Réchauffement climatique

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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Dim 12 Déc - 19:22

Attac : accord de Cancun "un pas de plus" vers la fin du protocole de Kyoto

PARIS - L'association alter-mondialiste Attac estime que l'accord sur le climat adopté samedi à Cancun (Mexique) est "un pas de plus vers la fin du protocole de Kyoto" et appelle à sortir de "l'impasse" un processus qui "ne répond pas, en l'état, aux défis de la crise climatique".

"L'accord de Cancun entérine l+accord+ de Copenhague" devenu "désormais un texte des Nations-Unies et un pas de plus vers la fin du protocole de Kyoto", affirme Attac dans un communiqué.

L'association souligne qu'"aucune date" de départ n'est retenue pour les engagements de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Les pays qui "ne choisiraient pas l'année 1990 fixée à Kyoto ne seraient pas soumis au cadre contraignant du protocole". Par ailleurs, "aucun objectif chiffré" n'est fixé.

"Certes, un Fonds vert" pour aider les pays en développement à faire face au réchauffement "est créé, mais sans aucune garantie que les financements soient apportés", souligne Attac.

"En revanche, le texte ouvre la porte à l'extension des marchés du carbone : c'est la carbonisation de la terre, des forêts", "le carbone devenant une sorte de monnaie d'échange universelle, gérée par la banque mondiale", estime-t-il.

Pour l'association, d'ici la rencontre de Durban (Afrique du sud) l'an prochain, il faut "construire le rapport de force nécessaire pour sortir de l'impasse un processus qui, en l'état, ne répond pas aux défis de la crise climatique".

Attac apporte son soutien à la Bolivie qui a décidé d'introduire un recours auprès de la Cour internationale de justice (CIJ) contre l'accord.

(©AFP / 12 décembre 2010 11h45)


Pour l'anecdote: les Verdâtres saluent l'accord. Comme pour les retraites ou le TCE, ne pas attaquer le système...

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Re: Réchauffement climatique

Message  BouffonVert72 le Dim 12 Déc - 23:13

Pour l'anecdote: les Verdâtres saluent l'accord. Comme pour les retraites ou le TCE, ne pas attaquer le système...
Il faudra prouver qu'EELV "salue l'accord". Avec des communiqués officiels, etc... C'est trop facile de balancer des phrases comme ça sans preuves...

Voici le communiqué du 26 novembre. Pour l'instant il n'y en a pas d'autres apparemment :

http://www.eelv.fr/actualites/sommet-pour-le-climat-de-cancun-le-parlement-adopte-une-position-ambitieuse/5521-conference-de-presse-pas-de-fatalite-de-l-echec/

eelv.fr a écrit:
Conférence climat à Cancun: "pas de fatalité de l'échec"



PARIS, 26 novembre 2010 (AFP) - Les écologistes français ont estimé vendredi qu'il n'y avait pas de "fatalité de l'échec" dans les négociations sur le climat, en souhaitant que les 190 pays qui se retrouvent à partir de lundi à Cancun prennent des engagements "réalistes".



Après l'échec de Copenhague il y a un an, "Cancun doit être un moment où le processus de négociation des Nations unies retrouve de la crédibilité", a déclaré le député européen Yannick Jadot, au cours d'une conférence de presse d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à Paris.



"Il n'y a pas de fatalité de l'échec à Cancun", a insisté le maire adjoint de Paris, Denis Baupin. "Il y a aujourd'hui un consensus sur la gravité de la situation", mais "malheureusement, les Etats ne sont pas au rendez-vous".

"Obtenir l'adhésion des pays les plus pauvres à un accord contraignant suppose qu'ils ont confiance en nous. Or, nous ne tenons pas nos engagements financiers" pris à Copenhague, a insisté la députée européenne Eva Joly, qui pourrait briguer la présidence française en 2012.



Elle a notamment critiqué la France, qui s'était engagée à verser "420 millions d'euros de fonds nouveaux" aux pays en voie de développement. "En réalité, on a prélevé ces fonds sur des fonds déjà dédiés à l'aide au développement. Nous sommes extraordinairement loin de nos engagements".



"Venir aujourd'hui à Cancun demander des sacrifices aux pays qui voient que nous ne sommes pas sérieux dans nos engagements, c'est un bien mauvais point de départ", a-t-elle ajouté.



Pour Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, "la prise de conscience des citoyens va plus vite que celle des dirigeants politiques, et les choses se passeraient différemment à Cancun s'il y avait des responsables politiques d'importance qui avaient l'étiquette écologiste".



Yves Cochet, député Verts de Paris, a pour sa part estimé que la France et l'Europe devaient être à l'avant-garde des avancées dans les négociations climat, et proposer "30% de réduction des gaz à effet de serre d'ici 2020", contre l'objectif officiel de 20% aujourd'hui.




Sur les retraites, je t'ai déjà fournit un communiqué officiel d'EELV qui indiquait clairement qu'ils étaient contre. Arrête de délirer, tu vas finir par tomber dans la calomnie, voire la diffamation...

Et pour le TCE, il suffit de regarder sur la page Wikipedia pour voir que les Verts de l'époque n'étaient pas tous d'accord avec la ligne officielle qui avait été choisie...


Ma conclusion est qu'EELV attaque le système... Mais pas suffisemment à mon goût... C'est très vert, certes, mais pas assez rouge... On verra leur évolution en 2012... Il faut laisser la maturation agir pour que les fruits soient mûrs à point et à poings... Si on cueuille trop tôt, le goût ne peut être qu'amer ou fade...
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Dim 12 Déc - 23:57

Encore une fois, la main prise dans la confiture, sur tous les points évoqués

Pot no1 Retraites:
- pas d'appel des Verdâtres à revenir sur la réforme Balladur, abandon des 37 ans et demie
- coup de couteau dans le dos du mouvement en n'appelant pas à la grève générale, avec tous les bureaucrates
(BV lui-même vient de déprécier manifs et grèves sur ce forum !)

