Iran

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Re: Iran

Message  Dinky le Jeu 6 Nov - 10:07

Iran : dictature sur les femmes


Ces dernières semaines, plusieurs femmes ont été attaquées à l'acide en plein centre d'Ispahan pour ne pas avoir porté suffisamment correctement le hidjab. Une jeune femme, attaquée le 19 octobre alors qu'elle marchait avec deux amies dans les rues d'Ispahan, est décédée et les deux autres ont été brûlées au visage et aux mains.

Dans la soirée du 24 octobre, toujours à Ispahan, des nervis appartenant aux Pasdarans, organisation paramilitaire soutien du pouvoir, ont commis une nouvelle agression à l'acide contre une jeune femme de 24 ans. À Téhéran, le 21 octobre, une agression similaire s'est déroulée lorsque des hommes à moto ont jeté de l'acide au visage d'une femme d'une quarantaine d'années assise dans une voiture. Celle-ci a plus de la moitié du visage brûlé.

Ces milices liées au pouvoir se sont ainsi attaquées à au moins vingt-cinq femmes dans les villes d'Ispahan, de Kermanchah et de Téhéran. Le président Hassan Rohani s'est senti obligé de condamner les coupables, promettant « la punition la plus dure ». Mais l'attitude du pouvoir est en réalité tout autre. Une loi intitulée « Soutien à ceux qui font la promotion de la vertu et combattent le vice » est en discussion au Parlement. Elle prévoit une plus grande marge de manœuvre et une protection juridique pour les individus et les organisations qui s'en prennent en particulier aux femmes coupables à leurs yeux d'être « mal voilées ». Malgré les tentatives du régime pour les interdire, plusieurs manifestations ont été organisées pour protester contre ces atrocités.

La répression qui s'abat sur les femmes n'est pas seulement le fait de ces milices, mais du régime dans son ensemble. Ainsi le 25 octobre une avocate, Nasrine Sotoudeh, était arrêtée à Téhéran alors qu'elle protestait contre ces agressions à l'acide. Le pouvoir lui avait déjà interdit de plaider pendant trois ans et l'avait ensuite emprisonnée parce qu'elle s'était chargée de défendre des prisonniers politiques. Une jeune femme de 25 ans, Ghonchech Ghavami, a été arrêtée en juin pour avoir tenté d'assister à un match de volley-ball à Téhéran, en protestation contre l'interdiction de la présence des femmes dans les tribunes. Elle est en prison depuis près de 80 jours. Enfin, le 25 octobre, une jeune Iranienne, Reyhaneh Jabbari, condamnée à mort pour le meurtre d'un homme qui l'avait agressée sexuellement, était pendue à la prison de Téhéran, une exécution qui a eu lieu malgré les nombreuses protestations internationales dénonçant l'attitude de la cour qui n'avait pas pris en compte toutes les preuves et le fait que ses aveux avaient été obtenus sous la contrainte.

Ces crimes contre les femmes, cette répression quotidienne et les exécutions capitales, dont le nombre n'a cessé d'augmenter (plus de mille depuis l'arrivée au pouvoir de Rohani), font partie des pratiques du pouvoir pour se maintenir. Un mollah, Movahedi Kermani, l'avouait en juin dernier en déclarant que « l'émergence des mal-voilées dans le pays est un pied-de-nez au régime ». Mais les femmes iraniennes ne supporteront pas éternellement cette dictature policière et théocratique.

Aline Rétesse


LUTTE OUVRIERE 7 NOV

Dinky

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Message  Carlo Rubeo le Ven 14 Nov - 23:22

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Message  Carlo Rubeo le Dim 23 Nov - 14:12

>>> La révolution iranienne - 1979

En 1979, la révolution iranienne et la contre-révolution islamique ont donné l’image d’une profonde cassure dans la perspective d’une révolution mondiale. La révolution de 1977-1979 fut l’une des plus importantes du xxe siècle, et la contre-révolution, l’une des plus brutales de l’histoire moderne : selon des estimations basses, 20 000 opposants politiques ont été assassinés entre 1979 et 1989.
La désillusion qui a suivi l’échec de 1979 a fait que de nombreux militants de gauche sont désormais incapables d’envisager d’autre objectif que « la démocratie ». L’idéologie anti-impérialiste qui avait cours autrefois (le développement du capitalisme étant une étape nécessaire sur la voie à la révolution, l’impérialisme représentait un frein à cette évolution dans les pays assujettis) et sa permutation actuelle (l’Organisation des Nations unies, l’Union européenne, Obama, les syndicats occidentaux, l’Organisation internationale du travail, etc. doivent servir à ouvrir la voie vers la démocratie) sont les deux faces d’une même médaille : toutes deux ignorent l’énorme potentiel social de 1979.

