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Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier

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Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier Empty Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier

Message  sylvestre le Lun 11 Oct - 15:38

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/marseille-les-patrons-ironisent-sur-le-metier-de-grutier-11-10-2010-1104961.php
Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier 1105026_grutier3_150x113
11.10.2010, 09h48 | Mise à jour : 14h20

«Congés: 8 semaines/an, horaires: 18 H/semaine, rémunération: 4000 euros bruts/mois, garanti à vie» : travailler comme grutier sur le port de Marseille serait un poste de rêve. Voilà le contenu d'une page de publicité très ironique publiée lundi dans le journal Les Echos par le collectif «Touche pas à mon port» qui regroupe le local, des associations et des salariés. Sur fond d'une photo d'île paradisiaque, la page détaille les avantages à être grutier à Marseille. Une façon de fustiger les privilèges de ce métier par rapport aux autres salariés du port de Marseille.

Pour ce collectif «Touche pas à mon port» qui sera lancé officiellement ce lundi matin à Marseille par l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE13), les grutiers sont responsables des mouvements de grève contre la réforme des retraites et la réforme portuaire qui paralyse le port plusieurs jours.

Il «exige une reprise immédiate et durable des activités , fret et croisière, et une application urgente de la réforme portuaire». Le collectif a compilé les «preuves» des conditions de travail des grutiers sur leur site Internet (www.collectifport.com).

«Stigmatiser une lutte exemplaire»

Pour l'union départementale de la CGT des Bouches-du-Rhône, cette publicité n'est que «mensonges». «Le Medef et l'Upe-13 (Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône) cherchent à stigmatiser une lutte exemplaire contre la réforme des retraites et la réforme portuaire, estime Eric Chenais, secrétaire départemental de l'UD-CGT. Les grutiers travaillent en trois huit, six jours sur sept et gagne 2100 euros net par mois».

«L'idée était de casser les non-dits, rétorque-t-on à l'union pour les entreprises (UPE13) des Bouches-du-Rhône, qui appartient au collectif «Touche pas à mon port». La grève sur le port de Marseille est le fait de quelques privilégiés qui défendent leurs intérêts propres alors que les 3000 entreprises qui sont liées de près ou de loin à l'activité du port sont pénalisées».

«Ce n’est pas de la provocation, renchérit Laurence Parisot, la présidente du Medef, sur France Info. C’est une façon de dire : Attention, le port de Marseille est en danger». 

Plus de 50 navires bloqués

Plusieurs mouvements de grève affectent actuellement le fonctionnement du port de Marseille-Fos. Plus de 50 navires sont actuellement bloqués dans les rades de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Marseille du fait d'une grève des terminaux pétroliers à l'appel de la CGT, qui proteste contre la création d'une filiale pour gérer ces terminaux.

Un autre mouvement à l'appel de la fédération nationale CGT des ports et docks afin de réclamer une cessation anticipée d'activité au titre de la pénibilité se matérialise par 48 heures de grève par semaine menées le week-end.

Ce week-end, seules les croisières ont fonctionné normalement.

 

sylvestre
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Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier Empty Re: Marseille : les patrons ironisent sur le métier de grutier

Message  sylvestre le Jeu 14 Oct - 11:32

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/port-de-marseille-des-bulletins-de-paie-placardes-sur-les-locaux-du-patronat-13-10-2010-1107800.php


Port de Marseille: des bulletins de paie placardés sur les locaux du patronat


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13.10.2010, 16h36
Des grévistes CGT du port de Marseille et des raffineries de l'étang de Berre ont placardé mercredi matin des bulletins de paie sur les locaux de l'Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13) à Marseille, en réponse à une publicité choc du patronat marseillais.
"L'initiative d'aujourd'hui répond à la provocation du Medef. Nous sommes venus faire la démonstration qu'on était bien loin des rémunérations annoncées", a expliqué Pascal Galeoté, leader du syndicat CGT des agents portuaires des bassins Est de Marseille et des terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavera, bloqués depuis le 27 septembre.

"On a voulu nous faire passer pour des nantis et des privilégiés pour nous discréditer auprès de l'opinion publique. Le débat ne se pose pas en termes de rémunération, mais porte sur des questions de fond relatives à l'emploi, au devenir de l'activité et aux difficultés économiques", a-t-il souligné.
Les fiches apposées par la cinquantaine de grévistes font état d'un salaire net de 2.140 euros pour un salarié ayant 10 ans d'ancienneté et travaillant 151 heures par mois.
Intitulée "The best job in the world", la publicité, publiée lundi par le quotidien Les Echos, ironisait en proposant de devenir "grutier au port de Marseille", avec huit semaines de congés par an, 18 heures de travail hebdomadaires et un salaire de 4.000 euros bruts par mois.
A l'origine de cette opération, le collectif "Touche pas à mon port", qui réunit patronat local, associations, professionnels indépendants et salariés.
"Il s'agit de bulletins d'ouvriers spécialisés, pas de grutiers", a réagi Jean-Luc Chauvin, président de l'UPE 13, tout en démentant le montant de 48.300 euros avancé par M. Galeoté pour le coût de cette publicité.
Le syndicat a ensuite été reçu, pendant près d'une heure, par des représentants de l'UPE. Les deux parties se sont mis "d'accord pour lancer une table ronde et des états généraux sur l'avenir industriel du port", a précisé M. Chauvin, tout en appelant à nouveau au "déblocage immédiat" du port et à la "reprise du travail".
Côté raffineries, la CGT s'inquiète notamment du projet de stockage de produits raffinés Oiltanking Mediaco Marseille (OTMM) à Fos-sur-Mer, a indiqué Marc Sarde, délégué CGT d'Ineos (ex-BP), l'une des quatre usines situées autour de l'étang de Berre.
Le président de l'UPE 13 a par ailleurs annoncé le retrait du logo du collectif à la suite de la mise en demeure par SOS Racisme, jugeant que la main jaune, emblématique de l'association, avait été détournée "sans pudeur". En revanche, le slogan "Touche pas à mon port" sera maintenu.
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