Iran

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Re: Iran

Message  Copas le Sam 15 Juin - 11:22

Élections présidentielles en Iran

Suivant de premières estimations (pincettes on se souvient de 2009), Hassan Rohani serait en tête de l'élection présidentielle avec 52% des voix, suivi du maire de Téhéran, Bagher Ghalibaf , 18%. Un des candidats les plus réacs, Saïd Jalili, et qui serait le plus proche de l'Ayatollah Ali Khamenei (guide suprême) et des milieux militaires, aurait dans les 13%. 

Lors de la campagne, les réunions publiques de Rohani ont rassemblé beaucoup de monde scandant des slogans pour la libération des prisonniers politiques.
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Re: Iran

Message  Roseau le Lun 17 Juin - 3:20

«La solution en Iran est dans la révolution, pas dans cette élection ridicule»

Les électeurs iraniens votent ce vendredi 14 juin pour élire un nouveau président. Installé à Téhéran, où il a été emprisonné pendant un an pour avoir critiqué la politique économique du gouvernement, Fariborz Raisdana, 64 ans, économiste de gauche et écrivain, estime que cette élection est « ridicule ». C’est un homme amaigri mais déterminé. Notre envoyée spéciale, Murielle Paradon l’a rencontré dans sa maison de Téhéran. Et malgré les risques, il livre un témoignage édifiant, en commençant par ses conditions de vie en prison.
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Re: Iran

Message  Copas le Lun 17 Juin - 8:16

Un article interessant sur Avanti, que je préfère passer en totalité tant il embrasse de points argumentés :

- Sur la faible base sociale du régime (ce qui permet de s’interroger sur la participation importante à l'élection et ce qu'elle signifie en sous-jacent)
- Sur le processus de privatisation, et le pillage direct par des factions des corps fachos du régime, comme le Corps des Gardiens de la Révolution d’Iran qui s'est saisi (comme en Egypte, des factions de l'armée) des processus de privatisation.
- Sur les évolutions des classes en présence
- Sur la place à accorder aux manœuvres de l'impérialisme
- Sur les droits des femmes
- Sur la corruption.

Ce régime ne tient que par ses forces de répression directes (et ça fait du monde...).





 
Les élections présidentielles se tiennent dans un contexte de montée des tensions dans la région, de menace d’une nouvelle guerre et de désintégration politique, économique et sociale en Iran. Yassamine Mather, militante socialiste révolutionnaire iranienne vivant en exil en Grande-Bretagne et animatrice de la campagne "Hands off the People of Iran (HOPI - Pas touche au peuple d’Iran) analyse la situation en Iran dans une interview réalisée par Philip Ferguson pour le site marxiste néo-zélandais Redline dont nous publions de larges extraits.


PF : Le régime théocratique est né il y a 34 ans. Comment expliquez-vous qu’il ait pu durer si longtemps ?



YM : Le régime avait, dès débuts, des revenus énormes à sa disposition [grâce au pétrole - NdT] et il a réussi à acheter des sections de la population, à imposer la répression et à mener des guerres contre les minorités nationales. Il a également bénéficié des faiblesses de l’opposition. Les royalistes et la droite étaient clairement discrédités longtemps avant qu’ils ne deviennent partie intégrante des plans de changement de régime des États-Unis. Les guerres en Irak et en Afghanistan n’ont pas conduit à l’arrivée au pouvoir de gouvernements démocratiques et stables dans ces pays ; le régime islamique iranien en a profité, non seulement en raison de l’échec du changement de régime à l’américaine "par en haut", mais aussi parce que deux de ses pires ennemis (l’Irak de Saddam Hussein et les talibans en Afghanistan) ont été écartés du pouvoir.


Les factions "réformistes" du régime ont également aidé celui-ci à survivre, dans la mesure où, tous les deux ans, un nouveau candidat à la présidence ou une campagne menée par les "réformistes" ont entretenu l’illusion que le régime pouvait être "réformé". Alors que la réalité est qu’une fois au pouvoir, ces "réformistes" ont fait très peu pour contester l’Etat religieux, la répression,... Sur les questions économiques, il y a peu de différence entre les différentes factions.


PF : Quel est l’état de l’économie iranienne aujourd’hui ?



YM : L’économie est en chute libre. Au cours des trois premières années de la présidence d’Ahmadinejad, entre 2005 et 2008, l’Iran a connu une période de croissance, avec un taux de croissance du PIB autour de 6% par an. Depuis lors, ce taux a considérablement diminué, chutant brutalement aux alentours de 1,5%, et cela avant même la dernière série de sanctions internationales en 2011. En 2012, le taux de croissance du PIB réel est devenu négatif, à -0,9%.
Les prix élevés du pétrole au début et au milieu des années 2000 ont permis à l’Iran d’amasser 74 milliards d’euros en réserves de change.


Au cours des dernières années, les capitalistes en Iran - et les défenseurs du capital financier partout dans le monde - se sont plaints de ce que les Gardiens de la Révolution ont accumulé d’immenses fortunes en mettant la main sur le capital privatisé, ce qui est exactement la tendance qui a été observée précédemment en Europe de l’Est, en ex-Union soviétique et ailleurs. Ceux qui occupent le pouvoir, et qui ont souvent des connexions directes avec les forces militaires et de sécurité, sont dans la meilleure position pour acheter des industries nouvellement privatisées. C’est le cas aussi pour de nombreux alliés des USA dans la région et c’est une conséquence inévitable de ce type de « restructuration économique ».


Selon les statistiques du gouvernement lui-même, en 2009 un tiers des actifs de l’État avaient été privatisés (soit 27 milliards d’euros sur 82 milliards) et 78% de ces montants ont été privatisés sous la présidence d’Ahmadinejad. Celui-ci a suivi le modèle d’ajustement structurel du Fonds Monétaire International et il est impatient de voir l’Iran rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce.


À bien des égards, ce démantèlement du secteur public ressemble aux processus de privatisation en Russie et dans les pays d’Europe de l’Est dans les années 1990, qui ont permis l’appropriation de vastes pans de l’économie à des prix bradés par des oligarques. En Iran, c’est le Corps des Gardiens de la Révolution d’Iran (RGCI) et ses filiales, ainsi que des personnes associées au Guide Suprême Ali Khamenei, qui ont bénéficié de privatisations menées sans relâche. Au cours de la seule dernière année, des dizaines de milliards de dollars de biens de l’Etat ont été remis au RGCI via des accords secrets excluant tout appel d’offre. Avant que les sanctions frappent plus fort le pays en 2010, via la plus grande transaction boursière jamais enregistrée, l’industrie des télécommunications du pays, d’une valeur de 6 milliards d’euros, a été acquise par le RGCI à la faveur d’une opération qui ne lui a quasiment rien coûté.
Les sanctions sont censées nuire aux Gardiens de la Révolution ou aux proches collaborateurs du Guide Suprême et autres hauts dignitaires religieux, mais ces personnes possédant tout, comme je l’ai expliqué plus tôt, les soi-disant sanctions "ciblées" ne les ont pas touchées.
Les sanctions actuelles ont eu un impact sur les exportations de pétrole (en baisse de 46%), le secteurs bancaire et financier, les assurances - y compris les assurances des pétroliers - et les réserves d’or. Les États-Unis ont également imposé de lourdes amendes en cas de tentative de contournement des sanctions. L’objectif est de créer "un effet paralysant sur tous les échanges commerciaux non-humanitaires avec l’Iran", a souligné Mark Dubowitz de la Fondation pour la Défense de la Démocratie, qui a ajouté qu’essayer de cibler uniquement certains secteurs de l’économie iranienne était un "jeu que les Etats-Unis ne pourraient jamais gagner."
Le taux annuel d’inflation a été estimé à 30% en 2012 ; l’inflation actuelle de mois à mois atteint environ 70%.
Le bœuf, qui coûtait 120.000 rials le kilo il y a un an, est désormais à plus de 200.000. Le prix d’un sac de riz a presque doublé, passant à 70.000 rials. Une boîte de haricots coûte plus de deux fois plus qu’en janvier dernier.
Le taux de chômage chez les jeunes (de 15 à 35 ans) est estimé à environ 60%. Au cours des dernières années, le coût du logement dans la plupart des grandes villes iraniennes a augmenté de 1.000%. Selon Mohammad Reza Shalgouni : "Contrairement aux illusions de certains groupes de gauche hors de l’Iran, les politiques soi-disant "pro-déshérités" d’Ahmadinejad ont joué un rôle important dans l’aggravation de la crise structurelle de l’économie de l’Iran. Il suffit de se rappeler qu’au cours des trois premières années de sa présidence, les réserves de trésorerie ont triplé, passant de 60.000 milliards de tomans (environ 45 milliards d’euros) à 180.000 milliards de tomans."


