est qu’une appellation usurpée lorsqu’elle fait la politique de la droite, et, d’autre part, que c’est sur « le désir des gens qui veulent un environnement sûr » que le fascisme a souvent prospéré.

Jean-Pierre Garnier
Texte initialement paru dans Le Monde libertaire, 21 décembre 2007.
——
Jean-Pierre Garnier est notamment l'auteur de Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires à paraître en mars 2010 aux éditions Agone.

Notes
[1] Quant à Lutte ouvrière, elle dénie toute légitimité à la révolte des jeunes des cités en raison de son « absence de contenu de classe », ainsi que l’a confirmé son hostilité – en fait, son incompréhension – face aux « émeutes » de l’automne 2005.

[2] Didier Peyrat, En manque de civilité, Textuel, 2005.

[3] Le récit qui suit est tiré de Combat syndicaliste, n° 93, janvier 2005.

[4] Marianne, 12 novembre 2005.

[5] Combat syndicaliste, op. cit.

[6] Communiqué du parti communiste français, 3 novembre 2005.

[7] Combat syndicaliste, op. cit.

[8] Libération, 29 novembre 2006.

[9] Michel Onfray, Métro, 23 novembre 2006.

nico37

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Imbuvable!!!

Message  jacquouille le Mar 23 Nov - 12:19

P'tain,qu'est-ce qu'il s'écoute écrire ce Garnier,je ne suis pas surpris que son"pavé"prétentieux et insultant pour la LCR,et l'E.G.sois paru dans le ramassi de pseudos intellos que constitue le Monde Libertaire,maintenant,l'avoir mis sur le forum,j'en vois pas bien l'utilité,quelque extraits auraient suffit.
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jacquouille

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Zappa le Mar 23 Nov - 13:22

Ce qui est assez pathétique dans l'article, c'est que l'auteur semble partir bille en tête avec l'idée " je vais me faire la LCR/NPA sur les questions de sécurité " et du coup il sort que des trucs à la marge. Oui à la marge parce que la position de la LCR pendant les émeutes était la plus gaucho de toute l'EG, avec des papiers qui sonnaient parfois " vive le feu ". Alors allez chercher la LCR sur ce qu'a fait et ce qu'a dit Krivine le 16 février 2005 à 13H45 c'est un peu n'importe quoi. Et au passage l'auteur a une appréciation bidon des groupes/milice de quartier qui apparemment pour lui ne peuvent être qu'un truc de beaufs qui craignent pour leurs biens matériels. Or ce genre de groupe n'a pas de contenu de classe par essence. Certes des gros boeufs d'extrême droite peuvent se lancer là dedans avec pour créneau " on défonce le premier bougnoule qui s'approche d'une voiture " mais ça peut aussi être des prolos conscients qui iraient s'adresser aux jeunes en leur présentant des perspectives politiques et en leur demandant de pas faire trop de dégâts matériel, mieux vaut qu'ils s'affrontent à la police ect...
Quant au juge Peyrat, je connais pas mais vu ses positions je comprends effectivement pas ( enfin si je le comprends mais je le déplore ) qu'il puisse avoir le droit d'écrire dans la presse de la LCR puis du NPA. De là à dire que c'est " le conseiller du NPA sur les questions de sécurité ", c'est encore probablement une exagération colossale de l'auteur visiblement en manque d'argument pour sortir des trucs pareils. Dieu sait que j'ai des désaccords avec la Ligue et maintenant avec le NPA mais leur reprocher d'être droitier sur les questions de délinquance, d'insécurité... quelle blague.

Zappa

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vals le Mar 23 Nov - 16:38

Cet article est effectivement ridicule de A à Z et ne caractérise en rien l'analyse et les positions de la LCR sur les "émeutes" et la délinquance dans les quartiers populaires.
On peut même sans problème parler de mensonges grossiers plutôt que de caricature...
Pourquoi tant de haine ?
Pourquoi passer tant de temps et noircir tant de papier pour diffuser de telles âneries ?
That is the question et je n'ai pas la réponse sur ce qui a pu ainsi bouillonner sous le crâne de ce Monsieur Garnier.....
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Vals

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  gérard menvussa le Mar 23 Nov - 17:41

Et surtout, surtout, pourquoi ressortir ce papier 3 ans aprés la date de publication (il date de 2007) Ca, juste Nico37 à la réponse...

Une parenthése, concernant Didier Peyrat ; en faisant une petite recherche, je ne trouve AUCUNE intervention de lui dans la presse du NPA, et deux interventions, dont une bréve (déplorant la sanction dont il a été victime) et un article de cristian Piquet, qui lui consacre trois lignes (pour le critiquer sur certains aspects)... C'est donc mensonger, comme tout le reste d'ailleurs. Ce qui n'a rien d'étonnant...
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gérard menvussa

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vérosa_2 le Mar 23 Nov - 18:45

Cet article est en effet stupide à mon avis. Au mieux cela sent une revanche impuissante contre on ne sait quoi. Et il est également vrai qu'à l'époque la LCR fut l'une des rares orgas. à ne pas entonner le chant sécuritaire.

Maintenant il y a un bémol, et la contribution de Vals est en ce sens révélatrice :

Vals a écrit:Cet article est effectivement ridicule de A à Z et ne caractérise en rien l'analyse et les positions de la LCR sur les "émeutes" et la délinquance dans les quartiers populaires.

