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Message  sylvestre le Dim 3 Avr - 17:58

http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/apr/02/croatia-protests-economic-slump

Croatia protests show failure of political promise

Economic slump and institutionalised corruption have invited anti-capitalist sentiments for the first time since socialism

Croatia protest
Protesters rally during anti-government protest in Zagreb, Croatia. Photograph: Darko Bandic/AP

Twenty years after declared independence and its first multi-party elections, after ecstatic promises of prosperity and freedom under parliamentary capitalism, Croatia finds itself in the midst of a wave of mass protests with news that unemployment is forecast to rise to 20% at the end of March.

"I cannot afford food and clothes for my family", "20 years is enough, political oligarchy has to go" are typical messages heard from the protesters on the streets of Zagreb and other cities. There are no official organisers and no particular event has ignited it. Only 200 people turned up at the first protest announced on Facebook on 22 February. Soon after, a pattern developed, and crowds of between 8,000 and 10,000 have since attended. Banks, national television, political parties HQs and prominent politicians' residencies are all visited as part of the marches. New protests are announced and discussed at the Facebook page, with 33,000 participants.

The feeling on the streets is best exemplified by the nickname of one of the Facebook protest page admins, "I want the future". Older generations feel tired and cheated, while the younger ones see no prospects, no future. Jobs are easy to lose, very hard to come by, and having one for most workers means being able to afford only the basics. Even the average foods for the EU standard, like cheese, meat and fruits, look more and more like luxuries for increasingly large sections of the population. Many struggle to educate their children at university level, while significantly reduced state services, such as the health system, are rife with bribes.

The background to the protests is 20 years of economic slump. Initially, this was driven by the 1989 pro-market economic reforms and the war, which disrupted the entire state and its industry; later it resulted from consequent governments shattering the economy under the auspices of privatisation. Industries have been torn to pieces, manufacturing and production wound down, while banking, telecommunications and other services have been sold off cheaply. Former prime minister Ivo Sanader is currently in prison in Austria, awaiting trial for an alleged kickback from the Austrian Hypo bank. The Croatian government has in the past year launched several large-scale investigations, arresting a number of former ministers and corporate directors.

Hoping that it would please both the EU officials and the people, these investigations instead gave birth to a widely held view that the conservative Croatian Democratic Union (HDZ) government was too complicit in corruption to be in a position to clean it up. Since the biggest opposition party, the Social Democratic Party (SDP), has failed to do anything substantial about the problems, it should come as no surprise that at the protests both SDP and HDZ flags, along with the EU one, were burned in anger .

The protesters are a diverse crowd. While those who are against capitalism, privatisation and the EU, and support direct democracy and social welfare, are currently in a minority, I suspect these voices will grow. Yet plausible political change will be incredibly hard to establish: who expected the fall of east European socialism as rapidly as it happened? Who expected a military siege in the heart of Europe when Sarajevo and Bosnia were left to bleed in agony as recent as the 1990s?

But plausibility is not the criteria one should judge the latest events by. The collective will of the people and their ability to suddenly turn the pages of history is. Recent events in Tunisia and Egypt have reminded us of this. However, there is a significant difference. Instead of authoritarian regimes, in Croatia it is parliamentary capitalism that may end up on trial by the people. The protests continue.





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Croatie       Empty Croatie. Comme un air de révolution

Message  Roseau le Sam 23 Avr - 23:44

http://www.npa2009.org/content/croatie-comme-un-air-de-r%C3%A9volution
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Message  Copas le Lun 21 Mai - 23:44

Depuis quelques années il existe une fermentation en Croatie et en Bosnie, en sus de mouvements de révolte sporadiques.

