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Message  nico37 le Jeu 30 Déc - 20:14

Danemark: Les petits soldats du crime par Olivier Truc Le Monde, Le Temps - 30 août 2010

Dans le pays réputé «le plus heureux au monde», Hells Angels, Bandidos ou Black Cobra s’entre-tuent mais ont pignon sur rue et même des porte-paroles. Ils jouent sur le racisme pour recruter les jeunes.

Appelons-le Nick, pour raison de sécurité. Il a un peu plus de 18 ans. Nick est un jeune Danois qui lutte pour sortir d’un engrenage où de plus en plus de jeunes basculent depuis quelques années au Danemark, ce pays scandinave qui passe pour «le plus heureux au monde». Nick fait partie de ces petits soldats du crime, chair à canon recrutée par des clubs de motards ou des bandes issues de l’immigration qui, depuis l’été 2008, se livrent à une guerre qui a fait 9 morts et 87 blessés au cours de 140 accrochages. La dernière fusillade a eu lieu le 21 août, quand les occupants d’une voiture ont tiré à 13 reprises sur ceux d’un autre véhicule. L’enjeu est le marché de la drogue, ou de plus vagues questions d’honneur, voire de copines. Le tout sur fond de politisation du conflit.

Lorsque le journal Le Monde l’a rencontré pour la première fois, Nick avait peur pour sa vie. Il avait une dette de drogue. Il devait la rembourser deux jours plus tard, mais n’avait pas l’argent. Il se préparait à négocier quelques jours de sursis, le temps de toucher sa paye, sachant qu’il risquait de se faire passer à tabac, voire amputer d’un doigt. Il avait peur, fumait beaucoup. Et il racontait aussi qu’il avait décidé de quitter le milieu, ce qui rendait l’opération plus délicate encore.

Nick était tombé dans la spirale deux ans plus tôt. Il était supporteur du club de foot local de Brondby et avait rejoint la cohorte des hooligans qui sont proches des motards des Bandidos. «Un soir, après un match, on a été invités à leur club pour continuer la fête.» Nick a beaucoup bu et s’est retrouvé à vendre de la drogue comme un petit soldat des Bandidos. Puis les quantités ont augmenté. Les risques aussi.
Les bagarres se sont multipliées. Contre les petites mains d’AK81: AK pour Alltid Klar, «toujours prêt», et 81 pour les lettres HA, comme Hells Angels, la bande de motards concurrente. Contre ceux des Black Cobra aussi, un gang immigré à la réputation de violence.

Quand on lui demande pourquoi il a voulu quitter ce milieu qui, de son propre aveu, lui donnait «pouvoir, fraternité, drogue et fêtes», il tire sur sa cigarette et dit en rafale: «Trop de bagarres, trop de drogues, trop de morts.» Il en a eu marre. «Je veux que ma mère soit contente de moi.»
Quitter ne sera pas facile. Surtout en ce moment où les gangs recrutent beaucoup de jeunes. Car, alors que le calme semble à peu près revenu ces derniers mois – à peine quelques blessés – tous les interlocuteurs dans les différents milieux semblent persuadés qu’une nouvelle offensive se prépare. «Et on ne pourra pas l’empêcher», constate Rune Norgaard Hansen, un des chefs de l’antigang.

Cette guerre des bandes ne serait que tristement banale si elle n’avait aussi une dimension politique, voire publicitaire. Le recrutement est devenu un enjeu de premier plan. Etonnant dans cet Etat providence où les jeunes expriment généralement une grande confiance.
Durant l’été 2009, les Hells Angels, le groupe de bikers qui domine la criminalité danoise, avait lancé sur son site internet un «manifeste des chacals». Y étaient montrés du doigt ces criminels immigrés «d’origine arabe» qui «haïssent» tout ce qui est danois. La rhétorique semblait directement empruntée à DF, le parti d’extrême droite qui a imposé depuis une dizaine d’années un durcissement de la politique d’immigration.
Eux, les Hells Angels, se sont promis de défendre le Danemark et les Danois. «C’est un conflit criminel, pas ethnique, conteste le commissaire Kim Kliver, responsable de l’Unité nationale d’investigation. Les gangs polarisent le conflit pour recruter des jeunes. C’est plus facile de recruter en appelant à défendre son pays ou son quartier que le marché de la drogue.»