Même si une partie relativement importante de la population travaille dans l’agriculture, la production agricole a diminué de façon constante depuis les années 1960. À la fin des années 1990, l’Iran est devenu un importateur alimentaire important et les difficultés économiques à la campagne ont poussé un grand nombre de personnes à migrer vers les villes. D’après des chiffres datant de juin 2007, dans une population active de 27 millions de personnes, 25% sont dans l’agriculture, 31% dans l’industrie et 45% dans les services.


Chaque année, le gouvernement iranien annonce ce que sera le nouveau taux de salaire minimum : entre le 21 mars 2010 et le 20 mars 2011, il était fixé à 226 euros par mois. Pourtant, pour cette année-là, le seuil de pauvreté était fixé officiellement par ce même gouvernement à un revenu de 600 dollars par mois ! La plupart des travailleurs savent que 226 euros ne permettent même pas de payer un logement pour une famille de trois ou quatre personnes. Cependant, nous devons aussi nous rappeler que les capitalistes iraniens utilisent le non-paiement des salaires comme une méthode systématique pour assurer l’augmentation des profits. Au cours de la dernière année iranienne (qui s’est terminée le 21 mars 2013), des millions de travailleurs ont été confrontés à des retards de six mois à un an pour le paiement du salaire minimum officiel. La plupart des actions de protestation menées par les travailleurs au cours des derniers mois se sont faites autour du slogan tout simple "Nous avons faim".
La corruption qui est partout dans le régime a contribué à la crise économique. En 2012, la République islamique a été reconnue comme l’un des pays les plus corrompus au monde, selon Transparency International. L’Iran est classé 133e, à égalité avec la Russie, le Kazakhstan, le Honduras et la Guyane, sur une liste de 176 pays et territoires classés, du moins corrompu au plus corrompu.


Les sanctions ont également eu des conséquences sur la santé des gens. Les patients atteints de cancer, de dystrophie musculaire et de sclérose latérale amyotrophique (aussi appelée maladie du motoneurone) sont parmi les personnes qui courent le plus de risques. La mort d’un adolescent de 15 ans atteint d’hémophilie en novembre dernier a été la première à être directement attribuée aux sanctions. Mais des centaines de milliers d’Iraniens atteints de maladies potentiellement mortelles sont dans l’incapacité d’obtenir le traitement dont ils ont besoin. Si les riches voyagent à l’étranger pour régler le moindre petit problème de santé, les médecins mettent en garde contre une crise sanitaire imminente en Iran à moins que les médicaments essentiels redeviennent disponibles.


PF : Quelle est la situation actuelle en matière de droits des femmes et des minorités nationales en Iran ?



YM : Le 8 mars 1979, des dizaines de milliers de femmes iraniennes ont pris part à la première grande manifestation contre la République islamique qui venait d’être proclamée en Iran, à la suite de l’imposition forcée du hijab. Les slogans étaient : « Je le dis à chaque instant, je le dis sous la torture : la mort ou la liberté", "La liberté n’est ni orientale ni occidentale : elle est universelle", "Mort à la censure !" "A l’aube de la liberté, la place des femmes est vide : la révolution n’a pas de sens sans la liberté des femmes - nous ne voulons pas le hijab ! "


Depuis ce jour et pour plus de 30 ans, les fondamentalistes religieux défenseurs d’une ligne dure ont tenté d’imposer leurs règles aux femmes et aux jeunes. Toutefois, même eux reconnaissent qu’ils sont confrontés à une crise culturelle. La majorité de la jeunesse et le mouvement des femmes rejettent ouvertement l’islam fondamentaliste ; la génération née après que le régime islamique soit arrivé au pouvoir est parmi les sections les plus laïques de la société au Moyen-Orient et elle mène campagne pour la séparation de la religion de l’Etat.


À l’exception d’une minorité dans les classes moyennes et supérieures, les femmes iraniennes ont traditionnellement souffert de lois et de pratiques patriarcales tant au sein de la famille et au travail. Depuis la création de la République islamique en 1979, la situation des femmes iraniennes s’est cependant aggravée. L’imposition rigide du voile (hijab) a renforcé la discrimination et les préjugés contre les femmes. De nombreuses familles refusent d’envoyer leurs filles à l’école secondaire. Dans l’enseignement supérieur, l’Etat décourage ou carrément empêche les filles d’étudier ou de travailler dans des domaines et des professions considérés comme « masculins », comme l’ingénierie, l’exploitation minière, la magistrature,... C’est en s’opposant à l’État que de nombreuses femmes poursuivent de telles études.


Il y a des discriminations envers les femmes dans le sport et les loisirs. La participation à certains sports est déconseillée et, dans la plupart des installations de loisirs, les installations et les activités sont strictement séparées et rarement disponibles pour les femmes. Beaucoup de gens ont dénoncé cela comme un système d’apartheid contre les femmes. Le ministère de l’Éducation a récemment reconnu que 94% des écolières étaient en mauvaise condition physique parce qu’elles n’ont pas pratiqué de sport ou d’éducation physique.


Cette combinaison du port forcé du hijab et de la ségrégation est utilisée pour limiter l’accès des femmes à l’enseignement public, aux sports et aux loisirs. En d’autres termes, le système vise à institutionnaliser le confinement des femmes à la maison. Ces politiques facilitent l’objectif de faire des femmes des citoyens de deuxième classe.


Quand elles deviennent adolescentes, les filles sont entraînées de plus en plus dans un monde dominé et manipulé par les hommes de leur famille. Elles peuvent être données légalement en mariage à leur insu ou sans leur consentement quand elles sont encore des enfants. L’âge légal du mariage pour les filles est de neuf ans.


Les lois islamiques discriminatoires régissent la vie privée et publique des femmes : elles doivent se conformer à un ensemble très précis et très restrictif de codes vestimentaires - un voile intégral ou un foulard complet avec un long pardessus sont les seules formes acceptées de robe. La loi discrimine également les femmes en matière d’héritage, leur donnant tout au plus la moitié de la part de leurs homologues masculins. Selon les lois du Houdoud et Qassas [qui régissent les peines coraniques et la loi du talion - NdT], la vie d’une femme vaut la moitié de celle d’un homme, avec l’implication qu’un homme ayant tué une femme et condamné à mort ne peut être exécuté que si la famille de la victime paie au meurtrier la moitié des dépenses mortuaires.

