TERRA MATER

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TERRA MATER

Message  Invité le Mar 6 Juil - 13:13

AFBV : vous avez dit rigueur scientifique

Christian Velot, biologiste enseignant chercheur est, notamment, connu pour ses travaux portant sur les OGM.
On lira ici "AFBV : vous avez dit rigueur scientifique", dans lequel il démonte la petite musique portant sur les réflexions menées sur les OGM. On connaît, malheureusement, bien d’autres dossiers où la démonstration obéit moins à la rigueur scientifique qu’à l’exigence de vouloir prouver la thèse que l’on défend. L’AFVB (Association française des biotechnologies végétales), nous dit Christian Velot est une association récente qui se définit comme une organisation « dont le but est d’informer sur la réalité des biotechnologies végétales de la façon la plus crédible possible [sic] en s’appuyant sur l’expertise de ses membres et sur des travaux reconnus par la communauté scientifique ». Parmi ses parains, on trouve Claude Allègre.
Christian Velot analyse les silences, les approximations, voire les contre-vérités de Marc Fellous, président de l’AFVB dans un courrier qu’il adresse aux députés à propos du maïs Bt Mon810.
attac

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Message  Invité le Mar 17 Aoû - 22:47


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Vigne transgénique de Colmar

Message  Invité le Mer 1 Sep - 16:53

Merci Christian !

Réaction de Christian Vélot suite au fauchage de la vigne transgénique de Colmar

"Ces essais sont prétendus être réalisés strictement à des fins de recherche et non à des fins commerciales (ce qui reste à être démontré), mais est-ce que ça donne pour autant le droit de faire tout et n’importe quoi ?


Certes, il ne s’agit pas de plante pesticides (ni productrice d’un insecticide, ni tolérante à un herbicide). Est-ce pour autant que cette vigne ne représente aucun danger environnemental au point de se permettre de faire ces essais en plein air ?


On nous dit que la transmission par le pollen est peu probable puisque c’est le porte greffe qui est génétiquement modifié et non le greffon. C’est faire fi des travaux scientifiques publiés dans Science en 2009 qui montrent le passage de gènes de porte-greffe à greffons. D’où sans doute la précaution supplémentaire d’avoir supprimé (mécaniquement) les fleurs sur ces plants. Du coup, on a aucun moyen de suivre une éventuelle transmission via le pollen.


Mais surtout, ce qui n’est quasiment jamais évoqué, c’est que cette vigne (comme toutes les plantes transgéniques résistantes à des virus), est un véritable réservoir à virus recombinants. Il s’agit de plantes transgéniques dans lesquelles le transgène est un un gène viral. La présence de ce transgène protège la plante contre le virus en question ainsi que contre les virus apparentés (sans qu’on en connaisse vraiment les mécanismes intimes). Or, les virus ont une très grande capacité à échanger spontanément leur ADN (phénomène de recombinaison) : les séquences d’ADN viral sont très recombinogènes. Par conséquent, quand cette plante est victime d’une infection virale, il peut se produire très facilement des échanges entre l’ADN du virus infectant et l’ADN du transgène, ce qui conduit à l’apparition de virus dits recombinants dont on ne maîtrise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature. Il est là le vrai danger avec ces plantes ! Avec des plantes conventionnelles, une telle situation ne peut se produire que si la plante est infectée simultanément par deux virus. Avec ces plantes transgéniques, au contraire, un seul virus suffit et on augmente donc considérablement la probabilité de ces événements. Tout ceci est expliqué en détail dans mon livre (OGM : tout s’explique) aux pages 140 à 142.


De tels essais à ciel ouvert font donc courir des risques considérables. C’est d’ailleurs très "drôle" de constater la contradiction de l’INRA sur cette question des risques : dans un article du Monde d’hier (16/08), l’INRA dit à propos des faucheurs "/ils contribuent à répandre la peur en évoquant des risques environnementaux qui n’existent pas sur cet essai, alors que l’INRA essaie de déterminer, en toute indépendance, la pertinence et les risques éventuels de ce type de technologie dans la lutte contre le court noué/". L’INRA fait des essais pour déterminer les risques mais affirme que les risques n’existent pas !??! On se fout de qui ?


Encore une fois, la planète n’est pas une paillasse de laboratoire. Pourquoi ne pas faire ces essais au moins sous serre ? Un essai en plein air doit être une simulation et ne doit pas faire courir de risques : quand on fait une simulation d’une attaque chimique dans le métro pour entraîner la coordination des secours, on met tous les ingrédients mais on ne met pas l’agent chimique quand même...


Par ailleurs, on nous dit qu’il n’existe pas de solution actuellement contre le court noué (si ce n’est que tuer les nématodes, ces vers microscopiques du sol qui transportent le virus et le transmettent au pied de vigne, avec des produits nématicides fortement toxiques). Certes, il n’y a pas de solution directement sortie des laboratoires, mais il existe en revanche des pratiques culturales qui permettent de s’affranchir du court noué telles que les plantes nématicides (ou nématifuges). Certains viticulteurs ne sont pas ou peu embêtés par le court noué. Pourquoi ? Posons-nous la question. Voilà de véritables pistes à exploiter qui conduiront inévitablement à des stratégies subtiles, durables et moins invasives que l’artillerie lourde des OGM. Cet exemple soulève une fois de plus la nécessité de développer la recherche participative à laquelle les viticulteurs contribueraient activement et où leur implication ne se réduirait pas à siéger dans un comité de suivi de la mise au point d’une technologie qui leur sera servie clés en mains pour qu’ils s’empressent d’oublier leurs bonnes vieilles pratiques paysannes respectueuses de l’environnement.


Il est clair que ces essais ne sont qu’un cheval de Troie pour l’ensemble des essais en plein air et pour l’acceptation des OGM et des biotechnologies en général.


C’est pour toutes ces raisons que je soutiens à 200% cette action de fauchage."

