Histoire de la Commune

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Histoire de la Commune

Message  Roseau le Ven 18 Mar - 13:49

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Re: Histoire de la Commune

Message  Vals le Ven 18 Mar - 17:06

18 mars - 28 mai 1871 : La Commune de Paris

Cet article a été publié dans Lutte Ouvrière pour le 130ème anniversaire de la Commune de Paris en 2001


En 1871, le petit peuple de Paris, celui des artisans, des ouvriers, des femmes du peuple qui constituaient alors la majorité de sa population, s'insurgeait contre le pouvoir établi. Durant les deux mois que dura la Commune de Paris, il vécut la première expérience d'exercice du pouvoir direct par la population en posant à cette occasion les bases d'une organisation sociale nouvelle, juste et fraternelle.

Les bourgeois, la police, le gouvernement, tous les ennemis du prolétariat avaient fui Paris et l'armée était aux mains des Prussiens qui venaient de gagner la guerre contre la France. Ces circonstances permirent donc aux Parisiens d'avoir le champ libre pour mettre en place l'embryon d'un pouvoir démocratique au plein sens du terme, entièrement tourné vers la satisfaction des besoins de la population.



La répression féroce qui s'abattit sur eux à partir de mai 1871 mit fin à ce gouvernement ouvrier qui avait tenu soixante-douze jours, « l'aube, quoique bien pâle, de la première république prolétarienne », comme le salua Trotsky en 1921, mais sans tuer l'espoir, pour les générations de militants révolutionnaires qui allaient lui succéder, que changer le monde était possible. Au contraire. Ils puisèrent dans la riche expérience sociale et politique de la Commune de Paris des raisons de mieux comprendre les objectifs et les tâches à venir.




De la guerre à la Commune

Le 4 septembre 1870, devant la colère des Parisiens devant la capitulation à Sedan des armées de Napoléon III face à la Prusse, les opposants politiques au Second Empire proclamèrent la République à l'Hôtel-de-Ville et la constitution d'un gouvernement de Défense nationale. Le siège de la capitale par les armées prussiennes pendant tout l'hiver 1870-1871 fut éprouvant. En février 1871, les élections donnaient à l'Assemblée, alors déplacée à Bordeaux, une majorité de députés monarchistes et réactionnaires qui portèrent Adolphe Thiers à la tête d'un gouvernement qui signa la capitulation de Paris.

L'écart se creusa de plus en plus entre celui-ci et un Paris agité par les idées socialistes, un Paris qui avait manifesté à plusieurs reprises sa méfiance à l'égard d'un gouvernement appuyé sur les « ruraux » de la province conservatrice. Le gouvernement multiplia les provocations, comme s'il cherchait l'occasion de mater dans le sang une bonne fois pour toutes les Parisiens.


Beaucoup de ceux-ci s'enrôlèrent dans la Fédération de la Garde nationale avec l'idée qu'il fallait défendre eux-mêmes Paris face aux Prussiens, sans faire confiance à quiconque pour le faire à leur place. De nombreux Parisiens furent donc armés, possédant même des canons acquis par une souscription organisée par eux-mêmes et auxquels ils tenaient jalousement, canons mis à l'abri comme ceux hissés sur les hauteurs de Montmartre.


Ce fut justement une tentative avortée de l'armée de Thiers pour reprendre ces canons aux « Fé dérés » qui marqua, le 18 mars 1871, le début de la Commune. Toute la population du quartier, femmes en tête, fit barrage aux soldats venus enlever les canons. Ils fraternisèrent avec la foule en faisant prisonnier le général Lecomte qui les commandait et qui fut exécuté ensuite avec le général Thomas, rendu responsable de la défaite face aux Prussiens.


Devant cette insurrection, le gouvernement préféra fuir à Versailles et Paris se réveilla libre, sans gouvernement et sans forces de répression.


La Commune s'organise, un nouvel Etat s'ébauche

Le Comité central de la Garde nationale prit alors les choses en main. Il décida de relever le défi, d'assurer le ravitaillement et de diriger la cité jusqu'à l'organisation d'élections de nouveaux représentants à la tête de la Commune. Lors de ces élections, le 26 mars, de nombreux militants connus pour leurs idées révolutionnaires furent élus. Pendant les deux mois de liberté qui allaient suivre, une intense vie démocratique anima les quartiers, la population intervint librement dans les clubs. Les services publics (postes, monnaie, éclairage, pompiers, santé) furent réorganisés grâce au bon sens et au dévouement des volontaires.