L’article 6 de cette loi stipule que la famille de la défunte doit payer la famille de l’assassin pour obtenir une « justice islamique » (une vie pour une vie). L’article 33 des lois Houdoud et Qassas affirme que le témoignage de la femme n’est valable dans les cas d’homicide que s’il est appuyé par au moins un témoin masculin. Selon les lois islamiques de l’Iran, les femmes sont généralement considérées comme inaptes à être des témoins ; leur capacité d’observation est considérée comme la moitié de celle d’un homme. Et les femmes ont officiellement été jugées trop émotionnelles et irrationnelles pour être juges.
Bien sûr, on trouve également dans les autres religions des règles et des prescriptions anti-femmes. Cependant, ce qui différencie l’Iran ou l’Irak occupé par les USA des autres Etats islamiques, c´est que le Coran dicte le droit civil et judiciaire. En d’autres termes, l’exigence démocratique fondamentale de la séparation de l’État et la religion ne s’applique pas - bien au contraire.


En outre, les lois islamiques sur le mariage appliquées en Iran sont parmi les plus répressives au monde en termes de discrimination contre les femmes. Alors que les hommes sont autorisés à épouser jusqu’à quatre femmes à la fois dans le cadre d’un mariage permanent, ainsi qu’un nombre illimité de femmes dans ce qui est connu comme le "mariage temporaire" (siqeh), les femmes qui n’adhèrent pas à la stricte monogamie sont considérés comme des criminelles et peuvent être brutalement et sauvagement lapidées en public. Ce châtiment islamique légal pour les relations extra-conjugales est appliqué régulièrement en Iran.


Les hommes contrôlent la vie de leurs épouses, de leurs filles et de leurs sœurs célibataires. Dans les sociétés islamiques, les femmes ont besoin d’un tuteur masculin tout au long de leur vie, chargé de leur donner l’autorisation légale de voyager, d’étudier, de se marier, etc. Comme aucun consentement n’est requis pour les relations sexuelles dans le mariage, le viol de la femme mariée est courant ; le fait de battre sa femme est même toléré dans ce cadre (un verset coranique rend légitime de battre sa femme dans le cas de "femmes rebelles"). L’avortement est illégal, mais l’augmentation du nombre d’interruptions de grossesse témoigne de son utilisation comme moyen de contraception.


En ce qui concerne le divorce, jusqu’en 1996, l’homme avait les mains presque libres pour divorcer de sa femme, tandis que la femme n’avait droit qu’à un recours limité au système juridique. Même après la réforme des lois régissant la séparation, une femme ne peut demander le divorce que dans des circonstances exceptionnelles. L’ampleur de cette discrimination a été particulièrement bien rendue dans les rapports réalisés par le Groupe de Travail sur les Droits humains : un tribunal avait mis 14 ans pour approuver la demande de divorce d’une femme qui se plaignait d’être torturée par son mari. Celle-ci faisait état de nouveaux cas de maltraitance chaque année. Elle avait accepté d’abandonner toutes les exigences financières contre son mari et a finalement dû contacter directement le procureur général de l’Iran (qui a déclaré qu’elle « tremblait violemment" chaque fois que son mari était mentionné) pour obtenir son divorce. Dans un autre cas, le processus a pris huit ans.


La loi sur le divorce est également conçue pour punir les femmes récalcitrantes, en les jetant dans la pauvreté et la misère, ce qui les conduit à recourir aux tactiques les plus inhabituelles afin d’assurer un minimum d’entretien à leurs enfants. Dans la plupart des cas, les femmes doivent renoncer à toute indemnisation financière afin d’obtenir le divorce, même si les procédures ont été engagées par l’homme. La loi iranienne stipule qu’un enfant mâle de plus de deux ans et un enfant de sexe féminin âgé de plus de sept ans doivent vivre avec leur père. Même le grand-père paternel est prioritaire sur la mère en matière de garde des enfants.


Dans le mariage, la discrimination contre les femmes va encore plus loin. Une femme vierge (quel que soit son âge) n’a pas le droit de se marier sans le consentement de son père (ou de son grand-père paternel, en l’absence de son père). Une femme musulmane n’a pas le droit d’épouser un non-musulman (un droit qu’ont ses homologues masculins - avec quelques restrictions). Et une femme divorcée doit attendre un délai fixé avant de se remarier (mais il n’y a aucune période d’attente pour un homme divorcé). Ces pratiques et lois islamiques ont créé un environnement propice à des abus généralisés et à des atrocités commises contre les femmes.


Alors que les lois de Houdoud et Qassas prescrivent des peines "égales" pour les hommes et les femmes, ce sont les femmes qui souffrent de ces mesures barbares. Un homme marié ayant une liaison avec une femme non mariée peut toujours prétendre qu’ils ont été "temporairement mariés". Mais une femme dans la situation inverse n’a pas une telle possibilité de défense et risque de devoir affronter l’horreur de la mort par lapidation.


La plupart des femmes ne signalent pas les faits de viol en dehors du mariage parce que c’est la victime qui a le plus à perdre. D’abord, elle sera accusée de déshonorer sa famille et, dans certains cas, elle pourrait même être tuée par des membres de celle-ci. Ensuite, elle craint des poursuites en vertu des lois sur la morale : la punition pour un comportement « non islamique » est d’être fouettée ou lapidée à mort, surtout si la femme est considérée par le tribunal comme ayant été une partenaire consentante.


Les lois discriminatoires à l’égard des droits des femmes couvrent un large éventail de domaines dans le mariage, le divorce, la garde des enfants et l’héritage, en plus de la législation du travail anti-femmes et les politiques sociales. Celles-ci ont eu des effets dévastateurs, conduisant aux privations économiques et à l’isolement social des femmes et de leurs enfants. Les femmes iraniennes ont mené une dure lutte contre ces injustices, mais n’ont eu qu’un succès très limité face à la puissance écrasante de l’Etat religieux et de ses nombreuses institutions.


Quelle que soit l’interprétation de l’Islam que nous prenons, le Coran spécifie clairement que les femmes qui désobéissent à leurs hommes peuvent être battus. Devrions-nous accepter cela sous prétexte de respecter les valeurs islamiques et de lutter contre le racisme ? Faire cela serait ignorer ce qui a été fait aux femmes laïques dans les sociétés islamiques - aux femmes qui choisissent de ne pas respecter les règles. A Téhéran, les adolescentes qui ne respectent pas le code vestimentaire islamique intégral (celles qui montrent une frange de cheveux sous leur foulard, par exemple) sont régulièrement arrêtées, fouettées et on leur fait signer une déclaration disant qu’elles cesseront de "se comporter comme des prostituées".


Les femmes iraniennes ont lutté contre chacune de ces politiques et c’est tout à leur honneur d’avoir forcé le régime à battre en retraite sur certaines des pires atrocités.


PF : Les Iraniens à j’ai parlé ont mentionné l’existence de différents courants au sein du régime. Que pouvez-vous nous dire à propos des conflits internes au sein du régime iranien ?



YM : Les candidats réformistes des élections présidentielles de 2009, Moussavi et Karoubi, sont, comme vous le savez, en résidence surveillée et cette « faction » du régime est très en retrait. J’ai toujours soutenu qu’ils n’ont jamais voulu défier le régime islamique et que nous n’aurions pas vu de « réformes » authentiques, même si Moussavi était arrivé au pouvoir. À bien des égards, comme je l’ai déjà dit, l’existence de factions et les illusions qu’elles créent aident à la survie du régime.


Comme nous l’avions prédit dans les prises de position de HOPI, une fois la faction réformiste marginalisée au niveau du pouvoir exécutif gouvernemental, le conflit entre le gouvernement du président Ahmadinejad et le parlement (le Majlis), s’est approfondi. Le principal groupe parlementaire, connue sous le nom de faction "principlist" ("ceux qui sont fidèles aux principes") est dirigé par Ali Larijani, le président du parlement. Le conflit a paralysé l’État. Ahmadinejad, très fâché, a retiré un certain nombre de projets de loi présentés par le gouvernement, affirmant qu’ils avaient été modifiés au point de ne plus être reconnaissables lors de leur passage dans divers comités du Majlis. Ahmadinejad et Larijani sont actuellement impliqués dans une bataille majeure.


