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Lutte ouvrière

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Lutte ouvrière - Page 35 Empty Re: Lutte ouvrière

Message  verié2 Mar 17 Juil - 9:18

En France, LO et le NPA bloquent la lutte contre les suppressions d’emplois chez PSA Kumaran Ira
Franchement, ce texte montre tant d'ignorance, de bêtise et de sectarisme qu'on ne voit pas l'intérêt de le reproduire ici...

verié2

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Message  nico37 Mer 18 Juil - 2:06

verié2 a écrit:
En France, LO et le NPA bloquent la lutte contre les suppressions d’emplois chez PSA Kumaran Ira
Franchement, ce texte montre tant d'ignorance, de bêtise et de sectarisme qu'on ne voit pas l'intérêt de le reproduire ici...
A titre d'info c'est sûr que ça vaut pas le coup/coût d'y répondre...

Communiqué de Lutte Ouvrière

Après des mois de mensonges et de faux semblants, la famille Peugeot, qui cache des milliards de bénéfices en Suisse depuis des décennies, a annoncé ce matin que l’usine PSA d’Aulnay, qui emploie plus de 3 000 salariés, fermera ses portes en 2014.
A cette fermeture s’ajoutent des milliers de suppressions d’emplois dans les autres usines du groupe, notamment à Rennes et à Sevelnord. Au total, 8 000 suppressions de postes sont annoncées.
Sous prétexte que les ventes de PSA auraient chuté au premier semestre 2012, les actionnaires de PSA vont faire perdre leur gagne-pain à des milliers de travailleurs.
Il n’y a aucune raison d’accepter cela.
C’est une nécessité pour tous de faire reculer ce patronat avide, qui accumule des milliards sur le dos des travailleurs et licencie dans de nombreux secteurs. Il faut qu’il apprenne, lui et tous ceux qui le soutiendront, qu’en semant la misère, c’est la colère de tout le monde ouvrier qu’ils vont récolter.

nico37

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Message  Vals Ven 20 Juil - 16:28

http://www.lutte-ouvriere.org/documents/multimedia/interventions-publiques/article/journal-de-19-heures

Vals
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Message  nico37 Dim 22 Juil - 23:35

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nico37

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Message  nico37 Lun 30 Juil - 0:51

« État PS » ? Surtout huissier du grand capital financier

Une fois l’élection de Hollande à la présidence complétée par le succès du PS aux législatives, la gauche s’est donc installée dans les ors de la République. La nouvelle majorité à l’Assemblée nationale a bruyamment fêté son élection, s’est chamaillée plus ou moins discrètement autour des postes à se partager, et les ministres étrennent maintenant leur nouvelle autorité avec l’espoir de la conserver pour les cinq ans qui viennent, du moins si la situation ne devient pas tellement agitée qu’une dissolution s’impose plus tôt.
Un des premiers gestes du gouvernement Ayrault 2 en direction de son électorat, sans doute un des derniers aussi, a été le « coup de pouce » donné au smic, 0,6 % de plus qui s’ajoute à l’évolution normale telle qu’elle est définie par la loi. Quelque six euros de plus par mois ! Au moment même où l’Insee constate une détérioration brutale du pouvoir d’achat et où sont annoncées plusieurs hausses, comme celles du gaz et de l’électricité… Et le ministre du Travail, Sapin, d’affirmer, la mine réjouie, que la hausse est « substantielle ». Les ministres socialistes ont vite fait de mettre leurs pas dans ceux de leurs prédécesseurs sarkozystes, cynisme et morgue compris.
Dans le cadre des institutions de la démocratie bourgeoise, le pouvoir exécutif, et principalement le président de la République, est toujours chargé d’exécuter la politique voulue par la bourgeoisie. Avec les multiples rebondissements de la crise financière, son rôle devient plus précis encore. La crise de l’économie capitaliste, qui exacerbe l’opposition entre la bourgeoisie et la classe ouvrière, exacerbe aussi les antagonismes à l’intérieur même de la bourgeoisie pour le partage de la plus-value extorquée à la classe ouvrière. Plus la crise s’aggrave, plus la domination de la bourgeoisie signifie surtout celle des grands groupes capitalistes et du capital financier. Par le fait même que la crise, les licenciements et les suppressions d’emplois diminuent le nombre des travailleurs directement exploités dans la production, la cagnotte à partager par la classe des exploiteurs n’augmente pas, voire diminue. Le capital financier aggrave sa pression sur toute la vie économique pour préserver et accroître sa part.
L’État a de plus en plus pour fonction de racketter toute la société au profit du capital financier.
Pour caractériser l’impérialisme, Lénine parlait, il y a presque un siècle déjà, de la mainmise du capital financier sur l’appareil d’État et de leur collaboration fusionnelle :
« Trois à cinq grosses banques de n’importe quel pays capitaliste parmi les plus avancés ont réalisé l’« union personnelle » du capital industriel et bancaire ; et elles disposent de milliards et de milliards représentant la plus grande partie des capitaux et revenus en argent de tout un pays. Oligarchie financière qui enveloppe d’un réseau serré de rapports de dépendance toutes les institutions économiques et politiques sans exception de la société bourgeoise d’aujourd’hui. » (L’impérialisme, stade suprême du capitalisme)
Ces rapports de dépendance sont plus visibles que jamais. Ce n’est même plus seulement l’influence omniprésente mais discrète dans les couloirs de l’Élysée ou de Matignon. C’est la danse de Saint-Guy de tous les chefs d’État, à commencer par ceux de la zone euro, en fonction du dernier en date des emballements spéculatifs du capital financier.
Nous ne reviendrons pas ici sur la chronologie des événements qui, depuis la crise financière dite des subprimes en 2008, ont amené les États à venir au secours du système bancaire en s’endettant de plus en plus (un autre article du présent numéro y est consacré). Disons seulement que s’est mis en place un mécanisme où les banques centrales des principaux États impérialistes prêtent quasi gratuitement aux banques des sommes que celles-ci reprêtent à des taux d’autant plus élevés que l’emprunteur apparaît peu fiable.
Au-delà de son mécanisme concret, cette évolution exprime le parasitisme croissant du grand capital. Celui-ci a un besoin impérieux de compléter sa part de la plus-value tirée de l’exploitation par les prélèvements directs des États sur leurs classes populaires.
Celui qui essaie d’expliquer la politique de Hollande à partir de son étiquette, de son langage ou même de quelques gestes symboliques, est un naïf sans espoir ou un fieffé menteur. La politique de Hollande est et sera entièrement dictée par le capital financier.
Les gouvernements d’aujourd’hui sont tous chargés à la fois du rôle d’huissier et de celui de gendarme au service du capital financier pour lui verser des sommes croissantes. Le paiement de la dette et des intérêts est leur credo universel, quand bien même l’immense parasitisme du capital financier est en train d’aggraver la crise de production.
L’exemple de la Grèce est éclairant : le capital financier a non seulement démoli les conditions d’existence de la classe ouvrière, et plus généralement des classes populaires, mais il est en train de transformer tout le pays en champ de ruines avec la chute brutale de la production et les fermetures d’entreprises.
Hollande a beau vouloir se singulariser en criant « il faut une politique de croissance », comme tous les dirigeants du monde capitaliste, il en est réduit à des incantations. Il a le droit d’en faire tant qu’il veut, à condition de faire ce que le capital financier exige : payer rubis sur l’ongle les dettes et les intérêts venant à échéance. Les problèmes budgétaires se réduisent à cela, pour l’essentiel.