Ce fut bel et bien l'argument invoqué par LO à la suite de ces émeutes : la délinquance. Tremblez braves gens... Or, que je sache les émeutes de 2005 s'en prenaient à l'ordre établi, aux flicages quotidiens, à la misère généralisée, à l'overdose d'exclusion, aux conditions de vie insupportables. Il ne s'agissait pas de délinquance, il s'agissait d'une révolte contre le système en place. Révolte certes non formulée en "conscience de classe" (la belle affaire...), mais révolte contre l'injustice que vivaient - et vivent de plus en plus - les jeunes et moins jeunes des ghettos de banlieue. Penser comme l'a écrit Vals et comme le fit LO de façon très claire à l'hiver 2005 que tout cela se résumait à une sinistre affaire de délinquants, c'est faire l'impasse sur ce que génère le capital depuis 30 ans. Il est bien loin le Lumpen décrit par Marx au 19ème siècle, et continuer ce rapprochement c'est s'enfermer dans une logique ouvriériste passéiste qui n'a plus cours dans le capitalisme d'aujourd'hui.

Alors oui bon, ces gamins ont brûlé des voitures de travailleurs, et c'est "mal". Et après ? (d'ailleurs qui nous dit qu'il n'y avait pas de la flicaille dans la masse des émeutiers ?) Soit-dit en passant, si ces émeutes n'avaient pas été contenues dans leurs propres ghettos à grands renforts de cars de CRS, et qu'elles avaient débarqué dans les beaux quartiers, les flics auraient reçu les "délinquants" de façon autrement plus violente, et les balles réelles si ça se trouve auraient remplacé les lacrymos. Comme quoi la "délinquance" s'exerce comme par hasard toujours là où il faut...

On a les révoltes qu'on peut dans les ghettos qu'on a, ghettos où les jeunes crient leur haine d'une oppression de chaque jour sans bien sûr appeler à la révolution communiste (et pour cause, c'est une notion qui leur est étrangère), mais en aucun cas ces jeunes ne sont des "délinquants".

PS : Jacqouille si mon intervention te dérange, essaie de répondre en évitant l'humour gras et le style Marchaisien qui te caractérisent si bien.

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vals le Jeu 25 Nov - 0:13

Soit-dit en passant, si ces émeutes n'avaient pas été contenues dans leurs propres ghettos à grands renforts de cars de CRS, et qu'elles avaient débarqué dans les beaux quartiers, les flics auraient reçu les "délinquants" de façon autrement plus violente, et les balles réelles si ça se trouve auraient remplacé les lacrymos. Comme quoi la "délinquance" s'exerce comme par hasard toujours là où il faut...


Ouais....et puis s'ils avaient attaqué l'Elysée ou l'assemblée nationale, peut-être qu'ils auraient été accueillis avec des mitrailleuses...... No

Et si la délinquance s'exerce (comme par hasard Suspect ) contre les travailleurs du quartier et les équipements qui leur sont utiles ou aux transports ou aux pompiers......c'est justement parceque c'est de la délinquance et pas une quelconque volonté de lutter contre l'exploitation capitaliste et son système d'oppression....
Cette délinquance pourrit la vie de l'immense majorité des habitants des quartiers populaires qui ne font que la subir en plus des conditions de vie lamentables que leur réserve cette société.

Idealiser des comportements de voyous en méprisant ceux qui en sont victimes, ça n'a vraiment rien à voir avec la politique des révolutionnaires ou du mouvement ouvrier...
D'autant que cette délinquance, grande ou petite, ne fait que renforcer les sentiments d'insécurité et de ras le bol qu'utilise l'état bourgeois pour faire oublier ses propres turpitudes....
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  gérard menvussa le Jeu 25 Nov - 1:35

Il y a une vraie miopie à considérer que le principal probléme POLITIQUE des quartiers, c'est la délinquance, alors que le principal c'est le chomage massif et permanent, les milles racismes qui pourrissent l'athmosphére, les discriminations sociales et ethniques, la disparition des services publics (autres que la police) etc

sinon, dans un autre registre


Lettre de démission du NPA
ZAHIRI Abdel
20 novembre 2010
n°19203
C’est avec beaucoup de tristesse et d’amertume que je vous annonce mon départ du NPA. Un départ qui n’est motivé ni par la haine ni par la colère mais l’aboutissement d’une longue réflexion.Construire un parti anticapitaliste n’est pas une mince affaire, et j’ai conscience que les difficultés sont nombreuses, cependant pour moi la désillusion est trop forte et le cœur n’y est plus.J’ai rejoint le NPA parce que j’avais entendu, et apparemment mal compris, l’appel de la LCR. J’avais cru que les exploités, les prolétaires, les classes populaires étaient les bienvenues. Force est de constater que ce n’est pas tout à fait le cas pour toutes et tous.La manière dont certain-e-s ont agi à notre égard jusqu’à lancer une véritable chasse aux sorcières où nous sommes montrés du doigt comme des pestiférés et l’attente d’un congrès (qui paraît ne jamais arriver) pour trancher si nous avons notre place au sein de ce parti n’est ni à la hauteur ni digne d’un parti de masse révolutionnaire. Si on y rajoute certaines pratiques scandaleuses et les carences démocratiques, que nous reste-il vraiment ? Notre souhait était de créer un outils de lutte, pas de se justifier en permanence.Heureusement tout n’a pas été négatif ; j’ai rencontré des camarades sincères, mené des débats très intéressant, et bien d’autres.... J’espère d’ailleurs que cette expérience me servira pour la suite.Je vous souhaite beaucoup de courage et de patience pour la suite et vous remercie encore pour votre soutien qui était précieux et très important. Nous avons encore beaucoup de lutte à mener ensemble donc je vous dis à bientôt.[...]BON COURAGEle 20/11/1010abdel zahiri
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vals le Jeu 25 Nov - 9:14

Cette délinquance pourrit la vie de l'immense majorité des habitants des quartiers populaires qui ne font que la subir en plus des conditions de vie lamentables que leur réserve cette société.