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Chaud bouillant

Message  Invité le Mer 15 Sep - 9:14


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"On récompense les coupables au centuple, on dit aux innocents de se taire et de payer. Ils ne reçoivent absolument rien en échange de leurs contributions financières -ni celles d’aujourd’hui ni celles de demain. Ce qu’ils auront, c’est le chômage, l’allongement de la durée du travail, la réduction des pensions de retraite, la destruction des services publics et la baisse du niveau de vie pour eux et pour leurs enfants. Les profits sont privatisés et les pertes socialisées, comme il est d’usage dans les sociétés fondées sur l’idéologie néolibérale, le fondamentalisme du marché.
L’extrême gravité des événements récents devrait nous inciter à examiner à la loupe le lieu que nous habitons, et ce qui pourrait en changer l’agencement -pour le meilleur ou pour le pire. On pourrait classer ces événements possibles en négatifs et positifs. Côté négatif il y a beaucoup de peurs, mais côté positif il y a quantité d’espoirs et de propositions rationnelles, qui pourraient mûrir et se concrétiser si les forces populaires commençaient à s’organiser en alliances dotées de poids politique et d’objectifs clairs.
D’abord les peurs. La situation pourrait facilement s’aggraver très vite. La crise n’est pas finie, quoi que disent et prétendent marchés financiers et gouvernements, et même si les Bourses ont commencé à montrer des signes de redressement. Dans les années 1930, les pouvoirs publics ont commis la même erreur. Ils ont arrêté trop tôt l’administration des remèdes keynésiens, de l’intervention de l’Etat. L’hiatus a provoqué la rechute, et il a fallu finalement la Seconde Guerre mondiale pour briser l’étreinte de la Dépression. Nous risquons de subir un coup d’arrêt semblable.
Il reste encore quantité de produits financiers prêts à exploser -il est clair, par exemple, que la bulle de l’immobilier de bureau, à distinguer de celle du secteur résidentiel, n’a pas encore totalement produit ses effets. Bien des banques ont consenti, en outre, des prêts à des pays de l’Europe du Sud et de l’Est en difficulté. Les Etats-Unis débitent les bons du Trésor comme des journaux à gros tirage. Imaginons que la bulle des bons d’Etat américains éclate brutalement. Dans un tel scénario, le dollar ne pourrait plus jouer le rôle de devise universelle; on prendrait des mesures de replâtrage, mais en vain; des millions de gens, et pas seulement des américains, perdraient leur épargne, leurs pensions, leur assurance, etc.
Le Climat commence à basculer. « Certains disent que le monde finira dans le feu, d’autres dans la glace […] », a écrit le poète américain Robert Frost. Pour les Européens et les Nord-Américains, il pourrait aller dans les deux sens: vers la glace, avec la fonte des glaciers qui déversera des milliards de tonnes d’eau extrêmement froide dans les océans et perturbera totalement le Gulf Stream et les autres courants océaniques; vers le feu, avec les émissions de CO² et de méthane qui provoqueront de très fortes hausses de température, accompagnées de sécheresses et d’une hausse rapide du niveau de la mer.
Des millions de réfugiés du climat sont en marche, aucune armée sur terre ne peut les arrêter. Les épidémies se diffusent bien plus vite, les conflits pour s’assurer les biens de première nécessité comme l’alimentation et l’eau prolifèrent. Bientôt, tous les atours et les monuments de notre civilisation pourraient s’écrouler.
L’être humain déteste envisager ce type de catastrophe. Il préfère croire qu’en haut lieu « ils » doivent bien savoir ce qu’ils font, et qu’« ils » feront le nécessaire pour que nul n’ait à connaître ce scénario épouvantable. Faire face à une telle éventualité pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et a fortiori de la civilisation occidentale (ou d’ailleurs orientale), épuise, terrifie et contribue à diffuser le syndrome de Scarlett O’ Hara: « Je ne veux pas y penser aujourd’hui, j’y penserai demain ».
Mais ce qu’« ils » ont fait jusqu’à présent face à la crise n’inspire guère confiance. Et il est d’autres scénarios possibles, quand de nombreux remèdes crèvent les yeux. Tant il est vrai que lorsque les dirigeants n’ont ni vision ni audace, tout dépend du peuple."
...

Leurs crises, nos solutions de Susan George (2010, Albin Michel)

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Déclaration finale de Cochabamba

Message  Invité le Mer 22 Sep - 13:18



Déclaration finale de Cochabamba


Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre-Mère, Cochabamba, Bolivie


"Aujourd’hui, notre Terre-Mère est blessée et l’avenir de l’humanité est en péril. Si la planète se réchauffe de plus de 2º C, comme l’implique ledit « Accord de Copenhague », il y a 50 % de chances que les dommages que subirait notre Terre-Mère soient totalement irréversibles. 20 % à 30 % des espèces seraient en danger d’extinction. De vastes étendues de forêt seraient touchées, les sécheresses et les inondations toucheraient différentes régions de la planète, les déserts s’étendraient et la fonte des pôles et des glaciers dans les Andes et l’Himalaya s’aggraverait. De nombreux états insulaires disparaîtraient et l’Afrique subirait un accroissement de la température de plus de 3º C. De même, la production d’aliments réduirait à l’échelle mondiale avec des conséquences catastrophiques pour la survie des habitants de vastes régions de la planète, et le nombre de personnes souffrant de famine dans le monde, qui dépasse déjà 1,02 milliard, augmenterait de façon dramatique.

Les entreprises et les gouvernements des pays dits « les plus développés », avec la complicité d’une partie de la communauté scientifique, réduisent la question du changement climatique à une élévation de la température sans en aborder la cause qui est le système capitalisme. Nous sommes confrontés à la crise ultime du modèle de civilisation patriarcal fondé sur la soumission et à la destruction des êtres humains et de la nature qui s’est accéléré avec la révolution industrielle.

Le système capitaliste nous a imposé une logique de concurrence, de progrès et de croissance illimitée. Ce régime de production et de consommation repose sur la recherche de gains sans limites, en séparant l’être humain de la nature et en instaurant une logique de domination sur cette dernière, transformant tout en marchandise : l’eau, la terre, le génome humain, les cultures ancestrales, la biodiversité, la justice, l’éthique, les droits des peuples, et la vie elle-même.

En régime capitaliste, la Terre-Mère est simplement la source des matières premières et les êtres humains ne sont que des moyens de production et de consommation, des personnes qui ont de la valeur en fonction de ce qu’ils possèdent et non par ce qu’ils sont.

Le capitalisme a besoin d’une puissante industrie militaire pour mener à bien son entreprise d’accumulation et pour assurer le contrôle des territoires et des ressources naturelles, en usant de répression contre la résistance des peuples. Il s’agit d’un système impérialiste qui colonise la planète.

L’humanité est aujourd’hui à la croisée des chemins : poursuivre sur la voie du capitalisme, de la mise à sac et de la mort ou emprunter le chemin de l’harmonie avec la nature et du respect de la vie.

Nous exigeons la fondation d’un nouveau système qui rétablisse l’harmonie avec la nature et entre les êtres humains. L’équilibre avec la nature n’est possible que s’il y a équité entre les êtres humains.

Nous proposons aux peuples du monde de récupérer, de revaloriser et de renforcer les connaissances, les savoirs et les pratiques ancestrales des Peuples indigènes, affirmés dans l’expérience et la proposition du « Vivre bien », en reconnaissant la Terre-Mère comme un être vivant, avec lequel nous avons une relation indivisible, interdépendante, complémentaire et spirituelle.