Comment associer les centrales syndicales ?

Faire face aux exigences du capital financier en essayant de maintenir le calme social, voilà le rôle du gouvernement Hollande-Ayrault. Il sait qu’en remplissant ses obligations envers le capital financier, il donnera des armes à ses concurrents politiques de droite et d’extrême droite. Les deux camps servent les mêmes maîtres mais pas exactement de la même manière, et les socialistes n’ont aucun cadeau à attendre de la part de la droite.
Le principal argument du PS à l’égard de la classe capitaliste est d’être plus capable que la droite et l’extrême droite de faire avaler aux classes exploitées les sacrifices croissants que la bourgeoisie leur imposera.
Dans cette tâche, Hollande a besoin de la collaboration des appareils syndicaux. Il sait qu’il peut compter sur eux. Il a un problème immédiat sur ce terrain avec l’espèce de crise de direction que traverse la CGT avec la succession de Thibault. Il fera avec.
Un des premiers gestes de Hollande, à peine élu, a été de convoquer pour les 9 et 10 juillet une « grande conférence sociale » desdits partenaires sociaux. La nouvelle équipe au pouvoir sait qu’elle ne pourra rien lâcher aux travailleurs. Aussi s’évertuera-t-elle à donner quelque chose aux directions syndicales, ne serait-ce qu’une politique de consultations systématiques. Les confédérations syndicales sont tout à fait disposées à accepter ce donnant-donnant : des négociations, voire quelques fromages dans les institutions, en contrepartie de la paix sociale.
Cette politique de négociations, qui ne coûtera rien à la bourgeoisie, servira cependant à la droite pour présenter les gestes du gouvernement comme des concessions aux salariés. La droite et à plus forte raison l’extrême droite s’en serviront d’autant plus volontiers que leur démagogie antiouvrière leur permettra de se faire applaudir par leur clientèle électorale, la bourgeoisie petite et moyenne, qui pense que ses difficultés viennent des cadeaux faits aux salariés par un gouvernement socialiste trop mou ou irresponsable.
Même le dérisoire « coup de pouce » au smic a été précédé d’un charivari tragi-comique mobilisant les principaux responsables du patronat, de la présidente du Medef Laurence Parisot au président de la CGPME, pour crier au risque que représenterait pour l’emploi une hausse du smic même modeste. Une protestation préventive largement reprise par les ténors de la droite, histoire de souligner que l’aggravation du chômage, c’est la faute aux exigences ouvrières.
Il ne faut pas sous-estimer les conséquences de cette façon dont la droite se saisit de ce que fait la gauche au gouvernement pour la rendre responsable et, derrière le gouvernement, pour rendre responsables les salariés eux-mêmes des maux engendrés par l’économie capitaliste en crise. Tout cela favorisera les idées réactionnaires et antiouvrières, qu’il s’agisse des salariés dans leur ensemble ou de telle ou telle catégorie (d’un côté, les travailleurs immigrés, et de l’autre les catégories « privilégiées » ou présentées comme telles : cheminots, personnels des compagnies aériennes, fonctionnaires, etc., et pourquoi pas simplement des travailleurs qui ont un travail stable, contre les précaires ou les chômeurs).
L’effet délétère de ce climat pèsera sur l’opinion publique ouvrière en la divisant, en favorisant les repliements en tout genre, catégoriels, voire en fonction des origines et de la nationalité. Tout cela prépare aussi le terrain pour des politiques visant à opposer les unes aux autres les différentes catégories sociales victimes de la crise et surtout du grand capital.

Hollande et le Parti communiste

Bien au-delà de l’arithmétique parlementaire, Hollande avait un intérêt réel à associer le PC à son gouvernement. La direction du PC a rejeté l’offre, soutenue par l’écrasante majorité de ses militants, invités à participer à un vote interne pour entériner sa proposition.
Dans toutes leurs déclarations, les dirigeants ont cependant insisté sur le fait que le PC fait partie de la majorité présidentielle et que, s’il rejette la participation gouvernementale, ce n’est pas par principe mais parce que « les conditions ne sont pas réunies ». Quelles sont donc ces conditions ?
Il n’est que de peu d’intérêt de se perdre en conjectures, parce que la formulation est volontairement vague pour laisser à la direction la possibilité, lorsqu’elle le jugera bon, de déclarer que les conditions sont atteintes.
Nous discutons par ailleurs dans ce numéro de ce que signifie ce ministérialisme sans ministre que le PC a choisi. La raison en est que, manifestement, l’appareil n’a pas envie, en tout cas pas dans l’immédiat, de lier son sort à Hollande.
La victoire électorale du PS s’est traduite pour le PC par un recul important de sa représentation parlementaire (le nombre de députés du PC et apparentés est passé de 19, en 2007, à 10 pour l’ensemble du Front de gauche).
Malgré son recul électoral continu depuis des années, le PC détient encore au sein des institutions locales ou régionales un certain nombre de positions, mairies, conseils généraux, conseils régionaux, qu’il n’a pas envie de perdre. Sa direction et son appareil ont quelque raison d’estimer que, pour deux ou trois places de ministres, le jeu ne vaut pas la chandelle de perdre cette implantation locale qui n’est pas négligeable.
Mais, au fond, cette position de soutien à Hollande de l’extérieur arrange aussi les affaires de ce dernier. Vers la fin de la campagne présidentielle et pendant celle des législatives, la droite parlementaire justifiait son alignement derrière le FN en établissant un parallèle avec les liens entre le PS et ces « extrémistes » du Front de gauche et du PC. S’il y avait des ministres du PC, cela serait pire. Eh bien, la non-participation au gouvernement ôte à Hollande même cette légère gêne !
Ce soutien de l’extérieur au gouvernement donne un peu plus de latitude au PC pour afficher son appartenance à la majorité présidentielle tout en se permettant des critiques. Mais, fait significatif, ces critiques sont très orientées et ne portent pas sur le refus du gouvernement de satisfaire les revendications essentielles des travailleurs. Non, même la politique d’austérité préparée par Hollande est présentée par le PC comme résultant de la pression des institutions européennes ou, mieux ou pire, de l’Allemagne.
Cette façon de présenter les choses a en outre l’avantage de laisser aux dirigeants du PC le choix du moment où ils pourront dire : Hollande est devenu plus ferme à l’égard des exigences de Merkel, il faut le soutenir, y compris en faisant partie du gouvernement.
Avec cet axe de critique, c’est surtout à la bourgeoisie que le PC rend service en trompant une fois de plus les travailleurs, en brouillant les responsabilités. Le discours contre Merkel ou contre les institutions européennes complète, avec le discours protectionniste, la vaste panoplie des mensonges que les hommes politiques de la bourgeoisie servent aux travailleurs pour leur dissimuler le fait que, derrière tous ces chiffons rouges qu’on agite, il y a le grand patronat, les banquiers, la grande bourgeoisie de ce pays, qui est d’ailleurs de toute origine et de toute nationalité.
Les travailleurs ne parviendront à se battre avec efficacité que s’ils ont une conscience claire de qui sont leurs ennemis et quels sont leurs intérêts de classe. Tout autre discours est une façon de retarder la prise de conscience de la classe ouvrière, une façon de rendre service à la bourgeoisie. Que le PC, sous déguisement Front de gauche ou pas, soit peu récompensé pour les services rendus ne change rien à l’affaire.

