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MRC (Mouvement Républicain et Citoyen)

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Message  BouffonVert72 le Ven 7 Jan - 19:42

Chevènement pense à se présenter en 2012 ! Sans doute pour encore mieux emmiéter la gauche, alors que lui et son MRC ne représente plus rien !

http://www.liberation.fr/politiques/01012312269-chevenement-envisage-d-etre-candidat-en-2012

liberation.fr a écrit:

07/01/2011 à 10h05

Chevènement envisage d'être candidat en 2012





«Je l’envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l’alternative», a-t-il dit.

Le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), Jean-Pierre Chevènement, a indiqué vendredi envisager «sérieusement» d’être candidat à la présidentielle car selon lui il n’y a «personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn» pour incarner «l’alternative».

«Je l’envisage, parce que très sincèrement je ne vois personne aujourd’hui entre Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn qui puisse être véritablement le candidat de l’alternative, donc j’y réfléchis et sérieusement», a déclaré Jean-Pierre Chevènement, interrogé sur LCI sur une éventuelle candidature en 2012. Il a précisé qu’il prendrait sa décision «avant l’automne».

«Je pense que la gauche peut gagner mais risque de décevoir, ce que je ne souhaite, et je voudrais la mettre au niveau, à la hauteur des défis», a expliqué le sénateur de Belfort.

L’ancien ministre socialiste a écarté un soutien à Jean-Luc Mélenchon qui ambitionne d’être le candidat du Front de gauche. «Mélenchon cherche à constituer un pôle de radicalité à gauche, ça n’est pas mon cas», a-t-il expliqué.

«Moi je m’adresse à tous les Français et je reste fidèle à ce que je disais en 2002: ce qui est nécessaire à la France c’est un candidat qui soit l’homme de la Nation».
Jean-Pierre Chevènement s’était présenté à la présidentielle de 2002 où l’émiettement de la gauche au 1er tour avait contribué à l’élimination du candidat du PS Lionel Jospin, devancé contre toute attente par le président du FN Jean-Marie Le Pen.

Quant à participer aux primaires présidentielles du PS pour 2012, le président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen a lancé: «C’est une plaisanterie» car «Madame Aubry attend que M. Dominique Strauss-Kahn se décide, et à partir de là les jeux seront faits».
(Source AFP)


"L'homme de la nation"... Tout est dit... Les masques tombent : c'est un nationaliste de gauche (oxymore ?). Assez pitoyable...

BV72 ki/ A oublier...
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Message  BouffonVert72 le Mer 12 Jan - 23:47

http://www.liberation.fr/politiques/01012313228-trafiquants-noirs-et-arabes-quand-chevenement-defend-zemmour

liberation.fr a écrit:

12/01/2011 à 11h45 (mise à jour à 13h28)


«Trafiquants noirs et arabes»: quand Chevènement défend Zemmour


Poursuivi par plusieurs associations pour diffamation et provocation à la haine raciale, le chroniqueur est jugé ces jours-ci.

Jean-Pierre Chevènement a affiché son soutien à Eric Zemmour, jugé, depuis mardi, pour provocation à la haine raciale, dans un courrier au tribunal où il affirme que plus de la moitié des infractions sont «imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine».

«Sans doute M. Zemmour a-t-il, dans le feu de la discussion, utilisé une formulation excessivement brutale mais il n’a hélas, pas dit une chose matériellement inexacte», justifie l’ancien ministre de l’Intérieur et sénateur du Mouvement républicain et citoyen qu’il préside.

Son courrier, en date du 3 janvier, a été adressé à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, où a débuté mardi le procès du chroniqueur, cité en justice pour diffamation et provocation à la haine raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse. Les cinq associations ciblent des propos tenus le 6 mars 2010 sur Canal+ et France Ô par Zemmour, selon lequel «la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait». Façon notamment de «justifier carrément le contrôle au faciès», dénonçait lundi le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, joint par Libération.fr.