Pot no 2.TCE :
Les Verts comme partis se sont rangés dans le camp de l’Europe du fric, contre les peuples.
Que certains ne soient pas d’accord, c’est la moindre des choses, comme pour la trahison de la lutte sur les retraites, et la trahison sur le climat, j’y viens.
Dans les trois cas, ces militants sont bienvenus dans les partis, comme le NPA, qui ne sont pas au service des politiciens gros mangeurs de caviar

Pot no 3. Dérèglement climatique :
Voici extrait des déclarations à l’AFP, qui font bien de EELV un outil de promotion de vulgaires politiciens, très loin de l’écologie sérieuse. Mes commentaires en italiques

(©AFP / 11 décembre 2010 17h26)

PARIS - Europe Ecologie-Les Verts s'est félicité samedi du retour de la "confiance dans le multilatéralisme" à l'issue du sommet de Cancun…
Heureusement, la Bolivie a sauvé l'honneur car elle s’est battue contre cette coalition de toutous de l’impérialisme saluée bien sûr par EELV

"C'est le sentiment de soulagement qui prédomine à Cancun", déclare dans un communiqué, Yannick Jadot, eurodéputé EELV présent au Mexique. "Après l'échec retentissant de Copenhague, les négociations onusiennes ont prouvé qu'elles pouvaient aboutir à des résultats concrets, notamment sur la protection des forêts, l'aide financière aux pays en développement ou la vérification des promesses"
Marchandisation des forêts et le reste : voir descente en flamme ci-dessus par ATTAC ; normal, EELV soutient l'économie de marché

Bon, enfin, BV finira par comprendre...
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Lun 13 Déc - 21:40

Pendant que les poliptichiens EELV du système saluent le "multilatéralisme" (!) et les "résultats concrets" (pour le business carbone et la Banque Mondiale...), les protestations des écologistes pleuvent.
Une de plus:

Le putsch silencieux des pays industrialisés transformé à Cancun

Article dans Médiapart, 12 Décembre 2010
Par Fanny Simon

Après 12 jours d'âpres négociations, « l'accord de Cancun » a finalement été adopté dans la nuit de vendredi à samedi. La majorité des États se félicite du large consensus avec lequel a été adopté cet accord, et une partie des organisations de la société civile salue un accord qui rétablit la confiance dans le processus onusien. Mais ces dernières ont tendance à oublier à quel prix cet accord a été adopté...

Si cet accord sauve la face du processus de négociation multilatéral onusien, le climat reste le grand oublié... Où sont les engagements contraignants de réduction d'émissions de gaz à effet de serre (GES) pour la seconde période du protocole de Kyoto âprement défendus par les pays du Sud et les mouvements de la société civile lors de Copenhague ? Le texte adopté ne fait que prendre note d'une seconde période d'engagement, mais sans mentionner d'échéance concernant ces engagements, ni même de date de référence pour la réduction des GES, et sans engagement contraignant pour les pays qui choisiraient une autre date que celle de 1990 (date de référence sur la première période d'engagement du Protocole de Kyoto). Certes, ce texte mentionne les chiffres du GIEC comme référence (une réduction de 25 à 40% d'ici 2020), et rappelle la faiblesse des actions entreprises par les Etats pour atteindre ces objectifs. Mais quel crédit peuvent avoir ces recommandations lorsque parallèlement ce texte vide le Protocole de Kyoto de son principal moyen d'action : sa portée contraignante.

Cet accord ne fait que poursuivre et entériner l'offensive des pays industrialisés à Copenhague qui ont tout fait pour se débarrasser du Protocole de Kyoto en n'en faisant qu'une coquille vide.

Quant aux pays du Sud, leur maigre consolation est la création d'un « Fonds Vert » pour l'adaptation aux effets du changement climatique mais pour lequel aucune source de financement n'a pour l'instant été avancée et dont la gestion est soit disant « temporairement » confiée à la Banque mondiale. Comme maigre avancée également, l'accord sur la mise en place de mécanismes d'aide à la lutte contre la déforestation (REDD). Mais pour le moment le financement de ces mécanismes n'est pas non plus acté si ce n'est, à l'horizon des prochaines négociations, par les marchés carbone.



Nous avons eu un accord certes, mais un accord qui insidieusement met un terme au Protocole de Kyoto et entérine l'œuvre de Copenhague. Les mouvements sociaux et citoyens n'ont pas réussi à enrayer ce putsch silencieux des pays industrialisés. Mais doivent-ils désormais se ranger derrière ce « faux consensus » ? Pour nous la réponse est non, et il nous faut dès à présent ré-interroger notre stratégie pour continuer à défendre le principe d'une justice écologique lors des prochaines négociations.

Les organisations de la société civile débattront de leur analyse des négociations et de leurs stratégies de mobilisation le mardi 14 décembre à 17h30 à Paris à la Marie du 10è arrondissement. Plus d'information sur : http://www.association4d.org/article.php3?id_article=664

A lire également le communiqué de presse de Friends of the Earth International, disponible en français sur : http://www.climate-justice-now.org/fr/le-paquet-de-cancun-evite-a-peine-lechec-et-laisse-le-protocole-de-kyoto-sous-assistance-respiratoire/

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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Mer 15 Déc - 22:06

Toujours aussi loin du ronron des politiciens verdâtres, la critique implacable du point de vue écologique, par Daniel Tanuro:
http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=1888:cancunn-derriere-les-bilans-dautosatisfaction-la-menace-pour-les-pauvres-se-precise-&option=com_content&Itemid=53
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Dim 19 Déc - 14:08


Une vraie défense de la planète, loin du cambouis des Verdâtres du coin
Résolution du Forum International pour la Justice Climatique
Cancun 10 Décembre

http://www.npa2009.org/content/r%C3%A9solution-du-forum-international-pour-la-justice-climatique
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Re: Réchauffement climatique

Message  BouffonVert72 le Dim 19 Déc - 23:50

Roseau a écrit:
Une vraie défense de la planète, loin du cambouis des Verdâtres du coin
Résolution du Forum International pour la Justice Climatique
Cancun 10 Décembre

http://www.npa2009.org/content/r%C3%A9solution-du-forum-international-pour-la-justice-climatique

La plupart des propositions se retrouvent déjà dans les propositions d'EELV.