>>> lire la suite
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Message  Copas le Jeu 25 Déc - 12:18


Iran : 10 grévistes de la faim, dont un mineur, menacés d'exécution
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Abolition-de-la-peine-de-mort/Actualites/Iran-10-grevistes-de-la-faim-dont-un-mineur-menaces-execution-13649

Il est déplorable que les autorités iraniennes aient menacé d'expédier l'exécution de 10 condamnés à mort, en représailles à leur grève de la faim. Nous demandons aux autorités de commuer immédiatement les condamnations à la peine capitale prononcées contre ces hommes.

Il est vraiment déplorable que les autorités iraniennes jouent de la sorte avec la vie de ces hommes. Recourir à des menaces de mort dans le but de réprimer la grève de la faim des prisonniers ne fait que souligner à quel point le système pénal iranien est vicié
».

Hassiba Hadj Sahraoui
Directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.
La suite : http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Abolition-de-la-peine-de-mort/Actualites/Iran-10-grevistes-de-la-faim-dont-un-mineur-menaces-execution-13649
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Message  Carlo Rubeo le Lun 16 Mar - 19:04

La dictature islamiste dans ses oeuvres :

Le régime iranien a fait pendre deux femmes à la veille de la journée internationale des droits des femmes

https://soliranparis.wordpress.com/2015/03/12/le-regime-iranien-a-fait-pendre-deux-femmes-a-la-veille-de-la-journee-internationale-des-droits-des-femmes/
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Message  Copas le Mar 7 Avr - 19:19

Accord sur le nucléaire iranien : le point de vue du troisième camp

Article de Hamid Taqvaee, secrétaire général du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), publié en farsi le 3 avril 2015 dans L’Internationale, hebdomadaire du PCOI, et en anglais le 5 avril.
Les négociations sur le nucléaire iranien se sont terminées 48 heures après la date limite du 31 mars, avec comme résultat un communiqué commun des deux camps. Ce communiqué est un accord politique et un cadre pour un accord global qui doit être signé par la République Islamique et le P5+1 fin juin 2015. Les deux parties ont appelé cet accord initial une avancée, et chacune d’entre elles, comme c’est la norme lors des discussions diplomatiques, l’a décrit comme une victoire pour elle-même. Zarif, le ministre des affaires étrangères de la République Islamique, ainsi que d’autres négociateurs iraniens, insiste sur le fait que toutes les sanctions seront levées et que les efforts pour le nucléaire iranien ne cesseront pas. Les États-Unis et les autres négociateurs soulignent que tous les chemins vers l’obtention de l’arme atomique pour l’Iran seront bloquées, que le nombre de centrifugeuses sera réduit des deux tiers, et que les recherches nucléaires de l’Iran seront soumises à une inspection plus sévère que pour les autres pays.

Cependant, du point de vue de la population d’Iran, en ce qui concerne ses intérêts, les résultats et critères sont complètement différents. De ce point de vue, la levée ou l’assouplissement des sanctions devraient se traduire par la baisse de la pauvreté, du chômage et de l’inflation, et par l’augmentation du niveau de vie. Depuis longtemps déjà, la population d’Iran s’est opposée au projet nucléaire et au slogan du gouvernement « L’énergie nucléaire est notre droit absolu » par son propre slogan « le bien-être et la dignité sont nos droits absolus ». Aussi, de ce point de vue, tout accord sur la question nucléaire doit amener à une augmentation « du bien-être et de la dignité » de la population.

Mais cela ne peut pas être la conséquence automatique d’un accord entre Etats, mais seulement le résultat de la lutte pour l’augmentation des salaires, qui sont aujourd’hui plusieurs fois en dessous du seuil de pauvreté, contre le chômage, l’inflation et l’insécurité économique. Il n’y a pas de doute qu’avec toute ouverture de l’économie par l’Etat, le régime va tenter de renforcer les mesures d’austérité au nom de prétexte comme la reconstruction, le remboursement, etc. Ce qui est tout aussi certain, c’est que mettre en place les politiques d’austérité et les recommandations de la Banque Mondiale et du FMI (avec lesquelles toutes les fractions du régimes sont d’accord) sera plus que jamais à l’ordre du jour du régime afin d’attirer les crédits financiers et les investissements domestiques et internationaux. Pour le peuple travailleur, cela veut dire une nouvelle érosion de ses droits, encore plus d’insécurité économique, se serrer encore plus la ceinture alors que de fraiches opportunités s’ouvriront pour les gangsters au sein du régime pour plus d’escroqueries et d’arnaques.