Croatie
Du 5 au 19 mai 2012 s'est déroulé à Zagreb (Croatie) le 5e "Subversive Festival", il sera suivi les 19 et 20 mai 2012 de la première "antifest" à Sarajevo (Bosnie Herzégovine). A Zagreb, chaque soir, au moment de la conférence principale de la journée, la grande salle de cinéma où se déroule le festival est remplie à craquer (environ 600 à 700 personnes dont une centaine personnes debout dans les travées ou assises par terre)..../....
Croatie       13373310

Plusieurs jours des centaines de militants venus débattre avec des invités comme Tariq, Toussaint, Zizek.

Ou bien, à la Croate : Slavoja Žižeka, Tariqa Alija, Giannija Vattima, Gayatri Spivak i Samira Amina, Stéphana Hessela, Michaela Hardta, Saskie Sassen, Renate Salecl, Christiana Marazzija, Bernarda Cassena, Costasa Douzinasa, Erica Toussainta ...

Ces forums sont très studieux.

Le trailer de présentation :


Un plateau :

On peut voir une partie des débats en vidéo là :
https://www.youtube.com/user/Prisotnoststeje/videos
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Message  Roseau le Mar 12 Juin - 23:04

Forum subversif de Zagreb : d’autres Balkans sont possibles
http://blog.mondediplo.net/2012-06-12-Forum-subversif-de-Zagreb-d-autres-Balkans-sont
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Message  Copas le Mar 11 Déc - 8:40

Une actualité brûlante dans toute l'Europe : coordonner et centraliser les entreprises qui résistent face aux licenciements , contrer et réduire la division produite par la fragmentation syndicale.

Pile poil les défis du mouvement ouvrier dans beaucoup de pays européens, au premier chef la France, l'Espagne et l'Italie.

A quand de telles initiatives en France ?
La gauche révolutionnaire, plutôt que de se masturber sur la question du FdG, lui-même divisé et immobilisé sur ces questions, devrait assumer ses responsabilités sur ce type d'initiative.


http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27232
déclaration de la conférence syndicale de Zagreb

Déclaration adoptée lors de la conférence syndicale « Résistance ouvrière à la destruction des entreprises », tenue à Zagreb les 24 et 25 novembre 2012.

DECLARATION DE LA CONFERENCE SYNDICALE

Nous le représentants syndicaux des ouvriers des entreprises JADRANKAMEN, CHEMINS DE FER CROATES (HZ), DIOKI, RESEAU D’ELECTRICITE CROATE (HEP) , DALMACIJAVINO et SYNDICAT INDUSTRIEL REGIONAL, après deux jours de débats lors d’une conférence, nous nous sommes mis d’accord sur les points suivants :

La classe ouvrière en Croatie est confrontée à de nombreux problèmes :

Dépérissement des entreprises,

Absence de l’influence des travailleurs sur la gestion des entreprises,

Absence de l’influence des travailleurs sur le pouvoir exécutif,

Réduction des salaires,

Non-paiement des salaires,

Insécurité et perte de l’emploi,

Impossibilité de vivre dignement de son salaire,

Et autres formes de privation des travailleurs de leurs droits.

Tous les problèmes évoqués des ouvriers sont au fond les mêmes partout, indépendamment de l’entreprise ou de l’institution où ils travaillent.
Compte tenu de cette situation alarmante, les participants s’engagent à agir ensemble pour la défense des travailleurs, de leur emploi et de la propriété publique.

Dans les luttes ouvrières nous agirons pour la solidarité pleine et entière et offrirons le soutien mutuel concret aux travailleurs, sans tenir compte de leur entreprise, de leur branche ou de leur appartenance syndicale. Nous invitons tous les syndicats à s’y associer.

Dans cette solidarité nous souhaitons substituer au morcellement syndical actuel un véritable syndicalisme de lutte.

Contre le bazardage des biens publics et contre la poursuite des privatisations !
Pour l’annulation de la privatisation de l’ INA (compagnie pétrolière nationale) et toutes les autres privatisations illégales !

Contre le parachutage au postes de direction des affidés du parti au pouvoir, source d’incompétence !

Il faut fonder par la loi la gestion des entreprises par les travailleurs et réguler par la loi l’organisation de l’actionnariat ouvrier, afin de renforcer sa position.