D'autant que cette délinquance, grande ou petite, ne fait que renforcer les sentiments d'insécurité et de ras le bol qu'utilise l'état bourgeois pour faire oublier ses propres turpitudes....

Décidemment, les jours passent, mais quelques soient les sujets, la mauvaise foi de Menvussa demeure :
ici par exemple, prétendre que je ferais de la délinquance le principal problème politique des quartiers populaires .....
....alors que je dis clairement qu'elle vient EN PLUS du reste et que l'état essaie de l'UTILISER pour faire oublier ses propres turpitudes....

Tristes méthodes qui ne jugent que celui qui les emploie......

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Invité le Jeu 25 Nov - 10:46

Le PS a donc comme stratégie d'occulté les problèmes sociaux, en imposent la thématique sécuritaire, du coups ça évites de parlé du problème récurent du chaumage dont il est responsable tout autant que les autres parties.
Quant a la rhétorique de LO a se sujet, c'est position sur nombreux sujet démontres une imagination politique en déclin, tout comme l'imagination des organisation dite a gauche, ou le déclin d'idée originale date de 2007.

Dans les cartier moi je voie que les partie ont baisser les bras, que ils préfère caricaturé cette banlieue, en zone de "non droit", hors les outils sociales comme l'emploie ou l'ascenseur sociale est en pannes depuis de nombreuses années.
Je pense qu'il y a eu un virage ou ont a vue l'émergence d'une rhétorique différenciée (les français d'origine musulman), du coups la le pouvoir a fait venir des imam étranger dans les cartiers, les premier djellaba ont fait leurs apparition, puis ont a eu Saint Michel du a un replis communautaires prémédités par les pouvoirs en places.

Le but de la stratégie de divisions a plu que était atteins, et les attenta ont était la cerise sur le gâteaux pour , Je caricature un peut mais en gros je tombé pas loin de la stratégie qui a mal tourné, mais dont les pouvoir en place ont une par de responsabilité non négligeable et a analysé chronologiquement a partir de la marche blak blanc beurre.

Faite se travail d'analyse chronologique répondra a certaine question que les gauche se pose.

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  jacquouille le Jeu 25 Nov - 12:54

[quote="Vérosa_2"]

....."Ce fut bel et bien l'argument invoqué par LO à la suite de ces émeutes : la délinquance. Tremblez braves gens... Or, que je sache les émeutes de 2005 s'en prenaient à l'ordre établi".....

....."Il ne s'agissait pas de délinquance, il s'agissait d'une révolte contre le système en place. Révolte certes non formulée en "conscience de classe" (la belle affaire...)".....

....."Alors oui bon, ces gamins ont brûlé des voitures de travailleurs, et c'est "mal". Et après ? (d'ailleurs qui nous dit qu'il n'y avait pas de la flicaille dans la masse des émeutiers ?)".....

....."Soit-dit en passant, si ces émeutes n'avaient pas été contenues dans leurs propres ghettos à grands renforts de cars de CRS, et qu'elles avaient débarqué dans les beaux quartiers".....

[quote]


Vérosa,je te trouve de plus en plus décevant(et cela n'a rien a voir avec mon style"Marchaisien"),

Non!il ne s'agissait pas d'une révolte"contre l'ordre établi","contre le systeme en place"Et"ces émeutes"n'ont pas "été contenues dans leurs propres ghettos",a aucun moment ils n'ont manifestés la volonté d'exporter leur"colere"dans les beaux quartiers,les seules fois que quelques uns d'entre eux sont sortis en"expédition",c'était pour"tabasser"des jeunes manifestants,lycéens etc...pour leur voler leurs fringues,leur argent,leurs portables.....

Si l'ensemble des chaines de télés ont tres largement couvert ces"évenements"ce n'est pas pour rien,du spectaculaire,qui faisait trembler dans les chaumieres,qui dévelloppait un large soutien aux discours sécuritaires.100 a 150 "jeunes"qui "foutent le feu" dans leur ghetto pendant 2a3 jours,et pendant une semaine nous avons droit a des"reportages"de véritables"correspondants de guerre"durant 10,15,20 mns.Les centaines d'ouvrier(e)s qui entre en lutte et occupent leur entreprise,sont pour la plus-part ignoré(e)s,ou dans le meilleur des cas ont droit a un spot d'1mn,bien souvent mal-intentionné.

Maintenant,avec le recul ont peut faire un bilan.Qu'a t on vu?:quelques quartiers de banlieue,éffectivement de véritables ghettos,ont"pris feu",quelques autres ont tentés de le faire.Un total inferieur a la dizaine.Ces groupes de jeunes de 150 maxi,étaient animés par,peut etre quelques agitateurs appointés comme tu le soulignes,mais surtout par de vrais délinquants"produit du terroire".Et ils ne voulaient pas"exporter ce qu'ils ne concevaient pas comme une révolte,au contraire leur message c'était:"ce quartier c'est a nous!dehors les keufs!c'est nous qui faisons la loi ici!".