Pour faire face au changement climatique, nous devons reconnaître la Terre-Mère comme source de vie et fonder un nouveau système selon les principes suivants :
harmonie et équilibre entre tou-te-s et avec tout,
complémentarité, solidarité et égalité,
bien-être collectif et satisfaction des besoins fondamentaux de tou-te-s en harmonie avec la Terre-Mère ,
respect des droits de la Terre-Mère et des Droits de l’Homme,
reconnaissance de l’être humain pour ce qu’il est et non pour ce qu’il possède,
élimination de toute forme de colonialisme, d’impérialisme et d’interventionnisme,
paix entre les peuples et avec la Terre-Mère. Le modèle que nous défendons n’est pas celui d’un développement destructif ou illimité. Les pays ont besoin de produire des biens et des services pour satisfaire les besoins fondamentaux de leur population, mais ils ne peuvent en aucun cas poursuivre sur cette voie de développement où les pays les plus riches ont une empreinte écologique cinq fois plus grande que ce que la planète peut supporter. Actuellement, la capacité de la planète à se régénérer a déjà été dépassée de plus de 30 %. A ce rythme de surexploitation de notre Terre-Mère , il nous faudrait deux planètes d’ici 2030. Dans un système interdépendant dont nous, êtres humains, sommes un des composants, il n’est pas possible de reconnaître des droits uniquement à la partie humaine du système sans provoquer un déséquilibre de tout le système. Afin de garantir les droits de l’homme et de rétablir l’harmonie avec la nature, il est nécessaire de reconnaitre et d’appliquer véritablement les droits de la Terre-Mère . Pour cela, nous proposons le projet de Déclaration Universelle des Droits de la Terre-Mère dans lequel sont consignés :
le Droit de vivre et d’exister,
le Droit d’être respectée,
le Droit de poursuivre ses cycles et processus vitaux libre de toute dégradation humaine,
le Droit de conserver son identité et son intégrité comme êtres différenciés, autorégulés et interdépendants,
le Droit à l’eau comme source de vie,
le Droit à l’air libre,
le Droit à une bonne santé,
le Droit d’être libérée de la contamination et de la pollution, des déchets toxiques et radioactifs,
le Droit de ne pas être modifié génétiquement dans sa structure, menaçant son intégrité ou son système vital et sa santé,
le Droit à une réparation pleine et prompte pour les violations des droits reconnus dans cette Déclaration et causés par les activités humaines.

La vision partagée consiste à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre pour rendre effectif l’Article 2 de la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, qui détermine « la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche les interférences anthropogéniques dangereuses pour le système climatique ». Notre but est d’exiger des pays développés, sur la base du principe des responsabilités historiques communes mais différenciées, qu’ils s’engagent à fixer des objectifs quantifiés en matière de réduction des émissions qui permettent de revenir à des concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère de 300 ppm et de limiter ainsi l’augmentation de la température moyenne de la planète à un niveau maximum de 1°C. En mettant l’accent sur la nécessité d’une action urgente pour respecter ces objectifs, et avec le soutien des peuples, des mouvements sociaux et des pays, les pays développés devront s’engager dans des objectifs ambitieux de réduction des émissions qui permettront d’atteindre des objectifs à court terme, en maintenant notre vision en faveur de l’équilibre du système de la Terre, en accord avec l’objectif ultime de la Convention.

La « vision partagée pour l’Action de Coopération à Long Terme » ne doit pas être réduite dans la négociation sur le changement climatique à la définition de la limite pour l’augmentation de la température et la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, elle doit inclure de manière complète et équilibrée un ensemble de mesures financières, technologiques, d’adaptation, de développement des capacités, de modèles de production et de consommation et d’autres éléments essentiels tels que la reconnaissance des droits de la Terre-Mère pour rétablir une harmonie avec la nature.

En assumant leur responsabilité passée et actuelle, les pays développés, principaux responsables du changement climatique, doivent reconnaitre et honorer leur dette climatique dans toutes ses dimensions, comme une base pour une solution juste, effective et scientifique au changement climatique. Dans ce cadre, nous exigeons des pays développés qu’ils :
rétrocèdent aux pays en développement l’espace atmosphérique qui est occupé par leurs émissions de gaz à effet de serre. Ceci implique la décolonisation de l’atmosphère par la réduction et l’absorption des émissions,
prennent en charge les coûts et les besoins de transfert technologique des pays en développement pour la perte d’opportunités de développement qu’ils subissent en vivant dans un espace atmosphérique réduit,
prennent sous leur responsabilité les centaines de milliers de personnes qui devront migrer à cause du changement climatique par leur faute et qu’ils suppriment leurs politiques de restriction de l’immigration et offrent aux personnes migrantes une vie digne ainsi que tous les droits accordés dans leurs pays,
assument la dette d’adaptation liée aux impacts du changement climatique dans les pays en développement en fournissant les moyens nécessaires permettant de prévenir, de minimiser et de régler les dommages causés par leurs émissions excessives,
honorent ces dettes comme faisant partie d’une dette plus grande encore envers la Terre-Mère, en adoptant et en mettant en application la Déclaration Universelle des Droits de la Terre-Mère aux Nations Unies. Il ne s’agit pas uniquement de compensation économique, mais principalement de justice réparatrice – c’est-à-dire de rendre leur intégrité aux personnes et aux membres de la communauté de vie sur Terre.

Nous déplorons la tentative faite par un groupe de pays d’annuler le Protocole de Kyoto, seul instrument légal inaliénable spécifique pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre des pays développés.

Nous avertissons le monde que, malgré leur obligation légale, les émissions des pays développés, au lieu de réduire, ont augmenté de 11,2 % entre 1990 et 2007. Aux Etats-Unis, les émissions de GES ont augmenté de 16,8 % entre 1990 et 2007 à cause de leur consommation illimitée, avec en moyenne 20 à 23 tonnes de CO2 rejetées par an et par habitant, ce qui représente plus de neuf fois les émissions moyennes d’un habitant du Tiers-monde, et plus de 20 fois les émissions d’un habitant de l’Afrique Subsaharienne.
Nous rejetons catégoriquement l’« Accord de Copenhague » que nous jugeons illégitime ; il permet aux pays développés de proposer des réductions insuffisantes d’émissions de gaz à effet de serre, sur la base d’engagements volontaires et individuels, qui violent l’intégrité environnementale de la Terre-Mère en entraînant une augmentation de la température de l’ordre de 4ºC.

La prochaine Conférence sur le Changement Climatique qui doit avoir lieu en fin d’année au Mexique doit approuver un amendement au Protocole de Kyoto, pour la seconde période d’engagement de 2013 à 2017, qui stipule que les pays développés doivent s’engager à des réductions domestiques significatives d’au moins 50 % par rapport à 1990, l’année de référence, sans prendre en compte les marchés du carbone ou autres systèmes de compensation qui masquent le fait que les objectifs de réduction réelle des émissions de gaz à effet de serre ne sont pas remplis.