«La liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée»



«Il suffit, comme j’ai eu l’occasion de le faire, de consulter les listings de la Direction centrale de la Sécurité publique du ministère de l’Intérieur, pour constater que plus de 50% des infractions constatées sont imputables à des jeunes dont le patronyme est de consonance africaine ou maghrébine», reprend Chevènement.

Sur la même ligne que Zemmour, qui a déclaré au tribunal ne pas vouloir «se coucher devant le politiquement correct», le sénateur dit «craindre que le politiquement correct ne finisse par tuer le débat républicain». Et de regretter qu’on puisse «incriminer un journaliste d’avoir avancé un argument, certes formulé maladroitement, mais correspondant à une réalité, certes dérangeante, mais propre à susciter une prise de conscience partagée». Aux yeux de Chevènement, «la liberté d’expression n’a pas besoin d’être inutilement corsetée par des interdits judiciaires».

Le procès se poursuivra jeudi avec l’audition de «témoins de moralité» qui doivent aussi venir dire leur soutien au polémiste, comme le chroniqueur Eric Naulleau, qui travaille aavec Zemmour sur France 2, l’écrivain Denis Tillinac ou l’ancien secrétaire général de Reporters sans Frontières, Robert Ménard.

(Source AFP)
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Message  nico37 le Mar 31 Mai - 21:28

Les souverainistes français souhaitent "défendre la démocratie et les libertés locales"
Sénatoriales: Chevènement lance deux candidates en Pays Catalan Lundi 30.5.2011. 21:15h

Le plus souverainiste des partis de gauche français, le Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), entre dans la danse des élections sénatoriales, dont les candidats UMP, Parti Radical et PS ont déjà été présentés en Pays Catalan. Le MRC mise sur la gent féminine pour porteur les couleurs bleu blanc rouge.
La fédération du Mouvement Républicain et Citoyen des Pyrénées-Orientales (MRC 66) a communiqué ce lundi à Perpignan son tandem en lice pour les élections sénatoriales, qui se dérouleront le dimanche 25 septembre. Le parti de Jean-Pierre Chevènement a choisi de présenter une candidature 100% féminine, avec deux élues qu'il a décrites comme "soucieuses des valeurs républicaines". La première sera Chantal Décosse, 62 ans, Enseignante spécialisée à la retraite, Conseillère municipale de Céret, ancienne adjointe au maire, et ancienne secrétaire départementale du MRC.

La présence de la mouvance incarnée par l'ancien ministre de l'intérieur, lui-même motivé par une candidature à l'élection présidentielle de 2012, sera également assurée par Maryse Gomez, 53 ans, conseillère à Pôle emploi. Cette experte en Revenu Social d'Activité (RSA) et conseillère municipale de Saint-Laurent de la Salanque aura pour charge, comme Mme Décosse, de "défendre la démocratie et les libertés locales mises à mal par la réforme des Collectivités territoriales". En termes plus concrets, les axes de la campagne que mènent d'ores et déjà les deux candidates sont le soutien à l'arrière-pays, que le MRC juge "trop souvent méprisé", et l'engagement vers une "politique forte en matière d'emploi et de formation des jeunes".

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MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) Empty Républicain et Nucléocrate !

Message  BouffonVert72 le Dim 26 Juin - 1:31

Les masques tombent : Chevénement est nucléocrate (et républicain, mais ça, nous l'avions déjà compris depuis un moment) !

http://www.XXXlexpress.frXXX/actualite/politique/chevenement-aubry-et-hollande-sont-des-bebes-delors_1006037.html#xtor=AL-447


Chevènement: "Aubry et Hollande sont des bébés Delors"

Par Christophe Barbier et Christian Makarian, publié le 25/06/2011 à 11:23

Jean-Pierre Chevènement est candidat à la présidence de la République. Comme en 2001, quand il se lança, tôt, dans la campagne présidentielle, en rupture de ban avec Lionel Jospin. Entretien.

