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Balkans

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Message  Copas le Sam 18 Jan - 21:47

Un état des lieux intéressant des Balkans par Catherine SAMARY


Les Balkans occidentaux Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro, Serbie

a méditer
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Message  Copas le Jeu 13 Fév - 22:46

Débat : sans des Balkans « sauvages », pas d’Occident « civilisé »
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Message  Copas le Lun 24 Fév - 20:34

Les Balkans pour les peuples des Balkans
http://www.contretemps.eu/interventions/balkans-peuples-balkans-0

Andreja Živković et Matija Medenica, membres du groupe Marx 21 en Serbie, reviennent ici sur le long processus d'endettement qu'a connu l'ex-Yougoslavie et critiquent sévèrement les effets pervers des politiques d'intégration européenne imposées aux pays de la région. Ils appellent à la création d'une nouvelle Fédération des Balkans, seule capable de résister à l'esclavage de la dette.

Les Balkans luttent contre une triple crise : celle de la dette extérieure, du chômage de masse et de la stagnation du secteur productif. En réalité il s'agit d'une crise de dépendance envers le capital européen. La vie économique est complètement tributaire de l’importation onéreuse de capital européen pour couvrir les déficits budgétaires et commerciaux béants par un vaste pillage du bien national au profit des banquiers européens.
La crise s'est traduite par l'interruption des prêts accordés par les banquiers européens contrôlant le système financier de toute la région - d'où l'effondrement du système pyramidal. Depuis lors, la Grèce, la Slovénie, la Serbie, la Roumanie et la Bosnie ont tous été mis sous «redressement judiciaire » par la Troïka (FMI, UE et BCE) qui a imposé, avec la complicité de la classe politique locale, des programmes d’austérité si sauvages qu’ils entraînent un désastre humanitaire. Une nouvelle guerre européenne fait rage. Son but est de faire payer aux Balkans et au reste de l’Europe périphérique le coût des dettes de banques d’Europe du Nord.

La Suite .../...
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Message  Copas le Mer 26 Fév - 8:34

La compréhension qu'une série d’événements s’enserrent dans un espace méditerranéen spécifique commence à progresser.
Sauf à croire que seul le hasard provoque une série d’événements particulierement intenses exceptionnels dans une région particulière du monde, l'espace méditerranéen, il faut bien commencer à relever les points communs qui font que des secousses populaires exceptionnelles se produisent dans une région du monde particulière.
L'espace des secousses est supérieur et concerne plus de pays que les vieux exemples des révolutions de 1848.
Il est en même temps celui de très grands prolétariats urbains presque partout majoritaires, voir très majoritaires, très instruits, très communicants, aux prises avec des démocraties limitées et sous influence des prédateurs dans les meilleurs des cas, des dictatures violentes et fascistoïdes construites sur des rapports de force du passé (où des régimes militaires, aristocratiques, baassistes, etc, dominaient de vastes paysanneries très majoritaires et de grosses petite-bourgeoisies) dans les autres cas.
Ces soulèvements ont un caractère sociologique de classe évident, ils ne se produisent pas seulement dans des pays fracassés par la grande crise mondiale.

De Maribor à Istanbul, pourquoi les révoltes populaires gagnent tous les Balkans

Publié d'abord sur l'Osservatorio Balcani e Caucaso

http://councilforeuropeanstudies.org/critcom/the-new-tragedy-of-the-commons/
et préalablement abordé là en Décembre 2013 : http://www.suedosteuropa.uni-graz.at/en/event/2013/rebellion-and-protest-maribor-taksim-social-movements-balkans

De Maribor à Istanbul en passant par Sarajevo, Zagreb, Bucarest ou Sofia, une onde de contestation ébranle depuis quelques années les élites politiques en place dans les Balkans. Au cœur des revendications populaires : la contestation des élites et de leur mauvaise gestion du bien commun. Qu’est-ce que ces mouvements spontanés nous disent de l’Europe du Sud-Est ?.
Premier volet de l’analyse du politologue Florian Bieber, politologue, directeur du Centre d’études sur l’Europe du sud-est à l’Université de Graz

De Maribor à Istanbul, des révoltes ont ébranlé la vie politique de l’Europe du Sud-Est ces dernières années. Ces mouvements hétérogènes font eux-mêmes partie d’un phénomène de plus grande ampleur affectant l’ensemble du bassin méditerranéen. Certes, des mouvements sociaux ont fait parler d’eux sur toute la surface du globe : d’Occupy Wall Street aux États-Unis à la place Maïdan de Kiev.