Les propositions des élus de la Commune indiquèrent clairement la direction choisie : le premier décret supprima l'armée permanente pour la remplacer par le peuple en armes. Les policiers passaient désormais sous le contrôle de la population et étaient révocables à tout instant comme tous les délégués investis d'un mandat impératif. Tous les fonctionnaires, des membres de la Commune jusqu'au bas de l'échelle, devaient être rétribués au niveau d'un salaire d'ouvrier. La séparation de l'Eglise et de l'Etat fut décrétée ainsi que la suppression du budget des cultes. Sur le plan économique, la Commune décida, entre autres, un moratoire sur les loyers impayés et la réquisition des logements et des ateliers abandonnés. De nombreuses commissions réfléchirent à un enseignement nouveau, laïc et gratuit, ouvert à tous et notamment, ce qui était nouveau, aux filles, et à la création d'écoles professionnelles.


Malheureusement, entièrement absorbés par l'élaboration de cette vie nouvelle, les Communards négligèrent des moyens de défense importants. Ils se refusèrent par exemple à prendre en otage l'or déposé à la Banque de France au nom d'un légalisme formel, hors de propos, alors qu'en face, Thiers et ses mercenaires ne s'embarrassaient guère du respect des règles.


Une répression impitoyable

Thiers reconstitua une armée avec la complicité du gouvernement prussien qui retenait jusque-là une partie de l'armée française prisonnière. Il écrasa les tentatives de proclamer d'autres Communes en province et isola Paris par une campagne de calomnies décrivant une capitale à feu et à sang, aux mains des pillards, alors que jamais l'ordre n'y avait si bien régné !


L'armée versaillaise entra dans Paris le 21 mai 1871 mais il lui fallut une semaine, restée tristement célèbre sous le nom de « Semaine sanglante », pour reprendre la ville, quartier par quartier, car toute la population, femmes, enfants, fédérés, défendit héroïquement ses barricades. Les derniers combattants tombèrent le 28 mai, au cimetière du Père-Lachaise devant le mur appelé depuis « le mur des Fédérés ».

La répression fit des dizaines de milliers de morts. Il s'agissait de marquer durablement les mémoires pour qu'une telle expérience ne revît plus le jour. Aux exécutions succédèrent quarante-cinq mille arrestations et des déportations pour le bagne de Nouvelle-Calédonie. Les plus chanceux purent s'exiler tandis que le mouvement ouvrier français était affaibli (mais, en fait, il ne mit que dix ans pour renaître).


Les leçons de la Commune

Le courage, l'abnégation, la générosité des hommes et des femmes de la Commune contrastent avec la sauvagerie de la répression des Versaillais, à la mesure de la peur que leur inspira l'insurrection parisienne. Au-delà, il reste de la Commune « ce grand exemple d'initiative, d'indépendance, de liberté de mouvement, d'élan vigoureux parti d'en bas, le tout allié à un centralisme librement consenti, étranger à la routine » (Lénine) qui a fécondé le mouvement ouvrier.


Marx, en rendant hommage à ces Communards « partis à l'assaut du ciel », discerna dans leur expérience, bien qu'éphémère, des traits qui allaient servir de repères aux révolutionnaires. Il conclut notamment que le prolétariat ne pouvait pas se contenter d'utiliser les institutions existantes mais qu'il lui fallait détruire l'ancien appareil d'Etat, comme les Communards avaient commencé à le faire, pour mettre à sa place leur propre Etat, au service de la majorité du peuple.


La Commune a montré du même coup l'implacabilité des représentants de l'ordre bourgeois et la nécessité, pour vaincre, d'une direction consciente. Ce sont ces enseignements qui aujourd'hui peuvent nous aider à nous orienter et qui tissent un lien vivant, par-delà le siècle, avec les Communards de 1871.


Claire LACOMBE

Lutte Ouvrière n°1710 du 20 avril 2001



























Lectures marxistes sur la Commune de Paris disponibles sur internet...