La véritable jeunesse,celle qui nous intéresse,qui est de notre classe elle est ailleurs.Dans ce pays,la tres grande majorité des quartiers populaires est plus éparpillée,dans les périphéries des petites et moyennes villes.Je prendrais l'exemple du quartier(populaire si il en est a Reims) ou j'habite,une quinzaine,a tout casser,de jeunes(délinquants)pourrissent la vie des habitants,bruit,vols,caillassage de nos balcons...etc...c'est moins de 10% des jeunes,la grande majorité,+ de 90,se leve le matin,pour aller au bahut ou a la fac,ou en"stage",au boulot pour ceux qui ont cette"chance",ou bien pour aller en chercher.

Je connais les deux groupes,j'ai parfois meme discuté avec quelques uns de ces"voyoux associaux"rarement plus de quelques mns,mais suffisament instructives.Et j'ai beaucoup plus fréquenté l'autre groupe,quand je bossais encore et que je traversai la ville en bus,j'en ai cotoyé des dizaines,et j'ai eu des discussions sympas,avec beaucoup d'entre eux.A mon travail,j'en ai cotoyé qui étaient en stage,intérimaires ou en CDD,et la encore les discussions étaient interressantes,et m'ont permis d'enrichir mes conaissances de la réalité,et de constater que si les formes avaient quelque peu changées,sur le fond c'était la meme jeunesse que,comme disent les vieux,de mon temps.Une petite minorité de voyoux délinquants,des bandes agressives(les"blousons noirs")et une grande majorité sympa,qui a des reves,des projets,étudie ou cherche"un bob job".et aime s'amuser,rire,danser,flirter....etc....

Mes Cdes et moi,avons délimité notre camp,et cherchons a le"regonfler"a lui réinsuffler la volonté d'en découdre et a l'organiser,c'est pas facile,c'est meme laborieux et ingrat,mais c'est le seul chemin,il n'y a pas de racourcis.
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  gérard menvussa le Jeu 25 Nov - 13:25

Vals a écrit:
Cette délinquance pourrit la vie de l'immense majorité des habitants des quartiers populaires qui ne font que la subir en plus des conditions de vie lamentables que leur réserve cette société.

D'autant que cette délinquance, grande ou petite, ne fait que renforcer les sentiments d'insécurité et de ras le bol qu'utilise l'état bourgeois pour faire oublier ses propres turpitudes....

Décidemment, les jours passent, mais quelques soient les sujets, la mauvaise foi de Menvussa demeure :
ici par exemple, prétendre que je ferais de la délinquance le principal problème politique des quartiers populaires .....
....alors que je dis clairement qu'elle vient EN PLUS du reste et que l'état essaie de l'UTILISER pour faire oublier ses propres turpitudes....

Tristes méthodes qui ne jugent que celui qui les emploie......


je repose le passage ou tu t'en prenait "aux délinquants" "aux voyous", et ou tu répondait toi même à une inerpellation de Verosa sur "les émeutes de 2005"...


Ouais....et puis s'ils avaient attaqué l'Elysée ou l'assemblée nationale, peut-être qu'ils auraient été accueillis avec des mitrailleuses......

Et si la délinquance s'exerce (comme par hasard ) contre les travailleurs du quartier et les équipements qui leur sont utiles ou aux transports ou aux pompiers......c'est justement parceque c'est de la délinquance et pas une quelconque volonté de lutter contre l'exploitation capitaliste et son système d'oppression....
Cette délinquance pourrit la vie de l'immense majorité des habitants des quartiers populaires qui ne font que la subir en plus des conditions de vie lamentables que leur réserve cette société.

Idealiser des comportements de voyous en méprisant ceux qui en sont victimes, ça n'a vraiment rien à voir avec la politique des révolutionnaires ou du mouvement ouvrier...
D'autant que cette délinquance, grande ou petite, ne fait que renforcer les sentiments d'insécurité et de ras le bol qu'utilise l'état bourgeois pour faire oublier ses propres turpitudes....

Bref, les "émeutes de 2005" sont une affaire de voyous et de "délinquants"... Sauf a être une lapalissade (puisque le fait même de participer a des émeute te range aussitot dans la catégorie "délinquant/voyou") cela signifie bien que "les émeutes" n'ont pas touché "la jeunesse des cités", mais seulement sa fange déstructurée et "désocialisée"...

Or c'est faux ! Et les chiffres le prouvent ! il y a eu plusieurs milliers d'arrestations, et la plupart n'avaient auparavent jamais eu affaire à la justice (même si un certains nombre était selon l'expression consacrée "bien connue des services de police") D'ailleurs dans les coins les plus tenus par la "mafia" des banlieues, il n'y a eu aucun incident (les "affaires" se traitent mieux dans la "paix sociale") De même que le fantasme des quartiers "tenu par des hordes de barbus en djelabah" as t il été battu en bréche a cette occasion. Les barbus ont lancé des "fatwa" condamnant la violence, ce n'est pas ça qui a calmé les jeunes...

Certes, ce n'était que des émeutes, et pas la révolution. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ne sont pas allés "dans les beaux quartiers", parce que stratégiquement "aller dans les beaux quartiers" entraine a poser "la question du pouvoir", et ils en étaient fort loin... Mais une émeute n'est pas la révolution, certe, mais ce n'est pas non plus un "diner de gala"...
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vérosa_2 le Jeu 25 Nov - 13:58

Gérard Menvussa a écrit:Certes, ce n'était que des émeutes, et pas la révolution. C'est d'ailleurs pour ça qu'ils ne sont pas allés "dans les beaux quartiers", parce que stratégiquement "aller dans les beaux quartiers" entraine a poser "la question du pouvoir", et ils en étaient fort loin... Mais une émeute n'est pas la révolution, certe, mais ce n'est pas non plus un "diner de gala"...