Dernière édition par BouffonVert72 le Lun 20 Déc - 1:59, édité 1 fois
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Lun 20 Déc - 0:07

Paroles en l'air, les verdâtres, en France hier, et ailleurs en ce moment,
dès qu'on leur apporte la soupe, se couchent devant le système.
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Re: Réchauffement climatique

Message  BouffonVert72 le Lun 20 Déc - 2:03

J.B. programme 2007, Via Campesina, tout ça...
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Re: Réchauffement climatique

Message  Duzgun le Mer 22 Déc - 20:18

Sauf erreur l'article de LO sur Cancun n'avait pas été posté :

Lutte Ouvrière n°2210 du 10 décembre 2010
Conférence de Cancun sur le climat : Les profits des bourgeois avant la survie de l'humanité

Les représentants des 192 pays siégeant à l'ONU sont réunis au Mexique, à Cancun, dans le cadre de la conférence sur le climat qui se tient du 29 novembre au 10 décembre. Celle-ci est sensée apporter des réponses au problème du réchauffement climatique de la planète. Mais la seule chose certaine est qu'il ne sortira rien de concret de cette réunion, qui fait suite au fiasco retentissant de celle de l'an dernier à Copenhague, malgré la présence alors de la plupart des chefs d'États, et en particulier de tous ceux des grands pays, Obama en tête suivi comme son ombre par Sarkozy.

DES RISQUES IDENTIFIES


Et pourtant, le réchauffement de la planète est considéré par la plupart des climatologues comme étant un problème crucial pour l'avenir de l'humanité. Il est directement dû à l'augmentation rapide et continue de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère qui est la conséquence directe de l'activité industrielle débridée et totalement anarchique du monde capitaliste. Les conséquences pourraient devenir dramatiques, en particulier pour certaines zones côtières du fait de la montée des eaux.

Cela fait maintenant des années que les scientifiques disent leur inquiétude, sans que rien ne change. Ces dernières décennies le rejet de gaz carbonique s'est fortement accéléré. La température globale de la planète s'est déjà élevée de 0,8 degré, les scientifiques estiment qu'au-delà d'une augmentation globale de la température de 2 degrés, la planète courrait le risque de phénomènes potentiellement incontrôlables et catastrophiques. Ils lancent donc l'alarme.

L'IRRESPONSABILITE DES INDUSTRIELS ET DES ÉTATS

En réalité, il n'y aurait aucun problème technologique insurmontable pour produire sans dommage majeur pour l'environnement. Le seul problème est que cela aurait un coût et que les riches groupes capitalistes ne veulent pas perdre, ou même risquer de perdre, un seul centime. C'est irresponsable, voire suicidaire de la part de ceux qui décident en connaissance de cause d'aggraver le danger, à seule fin de préserver jalousement leurs profits immédiats. Jamais l'expression « après moi le déluge » n'aura été autant de circonstance pour décrire le comportement de la classe capitaliste qui est en fait le pendant de celui qu'elle a face à la crise de son système.

Quant aux États qui représentent ces grands groupes financiers et industriels, ils agissent à l'unisson. Ils ont des paroles pour admettre le problème, mais aucune solution qui pourrait nuire aux profits de leurs bourgeois. Le premier pollueur de la planète et le plus puissant, les USA, qui serait aujourd'hui dépassé par la Chine (mais le pays a une population quatre fois plus nombreuse), a même refusé de signer les accords de Kyoto qui se contentaient de permettre aux industriels pollueurs de racheter des « droits à polluer » à ceux qui, faute de moyens, ne les utilisaient pas. Cet accord vient à échéance en 2012 et un grand nombre de pays qui y avaient souscrit ont annoncé qu'ils ne voulaient même pas reconduire ces simples mesures. Les États-Unis quant à eux refusent toutes mesures contraignantes qui viendraient entraver la liberté de leurs industriels d'empoisonner la planète. Cela avait été dit avec des fioritures l'an dernier par Obama, c'est dit plus brutalement cette année par le porte-parole du gouvernement américain.

Le seul résultat, qui n'est même pas acquis, serait un auto-contrôle des différents pays pour suivre l'évolution des dégâts provoqués sur leur propre territoire. Si la Chine se dit prête à prendre des engagements unilatéraux quant à la diminution des gaz à effet de serre, les USA restent inflexibles. Et pourtant la détérioration de l'atmosphère se montre déjà plus importante que les prévisions : l'augmentation de la concentration en gaz carbonique s'accélère et certains estiment que l'augmentation de la température pourrait atteindre 4 degrés d'ici à cinquante ans.

Pour protéger vraiment l'humanité, la seule action de salubrité publique serait de débarrasser au plus vite la planète de ce système capitaliste nuisible, voire mortel.