On doit arrêter la complaisance à l’égard du grand capital au détriment des citoyens de la République de Croatie, mise en œuvre par le pouvoir politique en place. Nous exigeons d’arrêter le pillage et le bazardage des ressources naturelles du pays, propriété de tous les citoyens de la République.

Il faut changer la législation actuelle du travail et de la procédure de mise en liquidation, conçue en faveur du capital et au détriment des travailleurs !
Nous appelons tous les mécontents -travailleurs, agriculteurs, chômeurs, retraités, étudiants – de s’associer à cette initiative, en vue de résistance et de changement de l’état actuel de la société.

Signataires :

Lukica Bucat, Syndicat indépendant de « Dalmacijavino »

Tonci Drpic, Syndicat indépendant de « Jadrankamen »

Denis Geto, syndicat professionnel de « HEP-TECHNOS »

Bojan Kovacic, membre du Comité de défense de « Dioki »

Zeljko Luksic, Syndicat des cheminots de Croatie

Sinisa Milicic, Syndicat industriel régional


Rapport d’une conférence syndicale organisée par le groupe trotskyste « Radnicka borba » (Lutte ouvrière).

La conférence syndicale « Résistance ouvrière contre la destruction des entreprises » a par ses résultats plus que rempli les attentes de l’organisateur. Parmi les conférenciers et dans le public, la grande majorité était composée avant tout des ouvriers qui luttent au jour le jour sur leur poste de travail. En deux jours ils ont présenté les problèmes de leur entreprise et entré dans un vif débat, sur les relations entre entreprises, les rapports sociaux, position du capital, de l’Etat et ses institutions, de même que sur les revendications dans le domaine syndical, comme celui de la société toute entière. La discussion n’a pas du tout restée abstraite, elle abordait les propositions concrètes à mettre en pratique. Malheureusement, le temps s’avérait à chaque exposé suivi de discussion trop court la mener à terme. En guise du résultat final de la conférence, il y avait l’unanimité sur les objectifs suivants : une déclaration commune, l’échange de contacts et établissement d’un réseau de coordination de l’activité, de même que la poursuite vers la création d’un mouvement ouvrier commun.

.../... La suite .../.... http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27231
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Message  Copas le Dim 10 Fév - 0:49

Protestation au théâtre national de Zagreb
Contre les coupes sombres dans les budgets de la culture


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Message  Copas le Jeu 14 Mar - 10:21

Adhésion de la Croatie à l’UE : l’Allemagne ne veut que des gastarbeiters très qualifiés

La suite là : http://balkans.courriers.info/article22022.html

Pour résumer, l'état allemand pompera le personnel qualifié croate en bloquant la porte aux non-qualifiés. Pillage et fuite des cerveaux organisés.
Se saisir des travailleurs les plus qualifiés est une des formes du brigandage impérialiste dans l'UE qui appauvrit les régions les plus faibles et enrichi les régions européennes où le capital concentre le maximum de ses moyens de production.

La circulation du capital ne connait pas de telles limitations et frontières.

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Message  Copas le Ven 19 Avr - 19:54

Élections de représentants au parlement européen : 28 listes et.... 20% de participation !

80% d'abstention !

http://www.izbori.hr/2013EUParlament/rezult/rezultati.html

L'adhésion de la Croatie à l'UE s'était faite avec un taux de participation de 42%
Là les européennes ont fait se déplacer 20,84% des électeurs, avec 5% d'abstention en sus, et un certain nombre de partis opposés à l'UE.

La côte d'amour en faveur de l'intégration à l'UE est en chute verticale, d'autant plus que les politiques d'ajustement ont étranglé le petit état en précipitant l'écrasante majorité de la population dans la misère, suscitant une révolte sociale non négligeable contre le capitalisme .

