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Crise économique

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Crise économique

Message  Gaston Lefranc le Dim 4 Juil - 22:12

Une nouvelle étape de la crise de l’économie capitaliste mondiale

Extrait du dernier numéro d'Au CLAIR de la lutte :

http://tendanceclaire.npa.free.fr/article.php?id=205

Gaston Lefranc

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Re: Crise économique

Message  nomido le Mer 7 Juil - 15:28

Les réformistes font croire qu'on
pourrait financer une augmentation des salaires, en baissant les
dividendes mais sans baisser l'investissement. Autrement dit, la
baisse du profit (qu'ils ne peuvent pas nier) se traduirait
uniquement par une baisse des dividendes, mais pas de
l'investissement. Le seul problème, c'est qu'ils font croire que
« on » (mais qui est le « on » ?) peut
amputer les dividendes sans toucher à l'investissement. Or, dans le
cadre de ce système, les choses sont simples : le moteur de
l'accumulation, c'est le taux de profit. La hausse des salaires
entraîne une baisse du taux de profit, et donc de l'accumulation.
Faire croire que les capitalistes vont se priver de revenus pour
maintenir l'investissement est une aberration. Si le profit baisse,
c'est l'ensemble des composantes du profit qui baissera
(distribution de dividendes et investissement).

Je trouve que ce passage est vraiment clé.
On entend/lit souvent "c'est complètement naïf de croire au méchant capitalisme financier", ce qui est vrai. Mais là, on enfonce le clou.

A+ Gaston
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nomido

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Re: Crise économique

Message  rougeole le Dim 18 Juil - 15:00

Crise : septembre noir













Face à la crise, la seule stratégie des classes dominantes
consiste à faire payer les classes populaires pour sauver le taux de
profit des capitalistes.
La mesure de la crise est l’explosion du
chômage au cœur du système économique. Dans les pays de l’Organisation
de coopération et de développement économique (OCDE), le chômage touche
maintenant 46, 5 millions de personnes, soit 50 % de plus qu’en 2007,
et il ne cesse de croître.
Cela affecte par ricochet la demande
pour les produits du commerce et de l’industrie et cela fait baisser
les rentrées des États : la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et les
impôts sur le revenu. Enfin, la baisse de la demande alimente une
nouvelle vague de faillites, de chômage, de déficits publics.
Au
Royaume-Uni, une fuite du ministère des Finances révèle que le
gouvernement s’attend, du fait du budget de crise dévoilé le 22 juin, à
une perte de 600 000 emplois dans le secteur public et de 700 000 dans
le privé jusqu’en 2015.
Le capitalisme européen va s’enfoncer dans
la dépression en cherchant la solution introuvable entre l’austérité
qui déprime la demande et la relance qui fait exploser la dette des
États.
Robert Samuelson écrit dans Newsweek que les sciences
économiques ont peut-être atteint leurs limites et Elie Cohen,
conseiller économique de Sarkozy avoue dans son livre Penser la crise :
« Comment penser la crise, comment rendre compte de la crise et de la
défaillance des outils qui auraient dû permettre d’en produire le
sens ? Comment rendre compte de la triple défaillance des marchés, des
régulations et des théories économiques ? »
Pour penser la crise, la
seule et l’unique voie est de percer l’apparence des choses pour
mettre à nu le fonctionnement réel du capitalisme découvert par Karl
Marx. Le seul but de ce système est d’accroître la plus-value pour
obtenir le profit maximum.
Le taux de profit est le rapport entre la
plus-value obtenue par le travail non payé et le capital employé
composé des salaires, des matières premières et des machines. Le FMI
vient de réviser sa prévision de croissance en Europe à 1 % en 2010.
Lorsque l’économie stagne, la plus sûre méthode pour faire rebondir le
taux de profit est de licencier. Partant d’un taux de profit de 10 %
avec 10 de plus-value, 80 de salaires et 20 de capital constant, si on
licencie 20 % des salariés, le taux de profit passe de 10  % à 11, 9 %.
Soit une augmentation de 19 % du taux de profit !
C’est ce qui se
passe en 2010, les profits rebondissent grâce aux licenciements.
Et
la finance ? Il est grand temps de tuer Le mythe de la dictature de la
finance qui serait la cause de tous les maux.
Le profit financier
obtenu en transformant de l’argent A en plus d’argent A-A’ est en
réalité obtenu en prêtant cet argent à un capitaliste industriel ou
commercial qui, lui, va créer la plus-value A-M-A’. Le cycle réel et
non apparent du capital financier est donc A-A-M-A’-A’. On comprend
grâce à Marx que le profit qui revient au banquier n’est qu’une
fraction de la plus-value extraite des travailleurs. La finance en
système capitaliste est donc toujours dépendante pour sa rentabilité de
la valeur créée par le capital industriel ou commercial et non
l’inverse.
Les banques sont fragilisées car le capital des banques
est largement composé d’obligation d’États. Les plans de relance aux
États-Unis, en Europe et en Chine ont permis de calmer la panique en
2009, mais ils ont créé le risque bien réel de se retrouver tôt ou tard
avec une crise généralisée de la dette. Malgré le plan d’austérité
grec, le risque de défaut sur la dette grecque vient de dépasser les
50 %.
La réaction initiale à la crise a été de faire couler l’argent
à flots afin d’abaisser les taux d’intérêts en creusant les déficits
budgétaires.
Maintenant que les premiers sont au plancher et les
seconds colossaux, la seule variable d’ajustement pour les États et les
capitalistes est de faire payer le prix fort aux classes populaires par
des licenciements, la baisse des salaires et des retraites et la
hausse des impôts. C’est l’affrontement social, le « septembre noir »
que Claude Guéant a annoncé au Financial Times.
Face à la peur,
notre tâche politique est d’expliquer, expliquer sans relâche la
véritable nature de la crise. Seule une critique marxiste du
capitalisme permet de placer la défense des intérêts des classes
populaires dans la perspective du socialisme.
Frédéric Gudéa
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"Prendre sur les profits" ?