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Re: Réchauffement climatique

Message  gérard menvussa le Jeu 2 Juin - 13:43

Duzgun a écrit:Sauf erreur l'article de LO sur Cancun n'avait pas été posté :

Lutte Ouvrière n°2210 du 10 décembre 2010
Conférence de Cancun sur le climat : Les profits des bourgeois avant la survie de l'humanité

Les représentants des 192 pays siégeant à l'ONU sont réunis au Mexique, à Cancun, dans le cadre de la conférence sur le climat qui se tient du 29 novembre au 10 décembre. Celle-ci est sensée apporter des réponses au problème du réchauffement climatique de la planète. Mais la seule chose certaine est qu'il ne sortira rien de concret de cette réunion, qui fait suite au fiasco retentissant de celle de l'an dernier à Copenhague, malgré la présence alors de la plupart des chefs d'États, et en particulier de tous ceux des grands pays, Obama en tête suivi comme son ombre par Sarkozy.

DES RISQUES IDENTIFIES


Et pourtant, le réchauffement de la planète est considéré par la plupart des climatologues comme étant un problème crucial pour l'avenir de l'humanité. Il est directement dû à l'augmentation rapide et continue de la concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère qui est la conséquence directe de l'activité industrielle débridée et totalement anarchique du monde capitaliste. Les conséquences pourraient devenir dramatiques, en particulier pour certaines zones côtières du fait de la montée des eaux.

Cela fait maintenant des années que les scientifiques disent leur inquiétude, sans que rien ne change. Ces dernières décennies le rejet de gaz carbonique s'est fortement accéléré. La température globale de la planète s'est déjà élevée de 0,8 degré, les scientifiques estiment qu'au-delà d'une augmentation globale de la température de 2 degrés, la planète courrait le risque de phénomènes potentiellement incontrôlables et catastrophiques. Ils lancent donc l'alarme.

L'IRRESPONSABILITE DES INDUSTRIELS ET DES ÉTATS

En réalité, il n'y aurait aucun problème technologique insurmontable pour produire sans dommage majeur pour l'environnement. Le seul problème est que cela aurait un coût et que les riches groupes capitalistes ne veulent pas perdre, ou même risquer de perdre, un seul centime. C'est irresponsable, voire suicidaire de la part de ceux qui décident en connaissance de cause d'aggraver le danger, à seule fin de préserver jalousement leurs profits immédiats. Jamais l'expression « après moi le déluge » n'aura été autant de circonstance pour décrire le comportement de la classe capitaliste qui est en fait le pendant de celui qu'elle a face à la crise de son système.

Quant aux États qui représentent ces grands groupes financiers et industriels, ils agissent à l'unisson. Ils ont des paroles pour admettre le problème, mais aucune solution qui pourrait nuire aux profits de leurs bourgeois. Le premier pollueur de la planète et le plus puissant, les USA, qui serait aujourd'hui dépassé par la Chine (mais le pays a une population quatre fois plus nombreuse), a même refusé de signer les accords de Kyoto qui se contentaient de permettre aux industriels pollueurs de racheter des « droits à polluer » à ceux qui, faute de moyens, ne les utilisaient pas. Cet accord vient à échéance en 2012 et un grand nombre de pays qui y avaient souscrit ont annoncé qu'ils ne voulaient même pas reconduire ces simples mesures. Les États-Unis quant à eux refusent toutes mesures contraignantes qui viendraient entraver la liberté de leurs industriels d'empoisonner la planète. Cela avait été dit avec des fioritures l'an dernier par Obama, c'est dit plus brutalement cette année par le porte-parole du gouvernement américain.

Le seul résultat, qui n'est même pas acquis, serait un auto-contrôle des différents pays pour suivre l'évolution des dégâts provoqués sur leur propre territoire. Si la Chine se dit prête à prendre des engagements unilatéraux quant à la diminution des gaz à effet de serre, les USA restent inflexibles. Et pourtant la détérioration de l'atmosphère se montre déjà plus importante que les prévisions : l'augmentation de la concentration en gaz carbonique s'accélère et certains estiment que l'augmentation de la température pourrait atteindre 4 degrés d'ici à cinquante ans.

Pour protéger vraiment l'humanité, la seule action de salubrité publique serait de débarrasser au plus vite la planète de ce système capitaliste nuisible, voire mortel.

Paul SOREL

Je suis "globalement" d'accord avec cet article. Mais j'ai de gros doutes sur ce passage :


En réalité, il n'y aurait aucun problème technologique insurmontable pour produire sans dommage majeur pour l'environnement. Le seul problème est que cela aurait un coût et que les riches groupes capitalistes ne veulent pas perdre, ou même risquer de perdre, un seul centime.
Le problème "scientifique" est que produire de plus en plus à un coût, en particulier énergétique. Sauf a trouver un moyen rationnel (qui reste à déterminer) d'effectuer un bond technologique fantastique, pour augmenter de façon globale la production de biens socialement utiles sans augmenter de façon corrélative la production d'énergie, je ne vois pas comment faire sans diminuer la production "socialement inutile" du capitalisme. Ce qui signifie de diminuer aussi les "biens socialement inutiles". Le probléme est qu'ils ne sont pas forcément désigné comme tels par ceux qui les consomment. On peut trouver débile d'acheter quatre fois par ans un nouveau téléphone portable, seul ceux qui n'ont jamais eu d'adolescents ou de jeunes adultes savent que "un nouveau téléphone portable tous les cinq ans" nous font passer pour des nazis, voir pire...
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Jeu 2 Juin - 14:31

Une bonne leçon. Après avoir traité l’écosocialisme de petit bourgeois , une fois de plus, l’antiquaire dogmatique est obligé de remiser ses plus vieux objets…

LO 2007
Le réchauffement climatique est-il autre chose qu’un formidable prétexte pour justifier une augmentation drastique du prix de l’énergie ? Quels sont les objectifs de toutes les campagnes médiatiques actuelles ? Et que valent les mesures déjà prises ?
http://www.lutte-ouvriere.org/documents/archives/cercle-leon-trotsky-62/article/ecologie-nature-ravagee-planete-6363


2010 (7 décembre, Jacquouille sur ce fil)
il y a aujourd'hui un large concensus sur le fait que nous sommes bien dans un cycle de réchauffement naturel.