"Le Che" est de retour. C'est la crise qui le pousse à défendre lui-même sa vision de l'Europe et de l'économie capitaliste. Contre l'UMP et le PS, qui confisquent selon lui le débat politique et font ainsi le jeu des extrêmes. Insensible au remords du 21 avril 2002, insensible aux modes, insensible au temps qui passe - il a 72 ans -, Jean-Pierre Chevènement veut s'adresser encore une fois aux Français. En toute liberté

Pourquoi êtes-vous candidat à l'élection présidentielle ?

Parce que c'est la seule occasion, dans nos institutions, de peser vraiment.

Dans le débat d'idées ou électoralement ?

Les deux. Si l'on pèse potentiellement dans les urnes, on infléchit les orientations politiques du pays. C'est lors de la présidentielle que l'axe politique du pays se trace.

Accepterez-vous l'aide de la droite pour rassembler les 500 signatures nécessaires ?

Je ne contrôle pas les affiliations de dizaines de maires ruraux, dont certains votent peut-être à droite, mais se reconnaissent dans mes valeurs, ou ont apprécié mon action de ministre.

On dit que vous pouvez provoquer un "21 avril bis" : quelles réactions cela suscite-t-il chez vous ?

Dans un premier temps, de l'incompréhension. Aujourd'hui, de la colère. C'est une manière pour l'UMP et le PS d'empêcher le débat républicain. On réforme les retraites, on ne remplace pas un fonctionnaire sur deux, tout cela, selon M. Sarkozy, pour conserver le "triple A" des agences de notation. Comment mieux démontrer que la souveraineté populaire n'existe plus, que Standard & Poors est aux manettes ? Sur la crise de l'euro, le PS se tait. La France a besoin d'un autre projet que de conserver le "triple A" ! Si l'UMP et le PS ne voient pas l'impasse où ils nous ont mis, ce sont eux qui auront préparé un nouveau 21 avril.

Que direz-vous durant la campagne ?

Les marchés ne sont pas l'horizon de l'humanité, les peuples et les nations sont les acteurs de l'Histoire. Les règles que nous avons adoptées dans les années 1980-1990 sont erronées, comme le prouvent la crise du capitalisme financier et celle de l'euro. La théorie néolibérale de l'efficience des marchés nous a menés au gouffre en 2008-2009. Ce que nous avons fait alors - les Etats au secours des banques -, on ne pourra plus le faire. Il faut des solutions concertées entre l'Amérique, qui essaie de trouver une sortie par le haut, l'Europe, qui cherche une sortie de crise par le bas, et l'Asie, qui se moque du monde et avance sans se préoccuper des ravages de cette mondialisation biaisée sur notre tissu industriel.

Que faire pour la Grèce ?

Il n'y a pas de bonne solution si on n'inverse pas la politique européenne dans son ensemble. Un nouveau plan d'aide à la Grèce ne fera que reculer les échéances. Une restructuration de la dette précipitera un effet domino. La "restructuration volontaire" prônée par Mme Merkel et M. Sarkozy n'est qu'un faux-semblant. Les efforts aujourd'hui demandés à la Grèce sont contre-productifs : ils nourrissent la récession. Un cycle infernal s'enclenche alors : moins-values fiscales, déficits accrus, explosion de la dette publique (150 % du PIB). C'est au niveau de l'Europe tout entière qu'il faut réorienter les politiques dans le sens de la croissance : relance salariale déclinée par pays, grand emprunt européen, changement des missions de la Banque centrale européenne (BCE). Il n'y a pas que la Grèce qui a péché. L'Allemagne, par sa politique de déflation salariale, a nourri les déséquilibres au sein de la zone euro. L'euro cher asphyxie notre économie. C'est l'origine des délocalisations. En France, la part de l'industrie dans la valeur ajoutée était de 30 % en 1982, elle est de 13 % aujourd'hui. Or l'industrie, c'est tout : exportations, recherche, emplois.

Quelles nouvelles missions pour la BCE ?