Faire face à la bourgeoisie

Si, comme c’est vraisemblable, la situation économique ne s’améliore pas, la classe ouvrière sera confrontée à un patronat de plus en plus agressif. Dans ce contexte de lutte de classe intense du côté de la bourgeoisie, la classe ouvrière ne peut espérer se défendre que par la mobilisation ample, contagieuse, explosive, menée avec ses propres armes, les grèves, les occupations d’usines, les manifestations. Un mouvement suffisamment menaçant, suffisamment radical pour que la bourgeoisie craigne que les directions syndicales, même bien disposées à l’égard du gouvernement de gauche, ne parviennent pas à le contrôler, à le canaliser.
Pour le moment, l’état d’esprit des travailleurs semble loin de cela. L’ampleur du chômage pèse sur la combativité, comme pèsent les déceptions du passé. Les luttes qui se déroulent sont des luttes ponctuelles, défensives, menées en général par des travailleurs le dos au mur pour empêcher une fermeture d’usine, pour défendre leur emploi.
Mais nous pouvons, nous devons faire confiance à la classe ouvrière. Elle retrouvera sa combativité. Le grand patronat ne lui laissera pas d’autre choix que de réagir. Les explosions ouvrières ne s’annoncent pas toujours à l’avance. Elles sont peut-être plus proches que ce qu’on peut déduire de l’état d’esprit actuel du monde du travail.
Le véritable problème n’est pas la combativité.
Lutter efficacement contre la bourgeoisie ne demande pas seulement une mobilisation, mais aussi la conscience. Celle avant tout que les travailleurs ont les mêmes intérêts fondamentaux, intérêts diamétralement opposés à ceux du grand patronat. Cette conscience peut venir pendant la lutte elle-même. C’est en tout cas dans le déroulement même de la lutte que cette prise de conscience peut se généraliser et toucher une majorité de la classe ouvrière. Mais cela se fait d’autant plus facilement qu’il y a des forces politiques qui propagent cette conscience au fur et à mesure de la radicalisation des travailleurs. Pour le moment, c’est ce qui manque le plus.
Aussi déformant et peu fiable que soit le thermomètre électoral, les élections récentes témoignent de l’extrême faiblesse des forces politiques se plaçant résolument dans le camp des travailleurs.
Bien que, pour la première fois depuis trente ans, la gauche ait remporté une victoire électorale, amplifiée encore par le mode de scrutin, qui fait que la gauche parlementaire est majoritaire dans toutes les institutions nationales, sans parler des autorités régionales et locales, ces élections ne témoignent nullement d’une poussée à gauche. Elles témoignent, au contraire, de la perte de bien des références du mouvement ouvrier, y compris de celles qui avaient été maintenues, fût-ce de façon déformée, par le PC.
Celui-ci ne représente plus depuis très longtemps les intérêts politiques du prolétariat. Le stalinisme avait profondément infecté la politique du PC dans un sens réactionnaire. Malgré tout, le PC véhiculait encore l’idée que le changement social était possible, fût-ce par la voie réformiste.
Bien que l’image de l’évolution de l’opinion ouvrière donnée par les résultats électoraux soit très déformée, les élections de cette année ont montré une classe ouvrière désorientée, démoralisée, où la conscience d’appartenir à une même classe sociale a largement disparu, conséquence ou cause de la disparition des partis ouvriers, même réformistes.
La classe ouvrière, dégoûtée au fil du temps par ces partis, ne croit plus en rien, ou en pas grand-chose, et est disposée à suivre n’importe qui ou n’importe quoi.
La dispersion des votes ouvriers n’est certainement pas une nouveauté. Même à l’époque du mouvement ouvrier politique florissant, incarné surtout par le PC et jusqu’à une certaine période même par le PS, une fraction de l’électorat ouvrier votait pour les partis bourgeois classiques.
Mais aujourd’hui, le PC a perdu son pouvoir de structurer dans une large mesure l’opinion ouvrière, en particulier à l’occasion des élections. L’électorat ouvrier s’est dispersé non seulement entre Hollande, Mélenchon et les candidats d’extrême gauche, mais aussi Le Pen et l’abstention.
Or, les luttes qui attendent la classe ouvrière exigeront d’autant plus une conscience politique qu’elles ne se dérouleront pas seulement sur le terrain des revendications matérielles. Si l’aggravation de la crise entraîne la montée d’une extrême droite radicale décidée à se livrer à des provocations violentes contre telle ou telle fraction de la classe ouvrière (les travailleurs immigrés notamment, mais cela peut être aussi contre les militants ouvriers), la classe ouvrière devra pouvoir donner une réponse aussi sur le terrain politique.
Et donner une réponse sur le terrain politique, cela ne signifie pas inventer une « issue politique » pour la classe ouvrière en échafaudant de nouvelles combinaisons à partir des hommes politiques de la bourgeoisie et dans le cadre des institutions de la bourgeoisie. Cela ne signifie pas fabriquer un nouveau prophète, comme il y en a eu dans le passé, en général lorsque les chefs des grands partis réformistes étaient complètement déconsidérés. Mélenchon est le dernier en date de ces faux prophètes.
La seule issue politique pour la classe ouvrière est d’intervenir dans la vie politique par ses méthodes de classe, par ses armes de classe, en pesant sur les décisions du gouvernement de la bourgeoisie, avant d’être en situation de contester, non pas seulement l’équipe politique en place de la bourgeoisie, mais le règne de la bourgeoisie lui-même. Seul un véritable parti communiste peut défendre cette perspective. Et, surtout, seul il peut proposer une politique concrète répondant à chaque situation du point de vue des intérêts de la classe ouvrière, sans craindre que la mobilisation aille trop loin, sans craindre de perdre des places, des positions dans les institutions de la bourgeoisie, ou de compromettre des alliances susceptibles d’y mener.
La crise s’aggravant, la course de vitesse est déjà engagée entre la bourgeoisie et la classe ouvrière.
Voilà pourquoi il n’y a pas de tâche plus urgente que de gagner aux idées communistes révolutionnaires, à une politique correspondant aux intérêts du prolétariat, des travailleurs, des jeunes, que l’évolution actuelle de la société inquiète et qui ne voient d’issue que du côté de la seule classe révolutionnaire de la société, la classe ouvrière.