Le clou sur le cercueil : 2009 Résolution du Congrès,votée à l'unanimité, rituel maison (!):
« … multitude d’autres causes, écologistes, féministes, etc., qui, pour aussi respectables que puissent être certaines d’entre elles, ne vont pas dans le sens de la conscience de classe. Au contraire, elles la noient car, sur ces terrains, les travailleurs se trouvent mélangés à différentes catégories de la petite bourgeoisie, c’est-à-dire derrière elles. »

Voici ce que j’écrivais, consterné depuis des années comme les autres MR

Comment est-il encore possible, au XXIème, d’opposer féminisme et conscience de classe ?
Les travailleurs ne sont-ils pas autant des femmes que des hommes ?
Ou écologie et conscience de classe?
Les travailleurs ne sont-ils pas menacés et même au premier plan, par les désastres écologiques ?
Ce sont au contraire des terrains qui peuvent permettre de rallier la petite bourgeoisie au projet socialiste.
Avec cette noyade, LO ne contribue en rien à faire progresser l’idée que sans le socialisme, il n’y a aura ni conquête définitive des droits des femmes, ni production respectueuse de la planète.
Comment peut-on encore écrire que le féminisme ou l’écologie « noie » la conscience de classe ? Décidément la direction de LO n’est pas née pour ce siècle.


Mais les faits finissent par s'imposer.
Dans 10 ans peut-être, cette “Direction” statique comprendra aussi le féminisme ou l’écologie. Elle decidera même qu’il faut sortir du nucléaire…
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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Mar 23 Aoû - 17:49

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Re: Réchauffement climatique

Message  Roseau le Mar 30 Aoû - 9:58

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Re: Réchauffement climatique

Message  fée clochette le Mer 9 Nov - 19:59

http://actualutte.info/2011/11/09/trop-tard-pour-limiter-le-rechauffement-a-2%C2%B0c/

Trop tard pour limiter le réchauffement à 2°C 0
équipe Actualutte novembre 09, 2011 Environnement, Société



Par Matthieu Auzanneau sur Oil Man

Crise de l’euro + Fukushima : avez-vous remarqué comme on n’a jamais aussi peu parlé du climat dans les médias ? Il y a trois ans, lors du sommet de Copenhague, nous baignions dans le béni-oui-ouisme. Aujourd’hui, à trois semaines du sommet sur le climat de Durban, nous voilà tombés dans le déni de réalité.

Une étude publiée par Nature vient pourtant de confirmer les craintes de nombreux de spécialistes et observateurs : à moins d’une révolution, contenir le réchauffement de l’atmosphère en deçà de 2°C est déjà devenu impossible.

L’auteur principal de cette étude, (§) Joeri Rogelj, de l’université ETH de Zurich, écrit :

« En l’absence d’un engagement ferme à mettre en place des mécanismes capables d’enclencher rapidement un déclin très prononcé des émissions mondiales, il existe des risques significatifs que la cible des 2°C, que tant de nations ont acceptée, soit déjà en train de nous échapper. »

Cette étude avance que pour conserver une chance« significative » (supérieure à 66 %) de maintenir la hausse des températures en-dessous de 2°C, les émissions mondiales doivent impérativement commencer à diminuer avant 2020.

C’est peu dire qu’on en est loin.

Les émissions mondiales de CO2 ont augmenté de 45 % depuis 1990 :



La crise de 2008 a provoqué un petit ralentissement, mais désormais c’est reparti, et à un rythme catastrophique. Les émissions de CO2 ont connu en 2010 leur plus forte croissance jamais enregistrée : + 6 %, d’après Washington. Une telle tendance annuelle, si elle persiste, nous place au-delà du pire des scénarios du Giec, celui d’une hausse des températures moyennes d’au moins 5°C d’ici à 2100, constate le site duWashington Post.

C’est l’Union européenne (UE) qui s’en tirerait le mieux : les émissions générées à l’intérieur du territoire de l’Europe ralentissent depuis 2005 ― même si, comme ailleurs, elles sont reparties à la hausse depuis 2009, et vivement :


Faute de politiques ambitieuses initiées ailleurs, ce résultat obtenu par l’Europe ne change à peu près rien à l’addition finale (ce qui, d’ailleurs, pousse Bruxelles à demander s’il ne vaudrait pas aussi bien tout laisser choir).

Mais surtout, ce succès solitaire de l’UE, qui pourrait lui permettre de remplir ses objectifs fixés par le protocole de Kyoto, est un trompe-l’œil. Il repose en effet sur la prise en compte des seules émissions générées en Europe. Or, si l’on intègre les émissions dues à la production et au transport des produits importés de Chine et d’ailleurs, les émissions des citoyens-consommateurs de l’Union semblent au contraire avoir explosé !Depuis combien de temps n’avez-vous pas acheté un bidule made in Europe ? Peut-on se contenter de blâmer les Chinois qui fabriquent nos bidules dans de tristes conditions écologiques et sociales, très souvent avec des capitaux investis par des groupes industriels et des banques bien de chez nous, qui délocalisent tant qu’ils peuvent depuis un quart de siècle, cimentant au passage les conditions du chômage de masse ici ?