Voilà qui à mon avis résume bien l'affaire.

Et pour répondre en deux mots à "l'ouvriérisme" indécrottable de Jacquouille : avant de stigmatiser ceux que tu considères comme tes ennemis de classe (c'est sidérant), ceux que tu considères comme des vauriens ou des crapules parce qu'ils s'en sont pris, par exemple, à une école publique ou à une autre institution de la "république" (mon cul oui !), essaie au moins de comprendre que tous ces symboles qui ont pour toi valeur d'exemple (on se demande bien pourquoi d'ailleurs) ont pour ces "paumés" et le mot n'est pas péjoratif, valeur d'exclusion sociale.

Je te laisse méditer tes propres termes :

La véritable jeunesse,celle qui nous intéresse,qui est de notre classe elle est ailleurs

C'est tout bonnement pitoyable.

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  jacquouille le Jeu 25 Nov - 15:16

Vérosa_2 a écrit:

Et pour répondre en deux mots à "l'ouvriérisme" indécrottable de Jacquouille : avant de stigmatiser ceux que tu considères comme tes ennemis de classe (c'est sidérant), ceux que tu considères comme des vauriens ou des crapules parce qu'ils s'en sont pris, par exemple, à une école publique ou à une autre institution de la "république" (mon cul oui !), essaie au moins de comprendre que tous ces symboles qui ont pour toi valeur d'exemple (on se demande bien pourquoi d'ailleurs) ont pour ces "paumés" et le mot n'est pas péjoratif, valeur d'exclusion sociale.




Vérosa!tu es monstrueusement malhonnete!,

Tu manies l'insulte a mon éguard,tu dénatures mes propos,et tu me crédites de conneries qui sont les tiennes:

-Je n'ai stigmatisé aucuns"ennemis de classe",je me suis contenté de définir la jeunesse que je considere comme faisant parti de ma classe.J'ai donné mon point de vu sur ceux que je ne considere,pas encore comme des ennemis de classe,mais comme des paumés tombés du train de ma classe,et qui j'espere ne seront pas embriguadés par l'ennemi,mais au contraire remonteront dans le train.

-Jai dénoncé la connerie de ces voyoux,qui brulent les bagnoles des prolos de leurs cité,ainsi que les écoles,centres sociaux et de soins dont la population a grand besoin,et n'a déja pas en nombre et de qualité suffisante.A aucun moment je n'ai présenté ces lieux(ou je n'ai pas rangé les commissariats)comme des institutions de la république,"symboles ayant valeur d'exemple"et je ne pense pas comme toi que les écoles ou vont leurs jeunes freres et soeurs,et les centres sociaux utiles a leurs parents soient des symboles d'exclusion.C'est le contraire qui l'est:le manque en quantité et en qualité de ces équipements.

Et,j'ai expliqué que c'est par mon vécu,dans mon quartier et a mon travail que je m'étais forgé un point de vu,et pas en lisant"TEAN"ou les oeuvres de Bensaid,ni en écoutant les saillies du libertaire/gaucho que vous avez mis en vitrine.

Alors Vérosa,avant de jeter l'anatheme sur des militants d'un autre courant que le tien,prend soin de lire serieusement ce qu'ils écrivent,et d'y réfléchir.
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Le 4 pages Retraites de LO

Message  alexi le Jeu 25 Nov - 22:42

Les pires casseurs n’ont pas de capuche

Il y a eu, dans plusieurs villes, des incidents violents. Parfois, ils ont été déclenchés par la violence et les provocations de la police – comme à Montreuil où un jeune a été grièvement blessé par un tir de flash-ball. Parfois aussi, des voyous se sont immiscés dans les cortèges pour les perturber.

Brûler des voitures n’a jamais été la marque d’une quelconque conscience, et profiter d’une manifestation pour piller des magasins est pire encore. Un mouvement puissant et organisé aurait vite fait de se débarrasser de ce genre de voyous et de les empêcher de nuire.
Mais les discours scandalisés de Sarkozy et Hortefeux sur les « casseurs » ont de quoi choquer. Ces gens-là ont vraiment des indignations sélectives, car aucun petit voyou ne sera jamais capable de faire le millième des dégâts qu’occasionnent les « casseurs » en costume trois-pièces, les grands patrons qui ruinent des régions entières en fermant des usines comme on jette un mouchoir usagé.
En 1968 par exemple, un certain nombre de voitures a quand même brûlé et il ne me semble pas que la conscience politique était absente. De même ces évènements ont connus des pillages de magasins.
Dans un certain nombre de pays, les révoltes populaires s'accompagnent souvent du pillages des magasins.

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Message  Vals le Jeu 25 Nov - 23:22

alexi a écrit:
Les pires casseurs n’ont pas de capuche

Il y a eu, dans plusieurs villes, des incidents violents. Parfois, ils ont été déclenchés par la violence et les provocations de la police – comme à Montreuil où un jeune a été grièvement blessé par un tir de flash-ball. Parfois aussi, des voyous se sont immiscés dans les cortèges pour les perturber.