Toutefois, la Méditerranée a bien été l’épicentre des mécontentements, du « printemps arabe » aux mobilisations balkaniques actuelles. Ainsi, en prenant en compte ce contexte régional particulier, bien des similarités sont identifiables entre les différents mouvements. Plus encore, chacun de ces mouvements reprend les modalités d’action des autres et établit donc une connexion entre eux.

Contre la privatisation de l’État

Les mobilisations de l’Europe du sud-est constituent une déclinaison de ce large ensemble, et prennent place dans un contexte économique et social commun : tous ces pays se caractérisent par des régimes (formellement) démocratiques, et sont durement frappés par la crise. Ce sont également tous des pays de la périphérie de l’Europe, où le sentiment d’impuissance à agir sur son destin est encore aggravé par le comportement d’une élite économique et politique irresponsable à bien des égards.

Les processus d’européanisation, au sens d’intégration selon les normes instituées par l’UE, a encouragé un important processus de réformes au cours de la dernière décennie. Toutefois, ce processus a été présenté par les élites locales comme n’ayant pas d’alternatives, et a donc pu être utilisé à servir leurs propres intérêts. Le résultat, c’est cette population qui hausse soudain le ton pour exiger d’avoir voix au chapitre.

Bien des sujets ont été abordés au cours de ces mobilisations : l’austérité imposée, la privatisation de l’espace public et des biens publics, la pauvreté, la corruption, l’inefficacité de l’administration, la dégradation de l’environnement, et les tendances autoritaires de certains régimes.

Tous les pays des Balkans ont été traversés par ces tensions. Si les journaux se sont volontiers concentrés sur les mobilisations contre les politiques d’austérité en Grèce ou le mouvement Occupy Gezi (et sa répression massive) en Turquie, il n’est pas un État de la région qui n’ait fait face à une remise en cause. Certains mouvements se sont initialement concentrés sur des problèmes bien précis, comme l’espace public, les projets d’extraction minière ou les prix injustifiés, ils ont par la suite servi de catalyseur du mécontentement diffus, aboutissant à l’expression d’une volonté de changements politiques radicaux.

Les manifestations ont abouti à la chute du gouvernement en Slovénie, à la démission du Premier ministre bulgare Boïko Borissov, et à l’abandon de réformes controversées - comme la réforme sur le système de santé en Roumanie. Leur versant positif est d’avoir permis l’émergence d’acteurs politiques et sociaux pouvant renouvellement l’espace politique de ces pays.

La tragédie des ressources communes : Acte II ?


En 1968, Garret Hardin publiait son essai La Tragédie des Biens Communs, dans lequel il soutenait que les ressources naturelles accessibles à tous finissent par être surexploitées, et donc détruites, en raison de la tendance de chacun à maximiser son propre intérêt de court terme, à l’encontre donc de la propriété collective. Selon lui, la solution doit venir de l’État, lequel peut réglementer l’accès aux ressources communes afin de garantir leur pérennité pour le bien de tous et sur le long terme.

Les mouvements sociaux qui ont ébranlé l’Europe balkanique posent une nouvelle question : et si l’État était incapable ou réticent à protéger ces ressources communes ? La question en soi n’est pas inédite : l’usage par une minorité des biens de tous est même un lieu commun de la pensée politique. Toutefois, elle n’a pas été posée aussi clairement par le passé dans le cadre de mouvements collectifs. Les déflagrations sociales des années 1970 et 1980, dont l’intensité a culminé en 1989, visaient essentiellement les régimes autoritaires ; tandis que les mobilisations actuellement s’opposent à la fois à des régimes démocratiques et à des régimes autoritaires, qui sont identifiés comme organisant la dilapidation des ressources communes au profit de quelques uns.

Mal agir et ne pas agir

En effet, les mouvements éclatent lorsqu’un bien commun est affecté par un projet d’appropriation privée. Ainsi de la transformation du parc Gezi en centre commercial à Istanbul, et de projets du même ordre à Banja Luka et à Tirana. Non loin de là, à Skopje, le projet gouvernemental Skopje 2014 visant à renouveler l’architecture de la ville afin de lui donner un cachet historique digne des aspirations des nationalistes au pouvoir. À Maribor, des révoltes ont éclaté en novembre 2012 après que la maire Franc Kangler a signé un partenariat avec une compagnie privée chargée de réguler le trafic routier, ayant pour résultat la multiplication des profits pour l’entreprise et la réception d’amendes injustifiées pour les administrés. Enfin, en Roumanie, c’est le projet de mine d’or à ciel ouvert de Roșia Montană qui menace de saccager la campagne environnante qui a rassemblé les opposants.