La prise en compte de cette « dette carbone » (autrement dit l’impact réel sur le climat de notre mode de consommation) montre qu’en France, par exemple, les émissions n’ont pas baissé de 10 % depuis 1990, comme il est dit officiellement. Elles se sont au contraire accrues de 25 %, d’après l’étude fournie par la société de conseil de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Carbone 4 [pdf] :



Alors que va bientôt s’ouvrir le sommet sur le climat de Durban, en Afrique du Sud, l’euphorie est à son comble. Les représentants de toutes les nations de la planète piaffent, pressés de se tomber dans les bras pour sauver la planète. Prudent, leur hôte, le président sud-africain Jacob Zuma, note toutefois :

« Nous allons à Durban sans illusion : ce ne sera pas une promenade de santé. Au contraire, nous savons parfaitement que dans certains domaines, les intérêts nationaux feront du consensus un challenge. »

Sic transit gloria mundi. Ok, je suis pas drôle. A défaut d’être simple, la réalité est triviale.

Les pays émergents veulent que les pays riches s’acquittent de leur « dette carbone ». Ces derniers prétendent qu’une telle dette est une vue de l’esprit, au moment même où ils supplient la Chine de bien vouloir financer leur dette financière, « la vraie » (sans laquelle les uns perdraient leur pouvoir d’achat et les autres leurs marchés, et tout notre petit monde deviendrait sans doute incapable de farcir toujours plus l’atmosphère de CO2).

Au milieu, alliés de circonstance pour la énième fois, le parti républicain américain (sponsorisé par Exxon et consort) et l’Arabie Saoudite jettent sur le feu leur huile obscurante.

Chez nous, le climatoscepticisme est un peu has been : à moins d’être lecteur du Point, on ne se fade plus la trombine de claude allègre. L’heure est désormais au climatofoutisme, ou, si jamais vous préférez, à l’après-moi-l’délugisme.

2010 est encore une année de record absolu de température, selon la Nasa ? Bof, c’est quand même cool de pouvoir se balader en tee-shirt en novembre. La mousson qui dévaste Bangkok est une conséquence du réchauffement ? Bin faut pas aller en vacances là-bas avant la saison sèche. La banquise devrait disparaître totalement pendant l’été d’ici 20 ans ? Cocorico, grâce à ça, Total exploite déjà le pétrole russe du pôle Nord !

Dans notre monde parfait, il est minuit et quart. *

En 2002, je tournais dans le nord de l’Alaska le premier documentaire français montrant des conséquences concrètes du réchauffement climatique. Neuf ans plus tard, Shishmaref, un petit village inuit installé depuis des siècles sur une étroite île de sable, face à l’océan Arctique, continue d’être englouti par la montée des eaux. La banquise se forme de plus en plus tard, et devient fragile : les habitants perdent des semaines de chasse, et les noyades ne sont plus rares. Beaucoup choisissent de déserter l’île. Alcool, chômage, désespoir : ils partent se perdre dans les banlieues des villes du sud du plus vaste des Etats américains. En Alaska (où la trop probable Sarah Palin vit le jour), le principal employeur est l’industrie du pétrole, lui-même responsable, etc.


Shishmaref, Alaska. [DR]

Le destin funeste de Shishmaref préfigure-t-il celui qui nous attend, et qui attend nos enfants ? Pour ma part, je n’en ai jamais été aussi convaincu.

Songeant à me conduire en bon ancêtre, cherchant à éviter la guerre et le déshonneur, j’ai songé à titrer cet article ainsi : « Climat : le syndrome deMunich. » Et puis je me suis dit qu’une polémique ne manquerait pas de détourner l’attention de l’essentiel. N’empêche, je crois cet amalgame approprié, certainement à plus d’un titre.

A Shishmaref, Tony Weyiouanna, un inuit courageux, humble et sans colère, nous avait dit : « Nous sommes tous à blâmer. Moi, vous, et tous ceux qui utilisent des produits qui affectent l’atmosphère, qui changent… qui font changer le monde. »

A défaut d’être facile, la solution est simple, allons.

(§) Correction : Joeri Rogelj est doctorant, non docteur.
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Imaginez une augmentation de 4°

Message  Roseau le Mer 30 Nov - 15:45

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Durban: Amandla - Awethu !

Message  Roseau le Mer 7 Déc - 15:42

Source: http://www.cadtm.org/Amandla-Awethu
par Samir Abi

« Pouvoir au peuple - Le pouvoir est le nôtre ». Mes premiers mots zulu appris aujourd’hui à la grande marche pour la justice climatique qui a réuni 10 000 militant-e-s ce midi à Durban...
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En route vers 4° de plus ?

Message  Roseau le Jeu 8 Déc - 22:07

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Durban : la COP17 dans l’apartheid climatique

Message  Roseau le Dim 11 Déc - 16:32

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L'avis de Corinne Lepage sur Durban

Message  BouffonVert72 le Mar 13 Déc - 13:46


http://www.rue89.com/rue89-planete/2011/12/11/de-retour-de-durban-des-lecons-tirer-derriere-un-accord-de-facade-227437

TRIBUNE 11/12/2011 à 22h22

De retour de Durban, des leçons à tirer derrière un accord de façade

Corinne Lepage
Présidente de Cap21

Achevée au petit matin avec 36 heures de retard, la conférence de Durban se clôt par un accord a minima. Certes, le processus est sauvé, une deuxième phase du protocole de Kyoto s'ouvrira, et des accords sur les forêts et sur le fond vert ont été trouvés.

Nous devons ce maigre succès très largement à la force de conviction de notre commissaire européenne, Connie Hedegaard, qui s'est battue point par point notamment avec l'Inde et la Chine en dernière minute pour arracher une légère amélioration de la feuille de route.

Qu'est ce qui a été décidé ?