Nous exigeons que soit d’abord décidé un objectif global pour l’ensemble des pays développés qui serait ensuite décliné pour chacun des pays développés en comparant les efforts fournis par chacun, perpétuant ainsi le système du Protocole de Kyoto pour la réduction des émissions. Les Etats-Unis d’Amérique, seul pays de la Terre de l’Annexe 1 n’ayant pas ratifié le Protocole de Kyoto, ont une grande responsabilité à l’égard de tous les peuples du monde car ils doivent ratifier le Protocole de Kyoto et s’engager à respecter et à réaliser des objectifs de réduction d’émissions à une échelle appropriée au regard de l’importance de son économie. Nous, les peuples, avons les mêmes droits d’être protégés des impacts du changement climatique et rejetons la notion d’adaptation au changement climatique si elle est la résignation face aux impacts des émissions passées des pays développés, qui eux doivent adapter leurs modes de vie et de consommation devant cette urgence planétaire. Nous nous voyons contraints de faire face aux impacts du changement climatique, et considérons que l’adaptation est un processus, non une contrainte, qu’il est un outil permettant de les compenser, démontrant ainsi qu’il est possible de vivre en harmonie avec un modèle de vie différent. Il est nécessaire de mettre en place un Fonds d’Adaptation, utilisé exclusivement pour faire face au changement climatique, et qui ferait partie d’un mécanisme financier géré et dirigé de manière souveraine, transparente et équitable pour nos Etats. Dans le cadre de ce fonds, il convient d’évaluer les impacts et leurs coûts dans les pays en développement et les besoins que ces impacts détournent, et enregistrer et superviser le soutien apporté par les pays développés. Ce fonds doit également gérer un mécanisme destiné à réparer-les dommages causés par des impacts passés et futurs, la perte d’opportunités et le provisionnement pour événements climatiques extrêmes et progressifs, et les coûts supplémentaires éventuels si notre planète dépasse les seuils écologiques ainsi que les impacts qui freinent le droit à Vivre Bien.

L’ « Accord de Copenhague », imposé aux pays en développement par quelques Etats, outre l’insuffisance des ressources qu’il propose, prétend en lui-même diviser et opposer les peuples et extorquer les pays en voie de développement en conditionnant l’accès aux ressources pour les efforts d’adaptation et de réduction.. De plus, il est inacceptable que dans les processus de négociation internationale, on tente de classifier les pays en développement en fonction de leur vulnérabilité au changement climatique, ce qui engendre entre eux des disputes, des inégalités et des ségrégations.

L’immense défi auquel nous devons faire face en tant qu’humanité pour contenir le réchauffement de la planète et la refroidir ne sera relevé que grâce à une profonde transformation de l’agriculture vers un modèle viable de production agricole paysan et indigène et vers d’autres modèles et pratiques qui contribueront à résoudre le problème du changement climatique et garantiront la Souveraineté Alimentaire, prise en son sens de droit des peuples à contrôler leurs propres semences, terres et eaux et la production de leurs aliments grâce à une production locale et culturellement ancrée, en harmonie avec la Terre-Mère, l’accès pour les peuples à une alimentation suffisante, variée et nourrissante en complémentarité avec la Terre-Mère et en améliorant la production autonome (participative, communautaire et partagée) de chaque nation et de chaque peuple.
Dans le monde entier, le changement climatique a maintenant un impact profond sur l’agriculture et sur les modes de vie des peuples indigènes et des paysans ; cet impact va empirer à l’avenir.

L’agro-industrie, avec son modèle social, économique et culturel de production capitaliste globalisée et sa logique qui consiste à produire des aliments pour le marché et non pas pour respecter le droit à une alimentation appropriée, est l’une des causes principales du changement climatique. Son approche technologique, commerciale et politique ne fait qu’exacerber la crise du changement climatique et augmenter la faim dans le monde. Pour cette raison, nous rejetons les Accords de libre-échange, les Accords d’associations et toutes les formes d’application des droits de la propriété intellectuelle sur la vie, les technologies actuellement à la mode (agrochimie, modifications génétiques) et celles qui proposent de fausses solutions (biocarburants, géo-ingénierie, nanotechnologies, etc..) et ne font qu’aggraver la crise en cours.

De même, nous dénonçons la façon qu’a le modèle capitaliste d’imposer des projets de méga-infrastructures et d’envahir des territoires avec des projets d’extraction, de privatisation de l’eau et de militarisation, expulsant des peuples indigènes de leurs terres, faisant obstacle à la souveraineté alimentaire et approfondissant la crise socio-environnementale.
Nous exigeons la reconnaissance du droit de tous les peuples, être vivants et Mère terre, d’avoir accès à l’eau et nous appuyons la proposition du Gouvernement bolivien de reconnaître l’eau comme un Droit humain fondamental..

La définition des forêts utilisée lors des négociations de la Convention des Nations Unies sur le changement climatique, qui inclut les plantations, est inacceptable. Les plantations en monoculture ne sont pas des forêts. Nous demandons donc que, lors de négociations, une définition qui reconnaisse les forêts vierges, les jungles et les différents écosystèmes de la terre soit adoptée.

La Déclaration des Nations Unies sur les Droits des peuples indigènes doit être totalement reconnue et intégrée aux négociations sur le changement climatique. La meilleure stratégie et les actions les plus efficaces pour éviter la déforestation et la dégradation des forêts vierges et des jungles, et mieux les protéger, est de reconnaître et de garantir les droits collectifs aux terres et aux territoires, surtout si l’on considère que la plupart de ces forêts sont situées sur les territoires de peuples et des nations indigènes et d’autres communautés traditionnelles. Nous condamnons les mécanismes de marché tels que REDD (réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts), ainsi que ses versions + et ++, qui violent la souveraineté des peuples et leur droit à un choix préalable librement consenti, de même que la souveraineté des Etats nationaux, les coutumes des peuples et les droits de la nature.

Les pays pollueurs ont l’obligation d’effectuer des transferts directs des ressources économiques et technologiques nécessaires pour financer la restauration et l’entretien des forêts au bénéfice des peuples et des structures organiques ancestrales, indigènes et paysannes. Ces compensations doivent être directes et en plus des sources de financement promises par les pays développés en dehors du marché du carbone, elles ne doivent jamais servir de compensations climatiques (offsets). Nous exigeons que les pays cessent dans les forêts et les bois toute action locale basée sur des mécanismes de marché, elles ne proposent que des résultats inexistants et conditionnés. Nous appelons les gouvernements à créer un programme mondial de restauration des forêts vierges et des jungles géré et administré par les peuples et faisant usage des semences de la forêt, des arbres fruitiers et de la flore autochtone. Les gouvernements devraient éliminer les concessions de forêts et appuyer le maintien des nappes de pétrole dans le sol, et mettre rapidement fin à l’exploitation des hydrocarbures dans les régions de forêts.