nico37

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Message  verié2 Lun 30 Juil - 11:12

Lutte Ouvrière - LDC
Celui qui essaie d’expliquer la politique de Hollande à partir de son étiquette, de son langage ou même de quelques gestes symboliques, est un naïf sans espoir ou un fieffé menteur. La politique de Hollande est et sera entièrement dictée par le capital financier.
Fort juste. Mais alors pourquoi demander, dans un édito des feuilles de boite, à Hollande et au PS de faire voter une loi pour interdire les licenciements ? Y aurait-il une vérité qu'on ne pourrait révéler qu'aux lecteurs de la LDC ?

Sur le reste du texte. Bonne analyse du rôle du PCF, bien que je ne crois pas que ce soit pour ne pas embarrasser Hollande qu'il ne participe pas au gouvernement. Le PCF-FdG reste en réserve...

La vision globale de la situation me semble aussi exagérément pessimiste. L'effritement/effondrement des organisations traditionnelles de la classe ouvrière, leur passage encore plus évident au service de l'ordre capitaliste a des aspects contradictoires : cela marque un certain recul mais laisse aussi la place libre à des forces neuves... à condition que celles-ci soient capables de saisir l'occasion.

En ce qui concerne la mainmise du capital financier sur l'économie et l'Etat, qui ne serait plus que son "huissier", il me semble que, face à l'approfondissement de la crise, à la haine des banksters qu'elle suscite, on ne peut pas exclure une reprise en mains de l'Etat. L'Etat représente les intérêts de l'ensemble de la bourgeoisie et pas seulement ceux de sa fraction financière, même si celle-ci a pris un poids considérable.

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Message  nico37 Mar 31 Juil - 0:36

LO craint de sombres perspectives

Tractage de Lutte Ouvrière devant l’entrée de voitures chez Liebherr.

Lutte Ouvrière a fait étape à Colmar hier lundi. Le parti politique voulait discuter avec les travailleurs de la réponse à apporter à « la dégradation de leur condition de vie et de travail, au chômage et à la pauvreté qui se répandent dans cette société capitaliste en crise ». Une pratique peu courante en été.
Une bonne vingtaine de militants de Lutte Ouvrière invitaient hier, à venir discuter de « l’interdiction nécessaire des licenciements, de la répartition du travail entre tous sans perte de salaire et du contrôle qu’il faudra exercer ensemble sur la comptabilité des entreprises ». Pour Lutte Ouvrière, « Hollande et son gouvernement s’apprêtent à mener une politique d’austérité sans précédent, pendant que les entreprises licencient impunément des milliers de travailleurs tout en empochant des bénéfices faramineux ».
Gilles Schaffar, candidat de Lutte Ouvrière lors des récentes élections législatives à Colmar, a tracté comme les autres militants et a échangé avec les personnes qui ont bien voulu s’attarder quelques instants en leur compagnie. « Nous avons rencontré des gens intéressés. Beaucoup ne partent pas en vacances car ils n’en ont pas ou plus les moyens, explique-t-il. Nous avons évoqué les luttes collectives qu’il faudra absolument mener pour empêcher de trop sombres perspectives. [...] À Lutte Ouvrière nous sommes un parti avec un programme et des idées. Nous reviendrons sur le terrain en août ».
Sur les tracts distribués aux piétons et aux automobilistes, L.O. n’a pas fait dans la demi-mesure : « PSA et la famille Peugeot qui en est l’actionnaire majoritaire, n’ont jamais été aussi riches. PSA vend aujourd’hui 3,5 millions de voitures alors qu’il n’en vendait que 2 millions il y a vingt ans ! [...]Hollande a déjà épuisé son stock de gestes symboliques. [...] À la place de l’austérité de droite, nous aurons la rigueur de gauche.
Les militants étaient présents rue des Clefs, au centre-ville et au centre commercial du quartier Europe, le matin, ainsi que l’après-midi à partir de 16 h.

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Message  Vals Mar 31 Juil - 13:54

verié2 a écrit:
Lutte Ouvrière - LDC
Celui qui essaie d’expliquer la politique de Hollande à partir de son étiquette, de son langage ou même de quelques gestes symboliques, est un naïf sans espoir ou un fieffé menteur. La politique de Hollande est et sera entièrement dictée par le capital financier.
Fort juste. Mais alors pourquoi demander, dans un édito des feuilles de boite, à Hollande et au PS de faire voter une loi pour interdire les licenciements ? Y aurait-il une vérité qu'on ne pourrait révéler qu'aux lecteurs de la LDC ?

Sur le reste du texte. Bonne analyse du rôle du PCF, bien que je ne crois pas que ce soit pour ne pas embarrasser Hollande qu'il ne participe pas au gouvernement. Le PCF-FdG reste en réserve...

La vision globale de la situation me semble aussi exagérément pessimiste. L'effritement/effondrement des organisations traditionnelles de la classe ouvrière, leur passage encore plus évident au service de l'ordre capitaliste a des aspects contradictoires : cela marque un certain recul mais laisse aussi la place libre à des forces neuves... à condition que celles-ci soient capables de saisir l'occasion.

En ce qui concerne la mainmise du capital financier sur l'économie et l'Etat, qui ne serait plus que son "huissier", il me semble que, face à l'approfondissement de la crise, à la haine des banksters qu'elle suscite, on ne peut pas exclure une reprise en mains de l'Etat. L'Etat représente les intérêts de l'ensemble de la bourgeoisie et pas seulement ceux de sa fraction financière, même si celle-ci a pris un poids considérable.

Incroyable, Vérié que tu ne puisses pas comprendre qu'il y a d'un côté l'analyse de ce que sont vraiment Hollande et sa clique pour les marxistes révolutionnaires et la nécessité pour les travailleurs de la vérifier en les mettant aux pieds du mur !

Vous, les Hollande et autres Montebourg, vous prétendez être de notre côté, du côté des travailleurs qui ont voté pour vous ?
Eh bien, montrez le sur la question fondamentale du moment pour la classe ouvrière !