On peut aussi parler d’une autre faction - les "pragmatiques", dirigé par Mohsen Rezai, l’ancien commandant du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) - qui a également été critique envers le gouvernement. Le Majlis a accusé les partisans d’Ahmadinejad dans les banques et dans une industrie de premier plan d’être impliqués dans une affaire de corruption de plusieurs milliards de tomans et Ahmadinejad a lancé des contre-accusations contre les frères Larijani. Les Gardiens de la Révolution, qui contrôlent de grandes parties de l’économie, seraient également corrompus. L’organisation militaire la plus puissante en Iran possède des fondations caritatives (bonyads) qui sont exonérées d’impôt et sont en grande partie libre de toute surveillance de la part du gouvernement. Les Gardiens ont également été associés à la contrebande et au trafic illicite de stupéfiants. Certains officiers vétérans auraient amassé une fortune considérable pendant que les luttes fractionnelles s’intensifient et que chaque faction s’acharne à dénoncer ses rivaux.


PF : Sur quelle base sociale peut encore s’appuyer le régime et sur quel soutien populaire peut-il compter ?



YM : Le régime garde une base principalement parmi ceux dont la survie dépend de paiements par le régime, principalement une vaste milice religieuse (le Bassidj) et les Gardiens de la Révolution islamique. Probablement 3,5 millions de personnes, y compris les familles des membres de ces forces. Il n’a pas de vraie base sociale parmi les pauvres, les habitants des bidonvilles ou les paysans et il n’a jamais eu de base sociale parmi les travailleurs.


PF : Pouvez-vous également nous parler des différents courants qui existent dans l’opposition, en particulier dans le mouvement démocratique ? Par ailleurs, le mouvement démocratique d’il y a quelques années a semblé se heurter au fait que le régime était prêt à déchaîner la violence contre lui mais qu’il n’avait, en retour, aucun moyen d’y faire face. Comment pensez-vous qu’un mouvement démocratique et progressiste de masse pourrait affronter ce problème ?



YM : Il est vrai que le régime a déclenché la répression contre l’opposition démocratique, mais le mouvement de masse a été trahi par la direction du mouvement vert [la couleur choisie par les dirigeants de l’aile "réformiste" - NdT] qui était plus intéressée par des négociations avec les dirigeants du régime et qui continuaient à appeler à la retenue et à sonner la retraite. Ils ont appelé les manifestants à "garder le silence" au cours de certaines des plus grandes manifestations et ils ont refusé de répondre aux revendications des travailleurs pour de meilleurs salaires. Ils se sont distanciés des revendications plus radicales avancées lors des manifestations. Mais tout cela ne les a pas empêchés de se faire arrêter. Un mouvement de masse peut vaincre cette répression s’il s’agit d’un véritable mouvement révolutionnaire sans illusions sur les différentes sections du régime et s’il répond aux exigences des travailleurs.


PF : J’ai l’impression que les jeunes opposants au régime penchent vers une politique libérale de gauche. Les idées marxistes progressent-elles parmi eux ?



YM : C’était vrai dans les années 1990 et au début des années 2000. C’était une conséquence inévitable du triomphalisme de l’Occident à cette époque. La crise économique, non seulement en Iran mais partout dans le monde, ainsi que les guerres US dans la région ont changé considérablement tout cela.


Au cours des dernières années, nous avons assisté à une radicalisation du mouvement étudiant et nombreux sont ceux qui se décrivent comme marxistes. En plus, la défaite du mouvement réformiste (le mouvement vert) a également conduit à une situation dans laquelle les jeunes Iraniens ont commencé à remettre en question l’ensemble du régime d’un point de vue de gauche.


PF : HOPI milite activement contre les mesures américaines contre l’Iran et la menace d’une attaque militaire américaine sur le pays. Pensez-vous qu’une attaque américaine contre l’Iran est vraiment probable étant donné le bourbier dans lequel se trouve Washington à la fois en Irak et en Afghanistan ?



YM : Je ne pense pas que le bourbier arrêtera Washington ; au milieu d’une grave crise économique, la guerre peut présenter une voie de sortie. Cependant, en ce moment, les États-Unis et leurs alliés semblent être convaincus qu’ils peuvent faire tomber le régime iranien et, à en juger par les effets dévastateurs de l’escalade des sanctions, ils pourraient bien avoir raison.


PF : Certains dans la gauche occidentale soutiennent que la défense de l’Iran contre les menaces et les diverses mesures prises par les États-Unis et les autres puissances occidentales exige la défense du régime en place en Iran. Certains affirment même que le régime est un produit d’une révolution et est donc au moins en partie progressiste. Quelle est votre vision de ces choses ?



YM : L’arrivée au pouvoir du gouvernement islamique a signifié la défaite de la révolution iranienne. Il n’y avait rien de progressiste dans ce régime en 1979 et il n’y a rien de progressiste maintenant non plus. Il s’agit d’une dictature religieuse impitoyable à l’idéologie misogyne, qui a essayé d’imposer un "comportement islamique" dans la vie privée et publique d’une population qui a refusé de l’accepter. D’où la duplicité et la réalité des Iraniens vivent deux vies distinctes : l’une, en dehors de la maison, semblant être conforme aux prescriptions religieuses et l’autre, en privé, marquée par une désillusion grandissante face à la religion. Et tout cela, c’était avant que les scandales de corruption et les accusations d’implication de hauts dignitaires religieux dans la prostitution et le trafic de drogue transforment en objets de moquerie les ayatollahs chiites si "pieux" et si "moraux".


PF : Une des principales raisons de la montée de ce qu’on appelle l’islam politique ou le fondamentalisme islamique semble être les compromis passés par le nationalisme laïque avec l’impérialisme, dans le cas de l’OLP notamment. Comment analysez-vous la situation actuelle de l’islam politique, en termes de soutien populaire ?



YM : L’islam politique est populaire dans les pays où des forces laïques pro-occidentales sont au pouvoir, ce qui, à l’exception de l’Iran, est vrai pour la plupart des pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. Mais cette popularité, c’est en partie parce que la population a encore des illusions sur l’islam politique, en partie parce que, même dans les conditions de forte répression, les groupes religieux avaient plus de marge de manœuvre que les forces de gauche ou nationalistes laïques et, en partie encore, parce que les groupes religieux bénéficient directement ou indirectement de fonds importants originaires d’Arabie Saoudite ou d’autres pays du Golfe.


PF : Que peuvent faire les progressistes occidentaux pour être le plus utile possible à la classe travailleuse et aux opprimés d’Iran ?



YM : Ils doivent montrer leur solidarité avec la classe travailleuse iranienne en popularisant ses revendications, tout en faisant campagne contre la guerre et les sanctions. Celles-ci ont provoqué un chômage de masse et une hausse galopante du coût de la vie. Les conditions actuelles de pauvreté et de misère rendent difficiles pour les travailleurs de se mobiliser et de s’organiser contre le régime.