Il faut qu'elle puisse racheter les titres de dette des pays attaqués par la spéculation. Jean-Claude Trichet a ouvert la voie en reprenant des obligations grecques ou portugaises, mais à la marge, vingt fois moins que ne l'a fait le Federal Reserve Board aux Etats-Unis, qui a placé 1 500 milliards de dollars en bons du trésor américains. Une BCE réformée serait un puissant outil antispéculation ; avant que les spéculateurs s'avancent pour jouer sur le défaut de la Grèce, ils y réfléchiraient à deux fois...

Pourquoi ne pas restructurer la dette grecque ?

Cela aurait un effet de contagion au niveau des Etats : Irlande, Portugal et surtout Espagne, réel maillon faible de la zone euro, et au niveau des banques engagées sur la Grèce, notamment françaises.

Créer des eurobonds est-il une bonne idée ?

Je suis pour. Encore faut-il que l'Allemagne en soit d'accord.

Faut-il un ministre des Finances européen ?

A condition qu'il n'ait pas que des compétences budgétaires, contrairement à ce que suggère Jean-Claude Trichet. Un véritable gouvernement économique de la zone euro ne peut procéder que du Conseil européen, pas de la Commission, qui n'a pas de légitimité pour cela. Si la France, l'Allemagne et l'Italie sont d'accord pour aller de l'avant, les autres suivront. Il faut être capable de parler à l'Allemagne. C'est ce que doit savoir faire le prochain président de la France. Il faut faire comprendre aux Allemands que leur intérêt à long terme ne peut se dissocier de la prospérité de l'Europe tout entière. L'Allemagne joue la compétitivité sur les marchés émergents - et donc organise chez elle la déflation salariale, mais elle a fait de la zone euro son marché intérieur : elle y réalise plus de 60 % de ses excédents. C'est contradictoire ! On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre !

Comment convaincre l'Allemagne d'abandonner un modèle économique qui marche ?

Mais il ne marche plus ! Elle exporte plus de 50 % de sa production mais 70 % vont vers l'Europe, qui plonge dans la crise. L'Allemagne est la Chine de l'Europe. L'Allemagne, ce n'est pas seulement Mme Merkel, il y a un paysage politique éclaté. Il y a des industriels et des syndicats sensibles à la nécessité d'un rééquilibrage. Il faut rendre les Allemands conscients de leurs responsabilités européennes. Certains choix allemands, pris en solitaire, comme sur le nucléaire, sont inquiétants.

Abandonner le nucléaire, est-ce une erreur ?

C'est un choix très aléatoire et surtout très coûteux. L'éolien est encore deux fois plus cher que le nucléaire ou le gaz, et le solaire photovoltaïque, huit à dix fois plus cher. Tant que la recherche n'aura pas permis d'abaisser ces coûts, l'Allemagne achètera plus de gaz à la Russie, et brûlera du lignite.

La France ne doit donc pas suivre ?

Payer l'électricité 40 % plus cher ne serait bon ni pour la compétitivité ni pour le pouvoir d'achat. Le choix de l'Allemagne restera d'ailleurs sans incidence sur celui de la Chine, de l'Inde, du Royaume-Uni, etc.

Fukushima ne vous fait-il pas trembler ?

Fukushima, c'est une catastrophe naturelle, frappant une centrale appartenant à une firme privée, qui n'a pas pris les mesures de sécurité suffisantes et qui ne rendait compte qu'à elle-même. Tirons-en les justes leçons : contrôle public du nucléaire. Indépendance absolue des autorités de sûreté.

Malgré tout, nous achetons plus d'électricité à l'Allemagne que l'inverse...

Parce que notre dernière centrale a été mise en route en 1999. Il en faut de nouvelles : les EPR de Flamanville [Manche] et de Penly [Seine-Maritime] répondent à un besoin.

Remettez-vous en question l'existence de l'euro ?