Ce n'est pas créer une illusion, c'est au contraire tenter de la faire disparaitre pour montrer ce que sont ces gens là, et de quel côté ils sont.
Car malheureusement, Vérié, il se trouve que les travailleurs n'ont pas exactement la conscience politique et de classe qu'on voudrait qu'ils aient pour lutter lucidement.
Et ils ne croient pas forcemment les yeux fermés ce que nous pensons et disons (ou analysons comme dans la LDC) a propos du PS , de la gauche...
Ils faudra qu'ils constatent, vérifient dans les faits ce que sont ces crapules, et c'est à nous d'y travailler.
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Message  verié2 Mar 31 Juil - 18:56

Vals
Incroyable, Vérié que tu ne puisses pas comprendre qu'il y a d'un côté l'analyse de ce que sont vraiment Hollande et sa clique pour les marxistes révolutionnaires et la nécessité pour les travailleurs de la vérifier en les mettant aux pieds du mur !
Je ne suis pas convaincu que les travailleurs aient en Hollande et Montebourg les illusions que tu leur prêtes. Si de telles illusions se manifestaient par la volonté de nombreux travailleurs d'obtenir de Hollande, par la lutte, une loi anti-licenciement, nous devrions accompagner cette revendication, tout en expliquant que ce n'est pas de l'Etat bourgeois qu'il faut attendre notre salut, mais d'un rapport de forces, d'une interdiction que nous imposerons sur le terrain. Mais, pour le moment, non seulement il n'y a pas de lutte mais personne ne semble attendre grand chose de Hollande et Montebourg.

Nous en sommes au stade de la propagande. Et, même si nous ne sommes pas compris de tous, nous devons dire la vérité aux travailleurs et non prétendre les faire avancer d'une case à une autre avec des revendications illusoires. Nous serons d'ailleurs peut-être tous surpris par le tour que pourraient prendre les luttes et les mots d'ordre à la rentrée.

Le gouffre qui sépare les explications données par LO dans la LDC et la propagande contenue dans cet édito de boîte est caricatural.

De plus, cet édito évoque une loi anti-licenciement comme un "point d'appui", c'est à dire entre dans les détails de l'utilisation d'une législation qui n'a aucune chance d'être adoptée. Comment veux-tu être crédible avec des contorsions pareilles ?

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Message  Rougevert Mar 31 Juil - 21:26

Je pense que si le PCF ne participe pas au gouvernement, c'est d'abord et avant tout parce que le PS n'en a pas besoin: il a la majorité absolue à l'Assemblée.
Et il veut donner des gages de respectabilité aux marchés.
C'est pour éviter d'essuyer un refus que les militants ont voté contre la participation.
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Message  Roseau Mar 31 Juil - 21:39

Exact, c'est malheureusement la situation idéale pour le capital:
après avoir usé ses serviteurs de droite au gouvernement,
il dispose de ses serviteurs de "gauche",
et toujours de ses lieutenants en dehors, le FdG,
garde-chiourmes dans le mouvement ouvrier,
prêt à lutter comme ils l'ont toujours fait, le plus récemment en 2010,
contre l'auto-organisation et la centralisation des luttes des travailleurs.
Roseau
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Message  nico37 Mer 1 Aoû - 0:43

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Message  nico37 Jeu 2 Aoû - 1:46

Vacances studieuses pour Nathalie Arthaud

La candidate de Lutte ouvrière est en Gironde toute la semaine. Nathalie Arthaud, rue Sainte-Catherine, à Bordeaux. (photo s. lartigue)
Pour Nathalie Arthaud, la campagne présidentielle ne s’est pas terminée au soir du premier tour le 22 avril (0,56 % des voix). Après être retournée dans son lycée lyonnais dès le 28 avril pour enseigner l’économie puis pour faire passer les épreuves du bac jusqu’au 9 juillet, elle a repris sa casquette de Lutte ouvrière pour prêcher la parole militante. C’est dans ce contexte qu’elle est présente cette semaine en Gironde.
« En fait, nous sommes sur tout le territoire mais j’ai choisi Bordeaux car quand on vient pour des meetings, on n’a pas le temps de visiter. Là, j’ai pu en profiter. »
Le militantisme reste toutefois son activité principale. On l’a vue dans les cités du Grand-Parc, des Aubiers et de Bacalan, le journal de LO à la main telle une militante de base, toujours prête à échanger avec des passants. Hier, elle se tenait au carrefour de la rue Sainte-Catherine et du cours Victor-Hugo. Aujourd’hui, elle sera à Mérignac, demain à Langon et samedi à Libourne. C’est ce qu’on appelle des vacances studieuses…
« Mais pour les ouvriers d’Aulnay et d’autres dans la même situation, il n’y a pas de vacances. Certains vont recevoir leur lettre de licenciement au mois d’août. Le patronat ne pratique pas la trêve. »
L’autre raison de ces vacances militantes, c’est la disponibilité des auditeurs, si l’on en croit l’ex-candidate de Lutte Ouvrière : « Pendant les législatives, les gens étaient saturés de politique, alors que maintenant, ils sont plus disponibles pour parler. Et puis, ils sont confrontés directement aux premières mesures gouvernementales comme l’augmentation du Smic de 6,60 euros ou la hausse de la CSG.

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Message  verié2 Jeu 2 Aoû - 10:34

Edito de LO
C'est leur bourse ou nos vies
Grâce aux efforts des sportifs et même de la reine d'Angleterre, mise à contribution malgré son grand âge, grâce aussi aux milliards engloutis à cette occasion et qui auraient pu être bien mieux employés, les Jeux olympiques qui viennent de s'ouvrir permettent durant l'été d'amuser la galerie.

Un certain nombre de journalistes déclarent crûment qu'ils tombent bien, en faisant penser à autre chose alors que le nombre de chômeurs britanniques vient de dépasser les trois millions et que la situation n'est pas meilleure dans la plupart des pays d'Europe, pour ne parler que de ceux-là.

Dans la Rome antique, on amusait le bon peuple, selon la formule, avec « du pain et des jeux ». La société moderne n'a pas inventé grand-chose en offrant ces modernes jeux du cirque, où heureusement il ne meurt plus aucun gladiateur. Mais en même temps qu'elle diffuse ces jeux par télévision à des milliards d'hommes, elle est en passe de retirer le pain à nombre d'entre eux.

En France, depuis deux mois les annonces de plans de licenciements se succèdent sans interruption et elles émanent de grandes entreprises dont chacun sait très bien qu'elles ne sont pas sur la paille.

3 500 emplois sont menacés chez le volailler Doux dans l'Ouest, et ce n'est pas à ce qu'on sache parce que les gens ne mangeraient plus de poulet. Les laboratoires Sanofi projettent 2 000 licenciements alors qu'ils font des milliards de bénéfices. Air France et Alcatel Lucent ont annoncé 5 000 suppressions d'emplois chacun et le trust PSA Peugeot Citroën en a annoncé 8 000. Et, à chaque fois, le nombre de licenciements annoncés est en fait à multiplier par deux ou trois car il y a aussi les intérimaires, les sous-traitants et tous ceux dont l'emploi dépend de ces groupes.

Ces patrons licencieurs invoquent la crise et la concurrence internationale. Mais l'une et l'autre ont bon dos. La concurrence en fait, c'est à qui fera plus de profits, et justement, un des moyens pour cela est de licencier. Et si crise il y a, c'est précisément celle d'un système qui place le profit avant tout.