La dernière trouvaille des Hells Angels a fait bondir le monde politique: créer des écoles de motards pour accueillir tous les jeunes Danois de moins de 18 ans, nombreux selon eux à être attirés par le mode de vie de ces bikers plus connus pour leur implication dans le trafic de drogue, le commerce de la contrefaçon et la prostitution. «Les jeunes peuvent venir et humer l’atmosphère du milieu», a sérieusement expliqué, au quotidien Berlingske Tidende, Jorn Jonke Nielsen, le porte-parole des Hells Angels.
Car ce groupe a un porte-parole, très sollicité par les médias danois. Il choisit ses têtes. Il a répondu négativement au Monde qui lui avait adressé une demande d’entretien par courriel, disant qu’il ne parlait généralement pas aux médias étrangers. «Trop de mauvaises expériences avec du mauvais journalisme», mettait-il en avant.

Faute d’école en dur, les Hells Angels ont pour l’instant lancé sur Internet leur «Viking Defence League» où, pour 40 euros, on devient membre et l’on obtient un tee-shirt noir avec l’emblème, un casque de Viking sur fond de drapeau danois. Leur page Facebook a déjà plus de 5000 fans. «Le fait qu’ils tentent ainsi d’attirer les jeunes est une vraie source d’inquiétude», déclare le commissaire Kim Kliver.
Les Hells Angels sont ainsi passés maîtres dans l’art de communiquer. Ils ont la réputation d’avoir de bonnes connexions dans les médias, raison pour laquelle les gangs issus de l’immigration se méfient des journalistes.

Blessée lors de cette guerre, l’une de leurs figures de proue est Brian Sandberg, baptisé «motard de la jet-set. Et héros d’une biographie très autorisée, sortie ce printemps, au titre sans équivoque, Gangster, écrit par un journaliste en vue. Avec ses lunettes branchées, sa Rolex et ses habits de marque, Sandberg a contribué à moderniser l’image du biker.
Il est un des meilleurs recruteurs de l’AK81, quoiqu’il s’en défende. «Les Hells Angels attirent les jeunes avec des missions qui ne semblent pas si terribles au départ et ne donnent pas le sentiment de sombrer dans la criminalité, comme conduire une escort girl à ses rendez-vous ou écouler des produits copiés, raconte Morten Frich, un reporter du quotidien Berlingske Tidende. Quand les Hells Angels ont publié leur manifeste expliquant que leur combat était culturel, beaucoup de Danois se sont reconnus là-dedans, même sans être Hells Angels. Jonke, le porte-parole des Hells Angels, est tellement populaire qu’il pourrait être député.»

Ce discours trouve un écho même chez certains policiers, comme Le Monde a pu le constater au cours d’une patrouille avec des hommes de l’antigang. Gilet pare-balles de rigueur, Henrik Mikkelsen, inspecteur en civil, sort ce soir-là avec deux collègues. Il a grandi à Norrebro, ce quartier au nord-ouest de Copenhague où sévit le gang de Blagards Plads et où ont eu lieu la plupart des échanges de tirs.

«Les membres des gangs immigrés n’ont pas la bonne attitude, dit cet homme qui a été menacé de mort quelques heures auparavant par un dealer «musulman», selon son expression, qui a dit tranquillement toute sa haine des flics. Avec les Hells Angels, c’est différent. Si l’on doit fouiller une de leurs voitures, ils vous laissent faire.»
Quand on lui demande ce qu’il pense du «manifeste des chacals», l’inspecteur n’hésite pas: «Oui, c’est en partie un combat culturel, mais les politiciens ne veulent pas le dire.»
Difficile pourtant de parler d’un camp «d’en face», puisque les alliances sont mouvantes, au gré des intérêts du moment. Au milieu des années 1990, Hells Angels et Bandidos s’étaient livrés à une guerre durant deux ans. Bilan: 11 morts et un accord de paix immortalisé par les caméras de télévision.

Après avoir été sur la touche ces dernières années, les Bandidos tentent de créer des alliances avec les gangs immigrés. Ces derniers relayent la frustration et l’échec de l’intégration, le sentiment, comme dit un jeune de la banlieue de Taastrup, que les Danois font «la chasse aux musulmans».
«On peut le faire aussi, prendre un Uzi et aller tirer comme des fous dans les quartiers danois», confie un ancien d’un gang issu de l’immigration de Norrebro. Pour lui, la raison du conflit est claire: «Il existe une haine de longue date qui n’a fait que grossir. Les bandes d’immigrés, c’est pas assez naturel dans un pays où vous vous sentez discriminé.»