400 000 travailleurs sans emploi et 80 000 travailleurs sans salaires pour 4 millions d'habitants.
http://www.sssh.hr/hr/vise/kampanje-71/mijenjajte-smjer-491

(L'incroyable discrétion de violette des médias de la bourgeoisie française là dessus est un événement en soi )
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Message  Copas le Dim 20 Oct - 10:43

Croatie,
tout doit disparaitre !
grande braderie !

http://dicocroate2.over-blog.com/2013/10/fin-de-stocks.html

Croatie : le gouvernement relance la grande braderie des privatisations

Tout est à vendre, ou le sera bientôt : Croatia Airlines, Jadrolinija, Hrvatsko Osiguranje, la Banque postale, les autoroutes et la Loterie croate... Alors que l’État est au bord de la faillite, le gouvernement social-démocrate de Zoran Milanović annonce des privatisations à tout va, qui risquent même de toucher les « biens publics d’importance stratégique »
.../...



L’Etat souhaite se débarrasser au plus vite des entreprises publiques de transport. Un appel d’offre est d’ores et déjà lancé pour des partenariats concernant les aéroports de Split, Rijeka, Osijek, Zadar, Pula et Dubrovnik. Par ailleurs, ce n’est plus un secret pour personne que les autoroutes sont à vendre et que l’aéroport de Zagreb sera cédé à un concessionnaire.

De plus, l’Etat souhaite privatiser le port de Vukovar, la compagnie maritime Jadrolinija et la compagnie aérienne Croatia Airlines. Dans les prochains mois, les Croates doivent encore s’attendre à une privatisation des médias publics et de nombreuses sociétés d’Etat. On pourrait citer, en vrac : ACI, Petrokemija, Brijuni Riviera, Croatia Banka, APIS, l’Institut d’Immunologie, l’Institut de construction navale, Croatia Osiguranje, la Banque postale (Hrvatska poštanska banka)…

Il s’agit là d’entreprises présentant un bon potentiel de développement, dont l’Etat est encore actionnaire majoritaire, et qui, selon la stratégie adoptée par le Parlement au mois de juin de cette année, ont besoin d’une restructuration, d’une recapitalisation ou d’une privatisation complète.

La Poste et la Loterie croate vont également être restructurées. La possibilité qu’elles soient cédées dépendra du processus de restructuration, c’est en tout cas ce que confirme une source proche du gouvernement.

La Loterie serait particulièrement visée par une possible privatisation car elle se trouve sur la liste des 27 entreprises publiques qui présentent un « intérêt stratégique ». La stratégie de gestion des biens de l’Etat pour la période allant de 2013 à 2017, adoptée par le Parlement en juin de cette année, affirme que ces entreprises « stratégiques » répondent à « un besoin sociétal de long terme » - c’est pourquoi nul ne s’attendait à leur privatisation.

Aucun bien public n’est à l’abri


Dans la situation actuelle, il semble en effet que ces « entreprises publiques d’intérêt stratégique » ne seront pas plus épargnées que les autres par la privatisation, si le besoin s’en fait sentir. Selon nos sources, il serait tout à fait irresponsable de sauvegarder la loterie croate au prix d’un nouvel emprunt à l’étranger à des conditions désavantageuses. Une éventuelle privatisation de la loterie placerait la Croatie dans la même situation que la Grèce qui a cédé aux pressions de l’Union européenne et du Fond Monétaire International en vendant sa loterie pour un montant de 712 millions d’euros.

Il faut noter que sur la liste des biens publics d’intérêt stratégique se trouvent également des sociétés dont la privatisation semble impensable, comme l’électro-distribution, les eaux et les forêts. Si l’Etat se retrouve dans une situation où la privatisation des sociétés à intérêt stratégique devient nécessaire, le gouvernement ne décidera pas seul, affirme notre source, mais il ouvrira un débat au Parlement.


Le roi est nu

La question que les employés du secteur public doivent certainement se poser coule de source : qu’adviendra-t-il de leurs emplois en cas de privatisation ? Le gouvernement espère que la restructuration, la recapitalisation et la privatisation des sociétés d’état entraîneront le développement nécessaire à la création de nouveaux emplois.