La Guerre civile en France de Karl Marx
La correspondance entre Marx et Engels sur ces évènements
Le chapitre III de l'Etat et la révolution de Lénine
Les leçons de la Commune de Trotsky (1921)
Le chapitre VI de Terrorisme et communisme de Trotsky




Lutte Ouvrière a aussi présenté un certain nombre de livres se rapportant à la Commune


Lire : Dictionnaire de la Commune de Bernard Noël
Lire : Hommes et choses de la Commune (de Maurice Dommanget)
Lire : Les écrivains contre la Commune de Paul Lidsky


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Re: Histoire de la Commune

Message  sylvestre le Mer 6 Avr - 11:12

C'est chouette la démocratie. On peut savoir ce qu'ont débattu nos dirigeants, il suffit d'attendre 140 ans.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/05/des-documents-secrets-de-la-guerre-de-1870-soumis-au-vote-des-deputes_1503151_823448.html

Des documents secrets de la guerre de 1870 soumis au vote des députés
LEMONDE pour Le Monde.fr | 05.04.11 | 12h14 • Mis à jour le 05.04.11 | 14h25



Ce mardi 5 avril, une question pour le moins inhabituelle sera posée aux députés : acceptent-ils, oui ou non, de rendre publics les débats tenus à huis clos par leurs prédécesseurs pendant la guerre franco-prussienne de 1870 et à la veille de la Commune de Paris ? Le vote est prévu en fin d'après-midi, après les traditionnelles questions au gouvernement.

L'exhumation de ces comptes rendus remonte à 2009. Elle est le fruit de la curiosité d'un fonctionnaire du service de la bibliothèque et des archives qui, un jour qu'il parcourait de vieux inventaires, s'est demandé à quoi pouvait bien correspondre ces séances en "comité secret" dont aucun historien n'avait jamais parlé.

Conservées depuis cent quarante ans au fond d'un coffre-fort situé dans les caves du Palais-Bourbon, les 723 pages dont la publication est aujourd'hui soumise au vote des députés nous replongent dans quelques-uns des moments les plus dramatiques de l'époque. Ce mois d'août 1870, quand l'opposition républicaine à Napoléon III plaida – en vain – pour une mobilisation massive des Parisiens contre les Prussiens. Et puis ce 22 mars 1871, quand quelques hommes de bonne volonté – Clemenceau en tête – tentèrent une impossible conciliation entre Paris et l'Assemblée nationale, installée à Versailles, afin d'éviter que la capitale ne tombe aux mains de ceux qui allaient devenir les communards.

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Re: Histoire de la Commune

Message  Zappa le Mer 6 Avr - 14:30

Intéressant. Le pire c'est qu'ils vont faire voter ça à l'assemblée nationale...

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Re: Histoire de la Commune

Message  sylvestre le Mer 20 Avr - 12:13

Je suis allé voir l'expo gratuite qui est en ce moment à l'Hôtel de Ville de Paris. Pas mal du tout - gravures, affiches, le tout présenté de façon didactique et intéressante. Mais j'en profite pour refaire la pub du musée d'art et d'histoire à Saint-Denis, original, et trop peu connu, qui a tout un étage sur la Commune.

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Re: Histoire de la Commune

Message  fée clochette le Mer 20 Avr - 15:09

sylvestre a écrit:Je suis allé voir l'expo gratuite qui est en ce moment à l'Hôtel de Ville de Paris. Pas mal du tout - gravures, affiches, le tout présenté de façon didactique et intéressante. Mais j'en profite pour refaire la pub du musée d'art et d'histoire à Saint-Denis, original, et trop peu connu, qui a tout un étage sur la Commune.

rien sur les tentatives de Commune dans d'autres villes ? (Narbonne par exemple)
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Re: Histoire de la Commune

Message  sylvestre le Mer 20 Avr - 15:47

fée clochette a écrit:
sylvestre a écrit:Je suis allé voir l'expo gratuite qui est en ce moment à l'Hôtel de Ville de Paris. Pas mal du tout - gravures, affiches, le tout présenté de façon didactique et intéressante. Mais j'en profite pour refaire la pub du musée d'art et d'histoire à Saint-Denis, original, et trop peu connu, qui a tout un étage sur la Commune.

rien sur les tentatives de Commune dans d'autres villes ? (Narbonne par exemple)

Bon j'ai pas tout lu, mais non pas grand chose, à part cet appel, plutôt lourd de reproches :


RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

LIBERTÉ - ÉGALITÉ - FRATERNITÉ

COMMUNE DE PARIS

AUX GRANDES VILLES

Après deux mois d'une bataille de toutes les heures, Paris n'est ni
las ni entamé. Paris lutte toujours, sans trêve et sans repos, infatigable,
héroïque, invaincu.
Paris a fait un pacte avec la mort. Derrière ses forts, il a ses murs
; derrière ses murs, ses barricades; derrière ses barricades, ses maisons,
qu'il faudrait lui arracher une à une, et qu'il ferait sauter, au besoin,
plutôt que de se rendre, à merci.
Grandes villes de France, assisterez-vous immobiles et impassibles à
ce duel à mort de l'Avenir contre le Passé, de la République contre la
Monarchie?
Ou verrez-vous enfin que Paris est le champion de la France et du
monde, et que ne pas l'aider, c'est le trahir...
Vous voulez la République, ou vos votes n'ont aucun sens; vous voulez
la Commune, car la repousser, ce serait abdiquer votre part de souveraineté
nationale; vous voulez la liberté politique et l'égalité sociale, puisque
vous l'écrivez sur vos programmes; vous voyez clairement que l'armée de
Versailles est l'armée du bonapartisme, du centralisme monarchique, du
despotisme et du privilège, car vous connaissez ses chefs et vous vous
rappelez leur passé.
Qu'attendez-vous donc pour vous lever? Qu'attendez-vous pour chasser
de votre sein les infâmes agents de ce gouvernement de capitulation et de
honte qui mendie et achète, à cette heure même, de l'armée prussienne, les
moyens de bombarder Paris par tous les côtés à la fois?
Attendez-vous que les soldats du droit soient tombés jusqu'au dernier
sous les balles empoisonnées de Versailles?
Attendez-vous que Paris soit transformé en cimetière et chacune de
ses maisons en
tombeau?
Grandes villes, vous lui avez envoyé votre adhésion fraternelle; vous
lui avez dit : « coeur, je suis avec toi ! »
Grandes villes, le temps n'est plus aux manifestes : le temps est aux
actes, quand la parole est au canon.
Assez de sympathies platoniques. Vous avez des fusils et des
munitions : aux armes! Debout, les villes de France!
Paris vous regarde. Paris attend que votre cercle se serre autour de
ses lâches bombardeurs et les empêche d'échapper au châtiment qu'il leur
réserve.
Paris fera son devoir et le fera jusqu'au bout.
Mais ne l'oubliez pas, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nantes,
Bordeaux et les autres...
Si Paris succombait pour la liberté du monde, l'histoire vengeresse
aurait le droit de dire que Paris a été égorgé parce que vous avez laissé
s'accomplir l'assassinat.

Le Délégué de la Commune aux Relations extérieures
PASCHAL GROUSSET.

IMPRIMERIE NATIONALE. - Mai 1871.
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Les mesures économiques et sociales (Video)

Message  Roseau le Mer 11 Mai - 19:16

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Mai 1871 (toujours en video)

Message  Roseau le Jeu 26 Mai - 0:13

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Re: Histoire de la Commune

Message  Vals le Jeu 2 Juin - 11:56

"Le petit bourgeois social-démocrate a été récemment saisi d’une terreur salutaire en entendant prononcer le mot de dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature a l’air ? Regardez la Commune de Paris. C’était la dictature du prolétariat" (F. Engels)

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Suite Video: La semaine sanglante

Message  Roseau le Lun 6 Juin - 18:04

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Suite video: Esquisse de bilan

Message  Roseau le Lun 20 Juin - 0:55

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Re: Histoire de la Commune

Message  alexi le Mar 21 Juin - 19:41

Si quelqu'un peut m'aider, je ne retrouve pas sur le net les adresses de La Commune sur l'interdiction du travail de nuit etc...

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Re: Histoire de la Commune

Message  sylvestre le Mer 22 Juin - 12:24

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Re: Histoire de la Commune

Message  alexi le Mer 22 Juin - 14:53

Merci Sylverstre !

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La commune n'est pas morte !