Nous appelons les Etats à reconnaître, respecter et garantir la mise en œuvre effective des normes internationales en matière de droits de l’homme et de droits des peuples indigènes, y compris la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes de la Convention 169 du BIT, parmi d’autres instruments appropriés pour les négociations, politiques et mesures utilisées pour affronter le défi posé par le changement climatique. Nous appelons tout particulièrement les Etats à reconnaître légalement les revendications de territoires, terres et ressources naturelles permettant et renforçant nos modes de vie traditionnels, contribuant ainsi efficacement à la résolution du problème du changement climatique. Nous demandons l’application complète et effective du droit à la consultation, à la participation et au consentement préalable libre et informé des peuples indigènes lors de tout processus de négociation, et l’élaboration et l’application de mesures en relation avec le changement climatique.

La dégradation de l’environnement et le changement climatique atteignent actuellement des niveaux préoccupants, et les migrations internes et internationales en sont l’une des principales conséquences. Selon des évaluations, il y avait déjà en 1995 environ 25 millions de réfugiés climatiques. On en estime le nombre actuellement à environ 50 millions et on évalue à entre 200 millions et un milliard le nombre d’individus qui seront déplacés à cause de situations résultant du changement climatique d’ici à 2050.

Les pays dévelppés devraient assumer leurs responsabilités face aux réfugiés climatiques, les accueillir sur leurs territoires et reconnaître leurs droits fondamentaux en signant des conventions internationales définissant ce qu’on appelle un réfugié climatique et exigeant de tout Etat qu’il applique ces conventions. Etablir un Tribunal international des consciences qui dénonce, matérialise, documente, juge et punisse les violations des droits des migrants, des réfugiés et des personnes déplacées, que ce soit dans leur pays d’origine, en transit ou dans le pays de destination, en identifiant clairement les responsabilités des Etats, des entreprises et d’autres agents.

Les financements actuellement destinés aux pays en développement pour lutter contre le changement climatique et la proposition de l’Accord de Copenhague sont insignifiants. En plus de l’aide actuelle au développement et des fonds publics, les pays développés doivent prendre l’engagement de donner chaque année au moins 6% de leur PNB pour battre en brèche le changement climatique dans les pays en développement. Ceci est parfaitement viable si l’on considère qu’un montant similaire est dépensé pour la défense nationale et que l’on a injecté cinq fois plus d’argent pour aller au secours des banques en faillite et des spéculateurs, ce qui pose de sérieuses questions au sujet des priorités générales et de la volonté politique. Ce financement devrait être direct et inconditionnel et ne devrait pas interférer avec la souveraineté nationale ou le droit à l’auto-détermination des communautés et des groupes les plus affectés.

Au vu de l’inefficacité des dispositifs actuellement en vigueur, un nouveau mode de financement devrait être mis sur pieds lors de la Conférence sur le changement climatique de 2010 au Mexique, sous la direction de la Conférence des Parties (COP) de la Convention-cadre des Nations Unies pour le changement climatique (CCNUCC) et devant lui rendre des comptes, avec une représentation significative des pays en développement, pour assurer le respect des engagements de financement des pays de l’Annexe 1.

Il a été déclaré que les pays développés ont augmenté leur émissions de manière significative entre 1990 et 2007, malgré leurs allégations que la réduction serait substantiellement appuyée par les mécanismes du marché.

Le marché du carbone est devenu un commerce lucratif, faisant de notre Terre-Mère un article de commerce. Ce n’est donc pas une alternative valable pour faire face au changement climatique, puisqu’il pille et ravage la terre, l’eau et même la vie.

La crise financière récente a démontré que le marché est dans l’incapacité de réguler le système financier, qui est fragile et incertain à cause de la spéculation et de l’émergence des courtiers intermédiaires. Il serait de ce fait totalement irresponsable de laisser le soin et la protection de l’existence humaine et de notre Terre-Mère entre leurs mains. Il est inadmissible que les négociations en cours proposent la création de nouveaux dispositifs qui étendent et font la promotion du marché du carbone, alors que les dispositifs existants n’ont ni résolu le problème du changement climatique, ni conduit à des actions réelles et directes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Il est nécessaire d’exiger des pays développés qu’ils remplissent les engagements pris dans le cadre de la CCNUCC en matière de développement et de transferts de technologies, et qu’ils renoncent à proposer des « vitrines technologiques » qui ne font que commercialiser de la technologie. Il est essentiel d’établir des directives destinées à la création d’un mécanisme multilatéral et pluridisciplinaire pour le contrôle, la gestion et l’évaluation coopératifs des échanges de technologies. Ces technologies doivent être utiles, propres et socialement irréprochables. De même, il est fondamental d’établir un fonds pour le financement et l’inventaire des technologies appropriées et libres de droits de propriété intellectuelle. Les brevets en particulier devraient passer des mains de monopoles privés au domaine public afin de garantir leur accessibilité et un coût peu élevé.

La connaissance et ses applications technologiques sont universelles et ne devraient en aucun cas faire l’objet de propriété privée ou d’usage privé. Les pays développés sont responsables du partage de leur technologie avec les pays en développement, de la construction dans ces pays de centres de recherche pour la création de technologies et d’innovations, et de la défense et de la promotion de leur développement et de leurs applications en matière de « bien-vivre ». Le monde doit redécouvrir et réapprendre les principes ancestraux et les approches des peuples indigènes pour arrêter la destruction de la planète ; il doit également promouvoir les pratiques, les connaissances et la spiritualité ancestrales afin de retrouver la capacité de « bien vivre » en harmonie avec la Terre-Mère.

Compte tenu du manque de volonté politique de la part des pays développés pour respecter effectivement leurs engagements et obligations vis-à-vis de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto, et étant donné le manque d’organisme international légal chargé de prévenir et de sanctionner les crimes envers le climat et l’environnement en violation des droits de la Terre Mère et de l’humanité, nous exigeons la création d’un Tribunal international pour la justice climatique et environnementale qui ait la capacité légale de prévenir, juger et pénaliser les Etats, l’industrie et les personnes qui volontairement ou par omission polluent ou provoquent le changement climatique.

Nous entendons soutenir les Etats qui déposent plainte auprès du Tribunal international pour la justice climatique et environnementale contre les pays développés qui ne remplissent pas leurs obligations envers la CCNUCC et le Protocole de Kyoto et ne tiennent pas leurs engagements de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Nous demandons instamment aux peuples de proposer et de promouvoir des réformes profondes au sein des Nations Unies, afin que tous les Etats membres observent les décisions du Tribunal international pour la justice climatique et environnementale.