Parce que les banques exigent le paiement d'intérêts faramineux sur la dette des États et veulent la garantie qu'elles seront payées, tous les gouvernements multiplient les mesures d'austérité, de la Grèce à l'Espagne et de l'Italie à la France. Et c'est justement cela qui provoque l'appauvrissement d'une majorité de la population, le ralentissement de l'économie et la crise.

Pour assurer les profits des banques et des grandes sociétés financières et industrielles, les États savent trouver de l'argent et, s'il le faut, ils en fabriqueront en faisant marcher la planche à billets. C'est le sens des déclarations du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, faites le 26 juillet à propos de la crise de l'euro. Il s'agissait de rassurer les capitalistes, et en effet ses déclarations ont fait remonter les cours de Bourse.

Mais tout cet argent promis aux banquiers, ce sera autant qui n'ira pas aux salaires, aux services publics, à des dépenses utiles à la population et, en fin de compte, à l'économie, du moins celle qui concerne la vie de tous. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la crise.

Les vagues déclarations du gouvernement sur le fait qu'il n'acceptera pas les plans de licenciements comme ceux de PSA, du moins « en l'état », a-t-il précisé, sont l'aveu qu'il ne fera rien de sérieux pour les empêcher, même si son ministre dit du Redressement productif, Montebourg, fait de grandes moulinets avec les bras.

Le gouvernement ne veut rien faire face à des décisions émanant du grand patronat. Il n'y a rien à attendre de lui car les ministres, ceux de ce gouvernement comme ceux du précédent, ne servent qu'à enregistrer les volontés de grands capitalistes qui, tous les matins, exigent d'être rassurés sur les profits qu'ils pourront encaisser.

Tout cela, c'est un monde qui marche sur la tête car la priorité, la seule, ce doit être la vie de la majorité de la population.

Les travailleurs ont besoin d'un emploi, d'un salaire qui permette de vivre décemment et qui soit garanti contre la hausse des prix. Il y a dans la société tous les moyens de l'assurer, à condition d'empêcher les capitalistes d'appliquer leur loi du profit. Les travailleurs peuvent l'imposer, car ils peuvent représenter une force immense. Et il est urgent de le faire car c'est vraiment leur Bourse ou notre vie.

Éditorial des bulletins d'entreprise du 30 juillet
Toujours un discours très équivoque sur la crise et ses causes, par exemple ce passage:

"tout cet argent promis aux banquiers, ce sera autant qui n'ira pas aux salaires, aux services publics, à des dépenses utiles à la population et, en fin de compte, à l'économie, du moins celle qui concerne la vie de tous. Il ne faut pas chercher ailleurs la cause de la crise."

La crise ne serait donc qu'un problème de répartition de "l'argent" ? Alors, le rédacteur de cet édito et ses relecteurs ont-ils vraiment une vision aussi naïve (et fausse) du fonctionnement du capitalisme ?(1) Ou bien pensent-ils que leurs lecteurs - salariés des boîtes où sont distribués les bulletins - sont trop stupides pour qu'on puisse leur expliquer que le capitalisme est un système qui conduit inexorablement à des crises, quelle que soit la façon de gérer "l'argent" ? Ou un peu des deux ? Car, à force de raconter des niaiseries sous prétexte de se mettre à la portée de ce qu'on pense être le niveau de compréhension des travailleurs, on finit par y croire soi-même...
__
1) D'ailleurs cet édito met en doute l'existence même d'une crise puisqu'il écrit "si crise il y a". La crise ne serait donc qu'un prétexte des capitalistes pour faire plus de profits...?

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Message  verié2 Jeu 2 Aoû - 10:45

On peut noter que la même idée est développée dans un article à vocation plus "théorique" que l'édito dans le même numéro de LO. A savoir que la crise ne serait pas une conséquence inéluctable des contradictions du capitalisme, mais provoquée artificiellement par les banques.

extrait de LO - numéro de cette semaine sur "l'approfondissement de la crise financière"
Face à cette crise qu'ils ont provoquée, qu'ils entretiennent et qui les nourrissent, les banquiers, et derrière eux les gouvernements, n'ont pas de solution. Pour préserver leurs richesses, voire pour s'enrichir encore, ils pillent les budgets publics grâce à l'endettement des États, et, de plan d'austérité en plan d'austérité, ils rançonnent les populations. Ce faisant, ils plongent l'économie et la société tout entière dans la crise. Ils jouent, sciemment, avec le feu, comme si c'était pour eux « après nous le déluge »... ou l'explosion sociale.

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Message  Rougevert Jeu 2 Aoû - 16:01

verié2 a écrit:
Vals
Incroyable, Vérié que tu ne puisses pas comprendre qu'il y a d'un côté l'analyse de ce que sont vraiment Hollande et sa clique pour les marxistes révolutionnaires et la nécessité pour les travailleurs de la vérifier en les mettant aux pieds du mur !
Je ne suis pas convaincu que les travailleurs aient en Hollande et Montebourg les illusions que tu leur prêtes. Si de telles illusions se manifestaient par la volonté de nombreux travailleurs d'obtenir de Hollande, par la lutte, une loi anti-licenciement, nous devrions accompagner cette revendication, tout en expliquant que ce n'est pas de l'Etat bourgeois qu'il faut attendre notre salut, mais d'un rapport de forces, d'une interdiction que nous imposerons sur le terrain.qu'il faut attendre notre salut, mais d'un rapport de forces, d'une interdiction que nous imposerons sur le terrain. Mais, pour le moment, non seulement il n'y a pas de lutte mais personne ne semble attendre grand chose de Hollande et Montebourg.

Nous en sommes au stade de la propagande. Et, même si nous ne sommes pas compris de tous, nous devons dire la vérité aux travailleurs et non prétendre les faire avancer d'une case à une autre avec des revendications illusoires. Nous serons d'ailleurs peut-être tous surpris par le tour que pourraient prendre les luttes et les mots d'ordre à la rentrée.

Le gouffre qui sépare les explications données par LO dans la LDC et la propagande contenue dans cet édito de boîte est caricatural.

De plus, cet édito évoque une loi anti-licenciement comme un "point d'appui", c'est à dire entre dans les détails de l'utilisation d'une législation qui n'a aucune chance d'être adoptée. Comment veux-tu être crédible avec des contorsions pareilles ?
1) Cette mesure fait partie du programme du NPA, qualifié de programme de luttes et non de gouvernement de l'Etat bourgeois par un quelconque parti ou coalition de partis se réclamant du mouvement ouvrier...
Tu le reconnais toi-même puisque tu écris :
Si de telles illusions se manifestaient par la volonté de nombreux travailleurs d'obtenir de Hollande, par la lutte, une loi anti-licenciement, nous devrions accompagner cette revendication, tout en expliquant que ce n'est pas de l'Etat bourgeois qu'il faut attendre notre salut, mais d'un rapport de forces, d'une interdiction que nous imposerons sur le terrain.