Dans d’autres cas, ce n’est pas l’atteinte portée aux ressources communes, mais l’incapacité d’agir pour l’intérêt général qui a mobilisé. Ainsi, à Sarajevo, les manifestants ont bloqué le Parlement en juin 2013 après l’échec de l’adoption d’une loi devant permettre de sortir d’une impasse juridique empêchant les nouveau-nés d’obtenir des papiers d’identité, et donc de quitter le pays ou d’être assuré - ce qui a provoqué la mort d’enfants dont l’état de santé nécessitait des soins à l’étranger.

En Bulgarie, deux vagues de contestation ont frappé le pays durant l’année 2013. La première a déferlé entre janvier et mars 2013 : elle était dirigée contre le prix élevé de l’énergie dans un pays où le salaire médian est parmi les plus bas d’Europe, et contre l’impéritie des gouvernements successifs ayant trop longtemps toléré cette situation. Après des élections anticipées, le nouveau gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de nommer un magnat de la presse au passé judiciaire douteux à la tête de l’Agence de sécurité nationale, provoquant ainsi de nouvelles contestations d’ampleur aboutissant à l’annulation de la nomination controversée. La Grèce a été le théâtre de nombreuses oppositions similaires, notamment entre 2010 et 2012, dirigées contre les mesures d’austérités du gouvernement.

Tous ces mouvements partagent des caractéristiques communes, de l’Espagne à l’Égypte. Certes, alors qu’ils étaient dirigés contre des régimes autoritaires dans les pays du Nord de l’Afrique, ils exprimaient en Europe une déception à l’endroit de régimes démocratiquement élus. Mais tous expriment un même sentiment d’injustice face à l’appropriation privée des biens communs, et visent une élite politique effectivement corrompue par la recherche de bénéfices privés dans le cadre de l’exercice d’une fonction publique.


Dernière édition par Copas le Mer 26 Fév - 8:51, édité 1 fois (Raison : l)
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Message  Copas le Ven 19 Sep - 21:47

Albanie, l'ode à l'instruction correspond à l'air du temps
Elle correspond aussi à l'effort colossal en Bosnie des familles pour envoyer les enfants à l'école, au secondaire et à l'université (38% d'inscription à des études universitaires en 2011) . Ce mouvement, largement mondial, prend un peu le relais des politiques de casse des efforts d'instruction qui avaient marqué les états pendant près d'un siècle. L'Albanie tourne à 44% d'inscription à des études tertiaires? La Croatie à 55% en 2011, la Macédoine à 38%, etc.

Cette espérance s'illustre bien dans cet article d'un albanais sur GAZETA DITA

L'éducation, le seul espoir pour l'Albanie Nga Bledar Kuka

En formant leurs enfants, avec de nombreuses illusions, les parents de beaucoup de pays créent les conditions d'une nouvelle percussion violente entre les espérances nées de l'instruction, les connaissances du monde et la réalité de ce qu'offre le capital en espérances d'une vie meilleure et agréable.

Cet effort qu'on a vu à un niveau bien plus haut en Ukraine (+ de 80% d'une classe d'âge inscrite à des études universitaires) crée une distorsion considérable et jamais vue dans l'histoire de l'humanité entre le développement de la part humaine des forces productives et ce que le capitalisme peut offrir.
Rappelons que la France de 68 avait dans les 16 à 17% d'une classe d'âge inscrite à des études universitaires.

Cette poussée colossale ne fait pas en soi la révolte mais crée des distorsions inégalées entre les niveaux d'instruction, de formation et ce que peut offrir à sa jeunesse un système verrouillé socialement .
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Message  Copas le Sam 4 Oct - 12:08

Le Courrier des Balkans fait sa révolution !  Le portail francophone de référence sur les Balkans a besoin de vous !

http://balkans.courriers.info/article25647.html
Amie lectrice, ami lecteur,

Le Courrier des Balkans s’apprête à faire sa grande révolution ! Seize années ont passé déjà depuis la naissance de ce petit bonhomme échevelé sur une route du Monténégro. L’heure est venue de gagner en maturité et en liberté.

Pour garantir sa liberté de ton et son autonomie financière, le Courrier des Balkans entame aujourd’hui une profonde mutation. Au programme : un nouveau site internet compatible tablettes et smartphones, entièrement repensé pour améliorer notre offre informative, avec une large place accordée aux nouveaux médias ; un espace participatif totalement dédié à ses lecteurs ; de grands reportages exclusifs et des enquêtes approfondies sur des sujets trop peu couverts par les autres médias ; ainsi qu’une nouvelle boutique en ligne qui vous proposera une offre culturelle inaccessible ailleurs.