L’avenir de l’humanité est en danger et nous ne pouvons pas permettre à un groupe de dirigeants des pays développés de décider pour tous les autres pays, comme ils ont essayé (sans succès) de le faire lors de la Conférence des Parties à Copenhague. Cette décision nous concerne tous. Il est donc essentiel de lancer un référendum mondial ou une consultation populaire sur le changement climatique par laquelle tou-te-s seront consultés en ce qui concerne les points suivants : le niveau de réduction des émissions des pays développés et des sociétés multinationales, le niveau de financement offert par les pays développés, la création d’un Tribunal international pour la justice climatique et environnemental, le besoin d’une Déclaration universelle des droits de la Terre-Mère, et le besoin de changer le système capitaliste actuel. Le processus de référendum mondial ou de consultation populaire dépendra du processus de préparation garant de son succès.

Afin de coordonner notre action internationale et d’obtenir des résultats de cet « Accord des Peuples », nous appelons à la mise sur pied d’un Mouvement mondial des peuples pour la Terre-Mère, qui devrait avoir pour base les principes de complémentarité et de respect pour la diversité des origines et des visions de ses membres, établissant ainsi un espace large et démocratique pour la coordination et les actions communes dans le monde entier. Dans ce but, nous adoptons le plan global d’action ci-joint pour qu’au Mexique les pays développés listés dans l’Annexe 1 respectent le cadre légal existant et réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 50%, et que les différentes propositions contenues dans cet accord soient adoptées.

Finalement, nous décidons de tenir une Seconde conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre-Mère en 2011 comme faisant partie du processus de construction du Mouvement mondial des peuples pour la Terre-Mère et en réaction aux résultats de la Conférence sur le changement climatique qui se tiendra à la fin de cette année à Cancún au Mexique."


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De Cancon à Cancun, pour une transition écologique et sociale !

Message  Invité le Mer 1 Déc - 18:56

De Cancon à Cancun, pour une transition écologique et sociale !

"A Cancun au Mexique, la Conférence des parties n°16 de la CCNUCC (Convention Cadre des Nations unies sur le changement climatique) se déroulera du 29 novembre au 10 décembre.

A cette occasion, l’ONU tentera de donner un nouveau souffle aux négociations sur le changement climatique, après l'echec du sommet de Copenhague.

Pendant ce sommet est né un mouvement international pour la "justice climatique et environnementale". Ses militants veulent montrer aux leaders du monde entier et aux institutions internationales, leur opposition aux fausses solutions pour stopper la crise climatique, et porter leurs propres revendications. Ils seront présents à Cancun, venus des quatre coins de la planète, pour peser sur ces négociations et tracer les perspectives de mobilisation.

Le Sommet des peuples sur le climat et les droits de la Terre mère, qui s’est réuni à Cochabamba (Bolivie) en avril dernier a ouvert une voix pour cette lutte pour la justice climatique. La déclaration finale constitue une avancée importante dans la convergence des luttes sociales et environnementales, dans une perspective antiproductiviste et internationalise. Elle pointe clairement l'origine capitaliste du dérèglement climatique en cours. Elle souligne l'incompatibilité complète entre un modèle basé sur la logique de concurrence, donc de croissance illimitée, d’une part, et la nécessité impérieuse de respecter les limites des écosystèmes et de leurs rythmes, d’autre part. Elle dénonce la colonisation impérialiste responsable de l'exploitation des ressources naturelles et des hommes et le mépris des gouvernements envers les victimes des déréglements climatiques.

Elle débouche sur une série de revendications concrètes qui lient l’écologique et le social: contre le marché du carbone ou le dispositif REDD (1), contre les agrocarburants, les OGM, les droits de propriété intellectuelle sur le vivant, les Traités de Libre Commerce, pour que l’eau soit reconnue comme droit humain fondamental, pour le respect des droits des peuples indigènes, pour le soutien à une agriculture paysanne, pour la création d'un cadre juridique international dont le but serait de mettre fin aux dérives en termes de surexploitation des ressources et irresponsabilité environnementale.

Il y a urgence à poursuivre la construction d' un mouvement citoyen international, appuyé sur les initiatives locales, qui puisse peser sur les négociations en cours. Dans cette perspective, Via Campesina appelle à organiser «1000 Cancun»partout dans le monde.

C'est dans ce cadre que, en France, Attac, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, Bizi! ont pris l’initiative d’un rassemblement à Cancon dans le Lot et Garonne le samedi 4 décembre où le NPA sera présent.

Il faut amplifier le mouvement et la résistance et exiger des mesures qui permettent de diminuer dés maintenant les rejets de gaz à effet de serre: prendre le contrôle des multinationales de l'énergie afin d'assurer pour tous la satisfaction des besoins élémentaires dans le respect des grands équilibres écologiques, relocaliser les activités économiques, arrêter le gaspillage et le pillage des ressources par les multinationales pétrolières et minières, l'agro-business ou l'agro-négoce, encourager l'agriculture vivrière paysanne, remettre en cause certains axes de développement industriel comme par exemple l'automobile, la pétrochimie ou la construction navale et aéronautique, réclamer le développement généralisé des énergies renouvelables et la gratuité des transports en commun de proximité.

http://blog.cancon2010.org/

(1)Programme des Nations unies sur la réduction des émissions résultant du déboisement et de la dégradation forestière dans les pays en développement qui vise à réduire ce chiffre en attribuant aux forêts une valeur financière basée sur leur capacité de stockage de carbone."


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...

Message  Invité le Mer 26 Jan - 16:20


Reuters

Pour sauver la planète... devenez insectivores !

"par Ivana Sekularac

WAGENINGEN, Pays-Bas (Reuters) - Il existe un moyen simple pour sauver les forêts tropicales, améliorer votre alimentation et votre santé, tout en réduisant vos émissions de gaz à effet de serre et en rognant sur votre budget alimentaire: manger des insectes.

C'est du moins la thèse que défend le chercheur néerlandais Arnold van Huis. Selon lui, à quantité égale, les insectes contiennent davantage de protéines que le bétail. Par ailleurs, leur "élevage" est moins coûteux, moins gourmand en eau et leur bilan carbone est faible.

"Les enfants n'ont aucun problème à manger des insectes mais les adultes ayant acquis des habitudes alimentaires en ont et seul le fait de goûter et d'essayer peut les faire changer d'avis", a-t-il expliqué en ajoutant que "le problème est psychologique."

Pour vaincre les réticences, il a donc organisé des conférences, des séances de dégustation et des ateliers de cuisine animés par un chef et projette désormais de sortir un livre de recettes.

"Ce sont des aliments sains, dont la valeur nutritionnelle est élevée et qui sont très bénéfiques pour les personnes âgées", a indiqué Margot Callis, dont la famille gère un élevage d'insectes destinés jusqu'ici à nourrir des oiseaux, des lézards ou des singes, près de l'université.

La productrice ne peut cependant pas consommer les petites bêtes qu'elle élève, en raison d'une allergie.

Duyugu Tatar, une consultante en technologies de l'information qui a récemment participé à des ateliers organisés par l'université, s'est montré moins enthousiaste après la dégustation.