2) Cette mesure est une priorité de la lutte des classes : elle peut apparaître comme le revendication permettant la mobilisation et la généralisation de la lutte. C'est une condition suffisante pour la porter et intensifier l'agitation sur ce mot d'ordre....et non pour "l'accompagner".

Mais je trouve ta formule parlant d'illusions tout à fait paradoxale, puisque tu parles en même temps de lutte. Cette lutte est dirigée contre le bloc "Grand Patronat-Gouvernement".
En effet, cette mesure ne figure pas dans les 60 propositions de François Hollande, faut-il le rappeler.
Si des illusions existent, elles se traduisent avant tout par la passivité et l'attente que le gouvernement "fasse pour le mieux"...

Je citerai Winston Churchill, histoire de rire (et changer) un peu:

« Un conciliateur c'est quelqu'un qui nourrit un crocodile en espérant qu'il sera le dernier à être mangé. »
Il fera le "mieux" pour qui, le gouvernement?
Pour "la France"? Il le prétendra.
Pour les travailleurs jetés au chômage, certainement pas : la France est une abstraction dont ils sont exclus en tant que classe et éventuellement, individuellement.




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Message  verié2 Jeu 2 Aoû - 16:22

Rougevert
Si des illusions existent, elles se traduisent avant tout par la passivité et l'attente que le gouvernement "fasse pour le mieux"...
Je répète donc que je ne suis pas du tout convaincu que ces illusions soient très fortes. En admettant même qu'une partie des travailleurs les aient partagées, les déclarations de Hollande, de Cahuzac et même de Montebourg, en dépit de ses rodomontades, ont du les doucher...

En revanche, je suis convaincu qu'il y aura une réaction des travailleurs de PSA. Le problème sera alors de lui donner des perspectives.
Cette mesure est une priorité de la lutte des classes : elle peut apparaître comme le revendication permettant la mobilisation et la généralisation de la lutte
La lutte contre les licenciements est sans aucun doute la bataille essentielle qui va se dérouler dans les semaines à venir. Mais, si nous voulons être crédibles, pour éviter que les travailleurs ne se replient très vite sur un objectif qui leur paraîtra "réaliste" comme l'obtention d'indemnités conséquentes, il me semble qu'il faut être très clair sur la façon dont il est possible d'interdire les licenciements et ce que nous pouvons attendre du gouvernement.

Evidemment, pour le moment il n'y a pas de lutte du tout, nous ne faisons que de la propagande, c'est à dire que nous donnons des explications qui doivent être les plus honnêtes, les plus complètes et les plus claires possibles, pour que les travailleurs aient les cartes en mains.

Mais, si une lutte s'engage, si des entreprises sont occupées, pas seulement PSA, demander au PS de voter une loi ne sera pas, à mon avis, l'objectif le plus adapté à la situation. D'autant que le vote d'une telle loi - très hypothétique - supposerait un rapport
de forces qui permettrait sans doute aux travailleurs de remettre les entreprises en marche eux-mêmes et peut-être une situation de double pouvoir.

Je conviens que les réponses à apporter ne sont pas simples, ce sera peut-être la lutte de classes qui les donnera. Mais nous devons faire preuve de prudence vis à vis de toutes ces revendications et mots d'ordre qui font appel à l'Etat bourgeois, au PS etc.

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Message  alexi Jeu 2 Aoû - 19:36

Lutte de Classe n°145

Traduction d'un texte d'orientation de Spark sur les Etats-Unis :

Pour les jeunes hommes noirs sans diplôme du secondaire, le chômage réel se situe autour de 70 %.
Ces écarts énormes reflètent en partie le racisme ouvert qui sévit encore dans le pays. Mais ils traduisent surtout le fait que la race, le statut d’immigrant et la classe sociale sont intimement liés.

Pour Spark, il existerait donc une race noire ?!

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Message  Eugene Duhring Jeu 2 Aoû - 20:15

alexi a écrit:Lutte de Classe n°145

Traduction d'un texte d'orientation de Spark sur les Etats-Unis :

Pour les jeunes hommes noirs sans diplôme du secondaire, le chômage réel se situe autour de 70 %.
Ces écarts énormes reflètent en partie le racisme ouvert qui sévit encore dans le pays. Mais ils traduisent surtout le fait que la race, le statut d’immigrant et la classe sociale sont intimement liés.

Pour Spark, il existerait donc une race noire ?!
Je suppose que lorsqu'on évoque le racisme, cela s'attache à la notion de race. A moins que la lutte contre le racisme se réduise à une lutte sémantique sur le mot race ... de manière tout à fait désincarnée ? Ou bien faut-il relater les différences de couleur de peau du genre : "... le fait que la couleur de peau, le statut d'immigrant ...". Cela te sied mieux ?

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Message  sylvestre Ven 3 Aoû - 9:52

Comme quoi on est jamais complètement coupé de la culture politique environnante, ne serait-ce que par la langue, dans l'usage de laquelle les militants peuvent trouver concentrés toutes les contradictions de l'idéologie dominante....
Aux Etats-Unis, parler de la "race" comme une problématique politique est tellement courant que Spark rendrait son discours incompréhensible s'il cherchait à l'éviter. En France, ça se fait peu, sauf justement dans les milieux les plus en contact avec des militants états-uniens. Est-ce que c'est bien ou pas bien comme usage du mot ? En tous cas il a une utilité, et s'en horrifier au motif que les races biologiques n'existent pas est à côté de la plaque.

Lutte ouvrière - Page 35 $(KGrHqUOKp!E1qimg9(KBNoKWRR6P!~~0_35
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Message  nico37 Jeu 9 Aoû - 0:47

Pas de vacances pour la lutte

Sur le marché Saint-Jean Lutte ouvrière défend son programme de lutte.

Depuis la mi-juillet, la caravane de Lutte ouvrière (LO) sillonne le centre de la France. Pour faire passer leur message, les membres de LO tiennent à rester présents sur le terrain, tout au long de l'année. Hier, une quinzaine de militants étaient réunis à Châteauroux, au marché Saint-Jean, puis place de la République, autour d'Élisabeth Milon, porte-parole du mouvement dans l'Indre. « On continue de dénoncer la situation dans laquelle se trouvent de nombreux travailleurs comme ceux de PSA en ce moment, à l'heure où la direction de Peugeot annonce la suppression de 8.000 emplois ».

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Message  nico37 Ven 10 Aoû - 1:17

Christian Driano, de Lutte ouvrière à Montbéliard, réagit aux mesures gouvernementales pour aider la filière automobile.