On ne peut faire face à une telle situation qu’en renforçant la lutte pour « le bien-être et la dignité ». Politiquement aussi, un accord sur le projet nucléaire pave la voie aux protestations populaires. D’une part, le prétexte des sanctions, de la confrontation avec le « Grand Satan » et de l’économie de siège retiré, feront du régime la cible directe des protestations populaires. D’autre part, l’accord sur le nucléaire signifie un renforcement du pouvoir de la fraction Rouhani / Rafsanjani au détriment de la fraction Khamenei et des fondamentalistes. Cela va amener à un approfondissement des luttes internes au sein du régime, offrant ainsi de nouvelles opportunités à la population pour affronter l’ensemble du régime. Mais les répercussions d’un accord avec l’Occident vont bien plus loin que la question du nucléaire. Tout rapprochement avec l’Occident questionne l’identité idéologique anti-américaine et anti-occidentale du régime islamique, et, stratégiquement, mine sa position en Iran et dans la région du Moyen-Orient. Ce processus a déjà commencé et il s’accélérera ces prochains mois avec la conclusion de l’accord global si il est conclu.

De toutes ces conditions, il résulte la création d’une situation sociale, politique et économique plus favorable au développement de la lutte dans tous ses aspects : la lutte pour les salaires et de meilleures conditions de travail, pour l’égalité hommes-femmes, pour les droits civiques et politiques, pour la libération culturelle et pour une vie heureuse et moderne. Aussi, et plus que le succès de l’une ou de l’autre des parties en négociation, l’accord sur le nucléaire peut ouvrir la voie à l’avancée du « troisième camp », la population qui hurle pour « le bien-être et la dignité ».
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Khuzestan

Message  Carlo Rubeo le Lun 15 Juin - 20:46

Retour sur la chasse aux arabes victimes du nationalisme iranien :

Iran : Vague d’arrestations de militants arabes ahwazis

Incertitude sur le sort de plus de 75 personnes détenues suite à des manifestations

Les forces de sécurité iraniennes ainsi que des agents du renseignement ont recherché et arrêté des dizaines d’Arabes ahwazis, dont plusieurs mineurs, dans le cadre de ce qui semble constituer une nouvelle vague de répression dans la province du Khuzestan, ont déclaré aujourd’hui Amnesty International et Human Rights Watch.

Selon des militants et des proches des personnes arrêtées, de nombreuses arrestations ont eu lieu à l’approche du 10e anniversaire de manifestations antigouvernementales de masse qui se sont emparées de cette province majoritairement arabe en avril 2005. Des membres de la famille de militants ont affirmé que les arrestations ont été effectuées sans mandat par des groupes d’hommes masqués affiliés aux organes de sécurité et de renseignement iraniens, généralement à la suite de descentes au domicile de militants arabes ahwazis tard le soir ou tôt le matin. Les organisations de défense des droits humains ont fait part de leur inquiétude que des personnes aient pu être arrêtées simplement en raison de leurs opinions politiques présumées, pour avoir exprimé leur opposition de manière non violente ou pour avoir ouvertement affiché leur identité et culture arabe.

« L’ampleur des arrestations de militants arabes ahwazis ayant eu lieu ces dernières semaines est alarmante », a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

« Au lieu de recourir à des arrestations arbitraires, les autorités iraniennes doivent relâcher les personnes incarcérées pour avoir manifesté ou pour s’être exprimées de manière pacifique, et inculper les autres d’une infraction dûment reconnue par la loi et garantir qu’ils bénéficient d’un procès équitable, ou les relâcher. »

Les deux organisations ont appelé les autorités iraniennes à fournir des informations sur le sort réservé à l’ensemble des détenus, ainsi que sur l'endroit où ils se trouvent et sur leur situation au regard de la loi.

Des militants arabes ahwazis vivant hors d’Iran ont dit à Amnesty International et Human Rights Watch que les forces de sécurité avaient arrêté au moins 78 personnes, et peut-être plus de 100, depuis la mi-mars 2015 dans la ville d’Ahvaz, la capitale de la province du Khuzestan, et dans les villes et villages environnants à la suite de manifestations en grande partie pacifiques. Ils ont ajouté que figurent parmi ceux qui ont été appréhendés des personnes soupçonnées d’avoir joué un rôle important dans la mobilisation ayant débouché sur des actions locales de protestation. Les autorités iraniennes n’ont donné aucune raison pour les arrestations, ni révélé le statut des détenus au regard de la loi ou révélé où ils se trouvent, les exposant à un risque accru de torture et d’autres formes de mauvais traitements, ont déclaré les organisations de défense des droits humains.

Les forces de sécurité ont arrêté Hatam Ebyat, un militant de 35 ans originaire de la ville d’Hamidieh, le 6 avril, après avoir effectué une descente à son domicile à 2 heures du matin, selon Hossein Moayedi, un ami d’Hatam Ebyat résidant hors d’Iran. Depuis, sa famille n'a reçu aucune information concernant l'endroit où il se trouve ni sur son statut au regard de la loi. Hossein Moayedi a déclaré que depuis 2005, les autorités arrêtent Hatam Ebyat chaque année avant l’anniversaire des manifestations d’avril, le plaçant à l’isolement dans un centre de détention du ministère du Renseignement à Ahvaz sans l’autoriser à s’entretenir avec sa famille ni avec son avocat pendant plusieurs semaines. Hossein Moayedi a expliqué que lors d’arrestations précédentes, ses geôliers avaient violemment battu et torturé Hatam Ebyat afin de lui arracher des « aveux » au sujet de prétendus « liens avec des États étrangers » ainsi que sa « participation à des activités armées », avant de le libérer en échange d’une caution d’un montant élevé.