Article publié sur rdln.wordpress.com et weeklyworker.org
Traduction française pour avanti4.be : Jean Peltier
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Re: Iran

Message  Roseau le Lun 17 Juin - 14:48

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Re: Iran

Message  Roseau le Mer 27 Nov - 16:02

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Un bouleversement géopolitique majeur

Message  Antonio Valledor le Lun 9 Déc - 12:21

L’accord entre les puissances occidentales et l’Iran sur le programme nucléaire de ce dernier représente un tournant dans la situation géopolitique régionale et mondiale. Dans ce dossier, Yassamine Mather, souligne que les sanctions visaient essentiellement le peuple iranien afin d’atteindre un changement de régime par le haut, l’accord représente ainsi un succès partiel pour l’impérialisme et il est plus que jamais nécessaire de construire une solidarité active avec les travailleurs et les militants syndicaux iraniens contre la répression. Raúl Zibechi replace cet accord dans l’évolution rapide d’un contexte géopolitique plus large où l’hégémonie étatsunienne fondée sur le pétrodollar est sérieusement menacée par ses rivaux. Enfin, Siamak Khatami évoque le « Grand Jeu » des rivalités inter-impérialistes qui a caractérisé la région depuis le XIXe siècle. (Avanti4.be)

http://www.avanti4.be/analyses/article/accord-iran-etats-unis-un-bouleversement

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Re: Iran

Message  Copas le Sam 25 Jan - 23:48

Antonio Valledor a écrit:L’accord entre les puissances occidentales et l’Iran sur le programme nucléaire de ce dernier représente un tournant dans la situation géopolitique régionale et mondiale. Dans ce dossier, Yassamine Mather, souligne que les sanctions visaient essentiellement le peuple iranien afin d’atteindre un changement de régime par le haut, l’accord représente ainsi un succès partiel pour l’impérialisme et il est plus que jamais nécessaire de construire une solidarité active avec les travailleurs et les militants syndicaux iraniens contre la répression. Raúl Zibechi replace cet accord dans l’évolution rapide d’un contexte géopolitique plus large où l’hégémonie étatsunienne fondée sur le pétrodollar est sérieusement menacée par ses rivaux. Enfin, Siamak Khatami évoque le « Grand Jeu » des rivalités inter-impérialistes qui a caractérisé la région depuis le XIXe siècle. (Avanti4.be)

http://www.avanti4.be/analyses/article/accord-iran-etats-unis-un-bouleversement

Effectivement, la solidarité avec le peuple iranien et son prolétariat en butte à une dictature bourgeoise et corrompue qui s'est nourrie des menaces de l'impérialisme US est très importante.
La situation de l'Iran à cause de l'embargo et de l’accélérateur de la grande crise a été très durement payée par le prolétariat iranien.
Salaires impayés, prison, tortures, condamnations à mort, répressions très dures des résistances et tentatives de grève, etc... la note est lourde.
Il n'est pas sur que le desserrement de l'étau qui pesait sur l'Iran soit un succès de l'impérialisme US.
L'impérialisme US fait face au désastre de la question afghane et au désastre de la question irakienne, de la perte de contrôle des créatures qu'il y a installé.
La tentation de tenter de passer par la bourgeoisie iranienne au pouvoir est logique, mais crispe très fort le régime saoudien.
On peut regarder ceci pour comprendre la situation de Dubaï et la question de l'embargo de l'Iran :
http://orientxxi.info/magazine/dubai-capitale-economique-de-l,0467

et ceci sur l'Oman et tous les reclassements en cours dans la péninsule arabique :
http://orientxxi.info/magazine/fronde-d-oman-contre-l-arabie,0494

Toujours est-il que si l'étranglement du prolétariat iranien peut s'alléger un peu, cela contribuera peut-être à lui redonner des marges d'activité et de résistance.
On sait qu'après l'écrasement du soulèvement populaire de 2009, le peuple iranien s'est servi des moindres interstices pour essayer de s'exprimer (de l'utilisation de funérailles d'ayatollahs dits modérés pour des manifs de masse, de l'utilisation de la campagne électorale qui a changé le président pour des meetings de masse avec des slogans pour la libération des prisonniers politiques, et enfin l'utilisation de la fenêtre électorale pour écarter la carte des plus durs du régime à cette élection).

Les braises populaires qui courent sous la cendre en Iran et dans la péninsule arabique sont toujours bien proches et présentes. On les connait au Yemen et au Bahrein, on s'en souvient un peu pour l'Oman, le soulèvement iranien est encore bien présent dans les mémoires, mais combien de temps encore le régime des Saouds tiendra sans clash populaire ?



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Re: Iran

Message  Copas le Ven 7 Fév - 1:04

Province de Yazd et ville d’Ardkan tensions sociales et arrestations de 28 militants syndicalistes et ouvriers des mines de Chadormalu


3 et 2 février 2013 nouvelles qui nous sont parvenus via le site Radio Zamaneh  et celui de l’International Campaign for Human Rights in Iran, un mouvement social très dur a éclaté dans les mines de Chadormalu située prés de la ville d’Ardkan dans la province de Yazd – une grande ville du centre du pays -Ndlr . Ce mouvement fait suite a des retards de payes, une dégradation constante des conditions de travail et des arrestations illégales de représentants syndicaux des mines de Chadormalu.

28  mineurs  détenus de la mine Chadormalu  qui avaient illégalement été arrêtés suite à un mouvement social ont été libérés ce Lundi 3 Février 2014 , mais l’ancien représentant syndical, leur camarade Bahram Hassaninejad , dont le licenciement avait déclenché les arrêts de travail , reste encore en état d’arrestation .

Les travailleurs avaient été arrêtés progressivement le travail  depuis le Mercredi  29 janvier 2014 dernier, après qu’ils aient appris que 28 de leurs camarades avaient été arrêtés, après avoir reçus  des convocations pour interrogatoires, émanant des forces répressives de la ville d’Ardkan.

Des rapports publiés sur l’agence de nouvelles semi officielle Iranienne – liée au monde du travail de l’ILNA  News,  nous ont appris que les travailleurs avaient été informés que Bahram Hassaninejad devrait en principe être libéré ce Mardi 4 Février 2014 .

Les travailleurs étaient toujours en grève le 3 Février 2014 , mais leur nouveau représentant syndical Hossein Jenayi a indiqué que les 2.000 travailleurs grévistes, retourneraient travailler, dés qu’ils apprendraient que leur camarade et représentant syndical Bahram Hassaninejad serait officiellement libéré.

Depuis le mois de Novembre 2013 , plus de 800 travailleurs de la mine Chadormalu ont entamé une grève pour protester contre des salaires inéquitables et le licenciement et la mise à pied abusive de leur représentant syndical , Bahram Hassaninejad .

La direction avait déposé des plaintes contre les travailleurs auprès du bureau du gouverneur local, ce  qui avait conduit à l’arrestation de 28 travailleurs grévistes. Le 2 Février 2014 un député représentant les villes de Yazd et d’Ardkan avait demandé au ministère du travail et aux responsables des "ressources humaines" des mines de Chadormalu de répondre positivement aux demandes légitimes des travailleurs de sa région.

- 2 Février 2014 nouvelles qui nous sont parvenus via le site Radio Zamaneh  Lors d’une séance du Majlis- le parlement Iranien- Ndlr. Un député iranien représentant la ville de Yazd et d’Ardkan a protesté ce dimanche 2 Février 2014  contre l’arrestation de 28 travailleurs grévistes de la mine Chadormalu.

Des rapports publiés par l’agence de nouvelles semi officielle Iranienne – liée au monde du travail de l’ILNA  News . Nous indique que le député de la ville d’Ardkan -Saleh Jooshkar avait déclaré lors d’une séance du Parlement qu’il était inacceptable dede traiter la crise de l’emploi qui frappe actuellement la mine de Chadormalu, simplement en arrêtant les travailleurs. Il a exhorté ensuite le Parlement à reconnaître la nature difficile du travail des mineurs et faire face à leurs protestations d’une manière différente et positive. L’agence de l’ILNA News a également rapporté que le gouverneur de la ville d’Ardkan, avait déclaré que les 28  travailleurs grévistes avaient été arrêtés suite à des plaintes de la direction et que les mineurs détenus étaient: "accusés d’encourager et d’inciter leurs collègues  à faire grève".

