Revolution (AJR)

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Revolution (AJR)

Message  nico37 le Mer 14 Déc - 17:16



Et ce n’est que le début...

Nous sommes en mars, l’année 2011 a débuté il y a deux mois, et pourtant il s’est passé déjà tant de choses ! Alors que les politiques et les journalistes bien pensants nous ont «éduqués» depuis des années avec l’idée selon laquelle «la révolution, c’est du passé», les soulèvements en Tunisie, en Egypte, en Libye et partout dans la région dévoilent de manière éclatante leurs mensonges. Non seulement les peuples se soulèvent, mais ils renversent des dictateurs, s’organisent par eux-mêmes (pages 2 à 5). Et est-ce un hasard si ceux qui nous tenaient ce discours sont les premiers à envisager l’intervention directe de l’Union européenne pour étouffer les révolutions (page 5) ? Et c’est encore eux qui nous assurent que c’est une «révolution arabe» , en d’autres mots qu’il n’est absolument pas question qu’elle s’étende à tous les peuples du monde.

Mais l’expérience des peuples en Tunisie, en Egypte et ailleurs, faisant leur révolution, interpelle chaque jeune dans le monde entier : «s’ils renversent des dictateurs, qu’est-ce qui nous empêche de reconquérir nos droits ?». Et c’est cette question qui est posée en France pour les lycéens qui se mobilisent avec leurs profs contre les 16 000 suppressions de postes de profs dans l’Education nationale (page 6). De la même manière, dans les universités où le gouvernement veut envoyer tous les étudiants en stage, fermer les filières, nous empêcher d’étudier (pages 8 à 12) : il faudrait accepter, on n’aurait pas le choix ? Mais, à l’image des IUFM où les étudiants s’organisent contre la masterisation (page 7), ou comme en Angleterre où les étudiants descendent par milliers dans les rues contre l’augmentation des frais d’inscription (page 13), un même sentiment parcours la jeunesse : un peuple qui se soulève fait chuter des dictateurs, alors qu’on ne nous dise pas que se battre pour maintenir nos filières, nos postes de profs, nos conditions d’étude, c’est impossible…



En même temps, en Tunisie, en Egypte, rien n’est résolu : de toute part on tente d’arrêter net la révolution, de la faire refluer. Il y a des obstacles sur la voie de la révolution, et souvent ils sont dressés par ceux qui sont censés représenter les intérêts de ces peuples qui se soulèvent. Comme en Angleterre, comme en France : partout se pose la question de la responsabilité des dirigeants politiques et syndicaux qui refusent de mener la bataille contre la politique du gouvernement alors que les jeunes et les travailleurs sont prêts. C’est pour aider la jeunesse à lever ces obstacles, à mener le combat pour défendre ses droits que nous construisons une organisation de jeunes révolutionnaires, l’AJR. Nous appelons tous les jeunes qui veulent en finir avec cette société qui ne nous offre aucun avenir à se regrouper, à participer au camp de l’AJR et à son IIIème Congrès (page 16). Beaucoup de choses se sont déjà passées depuis le début de l’année, beaucoup d’autres sont à venir: construisons notre organisation pour que le soulèvement de la jeunesse aux côtés des travailleurs soit victorieux.

Un grand hebdomadaire capitaliste américain, légèrement angoissé par la révolte des jeunes partout dans le monde, titrait il y a peu : «Les jeunes ne sont pas biens ». Surtout, ils sont en colère, ils veulent en finir avec ces conditions de vie misérables. Déjà, en Tunisie, en Egypte, ils ont renversé les dictateurs. Et ce n’est que le début.

nico37

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