Selon Hossein Moayedi, Hatam Ebyat dit toujours à ceux qui le soumettent à un interrogatoire qu’il ne soutient pas d’activités armées et ne revendique que les droits garantis aux minorités par la Constitution iranienne. Hatam Ebyat, qui a une boucherie à Hamidieh, s’implique principalement dans l’organisation de l’Aïd et d’autres fêtes religieuses et culturelles, et encourage les jeunes à porter des tenues arabes traditionnelles et à participer à des actions de protestation non violentes contre le gouvernement.

Mustafa Haidari, un adolescent de 17 ans du quartier de Koi Alawi dans la ville d’Ahvaz, a été arrêté le 7 avril pour avoir semble-t-il joué un rôle dans l’organisation d’une manifestation pacifique visant à commémorer l’anniversaire des événements du 15 avril. Son oncle, Abdulrahman Haidari, qui se trouve hors d’Iran, a indiqué à Amnesty International qu’il est en contact avec sa famille à Koi Alawi, et que ses proches lui ont expliqué que des dizaines de policiers antiémeutes portant des masques et des uniformes noirs ont fait irruption au domicile familial à 2 heures du matin le 7 avril et ont arrêté l’adolescent. Les hommes ont refusé de présenter un mandat ou de fournir un motif pour son arrestation, et les autorités n’ont depuis lors donné aucune information sur le sort réservé à Mustafa Haidari, malgré les demandes répétées de la famille auprès du service d’information du ministère du Renseignement à Ahvaz.

Abdulrahman Haidari a ajouté que le même soir, selon les informations fournies par sa famille, des policiers antiémeutes ont également arrêté plusieurs autres hommes du quartier, dont Basem Batrani et Mahmoud Sawari, des voisins de Mustafa Haidari, qui participaient eux aussi à l’organisation d’une action de commémoration.

La dernière série d’arrestations a eu lieu alors que la province était en proie à la colère à la suite de la mort de Younes Asakereh, un vendeur de rue arabe ahwazi qui s’est immolé par le feu le 13 mars 2015 pour protester contre la saisie et la destruction de son étal de fruits par les autorités municipales. Faute d’argent, il n’a pas pu obtenir de soins d’urgence ni être transporté à Téhéran, et il a succombé à ses blessures le 22 mars, a déclaré à Human Rights Watch une source ayant connaissance de son cas. Des manifestants arabes ahwazis sont alors descendus dans la rue en nombre dans la ville de Khorramshahr. Selon certaines informations, les autorités ont harcelé la famille de Younes Asakereh, notamment en retardant la remise du corps à ses proches et en arrêtant brièvement son père et son frère avant son inhumation.

Plusieurs jours avant la mort de Younes Asakereh, une action de protestation a éclaté devant le stade Ghadir d’Ahvaz, après que des Arabes ahwazis, des jeunes gens pour la plupart, ont déployé une banderole affichant le message « Nous sommes tous Younes ! » dans le stade durant un match de football opposant l’équipe saoudienne d’Al Hilal à l’équipe locale, Foolad. La police a alors arrêté plusieurs dizaines d’hommes, les frappant sur le dos et la tête. Les policiers semblent avoir tout particulièrement pris pour cible les hommes portant des vêtements arabes traditionnels.

En tant qu’État partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’Iran a l’obligation de respecter le droit à la liberté d'expres​sion(article 19) et de réunion pacifique (article 21). Il est en outre tenu de veiller à ce que les personnes appartenant à des minorités ethniques et linguistiques ne soient pas « privées du droit d’avoir, en commun avec les autres membres de leur groupe, leur propre vie culturelle [...] ou d’employer leur propre langue » (article 27). D’autres garanties similaires sont inscrites dans le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, notamment dans les articles 2 et 15, qui reconnaissent le droit de participer à la vie culturelle sans discrimination.

De nombreux Arabes - entre 2,5 et 5 millions - vivent dans la province du Khuzestan, où se trouvent une grande partie des réserves de pétrole et de gaz d’Iran. Bien que riche en ressources naturelles, cette province connaît de graves carences socioéconomiques et un niveau de pollution de l’air et de l’eau élevé. Concentrés dans des zones pauvres manquant d’équipements de base à la périphérie des villes, de nombreux Arabes iraniens affirment que le gouvernement opère systématiquement des discriminations à leur égard, en particulier en matière d’emploi, de logement, de représentation politique, et dans l’exercice des droits culturels, civils et politiques. L’impossibilité pour eux d’utiliser leur langue maternelle comme langue d’enseignement à l’école primaire est également source de ressentiment et d’agacement profonds.