Brûler des voitures n’a jamais été la marque d’une quelconque conscience, et profiter d’une manifestation pour piller des magasins est pire encore. Un mouvement puissant et organisé aurait vite fait de se débarrasser de ce genre de voyous et de les empêcher de nuire.
Mais les discours scandalisés de Sarkozy et Hortefeux sur les « casseurs » ont de quoi choquer. Ces gens-là ont vraiment des indignations sélectives, car aucun petit voyou ne sera jamais capable de faire le millième des dégâts qu’occasionnent les « casseurs » en costume trois-pièces, les grands patrons qui ruinent des régions entières en fermant des usines comme on jette un mouchoir usagé.
En 1968 par exemple, un certain nombre de voitures a quand même brûlé et il ne me semble pas que la conscience politique était absente. De même ces évènements ont connus des pillages de magasins.
Dans un certain nombre de pays, les révoltes populaires s'accompagnent souvent du pillages des magasins.


Comparaison n'est pas raison....

Que dans le cadre d'un affrontement politique et social avec les bourgeois et leur système, des travailleurs, des jeunes, mênent des actions plus ou moins spectaculeires et violentes, c'est une chose : mais ce qui caractérise Mai 68 (et d'ailleurs ses limites), ce ne sont pas les échaufourrées et les bagnoles retournées ou brûlées.
C'est la grève générale, c'est la mobilisation de dizaines de milliers de travailleurs;, de jeunes, dans la cadre d'un affrontement avec la bourgeoisie et l'état gaulliste, avec des revendications de classe, avec les organisations du mouvement ouvrier et des révolutionnaires .
Les castagnes avec les flics, ce n'est pas du caillassage de bus ou l'agression des pompiers, ni foutre le feu à l'école ou au Centre social....
C'est au contraire une solidarité ouvrière et une violence qui ne s'exprime pas contre d'autres travailleurs ou opprimés mais contre la répression policière.
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vals le Ven 26 Nov - 0:22

Vérosa_2 a écrit:

La véritable jeunesse,celle qui nous intéresse,qui est de notre classe elle est ailleurs

C'est tout bonnement pitoyable.

Ce qui me parait pitoyable, c'est de s'extasier devant quelques poignées de crétins violents qui exercent leurs talents de voyous contre la classe ouvrière et les habitants des quartiers populaires .
Et oui, la jeunesse qui intéresse les révolutionnaires, ce n'est pas cette minorité de petites crapules qui occuppe le devant de la scène pour le plus grand bénéfice des ideologues sécuritaires .
La jeunesse des quartiers populaires, la jeunesse ouvrière, la jeunesse discriminée mérite mieux que d'être assimilée à cette minorité de petites frappes individualistes qui réservent leurs coups à ceux de notre classe .....
Alors mieux vaut se faire traiter d'"ouvrieriste" (par quelqu'un qui ne connait visiblement pas le sens du mot) , que d'apparaitre comme quelqu'un qui confond prolétariat et lumpen.....et qui s'excite devant les exactions misérables d'individus qui méprisent les travailleurs .
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  gérard menvussa le Ven 26 Nov - 0:50

Déja la comparaison "mai 68" versus "émeutes de 2005" me parait totalement oiseuse...

Sinon, il estde bon ton dans les salons (et dans certains cénacles qu'affectionnent les "cadres du social", visiblement) de parler des cités ghettos en parlant d''une population clivée entre des "braves habitants honnètes" et des "voyous qui pourissent la vie de la cité". Mais ce raccourci est tout autant ridicule que ceux qui font des "hittistes" (ceux qui tiennent les murs) des héros de la classe ouvriére. Ni vue "angélique", ni vision reprise directement du sinistre de l'intérieur. Je ne sais pas si la vision de Vérosa flirte avec la première, mais celles de Vals et de Jacquouille frolent dangereusement la seconde.

Tout d'abord on parle bien de quartiers ou régne une sévère exclusion sociale et ethnique, où 80% (au minimum) de la population a des "noms difficiles à prononcer", des mohamed, des dialo ? Ou le chomage des jeunes est en moyenne de 40% (et va jusqu'a 80% dans certains endroits) Ou on reste jusqu'a 25 ou trente ans chez ses parents ? Ou la Bac rôde, et où, comme le dit trés justement le "ministère des affaires populaires", la chasse est ouverte. Alors ce serait avoir une vision vraiment extraordinairement naîve que le probléme des "délinquand" puisse être résolu en construisant des dispositifs socio culturels, des stades, des services publics, etc. Et tout aussi naif de penser qu'on y arriverait en mettant des keufs partout ! La délinquance n'est qu'une des conséquence de l'état de délabrement social, économique, politique des quartiers... Et tant qu'on arrivera pas à politiserr tout ça, les petits traffics, les jeunes "pas aimables" ne sont pas prêt de disparaitre...

Aprés, parlons des voitures et des bâtiments (écoles, institutions socio cul, bibliothèques) et disons qu'elles ne crament jamais "par hasard"... Passons sur les voitures, mais je pense aussi que quand les jeunes (qui ne sont pas tous des "délinquants", mais souvent de braves "ouvriers", qui bosssent même difficilemnt) s'en prennent à un équipement "de service public", cela doit aussi nous interpeler. J'ai un ami (depuis 30 ans) qui justemement dirige un tel "équipement" (un "centre socio culturel") et ce qu'il m'explique c'est que son centre bâti au centre de la "cité" est surtout utilisé par les "petits bourgeois" des pavillons, et qu'il a de façon plus ou moins claire l'ordre de ne pas chercher à y impliquer les "jeunes de la cité".... Il y a eu des travaux, et il me dit que les jeunes en question le prennent de façon "agressive". Mais quoi, en pratique il sont exclus de ce centre, et il devraient admirer en silence ? Je lui ai dit que si jamais les "émeutes" repartaient comme en 2005, faudrait pas qu'il s'étone si son centre ressemble aprés à des ruiines fumantes....