Message  verié2 le Lun 19 Juil - 11:24

La propagande basique de l'extrême-gauche a en effet trop souvent tendance à affirmer qu'"il suffirait de prendre sur les profits", qu' "il y a suffisamment d'argent dans les caisses du patronat" etc pour satisfaire les besoins de la population. Les "révélations" sur la vie d'une milliardaire comme L. Bettencourt, avec le fric qui coule à flots, conforte cette impression. Et pourtant, le problème n'est pas une question de répartition de l'"argent", mais de réorganisation complète du système. Le rapport de forces entre les classes sociales peut modifier la répartition des richesses sociales, mais l'"argent" n'est même pas la partie apparente de l'iceberg. Cela n'empêche pas, certes, que les revendications salariales correspondant aux besoins des travailleurs sont parfaitement légitime, mais, en période de crise mondiale du système, on ne peut pas se contenter de raisonner dans le cadre des catégories capitalistes, sous peine de conforter les illusions réformistes et "gestionnaristes", selon lesquelles une "bonne gestion sociale" du système serait possible à condition d'en avoir la volonté...

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Re: Crise économique

Message  velpot le Lun 19 Juil - 15:57

Je partage ce point de vue, mais en même temps pense que la question revendicative est importante en terme de dynamique des luttes. D'autre part la revendication de l'augmentation des salaires me parait politiquement plus interessante de ce point de vue, que la demande de taxation des profits, comme le porte Attac par exemple, et qui là me semble apporter caution à ce que nous dénonçons. Alors sur la question de la dynamique de luttes et ce que tu soulèves, je pense qu'il y a un réel problème d'articulation entre les revendications et un projet anticapitaliste et révolutionnaire. Et je pense que le NPA va malheureusement commencer à se mettre en ordre de bataille pour les élections de 2012 sans que ces questions soient approfondies. Et quelle est la lecture de cette stratègie qui donne à lire qu'il est possible d'accèder au pouvoir de cette manière d'une part, et qu'il est ensuite possible de faire des réformes s'attaquant aux fondements du capitalisme ? Y a t-il possibilité de rupture sans révolution ? Quel projet communiste pour demain, comment permettre à une plus large partie de la population de s'approprier ces questions, s'approprier le politique, les questions de choix de société ? Qu'est ce que l'on peut porter aussi de manière intermédiaire et qui ne serait pas capitalisme d'Etat opposé à du capitalisme libéral, et je pense à la revendication de l'interdiction des licenciements par exemple, qui ne me semble pas prendre les choses sous le bon angle ? Qu'en est-il par exemple de la socialisation, comme on a pû en voir des éléments en Argentine, et dont la tendance Claire avait parlé dans son bulletin ? On en trouve aussi en éléments dans cette question actuelle de la lutte contre la réforme des retraites, car il y a bien salaire socialisé, et un enjeu et sur cette question autour de qui gère les caisses, etc...Ces questions me semblent de prime importance et devraient être au coeur des débats que nous pouvons partager en tant qu'anticapitalistes et révolutionnaires.
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La tendance Claire a raison

Message  Roseau le Dim 5 Sep - 4:52

La tendance Claire comme Vérié ou Velpot ont raison.
Le NPA ne peut en rester aux revendications réformistes d'une meilleure redistribution des richesses.
Dans la crise sénile du capitalisme, à défaut de proposer une alternative globale, cad l'expropriation du capital, (qu'on l'appelle socialisme, autogestion ou émancipation, on s'en fout), ce sont les fascistes qui à terme offriront une alternative.
De ce point de vue, la présentation de la crise à l'U d'été par Charles Michaloux était un désastre absolu.
Un bon diagnostic, mais pas la moindre alternative, sinon des réformes. Un discours de comité d'entreprise sous domination des bureaucrates.
Pas un mot sur le socialisme!
Les interventions se sont multipliées contre un exposé vide de la moindre alternative, et l'ambiguité des propositions du NPA.
Pourtant les Principes Fondateurs sont clairs: la révolution socialiste.
Il faut que la direction, d'ici le Congrès, prenne la mesure de la crise économique.
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Video Capitalisme, mondialisation, crise

Message  Roseau le Dim 1 Mai - 22:13

Bon outil pédagogique.
Par Michel Lasserre
http://www.npa2009.org/npa-tv/1053
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D'un retournement l'autre, récit de la crise financière en quatre actes, et en alexandrins, par F. Lordon

Message  Roseau le Sam 14 Mai - 23:08


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Les Matins - Frédéric Lordon par franceculture[/dailymotion]
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Re: Crise économique

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