Dans le quartier de Norrebro, Khalid Alsubeihi travaille depuis quinze ans avec les jeunes. Il est de plus en plus inquiet. «Des gamins de 13-14 ans sont embarqués dans les gangs. Dans mon propre club, des jeunes menacent, battent, expulsent de leur territoire d’autres jeunes s’ils refusent de vendre du haschich ou de faire la sentinelle.»

Faute de mieux, Khalid Alsubeihi a lancé en début d’année une association afin d’utiliser l’islam pour sortir les jeunes de la mouvance des gangs. «Pour moi, la religion peut être un moyen de devenir un homme bon. Mais les Danois sont très suspicieux pour tout ce qui touche à l’islam.»
Khalid Alsubeihi reproche l’absence de trop nombreux parents et le manque d’engagement des partis politiques. Mais il accuse aussi les bandes immigrées d’user du même registre que les Hells Angels. «Ils jouent aussi la carte raciale, disant que les Danois nous haïssent parce que nous sommes musulmans. Ils en profitent ainsi pour recruter.»

Certains responsables politiques, notamment à l’extrême droite, envisagent aujourd’hui l’interdiction des clubs de motards. Pour les jeunes issus de l’immigration, le discours est aussi au durcissement. Nick, quant à lui, a finalement réussi à s’acquitter de sa dette. En gardant tous ses doigts. Mais il va devoir fuir. Il a un plan: il va s’engager dans l’armée.

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Message  sylvestre le Ven 16 Sep - 15:57

L'alliance Rouge-Verte (Enhedslisten) triple son score ! Mais reste à voir cette histoire de "soutien au gouvernement"....


http://www.electionseneurope.net/2011/09/elections-legislatives-au-danemark.html

Élections législatives au Danemark

Évènement plutôt rare en Europe depuis quelques mois: un pays passe à gauche. La coalition de gauche emmenée par les Sociaux-Démocrates a en effet obtenu la majorité au parlement et devrait ainsi former le prochain gouvernement après dix ans de règne des libéraux. Une femme devrait devenir Premier ministre pour la première fois de l'Histoire du Danemark: Helle Thorning-Schmidt, présidente des Sociaux-Démocrates.

Dans le détail, les résultats sont plus surprenants: ce ne sont ainsi pas les libéraux du Premier ministre sortant Lars Lokke Rasmussen qui sont la cause de la défaite - ils gagnent au contraire un siège - mais leurs alliés: le Parti conservateur, partenaire de coalition, s'effondre, tandis que le Parti du peuple danois (droite populiste), qui les soutenait au parlement, perd trois sièges. Le recul de la droite populiste n'est certes pas aussi fort que lors des élections communales norvégiennes de lundi, mais il est perceptible. Les bons résultats de l'Alliance libérale - qui a rejoint la coalition de droite cette année - ne suffisent pas à compenser ces pertes.

A gauche, ce ne sont pas non plus les Sociaux-démocrates qui sont à l'origine de la victoire puisqu'ils reculent légèrement et perdent un siège, réalisant leur plus mauvais résultat en 100 ans. Le Parti populaire socialiste, situé sur sa gauche, recule lui aussi, et beaucoup plus fortement. Les grands gagnants à gauche - qui permettent de renverser la majorité au parlement - sont le Parti social-libéral, qui double presque son score d'il y a quatre ans, et l'Alliance rouge-verte, qui le triple. Cette dernière ne devrait pas participer directement au gouvernement, mais le soutenir au parlement, à l'image de ce qu'a fait le Parti du peuple danois au cours des dix dernières années.

Le ton devrait notamment changer en matière d'immigration: le gouvernement libéral a, au cours de ces dix dernières années, constamment durci la législation pour en faire une des plus restrictives d'Europe, sous la pression du Parti du peuple danois. Les grands vainqueurs d'hier - sociaux-libéraux et Alliance rouge-verte - sont les deux partis qui ont le plus combattu ces mesures restrictives, donnant ainsi une légitimité au gouvernement pour infléchir du moins partiellement ces politiques.

Et, pour la petite histoire, Helle Thorning-Schmidt est l'épouse de Stephen Kinnock, le fils de Neil Kinnock qui a dirigé le Parti travailliste britannique durant les années Thatcher.

