Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

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Re: Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

Message  nico37 le Ven 6 Mai - 23:48

Gaz de schiste : "les députés sont en pleine reculade" 06/05/11

Le texte visant à interdire l'exploitation a été modifié "sous la pression des industriels", dénoncent les écologistes.

Les écolos avaient flairé l'arnaque. Leurs craintes semblent se confirmer : malgré les promesses gouvernementales d'abroger les permis d'exploitation de gaz de schiste déjà délivrés en France, la partie est loin d'être gagnée pour les opposants à l'hydrocarbure controversé.

La loi portée par Christian Jacob (UMP) sur le gaz de schiste, qui doit être examinée le 10 mai prochain en urgence par l'Assemblée nationale, a été modifiée lors de son adoption ce mercredi 4 mai en Commission. Une " marche-arrière" effectuée "en catimini", dénonce José Bové, chef de file des anti-schiste.

Nuance de taille

Le texte prévoyait jusque-là l'abrogation des "permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels ".

Or le projet de loi vise désormais "à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique".

Une nuance, certes, mais de taille. Si le texte concerne maintenant tous les hydrocarbures, et pas seulement ceux qualifiés de "non conventionnels", seule l'exploitation par "fracturation hydraulique" serait interdite.

Cette technique, qui consiste à injecter d'énormes quantités d'eau alliées à des produits chimiques dans les mines afin de récupérer la précieuse ressource , est au cœur des craintes des écologistes, qui redoutent une contamination des nappes phréatiques.

"Reculade"

On pourrait croire à une bonne nouvelle. Mais le texte explique que les titulaires de permis de recherches pourront "dans les deux mois" à compter de la publication de la loi "préciser les techniques employées" pour exploiter leurs gisements. Si leurs mines ne sont pas concernées par cette technique, il n'y aura donc pas abrogation.

"Il suffit qu'ils emploient d'autres termes, ou qu'ils disent qu'ils utilisent d'autres techniques pour que ce soit fini !", s'insurge José Bové. "Clairement, les députés sont en pleine reculade devant la pression des industriels et devant le corps des Mines", estime l'eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts. "C'est un manque de courage politique évident".

"On demande aux mêmes personnes qui ont délivré les permis, des fonctionnaires issus du corps des Mines, ceux-là même qui ont rédigé le pré-rapport du gouvernement, de décider de maintenir ou non ces autorisations, c'est inacceptable !", ajoute José Bové.

Pression

Le pré-rapport commandé par la ministre de l'Ecologie Nathalie Koscuizco-Morizet et son homologue de l'Industrie Eric Besson avait donné le ton : suspendre, oui, mais "ne fermons pas complètement la porte". Même son de cloche chez François Fillon, qui avait pourtant promis l'abrogation de tous les permis d'exploration déjà délivré par le gouvernement Sarkozy.

Du côté des collectifs locaux anti-gaz de schiste, on se laisse le temps de digérer l'information. Voter cette loi, "c'est déjà un grand pas de fait", tempère Christian Depret, du collectif anti-gaz de schiste du Var. Et puis, "de toute façon, on ne lâchera pas la pression".

Laura Thouny - Le Nouvel Observateur

nico37

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Re: Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

Message  fée clochette le Sam 7 Mai - 7:54

Communiqué de la De la FNIC CGT & de la FNME CGT.
À propos des gaz et huiles de schiste et de charbon.

LE CONSTAT :
La CGT considère que les besoins considérables en énergie s’affichent comme un horizon incontournable, et sur le long terme, pour tous les pays, quels que soient les efforts indispensables pour une plus grande sobriété et une meilleure efficacité industrielle des installations et des matériels et les économies d’énergie.
La réalité démographique et le comblement nécessaire des inégalités dans le niveau de vie font que les besoins en énergie se font de plus en plus pressants en France, comme en Europe et dans le monde, en même temps que la réduction des émissions de gaz à effets de serre est une obligation contre le réchauffement climatique.
La production des gaz et des huiles de schiste, dans l’état actuel des techniques, n’est acceptable nulle part.
Les techniques actuelles utilisées aux USA pour produire des hydrocarbures de schiste occasionnent des dégâts considérables à l’environnement et au cadre de vie des populations. Elles font courir des risques sanitaires et mettent en péril les réserves d’eau potable dans le sous-sol. En outre, le caractère légalement privé du sous-sol américain, contrairement au sous-sol français qui appartient à la Nation, accentue fortement la recherche de rentabilité au détriment de l’environnement.
La CGT estime que l’exploitation des gaz et huiles de schiste, dans ces conditions, n’est pas possible.
Cette interdiction ne doit pas porter seulement sur le sol national en France.
Les multinationales du pétrole vont être tentées de délocaliser dans les pays émergents et les pays pauvres cette production
pour profiter de cadres juridiques et législatifs moins contraignants.
C’est pourquoi, la CGT s’emploiera à faire en sorte que l’exploitation de ces gaz et huiles de schiste ne soit pas développée dans ces pays tant que les recherches dans les technologies ne permettront pas de sauvegarder l’environnement, le cadre de vie des populations et les ressources en eau des territoires.

