Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation
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Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/01/12/pour-preserver-la-planete-l-homme-devra-modifier-son-alimentation_1464462_3244.html
BV72 ki a arrêté de manger de la viande le 7 juillet, et l'a remplacée par des oeufs.
Le Monde.fr et AFP a écrit:
LEMONDE.FR avec AFP | 12.01.11 | 12h46 • Mis à jour le 12.01.11 | 13h00
Pour préserver la planète, l'homme devra modifier son alimentation
Selon un rapport présenté mercredi 12 janvier par des chercheurs français, les pays riches devront mettre moins de viande dans leur assiette et en finir avec le gâchis pour nourrir neuf milliards d'individus en 2050, tout en préservant les ressources de la planète.
Examinant la question de la subsistance alimentaire des êtres humains à l'horizon 2050, le rapport "Agrimonde", fruit de travaux lancés en 2006, répond par deux scénarios : l'un privilégie le bien-être immédiat et l'autre, le développement durable. Et ce dernier suppose "une vraie rupture", souligne cette étude réalisée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).
"Evidemment, ce n'est pas parce que je vais moins manger que quelqu'un du Sahel va mieux manger", nuance Sandrine Paillard, responsable de l'unité prospective de l'INRA. "Mais il est clair que si toute la planète mange comme on mange, et notamment autant de viande, la pression sur les ressources naturelles ne sera pas tenable". En moyenne, un individu a à sa disposition 3 000 kilocalories par jour. Mais les disparités sont fortes : on atteint les 4 000 dans les pays riches de l'OCDE, et même 4 500 aux Etats-Unis, contre seulement 2 300 en Afrique sub-saharienne.
DIMINUER LA CONSOMMATION DE VIANDE
Dans le scénario axé sur le développement durable, les chercheurs estiment que les 3 000 kilocalories quotidiennes doivent être réparties de façon plus équitable dans le monde. Un postulat qui permet de "ne pas augmenter la pression sur les ressources naturelles par rapport à aujourd'hui". Pour les pays du Nord, cela impliquerait de réduire la disponibilité en calories de 25 %. "Ce qui est assez énorme", commente Sandrine Paillard.
Les moyens d'y parvenir sont multiples et impliquent toute le chaîne de production et de consommation. D'abord, il s'agit de réduire "les pertes à la consommation" qui peuvent s'élever jusqu'à 30 % dans les pays riches. Dans la ligne de mire : le gaspillage, notamment celui causé par les aliments jetés après la date de consommation optimale, souvent confondue avec la date de péremption. "L'industrie agroalimentaire aussi se protège, les dates de péremption ne reflètent pas forcément la réalité de la sécurité des aliments", avance la chercheuse.
Ce scénario suppose également des politiques de santé publique "plus ambitieuses" pour lutter contre la suralimentation et les maladies associées, écrit le rapport. En 2003, 1,3 milliard d'adultes dans le monde étaient en surpoids, dont 400 millions d'obèses. Il ne s'agit donc pas seulement de moins manger mais de manger différemment, et notamment de limiter la viande : la production de ruminants a augmenté de 40 % entre 1970 et 1995. Le scénario durable suppose que la part des calories végétales représente 2 500 kilocalories sur les 3 000 journaliers.
"Dès que le régime alimentaire est caractérisé par une forte part de calories animales, la pression sur les ressources naturelles est beaucoup plus importante", rappelle Mme Paillard. Pour l'eau par exemple, le rapport souligne que, quand 100 litres d'eau sont nécessaires pour produire un kilo de pommes de terre, la quantité s'élève à 13 000 litres pour un kilo de viande de bœuf.
Une partie des efforts pourrait être faite sans s'en rendre compte. En 2050, les plus de 60 ans représenteront 20 % de la population, contre 10 % aujourd'hui. "Les besoins caloriques de ces personnes étant moindres, le vieillissement de la population mondiale pourrait aussi contribuer à rendre plausible la diminution des consommations alimentaires moyennes dans les pays riches", écrit le rapport.
BV72 ki a arrêté de manger de la viande le 7 juillet, et l'a remplacée par des oeufs.

