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Message  nico37 le Sam 4 Sep - 12:23

Communiqué de presse : réaction des Sections syndicales CGT des Centres de Relation Client de Bouygues Telecom.

Pour diffusion immédiate.

Le mensuel Capital, dans son édition de septembre propose un article intitulé « Bouygues, le trublion inattendus des télécoms ».

Les Sections syndicales CGT des Centres de Relation Client de Bouygues Telecom dénoncent le florilège de contre-informations qui composent tout particulièrement le paragraphe intitulé « Des centres d’appels localisés en France plutôt qu’au Maghreb ».

Cet article choque un certain nombre des Conseillers de Clientèle de Bouygues Telecom qui sont loin de vivre leur métier de façon aussi sereine que semble le croire Capital. La CGT y voit un article complaisant sur les conditions de travail des salariés de la Relation Client sans aucun rapport avec la réalité.

En effet, la CGT chez Bouygues Telecom ne cesse de dénoncer les externalisations, que ce soit au Maghreb, en France (externalisations de la relation Client vers les sous-traitants Teleperformance, Webhelp…) ou encore dans l’Union Européenne, et revendique pour le bien de tous, salariés et clients, la ré-internalisation de l’ensemble des services de la Relation Client. Bouygues Telecom est une entreprise qui externalise comme ses concurrents et pour les mêmes raisons : la baisse des coûts et des droits du travail moins contraignants pour les entreprises.

La CGT tient à corriger les informations concernant les salaires des Conseillers de Clientèle qui ne sont pas « payés en moyenne 2000 € brut par mois non compris la prime d’intéressement et de participation » » mais plutôt un peu plus que le smic en début de carrière.

Enfin, les Sections syndicales CGT des Centres de Relation Client de Bouygues Telecom regrettent que Gilles Tanguy, rédacteur de l’article, n’ait pas souhaité apporter quelques nuances à son article en informant ses lecteurs des réelles conditions de travail que vivent les Conseillers de Clientèle sur les différents centres d’appel. Ceux-ci sont loin d’être « particulièrement chouchoutés » comme écrit dans Capital, ils vivent un quotidien pénible, conséquence d’une organisation du travail qui ne laisse aucune place à l’humain.

La CGT dénonce depuis des mois des conditions de travail dégradées par la pression managériale quotidienne, des objectifs de vente inatteignables, des durées moyennes de traitement d’appel hors d’atteintes elles aussi, des horaires de travail flexibles qui ne permettent pas d’équilibrer vie personnelle et vie professionnelle…

Chez Bouygues Telecom, comme chez France Telecom, Chez SFR, ou chez les prestataires comme Teleperformance ou encore Webhelp, les conditions de travail ne cessent de se dégrader sur les centres d’appel, avec les effets que l’on sait.

La CGT ne peut laisser un tel article sans réaction car chez Bouygues Telecom comme ailleurs, sous prétexte de diminution des coûts, d’augmentation des dividendes à verser aux actionnaires, les directions des entreprises emploient des méthodes qui entrainent, selon les recherches de l’INRS de graves conséquences sur la santé des salariés qui sont victimes du stress, de dépressions, de troubles musculo-squelettiques et autres accidents professionnels.

Tours, Le 3 septembre 2010.
Les Sections syndicales CGT des sites de relation Client de Bouygues Telecom.

nico37

Messages : 7056
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Message  alexi le Ven 24 Juin - 19:16

LIBERATION24/06/2011

Bouygues a dissimulé des accidents du travail sur le chantier de l'EPR

La justice confirme un PV de l'Autorité de sûreté nucléaire dénonçant une «démarche intentionnelle» de dissimulation d’accidents du travail sur le chantier du réacteur nucléaire de troisième génération de Flamanville. Le groupe industriel dément.

Le procureur de la République de Cherbourg a confirmé, vendredi, l’existence d'un procès verbal émanant de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ce document dénonçe une «démarche intentionnelle» de non-déclaration d’accidents du travail sur le chantier de l’EPR de Flamanville (Manche). Bouygues est mis en cause mais conteste les conclusions du rapport, récusant «fermement toute démarche intentionnelle de non-déclaration des accidents et toute initiative visant à éluder l’information».

«J’ai effectivement eu ce procès verbal, je vous le confirme», a déclaré Eric Bouillard. Dans ce PV daté du 6 juin, révélé vendredi par le quotidien L’Humanité, le gendarme du nucléaire recense 112 accidents de travail survenus en 2010 sur le chantier de l’EPR dont 38 accidents «à déclarer n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration».

Eric Bouillard a également précisé «avoir été saisi il y a quelques jours» par l’ASN de ce problème de sous-déclaration des accidents de travail sur l’EPR. «L’enquête est en cours à ce sujet», a-t-il dit, indiquant espérer pouvoir faire très prochainement une communifcation à ce sujet.

«Intention d'éluder l'information»

En avril, l’ASN avait indiqué enquêter sur une sous-déclaration des accidents du travail sur le chantier, qui pourrait être de l’ordre d’un accident sur quatre.
L’ASN met en avant la responsabilité des employeurs, dont Bouygues qui pilote le génie civil sur le chantier et Elco Construct.

«Dans plusieurs cas (au moins 11 exemples pour le groupe Bouygues et 8 pour Elco), ces employeurs étaient informés de l’accident. Ceux-ci avaient par ailleurs connaissance de l’obligation réglementaire de déclarer tout accident du travail», écrit l’ASN.

«Le fait que cette démarche ait été intentionnelle et se soit répétée alors même que ces sociétés avaient pleinement connaissance de l’obligation de déclarer tout accident démontre l’intention d’éluder l’information de l’inspecteur du travail et donc de détourner la surveillance» de celui-ci, poursuit l’ASN qui relève de nombreuses infractions. Les peines encourues sont 42 amendes de 4e classe soit 31.500 euros et un an d’emprisonnement et 3.750 euros d’amende pour le délit d’obstacle aux missions de l’inspecteur du travail.

En avril, Bouygues s’était défendu en affirmant que les non-déclarations d’accident «n’(étaient) pas le fait de l’entreprise mais (relevaient) d’initiatives personnelles».
Un salarié de 32 ans est décédé le 11 juin sur le chantier de l’EPR. Après la mort, le 24 janvier, d’un autre salarié de 37 ans, une enquête de flagrance pour «homicide involontaire» avait été ouverte par le procureur de Cherbourg.

Le réacteur nucléaire de troisième génération EPR de Flamanville est l’un des tout premiers en construction dans le monde et fait figure de vitrine pour un réacteur que la France veut exporter, mais le chantier accuse un retard d’au moins deux ans.

(Source AFP)

alexi

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