Résultats détaillés des élections législatives danoises:

  • Parti libéral, 26.7% des voix (+0.5%), 47 sièges (+1).
  • Les Sociaux-Démocrates, 24.9% des voix (-0.6%), 44 sièges (-1).
  • Parti du peuple danois (droite populiste), 12.3% des voix (-1.6%), 12 sièges (-3).
  • Parti social-libéral danois, 9.5% des voix (+4.4%), 17 sièges (+Cool.
  • Parti populaire socialiste (extrême-gauche), 9.3% des voix (-3.8%), 16 sièges (-7).
  • Alliance rouge-verte (extrême-gauche), 6.7% des voix (+4.5%), 12 sièges (+Cool.
  • Alliance libérale, 5.0% des voix (+2.2%), 9 sièges (+4).
  • Parti conservateur populaire, 4.9% des voix (-5.5%), 8 sièges (-10).
  • Les démocrates-chrétiens, 0.8% des voix (-0.1%), 0 sièges (-).


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Message  Gauvain le Dim 2 Oct - 13:18

"Soutien au gouvernement", ça peut vouloir dire simplement "éviter que le gouvernement ne soit mis en minorité" au moment d'éventuels votes de confiance/ de défiance (je ne sais pas comment ça marche au Danemark). Avec un système proportionnel, l'attitude de l'extrême-gauche peut être décisive dans ce genre de cas.

Sinon, un portrait fort sympathique de la jeune leader de l'Alliance Rouge-Verte, dans The Guardian :

Johanne Schmidt-Nielsen: the new queen of Denmark's left?
She once dumped 200kg of pasta inside a ministry in protest at student grant cuts, now 27-year-old is set for a key post

Richard Orange in Copenhagen · 01/10/2011 · guardian.co.uk
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Johanne Schmidt-Nielsen is likely to be given a ministerial post in the new Danish government. Photograph: Keld Navntoft/Scanpix Johanne Schmidt-Nielsen is likely to be given a ministerial post in the new Danish government. Photograph: Keld Navntoft/Scanpix

At a time when much of the European left is in despair over its inability to convert the three-year financial crisis into electoral success, Denmark is now the exception.

Two weeks ago Helle Thorning-Schmidt won the right to become the country's first female prime minister after her Social Democratic-led coalition topped parliamentary polls to oust the rightwing Liberal-Conservative government. Thorning-Schmidt, 44, has also earned headlines in Britain as the daughter-in-law of Neil Kinnock, the former Labour party leader.

For many young Danes, however, by far the bigger story is the extraordinary influence and popularity of a woman 17 years younger, who has emerged as a potential power broker. Johanne Schmidt-Nielsen has been described as the "new queen of the Red-Green Alliance", the party on whose executive committee she serves. At 27, she is young, beautiful, radical and received significantly more personal votes than the new prime minister in the recent election, which allows voters to express preferences for individual politicians. The British equivalent would be a young activist for Respect or the Green party outpolling the Labour leader. It was an amazing result.

"I was really surprised about the [personal votes] result," she told the Observer, in one of her first interviews with the foreign media. "Perhaps you should ask the voters." A ministerial role now seems certain, but as recently as 2007 Schmidt-Nielsen was known more for activist stunts than party politics. She dumped 200kg of pasta and 40 litres of tomato sauce inside the finance ministry in protest at student grant cuts. She strung red suspenders from the social affairs ministry in a protest for women's equality, and planted bushes in a park as part of a protest for gay rights.

In her offices on the top floor of Denmark's parliament, stuck in the middle of the difficult party negotiations over the new government, it's clear that she has moved a long way from her activist beginnings. The only visible hint of street radicalism is a discreet metal stud in the inner part of one ear.

However, she dismisses the focus on her as a person as an attempt to explain away the success of her party. "The pundits are in shock. They think, 'Oh, the Socialist party has grown so much', and then they say, 'Oh, the people, they don't really agree with the policies, they just voted for Johanne because she's young and beautiful.'"

This is exactly the line taken by Michael Ulveman, press secretary for the former prime minister, Anders Fogh Rasmussen, who believes Schmidt-Nielsen's popularity will be short-lived: "I think the population is going to have a wake-up call, because they don't have many figures like her. There will be a lot of members of parliament now who have very extreme leftwing opinions."

Schmidt-Nielsen scoffs at this: "The right wing have been trying to mount this scare campaign against us, saying Johanne is really a dangerous communist and she will make us like North Korea or Albania. But it didn't really work. It's difficult for people to blame me for the Soviet Union. I was born in 1984."

Schmidt-Nielsen is skilled at using her youth like this, to deflect criticism or make her opponents look out of touch. When, at 23, she fronted for her party in the 2007 televised election debates, Bendt Bendtsen, leader of the Conservative party, asked her for coffee, thinking she was a production assistant. The story overshadowed everything else in the press coverage afterwards. "I do not think they would do that now," she laughs. "They would be afraid to end up on the front pages of the newspapers like that sexist old man. I know I'm young, but parliament should reflect society and there are also young people in society. We are not all men of 55 years old, wearing suits, who have our own company."