BouffonVert72- Messages: 1748
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Produire, manger et jeter moins de viande permettrait une baisse notable des rejets carbone
http://www.zegreenweb.com/sinformer/lagneau-a-la-premiere-place-du-podium-des-aliments-les-plus-polluants,31244
L’agneau à la première place du podium des aliments les plus polluants
par jessica rat, Mardi 19 juillet 2011
Le boeuf émet deux fois plus de dioxyde de carbone (CO2) que le porc, quatre fois plus que le poulet et treize fois plus que les protéines végétales comme les haricots. Il est toutefois devancé par l'agneau, qui prend la première place du classement de l'EWG des aliments les plus "polluants"
On l’a évoqué à plusieurs reprises, la viande est néfaste pour l’environnement, contribuant entre autres activement à la déforestation. Les ruminants rejettent par ailleurs d’importantes quantités de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère durant la digestion. Des faits éprouvés qui n’ont cependant pas empêché la consommation mondiale de viande d’exploser au cours des quatre dernières décennies…
La production a ainsi triplé entre 1971 et 2010 et les experts estiment qu’elle devrait encore doubler d’ici 2050 pour atteindre plus de 544 milliards de kilos par an (!)
L’Environmental Working Group (EWG) a quant à lui calculé l’impact de la consommation de viande et d’autres aliments faisant partie intégrante de notre quotidien sur les émissions mondiales de CO2. Il a pour ce faire jaugé la quantité de CO2 émise lors de chaque étape de leur “vie”, de la production jusqu’à la fin de parcours dans la poubelle.
D’après ses calculs, l’agneau devancerait le bœuf. Alors que ces deux animaux présentent les mêmes caractéristiques – il s’agit de deux ruminants qui se nourrissent de quantités de nourriture sensiblement identiques –, l’agneau émet 50% de plus d’équivalent CO2 pour chaque kilogramme mangé uniquement parce qu’il produit moins de viande comestible que le bœuf.
Produire, manger et jeter moins de viande permettrait une baisse notable des rejets carbone
Le fromage produit à partir de lait de vache, qui génère autant de rejets carbone durant sa production que la viande de bœuf, complète le podium. Les auteurs soulignent toutefois que la consommation de fromages moins denses est déjà un peu plus eco-friendly dans la mesure où ils requièrent moins de lait.
Viennent ensuite le porc et le saumon d’élevage, lequel « pollue » plus que son homologue sauvage puisqu’il nécessite une alimentation apportée par l’homme (pêchée, cultivée ou encore pire transformée, par exemple en farine animale). L’EWG a en effet pris en compte les besoins alimentaires de tous ces animaux, ceux-ci faisant partie des « agents de pollution » lors de leur production et supposant le plus souvent des substances nocives comme les pesticides et les fertilisants. Sans parler de l’eau, généralement utilisée en quantités astronomiques.
Contrairement aux viandes précitées, les végétaux émettent quant à eux plus de CO2 après leur production (malgré la possible utilisation de produits chimiques), que ce soit durant leur transformation, le transport, la cuisson ou en fin de vie. Il apparaît en outre qu’une partie considérable de cette pollution pourrait facilement être évitée dans la mesure où un cinquième des émissions proviennent des déchets dits « inutiles », c’est-à-dire de la nourriture comestible et non des rebuts « inévitables » comme les os et la graisse de cuisson. En ce qui concerne le saumon d’élevage, les éleveurs et les consommateurs seraient conjointement responsables d’une perte de 44% de la production.
Aussi y’a-t-il urgence à œuvrer à une meilleure gestion de notre alimentation. Manger, jeter et produire moins de viande pourrait ainsi permettre une réduction substantielle des rejets carbone. Si l’ensemble de la population américaine se convertissait au végétarisme, il en résulterait une diminution de 4,5% des émissions de CO2 nationales, soit l’équivalent de 46 millions de voitures en moins sur les routes (!) Quels que soient les goûts de chacun, le fait est que l’abus de viande n’est pas que néfaste pour notre planète. Il l’est aussi pour notre santé.

BouffonVert72- Messages: 1748
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