Toutefois, Guste Santini, analyste économique et consultant spécialisé dans les processus de privatisations estime que cet optimisme n’est guère fondé. « Le propriétaire privé achète une société pour servir ses propres intérêts. Quels seront ces intérêts, il est le seul à le savoir. Sauvegarder le maximum d’emplois est un devoir fondamental, mais s’agit-il véritablement d’une priorité de l’État ? Est-il en mesure de le réaliser ? »

Il n’est pas exclu, estime l’analyste, que l’annonce de cette braderie des biens publics ait un rapport direct avec le fait que le ministre des Finances, le social-démocrate Slavko Linić, après avoir bien analysé les comptes de l’Etat, s’est exclamé : « Le roi est nu ! ». En effet, la Croatie aurait trop longtemps vécu endettée et elle doit maintenant faire face à une situation désastreuse.

« L’Etat est forcé de nettoyer son portefeuille afin que ses biens rapportent des bénéfices. Il n’est plus possible que des entreprises déficitaires survivent sur le dos des citoyens imposables. Toutefois, l’absence de critères clairs sur le moment, le motif et la manière dont certains biens publics seront vendus est inquiétante. La Croatie connaît de sérieux problèmes et, avant toute privatisation, des discussions s’imposent. Les problèmes ne se règlent pas en vendant les biens publics et je ne suis pas le porte-parole de la privatisation. Néanmoins, la situation actuelle est telle qu’il faut trouver une issue de secours. La restructuration de l’Etat doit répondre à une stratégie réfléchie », conclut Guste Santini.
A noter, sur le dernier paragraphe que ce qui guide les intérets capitalistes qui achètent les privatisations ce n'est certainement pas de prendre des entreprises qui ne soient pas profitables, d'une façon ou d'une autre, en dépeçant en petits morceaux pour revendre ou en sur-exploitant les travailleurs.

Le dépeçage continue son chemin .
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Message  Copas le Jeu 28 Nov - 21:53

Srećko Horvat : « l’intégration européenne de la Croatie n’est pas une tragédie, c’est une farce »
Traduit par Persa Aligrudić

Si l’entrée de la Slovénie dans l’UE a été une tragédie, celle de la Croatie n’est qu’une farce, mais alors que la crise et les politiques d’austérité balaient toute l’Europe, du Portugal à la Grèce, comment inventer des résistances ? Le philosophe Srećko Horvat, cofondateur du Forum subversif de Zagreb, évoque les mobilisations, les conséquences de l’adhésion de la Croatie à l’UE et les perspectives de la région. Entretien.

Croatie       13952610

Le Courrier des Balkans (CdB) : Cinq mois ont passé depuis l’entrée de la Croatie dans l’Union européenne. Quelles sont les premières conséquences de cette adhésion ?

Srećko Horvat (S.H.) : Prospérité, sécurité, bien être général, développement de l’économie, création d’emplois… Je plaisante, bien sûr. Pourquoi tout cela semble-t-il donc si incroyable ? Pourquoi même les plus grands partisans de l’UE ne croient-ils plus qu’une telle réponse soit encore possible ?

 
A noter que le  Forum subversif de Zagreb fait des petits en dehors de son rdv annuel.
https://www.facebook.com/subversivefestival?ref=stream&hc_location=stream
http://www.subversivefestival.com/


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Croatie       Empty En Croatie, le rêve européen se transforme en cauc

Message  Resistance-politique le Dim 27 Juil - 12:34

Croatie       STEPHFF_croatia-accession



La Croatie a célébré le 1er juillet son premier anniversaire dans l’Union européenne. Le panneau de signalisation frappé de l’inscription « douane » avait l’an dernier été symboliquement retiré du passage frontalier avec la Slovénie, la seule ex-République yougoslave qui ait rejoint à ce jour l’UE depuis le démantèlement de l’ancienne fédération communiste. Un panneau portant le signe de l’UE avait été dans le même temps installé à l’extrême est du pays, à la frontière avec la Serbie, pays à qui Bruxelles a également donné l’an dernier son feu vert pour l’ouverture de négociations d’adhésion.