Si l'on ne change pas les règles de l'euro, l'euro se remettra en question tout seul ! Une monnaie, c'est fait pour un pays. La monnaie unique était conçue pour être un levier politique au service d'un projet fédéral dont plus personne ne veut aujourd'hui. Il n'y a pas de peuple européen. Qui acceptera de payer pour les autres ? La solidarité européenne n'a pas la même force que la solidarité nationale : l'Ile-de-France paie pour la Corse, mais les Allemands ne paieront pas pour le Péloponnèse ce qu'ils ont payé pour la Poméranie. Les nations existent. Maastricht l'avait oublié. La zone euro est hétérogène : si on ne veut pas faire de la BCE la réplique du Federal Reserve Board, on pourrait aller vers une monnaie commune valable dans les transactions extérieures, avec des déclinaisons nationales ajustables et des parités négociées. La Grèce pourrait dévaluer de 40 %, l'Espagne de 10 %, on aurait des rééquilibrages en douceur et non ces programmes de déflation absurdes. Cet euro "toit" commun pourrait s'étendre à la Grande-Bretagne, aux pays d'Europe centrale et orientale (Peco), et un jour à la Russie, aux nouvelles démocraties arabes... Entre les Etats-Unis et la Chine, l'Europe deviendrait un vrai pôle.

Revenons à la présidentielle : pourquoi ne pas participer à la primaire socialiste ?

Ce serait me mettre par avance à la merci de son résultat et donc de la doxa sociale-libérale, considérer que nos divergences ne comptent pas. Mieux vaut chercher à infléchir de l'extérieur.

Comment jugez-vous Jean-Luc Mélenchon ?

Il fait un parcours méritoire : il avait voté oui au référendum de Maastricht... Mais un candidat à la présidence doit avoir une vision de l'Etat. A-t-il réfléchi à l'euro ? Sur le nucléaire, il emboîte bien facilement le pas aux Verts...

Etes-vous encore de gauche?

Je suis d'abord un républicain, un laïque, un progressiste, mais ma gauche n'est pas sectaire ; je fais miennes des valeurs de transmission - patriotisme, travail bien fait - que la gauche aurait tort d'abandonner à la droite. Beaucoup de gens de gauche considèrent qu'il y a les méchants, ceux d'avant, et les bons, ceux d'après. La France est antérieure à la République, ce qu'une partie de la gauche refuse de voir ; la République est l'identité moderne de la France, ce qu'une partie de la droite ne comprend pas.

Croyez-vous toujours autant au rôle central de l'Education nationale ?

L'école est le creuset des valeurs républicaines. Elle a besoin d'être redynamisée par un grand projet. Le grand bond éducatif qu'exigent les besoins du pays ne peut se faire qu'en insistant sur l'élévation des niveaux de formation et, bien sûr, la transmission des savoirs. Je propose un horizon à quinze-vingt ans : que la moitié d'une classe d'âge puisse parvenir à un niveau bac + 3. C'est l'objectif souscrit à Lisbonne, en 2001, et réitéré à Barcelone, en 2000. Or, depuis 1995, la machine scolaire est en panne. La proportion de jeunes poussant leurs études jusqu'à l'âge de 18 ans, selon le mot d'ordre que j'avais lancé en 1984, stagne à 68 %. Je prépare sur ces sujets un livre de débat avec Luc Chatel pour la rentrée.

Préférez-vous Martine Aubry ou François Hollande ?

Martine Aubry est entière, sincère. Je ne partage pas toutes ses convictions. A un discours trop orienté sur la "différence", je préfère un républicanisme civique mettant davantage l'accent sur la ressemblance, sur ce qui nous fait tenir ensemble. J'aime le style de François Hollande, son intelligence: il serait un bon président par temps calme. Mais ils sont tous les deux des bébés Jospin, ou plutôt des bébés Delors, les héritiers des choix faits au milieu des années 1980. Choix que j'ai combattus, et dont l'échec a été rendu manifeste par la crise du néolibéralisme en 2008-2009 et celle de l'euro en 2010-2011. Le PS doit remettre sa montre à l'heure.

Martine Aubry comme François Hollande se retrouvent aussi face à face parce que Dominique Strauss-Kahn n'est plus dans la course.