Personne ici ne "trouve des excuses" aux "voyous", ou leur trouve des qualités insoupçonnées y compris d'eux.... Mais il est quand même étonnant d'entendre des propos de "café du commerce" dans un forum MR....
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  BouffonVert72 le Ven 26 Nov - 3:32

FRED a écrit:Le PS a donc comme stratégie d'occulter les problèmes sociaux, en imposant la thématique sécuritaire, du coup ça évite de parler du problème récurent du chômage dont il est responsable tout autant que les autres partis.

Non, le PS n'a pas comme stratégie d'occulter les problèmes sociaux en imposant la thématique sécuritaire.

Mais ce qui se passe, c'est que le PS a analysé les raisons de sa cuisante défaite électorale en 2002. Ils en ont conclu que c'est en partie le fait d'avoir eu l'air, auprès de l'opinion publique, trop laxiste en matière de délinquance qui les a amené à cette défaite...
D'ailleurs Ségolène Royale lors de la campagne 2007 avait déjà rectifié cela... Et là actuellement c'est pareil. Ils ont une peur rose-pale de ne pas être au 2nd tour de 2012 à cause de ça... Donc ça donne une certaine droitisation du discours... Mais seulement du discours. Cad : sur la forme, mais pas sur le fond, heureusement...

Et d'autre part je n'ai absolument pas l'impression que le PS occulte les problèmes sociaux...

La grosse critique qu'on doit leur faire est les solutions qu'ils proposent pour remédier aux problèmes... Ce n'est vraiment pas à la hauteur... Même dans le cadre institutionnel actuel... Et ils justifient ça par crainte de trop promettre sans pouvoir ensuite tenir leurs promesses...

Il n'y a que 2 partis qui voudraient bel-et-bien imposer cette thématique : l'UMP, et le FN (qui se ressemble s'assemble, et vice-versa).
Je sais bien que le PS est haï par de nombreux camarades, et à juste titre sur certaines choses, mais il faut voir les choses plus objectivement...
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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Invité le Ven 26 Nov - 10:19

Mais ce qui se passe, c'est que le PS a analysé les raisons de sa cuisante défaite électorale en 2002. Ils en ont conclu que c'est en partie le fait d'avoir eu l'air, auprès de l'opinion publique, trop laxiste en matière de délinquance qui les a amené à cette défaite...

Je me souviens d'un Jospin déclaré a des ouvrier dont l'usine allez délocaliser, je ne peut rien faire. La sécurité social et l'immobilisme social est belle et bien la raison de leurs défaite, et oui la situation social commencer a se dégradé.
Je me souviens que Sarkozy a utilisé cette thématique sécuritaire (ça peut toujours servir pour manipuler les gens), en promettant au ouvrier de sauvé leurs usines.

Eu cela dit comprend qui pourra.

Tien autre chose en se qui concerne les cartier dont les organisme politique laisse a l’abandon parce que c'est trop dur pour les militant, qui au passage sont quelques uns a avoir cette été soutenue sarkozy en répondant a un sondage sécuritaire, qui par la suite a servi a stigmatisé les roms.

Comment croyez vous être crédible, quant vous déclaré être présent dans les cartiers, en citant le comité d’Avignon, mas dont ont apprend que les militant exerce un droit de retrait pour menace physique de se dit comité?

Je pense réellement que une analyse des mouvement de cartier s'impose pour comprendre le mécanisme de se que l'ont peut appeler un échec politique pour la gauche, et en faite c'est pas a partir des black blanc beurre que l'analyse doit débuté, mais de évènement de Lyon dans les année 80 je croie, en passant par les guerre colonial, et des évènement de 1960 Papon comme préfet de police.
Sur un mur il était écrit, ici ont tue les Algériens.

La sécurité oui, mais la sécurité sociale, OK?

A noté que en 68 les cartier qui était des bidonville ne participait pas t'en que ça cette révolte étudient, en 1980 a 2005 c'est les cartier eu même qui mené la lute, je pense que il y avait eu un mort d'homme, c'est une différence de classe importante.

Et dalleurs il me semble que 1917 avais pas était la premier tentative de renversement de régime, et Lénine n'avait pas pris par a cette premier révolte populaire car il était pas du tout prêt?

je peut précisé les date il suffis de faire des recherche, mais ça prend un peut plus de temps.

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  verié2 le Ven 26 Nov - 11:44

Vals
Et oui, la jeunesse qui intéresse les révolutionnaires, ce n'est pas cette minorité de petites crapules qui occuppe le devant de la scène pour le plus grand bénéfice des ideologues sécuritaires .

Ce discours rappelle en effet tristement "la poignée d'enragés", la "chienlit" de De Gaulle en mai 68 ou le "Étudiants ces jeunes ? Ils relèvent de la correctionnelle plutôt que de l’Université." et "Krivine le brûleur de voitures" du Figaro à la même époque.

Même s'il est évident que les situations sont très différentes, les brûleurs de voiture et lanceurs de pavé de mai 68 ont acquis aujourd'hui leurs lettres de noblesse, notamment parce qu'ils étaient pour une bonne part des enfants de la petite bourgeoisie, voire de la bourgeoisie, et parce que leur "révolution" n'a débouché que sur des réformes dites "sociétales" qui ne dérangent pas la classe dominante. Mais, quand des jeunes pauvres, colorés pour beaucoup de surcroît, se conduisent de façon violente, ça plait beaucoup moins aux nostalgiques de "la plage sous les pavés"...