« PSA veut supprimer des emplois : le gouvernement ouvre les cordons de la bourse ! Lors de sa conférence de presse pour présenter les résultats du groupe PSA, le PDG Varin a redit sa confiance. Car PSA ne va pas aussi mal qu’il voudrait le faire croire pour justifier son plan de 8 000 suppressions d’emplois. Le groupe affiche 819 millions de pertes au premier semestre. Mais la dette nette du groupe a été réduite de 1 milliard en 6 mois. La banque « PSA Finance » affiche, elle, une santé éclatante avec 542 millions de produits nets bancaire au premier semestre et 8 milliards de liquidités disponibles. Enfin, PSA dispose d’une sécurité financière de 12 milliards, supérieure de près de 3 milliards à ce qu’il avait en caisse fin 2011. PSA, c’est vraiment le malade imaginaire ! »« M. Varin a salué la forte mobilisation des pouvoirs publics, continue Christian Driano. Un gouvernement qui, comme les précédents, vient d’apporter de nouvelles aides financières au patronat sous prétexte d’aider la filière automobile, sans exiger la moindre contrepartie de PSA, qui maintient ses 8000 suppressions d’emplois. »

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Message  nico37 Sam 11 Aoû - 23:31

Givet (Ardennes) : Non à la fermeture programmée de la CPAM

Le directeur de la CPAM de Givet veut imposer aux 5 jeunes employés de l’agence de demander leur mutation à Charleville… sous peine d’y être mutés d’office ! Son idée est de provoquer la fermeture de l’agence en ne remplaçant pas les anciens qui partiront prochainement à la retraite. Cette déclinaison locale de l’austérité budgétaire dictée par le gouvernement actuel est dans la continuité de l’austérité menée par Sarkozy : moins de services publics alors que les besoins et le chômage ne font que s’accroître. Pour les employés, bien décidés à ne pas se laisser faire, ce n’est pas acceptable.

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Message  alexi Dim 12 Aoû - 10:54

Je regrette que Marc Peschanski n'ait pas eu la même attitude en 2001 qu'aujourd'hui Annie Thébaud-Mony; cela aurait permis à LO de faire un bel article du même style :

Santé au travail : une chercheuse dénonce l'impunité patronale



Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche à l'Inserm, spécialiste des cancers d'origine professionnelle, a refusé la nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur que souhaitait lui décerner Cécile Duflot, ministre de l'Égalité, des Territoires et du Logement.

Dans une lettre qu'elle a rendue publique, elle a expliqué ses raisons : « Au terme de trente ans d'activité, il me faut constater que les conditions de travail ne cessent de se dégrader, que la prise de conscience du désastre sanitaire de l'amiante n'a pas conduit à une stratégie de lutte contre l'épidémie des cancers professionnels et environnementaux, que la sous-traitance des risques fait supporter par les plus démunis des travailleurs, salariés ou non, dans l'industrie, l'agriculture, les services et la fonction publique, un cumul de risques physiques, organisationnels et psychologiques, dans une terrible indifférence. » Elle dénonce aussi « l'impunité qui jusqu'à ce jour protège les responsables de crimes industriels » et indique que la reconnaissance qu'elle appelle de ses vœux serait de voir « la justice française condamner les crimes industriels à la mesure de leurs conséquences, pour qu'enfin la prévention devienne réalité ».

Un de ses ouvrages paru en 2008, Travailler peut nuire gravement à votre santé, dénonçait déjà les dangers physiques liés au développement de la sous-traitance et du travail temporaire, alors que les donneurs d'ordres comme Total, lors de l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, n'étaient pas poursuivis. Elle décrivait aussi la résistance des industriels français à l'encadrement de l'usage des substances chimiques nocives et le scandale de la silicose et des cancers liés à l'amiante, la délocalisation dans les pays pauvres comme l'Inde de chantiers de désamiantage, qui condamne des milliers de travailleurs et leurs familles à une mort quasi certaine.

Annie Thébaud-Mony interpelle la ministre et lui indique que « des politiques publiques doivent devenir le rempart à la mise en danger d'autrui, y compris en matière pénale ».

Ce rappel est malheureusement d'autant plus nécessaire que la législation récente, y compris concernant la santé au travail, va dans le sens de l'impunité et de l'irresponsabilité patronales. Ainsi le 2 mai dernier un arrêté pris par le précédent gouvernement a annulé toutes les dispositions de contrôle renforcé des maladies professionnelles existant dans le pays, pour les travailleurs exposés par exemple à la silicose, l'amiante, l'arsenic et autres. Le ministre du Travail Michel Sapin a été saisi le 16 juin dernier entre autres par l'association Sauvons la médecine du travail à propos de cet arrêté scandaleux et plus généralement de la démolition de la médecine du travail orchestrée par le Medef. Mais, à ce jour, le nouveau gouvernement n'a pris aucune mesure. Il faudrait en effet s'opposer au patronat, et distribuer des médailles ne remplace pas une politique.

Christian BERNAC
Lutte Ouvrière n°2297 du 10 août 2012

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Message  nico37 Dim 12 Aoû - 11:17

LO décline l’invitation du NPA

Lutte Ouvrière n’assistera pas aux débats qui se tiendront lors de la traditionnelle université d’été du NPA à Port-Leucate, fin août.

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a convié diverses organisations et personnalités de gauche à participer à son université d’été, à partir du 26 août à Port-Leucate. Le NPA pense qu’un débat à la gauche du Parti socialiste peut être utile « dans la perspective de la nécessaire construction d’une opposition sociale et politique radicale aux politiques actuelles ». Lutte ouvrière (LO) a durement décliné cette invitation.

Pierre Royan, coordinateur de campagne de Nathalie Artaud lors de la présidentielle, a fait connaître la position de son parti par écrit le 27 juillet. Lutte ouvrière ne se situe pas dans l’optique d’une « opposition de gauche au gouvernement, mais dans celle de la construction d’une organisation communiste révolutionnaire », a-t-il indiqué. « Le pire n’est même pas que vos tentatives précédentes ont échoué – pour les élections précédentes, c’est Mélenchon qui a réussi ce dont vous avez rêvé – mais que, si elles réussissaient, elles constitueraient une nouvelle tromperie pour la classe ouvrière, un nouveau subterfuge pour la détourner d’une politique de classe », poursuit le responsable politique.

Par le passé, les deux organisations trotskistes ont connu des alliances électorales, la dernière lors des élections régionales de 2004. Fin juin, une rencontre à l’initiative du NPA avait eu lieu entre Nathalie Artaud et Olivier Besancenot.

La réponse incisive de LO n’est pas une surprise pour le NPA. « Lutte ouvrière n’est jamais venue, ni à l’université d’été de la LCR, ni à celles du NPA », rappelle Jacqueline Guillotin, chargée de l’organisation de cette université d’été.

Ils devraient être au maximum 600 à participer à l’université d’été du NPA, c’est moins que les années précedentes. Ce rassemblement aura lieu dans un contexte de crise pour ce parti frappé par une nouvelle vague de départs, début juillet. Cette fois, c’est le courant la Gauche anticapitaliste et ses cadres qui ont rejoint le Front de gauche.

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