1 Une feuille de route qui ne limitera pas le réchauffement à 2°C

De se mettre d'accord sur une feuille de route pour signer un document légal dont la force juridique sera à préciser comme l'étendue de la contrainte. Trois options figurent dans le document :


  • un nouveau protocole,
  • un instrument « legally binding » que nous souhaitions, c'est-à-dire des engagements contraignants acceptés par tous les pays,
  • ou un simple « acte juridique » à préciser – l'option la plus faible.


De plus si l'accord doit intervenir pour 2015, son entrée en vigueur n'est pas prévue avant 2020. Autrement dit, le gap que nous souhaitions réduire, soit entre 9 et 13 Gigatonnes de CO2 en excès avant 2017 pour prétendre limiter à 2 degrés le réchauffement climatique, ne sera pas réduit à temps.

Et il n'y a pratiquement plus aucune chance pour que nous parvenions à cet objectif, réitéré mais devenu virtuel, puisque des discussions sur de nouveaux engagements de réduction des émissions n'interviendront pas avant le prochain rapport du GIEC, prévu en 2014.

2 Lancement d'une deuxième période du protocole de Kyoto

Avant fin février, les pays devront notifier les mesures qu'ils entendent prendre pour se conformer à leurs objectifs. Sauf que cette deuxième période ne concerne que l'Europe des 27 et la Norvège avec, peut-être, l'Ukraine, la Suisse, la Nouvelle-Zélande et l'Australie.

La Russie, le Japon, le Canada et bien sûr les Etats-Unis qui n'avaient pas ratifié Kyoto1 n'en font pas partie. De plus, Australie et Nouvelle Zélande ont obtenu une rédaction sur la comptabilisation des émissions qui leur permettra de « dissimuler » une partie de leurs émissions. Dans la mesure où cela ne change rien aux émissions en Europe puisque nous sommes déjà engagés dans le cadre du 3 fois 20, l'efficacité réelle de ce nouveau protocole risque d'être très faible.

3 Nouveaux risques pour les forêts

Un accord devra être trouvé sur les forêts et les émissions dues aux changements d'affectation des sols et au secteur forestier ( »LULUCF » ). Le point le plus controversé est que ces accords laissent la possibilité d'étendre le marché carbone à ces secteurs, ce qui pose des problèmes redoutables (nouveau marché financier avec ses risques, mécanismes de contrôle, retour réel d'argent aux agriculteurs).

Surtout, la méthode d'évaluation risque d'être biaisée en ce qui concerne les forêts puisqu'ils s'agit de partir non des émissions réelles mais de celles que le pays avait l'intention de faire, pour calculer le différentiel.

Quels enseignements tirer ?

1 Pas encore d'équité carbone

Tout d'abord, l'incapacité des pays à dépasser les intérêts économiques immédiats y compris ceux qui seront les victimes évidentes du changement climatique comme l'Inde et l'Egypte.

La question de l'application du « principe des responsabilités communes mais différenciées », ou de l'équité carbone, sera au cœur des négociations sur un futur traité, les économies émergentes estimant que la lutte contre le changement climatique ne doit pas remettre en cause leurs besoins de développement.

2 Recomposition géopolitique

Une évolution géostratégique qui a redonné une vraie place à l'Europe comme moteur de la transition énergétique grâce en particulier à l'Allemagne dont les conférences ont été très suivies. La capacité qu'a eue la commissaire de rallier à sa feuille de route une centaine de pays dont les plus pauvres et les l'alliance des petits Etats insulaires (AOSIS qui sont appelées à disparaître rapidement en cas d'inefficience des mécanismes mis en place) a permis une nouvelle alliance qui dépasse la confrontation Nord-Sud.

Le bras de fer permanent USA-Chine est une donnée fondamentale qui explique leur retrait relatif du processus. Derrière la bataille politique de domination du monde se cache une bataille économique violente.

Personne dans les pays dits développés ne peut aujourd'hui accepter que la Chine se classe dans les pays du sud et puisse bénéficier de transferts de technologie et a fortiori de moyens financier au titre du Fond vert par exemple.

Il en va de même de l'Inde, puissance technologique majeure, dans une moindre mesure. Ce sujet doit être traité car le monde de 2012 n'est plus celui de 1997. La question de la responsabilité commune mais différenciée se repose donc de manière très claire. A ce niveau également.

3 Le Qatar bientôt à la manoeuvre

Enfin, le poids immense des lobbys en particulier pétrolier, gazier et charbonnier sur les négociations directement ou par Etats interposés. Il est particulièrement symbolique que se soit déroulé simultanément au Qatar le 20ème Congrès mondial du pétrole où la puissance et les moyens financiers immenses de cette industrie ont été déployés.

Et n'oublions pas que 450 milliards de dollars de subventions publiques (selon rapport OCDE) se déversent chaque année sur les industries fossiles ! Or, c'est ce même Qatar qui organisera la prochaine conférence des parties sur le climat (COP18), une véritable provocation qui laisse supposer que rien ne pourra s'y passer de progressif.

Le pire est à attendre d'une présidence dans un pays qui bat les records d'émissions de CO2 par habitant, poursuit les syndicats et ne reconnait de droits ni aux femmes ni aux ONG. Ce symbole traduit une forme de prise de pouvoir d'autant plus efficace que l'argent coule à flots y compris pour financer des campagnes électorales de certains de ceux qui négocient. Sans parler des milliards investis dans les think-thanks chargés d'organiser la fausse controverse scientifique sur le réchauffement climatique.

Cette situation pose un problème démocratique majeur. En réalité, c'est bien le problème de la gouvernance mondiale qui se pose. Celle-ci n'est manifestement pas capable de prendre en temps et en heure les décisions qui s'imposent dans l'intérêt des humains vivant aujourd'hui et plus encore de ceux qui vont naître.