RISQUES INDUSTRIELS -- RECHERCHE DÉVELOPPEMENT POUR LA SÛRETÉ – RÔLE DES POUVOIRS PUBLICS..
La CGT considère que les craintes que font naître les systèmes de production industrielle dans notre société capitaliste ont leur légitimité en particulier dans l’énergie.
Mais l’instrumentalisation de ces craintes pour refuser l’apport des sciences et des techniques, pour le progrès social dans la vie des gens, est une malhonnêteté caractérisée.
Un aspect essentiel du débat réside dans la quantification des réserves. La phase d’exploration, qui n’utilise pas les mêmes techniques et n’a donc pas d’impact équivalent sur l’environnement, est donc incontournable comme préalable au débat, et le moratoire actuel sur l’exploration est injustifiable.
Les pouvoirs publics doivent y prendre toutes leurs responsabilités.
C’est nécessaire pour la recherche sur les hydrocarbures des très grandes profondeurs des océans, les gaz non conventionnels, comme sur toutes les autres énergies, solaire, éolien, biomasse, charbon et nucléaire comprise.
C’est nécessaire aussi pour concevoir et tester des forages à grandes profondeurs qui seront nécessaires pour séquestrer les gaz à effets de serre produits par les activités économiques.

Cela exige le contrôle de la puissance publique en France, comme dans tous les pays, et la mise en oeuvre d’un cadre juridique des lois et des règlements nationaux et internationaux qui soient réévalués en permanence pour tenir compte des nouvelles techniques.
En particulier, la priorité absolue doit être non pas la profitabilité mais la sécurité des salariés et des populations.
Ce sont les contraintes imposées par les pouvoirs publics et les moyens donnés à la recherche pour le développement des techniques qui ont permis de forer sans problèmes dans le sous-sol plus de 2000 puits en France, que ce soit pour l’utilisation de la géothermie ou pour la production d’hydrocarbures et de gaz naturel comme à Péchelbraun en Alsace ou à Parentis, St Marcet et Lacq dont le gaz initialement très pollué était appelé "non conventionnel" en 1950 en raison de ses composés sulfureux très toxiques.
Ces nouvelles technologies ont permis que le gaz de Lacq ait pu être exploité pour le plus grand intérêt des besoins énergétiques de la France et de l’activité économique des régions Midi Pyrénées et Aquitaine.

LES PROPOSITIONS ::
DANS CE CONTEXTE, LA CGT FORMULLE LES EXIGENCES SUIVANTES ::
1 - Dans l’état actuel des connaissances dans les technologies, la production des gaz et huiles de schisten’est pas possible.
2 - Le moratoire sur l’exploration, qui n’utilise pas les mêmes techniques et n’a pas de conséquences équivalentes sur l’environnement, doit être levé. Les travaux de recherche, engagés actuellement pour une meilleureconnaissance de la géologie du sous-sol et des processus hydrogéologiques par des forages adaptés (évaluation de la ressource et non production), doivent être poursuivis et amplifiés sans queces activités ne servent de paravent à une exploitation ultérieure industrielle des gaz et huiles non conventionnels
ou des matières premières nouvelles que ces recherches auraient mis à jour.
Ces travaux de recherche doivent être coordonnés et placés sous l’autorité des pouvoirs publics dans lecadre juridique d’une filière de recherche publique de façon à répondre aux besoins multiples que ce soit en géothermie, en eau, en séquestration de gaz à effet de serre, en connaissance des matériaux géologiques du sous-sol national. Ces travaux doivent être soumis à l’examen et à l’autorisation du Parlement.
Les travaux de recherche doivent comporter les expérimentations utiles sur des pilotes industriels delaboratoires pour savoir s’il est possible ou non de mettre au point les technologies susceptibles de neutraliser tous les risques sur l’environnement et les populations dans la mise en oeuvre de ces forages.
La CGT propose que cette filière publique spécifique fasse partie du pôle public de l’énergie dont elle revendique la mise en place
3 - Au niveau national, un comité de pilotage indépendant tripartite "Elus - Associations - Personnalités indépendantes qualifiées" doit être créé pour apprécier le contenu et le résultat de ces travaux de recherches.
4 - Au niveau international, tant que les risques pour l’environnement et la santé des populations ne seront pas neutralisés par la mise au point de technologies nouvelles, les démarches doivent être engagées par la France et l’Europe pour que les gaz et huiles non conventionnels ne puissent pas être produits par les multinationales pétrolières ou autres opérateurs qui seraient susceptibles de délocaliser leurs productions dans les pays émergeants et pauvres en raison du cadre juridique et législatif moins contraignant.
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Re: Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

Message  Gaston Lefranc le Mer 11 Mai - 13:58

Gaz de schiste : Une bataille financière mondiale d’ampleur inédite et une nouvelle catastrophe pour l’environnement

Article de la tendance CLAIRE à lire ici : http://tendanceclaire.npa.free.fr/contenu/autre/artpdf-232.pdf

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Re: Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

Message  nico37 le Jeu 12 Mai - 18:07

A télécharger : Gaz (Duval MC)

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Re: Nouvelle catastrophe à venir : l'exploitation des Gaz de schiste

Message  nico37 le Sam 14 Mai - 20:15