"Le goût n'était pas si horrible (...). C'était croquant. Le goût ne ressemblait pas à des aliments habituels. Ni la viande, ni les légumes, ni les fruits. Peut-être un peu comme des cornflakes", a-t-elle témoigné.

Myriam Rivet pour le service français"


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Re: TERRA MATER

Message  Vérosa_2 le Mer 26 Jan - 17:15

WAGENINGEN, Pays-Bas (Reuters) - Il existe un moyen simple pour sauver les forêts tropicales, améliorer votre alimentation et votre santé, tout en réduisant vos émissions de gaz à effet de serre et en rognant sur votre budget alimentaire: manger des insectes.
Rolling Eyes

Vouich. Perso j'aurais plutôt placé ça dans la rubrique de la cafette "les nouvelles importantes du monde qu'on s'en fout", parce que ce n'est sûrement pas ce goût culinaire bobo qui va sauver les grandes forêts qui restent (essentiellement équatoriales et non pas tropicales) de l'émission de produits nocifs, pas plus que cela va probablement améliorer la santé des gens par rapport à un repas "normal" équilibré (sur quoi de tangible se base ce jugement ?). Quant à savoir si cela est un bénéfice pour le porte-monnaie on peut raisonnablement en douter dans la mesure où cet exotisme ne doit se pratiquer que dans certains restos branchés et assez chers. Bref ...

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Re: TERRA MATER

Message  yannalan le Mer 26 Jan - 17:23

Il y a un tas de gens qui le font déjà, en Afrique ou en Amérique du Sud... ou dans l'armée, dans les stages de survie....
Un élevage intensif ferait baisser les prix à force. mais je suis sceptique sur l'avenir immédiat du truc.

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Re: TERRA MATER

Message  BouffonVert72 le Mer 26 Jan - 19:12

J'ai vu passer cette info y'a déjà qq jours, mais je ne l'ai pas reprise...
Déjà qu'il est très difficile de sensibiliser les gens d'ici à une nourriture bio par exemple, alors si en plus vous leur dites moins de viande : là on atteint tout-de-suite le rejet, donc avec un "bouffez des insectes" : là on risque de se faire carrément insulter ou de se faire traiter de dingues...

D'une manière générale, changer les habitudes alimentaires de la population est déjà très difficile, alors pour promouvoir efficacement qq changements il faut être raisonnable : nous sommes dans l'Emisphère Nord, et en Europe, donc les insectes ne font pas, et ne feront peut-être jamais partie de notre alimentation... C'est culturel... Et géographique...


A titre personnel je ne suis de toutes façons pas concerné car je ne mange plus de viande... Donc le bilan carbonne de ce que je mange n'est pas mauvais, en tout cas bien moins mauvais que si je continuais à être carnivore...


BV72 ki s'oppose donc à cette proposition car ça risquerait de provoquer l'effet inverse...
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Re: TERRA MATER

Message  Vérosa_2 le Mer 26 Jan - 19:29

Il y a un tas de gens qui le font déjà, en Afrique ou en Amérique du Sud... ou dans l'armée, dans les stages de survie....
Le problème est de savoir si dans ces régions les plus déshéritées du monde cela correspond à une pratique coutumière, ou si cela est une façon de fortune (même ancestrale, cela ne change rien) de pallier les disettes et famines. Je n'ai pas de réponse, mais si tu en as une je suis preneur. Quant aux militaires ma foi qu'ils se nourissent de racines et d'insectes en "conditions extrêmes", je m'en tape pour la bonne raison qu'il ne s'agit plus là d'alimentation.

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Re: TERRA MATER

Message  gérard menvussa le Mer 26 Jan - 21:22

On a réussi a nous faire bouffer des hamburgers, je ne vois pas la difficulté a nous faire bouffer des grillons, ou des vers blanc de sable : tout ça est un probléme de pub, et justement Annie Méaux (la communiquante de Servier) se trouve sans boulot. Personnellement, je mange sans probléme des escargots et des crevettes, sans oublier les grenouilles, à moi les sauterelles et les lézards. Mais le probléme numéro un est de diminuer la part de bidoche en occident !
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Re: TERRA MATER

Message  BouffonVert72 le Mer 26 Jan - 21:35

Lézard n'est pas insecte.
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Re: TERRA MATER

Message  gérard menvussa le Jeu 27 Jan - 9:45

Ni les escargots, ni les grenouilles... M'en fout, z'ont qu'a pas passer à portée de croc ! Mais avec les lézards, l'avantage c'est que tu peut bouffer la viande, et recouvrir tes santiags avec la peau. Born To be wild !

Donc il y aura trois catégories d'insectes dorénavants : les sauterelles burgers, au mac do du coin, les bobos iront bouffer un délicieux vers de sable bio, et nous bikers on mangera les moustiques qu'on aura capturé sur le pare brise de nos harley Davidson Super Glide...

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MILLE PATTES (92.9)

Message  Invité le Jeu 27 Jan - 10:08


Nos vieux, ils étaient pris pour des cinglés d'écolos. Voyez maintenant à force de taper du poing sur la table et d'explications (mis à part, biensûr, les complaisantes quiches boursoufflées du bulbe d'EE les verts qui jouent aux petits chevaux avec les profiteurs...). C'est comme avec le système capitaliste: émancipation d'abord. Il faut absolument persévérer sans se fourvoyer. Moi, j'y crois dur comme le pavé ! (pas celui au poivre, hein!)

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Les tribus indigènes manifestent contre un barrage en Amazonie

Message  Invité le Ven 11 Fév - 17:45


Les tribus indigènes manifestent contre un barrage en Amazonie

"Des centaines d’indigènes brésiliens se sont rendus à Brasilia pour protester contre la construction de ce qui devrait être le troisième plus grand barrage hydro-électrique au monde.

Une pétition signée par 600.000 personnes proteste contre la construction d’un barrage hydro-électrique en Amazonie, le Belo Monte. Une telle construction endommagerait la forêt amazonienne, la plus grande du monde, et les indigènes sont convaincus que ce barrage n’apportera que "de mauvaises choses" à leurs tribus. La pétition demande au gouvernement d’abandonner ce projet de 10 milliards de dollars. De nombreuses personnalités se sont également jointes au mouvement de protestation lancé par des écologistes, comme Sting ou James Cameron par exemple.

Malgré ces protestations, le ministre brésilien de l’énergie a déclaré que la construction débutera prochainement, rapporte la BBC. Le leader des indigènes veut lutter contre le Belo Monte qui va "détruire leurs rivières, leur jungle et leurs traditions". Il indique que si sa tribu doit quitter ces terres "il y aura la guerre et du sang coulera".