Aujourd’hui, l’ambiance est à la morosité. Zagreb ne parvient en effet ni à enrayer ses problèmes structurels, ni à enrayer un déclin économique, un déclin qui semble inéluctable. Seule embellie : l’année 2014 devrait enfin mettre un terme à cette chute programmée en affichant une croissance nulle. Mais au cours des cinq années précédentes, son produit intérieur brut a diminué de 13 % alors que les analystes de toutes tendances prévoient une stagnation du pays sur le long terme. Pour aggraver les choses, Zagreb attendait de son entrée dans l’espace économique européen un flux plus important d’investissements en provenance de l’étranger. Hors, ces derniers sont allés decrescendo au fur et à mesure que son entrée dans l’UE approchait.

Le pays enregistre le troisième taux de chômage le plus important en Europe. 17,2 % en mars 2014, juste après la Grèce (26,8 %) et l’Espagne (26,8 %). Et le scénario s’avère encore plus sombre chez les moins de 25 ans. Environ un jeune Croate sur deux est sans emploi (49,7 %), comme en Grèce (58,3 %) ou en Espagne (55,5 %). « Il est tellement difficile de trouver un emploi que mes amis n’ont même pas envie de se mettre à chercher », raconte Kristina, 24 ans, étudiante en dernière année de Master en sciences humaines.

Placé sous la férule de Bruxelles, le gouvernement croate n’a désormais plus de marge de manœuvre pour faire face aux difficultés : la dette publique, qui représentait il y a un an 59,6 % du PIB, s’élève aujourd’hui à 64,7 %, ce qui a conduit les gardiens de l’orthodoxie à engager une procédure pour déficit excessif à l’encontre du pays. Ce dernier a répondu aux injonctions en opérant des coupes claires dans son budget qui ont permis de réduire, bien que très marginalement, le déficit en cause. Mais ces mesures interdisent de disposer des ressources à affecter aux investissements plus que nécessaires pour moderniser l’économie et stimuler la croissance. Pendant longtemps, Zagreb s’est engagé à réformer l’administration publique héritée de l’ex-Yougoslavie, engageant des réductions d’effectifs sans reclassement dans d’autres secteurs, entraînant de facto la précarisation de milliers de personnes. Les mesures d’austérité imposées par les experts de la troïka ont au contraire enfoncé un peu plus la Croatie dans la crise.  

La perspective de trouver des hydrocarbures dans la mer Adriatique est la seule bonne nouvelle. Le bénéfice financier espéré pourrait être une belle manne pour remplir les caisses de Zagreb, mais l’exploitation commencerait dans le meilleur des cas dans une dizaine d’années. Et les travaux ne seront pas gratuits.

Pour les libéraux, l’objectif est en tout cas atteint : « nous avons obtenu des frontières sans douanes, de nouveaux passeports et des frais d’itinérance moins coûteux. Mais seul le gouvernement croate peut encore initier les changements que les citoyens attendent vraiment… L’Union européenne n’est pas une baguette magique mais attend un partenaire sérieux, en mesure d’expliquer précisément ce dont il a besoin, pour quelles raisons et de quelle façon il entend l’obtenir. Mais pour cela, il faut engager des réformes et cela fait des décennies que la Croatie attend leur mise en œuvre. »