Message  Roseau le Sam 5 Oct - 19:50

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Re: Histoire de la Commune

Message  Roseau le Ven 29 Nov - 13:54

Ce texte de Daniel Bansaïd vient d'être publié
comme préface de Souvenirs d'un révolutionnaire, Gustave Lefrançais
La fabrique, 2013, 506 p., 27€.
Il présente Gustave Lefrançais,
premier président élu de la Commune de Paris, en mars 1871

Conclusion de ce texte passionnant sur ce grand combattant et la Commune:
Le mot de la fin, bien sûr, à Lefrançais, communiste irréconciliableet rebelle irréductible : « Aujourd’hui, la République ne vaut qu’autant qu’elle est la négation de toute suprématie, de tout privilège, non seulement d’ordre administratif, mais encore et surtout d’ordre économique. En un mot, la République moderne, c’est la sociale. Le grand honneur de la Commune de Paris, c’est de l’avoir compris. Et que les prolétaires ne l’oublient pas, ces derniers [les républicains plus ou moins radicaux et même intransigeants] ne sont pas moins dangereux parmi leurs implacables ennemis ».
On est à mille lieux de la République prêtre, de la République pionne, de la République d’ordre, disciplinaire et inégalitaire ; à mille lieux d’une gauche servile aux possédants, de ses reniements et de ses renégations ; de ses révérences et de ses génuflexions.

Avec Lefrançais, on est en bonne compagnie.
On se sent tout simplement chez soi.
http://www.contretemps.eu/lectures/connaissez-vous-lefran%C3%A7ais
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Re: Histoire de la Commune

Message  Roseau le Mar 3 Déc - 16:42

A lire : un extrait de "La commune n'est pas morte" (Éric Fournier)
http://www.contretemps.eu/lectures/lire-extrait-commune-nest-pas-morte-%C3%A9ric-fournier
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Re: Histoire de la Commune

Message  Roseau le Jeu 5 Déc - 17:49

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Jules FERRY et La Commune

Message  mykha le Ven 11 Avr - 8:43

A propos de Jules Ferry auquel se réfère Hollande dès le début de son mandat.

Jules Ferry, qui fut un des chefs de l'opposition républicaine sous l'empire, profite de la défaite de l'empereur Napoléon III à Sedan devant les troupes prussiennes. La République est proclamée le 4 septembre. Il est nommé préfet de la Seine, puis maire de Paris. Organisateur du ravitaillement de la ville pendant le siège, il est aussi incompétent en matière logistique que Gambetta l'est en matière militaire. Il réprime les mouvements populaires du 31 octobre 1870 et du 22 janvier 1871.
Les Parisiens le surnomment " Ferry Famine ".

Quand se déclenche l'insurrection de la Commune, il s'enfuit dès le premier jour.

" Quel enfer ! Je m'en échappe, pour la première fois depuis dix jours, pour prendre les ordres du prince (1). Je croyais trouver au logis quelque lettre de toi, rien ! As tu aussi ta fournaise ? Mais non, le Mâconnais, vert de vignes naissantes, sourit au ciel et à son préfet.
Mon domaine à moi, celui que tous m'envient, et que personne n'ose prendre, c'est celui de l'incendie et de la mort. Il m'était réservé d'être acteur et spectateur de drames plus horribles que ceux du siège, d'angoisses plus poignantes que celles de l'affreuse semaine où nous capitulâmes, et de voir luire un jour où toutes nos misères passées, toutes nos douleurs, tous nos calvaires, me sembleraient, à côté du présent, le royaume des cieux et le paradis des anges.
Place-toi par la pensée aux rayons du soleil levant, en face de l'Hôtel de Ville flambant et fumant, sa façade éventrée, découronnée, déchirée, découpant, sur la fumée noire et la flamme pétrolée, le reste de ses pignons et le peu qui survit de ses statues. Une barricade se dresse entre les deux annexes, pétillant l'une et l'autre comme deux fagots d'épine ; nos soldats la tiennent tandis qu'en face, au pont Louis Philippe, le hideux drapeau rouge déploie son haillon sanglant, sur une barricade qui tire encore sur nous. (...) "

Lettre du 2 juin 1871 à Charles Ferry

Dès 1871, Karl Marx l'avait repéré, et trace de lui un portrait en quelques lignes, dans "La guerre civile en France" :

" Jules Ferry, avocat sans le sou avant le 4 septembre, réussit comme maire de Paris pendant le siège, à tirer par escroquerie une fortune de la famine. Le jour où il aurait à rendre compte de sa mauvaise administration serait aussi celui de sa condamnation. "
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Re: Histoire de la Commune

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