« Au lieu d’intensifier la répression à l’encontre des Arabes ahwazis, les autorités iraniennes devraient plutôt tacher d’aborder les problèmes de la discrimination persistante et du refus de reconnaître leurs droits culturels depuis de nombreuses années », a déclaré Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les arrestations et les détentions arbitraires ne feront pas disparaître les revendications des Arabes ahwazis. »
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Re: Iran

Message  Toussaint le Ven 24 Juil - 16:43


R. Naba: "La France passe pour être la grande perdante de la redistribution régionale"
vendredi 24 juillet 2015

Un entretien René Naba paru dans le journal espagnol La Vanguardia.


Laurent Fabius se rendra le 29 juillet 2015 à Téhéran pour une prise de contact avec les dirigeants iraniens, quinze jours après l’accord international sur le nucléaire iranien. En prévision de ce déplacement, l’Iran a adressé deux messages codés au ministre français des affaires étrangères, qui s’était targué de faire preuve de «fermeté constructive» lors des négociations.

Le premier message codé:
Téhéran a réservé son premier accueil à l’Allemagne, rival économique de la France et chef de file de l’Union Européenne, en la personne du vice chancelier allemand chargé de l’économie, Segmar Gabriel.

Le second message codé:
Téhéran a réservé son second accueil à Staffan Di Mistura, émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, déjà en possession du document adopté par le Congrès fondateur de l’opposition démocratique syrienne, au Caire (8-9 juin), en vue d’une transition politique en Syrie.

Bon nombre d’observateurs trépignent d’impatience à l’idée de sa voir si Laurent Fabius osera répéter sa bravade faite devant un parterre de ses supplétifs du temps de la splendeur de la diplomatie française se croyant conquérante en Syrie, à savoir «Jabhat An Nosra fait du bon travail en Syrie».

LV : Quel était l’intérêt des États-Unis de parvenir à un accord avec l’Iran ?

RN – 1er intérêt avancé comme prétexte officiel : Prévenir une prolifération nucléaire et une course à l’armement atomique dans la zone. L’argument ne tient pas la route car les Occidentaux ont été les principaux pollueurs atomiques de la planète tant par l’usage directe de la bombe atomique en zone de conflits au Japon en 1945 (Hiroshima et Nagasaki) que du fait de leur expérience atomique à ciel ouvert du désert de Mexique à Reggane en Algérie), que par leur aide à l’équipement nucléaire d’Israël, de l’Afrique du sud du temps de l’Apartheid, de l’Inde et du Pakistan.

2ème intérêt qui constitue un « véritable non dit de la stratégie internationale » : Empêcher quiconque de se doter de l’arme atomique hors la caution occidentale et sans la technologie occidentale, dont il devra rester éternellement dépendant et donc sous contrôle. Cette position est constante depuis l’effondrement du bloc soviétique.
L’Iran, hors de la sphère d’influence occidentale, et surtout rival de l’Arabie saoudite, le principal partenaire arabe des États-Unis, en accédant à la bombe atomique sans l’accord des Occidentaux et leur concours, aurait réduit à néant la valeur dissuasive de la stratégie occidentale.

3ème intérêt : L’accord sur le nucléaire iranien revêt un double avantage :
– Le fait que l’Iran ait accédé au rang « de puissance du seuil nucléaire » brise, au niveau du monde musulman, le monopole de l’arme atomique jusque là détenu par les sunnites (Pakistan). L’accord est valable dix ans. Au-delà, l’Iran pourrait servir de contrepoids tant à Israël qu’au Pakistan happé par la tentation talibane. L’accord ouvre le jeu au niveau régional qui se ne réduit plus à un binôme mais ouvre la possibilité à d’autres combinaisons d’alliance, ponctuelles, sur des dossiers précis.

LV : Comment cet accord va affecter la consolidation régionale et mondiale de l’Iran ?

RN – Dans l’ordre subliminal, tout en les noyant sous un flot d’assurances, l’accord constitue un coup de semonce indirect aux deux trublions de la zone, Israël et l’Arabie saoudite, et vise à réduire à néant leur capacité de chantage.

Au delà des objectifs annoncés, l’accord répond à deux objectifs :
• Premièrement, faire baisser en intensité la capacité de nuisance d’Israël et de l’Arabie saoudite, en réduisant leur marge de manœuvre. Le fait que les États-Unis soient alliés des deux parmi les grands États voyous (Rogue state) de la zone, l’Arabie saoudite et Israël, porte en lui les germes du dépérissement du crédit moral de l’Amérique et partant de son leadership. Cette extraordinaire tolérance de l’Amérique à l’égard de ces deux pays la tirent vers le bas. Un arrangement entre les États-Unis et l’Iran, sur le modèle de la réconciliation entre les États-Unis et le Vietnam, constituerait un moyen de pression indirect sur les deux grandes théocraties que sont l’Arabie saoudite et Israël pour les amener à se conformer avantage aux normes internationales.
• Deuxièmement, une phase de pré-détente entre l’Iran et le Bloc atlantiste pourrait favoriser une convergence de fait dans le traitement des points brûlants de l’actualité régionale notamment le combat contre le djihadisme takfiriste (Da’ech), une éventuelle stabilisation de la situation en Syrie prélude à un règlement négocié etc.