Les membres du gouvernement de Zoran Milanović, Premier ministre depuis 2011, clamaient en chœur il y a encore peu de temps que les Croates pariaient sur d’importants bénéfices à long terme de leur entrée dans l’Union européenne, tout en acceptant les conséquences négatives à court terme. Lors des dernières élections européennes, seuls 20,84 % des électeurs avaient pris part au vote, ridiculisant le sens même du scrutin. Et le sentiment de subir, à peine entré dans l’antre bruxellois, le sort de la Grèce, de l’Espagne, du Portugal et de Chypre a certainement refroidi les ardeurs. En Croatie, le rêve européen s’est transformé en cauchemar.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-en-croatie-le-reve-europeen-se-transforme-en-cauchemar-124238948.html
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Message  Copas le Mar 30 Déc - 9:08

Présidentielle en Croatie
Le surgissement d'un vote de rupture


Camouflet pour Ivo Josipović, percée d’Ivan Vilibor Sinčić

http://balkans.courriers.info/article26282.html

Avec plus de 16% des suffrages, Ivan Vilibor Sinčić, candidat « anarchiste » issu de la société civile, est le seul vrai gagnant du premier tour de l’élection présidentielle de dimanche.
Avec 38,5%, le sortant Ivo Josipović essuie un véritable camouflet et aborde le second tour en position très défavorable.

Ivo Josipović arrive péniblement en tête de ce premier tour, avec 38,5% des suffrages, bien en-dessous de ce que promettaient les sondages et loin de son rêve de remporter l’élection sans avoir à passer par un second tour. Dans une Croatie en crise, ces résultats font figure d’accablant désaveu pour la coalition de centre-gauche au pouvoir, dont toutes les composantes soutenaient la candidature du président sortant.

Le 11 janvier, celui-ci devra affronter la candidate de la Communauté démocratique croate (HDZ, droite), Kolinda Grabar-Kitarović, arrivée en deuxième position avec près de 37% des votes. C’est donc un duel « classique » SDP-HDZ qui aura lieu le 11 janvier 2015.

L’outsider de cette élection, l’étudiant et militant de l’ONG Živi zid, Ivan Vilibor Sinčić, a convaincu plus de 16% des électeurs, quand les derniers sondages ne lui promettaient que 10%. Enfin, avec à peine 5%, le docteur Milan Kujundžić, candidat de la droite ultra, se classe bon dernier, mais les voix qu’il a obtenu devraient se reporter sur Kolinda Grabar-Kitarović.

À Zagreb, recouverte d’un épais tapis blanc, seuls les chasse-neiges ont zigzagué toute la journée dans les rues du centre. Pourtant, à 16h30, plus de 36% des citoyens s’étaient déjà rendus aux urnes pour choisir leur président. « Nous craignions que le temps ne décourage les électeurs, mais le taux de participation est plus élevé qu’en 2009 ! », se réjouissait dans l’après-midi Maja Kujić de la commission électorale (DIP). Au final, la participation s’élève à 47,1% des inscrits.

« Nous allons devenir un facteur politique incontournable », se réjouissait-on dimanche soir au quartier-général d’Ivan Vilibor Sinčić, où la foule n’a cessé d’arriver dans une ambiance de plus en plus festive, dès l’annonce des premiers résultats.

À l’inverse, l’ambiance était morose au quartier-général d’Ivo Josipović, même si, au fil de la soirée, l’écart avait tendance à se creuser légèrement avec Kolinda Grabar-Kitarović. Ici, l’on dénonçait les « mensonges colorés » d’Ivan Vilibor Sinčić. L’ancien président Stjepan Mesić a toutefois évoqué la possibilité que le candidat de Živi zid appelle à voter Josipović au second tour, tandis que la ministre des Affaires étrangères Vesna Pusić se réjouissait que « Sinčić ait fait trois fois plus de voix que Kujundžić »...

Dans un message diffusé sur Facebook vers 23h30, Ivan Vilibor Sinčić a catégoriquement écarté tout soutien tant à Ivo Josipović qu’à Kolinda Grabar-Kitarović, « car ce sont des gens qui ont ruiné notre pays ». s’adressant à ses partisans, le candidat a précisé : « notre loyauté est uniquement à vous, nous serons avec toujours avec vous, dans les moments difficiles et jusqu’à la victoire finale ».
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