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Répressions patronales

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Message  Copas le Dim 20 Jan - 11:48

Comment se garer sur le parking de la direction peut conduire au licenciement
http://www.rue89lyon.fr/2013/01/18/comment-se-garer-sur-le-parking-de-la-direction-peut-conduire-au-licenciement/
Une illustration de la vitalité du dialogue social à la française :
Pour s’être garée sur une place de parking réservée à la direction, une syndicaliste d’une entreprise lyonnaise de recouvrement de créances est en passe d’être licenciée.
« Tu ne fais pas ta loi sur le parking »

Le PDG de la filiale française de l’entreprise de recouvrement de créances suédoise, Intrum Justitia, semble très à cheval sur les principes.
Le 3 janvier, comme tous les matins, Yasmina Saadou est arrivée en voiture sur son lieu de travail, dans la zone d’activité de Saint-Priest, à l’Est de Lyon. Elle était en retard. Faute de place à proximité de l’entrée, elle a décidé de se garer sur une place réservée à la direction.
Manque de chance, le PDG, Pascal Labrue, surnommé « le king » par certains salariés, s’est garé à ce moment juste à côté d’elle. Il lui a demandé de bouger immédiatement sa voiture. Elle a refusé :

« J’étais en retard. Je lui ait dit que je ne gênais pas et que je pourrais l’enlever plus tard. Mais il a continué avec un ton très agressif, en me tutoyant. Il m’a dit que je n’allais pas faire ma loi ici comme au comité d’entreprise ».

Yasmina Saadou a pris les propos de son patron pour des menaces. Syndiquée à la CGT et secrétaire du CE de cette entreprise qui compte près de 400 salariés, elle a l’habitude des prises de bec avec la direction. Elle a rejoint son poste de travail. Sa voiture est restée à sa place.

Mise à pied (pour une place de parking)


La direction a très vite sorti d’artillerie lourde puisqu’une procédure de licenciement a été initiée à l’encontre de la salariée récalcitrante.

Une demi-heure après l’altercation avec le PDG, la direction des ressources humaines lui a signifié sa mise pied à titre conservatoire.
La mise à pied conservatoire n’est justifiée, selon une jurisprudence constante de la cour de cassation, que si l’employé a commis une faute grave.

Une procédure de licenciement activée (pour une place de parking)

Le lendemain, Yasmina Saadou a reçu une lettre la convoquant à un entretien préalable au licenciement.
Nous avons contactée la direction d’Intrum Justitia qui nous a fait répondre par son service communication que la procédure de licenciement se justifiait en partie par le fait qu’elle n’avait pas bougé son véhicule.
Mais pas seulement. Evidemment. Sinon l’inspection du travail, qui doit autoriser ou non le licenciement de salariés protégés, ne pourrait pas donner son accord.

La responsable de la communication glisse, comme griefs, des « manquements professionnels répétés ».

« J’avais la tête sur le billot »


Nous avons rencontré Yasmina Saadou, ce jeudi, à la sortie de son entretien de licenciement. Elle nie avoir eu un « comportement provocateur » et s’être garée à de multiples reprises sur le parking de la direction.
Elle explique être victime d’une « répression syndicale » comme, avant elle, « six autres de ses collègues », pour qui des procédures de licenciement ont été menées :

« La direction n’a pas digéré la victoire de la CGT aux dernières élections de 2010. Il y a une corrélation entre nos revendications et ces agissements à nos égards ».

Lors de son entretien, les DRH (groupe et France) ont reproché, outre la place de parking et différents manquements professionnels, de faire pression sur une de ses collègues.
« C’est plutôt la direction qui fait pression sur une collègue pour témoigner contre moi. Depuis 2010, la direction monte un dossier contre moi. Ils me reprochent de ne pas faire mon travail ou d’en donner en plus aux autres alors que j’ai des heures de délégation qui m’empêche de réaliser le même volume de travail que les autres ».

A 50 ans, Yasmina Saadou est agent de maîtrise. Elle encadre une équipe de deux personnes en charge du recouvrement des créances de professionnels :

« Avant que je n’adhère à la CGT, j’encadrais 30 personnes. Maintenant, je suis sur une voie de garage. J’avais la tête sur le billot. Il n’attendait qu’une occasion pour me donner le coup de grâce ».