LV : Quel regard portez vous les négociateurs iraniens ? Comment jugez-vous la qualité de leur prestation ? D´où cela provient-il ?

RN – L’équipe de négociateurs iraniens a été formée dans les universités américaines, notamment Jawad Zarif, ministre des Affaires étrangères, et surtout Ali Salehi, diplômé en physique nucléaire de la prestigieuse université américaine Massachusetts Institute of Technology (MIT), la plus importante université scientifique au Monde.

Leur expertise est doublée d’une ardente obligation de servir leur pays et d’une farouche volonté d’indépendance. L’équipe iranienne constitue dans les faits, la négation du comportement des zombies médiatiques arabes qui sont succédé sur les écrans de télévision à l’occasion du mal nommé « printemps arabe » de Bourhane Ghalioune, premier président de l’opposition syrienne off shore, et sa porte parole Basma Kodmani, qui faisaient office de supplétifs syriens de l’administration française dont ils étaient les salariés… pour diriger la révolution en Syrie… depuis la France.

LV : Pourquoi la France a-t-elle une attitude si belliqueuse envers la Syrie et l’Iran ?

RN – La France, dans ses deux versions néo-gaullistes et socialistes, assume une fonction de mercenaires auprès des pétromonarchies soutenant inconditionnellement leurs positions même les plus farfelues, même les plus dangereuses pour la sécurité de la France à long terme (Libye, Syrie).

De surcroît, co-belligérante de l’Irak dans sa guerre contre l’Iran, dans la décennie (1979-1989), un des principaux pollueurs atomiques de la planète, équipementier nucléaire du régime d’apartheid d’Afrique du sud et d’Israël, de même que l’Iran impériale via le consortium Eurodif, la France passe pour être la grande perdante de la redistribution régionale, malgré les propos soporifiques de son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

L’Iran vient de lui adresser un message limpide à l’effet de calmer ses ardeurs, en recevant dimanche 19 juillet, le vice- chancelier allemand chargé des finances pour la première visite d’une délégation occidentale en Iran, depuis l’accord sur le nucléaire, soit cinq jours après sa conclusion. Le ministre allemand est accompagné d’une importante délégation du patronat et de scientifiques. Tout un programme qui se passe de commentaires.

LV : Que connaît-on de l’aide français à Jabhat an Nosra, la franchise d’Al-Qaïda en Syrie, dénoncé par certains députés de la droite a Paris ?

RN – Laurent Fabius, le plus capé des hiérarques de gauche, a été le seul chef de diplomatie d’une grande puissance occidentale, à avoir donné un quitus favorable à Jabhat an Nosra en Syrie.

« La phrase, célèbre, est passée à la postérité : Jabhat An Nosra fait du bon travail en Syrie ». Cela a pu être interprété comme un feu vert au djihad de la part de ses compatriotes français et la France paie le prix de cette légèreté.

La phrase pèse lourd et demeurera longtemps présente dans la mémoire des peuples, notamment en France parmi les sympathisants de « Charlie hebdo » dont ces djihadistes ont commandité le massacre de son équipe rédactionnelle. En France, comme chacun sait, nous sommes « responsables pas coupables ».

LV : Le 14 Juillet, François Hollande a dit que l’accord avec l’Iran est important « parce que si Téhéran aurait l’accès à la bombe atomique Israël (et la Arabie Saoudite) voudrait aussi l’accès.» Le Président peut ignorer la réalité qu’Israël dispose d’un arsenal nucléaire depuis la décennie 1960 avec la collaboration de la France ?

RN – Visiblement François Hollande n’a pas fini de cuver le vin qu’il a bu en compagnie de Benyamin Netanyahu dans la cuisine du dirigeant le plus xénophobe de l’histoire d’Israël. En fait François Hollande a associé Israël à l’Arabie Saoudite dans un artifice de langage pour ne pas donner l’impression de se faire exclusivement l’interprète des craintes de l’Arabie saoudite, l’incubateur absolu du djihadisme planétaire et à ce titre indéfendable auprès de larges segments de l’opinion publique française. L’enrober d’Israël, « l’unique démocratie du Moyen-Orient » et « sentinelle du monde libre face à la barbarie arabo-musulmane » permet, dans son esprit, de faire mieux avaler la couleuvre aux téléspectateurs.