In fact, Schmidt-Nielsen almost ranks as a veteran. She has been in politics for 15 years. "I was 12 when I got involved. There were a lot of children at school whose parents didn't really have the ability to help them, and I thought, why's the school not helping them?"

This led to her becoming vice-president of the secondary school students' association, standing as a Social Democrat. "But then, when I was 15, I thought, that's too rightwing for me," she says. So she joined the anti-globalisation movement, protesting in Prague, Gothenburg, Brussels and Rostock.

She's unapologetic about how far she now sits to the left. "I'm an anti-capitalist and a socialist, is that so radical? It's just so obvious that the climate can't deal with this way of producing goods. This obsession with blind growth, it can't continue. I don't believe that the task for the rich countries is to get more growth; it is to redistribute the wealth that we already have."

She believes this election marks an opportunity to reclaim the country after a decade of rightwing rule. Top of her agenda is to undo the draconian migration laws that the far-right Danish People's party has pushed on to the statutes during its backing of the Liberal-Conservative coalition. She's also determined to block moves to limit unemployment benefits and raise the retirement age.

"For 10 years, there has been this logic that if you just keep whipping the unemployed, suddenly a lot of new workplaces will come up in Denmark, like magic, and it's not happening of course, because the problem isn't that they don't want to work, the problem is that there's no place for them to work."

Schmidt-Nielsen also has more radical goals: she wants to nationalise the energy industry, set up a state-owned bank, impose a Tobin tax on the financial sector and withdraw from the EU.

But unlike some of the Marxists in her party, she refuses to offer grandiose solutions to Denmark's problems. "We know that we can't get everything that we want," she concedes, seeing her role as bringing the demands of the activist movement into parliament.

But her agitprop days may be over. "Perhaps I'm not going to throw 200kg of pasta again," she says. "I mean, if you knew how much time it takes to make 200kg of pasta. It's hard work."



https://apps.facebook.com/theguardian/world/2011/oct/01/johanne-schmidt-nielsen-denmark-left
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Message  sylvestre le Jeu 5 Avr - 15:22

Une manifestation antifasciste a réussi à écraser un meeting islamophobe :

http://www.socialistworker.co.uk/art.php?id=28071

Anti-racists see off Nazis in Aarhus, Denmark

by Martin Smith, assistant secretary, Unite Against Fascism

Many of Europe’s key Nazis and Islamophobes gathered in Aarhus, Denmark, on Saturday of last week.

They organised a conference to coordinate European-wide cooperation between their racist organisations.

The idea was also to launch a European Defence League.

The keynote speaker was Tommy Robinson, leader of the English Defence League.

Around 150 attended the racist conference.

But an 8,000-strong anti-racist counter-demonstration put paid to their plans.

Anti-racists in Aarhus launched a coalition in the run-up to the conference.

It included trade unions, student groups, left parties and community groups.

They agreed to organise a march and rally.

The local council opposed the plans for any anti-racist demonstration on the day.

Instead it organised a musical festival the weekend before which attracted about 1,000 people.

Militant

On the day the racists came to town, the council urged people to stay at home and put lighted candles in their windows.

Fortunately thousands of people ignored this advice and marched in opposition to the Nazis.

It was a vibrant and militant demonstration that snaked its way through the city.

Sound systems blared out music and chants of “Whose streets? Our streets!” rang out across Aarhus.

A rally and festival took place in the main square in the middle of the town.

The meeting was addressed by politicians and trade unionists.

I was invited to speak from Unite Against Fascism.

Towards the end of the rally thousands of local youth and protesters attacked the racists’ conference hall.

They severely disrupted the meeting, leaving a number of racists running for their lives.

Media headlines the next day all echoed the same message—“Racist convention ends in disarray.”

As one young woman said on the local radio that evening, “The Defence Leagues came and saw, but didn’t conquer—they were defeated by the people of Aarhus.”

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Message  sylvestre le Ven 30 Nov - 12:01

Enhedslisten (l'alliance rouge-verte) apporte un soutien critique au gouvernement de coalition (social-libéral) et se concentre sur l'action parlementaire au détriment de l'action de masse : Die große Chance, die Dänemarks Linke nicht nutzt
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Danemark : Empty Erreur majeure de l'Alliance Rouge Verte

Message  Roseau le Ven 7 Déc - 23:58

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1388
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Message  Copas le Ven 21 Déc - 21:24

Roseau a écrit:http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1388

A éplucher et étudier, conséquence classique et traditionnelle quand des courants de gauche servent la soupe à des réformistes.