Les travailleurs des mines de Chadormalu s’étaient mis en grève, pour protester contre les dégradations constantes de leurs conditions de travail, contres les niveaux inégaux de rémunération dans leurs salaires. Ainsi que contre le licenciement et la mise à pied abusive de leur représentant syndical Bahram Hassaninejad. Qui selon eux à été renvoyé pour le seul fait d’avoir défendu les droits légitimes de ses camarades travailleurs auprès de la direction.
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Les sanctions, c’est de l’arnaque !

Message  Resistance-politique le Dim 9 Fév - 0:25




Par une dépêche de l’IRIB, l’agence de presse iranienne, on apprend qu’en 1967, l’Iran, alors dirigé par le shah, avait acheté des armes aux Britanniques. Une grosse commande quand même puisqu’elle portait sur 1.500 chars d’assaut et 250 véhicules blindés. Tout est en règle, tout est payé, les armes vont être livrées.

Mais les choses traînent un peu, et dix ans plus tard, la livraison n’a pas encore débuté. La République islamique d’Iran est proclamée en 1979, et la Grande Bretagne est alors aux abonnés absents ! Bien plus, lorsque qu’en 1980, l’Irak déclare la guerre à l’Iran, c’est en Irak que les armes sont finalement livrées. Aux frais de l’Iran ! À l’époque, quand Saddam Hussein fait la guerre à l’Iran, il est, pour l’Occident, le gentil démocrate laïc. Il ne deviendra le méchant dictateur sanguinaire que bien plus tard, lorsqu’il vendra son pétrole en euros !

Bien sûr, l’Iran demande légitimement le remboursement de sa commande, non seulement jamais livrée, mais offerte de surcroît à son ennemi d’alors. Et on parle quand même de 475 millions d’euros !

Les Britanniques répondent sans mollir que cette somme ne peut être versée à l’Iran du fait des sanctions étasuniennes, et qu’elle viendra s’ajouter aux quelque 1,2 milliard d’euros déjà confisqués au même motif !

L’Iran a porté plainte, devant les tribunaux britanniques, contre le ministère de la défense ! Nous lui souhaitons tout le succès possible, mais ça va être dur !

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-les-sanctions-c-est-de-l-arnaque-122463031.html
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Shaabani exécuté par le régime chiite

Message  mykha le Mar 18 Fév - 20:43

http://www.actualitte.com/international/le-poete-iranien-hashem-shaabani-execute-par-le-regime-chiite-48147.htm


Hashem Shaabani avait été arrêté en 2011, puis reconnu coupable en 2013 par le tribunal de la révolution islamique, d'avoir notamment voulu « mener une guerre contre dieu » et le régime chiite. Des accusations qui lui auront valu une condamnation à mort, tout comme pour les 14 autres détenus pour délits d'opinion qui étaient jugés en même temps que lui. Ce 27 janvier, le poète et défenseur des droits de l'homme a été exécuté par pendaison.
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Hashem Shaabani

Message  Babel le Mer 19 Fév - 0:08

mykha a écrit:http://www.actualitte.com/international/le-poete-iranien-hashem-shaabani-execute-par-le-regime-chiite-48147.htm
Hashem Shaabani avait été arrêté en 2011, puis reconnu coupable en 2013 par le tribunal de la révolution islamique, d'avoir notamment voulu « mener une guerre contre dieu » et le régime chiite. Des accusations qui lui auront valu une condamnation à mort, tout comme pour les 14 autres détenus pour délits d'opinion qui étaient jugés en même temps que lui. Ce 27 janvier, le poète et défenseur des droits de l'homme a été exécuté par pendaison.
Comme toujours, l'accusation d'impiété est un prétexte qui permet de couvrir d'autres réalités.

Hashem Shabani (Hachem Shabaninejad) était un professeur de lycée et un poète de langue et de littérature arabes, qui appartenait à la minorité arabophone des ahwazis. Étudiant à l'université, il avait contribué au lancement d'une revue de poésie arabe, et militait depuis pour la promotion de sa langue et de sa culture en Iran, notamment en tant que membre d'un institut culturel.

Son arrestation remonte à 2008, suite à sa participation à des protestations contre des arrestations arbitraires.

Il était accusé du crime moharebeh, "guerre contre Dieu". Sa confession télévisée, (en décembre 2011 ou en février 2012 ?), sur le réseau de TV gouvernemental en langue anglaise Press TV, le montrait en compagnie de 2 autres de ses camarades dans un « documentaire » où ils reconnaissaient leur appartenance au "groupe terroriste armé arabe Al-Moqawama al-Shaabiya, responsable de la prise en otage de quatre employés du gouvernement."

Aveux bien entendu arrachés sous la torture : un rapport a établi que lui et son camarade Rashedi avaient été victimes de sévices occasionnant la fracture de l'os du bassin pour Rashedi, et de brûlures aux pieds consécutives à leur immersion de l'eau bouillante, pour Shabani.

Hashem Shaabani était par ailleurs connu pour son militantisme en faveur des Droits de l'Homme. Il tenait un blog où il défendait la liberté d'expression.

En Juillet 2012, Shabani et ses camararades codétenus étaient condamnés à mort pour avoir propagé la corruption sur la terre, porté atteinte à la sécurité nationale et diffusé de la propagande hostile à la République islamique.

La sentence de mort par pendaison ayant été confirmée par la Cour suprême iranienne en Janvier 2013, Shabani, âgé de 32 ans, est exécuté avec Ahvaz Hadi Rashedi, le 27 Janvier dernier.

Il fait partie des 300 personnes exécutées depuis l'arrivée à la présidence de Hassan Rohani.

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-execution-d-un-poete-en-iran-met-en-lumiere-la-persecution-des-minorites?id=8203653
http://en.wikipedia.org/wiki/Hashem_Shabani

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Re: Iran

Message  Copas le Mer 19 Fév - 23:51

Depuis quelques temps il y a des secousses en Iran, des manifs de rue réprimées par les flics, l'assassinat d'un poète est certainement une réponse du régime pour montrer qu'il tient bien la situation en main, et que l'ouverture c'est pour sauver les fesses des bourgeois , théocrates et miliciens du régime.

Au passage , rappeler que la minorité arabe en Iran est souvent maltraitée et en butte au racisme .

Ispahan, il y a quelques jours, contre le siège de l'IRIB :
(autre région)



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Re: Iran

Message  Copas le Ven 13 Juin - 21:21

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/06/12/les-etats-unis-ont-autorise-la-bnp-a-operer-en-iran-en-debut-d-annee_4436367_3234.html

BNP autorisé par les USA, depuis le début de l'année, à reprendre officiellement ses opérations en Iran.
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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Sam 19 Juil - 16:30

Iran : plus de 1.000 mineurs en grève



CNRI - Le 16 juillet, plus de 1.000 mineurs travaillant dans une mine de charbon située dans la province de Semnân (nord-est de l’Iran) sont entrés en grève pour la troisième fois consécutive pour protester contre le plan de changement de propriétaire de cette mine.

L’ancienne société gérant cette mine qui s’étend sur 42 hectares, avait promis aux mineurs qu’en contrepartie des salaires et avantages impayés, ils recevront des parcelles de terre sur ce site minier. Si ce plan de changement de propriétaire est mis en application, les ouvriers vont perdre tous les avantages promis par leur ancien patron.
Le régime iranien a l’intention de transférer la propriété de « la Société de Charbon de l’Est de l’Alborz » à la Compagnie de production d’acier d’Ispahan. Les 1392 salariés de cette société s’opposent vigoureusement au plan proposé par le régime.
La grève commencée mercredi a été provisoirement suspendue après que le patron de cette société minière a promis de réexaminer le plan initial et proposer un nouveau plan au plus tard dans une semaine. Les travailleurs de la mine ont promis de poursuivre leur grève si le plan n’est pas satisfaisant.
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Solidarité ouvrièreIran/Afghanistan

Message  Carlo Rubeo le Lun 28 Juil - 10:51

Afghanistan : Manifestation de soutien aux ouvriers iraniens!