Seulement voilà, tout cela a un coût ! Contrairement aux grands titres de la presse écrite, Le Courrier des Balkans ne bénéficie pas de larges subventions étatiques. Notre seul moyen d’existence, c’est notre indépendance. Cela passe par les abonnements, les ventes en ligne et dans les manifestations culturelles, la réalisation d’études professionnelles, mais aussi par votre soutien indéfectible qui nous a plus d’une fois aidé à nous sortir de moments difficiles.

Le nouveau Courrier des Balkans ne sera pas un simple site d’information amélioré, mais un véritable lieu de rencontre pour tous ceux qui aiment l’eau-de-vie qui décoiffe, les cuivres qui bondissent, les poivrons farcis et les joutes politiques byzantines. Avec notre « Grand Bazar », un espace participatif totalement libre d’accès dédié à nos lecteurs et amis, vous ferez vous aussi partie de la communauté du Courrier des Balkans : critiques de livres, disques et films, calendrier culturel exhaustif, blogs personnalisés, recettes de cuisine, bons plans dans les Balkans ainsi que toutes les rubriques qu’il vous semblera opportun d’ajouter. Un seul mot d’ordre : la parole est à vous ! Parce que le Courrier des Balkans, c’est VOTRE Courrier des Balkans.

Pour tout savoir sur cette campagne de financement et pour nous soutenir, une seule adresse : http://fr.ulule.com/cdbalkans

Pour réaliser ce grand bond en avant, nous faisons appel à votre précieux soutien. Chaque dinar, chaque lek, chaque lire nous aiderait grandement. Même les vieux tolars et les drachmes qui traînent dans le fond de vos placards peuvent servir - et soyons fous, nous acceptons même les euros ! Pour mener à bien ce projet, nous avons aujourd’hui besoin de 20 000 euros. Plus fort sera votre soutien, plus grande sera notre indépendance et meilleur sera votre Courrier des Balkans.
Pour nous soutenir, retrouvez-nous sur le site d’Ulule ! :
http://fr.ulule.com/cdbalkans/

Un grand grand merci de la part de toute l’équipe du Courrier !

La rédaction
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Message  Copas le Lun 5 Jan - 22:49

Macédoine : apprendre l’anglais pour travailler dans des centres d’appels externalisés
Les centres d’externalisation quittent l’Asie pour l’Europe du Sud-Est
http://balkans.courriers.info/article26298.html

Les étudiants macédoniens ayant une bonne connaissance des langues étrangères pourraient bientôt devenir une denrée rare sur le marché du travail. De grands centres d’appels externalisés pourraient en effet s’implanter en Macédoine ces prochains mois.

Jerry Naumof, le ministre pour les Investissements étrangers de Macédoine, annonçait récemment la création d’un millier de nouveaux emplois dans les futurs locaux d’un centre d’appel d’une grande entreprise américaine. Cette société cotée à la bourse de New York emploie déjà 12.000 salariés dans cinq pays. Elle est spécialisée dans l’externalisation de services aux entreprises et devrait embaucher de jeunes diplômés ayant une excellente connaissance de l’anglais.

Même si le nom de la société n’a pas été dévoilé, des indices laissent à penser qu’il s’agit de l’entreprise StarTek, basée à Denver et qui fournit à des entreprises internationales des services tels que la relation client, l’après-vente, le recouvrement et le support technique.

La sous-traitance va migrer de la Bulgarie vers la Macédoine

Certains médias bulgares indiquaient récemment que des entreprises spécialisées dans l’externalisation installées en Bulgarie seraient susceptibles de développer leurs activités en Macédoine. L’essor rapide de ce secteur et les conditions de travail favorables offertes par Skopje sont les deux raisons de cette nouvelle attractivité.

Michaela Lashova, directeur général d’une entreprise d’étude de marchés en Bulgarie, explique que « les conditions fiscales avantageuses et l’assouplissement de la réglementation pour le monde des affaires rend la Macédoine attrayante pour les investisseurs étrangers, en particulier ceux évoluant dans le domaine de l’informatique et l’externalisation ». Le développement de la sous-traitance en Macédoine s’amorce depuis quelques années déjà. Des centres d’appels y ont été installés par le groupe Sofica, et par des sociétés suisses et canadiennes.