Propos recueillis par Rafael Poch De Féliu, correspondant de La Vanguardia à Paris
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Toussaint

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Re: Iran

Message  verié2 le Ven 24 Juil - 16:56

Interview très intéressant ! J'aime bien ce passage :
L’équipe iranienne constitue dans les faits, la négation du comportement des zombies médiatiques arabes qui sont succédé sur les écrans de télévision à l’occasion du mal nommé « printemps arabe » de Bourhane Ghalioune, premier président de l’opposition syrienne off shore, et sa porte parole Basma Kodmani, qui faisaient office de supplétifs syriens de l’administration française dont ils étaient les salariés… pour diriger la révolution en Syrie… depuis la France.
Ca devrait faire réfléchir ceux qui, il n'y a pas encore si longtemps, nous rebattaient les oreilles avec "les révolutionnaires syriens"... What a Face

verié2

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Re: Iran

Message  Copas le Ven 24 Juil - 22:37

verié2 a écrit:Interview très intéressant ! J'aime bien ce passage :
L’équipe iranienne constitue dans les faits, la négation du comportement des zombies médiatiques arabes qui sont succédé sur les écrans de télévision à l’occasion du mal nommé « printemps arabe » de Bourhane Ghalioune, premier président de l’opposition syrienne off shore, et sa porte parole Basma Kodmani, qui faisaient office de supplétifs syriens de l’administration française dont ils étaient les salariés… pour diriger la révolution en Syrie… depuis la France.
Ca devrait faire réfléchir ceux qui, il n'y a pas encore si longtemps, nous rebattaient les oreilles avec "les révolutionnaires syriens"... What a Face

Une révolution peut perdre et c'est le cas de la situation syrienne, mais ça n'autorise pas les commentaires scrofuleux, tout autant que les espérances révolutionnaires ne s’insultent pas en crachant sur les cadavres de ceux qui se sont soulevés.

Libre à toi de choisir tes références, une équipe dirigeante iranienne réactionnaire, écrasant son peuple.

Tu peux, au même adage , cracher sur la commune de paris en disant que cela a amené Thiers...  

Les masses syriennes soulevées ont été écrasées militairement avant de l'être politiquement.

La répression effroyable a exilé plus de 4 millions de personnes  qui ne rejoignent ni Assad ni l'EI , et 6 millions de syriens errent sur les routes de l'exil interne. Mais ne choisissent ni Daesh ni Assad , malgré le sort qui leur est fait.

Tes commentaires indignes et réactionnaires aux côtés des crapules qui dirigent l'Iran représentent bien une grande dégénérescence d'une partie de la gauche française qui n'a pas apporté son soutien au soulèvement révolutionnaire syrien, le laissant se faire écraser sans un mot...

Je comprends que tu n'imaginais pas que je rectifie ce genre d'injures aux peuples iraniens, syriens et irakiens, mais c'est comme ça.
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Copas

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Re: Iran

Message  verié2 le Sam 25 Juil - 10:00

Copas
Une révolution peut perdre et c'est le cas de la situation syrienne (...)
Tu peux, au même adage , cracher sur la commune de paris en disant que cela a amené Thiers...
Sauf que la Commune fut une authentique révolution prolétarienne, l'a prouvé, ce qui ne fut en aucune façon le cas du soulèvement syrien, très vite détourné, récupéré, manipulé par les puissances occidentales, les régimes arabes réactionnaires et les intégristes.

Nous divergeons sur l'analyse de ce mouvement et le moment à partir duquel il a cessé d'être un soulèvement populaire pour devenir une guerre civile d'où la population et ses intérêts sont totalement absents. Passées les premières manifs populaires, ceux que tu appelais les "révolutionnaires syriens" n'étaient qu'une poignée de politiciens pro occidentaux noyés au milieu des milices intégristes.

Reconnais-tu au moins cette situation aujourd'hui ?

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Re: Iran

Message  Toussaint le Sam 25 Juil - 17:55

le laissant se faire écraser sans un mot...