Contre la mollah-cratie fasciste :

http://internationalistes.blogspot.fr/2014/07/afghanistan-rassemblement-ouvrier.html

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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Sam 2 Aoû - 10:02

Paris rassemblement commémoratif de la marche du peuple de Mariwan lors de la révolution de 1979



29 et 30 Juillet 2014 – ce 29 Juillet 2014 une quarantaine de camarades Iranien-nes, Kurdes et Français-es se sont réuni-es sur la place de la Fontaine des Innocents, en mémoire de la marche des habitant-es de la ville de Mariwan une ville située dans le Kurdistan Iranien qui dés les débuts de la révolution Iranienne de 1979 qui avait chassé la marionnette impérialiste qu’était le dictateur Reza Shah Pahlavi, marchèrent courageusement pour protester contre la future confiscation de leur révolution qui leur semblaient déjà imminente, une contre révolution qui allait effectivement se mettre en place quelques mois après avec la mise en place et l’aide de l’Occident impérialiste, des contre révolutionnaires menés par les Mollahs réactionnaires regroupés autour de l’Ayatollah Khomeiny et de ses Pasdarans.

Ci dessous le tract qui a été distribué lors de ce rassemblement:

Pour célébrer le 35 éme anniversaire de la contestation et de la marche des habitant-es de la ville Mariwan qui eu lieu lors des mois de Juillet-Aout 1979 qui ont évacué leur ville (située dans le Kurdistan d’Iran), et de la grande marche de solidarité des citoyens de Sanandaj ( Alors considérée comme Capitale du Kurdistan d’Iran) avec eux des cyclistes ont pédalé de Londres jusqu’à paris!

- Le peuple Kurde n’accepta pas le gouvernement théocratique du Régime de la "République Islamique d’Iran", issue de la prise du pouvoir par l’Ayatollah Khomeiny en février 1979.

La première attaque brutale du gouvernement Islamique contre le Kurdistan Iranien qui eut lieu le 17 Mars 1979 causa la mort d’au moins 113 personnes, et fit 343 blessés parmi les habitants sans défense de la ville de Mariwan.

Malgré les quelques reculs du nouveau gouvernement au cours des tous derniers jours de Mars 1979, et malgré l’accord la "promesse" de dissolution des organes répressifs comme les "Comités Islamiques" et les "Gardiens de la révolution Islamique" dans la région signés par le nouveau régime, celui ci continua à renforcer ses troupe dans le Kurdistan d’Iran.

Au mois de Juin 1979 le nouveau pouvoir du régime "Islamique" avec l’aide de collaborateurs Kurdes nommé les Jashs*1 incita ceux ci à semer le trouble dans la ville de Mariwan, lui fournissant le prétexte du retour à l’ordre, le Régime de la "République Islamique" de Khomeni attaqua ensuite sauvagement la ville en y envoyant l’armée et les "Gardiens de la Révolution".

Le peuple résistant et courageux de la ville de Mariwan en guise d’action d’auto défense, pris alors l’initiative de quitter la ville sous le slogan: "Nous ne voulons pas la guerre mais nous ne capitulons pas!" et au bout d’une marche glorieuse et sans précédents de toute sa population, campa à 15 Kilomètres de la ville. *2 Des dizaines de milliers d’habitant-es d’autres villes du Kurdistan Iranien, y compris ceux de Sanandaj, en solidarité avec le peuple de Mariwan et de leur initiative civile, marchèrent vers cette ville.

Pour célébrer cet acte civil héroïque de contestation par l’évacuation de toute la ville de Mariwan les mois de Juillet et Aout 1979, prés de 35 années après des cyclistes ont décidé de pédaler sur un trajet allant de Londres à Paris, afin d’entretenir la mémoire de cette contestation et de maintenir vivant par ce parcours symbolique, le souvenir de celles et ceux qui en Iran et au Kurdistan perdirent leur vie pour la liberté.

Association des Kurdes résidant en France. Paris 29 Juillet 1979.
Notes -*1: Ces collabos Kurdes au services des régimes locaux existent aussi dans le Kurdistan de Turquie sous le nom de Cerdevans. On peut lire sur le site Kurde Rojhelat.info les exactions que commettent encore de nos jours les Jashs au service des "Gardien de la révolution" de l’IRGC dans le Kurdistan Iranien sur cet article The victims of Kurdistan serial Killings sur : http://rojhelat.info/en/?p=6506
-*2 : En laissant de la sorte une ville morte et vide au "Gardiens de la Révolution" et à la Flicaille de Khomeiny.

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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Lun 4 Aoû - 10:53

Iran : le syndicaliste emprisonné Reza Shahabi enfin hospitalisé !

http://www.npa2009.org/actualite/iran-le-syndicaliste-emprisonne-reza-shahabi-enfin-hospitalise
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Re: Iran

Message  Copas le Jeu 21 Aoû - 18:06

Un ministre victime de la révolte conservatrice
Trop modéré au goût du Parlement, majoritairement conservateur, le ministre de l'Enseignement vient d'être limogé par les députés. C'est le premier affrontement entre les députés et le président Hassan Rohani.

C'est une victoire pour le camp conservateur : “[Reza] Faraji Dana est parti”, se désole le quotidien réformateur Arman ce 21 août après la révocation du ministre de l'Enseignement, votée par le Parlement iranien la veille.

Convoqué par 51 parlementaires pour une séance de questions, le ministre avait répondu de la réintégration des étudiants et des enseignants expulsés de l'université en raison de leurs activités politiques sous la présidence de l'ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013). L'annulation des bourses accordées aux proches de ce dernier a également été débattu. Au terme de la séance publique, 145 députés sur les 270 présents ont voté la motion de censure contre Reza Faraji Dana, contre 110 qui souhaitaient son maintien et 15 qui ont voté blanc.

L'affaire est symptomatique des lignes d'affrontement entre le Parlement et le président Hassan Rohani. Le lendemain de la révocation de Faraji Dana, les journaux soutenant le président modéré, qui plaide pour plus de liberté dans la société, et les titres conservateurs, critiques envers sa politique, se sont opposés.

Une service rendu à Rohani ?

Pour l'analyste politique Sadegh Zibakalam, qui s'exprime dans les pages du quotidien réformateur Shargh, la révocation du ministre de l'Education est avant tout une “victoire pour le Front de la persistance”, le parti qui rassemble les supporters de l'ancien président Mahmoud Ahmadinejad.

Pour le quotidien ultraconservateur Kayhan, ravi du limogeage du ministre, le Parlement “a tué dans l'œuf la sédition” – le mot “sédition” faisant référence aux protestations nées après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009. Selon Kayhan, en révoquant le ministre, les députés ont rendu le plus grand service au président Rohani, car il est désormais débarrassé d'“auteurs de sédition et de saboteurs”.

Le président Rohani a nommé Mohammad-Ali Najafi ministre de l'Education par intérim. “Najafi suivra les pas de Faraji Dana”, a déclaré le 20 août Hassan Rohani, rapporte Arman en une.
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Re: Iran

Message  Copas le Mar 9 Sep - 7:35

Sur le site des camarades de "Solidarité Ouvrière" ("communistes-ouvriers", "hekmatistes")
http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/09/06/victoire-des-mineurs-de-bafgh-en-iran/#more-45404
Pour approfondir : http://www.marxists.org/francais/hekmat/

Victoire des mineurs de Bafgh en Iran

Le 19 août, neuf mineurs de Bafgh dans la province de Yazd ont été arrêtés pour avoir participé à une grève de 40 jours plus tôt dans l’année. 5.000 mineurs se sont alors mis en grève pour exiger la libération de leurs camarades.