Ses collègues cégétistes la décrivent comme « forte en gueule, combattante et résistante ». Elle promet de se battre pour rester dans une entreprise « où il y a du boulot » car, dit-elle, « je n’ai tué personne ».

Le service communication tient à préciser que « cette procédure de licenciement n’a rien à voir avec son mandat de représentant du personnel » :

« Intrum Justitia est une entreprise très ouverte sur le dialogue social. »

Les huissiers peuvent le constater.
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Message  Eugene Duhring le Dim 20 Jan - 15:28

Dans la guerre de classe qui se joue dans l'entreprise, les syndicalistes sont en première ligne et de ce fait impose à chacun d'entre nous d'être professionnellement le plus irréprochable possible et prêter ainsi le moins possible le flanc aux attaques patronales. Simple rappel sur notre place dans la guerre de classe et qui nous expose tous les jours davantage que d'autres. Ceci dit aucune ambiguîté possible sur la défense inconditionelle de cette syndicaliste.

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Message  Copas le Dim 20 Jan - 15:32

Eugene Duhring a écrit:Dans la guerre de classe qui se joue dans l'entreprise, les syndicalistes sont en première ligne et de ce fait impose à chacun d'entre nous d'être professionnellement le plus irréprochable possible et prêter ainsi le moins possible le flanc aux attaques patronales. Simple rappel sur notre place dans la guerre de classe et qui nous expose tous les jours davantage que d'autres. Ceci dit aucune ambiguîté possible sur la défense inconditionelle de cette syndicaliste.

Pas mieux, mais également prendre des mesures de sécurité. Bien placé pour saisir cela.
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Message  Copas le Lun 1 Avr - 23:42

Un délégué du personnel licencié pour une chanson !

(à faire tourner)


http://npa-bn.org/licencier-pour-une-chanson-soutenons-david/
Licencié pour une chanson: soutenons David

out d’abord je m’appelle David Cordray j’ai 30 ans et j’habite à Lisieux dans le Calvados.

Étant passionné par la musique et tout particulièrement le hip-hop j’ai décidé il y a quelques années de réaliser quelques chansons,sous le pseudonyme de VIDDA, pour mon plaisir et celui de quelques amis.

Comme je pratique également le football dans un petit club amateur j’ai commencé tout naturellement par une chanson sur mon équipe » ICI C ST JU » (visionné plusieurs milliers de fois sur youtube).

Chanson également humoristique dressant un portrait assez sympathique de mes camarades et de moi-même et faisant ainsi la promotion de notre club et de la page facebook.

Après avoir composé un premier cd téléchargeable gratuitement( H-TENSION) j’ai décidé de me faire plaisir en composant d’autres chansons avec différents artistes de mon choix sans avoir l’intention d’écrire un nouvel album.

Au niveau professionnel, en janvier 2012 mes collègues votent et me voila élue délégué du personnel.

Ayant un tempérament assez revendicatif, militantiste voire bien engagé à gauche politiquement, j’ai pris ce rôle à cœur pour défendre au mieux les avantages des salariés que je représentais.

De nombreuses altercations avec ma DRH et mon directeur d’usine lors de ces réunions peuvent en témoigner.

Arrive le mois de juin 2012, où me vient l’idée de mélanger ma passion pour la musique avec mon rôle de délégué du personnel pour offrir aux salariés une chanson assez drôle sur l’entreprise tout en touchant les points sensibles.

Certes cette chanson n’est pas glorifiante pour la direction mais de nombreux collègues ainsi que leurs amis, leurs femmes, leurs maris ont visionné cette vidéo, l’ont appréciée et partagée.

Entre le 6 au 16 juillet 2012 la vidéo est visionnée 1 300 fois, de nombreuses personnes me félicitent, je rencontre un petit succès dans mon entreprise ce qui n’est pas au goût de mon employeur.

Le 16 juillet 2012, je suis convoqué à un entretien préalable à mon licenciement, je décide alors de retirer la vidéo du site Youtube.

Le 17 juillet 2012, je reçois une lettre recommandée de mon entreprise me mettant en demeure de retirer la chanson du site youtube, chose que j’avais réalisée la veille.

Depuis, ils ne veulent que ma tête et s’obstinent à vouloir me licencier sans même avoir pris le temps de la réflexion.

Une procédure de licenciement s’engage, étant délégué du personnel un avis du comité d’entreprise est demandé le 25 juillet 2012 et celui-ci refuse mon licenciement à l’unanimité seule Madame Biiiippp était un peu réticente et a pris la peine de me faire une petite morale avant de comprendre qu’il s’agissait d’une plaisanterie.