Même si les autorisations pour la construction doivent encore être validées, le mois dernier, l’agence environnementale brésilienne a donné son feu vert pour dégager les terres à l’endroit où doit se dresser le barrage. En effet, la construction du barrage est considérée comme cruciale pour le développement : il créera des emplois tout en fournissant de l’électricité à 23 millions de foyers.

Si le Belo Monte voit le jour comme cela semble se dessiner il s’agira du troisième plus gros barrage au monde et il sera en mesure de fournir 11.000 mégawatts. Parallèlement, il jettera à la rue 50.000 personnes et 500 kilomètres carrés de terres seront noyées sous les eaux."

publiée le 10 février 2011

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Sortir du nucléaire ! Intervention de Daniel Tanuro à Martigues....

Message  Invité le Lun 18 Avr - 12:32

Je sais que Roseau a déjà posté hier au soir le lien qui mène à cette vidéo sur ce forum. Il me parait aussi important de poster cette vidéo ici.


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Amazonie

Message  Roseau le Mer 6 Juil - 4:54


Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l’Éducation Cristovao Buarque, fut interrogé sur ce qu’il pensait au sujet de l’internationalisation de l’Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu’il espérait une réponse d’un humaniste et non d’un Brésilien.

Voici la réponse de M. Cristovao Buarque.

En effet, en tant que Brésilien, je m’élèverais tout simplement contre l’internationalisation de l’Amazonie. Quelle que soit l’insuffisance de l’attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu’humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l’Amazonie, je peux imaginer que l’Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l’importance pour toute l’humanité. Si, au nom d’une éthique humaniste, nous devions internationaliser l’Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l’humanité que l’Amazonie l’est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d’augmenter ou de diminuer l’extraction de pétrole, comme d’augmenter ou non son prix.
De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l’Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d’un pays.
Brûler l’Amazonie, c’est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l’économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.
Avant l’Amazonie, j’aimerai assister à l’internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l’Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d’un seul propriétaire ou d’un seul pays.
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d’enterrer avec lui le tableau d’un grand maître. Avant que cela n’arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu’il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l’humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les États-unis veulent internationaliser l’Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l’arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu’ils sont capables d’utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes. Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l’idée d’une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d’un effacement de la dette.
Commençons donc par utiliser cette dette pour s’assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d’aller à l’école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu’ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l’attention du monde entier. Davantage encore que l’Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l’Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu’ils devraient aller à l’école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu’ils devraient vivre.
En tant qu’humaniste, j’accepte de défendre l’idée d’une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l’Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !
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Pétition de RAONI

Message  Invité le Mer 21 Sep - 13:01

Demande de soutien international du Chef Raoni et des représentants des peuples indigènes du Xingù (Brésil) contre le projet Belo Monte

« C'est seulement lorsque l'homme blanc aura détruit la forêt entière, lorsqu'il aura tué tous les poissons et tous les animaux et aura asséché toutes les rivières qu'il s'apercevra que personne ne peut manger l'argent »

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Bolivie : un conflit social en Amazonie vire à la crise gouvernementale

Message  Invité le Mer 28 Sep - 13:10


Bolivie : un conflit social en Amazonie vire à la crise gouvernementale

"La mobilisation ne faiblissait pas mardi 27 septembre contre le gouvernement bolivien malgré sa décision de suspendre un projet de route amazonienne controversée, un conflit social en passe de virer à la crise gouvernementale, avec la démission de trois ministres en quarante-huit heures.

Le ministre de l'intérieur, Sacha Llorenti, a présenté mardi soir sa démission, deux jours après la répression policière, dimanche à Yucumo (nord-est) d'une marche d'un millier d'Indiens amazoniens, parmi lesquels femmes et enfants, opposés au projet routier. Lundi, la ministre de la défense Cecilia Chacon avait présenté sa démission, en dénonçant l'intervention de Yucumo.

Mardi, c'est le vice-ministre de l'intérieur Marco Farfan qui a démissionné, mais dans son cas, pour être soumis à une enquête sur Yucumo. Llorenti lui avait reproché d'avoir agi "sur suggestion de commandants de police", mais sans autorisation de la présidence ou du ministre de tutelle.

VAGUE DE CONDAMNATIONS ET GRÈVE GÉNÉRALE

L'intervention de Yucumo, qui a fait quelques blessés, a suscité une vague de condamnations et des manifestations en régions. Le premier syndicat bolivien, la Centrale ouvrière bolivienne, pourtant allié traditionnel du pouvoir socialiste, a convoqué pour mercredi une grève générale, en soutien aux marcheurs indiens.

Le chef de l'Etat, Evo Morales, était intervenu lundi soir, se démarquant d'incidents "impardonnables", et annonçant la suspension du projet de route. Cet axe de 300 kilomètres, qui doit traverser une réserve naturelle qui est aussi terre ancestrale pour 50 000 Indiens amazoniens, est au cœur du conflit. Mardi, les Indiens se sont dits résolus à reprendre leur marche de protestation vers La Paz, qu'ils avaient accomplie à moitié."

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Au Brésil, la justice stoppe la construction d'un barrage

Message  Invité le Jeu 29 Sep - 11:11


Au Brésil, la justice stoppe la construction d'un barrage

"La justice brésilienne a ordonné mercredi 28 septembre l'arrêt des travaux du gigantesque barrage hydroélectrique de Belo Monte en plein cœur de la forêt amazonienne, auxquels s'opposaient les Indiens de la région et les mouvements écologistes.

La justice fédérale de l'État du Para, dans le nord du pays, a interdit au consortium Norte Energia d'altérer le lit du fleuve Xingu, par "l'implantation d'un port, des explosions, la construction de digues, le creusement de canaux ou tous autres travaux qui modifient son cours naturel" et "portent atteinte à la faune ichtyologique".

Considérée par les autorités comme un élément fondamental pour le développement énergétique du pays, la construction de ce barrage avait soulevé une forte opposition des Indiens, de la population locale et des défenseurs de l'environnement.

"IL N'EST PAS RAISONNABLE QUE LES FAMILLES SOIENT AFFECTÉES"

"Il n'est pas raisonnable de permettre que les innombrables familles, dont la survie dépend exclusivement de la pêche de poissons ornementaux sur le fleuve Xingu, se voient affectées directement par les travaux du barrage hydroélectrique", a estimé le juge.

L'Association des éleveurs et exportateurs de poissons ornementaux d'Altamira avait notamment argumenté que les travaux auraient pu provoquer la disparition des principales espèces de poissons de la région.

D'une puissance prévue de 11 200 mégawatts, soit près de 11 % de la puissance installée du Brésil, le barrage de Belo Monte devait représenter le troisième barrage le plus important au monde après ceux des Trois-Gorges, en Chine, et d'Itaipu, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay. L'investissement prévu était de 11 milliards de dollars. L'Institut brésilien de l'environnement avait pourtant autorisé sa construction en janvier dernier et confirmé sa décision en juin."

Na !

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Re: TERRA MATER

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