Dans un communiqué daté du 4 septembre, le Parti Communiste-Ouvrier d’Iran informe que les mineurs arrêtés ont été libérés. Les travailleurs, après avoir chaleureusement accueillis leurs camarades libérés, ont repris le travail avec un sentiment de fierté. Cette grève victorieuse face à la répression est un exemple à suivre pour la classe ouvrière d’Iran.

Images de l’accueil des mineurs emprisonnés lors de leur libération :




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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Ven 12 Sep - 16:53

Soutien et analyse des communistes libertaires iraniens du پایگاه خبری تحلیلی عصرآنارشیسم
au peuple kurde en lutte :

http://internationalistes.blogspot.fr/2014/09/des-anarchistes-iraniens-declarent-leur.html

... " Pour détruire l'alliance cachée du capitalisme et du fondamentalisme religieux, Daesh, le sionisme, le Hamas, le Hezbollah du Liban, le régime islamique d'Iran et tous les autres réactionnaires. " ...
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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Jeu 18 Sep - 19:43

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Re: Iran

Message  Copas le Ven 19 Sep - 8:05

La réponse de militants du Parti communiste ouvrier d'Iran à Daech :
http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/09/18/reponse-a-lindex-leve-de-daesh/
Le doigt en l’air est devenu l’un des symboles d’allégeance à l’Etat islamique (Daesh en arabe, bien souvent encore appelé de son ancien nom, EIIL, ISIS en anglais). Maryam Namazie et Fariborz Pooya, membres du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, répondent au salut de Daesh.

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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Dim 12 Oct - 23:04

Militants/manifestations en Iran et en Afghanistan contre DAECH et pour Kobani :

>>> Téhéran : manifestation contre Daech (کوبانی)
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Re: Iran

Message  Carlo Rubeo le Sam 1 Nov - 11:55

Iran : une renaissance ?



La rente pétrolière

L’histoire du « capitalisme iranien » commence avec le mouvement constitutionnaliste de 1906 (1), contemporain de la révolution russe de 1905, qui a suivi les premières recherches de pétrole par les Anglais à partir de 1901. Le développement capitaliste de l’Iran est, donc, dès ses origines, lié au pétrole sur le marché mondial. Depuis les années 1960, surtout depuis la « révolution blanche » de 1963 (2), l’Iran est un pays capitaliste moderne, bien qu’il dépende en partie de ses exportations de matières premières. Le boom pétrolier (et l’explosion des prix du pétrole après 1973 et 2005) a permis au régime en place de s’engager à fond sur la voie d’une dictature du développement ; le secteur public de l’économie est à peu près aussi important que le secteur privé : les statistiques iraniennes font état d’environ 20,47 millions d’actifs, pour une population de 73 millions, dont 5,48 millions dans le privé et 5 millions d’« employés d’Etat », qui vont du Pasdaran (3) jusqu’à l’employé de l’industrie automobile publique, auxquels s’ajoutent 1,53 million d’« employeurs » et 7,36 millions d’indépendants (4). Le développement et l’énorme appareil d’Etat sont financés tous les deux par la rente pétrolière. La plus-value produite par les travailleurs dans d’autres régions du monde, notamment dans les pays importateurs de pétrole, incombent en partie à l’exportation du pétrole par l’Etat iranien. C’est ce mélange entre dépendance et développement forcé qui, dans les années 1970, avait conduit à la grave crise économique qui allait déboucher sur la révolution de 1979, et le gouvernement d’Ahmadinejad se heurte actuellement au même problème structurel.

>>> Lire la suite
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Re: Iran

Message  Copas le Sam 1 Nov - 15:46

Carlo Rubeo a écrit:
Iran : une renaissance ?



La rente pétrolière

L’histoire du « capitalisme iranien » commence avec le mouvement constitutionnaliste de 1906 (1), contemporain de la révolution russe de 1905, qui a suivi les premières recherches de pétrole par les Anglais à partir de 1901. Le développement capitaliste de l’Iran est, donc, dès ses origines, lié au pétrole sur le marché mondial. Depuis les années 1960, surtout depuis la « révolution blanche » de 1963 (2), l’Iran est un pays capitaliste moderne, bien qu’il dépende en partie de ses exportations de matières premières. Le boom pétrolier (et l’explosion des prix du pétrole après 1973 et 2005) a permis au régime en place de s’engager à fond sur la voie d’une dictature du développement ; le secteur public de l’économie est à peu près aussi important que le secteur privé : les statistiques iraniennes font état d’environ 20,47 millions d’actifs, pour une population de 73 millions, dont 5,48 millions dans le privé et 5 millions d’« employés d’Etat », qui vont du Pasdaran (3) jusqu’à l’employé de l’industrie automobile publique, auxquels s’ajoutent 1,53 million d’« employeurs » et 7,36 millions d’indépendants (4). Le développement et l’énorme appareil d’Etat sont financés tous les deux par la rente pétrolière. La plus-value produite par les travailleurs dans d’autres régions du monde, notamment dans les pays importateurs de pétrole, incombent en partie à l’exportation du pétrole par l’Etat iranien. C’est ce mélange entre dépendance et développement forcé qui, dans les années 1970, avait conduit à la grave crise économique qui allait déboucher sur la révolution de 1979, et le gouvernement d’Ahmadinejad se heurte actuellement au même problème structurel.

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Une petite remarque et quelques chiffres pour comprendre l'évolution de la société iranienne entre 1989 et 2014

Urbanisation (et lamination du monde rural ) :
55.8% en 1989
72.3% en 2012

La proportion de main d’œuvre suivant les grands secteurs :
Emploi industriel                32%    en 2008 (pas de stats sur 1989 et après 2008)  France = 21.70% en 2012.
Emploi de "services"           45.5% en 2008 (pas de stats sur 1989 et après 2008)  France = 74,90% en 2012.
Emploi agricole                  21.2% en 2008 (pas de stats sur 1989 et après 2008)  France = 2,90% en 2012.

L'effort de scolarisation

Le taux d'inscription à des études tertiaires a atteint plus de 55% en 2012 (de 5 à 16% entre 1978 et 1995, reprise des statistiques).

Communications
Téléphones mobiles par 100 habitants : 84.25 en 2013

Pour le reste, le soulèvement de 2009, pour ceux qui l'ont suivi, a montré que le maintien en place du régime s'est fait par la capacité de répression du régime et pas tant par l’assentiment de la population, la basse sociale se restreignant à une partie de la grande bourgeoisie et l'essentiel de l'appareil policier et para-policier pléthorique et possesseur d'entreprises (voir les privatisations de ces dernières 10 années).
Les avant-dernières élections avaient montré l'usure du régime, les dernières ont démontré qu'une partie de la population a utilisé celles-ci pour crier sa protestation (sur les prisonniers, sur la liberté d'expression, etc, ) ce sur quoi a joué Hassan Rohani pour se faire élire en écrasant les favoris de l'appareil policier.
Les masses iraniennes ont peu  d'occasions pour exprimer leurs protestations sans faire face rapidement à l'appareil militaro-policier.
Il y a eu donc les élections et les enterrements des personnalités religieuses sensées être proches des libertés et du peuple pour que les aspirations populaires s'expriment.
Ces expressions montrent que la base sociale du régime est très limitée dans les masses populaires.

Enterrements
Comme les funérailles de l'ayatollah Taheri qui ont été le hors d’œuvre des dernières élections (en juin 2013) :
"A mort le dictateur !"
"Libérez les prisonniers politiques ! "
"Dictateurs ! dictateurs! nous ne vous laisserons jamais en paix !"


"mort aux dictateurs !"



La dernière campagne électorale, meeting de Hassan Rohani
Lors d'un meeting électoral en juin 2013, les présents sont là pour crier en faveur de la libération des prisonniers politiques
"Libérez les prisonniers politiques ! "



Ce régime
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Copas

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