Les centres d’externalisation quittent l’Asie pour l’Europe du Sud-Est

Les connaisseurs du marché soulignent que, ces derniers temps, les centres d’appel se déplacent de pays où ils étaient implantés depuis longtemps, comme l’Inde, le Pakistan et les Philippines, vers l’Europe du Sud-Est. C’est notamment le cas des centres d’appels appartenant à des entreprises qui fournissent un soutien technique à des multinationales comme HP ou Microsoft. D’autres entreprises sont aussi spécialisées dans la vente ou le marketing, d’où le besoin de sociétés sous-traitantes (et des centres d’appels). On trouve déjà des centes d’appels dans la région, en Bulgarie et en Roumanie, mais ces derniers temps, on constate que les ouvertures sont plus nombreuses en Serbie, en Albanie et à une plus petite échelle, en Macédoine.
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Message  Copas le Dim 1 Mar - 21:07

Les plenums de Bosnie de février à Avril 2014, une répétition générale ?

Une série d'infos sur la Bosnie qui mériteraient de bonnes traductions.

D'abord un point global sur le 1er anniversaire du soulèvement populaire en Bosnie à l'occasion duquel les plenums de Bosnie, assemblées auto-organisées qui avaient rassembles de Février à Avril des milliers de personnes (*), s'étaient développées. L'article dont le lien suit, en anglais explique comment cette révolte continue de cheminer dans une situation terrible qui a vu à la suite de ce mouvement d'effroyables inondations qui ont détruit 30% de l'industrie et de l’agriculture, puis les agressions exceptionnelles du régime par la répression, puis la visite d'une délégation de l'UE réclamant des mesures anti-sociales, et les exigences du FMI appelant également à des agressions sociales dans un état détruit et sinistré par un libéralisme mafieux.

Le feu de la résistance sociale et politique court toujours et s'exprime de multiples façons par des réseaux et aussi un nouveau syndicat, mais également politiquement dans le cadre de l'émergence dans l'ensemble des balkans de courants radicalisés dans la jeunesse :
The Movement Needs No Commemoration

by Marina Antic  

It isn’t dead. You wouldn’t know that by the news from Bosnian media today, however, one year to the day since the largest and most violent anti-government protests in Bosnia’s recent history took place. They took their cameras to the squares and city centers around the nation, filming the small crowds gathered to mark the anniversary, pining about the low turnout, low interest among the people, and lack of changes in Bosnian society. Nothing could be further from the truth.

February 7th 2014 marked a new era in Bosnian politics. It marked a point of no return: the Bosnians have found a way out of the deadlock of postwar nationalist bickering. However, the fight to achieve a society based on solidarity and social justice is far from over. It has just barely begun. But, it has begun.

For the first time in 30 years, Bosnians of all nationalities gathered by the hundreds and thousands to protest the deplorable conditions of postwar capitalism. Regional governments fell, government buildings burned, and the first, grassroots organizing known as plenums began. People came by the thousands, packed into public spaces, buildings, cultural centers and discussed what has oppressed them all these years, and what promises to oppress their grandchildren for years to come. This is not a thing anyone in Bosnia can forget. They need no commemorations to know that a true political opening was created last year.
La suite .../...

http://zasocijalnupravdu.org/content/kompakt-s-davolom
http://zasocijalnupravdu.org/content/manifest-pokret-sarajevo
http://www.bhrt.ba/nekategorizirano/tuzla-sindikat-solidarnosti/
http://www.klix.ba/vijesti/bih/predstavljena-mreza-5f7-gradjani-pozvani-pred-spaljenu-zgradu-vlade-tk/150117089

Bosnie-Herzégovine :

« Tuzla doit revenir aux travailleurs »

Un an après la grande flambée de colère sociale qui s’est emparée de Tuzla en février 2014, les travailleurs sont au bord du désespoir. Les usines tournent au ralenti, les salaires sont toujours impayés, et le nombre de sans-emplois continue de grimper en flèche. Un syndicat indépendant, Solidarnosti, a décidé de poursuivre la lutte. « Une lutte sociale pour que Tuzla revienne aux travailleurs ».

(*)
Les plenums furent des assemblées de démocratie directe où des milliers de personnes se réunirent et ont débattu pendant des semaines, une forme de soviets en quelques sortes de Sarajevo à Tuzla l'ouvrière.

On se rapportera à là :

https://forummarxiste.forum-actif.net/t2928-bosnie-herzegovine?highlight=bosnie
et là :
http://npamenton.unblog.fr/2014/03/01/bosnie-lhistoire-en-marche-retours-sur-le-passe/
http://npamenton.unblog.fr/2014/03/01/decisions-du-28-fevrier-2014-du-plenum-de-sarajevo/
http://npamenton.unblog.fr/2014/03/08/bosnie-le-plenum-de-sarajevo-la-classe-populaire-en-phase-de-recuperation/


Tuzla
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