Cette impuissance est d'autant plus criminelle que le récent rapport du PNUE démontre clairement que la croissance verte est non seulement plus vertueuse et peu coûteuse (moins de 2% du PIB mondial) mais plus riche en emplois. Désormais, seule une montée en puissance de la société civile internationale, syndicats, ONG, et la transition vers une nouvelle économie peuvent changer la donne.
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Le Canada pollueur préfère se retirer de Kyoto !

Message  BouffonVert72 le Mar 13 Déc - 14:15


Le Canada, premier pays à quitter le protocole de Kyoto

Par David Ljunggren et Randall Palmer | Reuters – il y a 12 heures

OTTAWA (Reuters) - Le Canada va devenir le premier pays à se retirer officiellement du protocole de Kyoto sur les changements climatiques, a annoncé lundi le ministre de l'Environnement, Peter Kent.

Kyoto, signé en 1997, oblige une quarantaine de pays industrialisés, à l'exception notamment des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, à respecter des objectifs chiffrés de réduction de gaz à effet de serre (GES).

Comme je l'ai déjà dit, Kyoto appartient pour le Canada au passé. (...) Nous invoquons nos droits juridiques à nous retirer officiellement de Kyoto", a déclaré le ministre à son retour de Durban (Afrique du Sud) où vient de s'achever une conférence internationale sur les changements climatiques.

Peter Kent n'a pas précisé la date exacte du retrait canadien, expliquant que son pays risquait de se voir infliger de lourdes sanctions financières conformément à Kyoto s'il ne procédait pas à ce retrait.

Les conservateurs arrivés au pouvoir en 2006 à Ottawa ne cachaient pas leur intention de ne pas se sentir tenus par les engagements pris à Kyoto par les libéraux, aux commandes à l'époque.

Le protocole oblige les Canadiens à réduire leurs émissions de GES à six pour cent de leurs niveaux de 1990 d'ici 2012. En 2009, ces émissions étaient de 17% supérieures aux niveaux de 1990.

Ce retrait a été vivement critiqué par les défenseurs canadiens de l'environnement. "M. Kent ne comprend pas ce à qui il condamne nos enfants", a réagi John Bennett, directeur exécutif du Sierra Club Canada. "Des changements climatiques catastrophiques leur coûteront bien plus".

Le Canada affirme soutenir un nouvel accord global visant à réduire les émissions de GES mais insiste pour que ce pacte concerne toutes les nations, y compris la Chine et l'Inde, qui ne sont pas tenues aux objectifs actuels de Kyoto.

La décision d'Ottawa intervient au surlendemain de la fin de la conférence de Durban. Les quelque 180 pays participants s'étaient séparés lundi sur un pacte qui, pour la première fois, oblige les plus gros pollueurs de la planète à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de GES.

Jean-Loup Fiévet pour le service français

Ca, plus le fait que le Canada continue de produire et de vendre de l'amiante...

Canada-USA-Japon-Australie-etc : criminels !
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Les insulaires bientôt tous noyés ?

Message  BouffonVert72 le Mar 13 Déc - 14:37


http://www.20minutes.fr/article/841530/polynesie-francaise-menacee-montee-eaux

La Polynésie française menacée par la montée des eaux


Créé le 13/12/2011 à 10h23 -- Mis à jour le 13/12/2011 à 10h44

CLIMAT - Certaines îles pourraient être durement touchées dans les prochaines années...


Certaines des 118 îles de Polynésie française sont menacées de disparition en raison de la montée des eaux, ont rappelé des scientifiques de plusieurs pays, lors de l'ouverture d'un colloque sur le réchauffement climatique, lundi à Tahiti. Le colloque réunit des scientifiques de la région Pacifique, de métropole et de l'Union européenne, mais aussi des élus politiques locaux. L'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) et le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) y participent.

Les 118 îles de Polynésie française sont réparties sur une surface comparable à l'Europe, dans le sud de l'océan Pacifique. Leurs 270.000 habitants seront touchés, probablement avant la fin du siècle, par la montée des eaux. Celle-ci est évaluée à environ 50 centimètres d'ici à 2100, en estimation basse, si le réchauffement climatique ne s'accélère pas. L'archipel des Tuamotu, où les atolls culminent souvent à un ou deux mètres au-dessus de la surface de l'océan, pourrait être rayé de la carte. Mais les îles hautes, les plus peuplées, comme Tahiti, Moorea, Raiatea ou Bora Bora, seraient aussi très affectées par une hausse du niveau de l'océan de plusieurs dizaines de centimètres.

Les produits agricoles impropres à la consommation en raison de la salinité des terres


Leurs infrastructures, comme les ports, les aéroports, les routes et les bâtiments scolaires, sont situées sur le littoral, où sont aussi concentrées les populations. «La sécurité civile et la sécurité alimentaire sont en jeu, et nous préparons un plan climatique, que nous déposerons au sommet Rio +20, en juin 2012», a déclaré à l'AFP Jacky Bryant, le ministre de l'Environnement de la Polynésie française. «Le déplacement des populations est une piste tout à fait sérieuse de ce plan».

«Ce que je reproche aux grands pays industrialisés, c'est qu'ils ont les moyens, et qu'ils ne font rien, alors qu'ils sont la cause majeure du changement climatique», a regretté Félix Barsinas, maire de Tahuata, petite île de l'archipel des Marquises. «Il est encore temps d'agir sur le développement du littoral», affirme le chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Idri) Alexandre Magnan. «Le vrai problème, c'est que ces questions de changement climatique se posent sur des temps assez longs, alors que les politiques d'aménagement, elles, sont des questions d'aujourd'hui». A Tuvalu, autre île du Pacifique, les produits agricoles sont déjà devenus impropres à la consommation en raison de la salinité qui touche les terres.
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Re: Réchauffement climatique

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