Je me permets de te signaler, camarade Vals, que les jeunes scolarisés qui ont affronté les flashballs et les
matraques des CRS lors des récentes manifs contre la réforme des retraites étaient loin d'être tous des lumpen et des voyous. A moins que tu ne considères tous les jeunes pauvres révoltés comme des crapules ?
Seuls les étudiants petits bourgeois auraient-ils le droit légitime de brûler des voitures et de balancer des projectiles sur les forces de l'ordre ?

Nous en avons maintes fois discuté, mais sur ce plan je suis d'accord avec Gérard Ménussa : il ne faut ni idéaliser ces révoltes ni les condamner en les assimilant à des actes de délinquances. Quand les Noirs du ghetto de Watts se sont révoltés, ont pillé des magasins et incendié certains bâtiments, LO ne les a pas dénoncés comme des crapules. Pourtant, ce ghetto misérable connaissait certainement la délinquance et il y avait probablement des délinquants parmi les émeutiers. Au Chili, à la fin du règne de Pinochet, ce sont les jeunes pauvres des poblaciones qui ont constitué le fer de lance des protestas qui ont abouti au rétablissement de la démocratie bourgeoise, et les démocrates bourgeois ont été bien contents de les trouver... pour les rejeter ensuite.

Le problème est pour la classe ouvrière, et les révolutionnaires, de donner des perspectives à cette jeunesse, sans laquelle aucune révolution ne sera possible car elle fait partie des couches populaires les plus exploitées pour ceux qui travaillent et dont les conditions de vie sont les plus difficiles pour les chômeurs. Le jour où il faudra se battre pour de bon, il est vraisemblable que ce sont eux qui seront au premier rang, et non les employés de banque et les techniciens de l'informatique...


Dernière édition par verié2 le Ven 26 Nov - 16:18, édité 1 fois

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  verié2 le Ven 26 Nov - 12:53


"Contre la pauvreté autant que contre le racisme

Mais cette fois, contrairement à ce qui s'était passé dans les autres villes, où il s'agissait avant tout de batailles rangées avec la police, les émeutiers ne se sont pas contentés de se battre avec les unités anti-émeute. Ils se sont retranchés dans leur quartier, ont dressé des barricades et s'en sont pris à de nombreux édifices qu'ils ont mis à sac ou incendiés.
"

En effet, le point de vue exprimé dans cet article de LO, publié voici dix ans, devrait beaucoup choquer Vals...

verié2

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  Vals le Ven 26 Nov - 14:13

Les deux articles cités:

- Celui qui concerne une situation particulière à Vaux en Velin il y a vingt ans a déjà été cité en 2006 par la minorité de LO pour venir à l'appui de ses thèses qui ont été rejetées par 97% des militants de LO...
Cette méthode qui consiste à sortir un article d'actualité (de 1990 !!!) de son contexte pour lui faire dire n'importe quoi n'est donc pas nouvelle.

- L'article qui commente les émeutes (en 2001) de Bradford, en Grande Bretagne met l'accent sur la politique qui consiste à faciliter l'encadrement des jeunes par les religieux islamiques réactionnaires et les effets produits par ce renforcement du communautarisme sur fond de misère sociale : xénophophobie, racisme, division des classes populaires, abscence de perpectives politiques pour la jeunesse...

Vingt ans et dix ans plus tard , de l'eau a coulé sous les ponts et un certain nombre de phénomènes se sont développés ou se sont enkystés ou transformés.
Et le mouvement ouvrier n'est plus lui-même dans la même situation qu'il y a trente, vingt ou dix ans et les rapports de force ne sont plus les mêmes.
De plus, se sont développés durablement dans une partie de l'extrême-gauche des illusions politiques, tant sur le communautarisme religieux que sur les fractions minoritaires les plus lumpen des quartiers populaires.


Inutile donc d'exhumer des articles très datés et contextualisés pour parler de la situation d'aujourd'hui.
De nombreux autres articles de fond (et non d'actualité) ont traité, dans la LDC, de ces phénomènes (comme 2005) et la façon dont les révolutionnaires pouvaient les comprendre et les appréhender....Il suffit de les lire pour connaitre (et éventuellement critiquer) les positions réelles de LO sur ces questions.

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Vals

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Re: L’extrême gauche et les cités

Message  verié2 le Ven 26 Nov - 15:00

Vals
L'article qui commente les émeutes (en 2001) de Bradford, en Grande Bretagne met l'accent sur la politique qui consiste à faciliter l'encadrement des jeunes par les religieux islamiques réactionnaires

L'islamisme, dont nous avons beaucoup discuté, n'est pas le sujet de ce fil. Et tu devrais remarquer que malgré cette influence néfaste des Islamistes, la sympathie de l'auteur de l'article, donc a priori de LO, va tout de même aux jeunes émeutiers, et cela bien qu'ils aient brûlé des bâtiments. Et brûler des bâtiments, tu en conviendras sans doute, ce n'était pas plus révolutionnaire à Bradford en 2001 qu'à Clichy sous Bois en 2005...

Vals
Inutile donc d'exhumer des articles très datés et contextualisés pour parler de la situation d'aujourd'hui

Justement, au contraire, la situation des jeunes émeutiers pakistanais et antillais en Angleterre a beaucoup de points communs avec celle des jeunes des cités en France aujourd'hui !

verié2

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Re: L’extrême gauche et les cités

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