Leurs choix ne sont pas fondamentalement différents de ceux de DSK. Leur Weltanschauung [NDLR : vision du monde] est la même.

Que vous inspire la chute de DSK ?

J'ai été humainement ému par cette chute incroyable. Bien sûr, si les faits étaient avérés, c'est la victime qui mériterait qu'on s'apitoie sur elle. Mon premier réflexe a été de défendre le principe de la présomption d'innocence ; on ne connaît encore rien de cette affaire. La prudence s'impose.

De là à établir un parallèle avec l'affaire Dreyfus...

Je n'ai rien fait de tel. J'ai simplement dit que, au départ, Clemenceau et Jaurès pensaient que Dreyfus était coupable. Et qu'il faut toujours se méfier des emballements initiaux, qui ne doivent pas bafouer la présomption d'innocence. C'est une position de principe.

Sans rien supposer quant aux faits, croyez-vous que Jaurès et Blum auraient toléré ce spectacle, en particulier le rapport à l'argent que tout cela démontre ?

Je ne ferai pas parler les morts. On reprochait déjà à Blum de manger dans de la vaisselle d'argent, ce qui d'ailleurs était faux. Je ne me sens pas concerné. Dans la terminologie d'Albert Thibaudet, je ne suis pas un héritier mais un "boursier". Il y en a aussi à droite : Juppé, par exemple.

Le 12 juillet à l'Assemblée, et le 13 au Sénat, un grand débat va s'ouvrir au sujet de l'engagement français en Libye. Allez-vous rester neutre ou censurer le gouvernement ?

Je m'interroge. J'attends la déclaration gouvernementale. La résolution 1973 du Conseil de sécurité de l'ONU, arrachée par Alain Juppé, ne dit rien sur le départ de Kadhafi. L'objectif initial n'était pas clair : est-il de protéger les populations, comme le dit la résolution 1973, ou de renverser le colonel Kadhafi, comme l'avancent certains responsables de la coalition ? Les moyens autorisés permettent d'atteindre le premier objectif, pas le second. Je crains qu'on ait compromis pour la suite la notion de "responsabilité de protéger" sur laquelle on avait fini par s'entendre à l'ONU, en 2005. En Libye, nous n'avons pas à intervenir dans une guerre civile. Nous devons favoriser l'expression d'une volonté au sein d'un peuple dont la définition elle-même reste fragile. Contrairement à l'Egypte et à la Tunisie, la Libye n'est pas une vieille nation ; elle est la juxtaposition de trois régions (Tripolitaine, Cyrénaïque, Fezzan) et d'un ensemble de tribus. Sa partition serait refusée par l'Union Africaine et trop lourde de conséquences sur le principe même des frontières en Afrique. C'est tout l'équilibre de la zone sahélienne qui pourrait être menacé, ne serait-ce que par la circulation des armes. On ne mesure pas toutes les conséquences de l'affaire libyenne. Une issue politique ne peut résulter que d'un compromis entre les différentes tribus. Je ne regretterais pas Kadhafi, que ce soit clair. On a envoyé différents médiateurs sans se pencher sur leurs conclusions. Il faudrait donner plus d'importance à la voie diplomatique.

Un mot pour définir Martine Aubry ?
Force.

DSK ?
Mystère.

François Hollande ?
Malice.

Jean-Pierre Chevènement ?
Constance.
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Message  gérard menvussa le Dim 26 Juin - 1:44

Tu es devenu l'agent propageur de Chevénement (avec toi, on peut s'attendre à tout !)
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Message  BouffonVert72 le Dim 26 Juin - 3:08

gérard menvussa a écrit:Tu es devenu l'agent propageur de Chevénement (avec toi, on peut s'attendre à tout !)
Si c'est une question (oubli du point d'interrogation), alors ça peut passser. Si c'est une affirmation, alors là évidemment ça ne passe pas et c'est de la calomnie...

J'ai noté clairement que Chevénement est désormais étiqueté comme nucléocrate, entre-autres... Pas besoin d'en dire plus...
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