Le 03 août 2012 une demande de licenciement est envoyé à l’inspection du travail.

Après m’avoir convoqué et entendu l’inspection refuse mon licenciement.

Mais comme-ci cela ne suffisait pas le PDG M. Bippp décide de faire un recours hiérarchique le 29 octobre 2012.

Un nouveau dossier est envoyé à la direction générale du travail cette fois, je suis à nouveau entendu et bizarrement le licenciement est accepté !

En 2013 en France peut-on accepter que l’on puisse être licencié pour une chanson humoristique ? Où est la liberté d’expression ?

Si je me suis permis de citer le nom de Madame biiippp c’est que cette personne est élue et membre du Comité d’entreprise. Elle a détournée 15 000 euros à l’entreprise et ne se voit attribuer aucune sanction ?

Dans cette entreprise nommée Atos, il est préférable de voler de l’argent plutôt que de réaliser une chanson, n’y a-t-il pas deux poids deux mesures entre le salarié représentant ses collègues et une personne des bureaux où tout lui est permis?

Maintenant que faire si ce n’est me battre contre cette injustice. Certains patrons n’ont vraiment aucune logique.

Je vais bien évidemment faire appel de cette décision et vais crier à qui voudra bien l’entendre que la liberté d’expression doit exister et que tout le monde à le droit de dire ce qu’il pense.

J’accepte votre soutient de quelque manière qu’il soit. Je suis joignable au 06.34.25.73.11, mon adresse est la suivante : 2 impasse Verdi 14100 Lisieux ou par mail viddalocal@gmail.com

Merci de me soutenir dans ce combat, musicalement, VIDDA.
Signez la pétition de soutien
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Message  Eugene Duhring le Mar 2 Avr - 0:05

Copas a écrit:
[b]Un délégué du personnel licencié pour une chanson !

Si je me suis permis de citer le nom de Madame biiippp c’est que cette personne est élue et membre du Comité d’entreprise. Elle a détournée 15 000 euros à l’entreprise et ne se voit attribuer aucune sanction ?

Dans cette entreprise nommée Atos, il est préférable de voler de l’argent plutôt que de réaliser une chanson, n’y a-t-il pas deux poids deux mesures entre le salarié représentant ses collègues et une personne des bureaux où tout lui est permis?

Accusation gravissime contre un autre travailleur dans l'entreprise, j'espère qu'il sait ce qu'il fait sinon cela l'expose à des procédures d'un tout autre type. Idem pour la différence qu'il fait entre son espace de travail avec ses collègues et les salariés des bureaux. Curieuse défense. Quant à la liberté d'expression, il aurait mieux valu pour lui de faire quelques petits stages syndicaux pour en connaitre les limites. Bizarre comme cas.

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Message  Copas le Mar 2 Avr - 10:18

Eugene Duhring a écrit:
Copas a écrit:
[b]Un délégué du personnel licencié pour une chanson !

Si je me suis permis de citer le nom de Madame biiippp c’est que cette personne est élue et membre du Comité d’entreprise. Elle a détournée 15 000 euros à l’entreprise et ne se voit attribuer aucune sanction ?

Dans cette entreprise nommée Atos, il est préférable de voler de l’argent plutôt que de réaliser une chanson, n’y a-t-il pas deux poids deux mesures entre le salarié représentant ses collègues et une personne des bureaux où tout lui est permis?

Accusation gravissime contre un autre travailleur dans l'entreprise, j'espère qu'il sait ce qu'il fait sinon cela l'expose à des procédures d'un tout autre type. Idem pour la différence qu'il fait entre son espace de travail avec ses collègues et les salariés des bureaux. Curieuse défense. Quant à la liberté d'expression, il aurait mieux valu pour lui de faire quelques petits stages syndicaux pour en connaitre les limites. Bizarre comme cas.

Rien de bizarre pour un jeune inexpérimenté sous le feu de la répression patronale . On est tout le temps confronté à ce genre de problème dans la bataille sociale.

1) L'attaque contre un autre travailleur ne précède pas la répression
2) Le fait qu'un délégué des travailleurs soit inexpérimenté ne dispense pas de la solidarité
3) La bataille pour la liberté d'expression des travailleurs est importante (et pas seulement en faveur de la parole calibrée)
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