Avertissement à ceux qui fleurtent en France autour des idées d'alliance politique impossibles.
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Danemark : Empty Danemark : Les profs jetés à la rue

Message  Antonio Valledor le Jeu 25 Avr - 13:42

Depuis le 1er avril, près de 70.000 profs de l’enseignement public danois sont privés de leur travail suite au lock-out imposé par leur employeur, la Confédération des pouvoirs locaux !

http://www.avanti4.be/analyses/article/danemark-les-profs

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Danemark : Empty L’Alliance Rouge-Verte ...

Message  ulrik le Mar 26 Nov - 22:25

http://www.lcr-lagauche.org/danemark-lalliance-rouge-verte-grande-gagnante-des-elections-communales/
Les élections municipales et régionales le 19 Novembre au Danemark ont été un succès historique pour l’Alliance Rouge-Verte (RGA ou Enhedslisten), le parti de la gauche radicale. Anne Rehder, la secrétaire de la RGA pour le travail international, analyse les résultats de ce scrutin.

Danemark : Dannemark

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Message  alexi le Mer 27 Nov - 0:46

Au cours des négociations en fin de nuit, la RGA à Copenhague a remporté le siège d’échevin du département de la construction et des affaires techniques, ce qui nous donne l’occasion de donner la priorité à une orientation verte et créatrice d’emplois pour le développement de la capitale danoise.
ça veut dire quoi ?

alexi

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Message  yannalan le Mer 27 Nov - 13:03

Echevin,c'est le mot francophone belge pour "adjoint au maire".

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Message  alexi le Jeu 28 Nov - 0:07

OK, je croyais que c'était un maire.
En ce qui concerne :

"le siège d’échevin du département de la construction et des affaires techniques"

Est-ce à dire qu'il y a un adjoint au maire par secteur d'action comme ici en France pour la fonction d'adjoint au maire et qu'il est élu sur cette base, qu'il peut choisir un ou plusieurs postes sur lequel il se présente aux élections ?

alexi

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Message  yannalan le Jeu 28 Nov - 10:11

Ca, je ne sais pas, en France,c'est les élus qui choisissent qui mettre à quel poste, on ne sait pas avant l'élection qui fera quoi.

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Message  Copas le Dim 9 Fév - 10:02

Les danois contre Goldman Sachs

Le gouvernement danois est sur le point de s’effondrer après que plus de 200.000 des cinq millions de Danois ont signé une pétition en ligne pour protester contre la prise de participation dans la société Dong Energy, une société de services publics du secteur de l’énergie, par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs. Il d’agit de la plus grande expression de mécontentement de la population au cours des dernières années pour le gouvernement de coalition sociale-démocrate mené par le Premier ministre Helle Thorning-Schmidt, qui recueillait déjà de mauvais résultats dans les sondages avant que cette affaire n’éclate -

LA SUITE .../...
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Danemark : Empty Le gouvernement est menacé d’un défaut

Message  Roseau le Mar 18 Mar - 22:52


"Un des plus grands fonds de couverture au monde, « Owl Creek Asset Management», spécule sur un défaut du Danemark. Il parie contre des obligations du gouvernement danois et a acheté une assurance de défaut de crédit contre la plus grande banque du pays, la Danske Bank. La plupart de la dette résultant de prêts hypothécaires dont 2/3 sont financés par des obligations à court terme qui font que les ménages sont particulièrement sensibles aux fluctuations des taux d'intérêt. C’est 400 milliards d'€uros d'hypothèque pour un PIB de 250 milliards d'€uros. Les ménages danois sont lourdement endettés à 321 % du revenu disponible."
http://deutsche-wirtschafts-nachrichten.de/2014/03/07/schuldenkrise-in-daenemark-droht-die-staatspleite/
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Message  Roseau le Sam 19 Juil - 3:58

Bureaucracy, Ernest Mandel legacy and the Danish Red-Green Alliance
http://www.internationalviewpoint.org/spip.php?article3458
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Message  Roseau le Mer 22 Oct - 1:39

Traduction:
L'Alliance rouge verte et les enseignements d’Ernest Mandel

Michael Voss
http://ks3260355.kimsufi.com/inprecor/article-inprecor?id=1668
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