Tu exagères un peu, non? Ensuite, je ne crois franchement pas que qui que ce soit aurait pu empêcher quoi que ce soit dans l'affaire syrienne. La question est la même que celle que nous avions vécue en Iran, dans les faits, même si nous étions tous dans la lutte pour faire tomber le Shah, les masses iraniennes n'ont jamais, mais jamais été dirigées par les révolutionnaires, et dans les faits, par le réseau des mosquées, le clergé a été bien plus fort, ils avaient les moyens que personne d'autre n'avait, les rouges étaient balbutiants, ou importés. Khomeiny était LA direction politique de la révolution iranienne. En Syrie, ils avaient plus de diversité, laïques, chrétiens, sunnites, et c'est là que le régime a gagné, il a mis la barre tellement haut que même les moins intégristes se sont trouvés dans la pratique obligés de s'allier, voire de rejoindre ceux qui avaient du fric, des armes. C'est tout simple, et il y a longtemps que sur ce forum on a signalé la dévitalisation du prolétariat syrien, l'énormité de l'exode qui prive le régime de sa base de recrutement mais qui fait le vide de toute force sociale capable de produire ou de se rallier à une solution révolutionnaire à la crise. Les jeux des puissances occidentales ont permis d'accentuer cela en proclamant des gogols ne représentant rien ou en intronisant les "petits gars d'Al Nosra" comme disait ce crétin de Fabius. Aujourd'hui il n'y a plus que l'YPD comme force progressiste en Syrie, le reste, c'est des affrontements entre bandes armées contre-révolutionnaires, j'espère que ce n'est ni Al Nosra, ni l'EI qui l'emporteront, et je ne souhaite pas non plus la victoire du régime. Une défaite énorme, et une déstabilisation à grande échelle, un chaos sanglant dont rien de bon ne sortira ni pour les peuples, ni pour la classe ouvrière, pas même pour les kurdes que l'impérialisme va cracher après les avoir utilisés temporairement. Des gens en Syrie qui sympathisaient ou participaient au soulèvement ont été effarés, dès 2012, de voir arriver les milices wahhabites et leurs moyens considérables, j'en connais qui se sont mis de côté, puis sont partis, excluant de vivre ainsi et de mourir pour rien, à ce qu'ils disent, ils ne sont pas isolés, ce sont des millions. La déstabilisation en est à ses débuts, à ses prmiers pas, la suite promet, au Liban, en Jordanie, en Turquie, en Palestine, et ailleurs... Une chose est sûre, les mouvements révolutionnaires de la région, kurdes mis à part, sont emportés. Cela, c'est aujourd'hui, on verra à long terme, mais si je ne crois pas à la pérennité d'états djihadistes, en revanche un remodelage de la région avec les saoudiens, les israéliens à la manoeuvre est en cours. L'Iran  veut garder ses billes, il n'y a que les kurdes du PKK et de l'YPD qui soient encore relatvement indépendants politiquement. C'est donc eux que l'on va écrader en priorité.
Sans doute que je suis pessimiste, mais bon... Tariq Ali avait raison dès le début et dès le montage grossier de la soi disant attaque chimique totalement bidonnée.
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Re: Iran

Message  hadrien le Sam 26 Sep - 18:18

http://amirhamedani.blogs.nouvelobs.com/archive/2015/09/16/le-deces-suspect-du-syndicaliste-shahrokh-zamani-dans-la-pri-569598.html

M. Shahrokh Zamani, prisonnier politique et syndicaliste résistant originaire de la province d’Azerbaïdjan, a étrangement perdu la vie le dimanche 13 septembre dans la prison de Gowhardacht (Radjaï-Chahr).
A cinq heures de l’après-midi, ses compagnons de cellule de la prison ont trouvé le corps inanimé de M. Zamani dans son lit, alors que sa bouche était pleine de sang et qu’il y’avait sur sa tête des traces de coups. Jusqu’à 10 heures du matin, M. Zamani était avec ses compagnons de cellule et semblait être en bonne santé physique et morale.
En 1993, il a été arrêté une première fois et emprisonné pendant 18 mois en raison de ses activités au sein du syndicat des peintres. Le 8 juin 2011, il a été arrêté à Tabriz et condamné à 11 ans de prison sur l’accusation de « propagande contre l'Etat». En septembre 2013, il a de nouveau été jugé dans un procès où il a été accusé d’avoir proféré des insultes à l’encontre du « guide suprême » du régime des mollahs. Cette fois-là, il a été condamné à 6 mois de prison supplémentaires.
Suite à la mort suspecte du syndicaliste Shahrokh Zamani dans la soirée du 13 septembre, les gardiens et tortionnaires de la prison de Gohardacht (près de Téhéran) ont lancé un raid contre les prisonniers politiques de la section 4 afin de terroriser et empêcher tout mouvement de protestation. Toutefois, les courageux prisonniers leur ont fait barrage et les ont fustigés copieusement.
Le décès du syndicaliste et prisonnier politique Shahrokh Zamani dans la prison de Radjaï-Chahr (située près de la ville de Karaj, à l’ouest de Téhéran) a provoqué les réactions de plusieurs syndicats de travailleurs en Iran et à l’étranger. Ces syndicats ont réclamé des investigations exhaustives sur les raisons de son décès. Amnesty International demande des investigations sur l’assassinat du syndicaliste Shahrokh Zaman.
Les funérailles du dirigeant syndical Shahrokh Zamani, assassiné en fin de semaine en prison, a eu lieu hier avec la participation d’un groupe important de militants des droits humains et de syndicalistes en Iran.

Des prisonniers politiques kurdes, détenus dans différentes prisons à travers l’Iran, ont publié un message dans lequel ils ont affirmé : « La mort de Shahrokh Zamani est une preuve montrant les pressions, les discriminations et les répressions que le régime iranien exerce cotre les prisonniers résistants. Même les respirations des prisonniers au milieu des hauts murs de la prison sont comme des typhons qui perturbent le monde des ennemis de la Liberté et de l’Egalité. »

https://communismeouvrier.wordpress.com/2015/09/24/declaration-des-syndicats-diran-suite-a-la-mort-de-shahrokh-zamani/

hadrien

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